La mare aux mots
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Nicolas Gouny

Sur la Terre et dans les étoiles

Par 26 janvier 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose des documentaires. On va parler de l’espace, de la Terre et de ce qu’on y mange.

Espace
Textes d’Yves Cohat, illustrés par Sylvain Sarrailh
Hachette Jeunesse dans la collection Déplidoc
9,90 €, 210×300 mm, 12 pages, imprimé en Asie, 2016.
24 heures dans le monde
Textes de Sandrine Mirza, illustrés par Atelier Cartographik
Gulf Stream Éditeur dans la collection Doc’Mania
15 €, 247×297 mm, 36 pages, imprimé en Pologne, 2017.
Les Pommes
Texte d’Anne-Claire Lévêque, illustré par Nicolas Gouny
Éditions du Ricochet dans la collection Je sais ce que je mange
12,50 €, 225×261 mm, 40 pages, imprimé en Pologne chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
Le riz
Texte de Françoise Laurent, illustré par Nicolas Gouny
Éditions du Ricochet dans la collection Je sais ce que je mange
12,50 €, 225×261 mm, 40 pages, imprimé en Pologne chez un imprimeur éco-responsable, 2016.

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Les invité.e.s du mercredi : Charles Paulsson et Nicolas Gouny

Par 12 octobre 2016 Les invités du mercredi

Charles Paulsson est un auteur dont on ne sait pas grand-chose, pourtant on adore Java, sa série avec Philippe Jalbert et sa nouvelle série, Animaux animés. On a eu envie d’en savoir plus sur lui. Ensuite, pour notre rubrique Quand je crée, c’est dans l’atelier de Nicolas Gouny que nous nous sommes glissés. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Charles Paulsson

Charles PaulssonVous venez de sortir deux ouvrages dans la collection Animaux animés chez Gulf Stream, parlez-nous de cette nouvelle série et de comment elle est née.
J’ai conservé de l’enfance une profonde passion pour la nature, et une fascination pour la faune. Je suis un consommateur insatiable de documentaires animaliers et de récits naturalistes. Quand mon fils était petit, j’ai essayé de partager cette passion avec lui, en lui lisant des livres écrits pour sa tranche d’âge sur les animaux. Mais je n’ai pas vraiment trouvé mon bonheur et je suis resté un peu sur ma faim. La plupart des documentaires animaliers pour la petite enfance sont généralistes. Ils reproduisent régulièrement des idées reçues, écartées par les recherches nouvelles. Ils sont assez peu documentés finalement. Et à quelques notables exceptions près, ils font rarement cas du plaisir de lecture.
Une grande référence pour moi est la revue La hulotte. Chaque numéro depuis plus de quarante ans est un chef d’œuvre d’équilibre entre humour et rigueur zoologique. Mais cette revue s’adresse aux enfants à partir de 10 ans, pas aux tout petits.
Le chatC’est ce manque, et dans la lignée de cette revue tutélaire, que j’ai essayé de penser la collection Animaux animés. De tout petits documentaires qui en quelques mots apporteraient des informations précises et valides, conformes à l’état actuel des connaissances, sur des animaux. Tout en tenant compte de leur place dans la culture et l’imagination des enfants. Et sans oublier qu’une lecture doit être un temps actif de plaisir et de partage. En sept doubles pages, le défi n’est pas simple. Ce travail d’équilibriste n’est pas toujours évident à tenir. Je ne sais pas si j’y parviens, mais je fais tout pour et c’est à cela que j’aspire.

C’est une série qui nécessite des recherches ?
Je commence effectivement toujours par une solide plongée dans la documentation disponible sur chaque animal. Je vais à la bibliothèque, je prends des notes. Je choisis, je coupe et je trie beaucoup. Dans l’espace qui est le mien, je ne peux guère chat-5bplus donner plus d’une dizaine de faits précis. Alors j’essaye de choisir les informations les plus fascinantes et je privilégie celles qui me permettent de construire une dynamique de lecture.
Ce n’est pas toujours évident. Sur L’abeille domestique par exemple, un titre à venir, j’avais envie de partager mille informations qui toutes me paraissaient essentielles. Le choix fut rude.

Il y a eu aussi la série Java coécrite avec Philippe Jalbert, pouvez-vous nous dire quelques mots sur cette série et sur cette collaboration ? Est-elle terminée ?
Cette série était non seulement coécrite avec mon ami Philippe Jalbert, mais aussi co-illustrée. C’était une manière de collaborer très singulière par rapport aux usages dans la profession. Nous cherchions ensemble des idées. Puis j’écrivais un premier jet de l’histoire que j’envoyais à Philippe pour qu’il le remanie à sa guise. Philippe dessinait une première version des images que je tripatouillais ensuite à volonté. Et nous faisions autant d’allers-retours qu’il nous semblait nécessaire pour le texte comme pour l’image. C’était très stimulant, parfois déstabilisant et totalement nouveau dans nos pratiques. C’était aussi un bel exercice de confiance réciproque et de mise de côté de nos égos.
Le résultat de cette riche expérience de création était-il réussi ? Difficile de le savoir. Cette évaluation-là n’est vraiment possible qu’à l’aune des retours des lecteurs.loup-2b
Et les livres n’ont jamais été portés jusqu’à leurs lecteurs potentiels. Pour lancer une série, l’enthousiasme et le travail des auteurs ne suffisent pas. Un véritable investissement de l’éditeur est absolument essentiel. Un engagement de fond et un solide travail de promotion est à faire. En l’occurrence, impression à part, l’éditeur n’a proprement rien fait pour la vie de ce projet. Pire, les livres ne sont généralement même pas arrivés jusqu’aux librairies spécialisées. Un triste exemple du sort réservé à cette série : alors que les deux derniers titres étaient sortis en juin 2015, je n’ai pas réussi à les trouver en présentation sur le stand de Gautier-Languereau au salon de Montreuil 2015, soit à peine quatre mois après leurs sorties. C’était d’une bien triste et contreproductive brutalité. À quoi bon se lancer dans l’aventure d’une série si c’est pour la tuer dans l’œuf de la part d’un éditeur, la question reste entière. Mais nul besoin de consulter les augures pour deviner que le glas a sonné pour ce pauvre Java.
Et je mesure le luxe dont je jouis aujourd’hui avec les Animaux animés portés par l’équipe engagée, enthousiaste et forte d’initiative de java mon éléphant à moiGulf Stream et par l’exigence de l’agence Okidokid.

Quelles techniques d’illustration utilisez-vous ?
Pour les Animaux animés, je conçois et je réalise toutes mes images numériquement. L’ordinateur apporte la souplesse nécessaire à la mise au point et aux mille petits réglages nécessaires pour que les animations qui donnent vie aux cinq premières doubles pages des albums fonctionnent bien. Je dessine directement à la palette en m’appuyant sur de minuscules croquis que je réalise en marge des textes. Ces croquis me guident dans la création des illustrations. Ils clarifient mes intentions narratives tout en me laissant une marge d’improvisation importante.

Parlez-nous de votre parcours
Un parcours très classique d’amateurs de livres d’images. J’ai commencé par faire des petites BD chez moi, en recopiant des Lucky Luke de Goscinny et Morris et des Adèle Blanc-Sec de Tardi. Puis je me suis intéressé, quand j’étais étudiant en arts plastiques, à la littérature de jeunesse. C’est devenu une passion de lecteur, puis un métier passionnant.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescent ?
Je n’étais pas un enfant très lecteur. Adolescent je lisais des bangrenouille_RVBdes dessinées avec passion. C’est en devenant jeune adulte que j’ai commencé à devenir le lecteur plus éclectique que je suis aujourd’hui. Un dévoreur de toutes sortes livres. Avec une curiosité grandissante pour tout ce qui contenait au moins un mot. Poésie, roman, BD, et albums de jeunesse.
Les livres que je relis le plus et qui m’accompagnent depuis le plus longtemps sont les recueils des poètes qui m’ont saisi vers 18 ans, par leur légèreté de plume et leur acuité combinés, Tardieu, Prévert, Queneau, Michaux, Guillevic. La littérature épique, de Stevenson, Mac-Orlan, London ou Conrad aussi.

Quelques mots sur vos prochains ouvrages ?
Je suis en train de polir actuellement les volumes 7 et 8 de la série Animaux animés. Ils ont pour sujet La vache et L’escargot. Je m’amuse bien sur ces deux titres et j’espère que cela se ressentira.
Pour la suite, si la série rencontre assez de succès pour qu’elle poursuive son développement, notre intention à tous est de la poursuivre java-paulsson-jalbert-mon-bateau-02avec ce bel allant. Mais dans l’avenir proche, d’ici la fin de l’année, j’aimerais poser la dernière main à une série destinée aux enfants de la maternelle, fictionnelle celle-ci. Elle me tient à cœur. J’y travaille dès que je le peux depuis un peu presque un an. Je suis presque en mesure de la présenter. Reste à espérer que j’arriverai à convaincre un éditeur de bien vouloir tenter l’aventure avec moi. C’est un gros pari, une série, pour un éditeur.
J’ai aussi en tête un autre concept de documentaires pour les touts petits. Je n’ai encore engagé aucun travail dessus. Je n’en suis qu’aux premières intuitions. Mais je vais essayer de me dégager du temps courant 2017 pour lancer quelques fils dans cette direction, pour voir s’ils se tiennent assez.

Bibliographie :

  • La baleine bleue, collection Animaux animés, Gulf Stream éditeur (sortira en novembre).
  • Le loup, collection Animaux animés, Gulf Stream éditeur (sortira en novembre).
  • La grenouille verte, collection Animaux animés, Gulf Stream éditeur (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Le chat, collection Animaux animés, Gulf Stream éditeur (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Mon château à moi, avec Philippe Jalbert, Gautier Languereau (2015).
  • Mon éléphant à moi, avec Philippe Jalbert, Gautier Languereau (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Mon bateau à moi, avec Philippe Jalbert, Gautier Languereau (2015).
  • Ma maison à moi, avec Philippe Jalbert, Gautier Languereau (2015).


Quand je crée… Nicolas Gouny

Le processus de création est quelque chose d’étrange pour les gens qui ne sont pas créateur.trice.s eux-mêmes. Comment viennent les idées ? Et est-ce que les auteur.e.s peuvent écrire dans le métro ? Les illustrateur.trice.s dessiner dans leur salon devant la télé ? Peut-on créer avec des enfants qui courent à côté ? Faut-il de la musique ou du silence complet ? Régulièrement, nous demandons à des auteur.e.s et/ou illustrateur.trice.s que nous aimons de nous parler de comment et où ils créent. Cette semaine, c’est Nicolas Gouny qui nous parle de quand il crée.

Atelier Nicolas GounyL’endroit où je dessine se trouve au dernier étage de ma maison, sous mes combles. C’est aussi l’atelier de mon épouse et notre chambre.
J’y occupe un petit coin, avec une table et mon PC. Dehors, c’est la campagne, et c’est très calme. Nous habitons un tout petit hameau perché au-dessus de la rivière de la Creuse.
Là, je me sens bien. Cela ne veut pas dire qu’il me faut du calme et de l’espace pour dessiner. Quand j’ai commencé à dessiner, c’était à mon ancien travail. À l’époque (celle de mes premiers livres, vers 2006-2007), je ne dessinais qu’à la souris, c’était long, tremblotant et fastidieux. J’occupais alors un tout petit bureau dans un algeco pourri, avec vue sur une vieille cheminée d’usine, mais ce n’était pas très important. Bref, tout ça pour dire que je peux dessiner n’importe où, sauf peut-être dans un train en marche ou sur le dos d’un éléphant (car j’ai le vertige).
J’ai toujours un petit carnet à portée de main, pour noter idées et croquis, mais la plupart du temps je croque mes idées sur le premier bout de papier venu, avec le premier crayon qui me tombe sous la main. Du coup j’en ai partout sur mon bureau. C’est une démarche très lo-fi finalement, intuitive et spontanée.
Je suis, comme dans bien d’autres aspects de ma vie, très plan-plan dans le dessin. J’ai coutume de dire que je crée aux horaires de bureau, de 9 à 17 h, peut-être un vieux reste d’années passées dans l’administration ? Ma femme m’a dit que les vrais créatifs ont besoin de respecter une routine. Ça m’a fait du bien. Je n’aime pas, je n’ai jamais aimé, la pression, les charrettes. Je ne dessine jamais la nuit tombée, mais parfois avant le lever du jour (je me lève généralement vers 5 h 30).
La seule chose qui m’est nécessaire pour créer, en fait, c’est la musique, et là j’ai des goûts assez particuliers. Quand ma femme est là, je me contente d’écouter du post-rock et de l’indie pop, mais dès qu’elle s’absente, je change de musique et je mets du funeral doom, du screamo ou du post-black métal atmosphérique (ça sonne mieux en anglais), et j’aime bien le décalage que ça fait avec mes images.
J’ignore d’où vient mon inspiration ; j’ai besoin de peu pour faire naître une image et j’ai la chance de ne pas craindre la page blanche.
Je dessine comme un petit tank, en avançant toujours.

nicolas gounyNicolas Gouny est auteur et illustrateur

Bibliographie sélective :

  • Petit Renard, texte et illustrations, Balivernes (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Viiite !, illustration d’un texte de Coralie Saudo, Frimousse (2010) que nous avons chroniqué ici.
  • Fête d’anniversaire chez la famille Pompon, illustration d’un texte de Gwendoline Raisson, Editions Belin, (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Quand on sera grand, illustration d’un texte de Sandrine Beau, Les p’tits bérets (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Le soleil sur la colline, illustration d’un texte de Sandrine Beau, Gargantua (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Il était une fois… une grenouille, Millepages (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Il était une fois… un papillon, Millepages (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Paolo !, Frimousse (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • La vérité sort toujours de la bouche des enfants, illustration d’un texte d’Ingrid Chabbert, Frimousse (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Meuh non ! Y’a pas que les vaches qui pètent qui polluent la planète, illustration d’un texte de Catherine Latteux, Frimousse (2012) que nous avons chroniqué ici.
  • Poulp’ombre, illustration d’un texte de Pierre Crooks, Balivernes (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Jérôme, Amédée & les girafes, L’atelier du poisson soluble, (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Vacances à la ferme, illustration d’un texte de Michaël Escoffier, Frimousse (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Léopold le chevalier au mille-pattes, texte et illustrations, Frimousse (2010) que nous avons chroniqué ici.
  • Je serai, illustration d’un texte de Coralie Saudo, Frimousse (2010) que nous avons chroniqué ici.
  • La plume, illustration d’un texte de Michaël Escoffier (2009), que nous avons chroniqué ici.

Retrouvez Nicolas Gouny sur son Facebook : https://www.facebook.com/NicolasGounyIllustration.

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Un peu de tendresse

Par 23 juin 2016 Livres Jeunesse

Les deux albums du jour sont très tendres, sans tomber dans la mièvrerie, et devraient beaucoup plaire aux plus jeunes enfants.

Petit renard
de Nicolas Gouny
Balivernes
13 €, 247×245 mm, 28 pages, imprimé en Europe, 2016.
Petit Dino veut un animal de compagnie
de Liz Climo (traduit par Élisabeth Sebaoun)
Milan
12,90 €, 260×280 mm, 40 pages, imprimé en Espagne, 2016.

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Futurs métiers, grand-mère de 2015 et lune égarée

Par 20 juin 2015 Livres Jeunesse

Je seraiQuand elle sera grande, elle sera maîtresse… ou bien docteur ! Lui, sera vétérinaire. Un autre sera dresseur de requins et une autre astronaute. Chacun son envie et chacun a ses explications !
Avec beaucoup de tendresse et de poésie, Coralie Saudo et Nicolas Gouny croquent avec justesse les fantasmes de métier des enfants, des plus courants aux plus farfelus. On sourit en lisant que le futur chauffeur de bus imagine qu’il prendra son temps et l’on se réjouit en voyant que les filles ne veulent pas forcément être infirmière ou maîtresse (même si on regrettera le docteur sans « e » pour une fille).
Un livre plein d’humour sur les métiers rêvés des enfants.

MA MAMIE c'est de la dynamiteIl y en a qui se font appeler grand-mère, d’autres mamie ou mémé, elle c’est Minouche ! Faut dire que c’est une sacrée grand-mère ! Le genre qui va à son cours de Zumba en roller, qui tente toutes les coiffures (et de toutes les couleurs) et qui part à Noël avec ses copines en croisière au soleil !
Beaucoup de femmes sont grands-mères avant 60 ans et qui ressemble à ces vieilles avec canne qu’on croise à longueur de livres jeunesse à cet âge-là ? Maureen Dor et Roland Garrigue l’ont bien compris ! Ils dressent le portrait d’une grand-mère de 2015 avec beaucoup d’humour, tant dans le texte que dans les illustrations.
Un album qui montre enfin les grands-mères autrement que comme des vieilles mémés !

Bonne nuit MaxMais que fait Max encore debout ? Il est pourtant l’heure d’aller se coucher… il a d’ailleurs bien sommeil, ses yeux se ferment tout seuls. Il dit bonne nuit à tout le monde, poisson, carton, araignée, lune… lune ? Ah non, elle n’est pas là ! Mais où est-elle ? Max ne peut pas se coucher sans l’avoir vue, il part à sa recherche.
On retrouve Max, le héros irrésistible de Max le terrible, dans ce bel album. Des illustrations épurées avec de grands aplats de couleur, un récit simple, mais efficace, un héros qu’on espère retrouver d’album en album.
Un album tendre et poétique aux illustrations colorées.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres ouvrages de Coralie Saudo (Les trois petits champions, Viiite !, Mon monde de 1 à 1000 et bien plus encore…, À l’école des poussins !, Le vieux-vieux monsieur du 33e étage, Ca… caca… catastrophe !, Un pour tous, tous poussin, Et si je mangeais ma soupe ?, Au pied de ma lettre, Habille-toi, Zaza !, Ma classe de A à Z, Le petit pot de Zaza, Jour de grève chez les marmottes, Tout seul !, Tous ensemble !, S’échapper d’une île, 101 moutons au chômage, Manolo, un boudeur de petit fantôme et Manolo, un cochon de petit fantôme), de Nicolas Gouny (Viiite !, Léopold le chevalier au mille-pattes, À cache-cache avec les contraires, À cache-cache avec les formes et les couleurs, Quand on sera grands, Le soleil sur la colline, Vacances à la ferme, Il était une fois… une grenouille, Il était une fois… un papillon, Paolo, La vérité sort toujours de la bouche des enfants, Meuh non ! Y’a pas que les vaches qui pètent qui polluent la planète, Jérôme, Amédée et les girafes et Fête d’anniversaire chez la famille Pompom), de Maureen Dor (Tout et rien, Les 3 sœurs du roi méchant, Pauvre Stupidon, Moi, super moi, Le rêve de l’arbre, Rita la féroce fée rousse et Quelle chatastrophe !), de Roland Garrigue (L’encyclopédie des Martiens à l’usage des Terriens qui rêvent de visiter Mars, Le livre Super Pouvoirs, Au secours ! Un fantôme, Mille milliards de fourmis, Mon gros dico des monstres à ratatinerAu secours ! Une sorcière au nez crochu, Comment ratatiner les cauchemars, Comment ratatiner les méchants et  Ah ! Si j’étais président) et Ed Vere (Max le Terrible). Retrouvez également notre interview de Coralie Saudo et de Nicolas Gouny.

Je serai
Texte de Coralie Saudo, illustré par Nicolas Gouny
Frimousse dans la collection Maxi’Boum
15,50 €, 237×307 mm, 28 pages, imprimé en Malaisie, 2010.
Ma mamie c’est de la dynamite !
Texte de Maureen Dor, illustré par Roland Garrigue
Éditions Clochette dans la collection Quelle famille !
13 €, 214×289 mm, 25 pages, imprimé en Union Européenne, 2015.
Bonne nuit Max
d’Ed Vere (traduit par Emmanuelle Pingault)
Milan
11,90 €, 220×290 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2015.


Gabriel

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Chien qui pue, affreux chandails et autres inconvénients

Par 13 mars 2015 Livres Jeunesse

Mon chien qui pueAlfred est un super chien. Il est fort pour plein de choses, c’en est même incroyable ! Mais il y a un truc qui n’est pas super avec Alfred… c’est son odeur ! Ce chien pue, mais c’est une horreur, c’est une infection ! Il sent les croûtes de fromage et les champignons pourris, on peut aussi trouver à certains endroits des odeurs de boue moisie… bref s’il arrive, bouchez-vous le nez !
J’adore l’humour de Christine Roussey ! Avec Estelle Billon-Spagnol, Éléonore Zuber, Élise Gravel et quelques autres, elle fait partie de ces illustrateur-trice-s qui pratiquent l’humour mordant, qui font vraiment rire (ce qui est rare en lisant un livre) tout en restant tendre. Mon chien qui pue c’est drôle et décalé, esthétique (je trouve son travail d’illustration sur cet album absolument superbe) et poétique. On parle ici des animaux de compagnie, mais aussi de la différence, de ce qui fait notre identité. On peut aussi y voir une histoire de doudou…
Mon chien qui pue c’est une histoire avec des pets, mais aussi beaucoup d’amour !
Le même vu par Enfantipages, Maman Baobab et La soupe de l’espace (avec des visuels intérieurs).

les affreux chandails de LesterLe jour où Cousine Clara vient habiter chez Lester (parce que sa maison avait été mangée par un crocodile), la vie de celui-ci changea. Cousine Clara adorait tricoter et elle se mit à fabriquer toutes sortes de chandails à Lester. Ils étaient toujours différents, mais ils avaient un point commun : ils étaient épouvantables !
On rit devant la mine déconfite de Lester en chandail jaune à pompons violets, vert olive avec des boutons gigantesques ou turquoises avec des tas de manches. Lester est victime des moqueries de ses camarades et ne sait plus quoi faire, mais vous le savez, dans les histoires, à tout chose malheur est bon et bien sûr au final les chandails de Cousine Clara auront leur utilité.
Un livre plein d’humour et de poésie avec de belles illustrations.

CékikapétéCe matin, Titi se lève tôt, car y’a école. Il fait le chemin avec Max et Filou. Il fait encore nuit. De charmants petits bruits forment une mélodie qui accompagne leur marche. Quand tout à coup… Cékicékapété ?!
Voilà un album qui dès son titre nous annonce la couleur ! Antonin Louchard est parti d’une histoire drôle (plus ou moins connue) pour écrire cet album plein d’humour. On parle ici d’odeur, de bruit et de l’intérêt des pets. Le texte est poétique et bucolique, on a l’impression de lire une comptine, ce qui accentue le décalage et qui, forcément, fait encore plus rire !
Cékicékapété, une enquête explosive pleine d’humour !
Le même vu par Des livres, etc. et Enfantipages.

viiite !Viiite ! Petit dragon est pressé ! Et puis cette maman qui traîne, qui traîne… lui s’impatiente ! Viiite !!!! Bon, en même temps, y’a pas le feu non plus… Quoique…
Coralie Saudo et Nicolas Gouny signent un petit album au texte très court, mais terriblement efficace. La chute en fera rire plus d’un ! Les enfants se reconnaîtront dans ce petit dragon impatient, ils reconnaîtront leurs parents, jamais assez rapides.
Un petit album plein d’humour avec les super illustrations de Nicolas Gouny.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Christine Roussey (Wilo et Mi, la légende de La Grise, Le ventre de maman et Les cocottes à histoires), d’Antonin Louchard (La planète de la petite bête et La chanson de la Petite Bête), de Coralie Saudo (Mon monde de 1 à 1000 et bien plus encore…, À l’école des poussins !, Le vieux-vieux monsieur du 33e étage, Ca… caca… catastrophe !, Un pour tous, tous poussin, Et si je mangeais ma soupe ?, Au pied de ma lettre, Habille-toi, Zaza !, Ma classe de A à Z, Le petit pot de Zaza, Jour de grève chez les marmottes, Tout seul !, Tous ensemble !, S’échapper d’une île, 101 moutons au chomâge, Manolo, un boudeur de petit fantôme et Manolo, un cochon de petit fantôme) et Nicolas Gouny (Léopold le chevalier au mille-pattes, À cache-cache avec les contraires, À cache-cache avec les formes et les couleurs, Quand on sera grands, Le soleil sur la colline, Vacances à la ferme, Il était une fois… une grenouille, Il était une fois… un papillon, Paolo, La vérité sort toujours de la bouche des enfants, Meuh non ! Y’a pas que les vaches qui pètent qui polluent la planète, Jérôme, Amédée et les girafes et Fête d’anniversaire chez la famille Pompom). Retrouvez aussi nos interviews de Christine Roussey, de Coralie Saudo et de Nicolas Gouny.

Mon chien qui pue
de Christine Roussey
De la Martinière Jeunesse
11,90 €, 207×284 mm, 26 pages, imprimé en France, 2015.
Les affreux chandails de Lester
Texte de K.G. Campbell (traduit par Fanny Britt)
La Pastèque dans la collection Pamplemousse
15 €, 197×247 mm, 36 pages, imprimé en Malaisie, 2015.
Cékicékapété ?
d’Antonin Louchard
Éditions Thierry Magnier
12 €, 187×217 mm, 26 pages, imprimé en Italie, 2014.
Viiite !
Texte de Coralie Saudo, illustré par Nicolas Gouny
Frimoüsse dans la collection Tralala itou
11 €, 186×186 mm, 26 pages, imprimé en Lettonie, 2014.

À part ça ?

Personnellement, j’adore les livres de perles. On se rend compte de l’absurdité de certains écrits, de la bêtise de certains de nos congénères, de la poésie de certaines erreurs. Chez Larousse plusieurs petits livres sont sortis.
Les perles des examens et des concoursDans Les perles des examens et concours on va retrouver des extraits de copies d’écoliers et d’étudiants. On apprendra, par exemple, qu’un accouchement dure neuf mois, qu’on ignore l’auteur des fables de La Fontaine ou encore que l’Afrique du Sud a été créée par Nelson Mandela en 1815.
Les Perles des réclames publicitairesDans Les perles des petites annonces, on trouvera des plaques mortuaires (cause changement de testament), une encyclopédie complète « pour décorer », une paire de chaussures dont un pied est en 42 et l’autre en 44 ou encore une machine à café qui ne chauffe pas (mais il vous suffira de  mettre ensuite votre café au micro-ondes). On y trouve aussi des annonces matrimoniales et des annonces d’emploi.
Les perles des décisions de justiceC’est surtout d’emploi qu’il est question dans Les perles des décisions de justice. Moins drôle que les deux précédents mais souvent complètement absurde comme lorsqu’on signale que le fait qu’il soit endetté n’est pas suffisant pour licencier un salarié travaillant dans une banque ou flippant quand une décision explique que c’est considéré comme une faute grave de l’employeur le fait d’enfermer volontairement un employé dans un réfrigérateur.
Les Perles des réclames publicitairesDans Les perles des réclames publicitaires, on trouve ces vieilles publicités désuètes qui nous proposent une purge (grâce à la limonette), de grandir rapidement (grâce à l’institut français de physiothérapie) ou encore, bien sûr, de se cultiver pour faire honneur à son mari. C’est un peu dommage que la plupart du temps ce soit des retranscriptions écrites et non des images (comme dans Les pubs que vous ne verrez plus jamais chroniqué ici) mais on va sourire, s’indigner et ne pas regretter le bon vieux temps grâce à ce petit livre.
Les perles des services publicsOn termine avec Les perles des services publics, un des plus drôles de la série. Déclarations aux assurances (« En se relevant, le cycliste n’a formulé aucune déclaration intéressante au sujet de la collision. Il se contentait de répéter « Aïe, aïe, aïe » sur tous les tons »), rapports de police (« dès que l’homme fut abattu, nous avons pu procéder à son interrogatoire »), échanges avec la sécurité sociale (« Pour le traitement informatique des formulaires, votre sexe ne doit pas dépasser de la colonne ») ou les impôts (« Merci de joindre la photocopie de vos enfants ») et enfin des phrases prononcées au tribunal (« mon client a été plumé colle un lapin»). De quoi là aussi, bien rire.
Ces 5 petits livres vous feront passer de bons moments !
Les perles des examens et des concours, Les perles des réclames publicitaires, Les perles des décisions de justice, Les perles des petites annonces et Les perles des services publics, 5,90 € (chacun), Larousse.

Gabriel

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