La mare aux mots
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Orphelin

La douleur, puis l’espoir

Par 24 février 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on rencontre deux enfants au parcours semé d’embûches, dans deux romans pleins d’espoir et d’émotion.

George
d’Alex Gino (traduit par Francis Kerline)
l’école des loisirs
14,50 €, 150×218 mm, 174 pages, imprimé en France, 2017.
Un piano pour Pavel
Texte de Mymi Doinet, illustré par Amandine Laprun
Nathan dans la collection Premiers Romans
5,90 €, 146×191 mm, 42 pages, imprimé en France chez un imprimeur écoresponsable, 2017.

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Petites créatures et grand désordre

Par 11 mars 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on rencontre deux petites créatures plutôt mignonnes, mais totalement incontrôlables !

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Des romans d’aventures

Par 30 juin 2015 Livres Jeunesse

Mimsy Pocket et les enfants sans nomMimsy Pocket est une enfant des rues, espiègle, débrouillarde et très attachée à sa liberté. Quand elle se fait attraper par deux brutes qui enlèvent des enfants depuis le début de l’hiver, elle voit rouge et ne cherche qu’une chose : s’enfuir le plus rapidement possible. Même si ces deux brutes lui promettent une vie bien meilleure là où ils l’emmènent…
De son côté, Magnus Million, ami de Mimsy bien qu’il soit issu de la plus riche famille de la ville, est chargé par son oncle d’escorter le jeune roi jusqu’à un monastère difficile d’accès, où il doit signer un traité de paix très important mais très contesté.
Ce roman est la suite de Magnus Million et le dortoir des cauchemars, mais il peut se lire sans avoir eu connaissance du premier, comme ce fut mon cas ! L’histoire est portée par une héroïne aussi détonante qu’attachante. Certaines ficelles peuvent paraître un peu grosses, mais ça fait du bien aussi, parfois, de se laisser aller à un récit où le hasard et le destin font bien les choses, du moment que c’est écrit avec finesse et talent !
Une aventure passionnante, à la fois plein d’humour et de suspense.

Les héros oubliésRomain, 13 ans, est un Veilleur : depuis qu’il est tout petit, il doit apprendre tous les mythes carolingiens par cœur, dans le but de conserver la mémoire des héros. Envoyé par son père sur l’île Pyborrhée, où vit son parrain Gaiys, pour une ultime épreuve, Romain pense son calvaire bientôt achevé : le jour de ses 14 ans, il ne sera plus contraint de retenir toutes ces histoires et il aura enfin toutes les réponses à ses questions, notamment sur la disparition de sa mère. Mais quand son parrain disparaît et qu’il est attaqué par d’étranges créatures, Romain s’aperçoit vite que ces connaissances qu’il pensait inutiles sont loin de l’être…
Si vous aimez les mythes et légendes, vous serez servis ici, car l’auteur y fait référence à de nombreux héros et histoires que l’on connaît très peu, comme celle d’Elegast, vassal exilé de Charlemagne. Vous y découvrirez sûrement, comme moi, un univers mythologique un peu tombé dans l’oubli, et c’est bien dommage, car il n’a rien à envier aux mythologies grecques et égyptiennes qu’on connaît davantage.
Un roman fantastique haletant et très original !
Le même vu par Enfantipages.

Le secret de l'inventeurSur un continent américain où la Guerre d’indépendance ne s’est pas exactement passée comme prévu, l’Empire britannique règne en tyran sur ses habitants, qui évoluent dans un monde où des gens d’une pauvreté extrême côtoient des élites régies par des règles aussi absurdes que contraignantes. Aux abords de la ville flottante de New York, les Catacombes sont le refuge d’un groupe d’enfants révolutionnaires, qui ne rêvent que d’une chose : rejoindre leurs parents dans la lutte et faire tomber l’Empire. Ce qui arrive, finalement, bien plus tôt que prévu…
Ce roman possède tous les ingrédients d’un bon roman d’aventures : du suspense, des retournements de situation, des personnages haut en couleurs, un univers complexe et bien construit, le tout saupoudré d’un peu de romance ! La ville flottante de New York, avec ses codes rigides et son exubérance aveugle face à l’autorité qui la commande, n’est pas sans rappeler le Capitole d’Hunger Games.
Une histoire drôlement bien menée, parfaite pour les amateurs de steampunk, et les autres !
Le même vu par Livresse des mots, Bob et Michel, Délivrer des livres.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Jean-Philippe Arrou-Vignot (Les petites BD de Rita et MachinRita et MachinEnquête au collège L’intégrale 1Enquête au collège : Le professeur a disparuLouise Titi et Joyeux Noël Rita et Machin) et de Gaël Aymon (Oublier CamillePerce-Neige et les trois ogressesLe secret le plus fort du mondeMa réputationLe fils des géantsL’anniversaire à l’enversLes souliers écarlatesLa princesse Rose-PralineUne place dans la courContes d’un autre genre et Giga Boy). Retrouvez aussi notre interview de Gaël Aymon.

Mimsy Pocket et les enfants sans nom
de Jean-Philippe Arrou-Vignod
Gallimard Jeunesse
14,90€, 155×225 mm, 336 pages, imprimé en Italie, mars 2015.
Les héros oubliés, tome 1 : aux portes de l’oubli
de Gaël Aymon
Actes Sud Junior
12,50€, 137×216 mm, 144 pages, imprimé en France, mars 2015.
Le secret de l’inventeur, tome 1 : Rébellion
d’Andrea Cremer (traduit par Mathilde Bouhon)
Lumen
15€, 140×225 mm, 406 pages, imprimé en France, février 2015.

À part ça ?

Comme tous les mois, nous vous donnons nos coups de cœur du mois qui se termine. En juin, c’était donc, pour moi : Debout petit paresseux de Jenny Offil et Chris Appelhans (Circonflexe), pour Laura : Le pirate et le roi de Jean Leroy et Matthieu Maudet (l’école des loisirs), pour Marianne : Les croqueurs de mots de François David et Dominique Maes (Motus) et pour Gabriel : Le panier à pique-nique de Gabriele Rebagliati et Susumu Fujimoto (Grasset), La balade de Yaya – Intégrale 7-9 de Jean-Marie Osmond et Golo Zhao (Fei), Bichon, 1. Magie d’amour… de David Gilmour (Glénat).
Côté romans, comme chaque nouveau trimestre, nous avons choisi les romans qui nous ont le plus plu dans les trois mois qui viennent de s’écouler. Pour le premier trimestre de 2015 il s’agit de, pour moi : Mimsy Pocket (cf plus haut) de Jean-Philippe Arrou-Vignod (Gallimard Jeunesse), pour Laura : La fille qui avait deux ombres de Sigrid Baffert (l’école des loisirs), pour Marianne : Les 9 vies de Philibert Salmeck de Sophie Blackall (Les grandes personnes) et pour Gabriel : Les demoiselles des Hauts-Vents de Yaël Hassan (Magnard Jeunesse), Le journal de Gurty de Bertrand Santini (Sarbacane) et Caprices ? C’est fini ! de Pierre Delye (Didier Jeunesse).
Retrouvez nos coups de cœur des mois précédents sur le blog, sur Facebook (ici pour les albums et pour les romans) et sur Pinterest (ici pour les albums et pour les romans).

Marie

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De très bons romans pour les jeunes lecteurs

Par 26 février 2015 Livres Jeunesse

GéantÀ la mort de son père, Louis doit quitter la campagne pour la ville. Fini de garder les brebis monté sur des échasses, finies les balades dans le marais, fini d’être un géant. Maintenant, il faut se faire à la ville, avoir les pieds sur terre et se faire de nouveaux amis. Il faut aussi gagner de l’argent, alors Louis doit travailler en essayant d’aller parfois à l’école. Et puis il y a Sofia…
Géant est un magnifique roman. Jo Hoestlandt a une très belle plume, chaque mot, chaque phrase semblent choisis. Et pourtant le style très littéraire du texte n’est jamais pesant, jamais lourd, jamais pénible à lire. On y parle donc du deuil, de l’adaptation à une nouvelle vie, des rencontres, de l’amitié, mais on y parle aussi d’amour, de relation parent-enfant, de la transmission, des moqueries.
Un roman marquant, très beau, très poétique, pour les enfants à partir de 8 ans (d’après l’éditeur).

La robe à froufrouChacha (qui s’appelle Marie-Charlotte, mais n’essayez même pas de l’appeler comme ça) est plutôt le genre de fille qui a un caractère affirmé. Alors que sa tante va se marier, elle reçoit de sa part une robe qu’elle devra porter au mariage. Alors déjà une robe, pour Chacha c’est pas possible, mais une robe à froufrou là c’est même impensable !
Chacha n’a jamais connu son père, elle vit seule avec sa mère qui lui a toujours expliqué qu’elle était un souvenir de 14 juillet. Mais quand un matin elle voit sa mère débarquer avec les yeux totalement explosés à force d’avoir pleuré en regardant Jean Dupommier gagner un Oscar, Chacha n’a plus de doutes… l’acteur est son père et elle doit tout faire pour le contacter ! Mais comment rencontrer un homme aussi célèbre ?
On change radicalement de style, mais quel régal que ces aventures de Chacha ! Chacha se cherche un papaC’est plein d’humour, bien écrit, le personnage principal est aussi attachant que drôle, les histoires pleines de rebondissements… Chacha est un personnage plein de ressources. Que ça soit pour se débarrasser d’une robe à froufrou ou pour rencontrer un célèbre acteur, on peut compter sur elle pour déployer les grands moyens (parfois les plus farfelus). Seul (mini) bémol, comme je l’ai déjà dit ici j’ai horreur des marques dans les livres jeunesse, ici les fraises tagada deviennent tagaga, mais on comprend bien de quoi il s’agit… et elles sont TRÈS souvent citées (jusqu’à être l’illustration de la 4e de couv’). Mais ce (mini) bémol mis à part (et on le met très facilement de côté), on prend beaucoup de plaisir à lire les (sacrées) aventures de Chacha qui confirment, une fois de plus, qu’on aime le style et l’humour de Sandrine Beau.
Les deux premières aventures d’un personnage particulièrement bien croqué, on espère la suite avec impatience !
La robe à froufous vu par Enfantipages, Maman Baobab et Clarabel. Chacha se cherche un papa vu par Enfantipages.

Charly Tempête T04 C1Charly Tempête est heureux, sa classe va partir aux sports d’hiver, imaginez donc ! Toute la classe se réjouit… à part Igor… Son père est au chômage depuis peu et jamais ses parents ne pourront payer le voyage. Charly et ses camarades décident de tout faire pour gagner de l’argent pour qu’Igor puisse les accompagner… et ils ne sont pas à court d’idées !
Tout comme Chacha, Charly est un personnage plein de ressources. Après avoir géré un déménagement, une nouvelle école et un gardiennage de chien qui tourne mal, voici donc la quatrième aventure de notre inventeur en herbe. Annelise Heurtier parle toujours aussi bien de la réalité du quotidien des enfants (y compris de ceux moins favorisés) tout en étant drôle. Charly et ses amis nous font penser aux bandes de copains de la littérature jeunesse qui ont marqué notre enfance, qu’on a appris à connaître livre après livre.
Le nouveau tome d’une super série.
Le même vu par Enfantipages.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres de Jo Hoestlandt (La maîtresse est amoureuse), de Thomas Baas (Du monde dans ta cuisine, Paris et ses contes, ses visites, ses recettes…, Mes premiers contes et Petites histoires pour rêver dans sa poche), de Sandrine Beau (Mon chat fait ouaf !, Le petit chaperon qui n’était pas rouge, Manolo, un boudeur de petit fantôme, Manolo, un cochon de petit fantôme, Fées d’hiver, Je suis une lionne, L’Ogre qui n’avait peur de rien, La girafe en maillot de bain, Rouge Bitume, Ma maman est comme ça, Mon papa est comme ci, On n’a rien vu venir, Roulette Russe Tome 1 Noël en Juillet, Des crêpes à l’eau, L’hippopotin, L’été où mon grand-père est devenu jaunophile, L’étrangleur du 15 Août, et Quand on sera grands), d’Annelise Heurtier (Là où naissent les nuages, Combien de terre faut-il à un homme ?, L’affaire du chien, Babakunde, On déménage !, Drôle de rentrée !, Sweet Sixteen, Le carnet rouge et La fille aux cheveux d’encre) et de Clotka (L’affaire du chien, On déménage !, Drôle de rentrée ! et Les aventures de Tit’Oignon). Retrouvez aussi notre interview de Sandrine Beau. et d’Annelise Heurtier.

Géant
Texte de Jo Hoestlandt, illustré par Thomas Baas
Magnard Jeunesse
8,90 €, 140×215 mm, 112 pages, lieu d’impression non indiqué, 2014.
La robe à froufrous
Texte de Sandrine Beau, illustré par Ariane Pinel
Alice Jeunesse dans la collection Primo
11,50 €, 142×210 mm, 92 pages, imprimé à Malte, 2014.
Chacha se cherche un papa
Texte de Sandrine Beau, illustré par Ariane Pinel
Alice Jeunesse dans la collection Primo
11,50 €, 142×210 mm, 101 pages, imprimé en Pologne, 2014.
Charly Tempête, Tous pour un !
Texte d’Annelise Heurtier, illustré par Clotka
Casterman dans la série Charly Tempête
6,95 €, 195×135 mm, 80 pages, imprimé lieu d’impression non indiqué, 2014.

À part ça ?

« Quand je rencontre des petits, je m’adresse à eux comme à des adultes », une interview de Quentin Blake dans Télérama.

Gabriel

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Un enfant sans papa et un dragon différent

Par 8 décembre 2014 Livres Jeunesse

Le papa de SimonQuand Simon débarqua à l’école, tout le monde se demanda d’où il venait. Très vite, on décida qu’on le l’aimait pas surtout quand on sut qu’il n’avait pas de papa. Cette différence devint un sujet de raillerie et quand Simon passait les enfants répétaient, comme une comptine, « Pas de papa ! Pas de papa ! ». Un jour Simon rencontra Philippe, un adulte, un homme qui ressemblait au papa qu’il aurait aimé avoir…
Charlotte Moundlic adapte ici une nouvelle de Maupassant et l’on excusera le propos qu’on pourrait résumer par « un enfant a besoin d’un papa » au vu de l’époque où a été écrite l’histoire (1879). Les illustrations de François Roca sont, comme toujours, somptueuses et chaque planche ressemble à un tableau. Elles sont ici en pleine page et l’on se régale. On parle de la différence, de la peur de ce qu’on ne connaît pas, de l’amour…
Le papa de Simon c’est un grand album avec un très beau texte magnifiquement illustré.

Charles apprenti dragonQuand Charles naquit, ses parents étaient d’accord, il était le plus beau des dragons. Oui Charles avait de grands pieds, un petit corps frêle et des ailes énormes, mais peu importe pour des parents aussi aimants. Ses camarades étaient moins indulgents et ils se moquaient du fait qu’il ne sache pas aussi bien voler qu’eux et qu’il ne sache pas cracher du feu. Mais Charles avait un truc à lui, qu’eux n’avaient pas, il était poète.
Charles le jeune dragon a grandi, il est toujours poète et voyage à travers le monde. Il ne lui manque qu’une chose pour être heureux… un ami !
Charles à l’école des dragons et Charles prisonnier du cyclope, deux albums qui sont presque devenus des classiques, sont ici rassemblés dans un grand et beau livre. Ils sont complétés par Mémoires d’un jeune dragon dans lequel Charles écrit à ses parents, s’essaye au dessin et, bien sûr, écrit des poèmes. On parle ici de la différence, des artistes (on pense bien sûr au poème L’albatros de Baudelaire), de la création.
Un grand et bel ouvrage qui réunit deux beaux albums.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Charlotte Moundlic (La boum ou la plus mauvaise idée de ma vie, Chamalo aime l’école, Je veux des lunettes !, Mon cœur en miette, Chamalo et sa baby sitter, Chamalo est jaloux, Les invités , Le slip de bain, ou les pires vacances de ma vie et La croûte), de François Roca (Rose et l’automate de l’opéra et Les mille et une nuits), d’Alex Cousseau (Les mammouths, les ogres, les extraterrestres et ma petite soeur, Les Frères Moustaches et Charles à l’école des dragons) et de Philippe-Henri Turin (Charles à l’école des dragons).

Le papa de Simon
Texte de Charlotte Moundlic, d’après Maupassant, illustré par François Roca
Milan
14,90 €, 256×300 mm, 40 pages, imprimé en Italie, 2014.
Charles apprenti dragon
Texte d’Alex Cousseau, illustré par Philippe-Henri Turin
Seuil Jeunesse
16 €, 224×320 mm, 104 pages, imprimé en Belgique, 2014.

À part ça ?

Bon voyage, Dimitri !Dimitri est un petit oiseau. Alors qu’il migrait avec ses parents, une tempête s’est abattue sur lui et il s’est perdu. Le voilà seul en pleine Afrique… Enfin pas vraiment seul, Dimitri va sympathiser avec les animaux du coin qui vont l’aider à retrouver ses parents.
Dimitri à Ubuyu est un superbe court métrage comme nous en délivre régulièrement le studio Folimage. C’est poétique et plein d’humour, très tendre sans être mièvre. Les enfants se régalent et les parents retrouvent leur âme d’enfant (personnellement, je trouve les 3/4 de la production cinématographique pour la jeunesse absolument exaspérante et je me sens bien vieux devant ces films… heureusement qu’il y a ce genre d’exception). Dimitri à Ubuyu n’est pas venu seul, trois courts métrages l’accompagnent. Le vélo de l’éléphant (un éléphant est prêt à tout pour avoir un vélo), Flocon de neige (et s’il neigeait en Afrique ?) et Tulkou (l’histoire d’un pêcheur qui rencontre une étrange créature). L’ensemble nous permet de passer un magnifique moment, cinquante-cinq minutes tendres et poétiques.
Bande annonce :

Bon voyage, Dimitri ! Collectif, studio Folimage, 55 min.

Gabriel

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