La mare aux mots
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Pascale Maret

Les invité.e.s du mercredi : Baptiste Amsallem et Pascale Maret

Par 8 mars 2017 Les invités du mercredi

Aujourd’hui, nous recevons l’illustrateur Baptiste Amsallem, avec lui nous revenons, entre autres, sur son parcours. Ensuite, c’est un coup de cœur/coup de gueule que nous vous proposons et cette fois-ci c’est l’auteure Pascale Maret qui s’y colle ! Bon mercredi à vous.


L’interview du mercredi : Baptiste Amsallem

Baptiste Amsallem Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?
Mes parents souhaitaient que j’ai un BAC général, au cas où. Moi je savais que je voulais dessiner mais je ne savais pas vraiment quoi, ou dans quelle branche. Je n’y connaissais vraiment rien. J’obtiens mon bac option Commerce et en 2005, un ami me parle d’une école à Montpellier pour apprendre la 3D. Nous nous inscrivons mais c’est une énorme déception. J’étais réfractaire à la 3D et il n’y avait pas assez de dessin à mon goût. Pile à ce moment-là, une nouvelle école allait ouvrir et proposait une formation aux métiers de l’animation avec comme base absolue : le dessin. Je fais deux ans à l’atelier API, dans l’Hérault. Lorsque j’en sors en 2009, je monte à Paris et décide de me lancer dans l’illustration jeunesse car c’est là que je me sentais le plus à l’aise. Par chance, je suis contacté par Loïc Dauvillier qui me propose d’illustrer Dino et Pablo pour les éditions Bang. J’ai depuis enchaîné plus d’une vingtaine de bouquins et de nombreuses commandes d’illustrations pour la presse jeunesse.

Quelles techniques d’illustration utilisez-vous ?
J’utilise principalement l’ordinateur pour des questions pratiques. Mais je tends de plus en plus à dessiner à la plume et à l’encre de Chine, avec jus d’aquarelle et lavis.

Parlez-nous de votre collaboration avec Loïc Dauvillier
Comme je disais, Loïc est venu me chercher à la sortie de l’école pour faire Dino et Pablo avec lui. La collaboration s’étant très bien passée, nous avons continué sur Monsieur Lapin et la carotte sauvage, aux éditions Des Ronds dans l’O. Nous souhaitions développer le projet au-delà du format livre, c’est pourquoi nous avons créé une application pour smartphone du tome 1 de Monsieur Lapin. Puis nous avons cherché à en faire une série animée. Loïc et Jérôme d’Aviau ont réalisé 24 épisodes d’environ 2 minutes chez MarmitaFilms, à Bordeaux. La série a commencé à être diffusée cette année ! Il s’est aussi attelé à la réalisation d’une exposition Monsieur Lapin qu’il a fabriqué seul.
Loïc, au-delà d’être le scénariste de plusieurs de mes bouquins est devenu un ami sur qui je peux compter.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescent ?
Je lisais énormément de Picsou magazine et autres Mickey Parade quand j’étais petit. Tous les Boule et Bill y sont passés (plusieurs fois) ainsi que certains livres de la Comtesse de Ségur. Puis les mangas sont arrivés et ont été le fil conducteur de mes 11 et mes 18 ans. Période marquée par la saga Harry Potter, aussi.

Quelques mots sur vos projets ?
Je viens de terminer le tome 2 de Balez et Malina, série mensuelle publiée dans le magazine Wakou, chez Milan. Maintenant, je vais m’atteler à un ouvrage sur le végétarisme que j’écris et illustre. Tout ceci nous amène à septembre 2017. Pour la suite, on verra bien !

Bibliographie sélective :

  • Balez et Malina – Tome 2 : Secret défense, illustration d’un scénario de Thitaume et Romain Pujol, BD Kids (à paraître en 2017).
  • Jamais contents, illustration d’un texte de Mathieu Pierloot, La Pastèque (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • La morsure, illustration d’un texte de Karine Dupont-Belrhali, Milan (2016).
  • Les quatre saisons, illustration d’un texte de Pascale Hédelin, Milan (2015).
  • Balez et Malina – Tome 1 : Un amour de mammouth, illustration d’un scénario de Thitaume et Romain Pujol, BD Kids (2015).
  • Monsieur Lapin – Tome 3 : Les Ballons, illustration d’un scénario de Loïc Dauvillier, Des ronds dans l’O (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Gare au loup, illustration d’un texte de Christophe Loupy, Milan (2015).
  • Les 3 petits cochons, illustration d’un texte de Camille Finateu, Larousse (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Monsieur Lapin – Tome 2 : La Chasse au papillon, illustration d’un scénario de Loïc Dauvillier, Des ronds dans l’O (2013).
  • Monsieur Lapin – Tome 1 : La Carotte sauvage, illustration d’un scénario de Loïc Dauvillier, Des ronds dans l’O (2012).
  • Dino et Pablo – Jeux préhistoriques, illustration d’un scénario de Loïc Dauvillier, Mamut (2010), que nous avons chroniqué ici.

Le site de Baptiste Amsallem : http://baptisteamsallem.ultra-book.com.


Le coup de cœur et le coup de gueule de… Pascale Maret

Régulièrement, une personnalité de l’édition jeunesse (auteur.e, illustrateur.trice, éditeur.trice…) nous parle de deux choses qui lui tiennent à cœur. Une chose qui l’a touché.e, ému.e ou qui lui a tout simplement plu et sur laquelle il.elle veut mettre un coup de projecteur, et au contraire quelque chose qui l’a énervé.e. Cette semaine, c’est Pascale Maret qui nous livre son coup de cœur et son coup de gueule.

Mon coup de gueule est aussi un coup de blues, sans doute parce que, l’âge venant, ma propension naturelle à la colère commence à s’émousser et laisse davantage le champ libre à la tristesse. Tristesse, oui, de voir le FN monter en puissance et récolter toujours plus d’adhésion, tristesse devant les visages de ces Français ordinaires qui clament leur soutien aux propos haineux, aux propositions indignes, et qui voient dans cette idéologie nauséabonde et simpliste un remède à leurs frustrations. Tristesse de constater que dans le camp opposé les ambitions personnelles pèsent bien plus lourd que les idéaux (« les idéaux » ? Ha, ha, qui croit encore à un truc pareil dans le monde politique ?).

Même si Marine Le Pen ne gagne pas l’élection présidentielle, ce que j’espère bien, la pensée qu’un Français sur quatre adhère à sa vision n’est guère réjouissante. Quant au possible vainqueur, pas de quoi se réjouir non plus.

Bon, on va tâcher de se remonter le moral en passant au coup de cœur.  Il n’est pas sans lien avec mon coup de blues : la vie à la campagne, « loin de la foule déchaînée », m’apporte depuis quelques mois une grande bouffée d’air pur, au propre comme au figuré. Bien sûr, ce n’est pas tout à fait une découverte : je suis « une fille du pays », et la maison où je suis installée a abrité mes vacances depuis trente-cinq ans. Mais il est très différent d’y être « pour de bon ». La vie hivernale du village, sans les « prend l’air* », soude les habitants, les vrais, ceux qui résistent au climat montagnard souvent neigeux. Aller faire ses courses, c’est prendre un bain de convivialité.

Et puis, il y a la nature : suivre le soleil tout au long de sa course, marcher dans les sentiers à l’abri des grands bois de sapins, passer des journées sans voir âme qui vive. Les jours de pluie comme les jours de soleil, la nature est belle. Je suis bien.

*Touristes

Pascale MaretPascale Maret est auteure.

Bibliographie (jeunesse) sélective :

  • La Sylphide et Le lac des cygnes, collection « Les romans du ballet », Nathan (à paraître en 2017)
  • N’y pense plus, tout est bien, roman ado, Thierry Magnier (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Bon zigue et Clotaire, roman jeunesse, Thierry Magnier (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Les ailes de la sylphide, roman ado, Thierry Magnier (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • La véritable histoire d’Harrison Travis, hors la loi, racontée par lui-même, roman ado, Thierry Magnier (2012).
  • L’oiseau arlequin, album, Thierry Magnier (2011).
  • Vert jade, rouge sang, roman ado, Thierry Magnier (2011).
  • L’encrier maudit, roman jeunesse, Oskar (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Zone tribale, roman ado, Thierry Magnier (2010).
  • Le monde attend derrière la porte, roman ado, Thierry Magnier (2009).
  • À vos risques et périls, roman ado, Thierry Magnier (2007).
  • Une année douce-amère, roman ado, Thierry Magnier (2006).
  • Sur l’Orénoque, roman ado, Thierry Magnier (2005).
  • Esclave !, roman jeunesse, Milan (2003).
  • Clones en stock, roman jeunesse, Milan (2001).

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Les ombres du passé

Par 22 août 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, deux romans forts.

N’y pense plus, tout est bien
de Pascale Maret
Thierry Magnier
11,50 €, 140×220 mm, 176 pages, imprimé en France, 2016.
Les fragiles
de Cécile Roumiguière
Sarbacane dans la collection Exprim’
15,50 €, 135×215 mm, 197 pages, imprimé en Bulgarie, 2016.

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De courts romans

Par 9 juillet 2015 Livres Jeunesse

Quelques petits romans pour les enfants qui lisent déjà bien.

Bon Zigue et ClotaireComment tout ça avait commencé déjà ? Ah oui, il avait un chien imaginaire, aussi ses parents, sur les conseils d’une psy, lui en avaient offert un vrai. Il avait dû le choisir à la SPA et forcément quand l’un des chiens présents lui avait parlé il n’avait pas pu en choisir un autre ! Imaginez donc, il n’y a qu’un chien sur mille qui puisse parler et un humain sur mille qui puisse l’entendre, donc les probabilités de se rencontrer étaient infimes ! Enfin, c’est ce que lui avait expliqué le chien… Sauf que maintenant, il était vraiment dans un sale pétrin…
Au départ, j’avoue avoir été complètement décontenancé par la lecture de Bon Zigue & Clotaire, un peu comme dans Les ailes de la sylphide de la même Pascale Maret. Après les ailes qui poussent dans le dos, le chien qui parle ! Dans les deux cas, j’ai eu envie de fermer le livre en disant « mais je n’ai pas envie de lire un truc pareil ! » et dans les deux cas j’ai eu bien raison de continuer ! Car si j’ai trouvé ça un poil ridicule de lire au départ cette histoire de chien qui communique par la pensée avec un enfant, je me suis vite laissé prendre au jeu et j’ai été happé par le suspense du roman et surtout par l’humour ! Pascale Maret emprunte la gouaille des films de gangsters et utilise les vieux mots d’argot parisien pour nous entraîner dans un univers à la Audiard. On ne s’ennuie pas une seconde !
Un polar plein d’humour qu’on a du mal à lâcher avant la fin !

Histoire d'un escargot qui découvrit l'importance de la lenteurParce qu’il se demandait la raison de sa lenteur et quel était son prénom, un escargot fût rejeté des siens. Il partit donc en quête de réponse. Son périple lui permit d’apprendre plein de choses, y compris qu’un danger menaçait la prairie où il vivait.
Gros coup de cœur pour Histoire d’un escargot qui découvrit l’importance de la lenteur de Luis Sepúlveda. J’avais beaucoup entendu parler de cet auteur (et surtout d’Histoire du chat et de la souris qui devinrent ami), mais je n’avais jamais lu un seul de ses livres. C’est chose faite… et je comprends pourquoi on en parle autant ! J’ai eu un énorme coup de cœur pour ce magnifique roman qu’on peut lire à tout âge. Les plus jeunes y verront juste une histoire animalière, les plus grands y verront des tas de choses sur notre société, comment sont traités ceux qui se posent des questions, la façon dont nous traitons la nature… C’est un roman plein de sens, plein de sagesse et de poésie. Un roman qu’on a envie de relire plusieurs fois. Un gros coup de cœur (oui, je l’ai déjà dit).
Un magnifique roman à lire et à relire à tout âge.

La tribu trouve ça loucheLa tribu c’est Roméo, Betty, Ulysse, Tibald, Ella et Romane. Six amis (enfin, certains sont frères et sœurs ou cousins-cousines) de 9 à 12 ans. Ils se retrouvent l’été dans les Cévennes et cette année, les vacances ne vont pas être de tout repos ! Non seulement mémé Sardine a disparu, mais en plus un voisin fait des choses très étranges… La tribu trouve tout ça très louche !
On retrouve le trio d‘auteures (et l’ambiance) de Roulette Russe : Anne-Gaëlle Balpe, Sandrine Beau et Séverine Vidal. Si j’avais été un peu déçu par le dernier opus de cette dernière, cette nouvelle série démarre sur les chapeaux de roues ! Comme dans Roulette Russe, chaque chapitre donne la parole à un des personnages qui nous raconte l’histoire avec ses mots à lui. Ça donne un récit vivant, jamais rébarbatif et si l’on n’aime pas un des personnages, on sait qu’on va vite passer à un autre ! On sent que les trois auteures s’amusent beaucoup dans cet exercice pour le plus grand bonheur des lecteurs et des lectrices : c’est truffé d’humour, de bonnes répliques… et il y a un vrai suspense !
Le premier opus d’une nouvelle série mêlant humour et suspense.

Sale temps pour la tribuAlors qu’ils se promènent en forêt, nos ami-e-s se retrouvent dans une grotte très étrange où vivent des animaux bizarres et où se cache un laboratoire assez flippant. On retrouve donc nos six héros pour une seconde aventure qui m’a, je l’avoue, moins séduit que la précédente (notamment parce que je m’attendais à retrouver la partie non résolue du précédent roman), mais c’est un bonheur de faire plus ample connaissance avec des héros qu’on espère retrouver régulièrement.

Bon Zigue et Clotaire
de Pascale Maret
Thierry Magnier dans la collection En voiture Simone !
7,20 €, 120×180 mm, 96 pages, imprimé en France, 2014.
Histoire d’un escargot qui découvrit l’importance de la lenteur
Texte de Luis Sépúlveda (traduit par Anne-Marie Métailié), illustré par Joëlle Jolivet
Métailié
12,50 €, 145×222 mm, 92 pages, imprimé en France, 2014.
La tribu trouve ça louche
Texte d’Anne-Gaëlle Balpe, Sandrine Beau et Séverine Vidal, illustré par Jess Pauwels
Frimousse dans la collection La tribu
13 €, 152×211 mm, 68 pages, imprimé en Slovénie, 2014.
Sale temps pour la tribu
Texte d’Anne-Gaëlle Balpe, Sandrine Beau et Séverine Vidal, illustré par Jess Pauwels
Frimousse dans la collection La tribu
13 €, 152×211 mm, 84 pages, imprimé en Slovénie, 2014.

À part ça ?

Jusqu’au 19 juillet, Le Jardin d’acclimatation accueille la première édition de Le cirque des légumes ! Pendant deux semaines, les enfants vont pouvoir découvrir la magie des légumes à travers des ateliers et des spectacles. On y retrouvera un village de 30 stands, 50 activités différentes, 44 représentations par 3 compagnies de spectacles, 60 cours de yoga et plein d’autres surprises !
Un rendez-vous qui a l’air très sympa !
Plus d’infos : http://cirquedeslegumes.org.

Gabriel

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Aventures fantastiques

Par 19 janvier 2015 Livres Jeunesse

Les deux livres d’aujourd’hui sont du genre qu’on ne lâche pas, qui se lisent tout seul. Grâce au suspense (pour le premier) et à l’humour (pour le second), c’est typiquement le genre de roman qui est idéal pour les enfants qui n’aiment pas trop lire. Deux très bons romans pour enfants.

L'encrier mauditAlors qu’ils sont en classe verte, Thomas, Killian et Jules s’aventurent dans une partie privée du manoir où ils logent et découvrent un étrange encrier accompagné d’un message. Il est dit qu’en signant le papier ils échapperont aux ennuis du présent et retrouveront les merveilles d’antan. Les garçons se disent que ça peut être amusant de tenter de signer avec un vieux porte-plume et le font, comme un jeu… sauf que bientôt ils ne joueront plus du tout… les voilà propulsés en 1961, à l’époque où le manoir était un pensionnat…
De l’humour, du suspense, de l’amitié et bien d’autres choses encore, on ne s’ennuie pas une seconde à la lecture de L’encrier maudit de Pascale Maret (et on lit même les derniers chapitres d’une traite tellement on a envie de connaître le dénouement). Nos héros, qui n’étaient pas forcément amis à la base, devront s’allier pour résoudre des énigmes. Il sera question de délivrer une jeune captive et de trouver un trésor. Le genre d’histoire qui passionne les plus jeunes.
Une histoire captivante pour ceux et celles qui aiment les romans d’aventures.

Ludwig & FranckLudwig est un fils de baron allemand. Il a une particularité : ses pieds sont immenses. Un jour, Ludwig se fait enlever par un cirque… Franck est le fils d’un réparateur de machines à écrire anglais qui ne comprend pas la mode des ordinateurs et sait que ça passera, que les gens reviendront aux machines à écrire. Tous deux vivent des vies assez particulières.
Gros coup de cœur pour Ludwig & Franck de David Nel·lo. C’est un roman d’aventures bourré d’humour. Un humour décalé à la Lemony Snicket ou même Roald Dahl. On suit les histoires de ces deux jeunes garçons grâce au narrateur qui interrompt parfois son récit pour s’adresser à nous. L’ouvrage avec sa surcouverture en papier-calque, ses illustrations et ses jeux de typo est magnifique.
Un roman plein d’humour sur la différence, le genre de roman idéal pour les enfants qui n’aiment pas lire et qui seront happés par le ton de l’histoire.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué un livre de Pascale Maret (Les ailes de la sylphide).

L’encrier maudit
de Pascale Maret
Oskar éditeur dans la collection fantastique
9,95 €, 115×170 mm, 197 pages, imprimé en Europe, 2013 (première édition 2011).
Ludwig & Franck
Texte de David Nel.Lo (traduit par Isabelle Gugnon), illustré par Gustavo Roldán
Magnard Jeunesse
14,90 €, 155×219 mm, 160 pages, imprimé en Italie, 2014.

À part ça ?

BiscotoLe nouveau Biscoto (le journal plus fort que costaud !) est sorti, et c’est un super numéro. Cette fois-ci, on parle des têtes en l’air. Comme d’habitude, on retrouve BD (certaines en une case, d’autres en plusieurs pages), histoires, blagues, jeux, conseils de lecture, poster… Vincent Malone répond à la question « Comment lire Biscoto tête en l’air » et l’on apprend à fabriquer un méli-mélo (sorte de cadavre exquis dessiné). Un numéro que je trouve particulièrement réussi !
Biscoto c’est 3,50 € au numéro, mais il vaut mieux s’abonner ! (renseignements ici).

Gabriel

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Des histoires d’adolescentes

Par 9 janvier 2014 Livres Jeunesse

Trois beaux romans (pour adolescent-e-s) sur des adolescentes…

les ailes de la sylphideDans un hôpital, Lucie est interrogée par la police. La jeune fille doit expliquer comment elle s’est retrouvée nue, quelques os cassés, en bas d’un immeuble. Quelqu’un l’a-t-il poussée ? Lucie décide de tout raconter depuis le début. Sa naissance, sa passion pour la danse, ses amours… et surtout la découverte de ses origines, quand elle s’est aperçue qu’elle n’était pas du tout comme ses camarades…

Mon résumé ne dit pas grand-chose de l’histoire. Les ailes de la Sylphide est un livre qui ne se résume pas (sinon je gâcherais votre plaisir d’être entraînés là où vous ne vous y attendez pas), il est impossible de vous dire de quoi ça parle (sinon je vous donnerais la clef du livre d’emblée). Les ailes de la sylphide est surtout une claque, le genre de roman fort qu’on ne referme pas comme ça puis on passe à autre chose, il nous reste longtemps en tête. Un roman superbement écrit, qui aborde un sujet délicat avec douceur, en y mêlant du fantastique (ou pas d’ailleurs). Un roman magnifique que j’espère vous aurez la curiosité de découvrir sans savoir de quoi il parle exactement.
Le même vu par Fantasia, Enfantipages, Délivrer et des livres et Clarabel.

Un jour j'irai chercher mon prince en skateDepuis ses douze ans, elle ne croit plus aux contes de fées, Frédérique, 14 ans, a décidé de ne plus espérer le prince charmant. Et c’est une marraine qui va peut-être changer sa vie. Pas du même genre de celle de Cendrillon, non, une marraine super punk qui n’avait pas sa langue dans sa poche.

Ici encore, mon « résumé » ne résume absolument pas ce livre extrêmement riche. Jo Witek nous présente d’abord une jeune fille en dehors des canons de beauté qui décide de renoncer à l’amour, mais très vite on passe à autre chose (un grand-père mourant lui fait rencontrer sa marraine qu’elle ne connaissait pas). Le roman est aussi drôle que tendre, on sourit (beaucoup), on est (souvent) ému. On est touché par les désillusions de Frédérique qui aimerait tant être comme on lui dit d’être pour séduire (mystérieuse, discrète…). Finalement, c’est en étant elle-même que les choses s’arrangeront. Un magnifique roman sur l’adolescence, ses doutes, ses espoirs, qui nous fait passer un moment délicieux.
Le même vu par Clarabel.


La Fille Seule dans le vestiaires des garçonsMarion aussi croyait au prince charmant, ou du moins elle voulait y croire. Enzo le garçon très lourd qui la taquinait à l’école et qui était soudain devenu si gentil allait-il être cet amoureux attendu ? Pourtant entre eux, tout n’avait pas si bien commencé, ça avait même dégénéré au point que Marion avait donné un coup de pied bien placé au bogosse du collège et que celui-ci avait promis de se venger. Mais sans ses copains, Enzo s’était révélé tout autre…

Le souci avec un roman qui s’appelle La fille seule dans le vestiaire des garçons c’est qu’on se doute que l’héroïne va vivre quelque chose de pas vraiment joyeux. On lit donc les premiers chapitres tout en se doutant que Marion va tomber dans un piège, que le garçon dont elle est tombée amoureuse n’est pas celui qu’elle croit. Mais malgré ce titre (trompeur en fait, mais je ne vous dis pas en quoi), on est vraiment pris dans ce roman, on a vraiment envie de connaître le dénouement dès les premières pages. On ne tombe jamais dans un roman malsain, l’ambiance n’est jamais vraiment lourde. On parle ici du harcèlement à l’école et sur les réseaux sociaux, des gens qui ne sont pas ce qu’on croit, de la lâcheté de certains hommes (et du courage d’autres), des pères absents, des mères solos (et de leurs amours)… un roman très riche écrit par une des meilleures plumes de la littérature jeunesse, Hubert Ben Kemoun.
Le même vu par Parfums de livres, Butiner de livres en livres et À l’ombre du saule.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des livres de Jo Witek (Le ventre de maman) et d’Hubert Ben Kemoun (Le nouveau doudou, La pire meilleure journée de ma vie, Seuls en enfer et L’épouvantail qui voulait voyager ).

Les ailes de la sylphide
de Pascale Maret
Thierry Magnier
9,80€, 122×211 mm, 192 pages, imprimé en France, 2013.
Un jour j’irai chercher mon prince en skate
de Jo Witek
Actes Sud Junior
11€, 135×215 mm, 126 pages, imprimé en France, 2013.
La fille seule dans le vestiaire des garçons
de Hubert Ben Kemoun
Flammarion dans la collection Émotions
13€, 136×211 mm, 217 pages, imprimé en Italie, 2013.

A part ça ?

Nous recensons sur Pinterest les cartes de vœux des auteurs, illustrateurs, éditeurs, blogueurs… jeunesse. Jetez un œil régulièrement, on en ajoutera au fur et à mesure !

Gabriel

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