La mare aux mots
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Pierre Delye

Des livres et des DVD pour les plus jeunes

Par 19 mars 2018 Cinéma et DVD, Livres Jeunesse

Aujourd’hui, des livres que l’on peut mettre entre les mains des plus petits (mais qui pourront être lus aussi aux un peu plus grands) et des DVD pour les jeunes enfants.

La fête foraine
d’Ingela P. Arrhenius
Marcel et Joachim
7 €, 130×166 mm, 10 pages, imprimé en Chine, 2017.
T’as mal où ?
Texte de Pierre Delye, illustré par Cécile Hudrisier
Didier Jeunesse
12,10 €, 190×190 mm, 18 pages, imprimé en Malaisie, 2017.
Petit manuel pour voyager tranquille
Texte de Paule Battault, illustré par Anouk Ricard
Seuil Jeunesse
9,90 €, 175×175 mm, 14 pages, lieu d’impression non indiqué, 2018.
Allez, au nid !
Texte de Jo Witek, illustré par Christine Roussey
De la Martinière Jeunesse
14,95 €, 236×250 mm, 28 pages, lieu d’impression non indiqué, 2017.
Dou et son doudou
de Johan Leynaud
Sarbacane dans la série Dou
9,90 €, 220×177 mm, 28 pages, imprimé en Chine, 2017.
Dou s’habille
de Johan Leynaud
Sarbacane dans la série Dou
9,90 €, 220×177 mm, 28 pages, imprimé en Chine, 2018.
Les bisous du grand méchant loup
Texte de Jean Leroy, illustré par Laurent Simon
Casterman
14,90 €, 210×250 mm, 16 pages, imprimé en Chine, 2017.
Un point c’est tout
de Xavier Deneux
Milan
15,90 €, 180×250 mm, 44 pages, imprimé en Chine, 2017.
Qui suis-je ?
de Tristan Mory
Milan
13,90 €, 180×180 mm, 24 pages, imprimé en Chine, 2018.
Eliott fait les courses
Texte de Françoise de Guibert, illustré par Olivier Latyk
Gallimard Jeunesse dans la série Eliott
14,90 €, 250×220 mm, 14 pages, imprimé en Chine, 2017.
Fruits et légumes
de Nathalie Seroux
De la Martinière Jeunesse dans la collection Mon premier imagier photo
11,90 €, 180×180 mm, 54 pages, imprimé en Chine, 2018.
Tous différents !
Texte de Sylvie Gouel et Lucie St Ges, illustré par Laure du Faÿ
Nathan dans la collection Comme un grand
10,90 €, 166×206 mm, 10 pages, imprimé en Chine, 2017.
Ce que j’aime faire, J’aime les livres et Parfois je me sens…
d’Anthony Browne (traducteur·trice non crédité·e)
Kaléidoscope
9,90 € chacun, 159×182 mm, 22 pages chacun, imprimé en Chine, 2018.
Mölang à la ferme
Texte de Marie Manand, illustré par Hye-Ji Yoon
Père Castor
6 €, 160×190 mm, 12 pages, imprimé en Pologne, 2017.
Les animaux de la savane
de Philippe Jalbert
Seuil Jeunesse dans la collection Les docs emboîtés
12,50 €, 170×170 mm, 24 pages, imprimé en Chine, 2018.
Au dodo, petit singe ! et Il est où mon papa ?
Auteur·trice non crédité·e, illustrations de Carles Ballesteros
Casterman dans la collection Les livres magiques
9,90 € chacun, 150×150 mm, 14 pages chacun, imprimé en Chine, 2017.
Le petit chaperon rouge, Le vilain petit canard, Les trois petits cochons et Boucle d’or
d’Attilio (traducteur·trice non crédité·e)
Gallimard Jeunesse dans la collection Giboulées
12,50 € chacun, 180×180 mm, 30 pages, imprimé en Pologne, 2018.
Petite grenouille et ses amis
Texte de Surya Sajnani
Casterman dans la collection Mon imagier du bain
10,90 €, 174×174 mm, 8 pages, imprimé en Chine, 2018.
Monsieur Lapin, DVD 1 et DVD 2
de Loïc Dauvillier, Baptiste Amsallem et Jérôme d’Aviau
Marmitafilms
12 € le DVD ou 20 € les deux (sur le site de l’éditeur), 2 x 30 min, 2018.
Des trésors plein ma poche
Collectif
Folimage
14,90 € (sur le site de l’éditeur), 35 min env., 2018.
L’étoile
de Timothy Reckart
Sony Pictures
Autour de 15 €, 83 min. env., 2018.

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Les invité.e.s du mercredi : Pierre Delye et Christine Roussey (+ concours)

Par 22 juin 2016 Les invités du mercredi

Il ne reste plus que deux mercredis avant la pause estivale (cet été, normalement, vous retrouverez une nouvelle rubrique) et vous allez voir qu’on vous a gâté, qu’on finit l’année en beauté… Cette semaine, c’est le génial Pierre Delye qui a accepté de répondre à mes questions, et c’est totalement passionnant de le lire. Cet homme est l’un des meilleurs auteurs actuels, on est fier de publier cette belle interview. À la suite de cette interview, vous pourrez tenter de gagner son dernier album. Puis c’est la piquante Christine Roussey, qu’on adore, l’invitée de notre rubrique Le coup de cœur/coup de gueule. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Pierre Delye

Pierre DelyeQuand et comment êtes-vous devenu conteur ?
Ouhla… un peu de spéléologie mémorielle… si je ne suis pas revenu d’ici une semaine, c’est que je serai remonté trop loin en descendant trop profond dans ma mémoire !
J’ai toujours raconté des histoires. J’ai toujours aimé embarquer ceux qui m’écoutaient avec les mots, avec le rêve éveillé. Évidemment, il y a eu les blagues mais aussi les jeux dehors où il fallait bien inventer des scénarios (j’ai beaucoup chassé le sanglier dans le jardin avec mes copains. Merci Astérix). Puis, j’ai fait des colos et le soir, pour que le sommeil vienne mieux, je lisais ou racontais des histoires. Il faut dire que j’avais reçu beaucoup de livres à tous les moments de cadeaux… Puis un jour, j’ai écouté un conteur. J’ai trouvé ça super et je me suis dit que j’adorerai être à sa place ! Tout en étant content d’être à la mienne d’auditeur !
En 1990, j’ai rencontré une association de conteurs amateurs qui faisaient aussi la promotion de la lecture et en juin de la même année, j’ai raconté pour la première fois en public. J’ai adoré. Et pas que moi ! Sssi j'te mordsC’est important de le dire, rien à voir avec la modestie, ce n’est pas sa place, que ce sont ceux qui vous écoutent qui vous font conteur. Et depuis, je continue. J’apprends, je vis de ma passion, elle me fait voyager, rencontrer du beau monde… Le bonheur !

Comment naissent vos histoires ?
Il y a des rencontres : Marie-Thérèse, héroïne justicière du spectacle Vol de première classe existe pour de vrai ! Et pas qu’un peu. Je l’ai rencontrée au cours d’un collectage pour la communauté de communes d’Audruicq.
Il y a un jeu que je faisais avec mes fils pour l’histoire du soir (pas question de ne pas raconter d’histoires le soir !) : que voulez-vous dans votre histoire ? « Un lion et un serpent » et hop, Ssssi j’te mords, t’es mort est né.
Caprices ? C’est fini ! a son origine chez un conteur, Martial Blanckaert, un bon copain qui racontait le conte brésilien, source de l’histoire, puis quand il a arrêté, j’ai continué à raconter et l’histoire est passée de 20 minutes à 1h15… parce que je l’ai adaptée, modifiée, j’ai rajouté pleins d’éléments… Puis, elle est devenue un spectacle en musique avec Greg Allaert qui se créait en même temps que le romanMais il est ou ce gros matou ? s’écrivait et les deux se sont nourris l’un de l’autre.
Chaque livre a une histoire de son histoire : je m’arrête là.
Mais si cela vous intéresse : on en fait un feuilleton ?

Vous avez écrit de nombreux albums mais aussi une histoire pour les tout-petits (Mais il est où le gros matou ?) et un roman (Caprices c’est fini), est-ce que pour ces deux-là vous avez travaillé différemment ?
Oui/Non.
Et puis pour les petits, il y en a 2 (et c’est pas fini) : Au dodo, dis donc ! ce n’est pas de la gnognotte ! (rire) [NDLR : moment gênant pour l’intervieweur qui en plus adore cet album]
Non : c’est toujours, pour moi, le même plaisir de raconter. De penser mon écriture comme pouvant aussi être lue à voix haute pour l’histoire du soir dans les deux cas ! Car on peut lire des romans à voix haute à ses enfants ! Ce n’est pas parce qu’ils savent lire qu’ils n’ont plus envie de ce moment si chouette, si formidable !
Et oui :
Un livre pour tout-petits, à flaps, a ses propres contraintes par rapport à l’objet lui-même et sonau dodo dis donc lectorat ! Cécile Hudrisier et Vincent Étienne (éditeur chez Didier Jeunesse) m’ont bien aidé à comprendre cela. Mais il est où ce gros matou ? est né d’une phrase que mon père avait dite quand j’avais 7 ans à peu près et qui m’avait fait éclater de rire tellement les mots étaient drôles, et en plus il parlait de mon grand frère ! Et ça lui allait bien, gros matou. Sinon je me suis levé et je savais ce que j’allais écrire. Ce livre-là est allé très vite.
Caprice c’est fini est mon premier roman édité mais pas le premier écrit. J’avais donc déjà découvert le plaisir du temps infini (ou presque) que permet le roman par rapport au temps du spectacle où la capacité d’écoute du public (et la capacité de parole du conteur. Dans mon cas, il y a du stock !) nous oblige à présenter des récits plus brefs. Mais un roman, ça se prend, ça se pose… aaaaah le temps d’explorer les décors, l’intériorité des personnages… Avec Aurélie Soubiran, l’éditrice, nous avons eu beaucoup d’échanges. Elle m’a aidé, encouragé comme il fallait. Le temps de l’écriture est bien plus long, Ferme ton bec !cela peut être parfois laborieux et pourtant, quel plaisir ! On a le temps justement tout comme le lecteur ! Quel bonheur.

Vos héros sont souvent des personnages rejetés ou incompris (comme les animaux de La Nouvelle Brème, le poussin de Ferme ton bec ou encore les deux grenouilles à grande bouche), c’est un thème qui vous est cher ?
Maintenant que vous me le dîtes. (sourire) Ça et mon obstination à être un fabuliste, un moraliste (j’essaie de ne pas être moralisateur ! Pas sûr que j’y échappe…) Oui, je crois bien.
Il y a aussi le refus de la fatalité : dans La grosse faim de P’tit Bonhomme il n’a pas d’argent et pourtant il va y arriver !
Et j’ai un peu (doux euphémisme) de mal avec l’ordre établi, le « c’est comme ça et ça a toujours été comme ça et ça le sera toujours… ». Je ne suis pas pour le désordre établi ! simplement je rejette la résignation à ce « ça a toujours été comme ça » et alors ? On ne peut pas changer ? C’est quoi cetteLes deux grenouilles à grande bouche histoire ? Je refuse de ne pas m’engager, à ma façon, avec réalisme et naïveté… Pas facile tous les jours, mais c’est la vie. Et sinon, pourquoi écrire ou raconter ? J’essaie de trouver une forme légère, du rire, du sourire et, en même temps de dire !
Je trouve que le cri des enfants « c’est pas juste ! » est tellement vrai. J’ai du mal à ne pas faire mien ce sentiment qu’ils éprouvent. Tout comme le plaisir de jouer, à faire pour de vrai « pour de faux »…
Bon, par contre, pour les Grenouilles à grande bouche, je ne suis pas aussi sûr que vous qu’elles fassent partie de cette même catégorie ! Elles sont quand même pénibles !

J’ai remarqué aussi que vous aimiez rire des puissants (le roi de Caprices c’est fini ou le lion de Sssi j’te mords en sont de parfaits exemples), en vous connaissant un peu on peut se dire qu’il y a quelque chose de politique derrière tout ça, non ?
Évidemment ! Même les flemmards de La petite poule rousse… Évidemment. J’ai compris très vite que si je prenais la parole, si j’écrivais, je devais m’investir dans cette parole. Je ne suis pas là pour faire dans les aventures de p'tit bonhommele mou, le consensuel. Je me suis fait insulter pour Moitié de coq, pour un peu de scatologie, on occulte (verbe choisi exprès !) la réalité de l’histoire : un petit mal foutu va voir le roi pour lui dire qu’il n’a pas tous les droits ! Pas de droits sans devoirs !
Je ne m’accommode pas du monde tel qu’il est quand je pense à ce qu’il pourrait être ! Et quelle responsabilité pour un artiste quand il s’adresse à des enfants et à leurs parents (ils lisent aussi ! Vive l’histoire du soir !) : on parle à l’avenir. On s’adresse à des enfants qui disent « c’est pas juste ! » et qui en même temps sont accablés par le monde environnant qu’on leur impose sans qu’ils puissent le comprendre c’est-à-dire le « prendre avec » et les contes, les histoires sont là aussi pour ça. Ils sont aussi là pour le plaisir comme pour aider ceux qui les écoutent, les consoler, leur montrer le chemin des possibles, y compris et surtout celui du refus du fatalisme et du choix de la résistance. Évidemment, tous les contes ne sont aussi vertueux ! il en est des racistes, des misogynes mais à nous de bien choisir et, éventuellement de les adapter! c’est d’ailleurs ce que j’ai fait avec Caprices ? C’est fini !.
Et puis, j’adore faire rire les enfants ! C’est mon meilleur moyen sérieux pour leur parler.

Cécile Hudrisier a illustré beaucoup de vos histoires, y compris la dernière en date, parlez-nous de cette collaboration.
Une évidence. Nous aurions pu en faire davantage ! Et nous n’avons pas fini. Cécile est avec moi quand j’écris. Je ne sais pas ce qu’elle va faire ! Mais je l’attends et l’espère. D’ailleurs une partie de mon ambition littéraire est aussi de lui fournir les plus chouettes histoires où elle va pouvoir s’illustrer !la petite poule rousse
Selon les projets, nous parlons plus ou moins. Souvent moins. Il vaut mieux, c’est une terrible ! (sourire) Surtout qu’elle a un grand talent d’auteur aussi. J’aime ses textes et son blog : leschosettes. Ils me réjouissent.
C’est une complicité avec beaucoup d’implicite : elle habite Toulouse et moi, Lille. Elle n’aime pas trop voyager ni le téléphone… mais c’est ça la complicité et cette amitié particulière qui nous lie et nous relie, nous n’avons pas besoin de nous dire beaucoup pour être sur la même longueur d’onde. La preuve ? Nos livres. Ils sont, pour moi, bien plus que la simple addition de nos talents mais leur conjugaison ce qui aboutit inéluctablement à leur multiplication! Bref, Cécile me donne du talent. J’espère que c’est pareil pour elle. Et qu’elle le reconnaître un jour (rire). J’éprouve quelque chose de semblable avec Grégory Allaert, le compositeur et musicien avec qui j’ai fait les livres-CD et trois spectacles. Nous avons cette envie profonde de réaliser de beaux livres, des spectacles réussis et savons mettre nos égos d’artistes à l’unisson. Qu’importe qui a raison du moment qu’il ait raison ! Cécile et Greg m’ont fait modifier des textes et m’apprennent beaucoup. Cela ne pose pas problème si cela va dans le sens de l’histoire et que cela l’améliore. J’espère que c’est réciproque et surtout que nous allons continuer longtemps.

Pouvez-vous nous dire quelques mots aussi sur votre fidélité à Didier Jeunesse ?
J’aime cette maison et les gens qui y travaillent ! J’aime la qualité éditoriale et le goût pour faire des beaux livres qui guident ses parutions. Je suis fier de tous les compliments que je reçois pour elle quand on me parle de ses collections ! Ce qui ne veut pas dire que nous soyons toujours d’accord ! Après tout, La grosse faim de P'tit Bonhommenous travaillons ensemble !
Tant que j’aurai le même sentiment de fierté à chaque parution, je continuerai de proposer mes projets à Didier Jeunesse. Bon, il faut dire aussi qu’aucune autre maison d’édition ne m’a demandé gentiment d’éditer un de mes livres. J’en ai juste fait un avec Rue du monde qui est aussi une belle maison : Le tour de France des contes… c’était une collaboration avec mon amie défunte Catherine Gendrin.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescent ?
Astérix ! J’ai pleuré quand Goscinny est mort ! Puis tout ce qui me tombait sous la main. Pas de bibliothèque dans mon village donc : BCD et CDI furent mes paradis. J’aime toujours autant Marcel Pagnol. J’aime les raconteurs d’histoire. Stephen King en est un, à sa façon et Les yeux du dragon est un conte que j’ai beaucoup aimé. J’ai 48 ans et comme potentiellement tous les vieux, je pense qu’avant c’était mieux ! Ce qui est vrai vu qu’avant, j’étais moins vieux ! Pourtant il y a un domaine où maintenant c’est indubitablement mieux, c’est celui de la littérature dite de jeunesse. Donc la bibliothèque rose et verte était ce qu’il y avait. la drole de maladie de ptit bonhommeLe club des 5 dans sa version originale (est-ce vrai qu’on l’a tripatouillée ?) etc., Jules Verne, Mark Twain, Fénimore Cooper. Puis, il y eut la SF, version Asimov, AE Van Vogt. 1984 a été un choc ! J’ai toujours été un lecteur. De tout ! Je continue.

Parlez-nous de vos prochains projets
Ouhla !
Alors…
Un nouveau livre pour les petits et leurs parents.
Un nouvel album presqu’une BD.
Un roman écrit en feuilleton avec sept classes de CM2-6ème et le prix des Incos : ce fut très chouette ! Très joyeux. Il est en lecture chez Didier.
Un autre roman écrit l’été dernier qui a eu ses premiers lecteurs et maintenant, je vais pouvoir le réécrire ! Je connais la fin. C’était la première fois que je m’engageais dans un roman sans savoir ce qui allait se passer ensuite, au chapitre suivant. Un frisson, un plaisir.
Puis, il y a une grande histoire du soir créée avec mon fils, Julien, qui est devenue un de mes spectacles préférés. J’en ai déjà fait trois versions différentes. Je cherche la forme pour la raconter par écrit. Je crois que j’ai une bonne idée ! J’adore les feuilletons…
Et puis, rallonger les journées, augmenter les nuits, voyager encore, aller à la rencontre des lecteurs, continuer de raconter sur scène, accompagner mes enfants dans leur entrée dans l’âge adulte, continuer mon chemin d’homme, aimer, rire, manger et boire… j’ai l’impression que vivre sa vie est plus intéressant que de mourir sa mort, non ?

Caprices c est finiUne dernière question, si quelqu’un qui ne vous connaît pas lit cette interview et veut vous découvrir avec un seul de vos ouvrages, lequel lui conseilleriez-vous ?
L’intégrale parue dans « la foultitude » (c’est un peu comme la Pleïade mais en moins chic et moins snob)
Quoi ? Cela n’existe pas ?
Pfffff
j’hésite entre un livre-CD (le dernier avec SSSi j’te mords, t’es mort et Les musiciens de la Nouvelle Brême) parce qu’il y a ma voix, mes copains Greg et Cécile et aussi de bonnes histoires ou Caprices ?… Allez, va pour le livre-CD !

Et je suis absolument (pas) désolé pour les réponses à rallonge… Lisez le tout en plusieurs fois !

Pierre Delye sera au festival d’Avignon avec P’tit Bonhomme et compagnie (spectacle à partir de 5ans) tous les jours (sauf le dimanche et le 14 juillet) à 11h à la Médiathèque Ceccano. Entrée, sortie, participation libres. Réservation au : 06 31 86 05 70.

Bibliographie (sélective) :

Concours :
Grâce aux éditions Didier Jeunesse, l’un.e d’entre vous va gagner l’album Les deux grenouilles à grande bouche (chroniqué ici). Pour participer, il vous suffit juste de laisser un commentaire sous cet article. Le.la gagnant.e sera tiré.e. au sort parmi tous les commentaires. Vous avez jusqu’à mardi 20 h. Bonne chance à tous et à toutes !


Le coup de cœur et le coup de gueule de… Christine Roussey

Régulièrement, une personnalité de l’édition jeunesse (auteur.e, illustrateur.trice, éditeur.trice…) nous parle de deux choses qui lui tiennent à cœur. Une chose qui l’a touché, ému ou qui lui a tout simplement plu et sur laquelle il.elle veut mettre un coup de projecteur, et au contraire quelque chose qui l’a énervé.e. Cette semaine, c’est Christine Roussey qui nous livre son coup de cœur et son coup de gueule.

En bon sanglier je vais d’abord commencer par râler !
Il y a environ un million de trucs qui m’énervent… souvent…
Mais il a fallu choisir alors je vais vous parler d’un projet vraiment pourri qui est en train de pousser au cœur de ma forêt haut-marnaise et de la Meuse.
Ce projet s’appelle : CIGEO.
C’est une immense poubelle souterraine pour les déchets radioactifs à durée de vie longue…
L’idée : on creuse 300 km de galeries à 500 m sous terre, on fait venir de jolis trains chargés des déchets hautement radioactifs à vie longue… Soit 99,9 % de la radioactivité résiduelle produite par l’activité des centrales nucléaires de nos merveilleuses centrales nucléaires, et puis on les range dans des cercueils en béton révolutionnaires qui sont ultra sécurisés = mon cul !
Tout ça en pleine campagne, avec des gens qui vivent bien là autour, des enfants qui vont à l’école, des agriculteurs qui ne pourront absolument plus exploiter leur terre.
Oui mais ma bonne dame il faut bien en faire quelque chose de tous ces déchets : ben oui gros con on pourrait peut être s’engager EN VRAI vers une transition énergétique !
Je vous refais pas le débat pro/contre : le nucléaire moi ça me hérisse le poil et ça m’irrite le groin c’est comme ça !

Alors voilà nous les sangliers on est colère !
On n’aime pas du tout qu’on nous défonce nos sous-bois full of glands pour y enterrer autre chose que nos cacas de sangliers bio !
Alors on râle, c’est beau et fuck cigeo !
Voici quelques articles pour ceux qui voudraient mieux comprendre, soutenir mes copains sangliers et s’énerver avec moi 😉

https://reporterre.net/A-Bure-200-000-pas-contre-les-dechets-nucleaires
https://www.facebook.com/200-000-pas-à-Bure-738098349641476/
http://energie-climat.greenpeace.fr/les-six-failles-du-projet-denfouissement-des-dechets-nucleaires-cigeo

Mon coup de cœur ce sont des petites fourmis révolutionnaires, qui se sont dit : ben tiens justement au lieu de râler, je vais sortir mes petits pouces de mon petit cul, et puis à mon échelle de fourmi je vais changer le monde : hé ouais les gars rien que ça !

C’est aussi une énorme bouffée de cool vibes et de shoots de tofu punk !
C’est une belle dose d’énergie positive et d’espoir !
C’est un million de petites choses qu’on peut faire : SANS SE RUINER ! Pour essayer de réduire notre impact sur la nature certes, mais pour essayer de se respecter un peu plus, nous aussi en tant qu’humain, citoyen etc. !

Et puis comme elles sont vraiment coolos ces fourmis elles nous invitent tous à « change le world ! »
« Allez, debout les fourmis ! Et si au lieu de se sentir impuissant, on trouvait des solutions ? Car même à notre échelle, à pas de fourmis, chaque petit geste a son importance !
Si chacun prend conscience de l’impact ses actes et agit, ne serait-ce qu’en changeant nos habitudes pour en adopter de nouvelles, on pourra se féliciter d’avoir fait évoluer le monde, tous ensemble ! »

Je vous invite à fond la caisse à aller jeter un coup d’œil à ce joli site : http://revolution-de-fourmis.fr ou à les rejoindre sur Facebook : https://www.facebook.com/revolutiondefourmis/?fref=ts

Voilà les fourmis c’est du love et de l’arc-en-ciel en pagaille !

Et nous les sangliers on aime ça les overdoses d’arcs-en-ciel !

Christine RousseyChristine Roussey est auteure et illustratrice.

Bibliographie sélective :

  • Crotte !, illustration d’un texte de Davide Cali, Nathan (2016).
  • Ma petite chambre, illustration d’un texte de Jo Witek, De la Martinière Jeunesse (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Mon chat boudin, texte et illustrations, De la Martinière Jeunesse (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Mes petites peurs, illustration d’un texte de Jo Witek, De la Martinière Jeunesse (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Mon chien qui pue, texte et illustrations, De la Martinière Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Ma boîte à petits bonheurs, illustration d’un texte de Jo Witek, De la Martinière Jeunesse (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Wilo et Mi, la légende de La Grise, illustration d’un texte de Séverine Vidal, L’élan vert (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Mon année au CP, illustration d’un texte de Susie Morgenstern, De la martinière Jeunesse (2014).
  • Le jour où j’ai mangé mon chat, texte et illustrations, Auzou (2013).
  • Dans mon petit cœur, illustration d’un texte de Jo Witek, De la martinière Jeunesse (2013).
  • Les bras de papa, rien que pour moi, illustration d’un texte de Jo Witek, De la martinière Jeunesse (2012).
  • Les cocottes à histoires, illustration de textes d’Agnès de Lestrade, Milan (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Toi dedans, moi devant : Le ventre de maman, illustration d’un texte de Jo Witek, De la martinière Jeunesse (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Mon carnet de Noël, textes et illustrations, Milan (2011).

Le site de Christine Roussey : http://www.christineroussey.com.

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Des livres avec un CD

Par 2 mai 2016 CD non musical, Livres Jeunesse, Musique pour enfants

Aujourd’hui, je vous propose une nouvelle sélection de livres-CD (avec des histoires, des chansons ou les deux !)

Pouët
Chansons de François Hadji-Lazaro, illustrées par Delphine Durand
Milan
19,90 €, 250×250 mm, 40 pages, CD : 37 min. env., imprimé en Espagne, 2016.
Nanan !
Chansons de Lydie Dupuy, illustrées par Perrine Arnaud
Z production et Pag Éditions
20 €, 247×247 mm, 32 pages, CD : 40 min. env., imprimé en France, 2015.
Ujène, juste un rêve ?
Texte et illustrations de Christelle Le Guen, raconté par Anthony Sérazin
Éditions Millefeuille, dans la collection Émile & Feuille
14 €, 210×210 mm, 36 pages, CD : 40 min. env., imprimé en Bretagne, 2016.
J’ai descendu dans mon jardin
Texte écrit et raconté par Aimée de La Salle et Serena Fisseau, illustré par Marion Piffaretti
Didier Jeunesse dans la collection Polichinelle
17,70 €, 218×218 mm, 40 pages, CD : 14 min. env., imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
Hop, dans la lune !
Texte écrit et raconté par Cécile Bergame, chansons de Timothée Jolly, illustré par Cécile Hudrisier
Didier Jeunesse dans la collection Polichinelle
17,70 €, 218×218 mm, 40 pages, CD : 16 min. env., imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Sssi j’te mords… et Les Musiciens de La Nouvelle-Brême
Textes écrits et racontés par Pierre Delye, illustrés par Cécile Hudrisier
Didier Jeunesse
22,80 €, 238×225 mm, 68 pages, CD : 25 min. env., imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
Le Carnaval Jazz des animaux
Texte de Taï-Marc Le Thanh, illustré par Rose Poupelain, raconté par Édouard Baer, musique de The Amazing Keystone Big Band d’après Camille Saint-Saëns
Gautier-Languereau
22,90 €, 250×290 mm, 16 pages, CD : 44 min. env., imprimé en France, 2015.
Dounia
de Zaf Zapha, illustré par Laura Guéry
LaCaZa musique, dans la collection Tout s’métisse
18 €, 180×210 mm, 56 pages, CD : 43 min. env., imprimé en Union Européenne, 2015.
Dalaka
de Zaf Zapha, illustré par Laura Guéry
LaCaZa musique, dans la collection Tout s’métisse
18 €, 180×210 mm, 52 pages, CD : 44 min. env., imprimé en Union Européenne, 2015.
Nola
de Zaf Zapha, illustré par Laura Guéry
LaCaZa musique, dans la collection Tout s’métisse
18 €, 180×210 mm, 56 pages, CD : 50 min. env., imprimé en Union Européenne, 2014.
Yemaya
de Zaf Zapha, illustré par Laura Guéry
LaCaZa musique, dans la collection Tout s’métisse
18 €, 180×210 mm, 56 pages, CD : 39 min. env., imprimé en Union Européenne, 2016.
Comptines et chansons du papagaio
Collectif, illustré par Aurélia Fronty
Didier Jeunesse, dans la collection Comptines du monde
23,80 €, 265×265 mm, 60 pages, CD : 44 min. env., imprimé en Italie chez un imprimeur éco-responsable, 2016.

You Might Also Like

Vive les forts caractères !

Par 7 mars 2016 Livres Jeunesse

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Aujourd’hui, c’est Jess Pauwels qui a accepté de répondre à mes questions ! J’aime son travail d’illustration, j’aime l’humour qui se dégage de ses dessins, j’avais envie d’en savoir plus sur elle et sur son parcours. A la suite de cette interview, vous aurez la possibilité de tenter de gagner L’orthophoniste, le dernier ouvrage illustré par Jess Pauwels. Ensuite, je vous propose un En vacances avec ! Cette fois-ci, on part avec un conteur qu’on aime beaucoup, Pierre Delye. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Jess Pauwels

Jess PauwelsComment êtes-vous devenue illustratrice ?
Mes parents et grands-parents étaient danseurs professionnels. Je ne dessinais pas particulièrement beaucoup mais je me souviens avoir été impressionnée par les mises en scène, les chorégraphies, la lumière… en fait par la manière dont ma famille parvenait à raconter des histoires…
Ado, j’ai dessiné le mercredi dans un atelier communal. On m’y a parlé de Saint-Luc et la perspective d’aller à l’école, de découvrir des images et d’apprendre à en produire m’a tout de suite plu… J’ai donc fini mes secondaires à Saint-Luc où mes notes sont miraculeusement remontées.
Je me suis instinctivement tournée vers l’atelier d’illustration pour mes études supérieures. Mais ce n’est vraiment qu’après mes classes que j’ai appris les réalités du métier.
J’ai fait quelques boulots et stages de graphisme avant d’intégrer une librairie de seconde main où j’ai pu me plonger dans les livres, tout en gardant un crayon en main. J’ai pris mon temps pour trouver mon objectif. Ce n’est vraiment que lorsque j’ai noué de vraies amitiés avec des professionnels que j’ai trouvé des oreilles et des yeux qui allaient me guider un peu. Jess PauwelsJ’ai fini par illustrer un premier roman chez Actes Sud Junior tout en proposant mon premier album avec Anne-Gaëlle Balpe aux éditeurs. Gris est sorti un peu plus tard chez Alice Jeunesse.

Quelles techniques d’illustration utilisez-vous ?
Pour les recherches, je remplis toujours des carnets… J’ai d’ailleurs un gros problème d’addiction aux crayons de couleur… J’adore cette étape.
Une fois les recherches terminées et les projets d’édition lancés, je dessine au crayon et retravaille l’ensemble à la tablette graphique tout en essayant de préserver les hasards des premiers jets. Il m’arrive cependant parfois de travailler directement à la tablette. C’est le cas lorsque je bosse sur un gros ouvrage de type documentaire comme L’Histoire Des Transports où les modifications sont tellement nombreuses et massives que le faire en techniques traditionnelles me prendrait un an.

Tout comme Maurèen Poignonec que nous avons interviewé il y a quelques semaines, vous illustrez plutôt des romans, c’est un choix ?
Non, c’est un peu le hasard des rencontres et des projets… mais peut-être que mon style induit cela à Jess Pauwelsmon insu… je ne sais pas vraiment. Travailler avec une « équipe roman » sur une série est assez passionnant. On bénéficie d’une grande liberté contrairement à ce que l’on pourrait penser et en même temps d’un cadre qui a tendance à me rassurer. J’ai tout de même eu la chance de faire de super rencontres sur 5 albums. Pour moi « l’exercice » n’est pas si différent.

Quel serait le projet qui vous fait le plus rêver ?
Je cherche depuis longtemps à écrire un texte que j’illustrerai. Malheureusement le temps et l’introspection nécessaires me manquent… mais j’y travaille !-)
J’aimerais beaucoup également illustrer un texte drôle. J’apprécie énormément les histoires intenses et pleines de sens mais je trouve que la littérature jeunesse actuelle en regorge. Une véritable et franche rigolade me semble être un défi bien plus grisant à relever pour le moment…

Le singe et le crocodileQuelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
Je lisais énormément de BD, plusieurs fois les mêmes… Tintin, Gaston, Spirou, Sibylline, Le Génie des Alpages… J’adorais le magazine de Spirou et… j’avoue que j’aimais emporter durant mes vacances une pile de Bob et Bobette 😉

Et quel.le.s sont les illustrateurs.trices qui vous inspirent aujourd’hui ou dont le travail vous séduit, tout simplement.
Après l’école, lors d’ateliers divers, j’ai rencontré un ou deux illustrateurs pour qui proposer son travail à des revues ou des maisons d’édition moins prestigieuses revenait un peu à « vendre son âme ». Ils avaient une vision très « artistico-romantique » du métier, ce qui avait tendance à insuffler des complexes aux jeunes pousses. J’ai rapidement trouvé ces réflexions très prétentieuses, et ce n’est que lorsque je me suis affranchie de ces considérations un peu idiotes que j’ai pu m’atteler à mon métier d’illustratrice… Jess PauwelsC’est pourquoi j’ai tendance à dire aujourd’hui que les illustateurs.trices dont le travail me séduit sont en fait ceux qui parviennent à mixer deux aspects : l’esthétique et surtout la sincérité.
Torr Freeman, Anais Massini, Benjamin Chaud, Magali le Huche, Bérangère Delaporte, Jean-Luc Englebert… Autant d’illustrateurs qui m’ont donné l’impression de foncer sans se poser trop de mauvaises questions. Tout ce qui semble compter pour eux, c’est de dessiner et de raconter des histoires sans prétention.
Ce sont les livres lus, relus et usés jusqu’à la reliure qui sont souvent les plus sincères, les plus beaux.
Évidemment, il y a aussi le travail purement graphique de certains illustrateurs comme Isabelle Arsenault, Carson Ellis et Simone Rea qui me fait rêver.
Je lis encore beaucoup de BD. En ce moment je découvre le boulot de Marion Montaigne. Mais depuis des années je ne jure que par les Paul de Michel Rabagliati. Je les vois comme des anti-dépresseurs naturels. À chaque fois que je les ouvre je découvre de nouvelles choses. Cette série est un monument et représente pour moi l’idéal en ce qui concerne l’art de raconter une histoire. Des livres pareils devraient être remboursés par la mutuelle !-)

Vous parlez beaucoup de BD, pas envie d’en faire vous aussi ?Jess Pauwels
En fait il est probable que mon projet perso en gestation prenne cette forme, le propos plus « adulte » s’y prêtera mieux.
Mais bon, à trop dormir dans un tiroir il va prendre racine…
Travailler sur une BD me fait assez rêver, mais je crains ne pas avoir la constance graphique nécessaire…
C’est vraiment un défi à part, mais que j’adorerais relever.

Quels sont vos projets ?
La suite des aventures de H.E.N.R.I. avec Yves Grevet que j’illustre depuis deux ans chez Nathan.
Je viens aussi de terminer le premier volet d’une série imaginée par un passionné de paléontologie à paraître chez Flammarion. C’était assez palpitant d’entamer ce genre de projet.
Depuis fin 2015, je travaille également sur un album qui sortira aux États-Unis fin 2016.
Jess PauwelsEnfin, en mai, Milan publiera L’Encyclopédie de l’Aventure Spatiale qui fut pour moi un travail titanesque mais aussi un fameux défi technique qui m’a beaucoup amusée.

Une dernière question, si quelqu’un qui ne vous connaît pas lit cette interview et veut vous découvrir avec un seul de vos ouvrages, lequel lui conseilleriez-vous ?
C’est vraiment une question piège !-) Nos livres sont un peu nos bébés… À chaque nouveau projet j’apprends un peu plus sur moi et mes limites. Mais je dirais que celui qui me ressemble le plus est peut-être Jacques et le Haricot Magique avec Magdalena. J’ai pu y injecter la dose d’humour et de tendresse que je souhaitais.

Bibliographie sélective :

  • L’Orthophoniste, illustration d’un texte de Mim, Magnard (2016).
  • Miss Gratte-ciel et Riquiqui Man, illustration d’un texte de Sandrine Beau, Belin (2015).
  • Poussin Surprise, illustration d’un texte de Ghislaine Biondi, Milan (2015).
  • Jacques et le Haricot Magique, illustration d’un texte de Magdalena, Flammarion-Père Castor (2015).
  • Le Singe et le Crocodile, illustration d’un texte d’Anne Fronsacq, Flammarion-Père Castor (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Je Suis Un Dragon, illustration d’un texte de Christine Beigel, L’Élan vert (2014).
  • L’Histoire des Transports, illustration d’un texte de Stéphanie Ledu et Stéphane Frattini, Milan-Encyclos Ptits Docs (2014).
  • Sale temps pour la tribu, illustration d’un texte de Séverine Vidal, Anne-Gaëlle Balpe et Sandrine Beau, Alice Jeunesse (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • La tribu trouve ça louche, illustration d’un texte de Séverine Vidal, Anne-Gaëlle Balpe et Sandrine Beau, Alice Jeunesse (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • H.E.N.R.I. (4 tomes), illustration d’un texte d’Yves Grevet, Nathan (2014-2015), que nous avons chroniqué ici.
  • La Soupe Aux Cailloux, illustration d’un texte de Magdalena, Flammarion-Père Castor (2014).
  • L’Ami de Naoki, illustration d’un texte de Christian Lamblin, Bayard (2013).
  • Gris, illustration d’un texte d’Anne-Gaëlle Balpe, Alice Jeunesse (2013).
  • Calicia, 7 ans, Magicienne!, illustration d’un texte de Gilles Abier, Actes Sud Junior (2012).
  • Un Jour Qui N’Existe Pas, illustration d’un texte d’Emilie Frèche, Actes Sud Junior (2012).
  • La Forêt Des Idées, illustration d’un texte d’Anne-Gaëlle Balpe, Bilboquet (2012).

À paraître :

  • Ma Petite Sœur D’occasion, illustration d’un texte d’Eric Sanvoisin, Nathan (2016).
  • L’Histoire de la Conquête Spatiale, illustration d’un texte de Stéphanie Ledu et Stéphane Frattini, Milan-Encyclos Ptits Docs (2016).
  • L’Ecole des Dinos, illustration d’un texte de Pierre Gemme, Flammarion-Père Castor (2016).
  • H.E.N.R.I. (2 tomes), illustration d’un texte d’Yves Grevet, Nathan (2016).

Son site : http://jesspauwels.be.

1540-1Concours :
Grâce aux éditions Magnard, l’un.e de vous va pouvoir gagner L’orthophoniste, le dernier ouvrage illustré par Jess Pauwels. Pour participer, laissez un commentaire sous cet article. Le gagnant ou la gagnante sera tirée au sort parmi les commentaires. Vous avez jusqu’à mardi 20h. Bonne chance à tous et à toutes !


En vacances avec… Pierre Delye

Régulièrement, je pars en vacances avec un.e artiste (je sais vous m’enviez). Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à la.le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet.te artiste va donc profiter de ce voyage pour me faire découvrir des choses. On emporte ce qu’il.elle veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… 5 de chaque ! 5 albums jeunesse, 5 romans, 5 DVD, 5 CD, sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il.elle veut me présenter et c’est lui.elle qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci, c’est avec Pierre Delye que je pars ! Allez en route !

5 albums jeunesse

  • Pour qui ce petit biberon, Bénédicte Guettier. Je le connais encore par cœur tellement je l’ai lu à mes enfants tout petits.
  • La petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête, Werner Le chien bleuHolzwarth, Wolf Erlbruch. Incontournable et joyeusement scato, un livre que les biens pensants (nom de ceux qui veulent que les autres pensent comme eux) interdiraient aujourd’hui.
  • Loulou, de Grégoire Solotareff, lu à voix haute aussi un certain nombre de fois.
  • Chien bleu, de Nadja. Une perfection.
  • Le beau ver dodu, Nancy Van Laan

Il y en a des tas d’autres mais cinq, c’est cinq !

5 romans

  • La gloire de mon père de Pagnol. M’a t’il fait rêver celui-là !
  • Bilbo le Hobbit, Tolkien. Autant que « le seigneur… »La croisée des mondes
  • La croisée des mondes, de Pullman : un roman jeunesse ? nan : un roman en fait trois, et un Grand !
  • Charlie de Stephen King. Chais pas pourquoi, veux pas le savoir, mais je l’aime celui-là.
  • Masquerade de Terry Pratchett mais aussi tous les autres de cet homme ; surtout ceux avec Mémé Ciredutemps ou Tiphaine Patraque.

Il y en a tellement d’autres aussi mais cinq…

5 BD

  • Le magasin généralTout Asterix avec Goscinny. Aucun sans.
  • Tout Calvin et Hobbes
  • Le magasin général, Loisel etc… Chuis peu objectif avec le Québec et avec un homme qui a fait un tel Peter Pan
  • Les dessins de msieur Deom dans La Hulotte : pour pouvoir parler de ce magazine.
  • Mon papa de Reiser

5 DVD

  • La grande séductionLa grande séduction de Jean-François Pouliot. Bienvenue à Sainte Marie la Mauderne…
  • L’empreinte de Carole Poliquin et Yvon Dubuc : un début et surtout, une belle réflexion sur le métissage et la création de « l’âme », de l’identité québécoise. À quand un film comme celui-là pour nous ?
  • Sacré Graal, les Monty Python : tout les Monty Python en fait ! mais celui-là fut le premier !
  • Les tontons flingueurs, Georges Lautner. Quoi, tu connais pas Raoul ?
  • Le Kid de Chaplin (tout de lui aussi) parce qu’un cri d’enfant qui vous brise le cœur dans un film muet, c’est tellement énorme…
  • Ce n’est pas un DVD mais une œuvre : celle d’Yves Robert, celui qui a su le mieux faire jouer les enfants, su rendre Pagnol (avec Philippe Caubère !) et puis le Grand Blond ! Et La guerre des boutons ! et…

5 CD

  • C'est déjà ça souchonBack in black, ACDC, et aussi Highway to hell, un souvenir d’ado toujours vivace et au moment du ménage, ça déménage !
  • C’est déjà ça de Souchon. Une chanson bouleversante.
  • Gorée de Marcus Miller : m’a accompagné pendant l’écriture du dernier roman.
  • Chanson plus bifluorée, leur premier CD. Vus en concert et revus, écouté et ré-écouté !
  • Kid’s and roll par les Biskotos : pure promo pour les copains !

5 artistes

  • Jacques BonnafféJacques Bonnaffé :  comédien, diseur, lecteur. Un bonheur à fréquenter sur scène.
  • Jean-Pierre Marielle
  • Leonardo di Caprio
  • Howard « Buffo » Butten
  • Michel Hindenoch

et au rayon des trépassés :

  • François_CavannaGoscinny : une référence absolue
  • Cavanna : l’homme et l’écrivain
  • Terry Pratchett
  • Yves Robert
  • Michel Serrault

5 lieux

  • Beg Meil : mon lieu d’enfance.
  • Le Cap de Bon Désir : voir passer des baleines à 20 m de soi, c’est un rêve.
  • La Chapelle Des Bois : un des plus beaux endroits du Jura
  • Les îles de la Madeleine : ah les Madelinots…
  • Le cirque de Mafate : quand je retourne enfin à la Réunion, tu viens ?

Pierre Delye Pierre Delye est auteur et conteur. Il faut absolument aller le voir en spectacle.

Bibliographie sélective :

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