La mare aux mots
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Rue de Sèvres

Des filles pas comme les autres

Par 28 mars 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on rencontre de drôles de filles intrépides et courageuses, avec Verte une BD inspirée du cultissime roman de Marie Desplechin et Maresi de Maria Turtschaninoff…

Verte
Scénario de Marie Desplechin, dessins de Magali Le Huche
Rue de Sèvres
14 €, 212×282 mm, 72 pages, imprimé en France, 2017.
Maresi. Chroniques de l’abbaye écarlate
de Maria Turtschaninoff (traduit par Johanna Kuningas)
Rageot
14,90 €, 145×210 mm, 272 pages, imprimé en France, 2017.

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Mots d’ados

Par 14 juin 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on plonge dans les dédales de l’adolescence avec l’excellente adaptation du Journal d’Aurore de Marie Desplechin par Agnès Maupré et Les Grandes Jambes de Sophie Adriansen.

Le journal d’Aurore : jamais contente… toujours fâchée !
Texte de Marie Desplechin, illustré par Agnès Maupré
Rue de Sèvres
15 €, 210×275 mm, 140 pages, imprimé en France, 2016.
Les grandes jambes
de Sophie Adriansen
Slalom
10,90 €, 141×201 mm, 124 pages, imprimé en France, 2016.

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Des histoires de familles

Par 16 février 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on se plonge dans des histoires de familles grâce à trois ouvrages très différents… Un roman qui raconte les déboires amoureux et familiaux d’un jeune Franco-Chinois, l’adaptation du troisième tome des 4 sœurs de Malika Ferdjoukh par la talentueuse Cati Baur et une très belle biographie de Van Gogh…

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De la suite dans les BD

Par 11 juin 2015 Livres Jeunesse

La flamme et l'orageAu cœur d’une ville ravagée par la guerre, brûle une étrange flamme à laquelle tous les habitants doivent allégeance : les gardiens de la flamme pétrifient quiconque lui manque de respect ou ne respecte pas les règles de la cité. Ici vivent Léor, un jeune homme qui se découvre des pouvoirs et qui rend régulièrement visite à ses parents pétrifiés, Carmine, une bohémienne qui recueille et protège les enfants des rues et Estevan, le prince de la ville qui ne partage pas la dévotion de son père pour la flamme. Tous trois ne se connaissent pas encore, mais ils nourrissent le même besoin de liberté, un besoin qui va les obliger à combattre ensemble contre le pouvoir en place.
Sachez-le : j’adore Karim Friha ! Si vous n’avez pas lu la trilogie Le Réveil du Zelphire, je vous la conseille vivement… tout comme ce premier tome de La flamme et l’orage ! Il faut dire que l’auteur a un sens du récit et une imagination plutôt incroyables. Le tout est porté par des illustrations magnifiques : les scènes qui montrent la ville en plan large, notamment, témoignent d’une maîtrise et d’un talent indéniables pour la bande dessinée. Vite, la suite !
Le même vu par Un petit bout de ma bib(liothèque).

Astrid BromureDans sa grande maison perchée tout en haut d’un haut immeuble, alors que ses parents sont partis pour deux semaines, Astrid se découvre une dent qui bouge. « La petite souris ne va pas tarder » s’exclame un des employés de la maison. Elle qui s’ennuyait ferme trouve alors de qui s’occuper : prouver au majordome et à la gouvernante que la petite souris n’existe pas ! Et Astrid ne manque pas d’imagination pour concevoir des plans machiavéliques… jusqu’à ce qu’elle tombe nez à nez avec la petite souris elle-même !
Cette bande dessinée est vraiment savoureuse ! Astrid, petite fille modèle en apparence, est hilarante : son sens de la répartie est jubilatoire. L’histoire, sur fond de lobby publicitaire et de séquestration de souris, est complètement rocambolesque, les jeunes lecteurs devraient adorer !
Des extraits sur le site de l’auteur et sur le site de l’éditeur.
Le même vu par Sous le feuillage et Un petit bout de ma bib(liothèque).

Bjorn le morphirRevenus des enfers avec le fils du roi, Bjorn le morphir et ses compagnons sont grassement récompensés par celui-ci, même si le nouveau prince ne fait pas l’unanimité dans l’entourage royal. Parti au mariage de son ami Svartog, Bjorn doit finalement retourner auprès du roi après que celui-ci a été blessé d’une dizaine de coups de couteau et que plusieurs clans lui ont déclaré la guerre. Si le roi meurt, qui pourra prendre la tête des armées ?
Encore une belle aventure pour Bjorn le morphir et pour le lecteur : de l’action, des rebondissements, du suspense, le tout illustré avec brio par Thomas Gilbert ! Je ne me lasse pas de l’univers de cette série très visuelle, avec ses dragons, ses maisons nordiques, ses combats à l’épée, ses créatures irréelles. Qui se dévoue pour nous en faire des films à la Harry Potter ?
Des extraits sur le site de l’éditeur.

Arsène LupinLe jeune Arsène Lupin est de retour ! Cette fois, il a 17 ans et il parfait son éducation à l’école de la Croix des Whals. Mais bientôt, des tensions naissent entre Arsène et son ami Bérenger : une compétition sportive et l’arrivée de la jolie Athéna les montent peu à peu l’un contre l’autre. Sans compter que Bérenger se retrouve sous la coupe du professeur Saint-Mérande, que plusieurs indices semblent liés au clan des Lombards…
Quelle frénésie dans le récit ! J’ai l’impression que ce deuxième tome est encore plus fourmillant que le premier ! Plusieurs intrigues forment cette bande dessinée : la rivalité entre Arsène et Bérenger ; l’histoire de Jacob et Toulouse, échappés du bagne où était emprisonné Arsène dans le premier tome ; le combat du père adoptif d’Arsène, membre des francs-juges, contre les Lombards. Pour le moment, ces trois intrigues mettent en scène des personnages différents, dans des lieux différents, mais on sent qu’elles sont toutes appelées à se rejoindre et à prendre sens dans le tome 3. Et l’on attend ça avec impatience !
Des extraits sur le site de l’éditeur.

Quelques pas de plus…
Retrouvez les autres BD que nous avons chroniquées sur notre album Pinterest.

Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Karim Friha (Paris, légendes et mystères et Créatures, légendes et mystères), de Thomas Lavachery (Bjorn le morphir, tomes 1 à 3), de Thomas Gilbert (Bjorn le morphir, tomes 1 à 3), de Benoît Abtey (Arsène Lupin, les origines, tome 1), de Pierre Deschodt (Arsène Lupin, les origines, tome 1), de Christophe Gaultier (Arsène Lupin, les origines, tome 1) et de Marie Galopin (Arsène Lupin, les origines, tome 1).

La flamme et l’orage – T.1, La ville pétrifiée
de Karim Friha
Gallimard
14,50 €, 230×310 mm, 56 pages, imprimé en France, 2015.
Astrid Bromure – T.1, Comment dézinguer la Petite Souris
de Fabrice Parme
Rue de Sèvres
10,50 €, 216×282 mm, 30 pages, imprimé en France, 2015.
Bjorn le morphir – T.4, Les armées du Roi
Scénario de Thomas Lavachery, illustré par Thomas Gilbert
Rue de Sèvres
14 €, 217×282 mm, 74 pages, imprimé en France, 2015.
Arsène Lupin, les origines – T.2, Le dernier des Romains
Scénario de Benoît Abtey et Pierre Deschodt, illustré par Christophe Gaultier et Marie Galopin
Rue de Sèvres
13,50 €, 240×319 mm, 56 pages, imprimé en Belgique, 2015.

À part ça ?
Depuis le 3 juin, les éditions Dargaud, Les Deux Royaumes, Dupuis et Le Lombard proposent en librairie une sélection de bandes dessinées à 3 € ! Boule et Bill, Cédric, Kid Paddle, Spirou et autres Marsupilami figurent parmi les 30 titres de cet évènement « L’été BD ».

Marie

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Des pavés dans la mare !

Par 26 mai 2015 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous présente trois bandes dessinées, mais des bandes dessinées « pavés », riches de 200, 300, voire 500 pages !

Le SculpteurDans un diner de New York, David Smith, non pas le célèbre sculpteur américain, mais un autre sculpteur, jeune et anonyme, se lamente sur ses échecs, sa solitude et son nom si commun. Son oncle Harry, passant par hasard dans le coin, tente de lui remonter le moral en lui montrant une bd que David avait dessinée petit et dans laquelle il imaginait un personnage s’appelant « Supersculpteur », un super héros pouvant tout sculpter rien qu’avec ses mains. Et cela semble fonctionner, jusqu’à ce que David se rappelle que son oncle est mort, depuis de nombreuses années… La mort, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, lui propose alors un pacte : devenir ce « Supersculpteur » pendant 200 jours, en échange de son âme.
Réécriture moderne du mythe de Faust, Le Sculpteur est de ces grandes œuvres qui marquent l’histoire et l’évolution de la bande dessinée. En plus d’écrire une histoire fantastique parfaitement construite (rappelons que la définition du fantastique, en littérature, est l’intrusion du surnaturel dans un cadre réaliste – et c’est exactement ce qu’on a là), aboutie, fouillée, mettant en scène des personnages sensibles et incroyablement vrais, Scott McCloud nous montre également à quel point il maîtrise l’art de la bande dessinée. Avec les cases, d’abord, qu’il manipule avec brio : sur une page, 3 cases de tailles différentes, qui se superposent, car elles représentent le même moment et, ensemble, recréent une ambiance ; sur la page suivante, 30 petites cases, dont certaines sont coupées car ce qu’elles montrent est moins important que leur accumulation, qui s’enchaînent comme s’enchaînent les évènements de la soirée en question ; plus loin, pas de case du tout, si ce n’est les limites de la double page sur laquelle se tient un plan large. Avec l’illustration, ensuite : uniquement en noir, blanc et bleu, les dessins, magnifiques, alternent gros plan sur un regard plein d’angoisse, plan large de New York, zooms, représentations du mouvement, de la vitesse et de la lumière… Avec la narration, enfin : voilà 500 pages qui se dévorent, ménageant le suspense, enchaînant les rebondissements, les introspections, les scènes d’actions. Il y aurait mille choses à dire sur cette œuvre, mais la meilleure chose à dire reste ceci : lisez-la !
Des extraits sur le site de l’éditeur.

Irmina1934, Irmina, jeune Allemande qui a l’ambition d’étudier, de travailler et de vivre avec les mêmes droits et la même liberté que les hommes, arrive à Londres pour suivre une formation de secrétaire bilingue. À une soirée mondaine où on lui conseille de trouver un mari parmi les beaux partis présents, Irmina fait la rencontre d’Howard, un jeune homme noir boursier d’Oxford. Très vite, ils tombent amoureux. Face au racisme de l’époque, Irmina défend avec véhémence son compagnon, tandis que celui-ci le subit, résigné. Pourtant, quand Irmina est obligée de rentrer en Allemagne en 1935 et que tous deux se perdent de vue, elle finit par oublier ses idéaux de jeunesse et par se marier avec un architecte employé par le régime nazi, régime sur lequel elle préfère fermer les yeux pour éviter d’en voir les horreurs.
Inspirée d’une histoire vraie, la bande dessinée Irmina donne à voir le destin d’une Allemande, de son adolescence jusqu’à sa retraite. Très vite, on s’attache à cette jeune fille en soif de liberté et d’égalité, puis on reste perplexe et méfiant face à son engagement envers le régime nazi – le fait-elle par conviction, pour éviter la misère, pour protéger sa famille ou juste parce c’est comme ça, sans se poser de questions ? – et enfin, on retombe en amour avec cette vieille femme qui espère retrouver son amour de jeunesse. Les illustrations très sombres semblent mimer la noirceur du quotidien de l’époque, le racisme, le machisme, et surtout le nazisme, si terrifiant, si dévastateur. C’est sensible et subtil.
Irmina a reçu le prix Artémisia 2015
Le même vu par La Soupe de l’Espace et Livresse des Mots.

La République du CatchMario est un tout petit bonhomme qui tient une boutique de pianos. Il n’a qu’un ami, un manchot (l’animal) mélomane : quand il s’installe et se met à jouer, son piano avance, littéralement, devenant un moyen de transport assez incroyable !
Mario fait partie d’une famille de mafieux, menée d’une main de fer par son neveu Enzo, un bébé qui marche, qui parle, qui joue au billard et qui gère tout un clan de catcheurs et de catcheuses. Même s’il ne partage pas les valeurs de son neveu, pour Mario, la famille, c’est sacré. Mais quand Enzo lui demande de jouer les postiers et qu’il se retrouve pourchassé par une tête montée sur une arme à roulettes dans une usine labyrinthique peuplée de monstres étranges, Mario découvre que, pour son neveu, il n’est pas aussi précieux qu’il le pensait…
Je n’ai certes pas lu tout Nicolas de Crécy, mais de ce que je connais, celui-ci est indubitablement son meilleur ! Tout en nuances de gris (et non de Grey), cette bande dessinée est complètement barrée, et c’est pour ça que c’est génial ! On passe de scènes drôles à des scènes d’action, de scènes de contemplation à des scènes de suspense. Ça foisonne d’idées complètement loufoques à la limite de l’absurde, et pourtant, tout se tient : c’est d’une maîtrise graphique et narrative assez bluffante. Bref, c’est génial. Comment ça, je l’ai déjà dit ?

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué un ouvrage de Nicolas de Crécy (Le roi de la piste).

Le Sculpteur
De Scott McCloud (traduit par Fanny Soubiran)
Rue de Sèvres
25€, 185×255 mm, 485 pages, imprimé en France, 2015.
Irmina
De Barbara Yelin
Actes Sud dans la collection L’AN 2
26€, 192×240 mm, 290 pages, imprimé en France, 2014.
La République du catch
De Nicolas de Crécy
Casterman
20€, 170×225 mm, 220 pages, imprimé en Espagne, 2015.

À part ça ?

Le 29, 30 et 31 mai, c’est le festival BD de Puteaux. Si vous aimez la bande dessinée, c’est l’occasion de découvrir les dernières sorties, de faire dédicacer vos coups de cœur et de participer à des ateliers.

Marie

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