La mare aux mots
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Rue de Sèvres

Mots d’ados

Par 14 juin 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on plonge dans les dédales de l’adolescence avec l’excellente adaptation du Journal d’Aurore de Marie Desplechin par Agnès Maupré et Les Grandes Jambes de Sophie Adriansen.

Le journal d’Aurore : jamais contente… toujours fâchée !
Texte de Marie Desplechin, illustré par Agnès Maupré
Rue de Sèvres
15 €, 210×275 mm, 140 pages, imprimé en France, 2016.
Les grandes jambes
de Sophie Adriansen
Slalom
10,90 €, 141×201 mm, 124 pages, imprimé en France, 2016.

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Des histoires de familles

Par 16 février 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on se plonge dans des histoires de familles grâce à trois ouvrages très différents… Un roman qui raconte les déboires amoureux et familiaux d’un jeune Franco-Chinois, l’adaptation du troisième tome des 4 sœurs de Malika Ferdjoukh par la talentueuse Cati Baur et une très belle biographie de Van Gogh…

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De la suite dans les BD

Par 11 juin 2015 Livres Jeunesse

La flamme et l'orageAu cœur d’une ville ravagée par la guerre, brûle une étrange flamme à laquelle tous les habitants doivent allégeance : les gardiens de la flamme pétrifient quiconque lui manque de respect ou ne respecte pas les règles de la cité. Ici vivent Léor, un jeune homme qui se découvre des pouvoirs et qui rend régulièrement visite à ses parents pétrifiés, Carmine, une bohémienne qui recueille et protège les enfants des rues et Estevan, le prince de la ville qui ne partage pas la dévotion de son père pour la flamme. Tous trois ne se connaissent pas encore, mais ils nourrissent le même besoin de liberté, un besoin qui va les obliger à combattre ensemble contre le pouvoir en place.
Sachez-le : j’adore Karim Friha ! Si vous n’avez pas lu la trilogie Le Réveil du Zelphire, je vous la conseille vivement… tout comme ce premier tome de La flamme et l’orage ! Il faut dire que l’auteur a un sens du récit et une imagination plutôt incroyables. Le tout est porté par des illustrations magnifiques : les scènes qui montrent la ville en plan large, notamment, témoignent d’une maîtrise et d’un talent indéniables pour la bande dessinée. Vite, la suite !
Le même vu par Un petit bout de ma bib(liothèque).

Astrid BromureDans sa grande maison perchée tout en haut d’un haut immeuble, alors que ses parents sont partis pour deux semaines, Astrid se découvre une dent qui bouge. « La petite souris ne va pas tarder » s’exclame un des employés de la maison. Elle qui s’ennuyait ferme trouve alors de qui s’occuper : prouver au majordome et à la gouvernante que la petite souris n’existe pas ! Et Astrid ne manque pas d’imagination pour concevoir des plans machiavéliques… jusqu’à ce qu’elle tombe nez à nez avec la petite souris elle-même !
Cette bande dessinée est vraiment savoureuse ! Astrid, petite fille modèle en apparence, est hilarante : son sens de la répartie est jubilatoire. L’histoire, sur fond de lobby publicitaire et de séquestration de souris, est complètement rocambolesque, les jeunes lecteurs devraient adorer !
Des extraits sur le site de l’auteur et sur le site de l’éditeur.
Le même vu par Sous le feuillage et Un petit bout de ma bib(liothèque).

Bjorn le morphirRevenus des enfers avec le fils du roi, Bjorn le morphir et ses compagnons sont grassement récompensés par celui-ci, même si le nouveau prince ne fait pas l’unanimité dans l’entourage royal. Parti au mariage de son ami Svartog, Bjorn doit finalement retourner auprès du roi après que celui-ci a été blessé d’une dizaine de coups de couteau et que plusieurs clans lui ont déclaré la guerre. Si le roi meurt, qui pourra prendre la tête des armées ?
Encore une belle aventure pour Bjorn le morphir et pour le lecteur : de l’action, des rebondissements, du suspense, le tout illustré avec brio par Thomas Gilbert ! Je ne me lasse pas de l’univers de cette série très visuelle, avec ses dragons, ses maisons nordiques, ses combats à l’épée, ses créatures irréelles. Qui se dévoue pour nous en faire des films à la Harry Potter ?
Des extraits sur le site de l’éditeur.

Arsène LupinLe jeune Arsène Lupin est de retour ! Cette fois, il a 17 ans et il parfait son éducation à l’école de la Croix des Whals. Mais bientôt, des tensions naissent entre Arsène et son ami Bérenger : une compétition sportive et l’arrivée de la jolie Athéna les montent peu à peu l’un contre l’autre. Sans compter que Bérenger se retrouve sous la coupe du professeur Saint-Mérande, que plusieurs indices semblent liés au clan des Lombards…
Quelle frénésie dans le récit ! J’ai l’impression que ce deuxième tome est encore plus fourmillant que le premier ! Plusieurs intrigues forment cette bande dessinée : la rivalité entre Arsène et Bérenger ; l’histoire de Jacob et Toulouse, échappés du bagne où était emprisonné Arsène dans le premier tome ; le combat du père adoptif d’Arsène, membre des francs-juges, contre les Lombards. Pour le moment, ces trois intrigues mettent en scène des personnages différents, dans des lieux différents, mais on sent qu’elles sont toutes appelées à se rejoindre et à prendre sens dans le tome 3. Et l’on attend ça avec impatience !
Des extraits sur le site de l’éditeur.

Quelques pas de plus…
Retrouvez les autres BD que nous avons chroniquées sur notre album Pinterest.

Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Karim Friha (Paris, légendes et mystères et Créatures, légendes et mystères), de Thomas Lavachery (Bjorn le morphir, tomes 1 à 3), de Thomas Gilbert (Bjorn le morphir, tomes 1 à 3), de Benoît Abtey (Arsène Lupin, les origines, tome 1), de Pierre Deschodt (Arsène Lupin, les origines, tome 1), de Christophe Gaultier (Arsène Lupin, les origines, tome 1) et de Marie Galopin (Arsène Lupin, les origines, tome 1).

La flamme et l’orage – T.1, La ville pétrifiée
de Karim Friha
Gallimard
14,50 €, 230×310 mm, 56 pages, imprimé en France, 2015.
Astrid Bromure – T.1, Comment dézinguer la Petite Souris
de Fabrice Parme
Rue de Sèvres
10,50 €, 216×282 mm, 30 pages, imprimé en France, 2015.
Bjorn le morphir – T.4, Les armées du Roi
Scénario de Thomas Lavachery, illustré par Thomas Gilbert
Rue de Sèvres
14 €, 217×282 mm, 74 pages, imprimé en France, 2015.
Arsène Lupin, les origines – T.2, Le dernier des Romains
Scénario de Benoît Abtey et Pierre Deschodt, illustré par Christophe Gaultier et Marie Galopin
Rue de Sèvres
13,50 €, 240×319 mm, 56 pages, imprimé en Belgique, 2015.

À part ça ?
Depuis le 3 juin, les éditions Dargaud, Les Deux Royaumes, Dupuis et Le Lombard proposent en librairie une sélection de bandes dessinées à 3 € ! Boule et Bill, Cédric, Kid Paddle, Spirou et autres Marsupilami figurent parmi les 30 titres de cet évènement « L’été BD ».

Marie

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Des pavés dans la mare !

Par 26 mai 2015 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous présente trois bandes dessinées, mais des bandes dessinées « pavés », riches de 200, 300, voire 500 pages !

Le SculpteurDans un diner de New York, David Smith, non pas le célèbre sculpteur américain, mais un autre sculpteur, jeune et anonyme, se lamente sur ses échecs, sa solitude et son nom si commun. Son oncle Harry, passant par hasard dans le coin, tente de lui remonter le moral en lui montrant une bd que David avait dessinée petit et dans laquelle il imaginait un personnage s’appelant « Supersculpteur », un super héros pouvant tout sculpter rien qu’avec ses mains. Et cela semble fonctionner, jusqu’à ce que David se rappelle que son oncle est mort, depuis de nombreuses années… La mort, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, lui propose alors un pacte : devenir ce « Supersculpteur » pendant 200 jours, en échange de son âme.
Réécriture moderne du mythe de Faust, Le Sculpteur est de ces grandes œuvres qui marquent l’histoire et l’évolution de la bande dessinée. En plus d’écrire une histoire fantastique parfaitement construite (rappelons que la définition du fantastique, en littérature, est l’intrusion du surnaturel dans un cadre réaliste – et c’est exactement ce qu’on a là), aboutie, fouillée, mettant en scène des personnages sensibles et incroyablement vrais, Scott McCloud nous montre également à quel point il maîtrise l’art de la bande dessinée. Avec les cases, d’abord, qu’il manipule avec brio : sur une page, 3 cases de tailles différentes, qui se superposent, car elles représentent le même moment et, ensemble, recréent une ambiance ; sur la page suivante, 30 petites cases, dont certaines sont coupées car ce qu’elles montrent est moins important que leur accumulation, qui s’enchaînent comme s’enchaînent les évènements de la soirée en question ; plus loin, pas de case du tout, si ce n’est les limites de la double page sur laquelle se tient un plan large. Avec l’illustration, ensuite : uniquement en noir, blanc et bleu, les dessins, magnifiques, alternent gros plan sur un regard plein d’angoisse, plan large de New York, zooms, représentations du mouvement, de la vitesse et de la lumière… Avec la narration, enfin : voilà 500 pages qui se dévorent, ménageant le suspense, enchaînant les rebondissements, les introspections, les scènes d’actions. Il y aurait mille choses à dire sur cette œuvre, mais la meilleure chose à dire reste ceci : lisez-la !
Des extraits sur le site de l’éditeur.

Irmina1934, Irmina, jeune Allemande qui a l’ambition d’étudier, de travailler et de vivre avec les mêmes droits et la même liberté que les hommes, arrive à Londres pour suivre une formation de secrétaire bilingue. À une soirée mondaine où on lui conseille de trouver un mari parmi les beaux partis présents, Irmina fait la rencontre d’Howard, un jeune homme noir boursier d’Oxford. Très vite, ils tombent amoureux. Face au racisme de l’époque, Irmina défend avec véhémence son compagnon, tandis que celui-ci le subit, résigné. Pourtant, quand Irmina est obligée de rentrer en Allemagne en 1935 et que tous deux se perdent de vue, elle finit par oublier ses idéaux de jeunesse et par se marier avec un architecte employé par le régime nazi, régime sur lequel elle préfère fermer les yeux pour éviter d’en voir les horreurs.
Inspirée d’une histoire vraie, la bande dessinée Irmina donne à voir le destin d’une Allemande, de son adolescence jusqu’à sa retraite. Très vite, on s’attache à cette jeune fille en soif de liberté et d’égalité, puis on reste perplexe et méfiant face à son engagement envers le régime nazi – le fait-elle par conviction, pour éviter la misère, pour protéger sa famille ou juste parce c’est comme ça, sans se poser de questions ? – et enfin, on retombe en amour avec cette vieille femme qui espère retrouver son amour de jeunesse. Les illustrations très sombres semblent mimer la noirceur du quotidien de l’époque, le racisme, le machisme, et surtout le nazisme, si terrifiant, si dévastateur. C’est sensible et subtil.
Irmina a reçu le prix Artémisia 2015
Le même vu par La Soupe de l’Espace et Livresse des Mots.

La République du CatchMario est un tout petit bonhomme qui tient une boutique de pianos. Il n’a qu’un ami, un manchot (l’animal) mélomane : quand il s’installe et se met à jouer, son piano avance, littéralement, devenant un moyen de transport assez incroyable !
Mario fait partie d’une famille de mafieux, menée d’une main de fer par son neveu Enzo, un bébé qui marche, qui parle, qui joue au billard et qui gère tout un clan de catcheurs et de catcheuses. Même s’il ne partage pas les valeurs de son neveu, pour Mario, la famille, c’est sacré. Mais quand Enzo lui demande de jouer les postiers et qu’il se retrouve pourchassé par une tête montée sur une arme à roulettes dans une usine labyrinthique peuplée de monstres étranges, Mario découvre que, pour son neveu, il n’est pas aussi précieux qu’il le pensait…
Je n’ai certes pas lu tout Nicolas de Crécy, mais de ce que je connais, celui-ci est indubitablement son meilleur ! Tout en nuances de gris (et non de Grey), cette bande dessinée est complètement barrée, et c’est pour ça que c’est génial ! On passe de scènes drôles à des scènes d’action, de scènes de contemplation à des scènes de suspense. Ça foisonne d’idées complètement loufoques à la limite de l’absurde, et pourtant, tout se tient : c’est d’une maîtrise graphique et narrative assez bluffante. Bref, c’est génial. Comment ça, je l’ai déjà dit ?

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué un ouvrage de Nicolas de Crécy (Le roi de la piste).

Le Sculpteur
De Scott McCloud (traduit par Fanny Soubiran)
Rue de Sèvres
25€, 185×255 mm, 485 pages, imprimé en France, 2015.
Irmina
De Barbara Yelin
Actes Sud dans la collection L’AN 2
26€, 192×240 mm, 290 pages, imprimé en France, 2014.
La République du catch
De Nicolas de Crécy
Casterman
20€, 170×225 mm, 220 pages, imprimé en Espagne, 2015.

À part ça ?

Le 29, 30 et 31 mai, c’est le festival BD de Puteaux. Si vous aimez la bande dessinée, c’est l’occasion de découvrir les dernières sorties, de faire dédicacer vos coups de cœur et de participer à des ateliers.

Marie

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Du roman à la BD

Par 3 mars 2015 Livres Jeunesse

Bjorn le MorphirAu cœur de l’hiver 1065, la maison de Bjorn et de sa famille est attaquée par la neige, qui prend la forme d’une créature agressive. D’ordinaire timide et craintif, Bjorn, pour sauver ceux qu’il aime, déploie des trésors d’ingéniosité et de courage, et gagne son surnom de « morphir », héros nordique destiné à accomplir des faits d’exception. Bientôt appelé à servir le roi viking, Bjorn le morphir se lance dans une aventure dangereuse, haletante, très plaisante pour tous les fans de littérature fantastique. En route pour les enfers, accompagné de trois compagnons dont sa fiancée, il devra affronter un ogoujon (sorte de tube digestif qui force ses proies à marcher jusqu’à son estomac), d’énormes baleines dentues et griffées, des aplatisseurs (araignées géantes à pattes d’éléphant), le propre fils du roi – un être sanguinaire et orgueilleux – et bien sûr, la Reine des Enfers elle-même…
Cette première aventure s’étend sur 3 tomes, qui ne peuvent se lire indépendamment les uns des autres. C’est une épopée très bien construite, très prenante, et vraiment chouette pour les enfants, mais aussi pour les plus grands. Comme le montrent les quelques créatures imaginaires citées plus haut, l’univers créé par l’auteur est vraiment très riche et les crayons de Thomas Gilbert en rendent parfaitement la profondeur.
Adaptée des romans de Thomas Lavachery, la série de BD compte donc pour le moment ces 3 tomes, qui reprennent les 5 premiers volumes du texte original, Bjorn le Morphir et le cycle des Bjorn aux enfers. Le 4e tome, basé sur le cycle des Bjorn aux armées, sort en mars.
Les mêmes vu par Des livres, etc et La valse des pages.

Les royaumes du nord T1Dans un monde où chaque être humain est lié à un animal qui le suit partout et qui ne peut pas s’éloigner de plus de quelques mètres, Lyra est une jeune orpheline téméraire et un peu insolente, élevée au Jordan College où elle comble son ennui en cumulant les bêtises. Elle rêve de partir avec son oncle, l’explorateur Lord Asriel, dans les royaumes du Nord, où vivent des créatures légendaires telles que les ours en armure. À la place, elle est accueillie par Mme Coulter, qui lui promet de l’emmener dans le Nord. Mais bientôt, celle-ci semble changer d’attitude et Lyra découvre que sa tutrice est liée aux nombreux enlèvements d’enfants qui secouent l’Angleterre.
Ce n’est pas pour rien que cet ouvrage a reçu le Prix Jeunesse 2015 au festival d’Angoulême ! Reprenant le célèbre texte de Philip Pullman, À la Croisée des mondes, Stéphane Melchior et le génialissime Clément Oubrerie nous livrent un premier tome vraiment magnifique, très dense et plein de rebondissements.
Le même vu par L’ivresse des mots, Dans la bibliothèque de Noukette et Chez Clarabel.

Le HorlaIl est toujours difficile de s’attaquer à un classique comme Le Horla, de Maupassant. Eh bien Guillaume Sorel s’en sort haut la main !
Dans ce récit, le personnage principal, qui vit paisiblement dans une belle demeure avec ses domestiques près de Rouen, se réveille brusquement une nuit parce qu’il a l’impression d’étouffer, et découvre, accroupi sur sa poitrine, un être imposant et évanescent qui disparaît en quelques secondes. Comprenant alors qu’il est possédé, il tente par tous les moyens de se débarrasser de celui qui hante ses nuits.
Le dessin et la colorisation sont relativement classiques, c’est très bien dessiné et très réaliste, mais je trouve surtout que c’est une très bonne adaptation, qui s’adresse plutôt aux adolescents et aux adultes. On ressent parfaitement la terreur montante du personnage principal, tout en se demandant si celui-ci est en train de devenir fou ou si tout cela est bien réel. Aurons-nous seulement une réponse claire à la fin de l’ouvrage ?…
Le même vu par Dans la bibliothèque de Noukette, Bricabook et L’ivresse des mots.

Le Fantome de CantervilleCelui-ci, ça n’est pas une BD. Mais ça n’était pas non plus un roman à la base, donc on reste cohérent dans l’approximation ! Dans cette version du Fantôme de Canterville, on retrouve donc le texte très drôle d’Oscar Wilde (où un fantôme anglais tente en vain d’effrayer la famille américaine qui vient d’emménager dans sa maison), dans un bel ouvrage grand format. J’adore la couverture mate, le papier épais et la mise en page soignée (jeu avec les typos, incrustation de textes dans des illustrations). Mais surtout, le récit est animé par les magnifiques illustrations de Barbara Brun, ce qui en fait un vrai bel objet. Comme dit plus haut, ce n’est pas une BD, mais plutôt un livre illustré.
L’éditeur, Marmaille & compagnie, présente cet ouvrage comme le premier titre d’une nouvelle collection d’adaptations de classiques en livres illustrés. Moi qui adore retrouver un texte que j’aime adapté sous toutes les formes, j’ai hâte de voir les autres titres !
Le même vu par Les lectures de Liyah et Délivrer des livres.

Arsene LupinJe triche encore un peu avec cette BD, car il ne s’agit pas de l’adaptation d’un des récits écrits par Maurice Leblanc, mais de la réutilisation du célèbre gentleman cambrioleur, par Benoît Abtey et Pierre Deschodt.
L’idée de cette série ? Comprendre comment Arsène Lupin est devenu Arsène Lupin. On retrouve donc celui-ci en 1888 (il a environ 14 ans), au bagne pour enfants de Belle-Île-en-Mer, un endroit évidemment violent et tristement célèbre pour la disparition de nombreux pensionnaires. Finalement adopté par Perceval de la Marche, personnage noble et riche, Arsène apprend à se battre et à manier les armes à ses côtés, et ce dans un objectif : rejoindre les francs-juges, « représentants du pouvoir et faiseurs de justice » et lutter contre les Lombards, dont les « armes sont la corruption, le vol, le meurtre et la magie ».
Ce premier tome est très foisonnant : plusieurs intrigues se mêlent entre elles, et l’on a à peine ouvert le livre qu’on le referme déjà, l’ayant lu d’une traite, emporté par la vitesse du récit. Il pose les bases d’une aventure pleine de promesses, qu’on a hâte de retrouver dans la suite de la série !

Le journal d'un chat assassinSi vos enfants aiment les récits courts, drôles et faciles à lire, c’est vers cette BD, adaptation du classique jeunesse d’Anne Fine, qu’il faut se tourner !
Les dessins simples mais efficaces de Véronique Deiss, déjà illustratrice des romans, mettent en scène un chat qui fait le malheur de ses maîtres en leur apportant de petits animaux morts : tous les propriétaires de chat comprendront ça ! Les dialogues et les situations drolatiques charmeront les lecteurs débutants. L’utilisation de l’aquarelle pour la colorisation de ces personnages à gros nez et de ce chat légèrement psychopathe en fait un ouvrage lumineux et plutôt original.
Le même vu par Chez Clarabel, La valse des pages et Dans la bibliothèque de Noukette.

Quelques pas de plus…
Retrouvez les autres BD que nous avons chroniquées sur un album Pinterest.

Bjorn le morphir – T.1 – La naissance d’un morphir
Scénario de Thomas Lavachery, illustré par Thomas Gilbert
Rue de Sèvres dans la série Bjorn le morphir
13 €, 217×282 mm, 70 pages, imprimé en France, 2015.
Bjorn le morphir – T.2 – Dans l’enfer des enfers
Scénario de Thomas Lavachery, illustré par Thomas Gilbert
Rue de Sèvres dans la série Bjorn le morphir
13 €, 217×282 mm, 96 pages, imprimé en France, 2015.
Bjorn le morphir – T.3 – La Reine des enfers
Scénario de Thomas Lavachery, illustré par Thomas Gilbert
Rue de Sèvres dans la série Bjorn le morphir
13 €, 217×282 mm, 96 pages, imprimé en France, 2015.
Les Royaumes du Nord .1
Scénario de Stéphane Melchior (d’après Philip Pullman), illustré par Clément Oubrerie
Gallimard
17,80€, 240×319 mm, 80 pages, imprimé en Espagne, 2014.
Le Horla
de Guillaume Sorel (d’après Guy de Maupassant)
Rue de Sèvres
15€, 240×319 mm, 64 pages, imprimé en Belgique, 2014.
Le fantôme de Canterville
Texte d’Oscar Wilde (traduit par Albert Savine), illustré par Barbara Brun
Marmaille & Compagnie
20€, 250×360 mm, 70 pages, lieu d’impression non indiqué, imprimé chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Arsène Lupin, les origines – T.1, Les Disparus
Scénario de Benoît Abtey et Pierre Deschodt, illustré par Christophe Gaultier et Marie Galopin
Rue de Sèvres
13,50€, 240×319 mm, 56 pages, imprimé en Belgique, 2014.
Journal d’un chat assassin
de Véronique Deiss (d’après Anne Fine)
Rue de Sèvres
10,50€, 217×282 mm, 45 pages, imprimé en France, 2014

À part ça ?

Ce week-end, c’est la fête du Livre à Bron, à côté de Lyon ! Timothée de Fombelle sera là, mais aussi Aurélien Débat, Marie Caudry, Joëlle Jolivet et bien d’autres. Une programmation jeunesse très riche, avec des dédicaces, des rencontres, des lectures, des spectacles, et des ateliers menés par les auteurs et illustrateurs présents. Alors, plutôt masques en papier, tampons géants ou peinture à doigts ?

Marie

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