La mare aux mots
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Russie

Autour du Petit Chaperon Rouge

Par 31 mars 2014 Livres Jeunesse

Les variations autour du Petit Chaperon Rouge sont nombreuses (on en a même parlé sur le forum), en voici trois autres avec à chaque fois des fins surprenantes.

Un petit chaperon rougeUne petite fille avec un chaperon rouge se promène quand tout à coup elle croise un loup. Celui-ci l’attrape et l’interroge. L’enfant dit aller chez sa grand-mère, le loup a d’autres projets pour elle… mais c’est mal connaître cette petite fille !

On commence par un gros coup de cœur ! Un petit chaperon rouge est sorti il y a quelques années et ressort aujourd’hui en format souple (mais légèrement plus grand que l’original) dans la collection à petit prix Encore une fois… chez Actes Sud Junior. Je connaissais Marjolaine Leray grâce à Avril le poisson rouge, un album que j’avais également adoré. Son trait est assez particulier, ses gribouillages donnent des dessins extraordinaires et surtout elle a un humour bien piquant comme j’aime. Ici, le petit chaperon ne se laisse pas faire, la chute est absolument géniale. Pourquoi se laisserait-il embêter par un loup ? Non mais des fois ! Un album extrêmement drôle et terriblement graphique.
Des extraits en ligne et le même vu par Chez Clarabel, Un petit bout de Bib(liothèque) et Les lectures de Kik.

Le loup de la 135 eUn garçon se souvient. C’était un jour où sa mère lui avait demandé de porter au vieux Johnson, son grand-père, un panier de provisions. Tout vêtu de rouge, l’enfant des quartiers pauvres devait traverser la ville, son panier sous le bras. Quand il rencontra Chili Vince, le loup du quartier, celui-ci lui proposa une course jusqu’à chez le vieux Johnson. Confiant, l’enfant lui donna l’adresse. Chili Vince passerait sous terre, là où est le métro, et notre héros par les rues. La fin ne sera pas forcément celle que l’on croit.

Le loup de la 135e aussi est un album sorti il y a quelques années qui ressort en album à petit prix. C’est un bel hommage au Petit Chaperon Rouge. Transposé ici à New York dans un quartier pas trop rupin, le conte prend une autre tournure. Le texte, magnifique, est signé Rebecca Dautremer, surtout connue pour ses illustrations. Elle nous prouve ici à quel point elle sait manier avec grâce et poésie la langue française. Même si ce n’est pas elle qui illustre l’ouvrage (mais Arthur Leboeuf) on retrouve quand même l’univers de l’illustratrice dans ces superbes planches. Un bien bel album pour une version moderne d’un conte classique.
Le même vu par Papier de Soie (avec des illustrations intérieures).

Le petit chaperon qui n'était pas rougeAnouchka vivait dans le nord de la Russie. Elle était tout le temps vêtue de gants bleus, d’un manteau bleu et d’une chapka bleue, si bien qu’on l’appelait Le Petit Chaperon Bleu. Parce que sa grand-mère est malade, elle devait lui porter un pot de miel. Sa mère lui avait recommandé de faire attention aux animaux dangereux qui traînent dans la forêt, mais Anouchka n’écoutait pas toujours les bons conseils… Rassurez-vous tout ça se terminera bien… ou pas !

C’est également une version très originale du Petit Chaperon Rouge qu’a écrite Sandrine Beau. Transposée en Russie, la petite fille croisera un ours… mais aussi un tigre de Sibérie et un lapin. Sandrine Beau ne s’est pas contentée de faire une version russe du conte, elle apporte beaucoup d’éléments dans l’histoire. Mais c’est surtout la fin qui nous surprend. Tout d’abord, on ouvre grands les yeux en lisant le dénouement… avant de se rendre compte qu’on nous en propose une autre… puis une autre… Enfin, on nous propose même d’écrire la nôtre, appelant ainsi les enfants à être créatifs, à faire marcher leur imagination. Marie Desbons a mis en image cette histoire avec beaucoup d’humour et des couleurs qui pétillent. Un bel album original qui réinvente le Petit Chaperon Rouge… et nous invite aussi à le réinventer à notre sauce.
Le même vu par Livresse des mots (avec des illustrations intérieures).

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Marjolaine Leray (Avril le poisson rouge), Rebecca Dautremer (La chèvre aux loups et Les deux mamans de Petirou), Sandrine Beau (Manolo, un boudeur de petit fantôme, Manolo, un cochon de petit fantômeFées d’hiver, Je suis une lionne, L’Ogre qui n’avait peur de rien, La girafe en maillot de bainRouge Bitume, Ma maman est comme ça, Mon papa est comme ci, On n’a rien vu venir, Roulette Russe Tome 1 Noël en Juillet, Des crêpes à l’eau, L’hippopotin, L’été où mon grand-père est devenu jaunophile, L’étrangleur du 15 Août, et Quand on sera grands) et Marie Desbons (Ivan et le Loup grisLe messager du clair de lune et Céleste, une étoile dans la nuit). Retrouvez aussi notre interview de Sandrine Beau et notre En vacances avec Rebecca Dautremer.

Un petit chaperon rouge
de Marjolaine Leray
Actes Sud Junior dans la collection Encore une fois
4,95 €, 152×190 mm, 40 pages, imprimé au Portugal, 2014 (première édition 2009).
Le loup de la 135e
Texte de Rebecca Dautremer, illustré par Arthur Leboeuf
Seuil dans la collection Seuil’issime
5,90 €, 149×190 mm, 37 pages, imprimé en France, 2014 (première édition 2008).
Le petit chaperon qui n’était pas rouge
Texte de Sandrine Beau, illustré par Marie Desbons
Milan dans la collection Mes albums Milan
9,90 €, 205×250 mm, 30 pages, imprimé en Espagne, 2014.

À part ça ?

Comme tous les mois, nous vous donnons aujourd’hui nos coups de cœur du mois dernier. En mars, c’était donc, pour Marianne : C’est toi le printemps ? de Ko Okadaet Chiaki Okada (Seuil Jeunesse),Coucou ! de Fiona Roberton (Circonflexe) et Mamie a besoin de bisous d’Ana Bergua et Carme Sala (Océan Jeunesse). Et pour moi : Le trou d’Øyvind Torseter (La joie de Lire), Mais… comment naissent les parents ? de Jean Regnaud et Aude Picault (Magnard Jeunesse) et Qui quoi qui d’Olivier Tallec (Actes Sud Junior).
Côté romans, comme chaque nouveau trimestre, nous avons choisi les romans qui nous ont le plus plu dans les trois mois qui viennent de s’écouler. Pour le premier trimestre de 2014 il s’agit, pour Marianne, L’aventure selon Mo de Sheila Turnage (Seuil Jeunesse), L’affaire Olympia, les secrets mathématiques de T. Folifou de Mickaël Launay et Benjamin Bachelier (Editions Le Pommier) et Histoires de la maison qui voulait déménager d’Hervé Walbecq (L’école des loisirs). Et pour moi : Chevaliers et princesses avec gigot de Christian Oster, Pascal Lemaître, Audrey Poussier et Delphine Perret (L’école des loisirs), Les ailes de la sylphide de Pascale Maret (Thierry Magnier) et Un jour j’irai chercher mon prince en skate de Jo Witek (Actes Sud Junior.
Retrouvez nos coups de cœur des mois précédents sur le blog, sur Facebook (ici pour les albums et pour les romans) et sur Pinterest (ici pour les albums et pour les romans).

Gabriel

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Héros de séries

Par 13 février 2014 Livres Jeunesse

Comme régulièrement, on s’intéresse aujourd’hui à des séries de littérature jeunesse : le premier tome de Kat apprentie magicienne, le troisième de Roulette Russe et les deuxième et troisième du Mystère de la tête d’or.

Kat Apprentie Magicienne.inddKat n’a pas vraiment connu sa mère, elle est morte juste après sa naissance. Elle ne sait pas grand-chose d’elle, juste quelques anecdotes comme la fois où, trop stressée devant un homme important, elle a fait voler une théière qui a servi le thé tout seul. Car oui, la mère de Kat était magicienne… La jeune fille vit avec son père, sa belle-mère et ses frères et sœurs. On évite de parler de magie et les dernières affaires de la mère des enfants sont enfermées à clef. Mais quand Kat apprend que l’aînée de ses sœurs va être mariée à un homme fortuné pour éponger les dettes de la famille elle sait qu’elle ne peut pas laisser faire ça…

Le premier tome de Kat apprentie magicienne m’a fait penser à un croisement entre Ma sorcière bien-aimée et Harry Potter. Kat est un personnage impertinent, on sourit souvent à ses aventures dans cette Angleterre de 1803 où toute jeune fille est sensée bien se tenir, ce qui n’est pas le cas de notre héroïne. Elle se coupe les cheveux courts pour se faire passer pour un garçon, chute sur la robe hors de prix d’une femme importante… Kat est un vrai personnage. C’est aussi une battante, elle doit lutter contre l’ordre établi pour sauver sa sœur. Bien entendu, vous vous en doutez (c’est d’ailleurs dans le titre), Kat est elle-même magicienne, elle devra apprendre à se servir de ses pouvoirs et les utiliser à bon escient. Elle va aussi mener une enquête pour en savoir plus sur la mort de sa mère. Un premier tome léger et sympathique.
Le même vu par Sous le feuillage, Chez Clarabel et Les riches heures de Fantasia.

Fées d'hiverIrina, la serveuse du Capone que Tomaso, Youri et Emma considèrent comme leur seconde mère, a disparu ! C’est déjà très très louche, mais lorsque celle-ci appelle avec un air paniqué et raccroche d’un coup, les ados décident, une nouvelle fois, de mener l’enquête, une enquête qui ne sera pas de tout repos. Seront au rendez-vous : de la neige, du sang, des roestis et de l’amour….

Même si j’avoue avoir été moins séduit qu’avec les deux premiers tomes, les aventures de Tomaso, Emma et Youri, les trois héros imaginés par Séverine Vidal, Sandrine Beau et Anne-Gaëlle Balpe, sont toujours aussi passionnantes dans ce troisième tome de Roulette Russe, Fées d’hiver. On les suit donc ici dans une histoire de règlement de compte avec un accent russe, dans le froid de la Franche-Comté. Un thriller pour ado qui tient bien en haleine !
Le même vu par Enfantipages.

Le mystère de la tête d'Or T2Jeannot et Riri sont deux adolescents qui vivent à Lyon en 1807. Ils travaillent dur aussi lorsqu’ils apprennent qu’un trésor est caché près de chez eux, ils imaginent quelle serait leur vie s’ils le trouvaient. Céleste, jeune couturière, aide les garçons dans leurs aventures. Alors qu’ils avaient échoué (et avaient vécu des aventures plutôt effrayantes) il y a un an, ils reprennent espoir de devenir riche lorsqu’un homme, que Jeannot a aidé, lui donne une pierre étrange.

Le mystère de la tête d'Or T3Alors qu’ils coupent à travers des ruines romaines abandonnées pour raccourcir leur chemin, Jeannot, Riri et Céleste tombent sur une femme couverte d’une grande robe claire en train de poignarder un homme. Bien entendu, la femme fuit en les voyants, nos jeunes héros essayent de sauver l’homme, mais n’y parviendront pas. Avant de mourir, il leur confie un secret… il a caché quelque chose derrière une pierre qu’il leur faudra aller chercher.

Quel plaisir de retrouver Jeannot, Riri et Céleste ! Comme je l’ai déjà dit, Catherine Cuenca sait nous embarquer avec elle dans ses aventures pourtant si loin de nous. J’avais vraiment été captivé par la série Le passage des lumières, là encore on est pris dans l’intrigue, il y a un vrai suspense. Catherine Cuenca a une vraie plume et les jeunes lecteurs adorent lire ses séries. Donc ce sont ici le tome 2 et le tome 3, le dernier, de la série Le mystère de la tête d’Or. Même si j’avoue avoir été moins captivé par cette série que par la précédente (peut-être parce qu’elle y mêlait l’époque actuelle et le passé, peut-être parce qu’en 5 tomes on s’attache plus aux personnages… je ne sais pas). Toujours est-il que j’ai quand même pris beaucoup de plaisir à lire les aventures de ces trois jeunes détectives, j’ai même frissonné avec eux lors de leurs confrontations avec leur cruel ennemi ! Encore une très bonne série signée Catherine Cuenca.
Le tome 2 vu par Butiner de livres en livres, Les riches heures de Fantasia et À l’ombre du saule.
Le tome 3 vu par Les riches heures de Fantasia et Butiner de livres en livres.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages d’Anne-Gaëlle Balpe (La lanterne magique, Noël à ʇıoɹpuǝ,ן, Où va-t-on quand on disparaît ?, Chez moi, Mon cartable, De vrais amis, Le Grand N’importe Quoi, Rouge bitume, Noël en Juillet, On n’a rien vu venir Bonhomme et le caillou bleu, Quand je serai grand, je serai…Grand Méchant Loup, Les potions de Papi-guérit-tout et Chez moi), Sandrine Beau (Je suis une lionne, L’Ogre qui n’avait peur de rien, La girafe en maillot de bainRouge Bitume, Ma maman est comme ça, Mon papa est comme ci, On n’a rien vu venir, Roulette Russe Tome 1 Noël en Juillet, Des crêpes à l’eau, L’hippopotin, L’été où mon grand-père est devenu jaunophile, L’étrangleur du 15 Août, et Quand on sera grands), Séverine Vidal (Billie du bayou, le banjo de Will, Billie du bayou, SOS Garp en détresse, Noël à l’endroit, Mon secret rit tout le temps, 55 oiseaux, Prune et l’argent de poche, Une girafe un peu toquée, Bad Lino, L’œil du pigeon, Au pays des vents si chauds, Petit Minus, Le laboureur de nuages & autres petits métiers imaginaires, La grande collection, Mon papa est zarzouilleur, Clovis & le pain d’épices, Rien qu’une fois, Philo mène la danse, Plus jamais petite, Comment j’ai connu papa, Arsène veut grandir, Lâcher sa main, Rouge Bitume, Comme une plume, J’attends Mamy, Roulette Russe tome 1 Noël en juillet, Je n’irai pas, Léontine, princesse en salopette, Mamythologie, On n’a rien vu venir, Du fil à retordre, Prune, tome 1 : La grosse rumeurPrune, tome 2 : Le fils de la nouvelle fiancée de papa, Prune, tome 3 : Prune et la colo d’enfer, 5h22, Les petites marées et La meilleure nuit de tous les temps) et Catherine Cuenca (le première tome du Mystère de la tête d’Or : Le trésor de l’Isle et les cinq tomes de Le passage des lumières : Espoirs, Révoltes, Victoires, Révélations et Trahisons).). Nous les avons aussi interviewé toutes les quatre : Anne-Gaëlle Balpe, Sandrine BeauSéverine Vidal et Catherine Cuenca.

Kat, apprentie magicienne, tome 1
de Stéphanie Burgis (traduit par Rosalind Elland-Goldsmith)
Seuil
13,90€, 140×205 mm, 306 pages, imprimé en France, 2013.
Fées d’hiver
d’Anne-Gaëlle Balpe, Sandrine Beau et Séverine Vidal
Oskar dans la série Roulette russe
12,95€, 130×210 mm, 184 pages, imprimé en Europe, 2013.
Le mystère de la tête d’Or, T.2 L’énigme du grenat perdu
de Catherine Cuenca
Gulf Stream dans la série Le mystère de la tête d’Or
12,50€, 140×180 mm, 248 pages, imprimé en Espagne, 2013.
Le mystère de la tête d’Or, T.3 Le fantôme de Cybèle
de Catherine Cuenca
Gulf Stream dans la série Le mystère de la tête d’Or
12,50€, 140×180 mm, 248 pages, imprimé en Espagne, 2013.

À part ça ?

Pour répondre à Jean-François Copé, et faire un pied de nez au puritanisme ambiant, j’ai proposé à des illustrateurs de faire un album Tous à poil !

Gabriel

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Un tour du monde grâce aux contes

Par 25 novembre 2013 Livres Jeunesse

Ça vous dit un tour du monde ? Amérique, Afrique, Chine, Japon, Russie… Les contes nous font décidément voyager !

On commence par la Chine.

La legende du serpent blancDeux sœurs-serpents vivaient dans la montagne. Baï était blanche comme les nuages d’hiver et Quing bleue comme le ciel d’été. Elles pouvaient, en regardant un oiseau ou un poisson, en prendre la forme. Elles entendirent parler d’un endroit merveilleux qu’on appelait Le pays du lac de l’Ouest, on disait même que c’était le plus bel endroit sur la Terre. Elles décidèrent de partir y vivre sous l’apparence de deux jeunes filles. Là, elles rencontrèrent le beau Xuxian, dont Baï tomba amoureuse tout de suite. Ils se marièrent… mais l’amour du jeune homme allait-il rester aussi fort le jour où il apprendrait que la jeune fille était en fait un serpent ?

La légende du serpent blanc est un magnifique conte, une légende très ancienne, bien connue des Chinois, qui n’avait jamais été adaptée en France. C’est sous la jolie plume d’Alexandre Zouaghi et les superbes illustrations de Wang Yi que nous la découvrons… et quelle merveille ! C’est un album assez complexe, très riche (donc plutôt pour les jeunes lecteurs, l’éditeur le conseille à partir de 9 ans) dans lequel on parle de la force des sentiments, de l’amour. Des petits bijoux comme savent nous offrir les éditions HongFei.
Des extraits en ligne.

la langue des oiseauxUn homme qui sauva une fourmi de la noyade (contre l’avis général) et qui en fut récompensé, un docteur qui aida un loup qui le paya en or, les négociations entre le roi Chu et le roi des cerfs et un homme qui parlait la langue des oiseaux, quatre magnifiques histoires.

La langue des oiseaux est le premier recueil de contes que sortent les éditions HongFei et c’est une très bonne idée ! Quatre très belles courtes histoires dans lesquelles les hommes ont raison d’écouter les animaux. Ces jolis contes sont réunis dans un petit livre, illustré par Clémence Pollet. Le genre de recueil qu’on adore avoir dans sa bibliothèque, ouvrir de temps en temps. On regrettera juste qu’il n’en contienne que quatre, les amis de HongFei : on en veut plus ! Un très beau recueil de contes venus de Chine pour se rappeler, grâce à de belles histoires, l’importance des animaux.
Des extraits en ligne.

On continue la route par le Japon.

Issun boshiUn couple de paysans se désolait de ne pas avoir d’enfant. Ils auraient tant aimé en avoir un, même tout petit. Ils furent écoutés, car bientôt un enfant naquit, mais il était minuscule, ils décidèrent dont de l’appeler Issun Bôshi « celui qui n’est pas plus grand que le pouce d’un enfant ». Le temps passa, l’enfant ne grandit pas. À quinze ans il décida de partir vivre sa vie. Sa mère lui donna un bol de riz et son père une aiguille. Ainsi commença le périple d’Issun Bôshi. Des aventures qui allaient lui faire rencontrer un ogre puis une princesse… mais je ne vous en dis pas plus !

Là aussi, quel magnifique album ! Tant l’histoire que les illustrations. Ce conte japonais nous fait bien sûr penser aux histoires de Poucette et de Tom Pouce, deux classiques de notre littérature. Ici aussi, ce tout petit personnage va vivre de folles aventures et va devoir faire preuve d’ingéniosité. Les illustrations sont absolument magnifiques et le grand livre, tout en longueur les mettent parfaitement en valeur. Un très bel ouvrage.
Des extraits en ligne.
Le même vu par Enfantipages.

On remonte en Russie.

Contes de RussieUne petite fille rusée qui sut s’évader après avoir été kidnappée par un ours, une vache qui aida la petite Févronia maltraitée par ses beaux-parents, un enfant qui sauva son père grâce à son respect des animaux, un renard qui profitait de la naïveté d’un ours, un enfant qui osa défier un tigre ou encore la terrible Baba Yaga… bienvenue dans les contes russes !

Douze très beaux contes venus de Sibérie, du Caucase ou de Russie. Des contes qui nous rappellent parfois des histoires que l’on connaît (les contes voyagent autant qu’ils nous font voyager). Ici, on n’est pas frustré par la longueur des histoires, on a vraiment l’impression de lire douze petits livres entiers dans ce recueil. Il est joliment illustré par Sébastien Pelon. Un très bel ouvrage pour un voyage au pays du froid !
Des extraits en ligne.

Baba YagaUne petite fille qui n’avait plus de maman vit un jour son père se remarier avec une méchante femme. De sa mère, elle gardait une poupée de chiffon, qu’elle lui avait fabriquée. Un jour, la marâtre ordonna à l’enfant d’aller voir sa sœur pour lui demander du fil blanc et une aiguille pour lui coudre une chemise. La poupée prévint l’enfant du danger, elle lui conseilla d’aller voir sa marraine. Celle-ci lui apprit que la femme qu’elle devait aller voir n’était autre que la terrible Baba Yaga, elle lui donna donc des conseils pour lui échapper.

On retrouve donc l’horrible Baba Yaga dans une histoire adaptée par Claude Clément qui s’est inspirée du conte russe. Une histoire qui fait un peu peur, on tremble pour cette petite fille que la sorcière pense manger. L’album est très grand ce qui permet de mettre en valeur les très belles illustrations de Paul Echegoyen. Un très bel ouvrage sorti au Seuil.
Le même vu par Œil d’ailleurs et par Les lecteurs de Liyah.

Fini le froid, on part pour l’Afrique.

contes d'afriqueUn chat qui avait décidé de ne plus manger de viande, une goutte de miel qui avait provoqué une guerre, un devin mis à mal par une mouche, un jeune homme qui apprit qu’il valait mieux placer son espérance dans les bêtes plutôt que dans les hommes, un roi qui avait décidé de faire tuer tous les vieux de son village… et bien des histoires encore !

Ce sont 26 contes d’Afrique qu’a réuni Jean Jacques Fdida dans le recueil sorti chez Didier Jeunesse, Contes d’Afrique. Des contes fabuleux et pleins de sens dans lesquels on rappelle l’importance de la sagesse (tout en louant la naïveté d’autres), de la générosité, des animaux. Les contes sont vraiment délicieux, le genre d’histoires qu’on prend beaucoup de plaisir à lire, on se régale ! D’autant que l’ouvrage est illustré par le talentueux Rémi Courgeon. En plus des contes on trouvera de temps en temps des pages de devinettes. Un très bon et bel ouvrage.
Des extraits en ligne.
Le même vu par A l’ombre du saule.

Princesses d'AfriqueUne princesse tanzanienne qui sauva son père transformé en lion par un sorcier, une teinturière mauritanienne qui déjoua les pièges d’une ennemie, une jeune ghanéenne qui se battait comme les hommes et redevenait séduisante quand la guerre était finie et quatre autres princesses d’Afrique.

Que j’aime les princesses de Christine Palluy ! Après Princesses de tous les pays etPrincesses de la cour de Versailles aux palais de Vienne,voici donc les Princesses d’Afrique. Six histoires qu’elle a créées (après s’être beaucoup documentée sur les peuples et les régions dont elle parle) et une inspirée d’une légende africaine. De très beaux contes qui, chaque fois, nous présentent des femmes battantes. Christine Palluy nous donne une autre image de la princesse que celle qu’on voit souvent (le genre nunuche qui attend tranquillement le prince charmant en filant la laine). Ce que j’aime aussi, c’est que ces contes sont dans un livre dans lequel on ne s’attend pas forcément à ce genre de choses (ce n’est pas un livre militant, ce n’est pas un livre de chez Talents Hauts) et d’ailleurs ce n’est pas le genre de livres à message qui veut absolument faire passer quelque chose (ce qui est toujours un peu pénible, attention je ne parle pas des livres de chez Talents Hauts en disant ça, pas d’interprétations !). Christine Palluy a une vraie plume et elle s’entoure ici de très bons illustrateurs. Lito n’a pas toujours une bonne image chez les snobinards qui sont légion dans la littérature jeunesse (le salon de Montreuil qui s’ouvre dans quelques jours est l’occasion de dénoncer ce snobisme puant tellement répandu), ce livre leur donne une fois de plus tort de ne regarder la littérature jeunesse qu’avec des œillères. Un très bel ouvrage, vraiment.
Des extraits en ligne.

On continue le voyage en Amérique.

Les quatre voeuxVeeho avait entendu parler d’un homme qui ne manquait jamais de nourriture, il voulut en savoir plus et alla le rencontrer. L’homme lui offrit à manger et lui proposa même de l’héberger pour la nuit. Veeho, lui, cherchait ce qui le rendait si riche. Il aperçut un sac étrange, il décida de le voler. Il n’aurait peut-être pas dû… Glooskap vivait sur une île perdue, il envoya un lapin dire aux hommes que ceux qui trouveraient son île verraient leurs plus grands souhaits se réaliser. Quatre hommes partirent donc à la recherche de Glooskap et réussirent à le trouver. L’homme leur exauça leurs vœux, mais à une condition… que trois d’entre eux n’arrivèrent pas à tenir.

Les quatre vœux, sorti dans la collection Contes & Classiques du Monde chez Magnard rassemble deux très beaux contes indiens. Il est question ici d’hommes qui accomplissent une action qu’ils n’auraient pas dû faire. On connaît peu les contes indiens et c’est un régal de découvrir ces deux-là, c’est complètement dépaysant. C’est Sandrine Bonini qui les met en image et ses grandes illustrations sont très belles et accompagnent parfaitement le texte, elles nous font aussi voyager. Un très bel album.

Et si l’on refaisait un tour du monde rapidement ?

Fees de legendesUne fée qui couvrit une jeune fille généreuse d’or (puis sa sœur, qui voulait profiter de l’aubaine, de poix), une autre qui devait n’être jamais vue de son amoureux le samedi sous peine de perdre sa forme humaine, la Dame du Lac qui apprit la magie de Merlin pour mieux pouvoir l’emprisonner, la fée Babouchka qui refusa d’aider les rois mages et qui s’en mordit les doigts au point d’apporter chaque Noël des cadeaux aux enfants…

Dix fées sont réunies dans Fées de légende de Christine Pompéi illustré par Anja Klauss. Des contes allemand, poitevin, breton, britannique, italien, hongrois, slave, russe, chinois et vietnamien. C’est un grand livre, très beau comme les aiment généralement les enfants. Le genre de recueil qu’on aime offrir. On fera ici de beaux voyages tout au long de ces belles histoires. On regrettera juste que ces contes soient à ce point résumés (effet amplifié quand on les connaît), mais ça peut-être une première approche. Autre bémol, les contes tiennent sur deux pages, on tourne donc la page à la moitié du conte et généralement l’illustration montre la fin de l’histoire. L’enfant sait donc à mi-parcours comment ça va finir… dommage ! Mais c’est tout de même un très joli livre sorti chez De la Martinière Jeunesse.

Quelques pas de plus…
D’autres contes du monde par exemple ici ou .

On a déjà chroniqué des livres de Alexandre Zouaghi (L’auberge des ânes), Wang Yi (Princesse corbeau, Yexian et le soulier d’or et Petit poisson peut voler), Chun-Liang Yeh (Le calligrapheLe goût de la pêche, L’auberge des ânes, Pi, Po, Pierrot, Yexian et le soulier d’or, Le duc aime le dragon et L’autre bout du monde), Clémence Pollet (Mon coffret pour découvrir la ferme et L’auberge des ânes ), Sébastien Pelon (Pourquoi les éléphants aiment-ils tant leur trompe), Jean-Jacques Fdida (Cendrillon ou La Belle au soulier d’or, La barbe bleue ou Conte de l’Oiseau d’Ourdi, Le Petit Chaperon rouge ou La Petite Fille aux habits de fer-blanc et La belle au bois dormant ou Songe de la vive ensommeillé), Rémi Courgeon (Pieds nus, Toujours debout, Pas de ciel sans oiseaux et Elvis Presley), Christine Palluy (Princesses de la cour de Versailles aux palais de Vienne et Princesses de tous les pays), Sandrine Bonini (Le zoo des légumes et Petits contes des 1001 nuits), Christine Pompéi (Mes premiers contes) et Anja Klauss (La belle au bois dormant). Retrouvez aussi nos interviews de Chun-Liang Yeh et de Rémi Courgeon.

La légende du serpent blanc
Texte d’Alexandre Zouaghi, illustré par Wang Yi
HongFei
16,50€, 230×326 mm, 49 pages, imprimé à Taïwan, 2013.
La langue des oiseaux et autres contes du palais
Textes de Chun-Liang Yeh, illustré par Clémence Pollet
HongFei
12,50€, 167×227 mm, 46 pages, imprimé à Taïwan, 2013.
Issun Bôshi, l’enfant qui n’était pas plus haut qu’un pouce
d’Icinori
Actes Sud Junior
16,90€, 226×357 mm, 40 pages, imprimé au Portugal, 2013.
Contes de Russie
Textes de Robert Giraud, illustré par Sébastien Pelon
Père Castor
13,50€, 226×248 mm, 61 pages, imprimé en France, 2013.
Baba Yaga
Texte de Claude Clément, illustré par Paul Echegoyen
Seuil Jeunesse
18€, 268×387 mm, 32 pages, imprimé en Italie, 2013.
Contes d’Afrique
Textes de Jean-Jacques Fdida, illustré par Rémi Courgeon
Didier Jeunesse
18€, 195×240 mm, 125 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.
Princesses d’Afrique
Textes de Christine Palluy, illustré par un collectif
Lito dans la collection Histoires pour rêver
18€, 250×238 mm, 72 pages, imprimé en UE, 2013.
Les quatre voeux
Textes de Richard Erdoes et Alfonso Ortiz (traduits par Alain Deschamps), illustrés par Sandrine Bonini
Magnard Jeunesse dans la collection Contes Classiques Monde
16,20€, 329×328 mm, 45 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responable, 2013.
Fées de légende
Textes de Christine Pompéi, illustrés par Anja Klauss
De la Martinière Jeunesse
12,90€, 236×337 mm, 44 pages, lieu d’impression non indiqué , 2013.

À part ça ?

Un concours très sympa pour les classes maternelles autour du très bon Boucle d’ours sur le blog de Didier Jeunesse.

Gabriel

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Et si on écoutait une histoire ?

Par 5 mai 2013 CD non musical, Livres Jeunesse

En CD ou en livre-CD voici quelques histoires à écouter dans la pénombre d’une chambre, dans l’autoradio des parents ou sur un lecteur mp3 dans le train. Des plus petits aux plus grands, y’en aura pour tout le monde !

contes du diable des gourmandises

On commence par un voyage aux Antilles ! Dans un double CD, Magguy Faraux nous raconte des histoires que sa mère lui racontait au pied du mango. Rythmées par un violon, une guitare et des percussions on est captivé par les aventures de Compère lapin, du diable et beaucoup d’autres personnages. Au total 10 histoires (d’une durée moyenne de 9 minutes chacune) pleines d’humour et totalement dépaysantes pour le breton que je suis. Compère lapin est un sacré personnage qui n’en manque pas une, rusé il se sert des autres animaux pour avoir à manger, il se joue de ses amis pour voler l’eau d’une source ou pour devenir plus intelligent (même si au final il préfèrera renoncer plutôt que de leur faire du mal). On rencontrera aussi Nanie Rosette qui devra affronter le diable des gourmandises, une femme qui voulait tant un enfant qu’elle signe un pacte avec le diable lui-même ou encore Ti Pay Ver un enfant qui doit affronter les pièges d’une horrible belle-mère. Avec ma fille on a adoré ces histoires rythmées, qui nous ont fait rire et danser. Un très bon moment au son du bel accent de Magguy Faraux.
Vous pouvez les écouter, avant de les acheter, ici.

Fatoumata

Fatoumata n’a qu’une passion dans la vie : manger des cacahuètes. Et malgré les quolibets, les remarques de ses parents, rien n’y fait, Fatoumata mange ses cacahuètes. Et même lorsqu’un lion arrive dans le village et que tout le monde se cache, Fatoumata, elle, continue son occupation favorite…  Forcément ce qui devait arriver arriva, Fatoumata se fait dévorer par le lion… mais si elle était sauvée par une cacahuète ?


Bande annonce

Fatoumata a été à l’origine d’un très grand moment ici. Ma fille n’arrivait pas à dormir le soir où j’ai reçu ce livre-CD et je le lui ai mis en lui disant d’écouter l’histoire, qu’elle me la raconterai le lendemain. Quand elle m’a raconté cette histoire de petite fille, de cacahuète et de pet je me suis dit que les rêves de la nuit avaient certainement déformé l’histoire, et j’ai beaucoup ri à écouter ma fille me raconter ce conte surréaliste… mais elle n’avait rien inventé ! Fatoumata est une histoire très drôle, complètement décalée, qui a séduit ma petite fille de 5 ans et son père. En plus de l’humour, c’est vraiment bien rythmé, on rit, on danse, on ne s’ennuie vraiment pas. Les illustrations du livre sont colorées et pleines d’humour. Ici c’est vite devenu un de nos livres-CD culte !

Les quatre loups

Un petit garçon habitait dans une maison près d’une forêt, les loups ne l’impressionnait plus, il les entendait tout le temps. Aussi quand il croisa un loup un matin, décontracté il lui proposa juste un bonbon, quelques heures après ce fut Les quatre loupsla même chose pour un autre loup et encore la même chose pour un troisième… mais quand la nuit fût tombée, le loup que le petit garçon croisât l’impressionnât un peu plus…

Les quatre loups de et raconté par Alain Gaussel est une très belle histoire pleine d’humour et de malice (et qui fait quand même un peu peur !). Grâce à son ingéniosité le petit garçon s’en sortira auprès des premiers loups et ensuite c’est grâce à leur amitié nouvelle qu’il pourra être débarrassé du dernier loup. On parle donc aussi d’entraide, d’amitié. Le  texte dit ne suis pas parfaitement le texte écrit, c’est plutôt un CD a écouter en plus du livre mais Alain Gaussel est captivant. Les illustrations de Caroline Dall’Ava sont magnifiques, vous pouvez les découvrir en feuilletant l’album.

Le schmat doudou

A sa naissance un enfant reçu de son grand-père tailleur une couverture qu’il avait faite pour lui. Cette couverture devint Capture plein écran 04052013 171058.bmpson doudou. Seulement à force de la traîner partout et les années passant, la couverture s’était abîmée, sa mère voulu la jeter. Ni une ni deux l’enfant couru chez son grand-père qui pour sauver le doudou en fit une veste. Bientôt la veste fut trop petite et le grand-père sauva encore le doudou qui devint une cravate…

Si vous suivez La mare aux mots vous connaissez certainement cet album, j’en ai parlé plusieurs fois car j’avais eu un gros coup de cœur. J’ai été ravi qu’il sorte en livre-CD et d’écouter Muriel Bloch raconter elle-même cette histoire de transmission qu’elle a écrite. Je n’ai pas été déçu, elle est passionnante à écouter. Un très beau moment avec une magnifique histoire.
Ici aussi vous pouvez feuilleter l’album et écouter l’histoire racontée par Muriel Bloch.

Bazar Circus

Attention, attention, voici que s’avance le bazar circus ! Venez applaudir Angelo l’homme canon, Gala la dompteuse ou encore El Toutou le chien savant ! Mais aujourd’hui c’est une représentation très spéciale… le roi y assiste alors bazar circusforcément rien ne se passe comme prévu…

C’est au son de Chostakovitch, Khatchatourian ou encore Rachmaninov que Dominique Pinon nous raconte cette histoire pleine d’énergie. Un très bel hommage à la musique slave et au cirque. Une histoire surréaliste (l’homme canon qui ne retombe pas, un chien qui parle,…) mais surtout une histoire d’amour. On évoque aussi les brimades dont les nomades sont souvent victimes au détour d’une phrase « Dehors ! Plus de Roms au royaume, plus de gens du voyage. Adieu Saltimbanques !». Comme toujours chez Didier Jeunesse c’est un très bel objet, un grand livre aux superbes illustrations (signées Isabelle Chattelard). Les amoureux de musique russe et d’histoires avec un grain de folie vont se régaler !
Vous pouvez écouter des extraits sur le site de Didier Jeunesse.

Les contes en chanson Larousse

Envie de contes classiques ? Larousse vient de sortir 4 livres-CD reprenant les histoires du Petit chaperon rouge, du Chat Botté, du Petit Poucet et des Trois petits cochons. Les quatre livres sont très colorés, avec des illustrations très actuelles les 3 petits cochonsavec lesquelles on accroche… ou pas ! (personnellement j’ai accroché avec Le petit poucet et Les trois petits cochons, moins avec le côté très numérique des deux autres). Les histoires vous les connaissez (normalement), ici le bonus ce sont les chansons qui entrecoupent le récit, là aussi on accroche ou pas (moi j’avoue que, comme dans les films de Disney, quand ça chante au milieu d’une histoire j’ai envie de partir en courant…). Par contre une chose est sûre les enfants adorent (et finalement c’est eux la cible), ils aiment reprendre les chansons (surtout que le CD propose les versions instrumentales à la fin du récit). Une bonne façon de leur faire découvrir les « classiques ».

On termine avec des romans lus pour les plus grands.

La troisième vengeance de Robert Poutifard

L’imposant (1m96) Robert Poutiffard part à la retraite, ses collègues et élèves lui ont préparé une surprise avec cadeaux et compliments… Lui, compte les heures, les minutes… il n’en peut plus, il veut quitter cette école et ces élèves qu’il méprise. Ses collègues s’inquiètent… Robert Pouttifard ne s’ennuiera-t-il pas à la retraite ? Visiblement il n’en a pas l’intention. Mais voilà que… il est heure ! C’est pas trop tôt… il rentre chez lui, où il retrouve sa vieille mère avec qui il vit seul depuis la mort de son père, il y a 30 ans. Il ne lui reste plus qu’à préparer… sa vengeance ! Il sort toutes ses photos de classes, celle de chaque années et établi des listes, puis raye, choisi, élimine jusqu’à ce qu’il ne lui reste que 4 noms…

Je n’avais encore jamais lu de livre de Jean-Claude Mourlevat (cela dit vu que là j’ai écouté, techniquement j’en n’ai toujours pas lu) mais j’en avais beaucoup entendu parler… J’ai adoré cette histoire d’enfant souffre-douleur qui devient prof pour se venger des enfants sur ses élèves, et frustré de ne pas pouvoir le faire (on ne peut plus les fesser !) il décide de passer à l’action arrivé à la retraite. C’est extrêmement drôle, pas politiquement correct (même si la fin l’est beaucoup plus), c’est un pur régal. Ici l’histoire est lue (je dirai même racontée) par Jean-Claude Mourlevat, lui-même, et c’est un énorme plaisir que de l’entendre prendre les différentes voix, changer ses intonations. On ne s’ennuie pas une seconde en écoutant ces 3h10, on a toujours envie de savoir la suite et c’est difficile de ne pas tout écouter d’affilée ! Un très bon roman audio pour les enfants qui aiment l’humour piquant.

Le professeur a disparu

L’adorable Mathilde Blondin, l’insupportable Pierre-Paul Louis de Culbert et l’élève moyen Rémi Pharamon sont dans le train pour Venise ! Ah Venise… c’était le lot d’un concours organisé à l’école et c’est dans l’excitation qu’ils voyagent. Mais très vite les choses se compliquent, Le professeur qui les accompagne disparaît mystérieusement du train ! Les voilà seuls à Venise, ils vont devoir mener l’enquête et retrouver le professeur… et ça ne sera pas vraiment des vacances !

Quel bonheur là aussi que d’écouter Olivier Chauvel nous raconter cette histoire pleine d’humour et de suspense ! Les personnages sont superbement bien croqués, surtout le petit intello, héritier d’une grande famille, P.P. C’est un vrai roman d’aventure, les collégiens vont devoir mener une vraie enquête et on ne s’ennuie pas une minute ! J’avoue que je ne connaissais Jean-Philippe Arrou-Vignot que pour les Rita et Machin, je découvre là un romancier qui sait tenir les jeunes lecteurs en haleine. Vraiment drôle et tellement prenant !

La CIGALE ET FOURMI

Maître Corbeau sur un arbre perché… vous connaissez la suite ! 18 fables de La Fontaine réunies dans un CD.

Le génial Christian Hecq lit les fables de La Fontaine, des très connues et des moins connues (La Cigale et la Fourmi, Le Savetier et le Financier, Le Rat et l’Huitre,…). Cet excellent comédien nous conte ces histoires qui ont près de 400 ans en leur donnant un air de modernité. Une bonne manière de les découvrir ou de les redécouvrir.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué un CD de Magguy Faraux (Danse Ti Doudou), un livre de Carl Norac (Petites histoires pour rêver dans sa poche), plusieurs livres de Jean-Philippe Arrou-Vignot (Louise Titi et Joyeux Noël Rita et Machin) et de Joëlle Jollivet (Au loup, Zoologique et 10 p’tits pingouins autour du monde)., plusieurs histoires d’après Perrault (Peau d’âne, Le petit chaperon rouge et Cendrillon) et d’après les frères Grimm (Blanche Neige, Hansel et Gretel et Hans la chance) mais aussi une fable de La Fontaine (Un fromage sans doute).

Contes du diable des gourmandises
de Magguy Faraux
ARB Music
19,40€ (prix de vente conseillé), CD d’1h19 environ.
Fatoumata
de Renée Robitaille, illustré par Eloïse Brodeur
Planète Rebelle dans la collection Conter Fleurette
21,95$ canadien (avec les frais de ports environ 23€) ou 9,99€ en numérique, 203×203 mm, 24 pages, CD de 11min16, imprimé au Canada, 2013
Les quatre loups
d’Alain Gaussel, illustré par Caroline Dall’Ava
Syros dans la collection Albums Paroles de conteurs
15,90€, 210×310 mm, 37 pages, CD de 10 minutes environ, imprimé en France 2013
Le schmat doudou
de Muriel Bloch, illustré parJoëlle Jolivet
Syros dans la collection Albums Paroles de conteurs
15,90€, 210×310 mm, 30 pages, CD de 7 minutes environ, imprimé en France 2013
Bazar Circus
de Carl Norac, raconté par Dominique Pinon, illustré par Isabelle Chatellard
Didier Jeunesse dans la collection Un livre, Un CD
23,80€, 265×265 mm, 48 pages, CD de 40 minutes environ, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2013
Les 3 petits cochons
adapté par Camille Finateu, interprété par Laetitia Guyader et Laurent Pradeau, illustré par Baptiste Amsallem
Larousse dans la collection Les contes en chanson
11,90€, 195×235 mm, 32 pages, CD de 19 minutes environ, imprimé en Espagne, 2012.
Le petit chaperon rouge
de Charles Perrault et les Frères Grimm, adapté par Camille Finateu, interprété par Laetitia Guyader et Laurent Pradeau, illustré par Marzia Giordano
Larousse dans la collection Les contes en chanson
11,90€, 195×235 mm, 32 pages,CD de 17 minutes environ, imprimé en Espagne, 2012.
Le chat botté
de Charles Perrault, adapté par Camille Finateu, interprété par Laetitia Guyader et Laurent Pradeau, illustré par Dania Florino
Larousse dans la collection Les contes en chanson
11,90€, 195×235 mm, 32 pages,CD de 19 minutes environ, imprimé en Espagne, 2012.
Le petit Poucet
de Charles Perrault, adapté par Camille Finateu, interprété par Laetitia Guyader et Laurent Pradeau, illustré par Eric Gasté
Larousse dans la collection Les contes en chanson
11,90€, 195×235 mm, 32 pages,CD de 23 minutes environ, imprimé en Espagne, 2012.
La troisième vengeance de Robert Poutifard
de Jean-Claude Mourlevat, lu par lui-même
Gallimard Jeunesse dans la collection écoutez lire
21,90€, CD de 3h10 environ.
Enquête au collège : Le professeur a disparu
de Jean-Philippe Arrou Vignod, lu par Olivier Chauvel
Gallimard Jeunesse dans la collection écoutez lire
16,15€, CD de 2h16 environ.
La cigale et la fourmi et autres fables
de Jean de la Fontaine, lu par Christian Hecq
Gallimard Jeunesse dans la collection écoutez lire
21,90€, CD de 40 minutes environ.


A part ça ?

Salon Livres et musiquesDu 7 au 9 mai à Deauville (dans le Calvados) se déroulera le Salon Livres & Musiques de Deauville, qui fête cette année son 10ème anniversaire avec une programmation aux couleurs de l’Amérique latine. Au programme : des lectures musicales, des concerts, des spectacles, des débats et des rencontres pour tous. Une centaine d’invités dont, en jeunesse, Thomas Baas, Muriel Bloch, Bertrand Dubois, Marie Nimier,… L’entrée est gratuite. Pour plus d’informations, la page facebook de l’évènement.

Gabriel

 

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Un peu sorcières

Par 15 février 2013 Livres Jeunesse

Les suites des aventures de Nina et d’Isabelle.

Le souffleNina a 16 ans mais elle ressemble à un garçon de 12ans. Elle vit dans la Russie des années 40 et possède un étrange don…

Voici donc la suite tant attendue de Nina Volkovitch, le tome 2 d’une trilogie vraiment originale. On mêle ici histoire de la Russie et surnaturel, Nina est un personnage touchant qui, un peu comme certains super-héros Marvel, découvre ses pouvoirs petit à petit et en a parfois peur. Une jeune fille fragile qui se doit d’être forte, d’accepter son destin. Carole Trébor sait parfaitement croquer ses personnages, leurs caractères, nous les rendre « réels », attachants. Comme souvent chez Gulf Stream le livre lui-même est superbe (la tranche et une partie de la couv’ sont dorées). Hâte de connaître le dénouement.

Chroniques d'une sorciere d'aujourd'hui :aliciaIsabelle a quitté la Bretagne (voir Chronique d’une sorcière d’aujourd’hui) et est rentrée chez elle au Canada. Ses dons ne l’ont pas quitté, elle peut toujours voir des choses que les autres ne voient pas et soigner les gens. Ces dons vont lui être utile avec la nouvelle petite amie de son frère jumeau, le grand Max. Le jeune homme très cartésien s’est épris d’une danseuse de tango d’Amérique du Sud qui vit des choses étranges..

J’ai mis plus d’un an à lire ce livre à cause d’une couverture , il faut le dire, que je trouve particulièrement hideuse (une amie la voyant a d’ailleurs cru que je lisais un livre érotique). Je ne vais pas faire toute ma chronique sur la couverture mais on se demande quand même ce qui passe par la tête des éditeurs pour mettre une telle image en couverture (qui n’est même pas représentative du contenu). Alicia est donc le tome 2 de Chroniques d’une sorcière et même si j’ai trouvé cette suite intéressante et plutôt captivante, j’ai un meilleur souvenir du premier tome (mais peut-être que le temps a déformé mon impression du moment, mais la relecture de l’article écrit à l’époque confirme mon emballement). Peut-être que je suis plus sensible aux ambiances vieux manoirs bretons que cimetières québécois… Peut-être est-ce qu’à l’époque j’avais lu très peu de romans ado… Bref toujours est-il que cette histoire fantastique (dur de vous en dire plus sans trop révéler) m’a plu au point de lire le livre jusqu’au bout, d’avoir envie de savoir la fin, mais ne m’a pas captivé au point de le conseiller à tout prix. Cela dit si vous êtes fan du genre c’est plutôt bien écrit et, encore une fois, on ne s’ennuie pas.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué Nina Volkovitch, la lignée, mais également d’autres livres de Carole Trébor : Marguerite, la vache jongleuse, Alain, le lapin magicien, Hector l’éléphant funambule et Ernesto le coq acrobate.
Le premier tome de Chroniques du sorcière d’aujourd’hui a été chroniqué ici.

Nina Volkovitch, tome 2 : Le souffle
de Carole Trébor
Gulf Stream éditeur
14,90€, 139×220 mm, 212 pages, imprimé en Espagne, 2013.
Chroniques d’une sorcière d’aujourd’hui, 2. Alicia
d’Angèle Delaunois
Éditions Michel Quintin
14,95€, 131×198 mm, 228 pages, imprimé au Canada, 2011.

A part ça ?

C’est bientôt le festival Chorus des Hauts de Seine. Avec ma fille je vais chaque année assister aux concerts jeune public. Cette année vous pourrez voir Filopat & cie de David Sire (spectacle que j’ai vu et beaucoup aimé), Alain Schneider, Debout sur le zinc, le génial Pascal Parisot, Franz, Pascal Peroteau, Oldelaf,… Plus d’informations ici.

Gabriel

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