La mare aux mots
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Sally Grindley

À l’aventure !

Par 6 novembre 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, un peu de frisson et d’aventure ! On commence avec deux écureuils à la poursuite d’une précieuse pomme de pin, puis on aide une bande de boucs à échapper à un terrible troll !

Pas touche !
Texte de Rachel Bright (traduit par Aurélie Desfour), illustré par Jim Field
Gautier-Languereau
14 €, 240×300 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2017.
Maudit troll !
Texte de Sally Grindley (traduit par Maurice Lomré), illustré par Peter Utton
L’école des loisirs dans la collection Pastel
14,50 €, 279×277 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2017.

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Des monstres qui font peuuuuuuuuuuur !!!!! (enfin presque…)

Par 18 novembre 2013 Livres Jeunesse

Des albums qui nous parlent de monstres terrifiants… ou qui aimeraient l’être ! Cinq albums surtout très drôles.

La croccinelleElle court, elle court la croccinelle, la croccinelle aux grandes dents… et gare à vous si vous croisez son chemin ! Tout ce qu’elle trouve elle le croque ! Heureusement que le coq sheriff est là pour mettre le hola. Stop la croccinelle! On arrête de tout croquer ! Mais finalement, quand le loup arrive… il va peut-être falloir continuer un peu à dévorer !

Ah le fameux duo Michaël Escoffier / Matthieu Maudet, on vous en parle régulièrement (encore dernièrement avec le génial Le ça) mais qu’est-ce qu’on aime leurs livres, leur esprit décalé ! On s’amuse énormément à la lecture des aventures de cette croccinelle, on est même tenté de chanter la première partie (sur l’air d’Il court le furet) avant d’être stoppé dans notre comptine par le coq. Forcément, les enfants s’éclatent à écouter cette histoire et en redemandent (vous savez les fameux « encore » quand l’histoire est finie). Un livre plein de pep’s, décalé, vraiment (mais vraiment) drôle… je suis fan !

GrongGrong est un monstre, le mot n’est pas galvaudé ! Il mord, il fait peur, il se régale des larmes des enfants et leurs cris le réjouissent. Ainsi, à la nuit tombée, Grong vient faire peur aux enfants, et dans ce domaine il est doué ! Sauf qu’un jour, l’amoureuse de Grong lui dit lui préférer Brouk… alors là forcément Grong se ramolit, il passe sa journée à manger des cookies, il compte ses poils de nez et il n’a plus envie du tout d’être Grong… il n’est plus inspiré, il ne fait plus peur aux enfants… Pauvre Grong !

Si je vous dis que l’album est signé Estelle Billon-Spagnol vous ne serez pas étonnés. Elle signe encore un album férocement drôle, avec un personnage méchant… mais attachant ! A travers l’histoire de ce monstre, on parle des coups de mou, des chagrins d’amour, des doutes qui nous empêchent d’avancer. C’est drôle, bourré de détails. Décidément Estelle Billon-Spagnol fait autant rire les enfants que les parents.

Vive la différenceLes trolls sont désordonnés et sales, ils passent leur temps à se faire peur et ils vivent dans la crasse. Pas Hippolyte Patel. Lui il aime le rangement, il est gentil et poli. Les enfants sont sages, ordonnés, serviables. Pas Pétula Pétal, elle, elle adore sauter sur son lit en criant et mettre ses doigts dans son nez. Forcément les trolls ne comprennent pas Hippolyte Patel. Forcément les parents de Pétula Pétal ne la comprennent pas. Donc nos deux héros fuient et ils finissent par se rencontrer. De leur rencontre germe une idée, et si on échangeait les places ?

Beaucoup d’humour ici aussi dans cet album sur la différence. Est-ce si important de ne pas être dans le moule, dans la norme, doit-on faire changer les gens qui ne sont pas comme nous ou les accepter comme ils sont ? C’est un très bon album pour aborder ce genre de sujet, ils sont traités avec beaucoup d’humour, le genre d’humour qui plait aux enfants (tout comme chez Escoffier/Maudet et Billon-Spagnol ce n’est pas du tout mièvre). Troll qui aime le thé et les macarons ou petite fille bruyante et bondissante, tout le monde a sa place et Vive la différence !

Le Mange DoudousIl s’est passé un truc assez effrayant, les doudous de cet enfant étaient là, tranquilles sur le lit pendant qu’il était à l’école (c’est Berk son canard qui le lui a raconté), quand une chose bizarre est entrée dans la chambre. Une sorte de patate molle… elle s’est approchée et a avalé Lapinot ! Imaginez la terreur des autres doudous ! Ils ont essayé de fuir mais rien à faire, il les trouvait tous et les mangeait un à un. Et plus il en mangeait, plus il grossissait. Il fallait que ça cesse, heureusement Berk était là !

Beaucoup d’humour ici aussi dans l’histoire de ce monstre mangeur de doudous qui prend la forme, ou certains attributs, de ce qu’il ingère (la forme du lapin, la trompe de l’éléphant, les zébrures du zèbres,…). Je suis un peu obligé de vous révéler la fin, vous ne m’en voudrez pas j’espère, mais c’est grâce à Berk, le doudou préféré du petit garçon, celui qu’il traine partout, à tel point que ses parents ne peuvent pas le laver, que tout le monde sera sauvé (je vous laisse imaginer). On sourit avec cette histoire de doudou dont les illustrations sont vraiment très belles. A noter un petit clin d’œil hommage au regretté Mario Ramos. Un très bon album.

ousteN’avancez plus ! C’est fini, on s’arrête là. De toutes façons il y a des pancartes partout vous voyez bien, on vous le dit de ne pas avancer, qu’il y a des ours, que le danger est partout. Mais pourquoi vous continuez ? Faites demi-tour on vous dit ! Vous voulez vraiment avancer dans cette forêt ? Tant pis pour vous…

J’adore ces livres où on s’adresse au lecteur, ils permettent vraiment de jouer avec l’enfant, de le faire participer. Ici, on avance donc dans cette forêt de plus en plus terrifiante, on soulève des volets, espérant ne pas tomber sur un ours, et même quand on arrive sur une maison, alors qu’un écriteau prévient qu’on y mange les enfants (et qu’il faut se méfier des brocolis), on continue. Finalement tout à l’air calme, ils ont l’air gentils ces ours… le final n’en sera que plus drôle ! On chuchote, on interroge les enfants (sont-ils sûr de vouloir continuer l’histoire ?), on crie quand vient le dénouement… Un autre livre à « encore » (voir premier livre de la chronique).

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des livres de Michaël Escoffier et Matthieu Maudet (Le ça, Bonjour facteuret Bonjour Docteur), Michaël Escoffier sans Matthieu Maudet (Tous les monstres ont peur du noir, Trois petits riens, Sans le A et Le jour où j’ai perdu mes supers pouvoirs, Zizi, zézette mode d’emploi, Le grand lapin blanc, Vacances à la ferme et La plume), Matthieu Maudet sans Michaël Escoffier (Papy), Estelle Billon-Spagnol (Bonne nuit Eddie, La catcheuse et le danseur, Bad Lino, Les chaussettes qui puent, Les soeurs Tsss, La planète des mius, Ti-Jack, Chiche !, La rentrée de Jacotte, Jacotte en vacances, 5h22, Petit Lagouin, Le jardin du secret, Jacotte, Le petit bois du dimanche soir, À table et Mister Mok) et Sally Grindley (Cher Max). Nous avons également interviewé Michaël Escoffier, Matthieu Maudet et Estelle Billon-Spagnol.

La croccinelle
Texte de Michaël Escoffier, illustré par Matthieu Maudet
Frimousse
13€, 205×250 mm, 36 pages, imprimé en Slovénie, 2013.
Grong
d’Estelle Billon-Spagnol
Frimousse dans la collection Maxi’Boum
15€, 236×307 mm, 32 pages, imprimé en Malaisie, 2013.
Vive la différence !
Texte de Leigh Hodgkinson (traduit par Anne Krief)
Gallimard Jeunesse
12,90€, 236×297 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2013.
Le Mange-doudous
de Julien Béziat
Pastel
13,50€, 216×305 mm, 40 pages, imprimé en Belgique, 2013.
Ouste !
Texte de Sally Grindley (traduit par Maurice Lomré), illustré par Peter Utton
Pastel
14€, 217×270 mm, 30 pages, imprimé en Chine, 2013

A part ça ?

Les petits canards de papierLes petits canards de papier est composé de 3 courts métrages extrêmement doux et poétiques. Ce sont des petits films tournés en 1961 en Chine qui ressortent aujourd’hui. On pense aux petits dessins animés qu’on voyait avec l’école. Les deux premiers sont muets et j’avoue que, même si je trouvais ça très beau techniquement ces personnages en papier découpés et pliés animés, j’ai eu très peur que les deux enfants de 5 ans qui m’accompagnaient s’ennuient. Et bien pas du tout ! Ils sont ressortis ravis, enchantés ! Il est question de dix canards qui sortent de l’œuf alors que leur mère n’est pas là et qui partent découvrir le monde (et doivent se méfier du renard qui rôde), de trois petits canards qui partent chasser les papillons en faisant attention au chat et d’un lapin et d’un chat dont l’un des deux sera accusé à tort de la bêtise de l’autre. C’est un programme qui doit tourner un moment pour que les écoles puissent le voir (contrairement à beaucoup de films qui disparaissent très vite de l’affiche). Il est actuellement dans une trentaine de salles et je vous le conseille fortement !
La bande annonce.

Gabriel

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Histoires de vie

Par 12 octobre 2013 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous présente deux romans qui mettent en scène de jeunes héros pleins de vie !

cher maxMax a une idée. Il voudrait écrire un livre ! Vaste projet ! Mais il manque cruellement d’inspiration. Alors, il décide d’écrire à son auteur préféré pour lui demander conseil. Une véritable correspondance s’installe et l’écrivain en herbe et son maître se confient l’un à l’autre, dans des lettres pleines d’humour… Peut-être même que Max pourra conseiller à son tour son idole !

Cet échange de lettres nous permet d’entrer dans la vie de Max, ce jeune garçon plein d’imagination. Dans le courrier, il se confie et raconte son quotidien de petit garçon comme les autres. Mais surtout, on a un peu l’impression de pénétrer dans les coulisses de la réalisation d’un livre, et c’est un peu magique ! Sally Grindley signe une histoire très originale, vivante et drôle qui devrait séduire les jeunes lecteurs, qu’ils aient ou non le rêve de devenir écrivain, ce métier si fascinant !

autobiographie d'une courgetteIcare a neuf ans, et son surnom, c’est Courgette. Il n’a pas une vie très marrante : un père parti faire le tour du monde, une mère plus intéressée par la bière et la télé que par son fils. Mais plein de ressource, il surmonte tout cela fièrement, jusqu’au jour où… il tue accidentellement sa maman. Il atterrit alors dans un foyer, qui loin de représenter pour lui une atroce punition va lui permettre de s’ouvrir à la vie, de découvrir des sentiments tels que l’amitié, l’amour, et même le bonheur !

Je le conçois, présenté comme ça, Autobiographie d’une courgette peut passer pour un roman un peu glauque, pas forcément très riant ! Et pourtant ! Gilles Paris parvient tour à tour à nous faire rire et à nous émouvoir en abordant à la fois des situations un peu particulières, extrêmes, et des moments quotidiens et universels ! Courgette est un personnage que l’on n’oublie pas de sitôt, finalement assez intemporel et qui devrait parler à la fois aux enfants d’aujourd’hui, qu’à ceux qui sommeillent dans nos cœurs d’adultes ! En bonus, on trouve à la fin du livre un dossier de Marie-Luce Raillard, avec des jeux en lien avec la lecture et une interview de l’auteur.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres de Tony Ross : Ce n’est pas moi, Je veux une fête et Je veux le faire tout seule.

Cher Max
Texte de Sally Grindley (traduit par Pierre Varod), illustré par Tony Ross
Bayard Poche dans la collection J’aime Lire
6,20 €, 125 x 175 mm, 160 pages, imprimé en Allemagne, 2013
Autobiographie d’une courgette
Texte de Gilles Paris, illustré par Charles Berberian
Flammarion dans la collection Etonnants classiques
4,90 €, 127 x 179 mm, 283 pages, imprimé en Espagne, 2013

A part ça ?

Jusqu’à dimanche, c’est la fête de la science ! L’occasion de vivre de fabuleuses expériences dans toute la France !

Marianne

 

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