La mare aux mots
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Vanessa Hié

On écoute une histoire ?

Par 27 juillet 2015 CD non musical, Livres Jeunesse

Après les musiques pour les tout-petits vendredi et les musiques pour les plus grands samedi, aujourd’hui je vous propose des livres-CD et CD avec des histoires à écouter. Parfait pour les longs trajets (ma fille de 7 ans peut écouter une histoire au casque pendant un trajet de plusieurs heures), les histoires à écouter sauvent les parents… et sont une alternative parfaite aux écrans abrutisseurs et abêtissants.

Diabou NdaoOn commence le voyage par l’Afrique et par l’histoire de Diabou Ndao, une petite fille qui adore manger des gnioules, des noix qu’on trouve dans les palmiers. Elle aime tellement ça que le jour où le lion débarque dans le village, la petite fille continue à manger ses gnioules… sauf que le lion avale Diabou Ndao ! Mais la petite fille n’a pas dit son dernier mot, elle sort par les fesses du lion, et elle l’avale ! Sauf que…
On avait déjà chroniqué cette histoire dans une autre version (Fatoumata), ici c’est Mamadou Diallo qui raconte et l’on se régale ! Parce que le conteur a une façon de vivre cette histoire qui est totalement irrésistible et parce que l’enregistrement public (avec des enfants qui rient) est vivant. Et il faut dire que cette histoire d’enfant avalée qui ressort par les fesses du lion qui ressort à nouveau par les fesses de l’enfant… forcément ça fait rire ! Côté illustration, c’est Vanessa Hié qui met en image le conte pour le plaisir des yeux !
Un conte sénégalais hilarant et surprenant raconté par un conteur irrésistible.
Extraits sur le site de la maison d’édition.

La promesseUn têtard rencontra une chenille, entre les deux ce fut le coup de foudre. Ils se promirent de ne jamais changer. Sauf que quand ils se retrouvèrent, le têtard avait des jambes…
Jeanne Willis nous raconte une très belle histoire sur le temps qui passe, l’amour et le fait de vouloir imposer des choses à la personne qu’on aime, la nature… Une histoire un brin cruelle aussi, mais « c’est la vie, petit » comme le dit la conclusion du conte. Sur le CD, après avoir écouté l’histoire, on nous propose des ateliers. Dans le premier, L’atelier des mots, la récitante nous propose de deviner des mots. Dans le second, L’atelier des bruits, on devra reconnaître des bruits d’eau. Enfin, dans le dernier, L’atelier Théâtre, les enfants apprennent à jouer la comédie. Ces trois petits jeux sont particulièrement réussis et plutôt originaux. Le fait de faire rejouer des scènes aux enfants, par exemple, est vraiment une bonne idée.
Un livre-CD avec une histoire drôle et cruelle et des jeux bien trouvés.

Au revoir BlaireauBlaireau va mourir, il le sait, mais cela ne lui pose pas de souci, il a bien vécu et il n’a pas peur de la mort. Le jour où Blaireau meurt, c’est pour ses amis que c’est dur. Mais, ensemble, ils se souviennent de celui qui était toujours là pour eux.
Au revoir Blaireau est une belle histoire sur la mort, le deuil. La mort c’est plus dur pour ceux qui restent, mais, comme on le rappelle ici, se souvenir de ceux qui ne sont plus là c’est les garder avec nous. C’est une histoire pleine de tendresse, sans lourdeur sur un sujet pourtant difficile, c’est dans la joie que les amis de Blaireau se souviennent de lui. Après une lecture très agréable du conte, on nous propose de jouer avec les rimes.
Une jolie histoire sur la mort et le deuil.

Merlin l'enchanteurQuand Merlin est né, il était extrêmement laid. Sa mère ne savait pas comment elle était tombée enceinte, mais elle apprit que c’était le diable qui était le père de l’enfant. C’est même de la bouche de l’enfant, lui-même qu’elle l’avait appris. L’enfant parlait alors qu’il n’était qu’un bébé, il lui expliqua il n’était pas un enfant ordinaire, qu’il avait même une mission et qu’il avait des pouvoirs. La suite lui prouva que son fils disait vrai.
De l’histoire de Merlin on ne connaît souvent que des bribes, son amour fou pour Viviane, son amitié avec Arthur, son pouvoir de se transformer… Ce CD de près d’une heure permettra d’en savoir plus sur ce personnage de la légende arthurienne. On croise d’ailleurs ici celui qui deviendra le roi Arthur.
Une histoire totalement passionnante à écouter.
Extrait sur le site de la maison d’édition.

Le roi ArthurLe roi Uther est mort, le monde ne sait pas qu’il a un descendant, Arthur. Lui-même l’ignore. C’est en sortant une épée d’une pierre que son destin change. Le roi Arthur est la suite de Merlin l’Enchanteur, l’histoire reprend là où elle s’était arrêtée. On retrouve d’ailleurs le même récitant et les mêmes comédiens et c’est tout aussi passionnant !

Ulysse contre le cyclopeUlysse est de retour de Troie. Il débarque avec son équipage sur une île inconnue qui lui semble très étrange. Tout y est démesuré. Ils ne tardent pas à faire connaissance avec le cyclope, un géant d’une force incroyable et à la cruauté sans pareille. Il va dévorer petit à petit les amis d’Ulysse. Il faudra que ce dernier soit rusé pour pouvoir s’enfuir.
Après la légende arthurienne, la mythologie grecque ! L’histoire est parfois assez dure (certains hommes sont quand même dévorés vivants !), mais c’est totalement captivant. Ce n’est qu’une partie des aventures d’Ulysse, ça donne envie de (re) découvrir les autres.
Extrait sur le site de la maison d’éditions.

Cucu la pralineCucu la praline c’est comme ça que ses frères l’appellent, mais elle s’appelle Angèle. Autant vous dire qu’elle n’aime pas ce surnom ! Elle adore s’habiller en rose, manger tout ce qui est au citron et se laisser pousser les cheveux. Par contre, elle ne supporte pas ses frères Victor et Jean Maxime (faut dire qu’ils sont pénibles comme 222). On retrouve ici trois de ses histoires.
Ses frères lui ont joué un sale tour, mais c’est mal connaître Cucu la praline, elle va se venger et rigolera bien qui rigolera le dernier !
Ambiance tendue chez les Chambar. La mère de Cucu la Praline est sur les nerfs. Il y a une raison à ça, le maire vient dîner et il faut que TOUT se passe bien. Sauf que…
Cucu la praline est ravie, ses frères sont au foot, elle est tranquille. Mais les choses ne se passent pas comme prévu, l’après-midi va se transformer en cauchemar ! Mais là Cucu la praline n’est pas du genre à se laisser faire.
Avec ma fille de 7 ans on est fans de Cucu la praline. Fanny Joly a un humour qui nous fait nous bidonner. Elle raconte parfaitement l’enfance. Les personnages sont drôlement bien croqués. Cucu la praline, l’éternelle amoureuse, ses horribles frères, les parents et leurs préoccupations de parents. Ici, pour la version CD, c’est elle-même qui lit les trois premières histoires de Cucu la praline et c’est un pur bonheur de l’écouter.
Des romans pleins d’humour racontés par leur auteure, un pur délice !

La Belle et la BêteUn homme autrefois riche, vivait maintenant retiré à la campagne avec ses trois filles et ses trois fils. L’une des filles était si belle qu’on l’appelait La Belle. Ses sœurs étaient orgueilleuses malgré le fait que leur famille était maintenant pauvre. Un jour, l’homme reçut une lettre lui disant qu’il avait des marchandises à récupérer. La richesse allait-elle revenir ? Les sœurs de La Belle espéraient déjà retrouver leur vie d’avant et demandèrent au père de leur ramener des toilettes de son voyage. La Belle qui ne voulait rien demanda juste une rose. C’est pourtant cette rose qui allait changer la destinée de cette famille.
Gallimard ne se moque pas de nous, c’est Jacques Bonnaffé qui lit ce grand classique de Madame Leprince de Beaumont. Ce grand acteur nous captive, nous envoûte. On écoute cette histoire du 18e siècle (il s’agit ici de la version d’origine) comme si l’on ne la connaissait pas encore. Il est accompagné par une clarinette, un violoncelle, un piano, une soprano et un baryton.
Une magnifique version lue d’un grand classique de la littérature, La Belle et la Bête.

Le camembert volantIl y a Jean A (alias J’en ai marre, parce qu’il râle tout le temps), Jean B (alias Jambon parce qu’il est gourmand, c’est lui qui nous raconte l’histoire), Jean C (surnommé J’en sais rien, parce qu’il est distrait), Jean D (surnommé Jean Dégâts depuis qu’il a inondé l’appartement), Jean E (alias Zean E à cause d’un cheveu sur la langue) et enfin Jean F (qu’on appelle Jean Fracas). Ils sont frères, ils ont entre 1 et 11 ans et ont pour point commun (en plus de leur prénom) d’avoir les oreilles décollées et un épi sur la tête. À la rentrée, ils déménagent, mais en attendant, cet été ils vont chez leurs grands-parents. Un été qui sera riche en rebondissements ! Ils vont avoir la télé pour la première fois et vont pouvoir assister au premier pas sur la lune, ils vont jouer à cache-cache, mais le mieux caché aura quelques ennuis, ils vont aller à la pêche au dinosaure, jouer avec leur père aux jeux de société… et c’est quelque chose, tenter de relever les défis de leur grand-mère, supporter les cousins Fougasse… Et le camembert volant me direz-vous ? Vous ne le saurez qu’à la fin !
Décidément, j’aime énormément la plume de Jean-Philippe Arrou-Vignod. Après avoir dévoré les Enquêtes au collège (on vous en reparle bientôt), j’ai adoré les vacances des Jean ! C’est drôle et tendre, il y a un petit côté La guerre des boutons (surtout lors de l’épisode mémorable de la confrontation avec les cousins Fougasse)… À l’écoute, on se demande la part autobiographique (Jean-Philippe s’appelle bien Jean et avait vraiment l’âge du narrateur quand le premier homme a posé le pied sur la lune), le livret du CD le confirme, Jean-Philippe Arrou Vignod s’est bel et bien inspiré de sa propre enfance. Pour l’anecdote, j’ai eu du mal à le chroniquer, ma fille aînée (7 ans, fan d’Enquête au collège) me piquait sans arrêt le CD.
Un été dans les années 60, entre déménagement et vacances chez les grands-parents, deux heures trente de pur bonheur.

Quelques pas de plus…
Retrouvez tous les CD et livres-CD musicaux que nous avons chroniqués sur l’album Pinterest qui leur est consacré.



À part ça ?

S’ennuyer, ça rend les enfants créatifs !

Gabriel

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Chut ! J’écoute l’histoire !

Par 15 mai 2014 CD non musical, Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on va se taire, si si ! On se tait et on écoute, il y a quelqu’un qui nous raconte une histoire… Une chronique en deux parties (la suite sera demain) une nouvelle fois en chronique croisée avec Maman Baobab (parce qu’on aime ça !).

La boîte à joujouxIl y a une nouvelle dans la boîte à joujoux. Mademoiselle Chouchou est une jolie poupée de porcelaine et en la voyant le maire et Polichinelle se sentent troublés. Mais c’est surtout le soldat de plomb numéro 7 qui perd ses moyens quand il croise son chemin, et voilà qu’il s’arrête en plein défilé, causant une sacrée pagaille ! Ces deux-là ont eu un gros coup de foudre et même si le soldat doit faire un séjour au cachot pour avoir mis le désordre, Mademoiselle Chouchou l’attendra. Mais Polichinelle ne voit pas ça du même œil…

Une amie m’avait conseillé ce livre-CD en me disant que c’était l’un de ses plus gros coups de cœur en littérature jeunesse… je n’ai absolument pas été déçu ! Magnifiques illustrations de Régis Lejonc, superbe histoire écrite par Rascal et racontée par Natalie Dessay, très belle musique de Debussy interprétée par l’Ensemble Agora… Tout était réuni pour faire un petit bijou, et c’est réussi ! Petits comme grands, on tombe sous le charme de cette belle histoire d’amour entre des jouets, de ces personnages qui regardent le ciel peint sur le plafond de la boîte à joujoux. On trouve des merveilles dans les grands livres-CD de chez Didier jeunesse, j’ai trouvé mon chouchou !
Des extraits sur le site de Didier Jeunesse.

Et en parlant de chouchou…

Bulle et Bob au jardinC’est une belle journée, une journée idéale pour être dans le jardin et ça tombe bien, Bulle et Bob doivent planter des tomates cerise. On met ses gants, ses bottes, on prend les plans de tomates et hop on s’y met. D’abord il faut arracher les mauvaises herbes (mais attention aux bonnes !), on remue la terre (en croisant des vers de terre), puis on plante et on arrose (si on arrive à ouvrir le robinet !). On profite aussi pour réviser ses légumes, regarder se promener les escargots et passer les nuages et même servir de perchoir à coccinelles. Décidément, c’est une belle journée.

Quel bonheur de retrouver Bulle et Bob, les deux héros imaginés par Natalie Tual et mis en image par Ilya Green. Une petite histoire entrecoupée de chansons où l’on se sent enveloppé dans un cocon de tendresse sans que ça ne soit jamais mièvre. C’est doux, c’est tendre, c’est beau. Quel joli moment ! Et bien-sûr il y a l’humour piquant de la pétillante auteur-interprète comme lorsque les enfants jouent au jeu des légumes (citer ceux qu’on connait) et que Bulle propose les frites. Les enfants adorent, l’écoutent en boucle, chantent et les parents ne soupirent pas en entendant pour une énième fois leurs marmots relancer le CD.
Des extraits sur le site de Didier Jeunesse et le même vu par Maman Baobab.

Ogres et OgressesIl y avait une ogresse qui avait entendu ce qu’une chèvre disait à ses sept chevreaux pour qu’ils lui ouvrent la porte et qui décida de se faire passer pour elle. Il y avait aussi une cuisinière qu’on appelait la grosse Suzon qui s’intéressait beaucoup à un jeune garçon que son maître avait trouvé dans une forêt quand il n’était qu’un bébé. Il y avait, enfin, une ogresse qui avait profité du départ d’un homme pour aller voir chaque jour sa fille, Aïcha et lui sucer le doigt.

Trois contes qui mettent en scène des ogres et des ogresses sont réunis dans ce très beau livre-CD sorti chez Didier Jeunesse. Le premier, L’ogresse et les sept chevreaux, la version libanaise d’un conte bien connu illustré par Martine Bourre, nous l’avions déjà chroniqué ici lors de sa sortie dans la collection À petits petons. Le dernier, Aïcha et l’ogre, un conte tunisien illustré par Vanessa Hié, nous l’avions chroniqué ici lors de sa sortie dans la collection Il était une (mini) fois. Il n’y a donc que le second que nous découvrons dans cette version, Trouvé-dans-un nid, une adaptation d’un conte des frères Grimm illustrée par Rémi Saillard. Tous les trois sont racontés par la conteuse Praline Gay-Para et on se régale ! Quel bonheur de l’écouter conter ces trois histoires pleines d’humour. On est happé par sa voix, sa façon de raconter et on enchaîne les trois histoires avec le plus grand plaisir !
Le même vu par Butiner de livres en livres et À l’ombre du saule et des extraits sur le site de Didier Jeunesse.

On reste d’ailleurs avec Praline Gay-Para

Ti Moun dit non !Un tout petit garçon nommé Ti Moun voulait devenir grand. Il décida d’aller voir les animaux pour leur demander ce qu’ils mangeaient pour être si forts ! Seulement voilà… il a beau vouloir être grand il n’a pas envie de manger des os comme le chien, de l’herbe comme le bœuf, du foin comme le cheval… mais au fait… pourquoi veut-il être aussi grand et fort ?

Prends le temps de grandir doucement, voilà le conseil qui est donné à Ti Moun. Dans cette très jolie histoire signée Praline Gay-Para (et racontée par elle-même sur le CD), on parle donc de vouloir grandir trop vite, de l’impatience. La conteuse l’explique en fin d’ouvrage, ce sont deux contes, l’un afro-américain et l’autre haïtien qui sont à l’origine de cette histoire. Illustrée par Lauranne Quentric, c’est un bien joli conte en randonnée où l’on rappelle l’importance de dire non et que l’on prend beaucoup de plaisir à écouter.
Le même vu par Les riches heures de Fantasia et par Maman Baobab et des extraits sur le site de Syros.

les aventures de p'tit bonhommeUn p’tit bonhomme des bois se promenait dans la forêt quand tout à coup un blaireau le vit. L’animal se dit qu’il en ferait bien son repas, et se mit à le suivre. Quelques pas plus loin, un renard vit le p’tit bonhomme des bois. Il n’avait jamais mangé ça et se dit que cela devait être bon ! Et en plus il était accompagné d’un blaireau, le repas allait être copieux ! Il se mit à les suivre. Puis ils furent rejoints par un renard, un loup et un ours…
P’tit Bonhomme se réveilla avec une faim de loup. Vite, il lui fallait quelque chose à se mettre sous la dent, il fila à la boulangerie et demanda du pain au boulanger. Sauf que rien n’est gratuit, et s’il voulait du pain, comme il n’avait pas de sous, le P’tit Bonhomme devait fournir de la farine. Ainsi notre petit héros couru chez le meunier. Sauf que rien n’est gratuit, s’il voulait de la farine notre petit bonhomme devait fournir du blé ! Et pour avoir du blé il lui faudrait trouver du crottin, pour avoir du crottin il lui faudrait de l’herbe et pour avoir de l’herbe il devait trouver de l’eau…

Deux contes en randonnée drôles et poétiques signés par le génial Pierre Delye. Je connaissais ses livres, je l’avais découvert sur scène, je ne l’avais pas encore écouté en CD. Alors bien-sûr rien ne vaut le spectacle vivant mais quel bonheur que de l’écouter nous conter ces deux histoires, prendre les voix des personnages. On sourit, on rit même parfois, on passe un moment délicieux (autant les parents que les enfants). Côté illustrations, Martine Bourre pour Le P’tit Bonhomme des bois et Cécile Hudrisier pour La grosse faim de P’tit Bonhomme (qu’on avait d’ailleurs déjà chroniqué ici). Les deux illustratrices ont utilisé de nombreuses matières pour leurs collages, c’est riche en détails, et c’est beau ! Un disque-CD plein de malice pour passer un moment exquis !
Des extraits sur le site de Didier Jeunesse.

mon meilleur meilleur amiQu’il est agaçant à être toujours de bonne humeur cet Arlequin à l’habit coloré ! Oiseau gris n’en peut plus ! Il a l’impression que sa vie est morne à côté ! Il décide de jouer un tour au joyeux personnage, il va moins rigoler, ça c’est sûr !
Malika se rend compte un matin qu’elle n’a plus que 103 peluches. Elle en avait 110 avant ! Sa maman lui explique qu’elles étaient usées, qu’il faut à un moment se séparer de certaines affaires, mais rien à faire Malika n’est pas contente. À partir de ce jour elle décide de recompter tout le temps ses peluches et un jour… Malika pousse un cri, il y en a 104 ! Qui est ce nouveau venu qui a deux bouches et qui dit s’appeler Monstre Monstre (faut dire qu’il dit tout en double !) ?

Sorti chez Planète Rebelle, Mon meilleur meilleur ami regroupe donc deux histoires signées Jennifer Couëlle et racontées ici par Françoise Diep. Dans la première il est donc question de bonne humeur et de ceux qui jalousent cet optimisme. Dans la seconde, on parle de grandir, de devoir se séparer de certaines choses liées à l’enfance. Deux très jolies histoires joliment mises en images par Josée Bisaillon. Deux histoires pleines d’humour et de douceur, adaptées aux plus petits.
Des extraits sur le site de Planète Rebelle.

Les aventures de la famille MotorduIls en vivent des aventures les Motordu ! Un jour le prince à pâle au ventre (si ça se trouve c’est lapin dix huitres), une autre fois, comme on est en jouet c’est le temps des grandes balances et on part vers la Botte d’Azur, un autre jour ils s’aperçoivent qu’il y a un fantôme dans le chapeau, il y a aussi la fois où Marie-Parlotte a reçu un cheval appelé Belle-Chic en cadeau et enfin la fois où Motordu reçoit un père hoquet qui fait plein de bêtes hips et qui refuse qu’on le mette en cage.

Je pense que vous êtes nombreux à connaître Le prince de Motordu. J’ai grandi en lisant les livres de Pef et notamment les aventures de ce héros qui vit dans un chapeau avec la princesse Dézécolle et ses enfants Marie-Parlotte et Nid de Koala. Ici, les mots sont donc remplacés mais habillement, avec beaucoup d’humour, les doubles sens sont nombreux et hilarants. C’est la première fois que je découvrais ces livres sous forme de CD et je suis quand même sceptique ! Dans les livres du prince de Motordu, parfois on a besoin de relire une phrase pour en comprendre tous les sens, et en CD… c’est plus difficile ! Ça défile, on réfléchit à ce que l’on vient d’entendre et on se perd ! Et il n’y a pas les illustrations pour nous aider. Ma fille de six ans a quand même pris énormément de plaisir à l’écouter et riait en entendant les dialogues décalés de ces cinq histoires lues par Pef lui-même.
Le même vu par Maman Baobab.

Le monstre poilu et 3 autres histoiresC’est l’histoire d’un monstre qui était couvert de poils, un monstre poilu qui était d’une laideur abominable ! Un jour, alors qu’il passait par là, le roi fut capturé par le monstre poilu. Celui-ci accepta de le laisser partir s’il lui ramènerait le premier enfant qu’il croiserait. Sauf que le premier enfant qu’il croisa fut sa fille…
Léon était un roi qui ne supportait pas qu’on soit plus beau que lui. Quand quelqu’un osait cet affront, le roi lui faisait couper la tête. Les gens se mirent donc à s’enlaidir et forcément… plus personne ne tomba amoureux de personne et plus aucun bébé ne naissait. Jusqu’au jour où…
Il était une fois une sorcière qui aimait manger des enfants. Forcément, aux alentours ceux-ci ne sortaient plus et donc n’allaient plus à l’école. Forcément, ils devenaient idiots. Un jour, la sorcière croisa la route de deux de ces garnements, Pincemi et Pincemoi.

Quatre histoires d’Henriette Bichonnier (Le monstre poilu, Le retour du monstre poilu, Le roi des bons et Pincemi, Pincemoi et la sorcière) qui ont toutes été illustrées par Pef et surtout, mis à part Le retour du monstre poilu, qui ont marqué mon enfance (cela dit, je ne suis pas certain que Gallimard y ai pensé en faisant cette compilation). J’ai lu ces parodies de contes alors que j’avais 8-9 ans, à chaque Noël, chaque anniversaire, chaque occasion, je demandais un livre de Pef et ceux-là faisaient partie de mes préférés (avec Rendez-moi mes poux). Près de 30 ans plus tard, j’ai vu ma fille être morte de rire en entendant les « poil à » de la petite Lucille ou les blagues de Pincemi et Pincemoi. Ces histoires ne vieillissent pas, elles amusent toujours autant les enfants. Gallimard regroupe ici quatre lectures (enregistrées, respectivement, en 1984, 2014, 1990 et 2014) faites par Francis Perrin, Max de Bley, Pierre Junière, William Pinville et Pef lui-même. Pour tout vous dire, autant j’ai adoré découvrir Le monstre poilu, Le retour du monstre poilu et Pincemi, Pincemoi et la sorcière dans cette version CD, autant j’ai trouvé horripilante la lecture de Le roi des bons. Les comédiens surjouent… c’est assez insupportable ! Mais mis à part ce bémol, voilà des histoires pleines d’humour qui vont ravir les enfants et rappeler des souvenirs à pas mal de parents.

Les petits oiseauxL’hiver est là, une vieille fermière rentre ses poules et ravitaille une mangeoire à oiseaux en graines et boules de graisse. Pinsons, sittelles torchepots et moineaux friquets arrivent à toute volée. Mais alerté par les piaillements, un chat ne tarde pas à venir se tapir, prêt à bondir. Il va tenter plusieurs fois, les oiseaux vont se succéder, l’un d’eux sera-t-il moins rapide que le félin ?

Béatrice Fontanel pour le texte, Jérôme Deschamps qui le raconte, Antoine Guilloppé qui illustre et des musiques des plus grands musiciens pour accompagner le tout. François Couperin, Antonio Vivaldi, Maurice Ravel, Igor Stravinsky, Eino Juhani Rautavaara, Jean Françaix… Ce sont les œuvres évoquant des oiseaux de quatorze compositeurs dont on retrouve des extraits ici. En plus de la présentation succincte des musiciens, on trouvera aussi une description des oiseaux présents dans l’histoire. Les magnifiques illustrations d’Antoine Guilloppé ont fait pousser des « waouh » à ma fille. Une bien jolie histoire magnifiquement illustrée et accompagnée de très belles musiques classiques.
Une émission qui en parle, Les traverses du temps sur France Musique.

Quelques pas de plus…
Retrouvez toutes les histoires racontées sur CD que nous avons chroniquées sur notre album Pinterest.
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Rascal (L’ours qui danse, Le temps des ours, Le plus joli des rêves et Tout le monde fait caca), Natalie Dessay (La petite sirène), l’Ensemble Agora (La petite sirène), Régis Lejonc (Loup ?, La mer et lui, Le petit chaperon rouge ou La petite fille aux habits de fer blanc et Obstinément Chocolat), Natalie Tual (Comptines pour compter, Bulle et Bob à l’école, Comptines pour chanter les couleursBulle et Bob préparent Noël, Bulle et Bob à la plage, Bulle et Bob dans la cuisine et Chansons pour chanter Noël), Ilya Green (Nos beaux doudous, Bulle et Bob à l’école, Mon arbre, Marre du rose, Bulle et Bob préparent Noël, Les plus belles berceuses jazz, Bulle et Bob à la plage, Peter Pan et Wendy, Bulle et Bob dans la cuisine et Le masque), Praline Gay-Para (Aïcha et l’Ogre, Petit beignet rond et doré, L’ogresse et les sept chevreaux et Au loup !), Martine Bourre (La truie et le loup, L’ogresse et les sept chevreaux, Les Deux Vieux & l’Arbre de vie, Au bain, mon lapin ! et La souris qui cherchait un mari), Rémi Saillard (Petit beignet rond et doré, (Rois et reines de France, Les histoires des musiciens de Brême racontées dans le monde, Au chat et à la souris, Dans ma rue et Ami ou ennemi ?), Vanessa Hié (Mon secret rit tout le temps et Le carnaval des animaux), Pierre Delye (La petite poule rousse, Mais il est où ce gros matou ? et La grosse faim de P’tit Bonhomme), Cécile Hudrisier (Comptines pour mon bébé, Le gâteau de Ouistiti, La moufle, Comptines pour compterComptines pour chanter les couleursLa petite poule rousse, Mais il est où ce gros matou ?, La grosse faim de P’tit Bonhomme, Il était une fois… Contes en haïku, Les plus belles chansons anglaises et américaines, P’tit biscuit ou L’histoire du bonhomme de pain d’épices qui ne voulut pas finir en miette, Comptines pour chanter en anglais, Le fil rouge, Chansons pour chanter Noël et Comptines pour chanter la ferme), Jennifer Couëlle (Je t’aime comme toi), Françoise Diep (Les deux cailloux et Le loup et la soupe aux pois), Josée Bisaillon (J’ai un bouton sur le bout de la langue), Pef (Aux fous les pompiers !Le Ré-si-do-ré du Prince de Motordu et Le conte chaud et doux des chaudoudoux), Béatrice Fontanel (Mon copain Bogueugueu et Bogueugueu est amoureux) et Antoine Guilloppé (Le voyage d’Anoki, Les musiciens de Brême, La mouffle, Loup noir, Grand blanc, Première neige,Plein soleil, Qui dit noir dit blanc, Pleine lune et Akiko la rêveuse). Retrouvez aussi nos interviews de Natalie Tual Cécile Hudrisier  et Antoine Guilloppé.

La boîte à joujoux
Texte de Rascal, conté par Natalie Dessay, musique de Claude Debussy jouée par l’Ensemble Agora, illustré par Régis Lejonc
Didier Jeunesse dans la collection Contes musicaux
23,80 €, 270×270 mm, 43 pages, CD 35 min. environ, imprimé en France, 2005.
Bulle et Bob au jardin
Texte et musique de Natalie Tual, conté et chanté par Natalie Tual, Gilles Belouin, Erell et Antoine Paineau-Tual, illustré par Ilya Green
Didier Jeunesse dans la collection Polichinelle
17,70 €, 210×210 mm, 40 pages, CD 15 min. environ, imprimé en France, chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Ogres et Ogresses
Contés par Praline Gay-Para, illustrés par Martine Bourre, Rémi Saillard et Vanessa Hié
Didier Jeunesse dans la collection À petit petons
21,30 €, 240×225 mm, 96 pages, CD 35 min. environ, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Ti Moun dit non !
Conté par Praline Gay-Para, illustré par Lauranne Quentric
Syros dans la collection Paroles de conteurs
15,90 €, 205×320 mm, 32 pages, CD 11 min. environ, imprimé en France, 2014.
Les aventures de p’tit Bonhomme
Contés par Pierre Delye, illustrés par Grégory Allaert, Martine Bourre et Cécile Hudrisier
Didier Jeunesse
21,30 €, 240×225 mm, 64 pages, CD 17 min. environ, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2011.
Mon meilleur meilleur ami
Texte de Jennifer Couëlle, raconté par Françoise Diep, illustré par Josée Bisaillon
Planète rebelle dans la collection Conter Fleurette
23 €, 200×200 mm, 38 pages, CD 20 min. environ, imprimé au Canada, 2011.
Le monstre poilu et 3 autres histoires
Textes d’Henriette Bichonnier, lus par Francis Perrin, Pef, Max de Bley, Pierre Junière et William Pinville
Gallimard Jeunesse dans la collection Écoutez lire
12,90 €, CD 40 min. environ, 2014.
Les aventures de la famille Motordu, volume 1
Textes de Pef, lu par Pef
Gallimard Jeunesse dans la collection Écoutez lire
12,90 €, CD 1h02 environ , 2014.
Les petits oiseaux
Texte de Béatrice Fontanel, raconté par Jérôme Deschamps, illustré par Antoine Guilloppé
Naïve livres
20 €, 245×275 mm, 42 pages, CD 33 min environ, lieu d’impression non indiqué, 2013.

À part ça ?

affiche-eclatsdelire-2014Puisqu’on parle d’Ilya Green dans cet article… elle fait partie des organisateurs  de la première fête de la littérature jeunesse au Vigan (dans le gard) ce samedi (le 17 mai). Au programme : des dédicaces (Ilya Green, donc, Stéphane Servant, Mélusine Thiry, Claire Franek et bien d’autres !), des lectures, des ateliers, des expos… bref si vous êtes dans le coin, ça risque d’être rudement chouette ! Tous les infos sur leur blog : http://eclatsdelireduvigan.blogspot.fr et même sur facebook : https://www.facebook.com/leseclatsdelireduvigan ! Vous y allez et vous nous racontez ?

Gabriel

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Aller vers l’autre

Par 9 décembre 2013 Livres Jeunesse

Avant que vous ne boucliez votre liste de Noël* je voulais absolument vous présenter Le grand arbre et autres histoires… seulement, j’avais du mal à trouver avec quels livres le chroniquer. En fait, les quatre histoires qu’il comporte parlent toutes, d’une manière ou d’une autre, d’aller vers l’autre… ça sera donc le thème de cette chronique.

Le grand arbre et autres histoiresUn homme très riche avait eu comme lubie d’acheter un arbre qu’il trouvait magnifique, il fallait donc le déplacer, il le voulait chez lui. Seulement les racines de l’arbre étaient liées à celles d’un arbrisseau, en coupant ces liens les deux mourraient. Le petit arbre appartenait à une vieille dame qui n’était pas prête à le vendre, mais qui allait changer la vie de l’homme.

Un petit garçon, fan de l’homme invisible, rencontre un jour un accordeur de piano aveugle. Pour ce dernier le petit garçon était tel que son héros, invisible. L’enfant décida de lui apprendre les couleurs. Une belle histoire entre les deux était née.

Un vieux lapin demandait chaque année trois jours de vie en plus à tous ses amis en cadeau d’anniversaire. Seulement les années passant, il se trouvait de plus en plus vieux et n’avait plus envie de ces bonus. Après avoir appris toutes ses connaissances de jardinier au jeune Touneuf il lui demanda de faire savoir à tout le monde que désormais il fallait lui offrir autre chose… et le laisser partir.

Léontine était si timide qu’elle se cachait sous un rideau de cheveux. Les autres se moquaient. Elle se souvenait à peine de son père, mort quand elle était petite, mais sa mère lui disait qu’elle avait ses cheveux, c’est dire l’importance pour elle de sa chevelure qu’elle n’avait jamais coupée. La rencontre avec Olaf allait changer sa vie.

Quatre histoires absolument magnifiques sont réunies ici dans un très bel album au beau papier et à la couverture épaisse. Rémi Courgeon aborde de nombreux thèmes : le partage, la transmission, l’amitié, l’amour, la timidité, les gens qui changent notre vie… C’est une super idée que d’avoir réuni ici ces quatre histoires. C’est typiquement le genre d’album qu’on garde précieusement, dont on se souvient encore une fois adulte (vous avez remarqué que les albums qui nous ont le plus marqués enfant sont des recueils d’histoires ?). Les illustrations de Rémi Courgeon sont superbes et il fait passer de très beaux messages dans ses histoires pleines de sens. Un magnifique album, cadeau parfait pour les fêtes de fin d’année.

Le MurNahum était un jeune berger. Il s’était un peu perdu dans le désert, au milieu de la tempête de sable. Son seul agneau avait disparu. Pas de doute, le vent l’avait emporté et il était passé derrière le grand mur qui bordait le désert. Personne ne savait ce qu’il y avait derrière ce mur. L’océan pour certains, un monde d’autrefois rempli de bêtes féroces pour d’autres. Et si Nahum allait voir par lui-même ce qu’il y avait derrière ce mur et qui y vivait ?

Le mur est un magnifique album signé François Aubin. Ici, on parle de l’inconnu, de la peur qu’il déclenche en nous, on parle aussi des frontières, de la peur de celui qui est de l’autre côté de la barrière. La première rencontre entre Nahum et celui qui vit derrière le mur donne lieu à une double planche sans texte, juste les deux visages qui se découvrent l’un l’autre. Vraiment très beau.

MélinaC’est un jour de pluie que Mélina est arrivée dans l’école. Les enfants attendaient qu’il se passe enfin quelque chose dans leurs journées monotones, c’est une jeune fille de passage qui allait mettre du piment dans leur journée. Car Mélina n’était pas faite pour rester, avec ses parents elle bougeait tout le temps, d’où le nom qu’on leur donnait « gens du voyage ». Pourtant se poser de temps en temps serait agréable, mais comment faire quand on se fait traiter de voleur de poules, que les gens font tout pour vous faire partir ? Les héros de cette histoire ne comprennent pas… surtout qu’ils n’ont pas de poule à voler. Eux aimeraient que Mélina reste un peu avec eux…

Ah, les mots d’Alice Brière-Haquet… son écriture si poétique. Ici encore, elle nous raconte avec une infinie poésie, beaucoup de délicatesse cette histoire de gens qui refusent d’accepter ceux qui sont différents d’eaux, d’enfants qui ne comprennent pas la haine des adultes. Les jolies illustrations de Leïla Brient (bien que parfois un peu trop numériques à mon goût, mais c’est personnel) accompagnent parfaitement ce très joli texte. Une belle histoire pour rappeler la bêtise humaine et les a priori idiots.

Mon secret rit tout le tempsElle le voyait souvent sur son banc, ce vieux monsieur un peu original. L’air un peu triste il restait là à parler aux oiseaux. Elle avait même décidé de lui donner un nom : Marcello. Et malgré qu’on lui ai dit de se méfier (il faut toujours se méfier des originaux), elle avait décidé de lui parler. Très vite, ces deux-là se sont liés, il a commencé à sourire, mais il fallait surtout garder cette amitié secrète, que penseraient les parents…

Ici aussi, c’est une très belle histoire sur l’amitié que nous raconte Séverine Vidal. L’amitié transgénérationnelle, en se moquant des a priori et des on-dit. Parfois, il faut désobéir aux adultes, ne pas se fier à leurs peurs. Parfois, les enfants ont raison de ne pas voir le mal partout. Peu importe l’âge, peu importe le sexe, peu importe l’apparence quand on a un ami (qui rit tout le temps de surcroît).
Le même vu par Le tiroir à histoires.

Simon et NaslatDans la classe de Simon, il y a Naslat. Simon ne voit qu’elle même si elle ne le regarde pas. Simon est ailleurs, il pense à Naslat, la petite fille pas toujours très sage et à qui il n’ose pas donner la main quand le maître demande de se mettre deux par deux. La jolie Naslat qu’il observe en cachette. Un jour peut-être que Simon osera dire à Naslat qu’il est amoureux d’elle.

Dans la classe de Naslat il y a Simon, celui que personne ne voit tellement il est timide, mais Naslat, elle, ne voit que lui. Parfois Naslat semble dans la lune, mais elle pense à Simon, elle pense qu’elle aimerait bien qu’il la regarde, elle pense qu’elle aimerait bien qu’il lui donne la main quand le maître demande de se mettre deux par deux. Naslat rêve, un jour peut-être qu’elle osera dire à Simon qu’elle est amoureuse de lui.

Simon et Naslat est un livre qui se lit dans les deux sens, d’un côté l’histoire de Simon, de l’autre celle de Naslat. Deux histoires qui nous montrent en parallèle deux personnages qui n’osent pas aller vers l’autre (alors qu’ils sont amoureux l’un de l’autre). Le texte d’Hélène Rice est très sensible, poétique, plein de douceur. Les illustrations de Ninamasina accompagnent avec beaucoup de délicatesse ce bien joli texte. Parfois, il faut oser aller vers l’autre…
Le même vu par Enfantipages.

*il y aura encore des idées cadeaux lundi prochain donc ne bouclez pas encore !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des livres de Rémi Courgeon (Contes d’AfriquePieds nus, Toujours debout, Pas de ciel sans oiseaux et Elvis Presley), François Aubin (Ma maison de nuit), Alice Brière-Haquet (Pierre la Lune, Une vie en bleu, Aliens mode d’emploi, Dis-moi l’oiseau, Le peintre des drapeaux, Paul, A quoi rêve un pissenlit ?, Perdu !, et Mademoiselle Tricotin), Leïla Brient (Les écharpes de Mamie Berthe), Séverine Vidal (55 oiseaux, Prune et l’argent de poche, Une girafe un peu toquée, Bad Lino, L’œil du pigeon, Au pays des vents si chauds, Petit Minus, Le laboureur de nuages & autres petits métiers imaginaires, La grande collection, Mon papa est zarzouilleur, Clovis & le pain d’épices, Rien qu’une fois, Philo mène la danse, Plus jamais petite, Comment j’ai connu papa, Arsène veut grandir, Lâcher sa main, Rouge Bitume, Comme une plume, J’attends Mamy, Roulette Russe tome 1 Noël en juillet, Je n’irai pas, Léontine, princesse en salopette, Mamythologie, On n’a rien vu venir, Du fil à retordre, Prune, tome 1 : La grosse rumeurPrune, tome 2 : Le fils de la nouvelle fiancée de papa, Prune, tome 3 : Prune et la colo d’enfer, 5h22, Les petites marées et La meilleure nuit de tous les temps) et Vanessa Hié (Le carnaval des animaux). Retrouvez aussi nos interviews d’Alice Brière-Haquet, de Rémi Courgeon et de Séverine Vidal.

Le grand arbre et autres histoires
de Rémi Courgeon
Mango Jeunesse
19,50€, 210×285 mm, 106 pages, imprimé en Slovénie, 2013.
Le mur
de François Aubin
Points de suspension
15€, 200×230 mm, 40 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.
Mélina
Texte d’Alice Brière-Haquet, illustré par Leïla Brient
Les p’tits bérets dans la collection À grands pas
13,50€, 187×267 mm, 32 pages, imprimé en France, 2013.
Mon secret rit tout le temps
Texte de Séverine Vidal, illustré par Vanessa Hié
Kilowatt
12,90€, 197×267 mm, 24 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.
Simon et Naslat
Texte de Hélène Rice, illustré par Ninamasina
Philomèle
13€, 155×215 mm, 40 pages, imprimé en Bulgarie, 2013.

A part ça ?

Maman Baobab raconte son Montreuil (dans lequel je suis un peu présent…) c’est ici !

Gabriel

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«Ça rue, ça meugle, ça grogne, ça mugit, ça caquette, ça piaille !»

Par 8 novembre 2011 Livres Jeunesse

Vous connaissez certainement (ou alors va falloir aller découvrir, et de toute urgence !) les grands livres CD de Didier Jeunesse, «un LIVRE, un CD». On y trouve des comptines du monde (qu’on avait d’ailleurs évoquées sur le forum), des chansons jeune public, des comptines d’ici et, c’est ce qui nous intéresse aujourd’hui, des contes musicaux. Ce sont des livres carrés de 26,5cm sur 26,5cm (oui un carré a des côtés égaux, il est bon que ce blog vous instruise en même temps) et ils sont généralement très beaux.

Wendy, une nuit où elle dort, voit apparaître à sa fenêtre un garçon bizarre et souriant qui dit s’appeler Peter Pan. Il lui propose de l’embarquer au pays de Neverland et d’emmener avec elle ses deux frères John et Michael. L’histoire vous la connaissez je pense, mais connaissez vous la vraie ? Pas celle édulcorée par un célèbre studio américain (que je ne porte pas trop dans mon cœur). Celle écrite par James Matthiew Barrie (sortie en 1911, déjà sous le titre Peter Pan et Wendy), celle où, par exemple, Clochette est loin d’être gentille. Ici bien sûr il est question de grandir (ou ne pas grandir) et des rêves, on y croise bien évidemment un crocodile qui a mangé une pendule, des Garçons perdus, et un capitaine qui a un crochet à la place de la main. Le livre est magnifiquement illustré par Ilya Green, qu’on aime beaucoup à La mare aux mots. Éric Pintus, qui conte ici l’histoire, a choisi un grand nom du jazz pour illustrer musicalement son récit, Charles Mingus… et quelle bonne idée ! (on n’entend que trop peu de jazz dans les disques pour enfants). Les dessins d’Ilya Green, la musique de Mingus et la voix d’Éric Pintus qui joue sur les mots, les sonorités, font un mélange très frais, plein d’espièglerie, de rythme.Très vivant.

Extraits musicaux : http://www.didierjeunesse.com/component/catalogue/?view=article&id=409

Plus de livres d’Ilya Green sur le forum.

Aujourd’hui, grand reportage en direct pour un fabuleux évènement, une parade… Que dis-je ? Un récital animalier ! Ainsi commence cette nouvelle version du Carnaval des animaux. Pépito Matéo a écrit de petits textes très poétiques et drôles qu’il nous narre entre chaque mélodie (pour rappel Le carnaval des animaux est une œuvre musicale de Camille Saint-Saëns, et plusieurs textes ont été écrits autour. Le plus célèbre étant celui de Francis Blanche et le dernier en date doit être celui d’Élie Sémoun). Ici c’est donc un speaker qui commente une manifestation d’animaux, prétexte pour nous parler d’écologie. La musique est superbe, magnifiquement interprétée par l’Orchestre de la ville de Paris, le conte très beau et le livre est illustré par Vanessa Hié dont j’aime beaucoup le dessin très coloré, très gai. Ce qui fait du tout un très bel objet qui captive autant les parents que les enfants.

Peter Pan et Wendy, de Jean-Pierre Kerloc’h (d’après James Matthiew Barrie), musique de Charles Mingus, narré par Éric Pintus et illustré par Ilya Green.

Le carnaval des animaux composé par Camille Saint-Saëns et joué par les solistes de l’Orchestre de Paris, texte écrit et narré par Pépito Matéo, illustrations de Vanessa Hié.

Ils sont tous les deux sortis chez Didier Jeunesse, chacun au prix de 23€50.
Public : A leur lire / Lecteurs débutants / Lecteurs confirmés (je serai tenté de dire 3 ans à… pas d’âge !)

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A part ça ?

J’en ai parlé hier sur Facebook, Télérama a publié un article très intéressant sur les libraires, et à ce sujet je vous rappelle une nouvelle fois qu’un livre s’achète en librairie. Pas en grandes surfaces (alimentaires ou culturelles) ou sur des sites de géants américains. Vous avez près de chez vous des passionnés qui promeuvent la littérature (et si vous n’avez pas de librairie près de chez vous il y a de très bons sites de vente en ligne comme la Librairie Dialogues ou 1001libraires.com). Et vous ne payerez pas plus cher dans une librairie, il est bon de rappeler que grâce à la loi Lang le prix du livre est fixe. Un peu dans le même sujet, hier on a appris que la TVA sur les livres passait de 5,5% à 7%… À ce sujet une pétition circule.

Gabriel

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