La mare aux mots
Parcourir le tag

Winioux

Des (é)nigmes et des chaussettes

Par 3 janvier 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui on s’interroge sur le devenir des chaussettes perdues dans les machines à laver grâce au très bel album de Marie Halleux et l’on embarque au côté de Claude Ponti pour résoudre le mystère des Nigmes…

Mais où vont les chaussettes ?
de Marie Halleux
Winioux
15 €, 150×210 mm, 48 pages, imprimé en France, 2016.
Le mystère des Nigmes
de Claude Ponti
L’école des loisirs
18,80 €, 205×345 mm, 44 pages, imprimé en France, 2016.

You Might Also Like

Voyage, voyage

Par 14 avril 2016 Livres Jeunesse

C’est le printemps (et les vacances pour certain.e.s d’entre vous), vous ne commenciez pas à avoir des fourmis dans les pieds ? Quoi de mieux pour s’en défaire que de faire un petit tour dans d’autres lieux, d’autres contrées ? Aujourd’hui, voici deux albums qui nous invitent à voyager.

Partir
Texte anonyme, illustré par Marion Fournioux 
Winioux
15 €, 220×230 mm, 36 pages, imprimé en France, 2015.
Drapeaux
Texte de Galia Tapiero, illustré par Barroux
Kilowatt, dans la collection Histoire d’objet
12,90 €, 170×240 mm, 32 pages, imprimé en U.E., 2016.

You Might Also Like

Dis, tu peux lui demander… ? (Saison 2, 3/9)

Par 15 juillet 2015 Les invités du mercredi

Cet été, comme l’été dernier, vous pourrez lire, tous les mercredis, une question d’enfant et la réponse d’auteur-e-s, illustrateur-trice-s, éditeur-trice-s… Aujourd’hui, c’est une question de Madeleine, 7 ans : « Qui décide si un livre sera grand, moyen ou petit ? Pourquoi parfois le livre existe en grand et en petit format (comme par exemple Caca Boudin de Stephanie Blake) ? Qui décide s’il sera rectangulaire ou carré ou même rond ? ». Les éditeur-trice-s Laurence Nobécourt, Rafaèle Wintergerst, François David, Mélanie Decourt, Christelle Renault et Odile Josselin ont accepté de lui répondre, vous découvrirez, en même temps qu’elle, leurs réponses. CV_ZIZI_CARRES_RVBChacune des questions retenues fait en plus gagner un ouvrage à l’enfant qui l’a posée. Cette question permet donc à Madeleine d’avoir la chance de recevoir, grâce aux éditions Talents Hauts, Le zizi des mots de Élisabeth Brami et Fred L., un album qui dénonce le sexisme de la langue française (nous l’avions chroniqué ici).


« Qui décide si un livre sera grand, moyen ou petit ? Pourquoi parfois le livre existe en grand et en petit format (comme par exemple Caca Boudin de Stephanie Blake) ? Qui décide s’il sera rectangulaire ou carré ou même rond ? » (Madeleine 7 ans)

Laurence Nobécourt :
C’est l’éditeur qui choisit le format du livre mais on en discute  avec l’auteur/ l’illustrateur, on essaye de trouver ensemble le format le mieux adapté au projet de livre.
Pour les 12 premiers livres d’À pas de loups, nous avons 10 formats différents, c’est un choix : des petits livres carrés, de grands albums rectangulaires, des livres très étroits comme Une girafe sur le toit du monde qui suit la forme du cou de la girafe ou Un tour de cochons tout en hauteur comme l’arbre qui abrite la maison des cochons.
Circus est un leporello, c’est  un album accordéon qui mesure plus de 3 mètres lorsqu’on le déplie entièrement, l’illustratrice Albertine avait dessiné cette parade dans un carnet leporello et il a été imprimé quasiment à l’identique.
Il arrive parfois que des contraintes techniques ne permettent pas la réalisation de certains projets.
Nous venons de fêter le premier anniversaire d’À pas de loups et n’avons pas de livre réédité en petit format.

Laurence Nobécourt est l’éditrice d’À pas de loups.
Leur site : http://apasdeloups.com.

Rafaèle Wintergerst :
C’est toute une équipe qui décide si un livre sera grand, moyen ou petit. Il y a d’abord l’illustrateur et l’auteur qui ont souvent une idée de la taille qu’ils voudraient pour leur livre. La taille que l’on donne à un livre, c’est très important, car ça change complètement le rapport du lecteur avec le livre.
Si tu tombes sur un livre énorme, tu n’auras pas le même sentiment, la même attitude en l’approchant. Peut-être auras-tu envie de le montrer à tout le monde, de le lire à haute voix, de le regarder debout. Si un livre est au contraire, tout petit, mini mini, microscopique, tu auras certainement l’impression que c’est un sujet plus intime, que c’est un livre à découvrir tranquillement, caché dans sa cabane.
Une fois que l’auteur et l’illustrateur ont donné leurs avis, l’éditeur, s’il est d’accord avec eux, demande si l’imprimeur est capable de faire ce format pour un prix raisonnable.
Si c’est possible, c’est parfait.
Si c’est pas possible, trop cher, trop compliqué, il faut faire, malheureusement, des compromis.
Chez Winioux, nous avons publié Rien qu’une fois dans un tout petit format, parce que nous voulions donner envie au lecteur de le prendre partout avec soi. Dans sa poche, sous son oreiller, dans son sac, pour garder ses rêves à portée de main.
Pour répondre à ta seconde question, parfois, l’éditeur veut permettre au lecteur de voir le livre dans un grand format, mais ne veut pas non plus se couper d’un public qui n’aurait pas les moyens d’acheter cette belle version. Alors il fait aussi un petit format qu’il peut vendre moins cher.
Il peut y avoir aussi des éditeurs qui se trompent, qui impriment leur livre dans un format, puis qui se rendent compte que le livre ne rentre pas dans leurs étagères, alors, ils le réimpriment en plus petit…
Enfin, pour ta question de savoir qui décide s’il sera rectangulaire ou carré ou même rond, c’est une question qu’on se pose au tout début du processus. Parce que l’illustratrice ne peut pas commencer son travail avant de savoir le format du livre. Si elle fait des illustrations carrées, on aura du mal à les placer sur des pages rectangulaires. Il faut que tout le monde soit bien d’accord dès le début du travail.
Fabriquer un livre rond, ou dans une forme un peu plus originale (en forme de poupée, un livre troué…) coûte très très cher. La plupart de ces livres-là sont fabriqués en Asie.
Les éditeurs qui se creusent la tête pour parvenir à les fabriquer en France ou en Europe sont assez rares. Tu peux regarder au dos du livre, ou dans les mentions légales (ce qui est écrit en tout petit) où est imprimé le livre.
Chez Winioux, nous avons décidé de rester solidaires des imprimeurs français et belges. Si nous voulons une forme originale, il faut que l’on se débrouille pour arriver à le faire faire sur place. Il nous arrive donc parfois de faire du façonnage à la main. C’est rigolo, mais c’est un peu long.
Merci pour ces questions très intéressantes Madeleine !

Rafaèle Wintergerst est l’éditrice de Winioux
Leur site : http://editionswinioux.com.

François David :
Ta question est vraiment intéressante. Le choix de la forme d’un livre est en effet très important et cela me fait plaisir que tu y sois ainsi sensible. C’est l’éditeur toujours qui prend la décision finale, mais cela peut se faire sur les propositions de l’auteur ou de l’illustrateur. Chez Møtus, nous avons, comme tu l’indiques, un livre rond comme un visage (Mots d’enfants), et aussi un livre très très très haut et étroit (L’Homme), un livre tout noir (Noir/Voir), un livre tout blanc (L’enfant de la neige), un livre percé d’un large trou (La planète Avril), et également des livres-objets de formes très diverses et inattendues.  Par exemple le livre-objet Les bonbons-mots se présente comme un sachet de bonbons. Mais les bonbons, à l’intérieur, ce sont en fait des poèmes qui se dégustent avec délice. Là, pour répondre à ta question, c’est l’auteure, Aline Pirès, qui avait eu l’idée de cette présentation. Elle avait fait un modèle très proche de l’ouvrage tel qu’on peut le trouver. Møtus lui a seulement demandé d’écrire de vrais poèmes, au lieu de simples devinettes qu’elle avait d’abord proposées. Et comme le projet était un beau projet, précis, réalisable et quand même pas trop cher à fabriquer, Møtus a été très heureux de le publier. Et si tu le veux, tu peux maintenant savourer ces bonbons-mots.

François David est l’éditeur de Møtus
Leur site : http://motus.zanzibart.com.

Mélanie Decourt :
C’est l’éditeur ou l’éditrice, la personne qui est responsable du projet du livre dans la maison d’édition, qui décide du format et de la fabrication du livre, en accord avec l’auteur-e, et avec l’illustrateur ou l’illustratrice s’il y en a. L’éditeur prend les conseils de plusieurs personnes qui travaillent dans la maison d’édition :

  • le ou la graphiste, la personne qui fait la mise en page,
  • le directeur ou la directrice artistique, la personne qui s’occupe de l’aspect visuel des livres (couverture, illustrations, etc.),
  • le fabricant ou la fabricante, la personne qui est en relation avec les imprimeurs,
  • le ou la responsable du marketing, qui connaît bien le marché du livre, ce qu’attendent les libraires, les parents, les lecteurs et les lectrices.

On décide en fonction de plusieurs éléments. D’abord le public du livre.
Par exemple, un livre pour les tout-petits doit être très solide : tout en carton ou avec des pages qui ont l’air plastifiées (en fait pelliculées). Il doit être petit pour s’adapter aux petites mains : en général, ils ne dépassent pas 15 cm. On peut décider de faire des bords arrondis pour ne pas que les enfants se blessent.
Pour les lecteurs de ton âge, on privilégie les formats poche, faciles à tenir en main, avec beaucoup d’illustrations car vous commencez à lire.
On s’adapte aussi au projet, au sujet, au type d’illustrations. Un livre sur les girafes devra être plutôt en hauteur et grand. 😉 Un album sur un sujet intime, personnel, pourra être plus petit.
C’est vraiment le cœur du travail de l’éditeur-éditrice de trouver l’objet-livre qui correspond le mieux au projet et au public.
Quand un livre marche bien, on peut décider d’en faire une version poche, c’est-à-dire plus petite. Cette version touchera un vaste public parce qu’elle est moins chère. Elle est aussi moins lourde et plus pratique à transporter (dans ta poche, d’où son nom, ou dans ta valise de vacances par exemple !).
C’est le cas des romans que lisent tes parents, qui existent parfois en grand format et en poche C’est aussi le cas des albums que tu cites.

Mélanie Decourt est directrice éditoriale (albums et fictions) chez Nathan après avoir été éditrice chez Talents Hauts, maison qu’elle a co-fondée.

Odile Josselin :
Pour décider du format d’un livre il y a 2 grandes raisons :
Choisir un format qui renforce l’ambiance de l’histoire : petit pour une histoire intime avec des dessins minutieux, grand pour des dessins plus spectaculaires. Petit pour des petites mains, pas trop grand lorsqu’on d’adresse à des enfants qui commencent à lire et aiment bien avoir un livre de « lecture ». Grand pour rentrer encore plus dans un décor.
Horizontal si par exemple il y a des paysages de mer. Vertical si on est dans une maison, une forêt car ça donne plus l’impression d’être à l’intérieur. C’est selon les auteurs qui sont parfois plus à l’aise avec une taille et un sens pour leurs dessins. Dans les albums il y a parfois uniquement des double-pages remplies et parfois on alterne texte, image. Le format est aussi un moyen de reconnaître les livres d’un même auteur, d’un même personnage (ex : Lola de Claude K Dubois, Lou et Mouf de Jeanne Ashbé pour les petits, les livres de Mario Ramos). C’est un point dont on discute toujours avec les auteurs chez Pastel. Il y a une certain nombre de formats qui reviennent régulièrement pour des raisons pratiques.
La deuxième raison est une raison de production : Les machines des imprimeurs ont certains formats que l’on respecte afin de remplir au maximum les feuilles imprimées. Le carton des couvertures ne peut dépasser une certaine taille. Cela est important pour fixer un prix de vente qui ne soit pas trop cher.
À l’école des loisirs il existe des formats poche, la collection Lutin. Cette collection reprend certains livres du catalogue en plus petit format avec une couverture souple. Cela permet de proposer une même histoire moins chère, de l’emporter en voyage !
Il arrive qu’un même livre soit dans plusieurs formats. Chez Pastel nous avons plusieurs formats de Devine combien je t’aime car c’est une histoire qui parle à tout le monde. Il y en a donc un « normal », un tout en carton pour les petits, un avec une jaquette plus chic pour un cadeau et bientôt un avec un petit lapin comme un doudou.

Odile Josselin est éditrice chez Pastel.
Le site de Pastel

Christelle Renault :
C’est très souvent l’auteur qui décide du format original de son livre. On peut bien sûr le conseiller s’il hésite entre plusieurs tailles.
Quand le livre est publié pour la première fois, c’est en grand format, avec une couverture cartonnée.
Nous publions par la suite une version « poche » du livre, dans un plus petit format, avec une couverture souple, à un prix moins élevé.

Christelle Renault est éditrice album à l’école des loisirs.
Le site de l’école des loisirs

You Might Also Like

Être soi

Par 14 mai 2015 Livres Jeunesse

Les trésors d'ElinorElinor trouve des trésors. Elle prend le temps d’observer autour d’elle, de profiter de tout ce qu’elle croise sur son chemin : une fleur, un papillon, un rayon de soleil entre les feuilles, le bruit du vent dans les arbres, les dessins du givre sur les vitres… En toute saison, en tout lieu, par tous les temps, Élinor prend du plaisir à être où elle est, à être elle-même tout simplement.
J’ai bien du mal, avec ces quelques mots, à vous faire ressentir toute la poésie et la force de ce magnifique album. Les trésors d’Élinor est une invitation délicate à profiter de chaque instant, de chaque image et des merveilles que nous offrent les saisons. Moi qui passe mon temps à m’extasier pour tout et rien, devant une fleur, une lumière, un nuage, une odeur, je crois qu’en fait, j’ai trouvé un peu mon double en cette petite fille qui savoure la chance qu’elle a de vivre. Alors certes, on n’oublie pas que la vie n’est pas toujours simple, mais on prend le temps de voir le verre à moitié plein et de se contenter de peu pour être heureux. Elsa Valentin signe un texte percutant, mêlant de jolies phrases qui fleurent bon la nature, et les photographies d’Amandine Cau retranscrivent avec poésie les lumières, les couleurs et les détails auxquels on ne prête pas toujours suffisamment attention.
Un coup de cœur à découvrir en famille, pour que tous, petits et grands profitent de ce beau message.
Vous pouvez feuilleter cet album sur le site des éditions L’initiale. Vous y trouverez également une fiche « atelier philo » destinée à prolonger la discussion, seul ou en groupe. 

qui suis-jeParfois, ça va et parfois ça ne va pas. Une même personne peut être tour à tour gaie ou triste, rêveuse ou pragmatique, peureuse ou courageuse, bavarde ou silencieuse… Toutes ces émotions, toutes ces humeurs pour un seul corps, on ne s’ennuie pas ! Finalement, c’est ça, être soi !
Avec Qui suis-je ?, Nathalie Paulhiac nous présente dans un petit album carré tout un panel d’émotions et de sentiments. Sur chaque double page, une notion et son contraire sont illustrés avec humour et poésie. Et pour prolonger le plaisir, on trouve en dernière page une enveloppe pour envoyer aux éditions Winioux un dessin de notre humeur du jour, qui sera ensuite publié sur le site ! Une manière simple et originale d’aborder les émotions, ces éléments de l’existence pas toujours évidents à comprendre et à vivre pour les plus jeunes.
Le même vu par Bricabook.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué un autre album d’Elsa Valentin (
Le garçon qui voulait se déguiser en reine).

Les trésors d’Élinor
Texte de Elsa Valentin, illustré par Amandine Cau
L’initiale
12 €, 200 x 200 mm, 36 pages, imprimé en Italie, 2015
Qui suis-je ?
de Nathalie Paulhiac
Winioux
9 €, 155×155 mm, 24 pages, imprimé en Belgique, 2014

À part ça ?

Thomas Lamadieu photographie le ciel entre les toits, puis lui donne vie !

Marianne

You Might Also Like

Pas besoin de dépenser plus pour être plus heureux !

Par 10 janvier 2014 Livres Jeunesse

Oui j’ai attendu que les fêtes soient passées (où j’ai encore vu des amis dépenser des fortunes en jouets qui seront abandonnés, cassés ou inutiles dans quelques semaines) pour parler du « consommer plus »… et surtout de la décroissance !

L’accumulatôr à bidouilleriesHector et son chat Archibald vivaient dans une toute petite maison. Ils étaient heureux, se contentaient de ce qu’ils avaient, mais un jour le vent apporta une publicité qui allait changer leur vie : GRANDE PROMOTION SUR LES BACS À GLAÇONS !!! POUR 13 BACS À GLAÇONS ACHETÉS, 1 CONGÉLATEUR OFFERT ! Rendez-vous compte ? Il ne fallait pas rater ça ! Ils étaient heureux de pouvoir boire des citronnades glacées, « Mais comment faisait-on avant ? » se demandaient nos héros. En rentrant du magasin, ils avaient vu une autre publicité, une serre offerte pour 13 arrosoirs achetés… Ni une ni deux les voilà repartis et tant pis s’ils n’avaient pas la place dans la maison, ils allaient trouver, on mettrait la table ailleurs ! Ainsi petit à petit la toute petite maison s’équipa de choses plus utiles les unes que les autres… et même d’un accumulatôr à bidouilleries !

Leïla Brient et Julie Grugeaux dénoncent le consumérisme et ces opérations des grands magasins qui nous font croire qu’elles nous font des cadeaux si on consomme plus (comme si les magasins étaient de gentils philanthropes !). Hector et Archibald n’avaient évidemment pas besoin de tout ça (et n’avaient surtout pas la place) et très vite ils s’en rendront compte. Un très bel album tout en hauteur, plein d’humour pour rappeler aux enfants qu’il n’y a pas besoin de consommer pour être heureux (et n’oubliez jamais le fameux adage, si c’est gratuit, c’est toi le produit !).
Quelques illustrations sur le blog de l’auteur.
Le même vu par La valse des pages.

Le Boulanger Des CroissantsQu’ils étaient bons les croissants du boulanger de ce village ! Le goût n’était pas un hasard mais le fruit du travail de cinq hommes : le boulanger donc, le paysan qui récoltait le meilleur des blés, le meunier qui faisait une bonne farine grâce à son savoir-faire, le bûcheron qui savait quels arbres couper et comment le faire pour obtenir le bon bois pour cuire les croissants et l’apiculteur respectueux des abeilles qui récoltait un miel qui rendait les croissants encore meilleur. Chaque dimanche les cinq compagnons se retrouvaient pour déguster ces croissants qui n’existeraient pas sans leurs cinq savoir-faire respectifs. Mais un jour un prince goûtât ces croissants et en devint complètement dingue. Il lui en fallait absolument, et pas que le dimanche. Alors, tous les cinq se mirent à travailler plus pour produire plus (et pour gagner plus). Bien entendu ils ne pouvaient plus le faire avec autant de soin, il fallait du rendement, mais en échange ils allaient gagner de l’argent… allaient-ils être heureux pour autant ?

Voilà une très belle histoire aux illustrations bien singulières. On peut même dire qu’il y aura les fans et ceux qui ne vont pas du tout aimer les personnages et décors en bois de Yannick Beaupuis ! Mais l’histoire réconciliera tout le monde, un conte dont la morale serait de se contenter des plaisirs rares plutôt que vouloir tout, tout le temps. Qu’il vaut mieux manger un bon croissant au beurre une fois par semaine plutôt que tous les jours des choses sans saveurs (ça marche aussi avec le fromage, les gâteaux, le chocolat ou plein de choses). Voilà un message intéressant, quelque chose que j’essaye de passer à mes enfants et que je suis heureux de retrouver dans ce bien bel album.
Vous pouvez visualiser des intérieurs sur le site de l’éditeur.
Le même vu par Sous le feuillage.

L’accumulatôr à bidouilleries
Texte de Leïla Brient, illustré par Julie Grugeaux
Winioux
14€, 150×350 mm, 36 pages, imprimé en Belgique, 2013.
Le boulanger des croissants
de Yannick Beaupuis
Balivernes Éditions dans la collection Calembredaines
12€, 200×250 mm, 40 pages, imprimé en Belgique, 2013.

À part ça ?

Un homme qui a un poussin dans le ventre… et l’imagination des enfants !

Gabriel

You Might Also Like