La mare aux mots
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Zoom éditions

La chronique numérique : Histoires multilingues

Par 14 juin 2015 Livres numériques, Numérique

Nombreuses sont les histoires numériques que l’on peut lire ou écouter dans différentes langues, mais peu sont multilingues et pensées pour faire découvrir une autre langue que le français. En voici quelques-unes.

Ilma n'est pas maladeLa collection P’tit Bili de Zoom Éditions réunit des petites histoires bilingues qui font découvrir les langues étrangères utilisées au quotidien. Une partie de ses titres est aujourd’hui adaptée en numérique.
Ilma n’est pas malade : Aujourd’hui pour Ilma, c’est le jour de la visite médicale à l’école, et elle n’est pas très rassurée, c’est le moins qu’on puisse dire. Elle a beau inventer des excuses, la maîtresse ne tombe pas dans le panneau : Ilma va devoir aller voir le docteur. Il ne lui reste plus qu’une solution : trouver une bonne cachette.
Pipite a disparu : Pierre déménage. Tout est prêt, les cartons sont faits, le camion attend pour partir dans la nouvelle maison de Pierre. Il y aura même un jardin ! Mais que se passe-t-il ?Pipite a disparu Pipite, le chat, a disparu. Pierre le cherche partout : il reste introuvable. Ne vous inquiétez pas, l’histoire finit bien…
Anne dans la ville : Anne va visiter le musée des Beaux-Arts avec sa grand-mère. Ensemble, elles traversent la ville et passent par le marché pour acheter un petit goûter. Le musée émerveille Anne, Anne dans la villemais il est tellement grand qu’elle en sort épuisée. Direction le parc pour faire une pause. Dès qu’elle voit l’aire de jeux, la fatigue est oubliée, Anne se précipite sur les toboggans, les tourniquets et les balançoires. C’est l’heure de retourner voir grand-mère. Mais où est-elle ? Elle a disparu. Heureusement un gardien va aider Anne à retrouver sa mamie.
Chacune des histoires est disponible en plusieurs langues : français, anglais, allemand, espagnol, italien et luxembourgeois. Elles ont chacune leur Ilma n'est pas maladethématique : l’école, la maison et la ville ; et sont divisées en trois parties, l’histoire en elle-même, un glossaire et des « activités » centrées sur un apprentissage de vocabulaire. Sur la page d’accueil, deux petits drapeaux nous permettent de choisir les deux langues dans lesquelles l’histoire va nous être contée. À chaque page, il suffira ainsi de cliquer sur l’un des deux drapeaux pour lire et entendre le texte dans les deux langues sélectionnées. Anne dans la villeLe glossaire est une liste de vocabulaire : tous les mots de l’histoire apparaissent, par ordre alphabétique, dans les deux langues. On entend leur prononciation en cliquant dessus. Enfin, les activités, qui  sont construites sur le principe similaire : on doit retrouver des éléments, dont le nom est énoncé dans les deux langues, dans une image. Dans Ilma, pour l’activité « La salle de classe », on doit ainsi reconnaître le coin dessin, le coin bibliothèque, le coin peinture, etc. ; dans Anne, ce sont les différents moyens de transport (bus, tramway, métro, moto…) qu’il faut retrouver, et dans Pipite les pièces de la maison.
Joliment illustrées, ces trois histoires peuvent être un bon support pour un apprentissage des mots du quotidien dans les langues proposées. Il faut quand même souligner que la sobriété est de mise ici : les images ne sont pas animées et peu interactives, et il n’y a pas de bruitage sonore. La prononciation est en revanche très claire. C’est parfait pour enrichir son vocabulaire, même si l’aspect ludique qu’offre la tablette est peu exploité.

Mimi1Avec Mimi et Léo, on fait la connaissance de deux super copains, Léo le renard et Mimi la souris. Ils passent tout leur temps à jouer ensemble dans la forêt. Aujourd’hui, ils ont décidé de jouer à cache-cache. Mimi se cache derrière un arbre, mais surgit un gros chat noir qui a l’air de vouloir s’attaquer à la petite souris. Léo se précipite pour aider son amie. En faisant tournoyer sa queue, il se transforme… en hélicoptère…
Ici aussi, trois sections pour cette appli : l’histoire, des jeux et un lexique. Il s’agit d’une histoire animée, que l’on peut lire et écouter en quatre langues, français, alsacien, allemand et Mimi et Léoanglais. Les quatre drapeaux sont présents sur toutes les pages, et l’on peut donc écouter le texte dans chacune des langues. L’appli comprend quatre jeux : un jeu avec les chiffres dans lequel on doit compter les animaux, un jeu avec les couleurs où l’on colorie les animaux dans les couleurs demandées, un jeu avec les animaux où il faut retrouver la queue de chaque animal, et un jeu dans la nature dans lequel on clique sur un élément de l’image pour entendre son nom dans toutes les langues de l’appli. Le lexique se présente sous forme de cartes qui présentent un dessin et le nom de l’objet représenté.Mimi et Léo
Mimi et Léo est une appli mise au point par l’Office de la langue et la culture d’Alsace. C’est vraiment joli, le graphisme est très doux et la musique accompagne l’histoire discrètement et de manière très agréable. C’est un peu court, mais l’appli propose une amusante découverte des langues.

Ilma n’est pas malade
Texte de Calouan, illustrations de Ninie
Zoom Éditions dans la collection P’tit Bili
Prix constaté : 3,99 € (Apple).
Pipite a disparu
Texte de Calouan, illustrations de Clémence Ihizçaga
Zoom Éditions dans la collection P’tit Bili
Prix constaté : 3,99 € (Apple).
Anne dans la ville
Texte et illustrations de Claudine Furlano
Zoom Éditions dans la collection P’tit Bili
Prix constaté : 3,99 € (Apple).
Mimi et Léo
Texte et illustrations de Sandrine Thommen
Amopix / Office de la langue et de la culture d’Alsace
Prix constaté :  gratuit (Apple et Android).

À part ça ?

HergéAu Musée en Herbe, à Paris, a lieu en ce moment, et jusqu’au 31 août, une chouette expo sur Tintin, Le Musée imaginaire de Tintin. Se côtoient dessins et planches originales d’Hergé, vignettes agrandies des albums de Tintin et œuvres d’art et objets ethnologiques originaux. Des visites guidées pour les enfants sont organisées, dans lesquelles ils partent à la recherche du trésor de Rackham le Rouge.

Erica

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Et si l’on parlait d’homoparentalité et d’homosexualité aux enfants ? (2)

Par 17 mai 2015 Livres Jeunesse
Cette chronique est dédiée à la petite Adèle.

La chronique que j’avais écrite il y a maintenant presque trois ans (Et si l’on parlait d’homoparentalité et d’homosexualité aux enfants) continue d’être LA chronique la plus lue de ce blog. Relayée par un grand nombre de sites, de forums et même d’organismes. En cette journée internationale contre l’homophobie, j’avais envie d’ajouter quelques albums à la liste. Nous ferons d’ici quelques semaines une chronique romans. Tous les livres (albums et romans) que nous avons chroniqués sur l’homosexualité et l’homoparentalité sont regroupés dans un tableau Pinterest. Ces albums sont vraiment importants, car ils permettent aux enfants qui grandissent dans des familles homoparentales de voir qu’ils ne sont pas les seuls et ils banalisent ces situations auprès des autres enfants. La peur et la haine naissent souvent de choses qu’on ne connaît pas, qu’on ne comprend pas, ces livres peuvent aussi faire qu’il y aura moins d’homophobie demain.

Boum ! Boum !Timothée aime Fleur. Son cœur fait BOUM ! BOUM ! quand il pense à elle. Sa bouche dit YOUPI ! YOUPI ! quand elle est d’accord de sortir. Puis il y a le klaxon de la bicyclette, le bruit des papilles quand ils se régalent d’une pomme d’amour, le choc des verres qu’ils tapent pour trinquer… l’amour entre Timothée et Fleur fait beaucoup de bruit ! Mais il y a un autre bruit, il y a celui des pleurs de José qui est amoureux de Timothée.
« Et tant pis si un jour cet amour fait GRAND bruit autour de lui ! », ainsi se termine BOUM ! BOUM ! et autres petits (grands) bruits de la vie. Le cœur de José fait le même bruit que celui de Timothée, il aime de la même façon. Et comme le dit le docteur, ce n’est pas grave. Ici, il y a un garçon qui aime un autre garçon et au fond quelle importance ?
Un très bel album, très doux, sur les bruits de l’amour.

Renard & renardRenard et Renard vivent ensemble. L’un est plutôt peureux, l’autre rêve d’aventure. Quand le second décide de partir vivre sa vie, le premier préfère rester. Mais très vite, le renard courageux rentrera retrouver son foyer.
À aucun moment, il n’est dit qu’il s’agit ici d’homosexualité. Pourtant ce sont bien deux garçons qui vivent ensemble, qui se sentent seuls l’un sans l’autre, qui sont pressés de se retrouver (et la phrase « ils vécurent longtemps ensemble en paix » nous rappelle le « ils vécurent heureux » des contes de fées). Chacun pourra donc y voir l’histoire qu’il a envie d’y voir.
Renard & Renard est une belle histoire d’amour, entre deux renards.

Papa c'est quoi un homme haut sekçuelLe papa de Tinig a plein de surnoms. Uranien pour certains (alors qu’il ne vient pas d’Uranus), Socratique, Zèbre… il a même entendu pédale ou tapette ! C’est bizarre tous ces surnoms… Tinig décide d’en parler avec lui.
Pas toujours facile d’avoir un papa homo, c’est ce que nous rappelle avec beaucoup de tendresse et de finesse Papa, c’est quoi un homme haut sekçuel ?. L’enfant s’étonne d’entendre tant de choses sur son père et ne les comprend pas. Son père saura lui expliquer que tout ça ne fait que désigner une situation qui est, pour l’enfant, tout à fait naturelle, son père aime les hommes. Ici pas de couple (généralement quand on parle d’homoparentalité, le parent est en couple avec quelqu’un du même sexe) et pas non plus de maman. C’est un papa seul avec son enfant. Les illustrations d’Anna Boulanger sont magnifiques.
Un très bel album pour parler de l’homophobie.

Les trois prochains livres ne parlent pas que d’homoparentalité, mais ils l’abordent. Ils parlent de la diversité des familles.

Ma Super FamilleDans certaines familles, tout est simple. Dans celle de Timothée, 6 ans, c’est un peu compliqué. Déjà, ses parents ne vivent pas ensemble. Ensuite, il a un demi-frère et une demi-sœur (alors qu’elle mange comme quatre), une cousine qui vient de l’autre bout du monde, des tantes plus jeunes que lui (suite à un grand-père remarié), un grand-père inconnu, une grand-mère qui vit avec son amoureuse… quand je vous disais que c’était pas simple !
Avec l’humour qu’on leur connaît (lire absolument leurs géniales BD), Gwendoline Raisson et Magali Le Huche croquent avec justesse les familles d’aujourd’hui. Le papa de Timothée a été élevé par deux mamans, et alors ?
Un très bon album à flap, pour se rappeler que les familles ce n’est pas forcément juste un papa, une maman, un garçon, une fille et un chien.

CAMILLE VEUT NOUVELLE FAMILLECamille en a marre, ras le bol, elle veut une nouvelle famille. Elle part de chez elle pour trouver qui pourra l’accueillir ! Peut-être Yann qui vit avec ses parents adoptifs ou Dorine qui vit seule avec sa mère et pourquoi pas Baptiste qui vit avec ses deux papas ?
Ici aussi, on rend hommage à toutes les familles (on parle aussi de « couple mixte », de parents souvent absents et de familles nombreuses) en rappelant que « quand on s’aime, toutes les familles sont idéales ».
Un album tendre et drôle.

Un air de familleDes familles, il y en a vraiment des différentes. Des familles nombreuses, des familles monoparentales, des familles homoparentales, des familles qui accueillent parfois un enfant supplémentaire, des familles recomposées, des parents qui ont des origines différentes… Il y a des papas un peu trop énervés, des fils uniques, des jumelles, des grands-mères qui vivent à la maison, des demi-sœurs, des enfants en fauteuil roulant…
Béatrice Boutignon (l’auteure du célèbre Tango a deux papas et pourquoi pas ?) s’intéresse à tous les types de familles. Autour des étapes de la journée et de la vie (repas, vacances, après-midi au musée, heure du coucher, sur le chemin de l’école…), des familles nous sont présentées en quelques mots. Les situations sont totalement diverses, rien ne semble avoir été oublié. Par contre, pas d’histoire ici, juste cinquante petits portraits, ce qui peut lasser en lisant l’album. C’est plutôt un album où l’on viendra piocher, ou qui sera un très bon support pour un travail en classe.
Les familles sont variées, elles sont toutes ici représentées !

à nos amoursOn termine… par un petit carnet à remplir ! à nos amours parle de l’amour et ses mystères, un bon support pour discuter entre parents et enfants. On pose des questions (à quel âge peut-on tomber amoureux, qu’est-ce que ça fait…), on se demande comment on ferait comprendre ses sentiments à l’autre, on écrit des histoires d’amour… C’est un ouvrage vraiment original ! Dans un passage, on parle des garçons qui aiment les garçons et des filles qui aiment les filles… ça méritait d’être signalé !
Extraits sur le site de l’éditeur.

Quelques pas de plus…
Nous avions donc chroniqué de nombreux livres sur l’homosexualité et l’homoparentalité ici mais nous en chroniquons aussi régulièrement, ils sont tous regroupés dans un tableau pinterest (en cliquant sur la couv’ vous arrivez sur la chronique). Je vous conseille aussi le très bon dossier de NVL, qui m’a aidé à préparer cette chronique.

BOUM ! BOUM ! Et autres petits (grands) bruits de la vie
Texte de Catherine Lafaye-Latteux, illustré par Mam’zelle Roüge
Éditions Frimousse dans la collection Les pieds poètes
20 €, 236×350 mm, 32 pages, imprimé en Malaisie, 2011.
Renard & renard
Texte de Max Bolliger (traduit par Lilo Neis et Anne Salem-Marin), illustré par Klaus Ensikat
La joie de lire
16,75 €, 287×217 mm, 36 pages, imprimé en Chine, 2002.
Papa, c’est quoi un homme haut sèkçuel
d’Anne Boulanger
Zoom éditions
17 €, 285×185 mm, 68 pages, lieu d’impression non indiqué, 2007.
Ma SUPER famille
Texte de Gwendoline Raisson, illustré par Magali Le Huche
Les éditions du Père Castor
15,50 €, 280×320 mm, 48 pages, imprimé en Malaisie, 2009.
Camille veut une nouvelle famille
Texte de Yann Walcker, illustré par Mylène Rigaudie
Auzou dans la collection Mes p’tits albums
5,95 €, 214×217 mm, 31 pages, lieu d’impression non indiqué, 2013.
Un air de famille
de Béatrice Boutignon
Le Baron Perché
16 €, 255×190 mm, 48 pages, imprimé en France, 2013.
à nos amours, cahier d’activités
Auteur non crédité
Minus
5 €, 105×150 mm, 52 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.

À part ça ?

On ne peut pas parler d’homophobie sans parler du Refuge. Une association qui aide les jeunes homos chassés de chez eux, une belle association à défendre absolument. Envoyer des dons ici.

Gabriel

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Je vis ici

Par 10 novembre 2014 Livres Jeunesse

Little manCassius a rêvé qu’il avait le droit de traverser le pont. Cassius se souvient. Il se souvient d’avant, quand il habitait loin. Quand la guerre l’a forcé à traverser l’océan. Cassius est là, dans la ville. C’est chez lui, maintenant.
Il y a des albums dont il est impossible de parler. Qui sont impossible à résumer. Où le chroniqueur que je suis se rend compte de l’inutilité de son exercice. À quoi bon tenter de vous donner envie de vous procurer Little Man, le voir suffit ! Ouvrir ce chef d’œuvre convaincrait n’importe qui ! Little Man est une pure merveille, un bijou. Vous ne me croyez pas ? Regardez la vidéo, et l’on en reparle (imaginez en plus les découpes au laser) ? Au fond, je n’avais même pas besoin d’écrire, juste vous montrer la vidéo et vous auriez déjà couru en librairie.

CeAdama matin Adama n’est pas en classe. Les enfants s’interrogent, où peut bien être le garçon ? Les jours passent, Adama ne revient pas. L’institutrice semble inquiète, elle semble savoir quelque chose. Les enfants la tannent, elle finit par parler : la famille d’Adama est menacée d’expulsion. Adama se cache. Comment quelqu’un qui n’a rien fait peut-il être recherché par la police ?
Malgré quelques petits défauts, Adama est un très bel album qui dit avec la naïveté des enfants l’incompréhension face aux histoires de papiers. Comment un de leurs camarades qui a toujours vécu ici peut-il, d’un coup, être menacé d’être expulsé ? La classe va se battre, ne pas laisser faire cette injustice. Ici, le regard est juste, sans caricature (la police n’est pas constituée que de méchants). Le texte est particulièrement à hauteur d’enfant (sur le sujet, ce n’est pas toujours le cas).
Un livre fort sur un sujet fort, qui a reçu le soutien d’Amnesty International.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des livres d’Antoine Guilloppé (Le voyage d’Anoki, Les musiciens de Brême, La mouffle, Loup noir, Grand blanc, Première neige, Plein soleil, Qui dit noir dit blanc, Pleine lune et Akiko la rêveuse). Nous avons également interviewé Antoine Guilloppé.

Little Man
d’Antoine Guilloppé
Gautier-Languereau
19,90 €, 310×310 mm, 40 pages, imprimé en Chine, 2014.
Adama
de Remedium
Zoom éditions dans la collection Gros béguin
14 €, 180×280 mm, 48 pages, imprimé en République Tchèque, 2014.

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Frère adopté et océan de larmes

Par 17 octobre 2014 Livres Jeunesse

La cigogne de fer qui déposa mon petit frèreTous les bébés ne naissent pas dans les roses ou dans les choux, certains arrivent par avion. C’est le cas de Young, le petit frère de Johanna et Ivan. Les camarades d’école ne les croient pas, un bébé, ça va se chercher à la maternité, pas à l’aéroport ! C’est pourtant bien là que les enfants vont rencontrer ce petit frère à la peau couleur de lune et aux yeux en amande.
On parle beaucoup d’amour dans La cigogne de fer qui déposa mon frère. Le ventre de la maman n’a pas gonflé pour accueillir Young, mais les cœurs eux vont le faire. Les illustrations sensibles et délicates de Lola Roig accompagnent à merveille le texte de Guénola Moreau. La poésie côtoie l’humour, tant dans le texte que dans les illustrations.
Un livre extrêmement délicat pour parler de l’adoption.
Des visuels intérieurs (et une vidéo) sur le site de l’éditeur.

ParceUn océan de larmes qu’il n’a pas la bonne réponse en classe, parce qu’il n’aime pas ce qu’il mange à la cantine, parce qu’il a été victime d’injustice, cet enfant rentre avec des flaques de larmes au pied. À la maison, ses parents se disputent et ne sont pas là pour lui… les flaques vont se transformer en océan.
On change complètement d’univers graphique ! Un océan de larmes est un album qui nous vient de Corée et ça se sent dans les illustrations. On parle ici des chagrins, parfois énormes, du fait de ne pas être entendu… et de pleurer ! Ces larmes qui font du bien et emportent tout sur leur passage.
Un album très graphique pour parler des larmes salvatrices.
Des extraits sur le site CultureBD.

La cigogne de fer qui déposa mon frère
Texte de Guénola Moreau, illustré par Lola Roig
Zoom éditions
14 €, 180×280 mm, 40 pages, imprimé en République Tchèque, 2014.
Un océan de larmes
de Seo Hyeon (traduit par Yeong-Hee Lim)
La pastèque
13 €, 216×229 mm, 40 pages, imprimé en Malaisie, 2014

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Une meneuse de bête, un iroquois blanc et un poète guerrier

Par 10 mai 2013 Livres Jeunesse

XIVème siècle en France, XVIIème au Québec et XVIIème au Japon, aujourd’hui on voyage dans le temps et dans le monde.

La meneuse de bêteYsane est née en 1374  dans une famille riche, seulement sa mère l’a eue sans être mariée. Hors de question pour son grand-père de garder cet enfant, il demande à son intendant de le porter dans la forêt de le tuer. L’homme n’y arrivera pas et le déposera dans un trou, espérant que les loups feront le sale travail qu’il n’a su faire. Ysane sera finalement élevée avec un jeune loup par une femme qu’on pense sorcière. Les années passent et Ysane a maintenant quinze ans, à la mort de sa mère adoptive elle doit fuir, le village supporte mal de cohabiter avec cette jeune fille qui a grandi avec un loup, les villageois la soupçonnent même d’être une meneuse de bêtes (sorte de sorcière qui a le don de faire accomplir aux animaux de terribles choses). Ysane va donc partir sur les chemins avec Loup, se faire des amis en route comme Gabriel mais surtout des ennemis. Mais si elle veut découvrir qui elle est, elle devra parcourir ce chemin semé d’embûches…

Absolument captivant ! Anne Ferrier est décidément un grand auteur, son roman La meneuse de bêtes est vraiment prenant, il est difficile de le lâcher avant la dernière ligne. On est transporté ici au XIVème siècle et on va découvrir les mœurs de l’époque (et même rencontrer quelques célébrités), c’est un roman historique parfaitement documenté, un thriller où l’on ne s’ennuie jamais. On y parle d’amour, de croyances, de la quête des origines, des différences d’origine sociale et surtout de la peur, peur de ce qui est différent, de ce que l’on ne connaît pas. J’ai vraiment été emporté dans son histoire et la fin laisse présager une suite, j’ai hâte !

L'iroquois blanc

Guillaume, 15 ans, ne voit pas sa vie se poursuivre telle qu’elle commence, il est l’employé d’un patron qui le bat. Il décide de s’engager auprès des missionnaires et d’aider à construire un pays en pleine mutation de l’autre côté de l’océan Atlantique : le Québec. Lors de la traversée il rencontre Jean, un garçon de son âge. Ensemble ils vont connaître la vie des indiens, leurs rituels, leur alimentation et même parfois leur cruauté. La vie de Guillaume va être complètement bouleversée le jour où il sera enlevé par les Iroquois.

Ce roman qui se passe au XVIIème siècle nous raconte donc l’histoire du Québec, comment les français se sont appropriés les terres, l’évangélisation, les pillages, les massacres,… Même si ça reste une fiction (avec quelques maladresses), l’auteur s’est vraiment documenté sur le sujet et nous raconte les choses telles qu’elles se sont passées, mêlant à ses personnages fictifs des personnes ayant vraiment existé. C’est un roman d’aventure en plus d’être un roman historique et une très belle histoire d’amitié mais également une histoire pour ne pas oublier la barbarie et les massacres.
Retrouvez le dossier pédagogique du livre.

Kinsaku, le poète guerrier
Kinsaku ne veut pas se battre, son père le regarde et attend de lui qu’il le fasse. Face à son ennemi, katana en main, Kinsaku a des mots qui lui viennent en tête, pas des mouvements. Les mots il ne les dit pas, Kinsaku ne parle jamais mais un jour il décide de les écrire. Contrairement à ce qu’on avait choisi pour lui, il deviendra poète et non guerrier.

C’est avec des mots très poétiques, des phrases très bien ciselées que Calouan nous raconte un passage fictif (c’est le principe de la collection dont j’avais déjà parlé ici) de l’enfance de Bashô, poète japonais du XVIIème siècle, grand maître du haïku. On parle donc ici de l’enfance d’un personnage de l’histoire mais au-delà de ça on parle de la différence (et même du harcèlement dont sont victimes certains enfants « différents »). Un très joli petit (une quarantaine de pages, écrit gros) roman.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué plusieurs livres d’Anne Ferrier (La malédiction Shakespeare, Le chien des ténèbres, Merlin, l’enfance d’un enchanteur, Arthur, l’enfance d’un roi, Morgane, L’enfance d’une magicienne et Petit pot de colle) et nous l’avons même interviewée : notre interview d’Anne Ferrier.

La meneuse de bêtes
d’Anne Ferrier
Oskar éditeur dans la collection Les compagnons au loup
12,95€, 130×210 mm, 210 pages, imprimé en Europe, 2012.
L’Iroquois Blanc
de Jean-Pierre Tusseau
Éditions du Jasmin
14€, 150×220 mm, 144 pages, imprimé en Tchéquie, 2012.
Kinsaku, le poète guerrier
de Calouan
Zoom éditions dans la collection Héros d’ailleurs
8,90€, 120×170 mm, 48 pages, imprimé en UE, 2013.

A part ça ?

Cette semaine A l’ombre du grand arbre fête son premier anniversaire. Des billets communs, des concours,… pour l’occasion j’ai participé au billet sur les livres qui parlent des arbres.

Gabriel

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