La mare aux mots

De l’amour, du suspense et des forêts

Par 23 avril 2019 Livres Jeunesse

Aujourd’hui je vous propose deux romans formidables, trépidants et enthousiasmants : Celle qui marche la nuit de Delphine Bertholon, un thriller haletant et On habitera la forêt d’Esmé Planchon, une ode à la nature et à la solidarité bouleversante !

Malo a quinze ans, il aime faire du skate, ses copains, traîner en ville et jouer à la console… Alors le jour où son père et sa belle-mère lui nt que la famille va déménager loin de la métropole parisienne, au fin fond du Sud de la France, notre ado n’est pas emballé… D’autant plus que la nouvelle maison, perdue au milieu des bois fait émerger des comportements étranges chez la petite sœur de Malo. Elle hurle la nuit et jure s’être fait une amie : Pauline. Oui mais voilà, le problème, c’est que personne ne voit Pauline… Pourtant, Malo sent bien que quelque chose de bizarre se trame. Aidé de la jeune postière du village et de sa petite sœur, Malo va se lancer sur les traces de cette étrange Pauline et tenter de briser le mystère !
Il y a une chose dont on est sûr·e quand on referme Celle qui marche la nuit, c’est que Delphine Bertholon est une reine du suspense ! L’autrice nous plonge dans une intrigue à la fois très réaliste (le dénouement est particulièrement prenant) et fantastique (la présence de cette étrange Pauline). Tout fonctionne à merveille : le cadre spatial, cette étrange forêt à la fois superbe et inquiétante, la maison isolée, mais aussi le petit village charmant (dont on a du mal à imaginer que des choses sordides se soient passées), l’écriture, très cinématographique et fluide, les personnages (mention spéciale pour le père et la belle-mère deux « néoruraux » bien plus passionnés par la décoration de leur nouvelle maison que par les étranges comportements de leur petite fille) et bien évidemment le suspense, que Delphine Bertholon maîtrise à la perfection. Rien n’est laissé au hasard dans ce roman digne des meilleurs polars américains. La tension qui court au fil du texte est maintenue de manière quasi permanente, page après page et l’on a bien du mal à lâcher ce roman et à quitter cette ambiance, si particulière, qui nous poursuit, même une fois le roman terminé !
Un formidable roman, coup de cœur, cauchemardesque et terrifiant à souhait ! On en redemande !

Pas facile de trouver sa place dans le monde quand on est une jeune fille solitaire, rêveuse et timide et qu’on est obligé de suivre sa mère comédienne, de ville en ville, au gré des tournées. Ce quotidien c’est celui de Joyce, quatorze ans, qui n’a jamais pu terminer une année scolaire au même endroit, et donc, ne s’est jamais fait d’ami·e·s. Pire même : les élèves de sa nouvelle classe, à Lyon, se moquent d’elle… Heureusement, les vacances de printemps arrivent et Joyce va pouvoir partir chez sa grand-mère qui habite un petit village. Mais son programme va être bouleversé par sa rencontre avec deux femmes fantasques et fantastiques au milieu de la forêt : une ancienne prof qui a décidé de vivre tel le héros du Baron Perché d’Italo Calvino : en haut d’un arbre, et une jeune fille militante… Tout pourrait être idyllique… Mais des promoteurs sont bien décidés à raser la forêt.
On habitera la forêt est un roman formidable. On suit le parcours de Joyce, une jeune fille timide, et mal dans sa peau, que sa rencontre avec des personnages hauts en couleur va bouleverser. Alors qu’elle se promène dans le bois à côté de chez sa grand-mère, elle rencontre Sylvia, une ancienne professeure de français, qui depuis la mort de son amoureuse, a décidé de quitter Paris et se ressource en haut d’un arbre et Dorothy une jeune fille noire, engagée, militante féministe qui travaille dans le centre aéré local. Toutes les trois, elles vont construire des cabanes dans les arbres et réenchanter leur monde. L’autrice nous propose un roman bouleversant, des portraits de femmes de tout âge (depuis la grand-mère de Joyce qui va, pour la première fois de sa vie, se livrer à sa petite fille, en passant par Dorothy, Sylvia, et bien sûr Joyce). Ce beau livre initiatique nous raconte l’émancipation d’une jeune fille qui se sent enfin vivante et qui va découvrir la littérature, le militantisme et la solidarité. Car On habitera la forêt est également un roman politique, Joyce, ses amies et les habitant·e·s du village décidant de se battre contre la création d’une usine de sapin de Noël en « habitant » au sens propre du terme la forêt. C’est beau, poétique et surtout très juste. Esmé Planchon signe ici un roman fort et émouvant, une véritable ode aux « gens qui doutent », à la résistance collective et à l’importance de croire en ses rêves.
Un très beau roman, sur le pouvoir de l’imagination, la force du collectif et l’amour de la littérature ! Un coup de cœur !

Celle qui marche la nuit
de Delphine Bertholon
Albin Michel
12,90 €, 144×215 mm, 236 pages, imprimé en France, 2019.
On habitera la forêt
d’Esmée Planchon
Casterman
12,90 €, 144×220 mm, 240 pages, imprimé en Espagne, 2019.

Et si on s’évadait ?

Par 22 avril 2019 Livres Jeunesse

Et si on s’évadait ? Deux albums aux héros qui ont envie d’ailleurs… L’un doit impérativement partir retrouver sa terre natale, l’autre fait le choix d’échapper à son quotidien en musique.

Un secret
Texte de Daniel Nesquens, illustré par Miren Asiain Lora
Éditions de la Martinière
13,90 €, 239 x 259 mm, 32 pages, imprimé au Portugal, 2019.
Les bruits de la ville
Texte d’Inès d’Almeÿ, illustré par Sébastien Chebret
Éditions du Ricochet
16 €, 348 x 248 mm, 40 pages, imprimé en Pologne, 2019.

 

Des cartonnés

Par 19 avril 2019 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, une nouvelle sélection d’albums cartonnés.

Bernie c’est mon ours
de Janik Coat
Hélium
16,90 €, 141×183 mm, 72 pages, imprimé en Chine, 2019
Binta danse
Texte d‘Eva Susso (traduit du suédois par Marie Valera), illustré par Benjamin Chaud
Cambourakis
12 €, 177×180 mm, 24 pages, lieu d’impression non indiqué, 2018.
Milo joue du tambour
Texte d‘Eva Susso (traduit du suédois par Marie Valera), illustré par Benjamin Chaud
Cambourakis
12 €, 177×180 mm, 24 pages, lieu d’impression non indiqué, 2018.
Simon se promène
Texte d‘Eva Susso (traduit du suédois par Marie Valera), illustré par Benjamin Chaud
Cambourakis
12 €, 177×180 mm, 24 pages, lieu d’impression non indiqué, 2018.
Imagier d’Asie
de Marie Caillou
Éditions Amaterra
13,90 €, 129×168 mm, 30 pages, imprimé en Chine, 2018.
Le dico dingo des sons
de Philippe Jalbert
Larousse Jeunesse
12,90 €, 155×155 mm, 98 pages, imprimé en Chine, 2019.
Le grand méchant
Texte de Vincent Guigue, illustré par Loïc Méhée
Les 400 coups
10,50 €, 174×174 mm, 26 pages, imprimé en Chine, 2018.
Chatouille-moi si tu l’oses
de Charlotte Ameling
Milan
15,20 €, 220×220 mm, 18 pages, imprimé en Chine, 2018.
La mer
de Philippe Jalbert
Seuil Jeunesse dans la collection Les docs emboîtés
12,50 €, 170×170 mm, 24 pages, imprimé en Chine, 2018.
Voilà l’été
de Pauline Kalioujny
Seuil Jeunesse
10,90 €, 175×175 mm, 20 pages, imprimé en Chine, 2018.

Deux livres à lire, à chanter et à partager en famille

Par 18 avril 2019 Livres Jeunesse, Musique pour enfants

Les vacances sont bien entamées pour certain·e·s, pour d’autres elles vont commencer. C’est le moment de vous parler de deux livres à partager, des albums aussi réjouissants pour les petit·e·s que pour les grand·e·s.

Chnourka
de Gaya Wisniewski
MeMo
16 €, 230×170 mm, 56 pages, imprimé en Europe chez un imprimeur écoresponsable, 2019.
Mort de rire
Texte de Pascal Parisot, illustré par Charles Berberian
Didier Jeunesse, dans la collection Un livre, un CD
14,90 €, 220×220 mm, 28 pages, CD : 37,50 min, imprimé en France chez un imprimeur écoresponsable, 2019.

Les invité·e·s du mercredi : Claudine Morel et Cécile Bonbon

Par 17 avril 2019 Les invités du mercredi

Chaque album de Claudine Morel nous réjouit autant qu’il nous surprend. J’avais donc envie d’en savoir plus sur elle et sur son travail. Ensuite, on part en vacances avec l’autrice-illustratrice Cécile Bonbon. Bon mercredi à vous.


L’interview du mercredi : Claudine Morel

Parlez-nous de votre parcours
Pendant longtemps je n’ai pas vraiment su quel métier j’avais envie d’exercer, même si comme beaucoup de mes collègues illustrateurs, depuis l’enfance je dessinais beaucoup, écrivais et illustrais des histoires, etc. Mais de là à en faire un métier… ! Des études d’anglais et de français Langue Étrangère à l’Université de St-Étienne m’ont d’abord conduite à devenir enseignante. Mon CAPES d’anglais en poche, je suis partie enseigner le français au Kenya à l’Alliance Française de Mombasa, pendant 15 mois. Puis l’anglais, de retour en France, dans un collège de l’Oise. Ces études et ces riches expériences m’ont apporté beaucoup, mais m’ont aussi fait comprendre que ce n’était pas là ma première vocation, et qu’autre chose m’appelait. L’image avait une place importante dans l’enseignement des langues, je dessinais beaucoup pour mes élèves et mes étudiants, et j’adorais ça : je rêvais de faire les illustrations des manuels scolaires… Jusqu’au jour où cette envie est devenue l’idée sérieuse d’en faire mon métier, pour de vrai ! Après avoir fait mon bilan de compétences un peu toute seule, j’ai donc décidé de devenir illustratrice. J’ai quitté l’Éducation Nationale et repris des études au sein de l’École Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg (aujourd’hui la Haute École des Arts du Rhin), en section Illustration. J’en suis sortie diplômée en 2007, et depuis l’aventure continue… !

Vos trois albums sortis chez Didier Jeunesse (À la rencontre, Clic ! et ABCDaire des métiers qui n’existent pas) sont très différents les uns des autres. Est-ce pour surprendre, ne pas vous enfermer dans une case ?
C’est vrai, ils sont différents, j’en suis consciente ! Et vous n’êtes pas la première personne qui me questionne à ce sujet. Vraiment, il n’y a rien de prémédité, ni de stratégie dans cette évolution. Je crois que chacun est simplement à l’image de mon évolution intérieure, de ma progression. J’ai mis du temps – et j’en mets encore, je suis un peu escargot… – à trouver mon style, mon univers, ma patte. Je suis venue tard à l’illustration, avec un grand besoin d’apprendre et d’expérimenter des techniques avant d’oser me lancer, et de me sentir légitime aussi. Je pense que j’ai procédé par étapes, en apprenant à me connaître un peu plus, et petit à petit à prendre confiance. Pour cela, la patience et l’accompagnement confiant d’un éditeur sur trois livres, et sur une longue période (8 ans entre À la rencontre et L’ABCDaire !), est une vraie chance, et pour moi un soutien infiniment précieux. Mais si les trois livres sont différents dans leur aspect graphique, je pense qu’on peut tout de même percevoir le fil qui les relie : la simplicité des formes et du trait, les couleurs vives. Un mélange d’espièglerie, de décalage et de tendresse. Et ce qui est le cœur de mon travail : l’envie et le souhait que les lecteurs, petits mais aussi grands, ferment le livre et aient envie de s’amuser, prendre le relais, inventer et créer leurs propres formes et histoires. Qu’ils se connectent à la joie et à la fantaisie qui est en eux !

Parlez-nous de ce dernier sorti, le très beau ABCDaire des métiers qui n’existent pas, comment est-il né ? Comment avez-vous travaillé sur ce projet ?
Oh, merci. Je dirais que, des trois, c’est l’album le plus proche de moi, le plus personnel. Et peut-être celui que je chéris le plus.
D’une part parce qu’il vient du jeu de mimes auquel nous jouions mes sœurs et moi, avec nos cousins aussi parfois, quand nous étions petites : non seulement mimer des métiers pour les faire deviner aux autres mais les inventer ! Dans mon souvenir : « Petipoyeur de mur » (celui qui dessine des petits pois sur les murs), « Ramasseur de cailloux », et la fameuse « Gardienne de gilets », que j’ai incluse dans L’ABCDaire.
D’autre part parce que j’ai retrouvé, avec le crayon de papier, le trait de crayon que j’ai toujours eu dans les mains (quand je dessinais sur un peu tout et n’importe quoi, sur mes cours élève, sur les blocs de téléphone, pour les petites BD que j’inventais, etc.) et que j’avais abandonné un temps pour m’essayer à d’autres choses. Et mes crayons de couleur, qui n’étaient jamais très loin, mais à qui, là, j’ai pu donner la part belle, même par si petites touches.
J’ai envoyé seulement une dizaine d’esquisses de métiers à l’éditeur, en lui expliquant le principe, et après concertation en interne sur la pertinence d’en faire un abécédaire, ou un inventaire, Didier Jeunesse a choisi de me faire confiance sur ce nouveau projet un peu foufou. L’éditrice avec qui j’ai travaillé ensuite m’a laissé une grande liberté dans le choix des métiers, tout en me guidant et m’accompagnant sur des questions comme l’équilibre à trouver entre les plus poétiques et les plus loufoques, comme dans leur mise en image et en couleur, même si là encore j’ai été très libre. Une très belle collaboration s’est faite aussi avec la maquettiste et son magnifique travail typographique. Nous avons travaillé toutes les trois de concorde, et même si dans la réalisation d’un album il existe nécessairement des phases de doute, ou de pause (et moi je suis encore une championne du doute !), réaliser cet album-là a été un régal. Tout s’est déroulé à merveille, du choix du papier jusqu’à sa forme finale, et j’en suis très heureuse.

Comment naissent vos histoires et qu’est-ce qui arrive en premier, l’histoire ou les illustrations ?
Plus que l’histoire, je dirais que c’est l’idée, le principe qui surgit en premier (« Ils s’amuseraient à se prendre en photo et faire n’importe quoi devant l’appareil », « Chaque personnage représenterait un métier qui n’existe pas »…). À ce stade, il n’y a pas encore de qui, où, comment… c’est encore assez vague. Mais rapidement je prends mon crayon et je dessine, je viens voir qui vient, là, sous mon crayon, qui se manifeste, à quoi il, elle, ils ressemblent. Mais je fais souvent confiance à la spontanéité des premiers jets. Souvent mes premiers traits de crayon sont les bons, et j’essaie autant que faire se peut, même quand je retravaille ensuite un personnage ou un élément, de garder le trait de départ, son énergie, la ligne qui s’est posée là en premier, quand je ne la contrôlais pas encore. Ce n’est pas toujours facile, et en général plus je retravaille un dessin, plus la ligne prend le risque de s’affaisser, de se ramollir… Comme dans beaucoup de domaines dans la vie, il faut savoir s’arrêter à temps, s’arrêter tout court, trouver la bonne mesure, le subtil équilibre – qu’on trouve parfois en un coup de crayon (ô magie !) mais bien souvent en refaisant aussi plusieurs fois le geste et le dessin – entre spontanéité et contrôle, énergie et précision.

Quelle technique d’illustrations utilisez-vous ?
Toujours, quel que soit l’outil que j’utiliserai ensuite, le crayon de papier (bois ou critérium) pour les esquisses, recherches, et premiers crayonnés. Ensuite, le plus souvent, le crayon de couleur. Mais aussi le numérique (comme dans Clic !, ou la mise en couleur a été faite uniquement en numérique, avec des motifs que j’avais créés puis incrustés dans l’image). Il m’est arrivé de dessiner directement à la tablette graphique, pour tenter d’aller plus vite (!) mais il me manque toujours le grain, la résistance et les accidents du papier. Et l’infinie possibilité des couleurs finit toujours par me paralyser, je finis par mettre beaucoup plus longtemps qu’avec mes crayons ! Pour l’instant, j’ai donc toujours besoin de mes outils traditionnels, même si le numérique reste un outil complémentaire et indispensable (je scanne moi-même puis nettoie, retouche, affine et peaufine mes images à l’écran, avant de les envoyer à l’éditeur).

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
Toute petite, des Pomme d’Api, Belles Histoires, et un petit album Les aventures de la petite souris (avec une histoire de noisette) que j’ai lu et relu et relu et relu ! Des albums du Père Castor, et des tas d’autres livres piochés dans la bibliothèque déjà existante de la maison, engrangés par mes grandes sœurs, et complétés par la petite dernière. On avait aussi un énorme livre compilant des histoires illustrées des films de Walt Disney (c’est là que j’ai commencé à décalquer puis recopier et apprendre à dessiner mes premières robes de princesse, souris et lapins). En grandissant, je lisais des piles de J’aime Lire entassées sur mon lit (je me faisais une petite sélection de 5, 6 numéros), dont j’aimais déjà regarder en 2è de couverture qui en avait réalisé les illustrations. Et des Tintin, Alix, Gaston Lagaffe, Lucky Luke, Astérix, puis plus tard Calvin et Hobbes de Bill Waterson, Sempé, qui restent mes idoles. Je ne lisais pas beaucoup de romans, ceux étudiés à l’école me suffisaient (j’ai adoré découvrir des classiques au lycée, et me souviens d’un été où j’ai enchaîné Flaubert, Maupassant, Zola, Madame de La Fayette…). Je me suis mise à en lire une fois adulte.

Sur quel nouveau projet travaillez-vous actuellement ?
Je suis en train de réaliser les illustrations d’un album, qui devrait être une série, écrit par une autrice coréenne, racontant l’histoire d’une petite fille coréenne en France, pour les éditions Blue Dot. En même temps que je réalise deux commandes de dessins originaux pour des particuliers. Aussi, et c’est tout neuf, un nouveau projet d’album est en gestation avec Didier Jeunesse, pour ma plus grande joie. Je ne peux pas vous en dire plus pour l’instant, car nous n’en sommes qu’à la genèse. Mais on l’espère, rendez-vous probable en 2020 !

Bibliographie jeunesse :

  • ABCDaire des métiers qui n’existent pas, texte et illustrations, Didier jeunesse (2019), que nous avons chroniqué ici.
  • Clic !, texte et illustrations, Didier jeunesse (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • À la rencontre, texte et illustrations, Didier jeunesse (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Au bureau, illustration d’un texte de Stéphanie Ledu, Milan (2010).

Retrouvez Claudine Morel sur son site : http://claudinemorel.ultra-book.com.


En vacances avec… Cécile Bonbon

Régulièrement, nous partons en vacances avec un·e artiste. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à la·le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet·te artiste va donc profiter de ce voyage pour nous faire découvrir des choses. On emporte ce qu’elle·il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… Des livres, de la musique, des films… sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il·elle veut me présenter et c’est elle·lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci, c’est avec Cécile Bonbon que nous partons ! Allez, en route !

5 albums jeunesse

  • Les aventures d’Alexandre le gland, Olivier Douzou
  • Les Sardines ne poussent pas sur les arbres, Vera Eggermann
  • Virginia Wolf, Isabelle Arsenault Kyo Maclear
  • Hibou, Mélodie Braschet
  • Alice au pays des merveilles, Lewis Carrol

5 romans

  • Sans nouvelles de Gurb, Eduardo Mendoza
  • L’étranger, Albert Camus
  • 1Q84, Haruki Murakami,
  • Je suis un chat, Natsume Soseki
  • Correspondance (1944-1959), Albert Camus et Maria Casarès

5 DVD

  • La Famille Tenenbaum, Wes Anderson
  • Sin City, Robert Rodriguez et Frank Miller
  • Bonjour, Yasujirō Ozu
  • Stand by Me, Rob Reiner
  • Fight Club, David Fincher

5 CD

  • Santigold – I don’t Want (the gold fire sessions)
  • Gorillaz – Plastic Beach
  • Blur – the best of
  • Pizzicato five – Happy End of You (remix album)
  • The Jesus and Mary Chain – Psychocandy

5 artistes

  • Tatsuro Kiuchi
  • Javier Mariscal
  • Grip Face
  • Lionel Messi
  • Hayao Miyazaki

5 BD

  • DAME UN BESO, d’El don Guillermo chez Misma
  • L’ Astragale, de Pandolfo, Sarrazin, Risbjerg. Sarbacane
  • Duel d’escargots, Sonia Pulido Pere Joan Editions Cambourakis
  • Pulse Enter Para Continuar – Ana Galvañ – Apa Apa editorial
  • C’est le merdier, l’amour. Nine Antico – Glénat

5 lieux

  • Faire une pause chez Miss Perkins tea, sants, Barcelona
  • Se balader sur le sentier côtier de Port-vendres à l’anse de Paulilles
  • Manger une coca de patata à Valldemossa, en terrasse, à la pâtisserie Can Molinas (Mallorca)
  • Faire une randonnée circuit des 12 lacs du Carlit depuis le lac des Bouillouses
  • Ma prochaine destination Tokyo

Cécile Bonbon est autrice et illustratrice.

Bibliographie sélective :

  • Petit, Didier Jeunesse (à paraître – août 2019).
  • Dans ma maison, illustration d’un texte de Stéphanie Demasse-Pottier, Sarbacane (2019), que nous avons chroniqué ici.
  • Qu’est-ce que je suis aujourd’hui, illustration d’un texte de Rachel Corenblit, Frimousse (2019).
  • En colo avec les abeilles, illustration d’un texte de Clémence Sabbagh et Ariane Mellazini, Le gâteau sur la cerise (2019).
  • Les bagarreurs, illustration d’un texte d’Ingrid Chabbert, Bang Editiones (2018).
  • Tapent, tapent, petites mains, illustrations, Didier Jeunesse (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Le gros goûter, illustration d’un texte de Stéphane Servant, Didier Jeunesse (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Les maths à la petite semaine, illustration de textes de Rachel Corenblit, Le Rouergue (2013).
  • Rue Lapuce, avec Arnaud Roy, Didier Jeunesse (2010).
  • Promenons-nous dans la ferme les couleurs, texte et illustrations, L’élan Vert (2010).
  • Le machin, illustration d’un texte de Stéphane Servant, Didier Jeunesse (2007), que nous avons chroniqué ici.

Pour une bibliographie plus complète : https://cargocollective.com/cecilebonbon/BIO_BIBLIO.

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