La mare aux mots
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Laura - La mare aux mots

Doudous et tétines

Par 11 août 2015 Livres Jeunesse

la petite boîteLe roi rentre dans son château avec une mystérieuse boîte bleue. Dans son bain, à table, sur son trône, il emporte sa petite boîte partout et ne cesse de la couver du regard. Quel trésor rarissime peut-elle bien contenir ?
Si vous avez bien lu le titre de cette chronique, vous devinerez facilement quel joyau de la couronne abrite la petite boîte bleue. Il s’agit bien entendu du doudou du roi. Les plus jeunes lecteurs et lectrices se reconnaîtront dans cet unique personnage. Il est, en effet, lui-même très petit. Le mobilier de son royaume paraît surdimensionné en comparaison à ce minuscule souverain. Les enfants sont aussi très sensibles au style naïf des illustrations composées de grands aplats de peintures dont on distingue les traces de pinceaux comme on devine nettement les tracés de construction au crayon. Elles sont assez proches des peintures qu’ils peuvent eux-mêmes réaliser : le roi a une figure bien ronde, avec deux ronds de peinture rouge pour figurer ses bonnes joues.
Le style d’Éric Battut s’accorde tout à fait avec l’état d’esprit enfantin. En plus des images, le texte joue sur la répétition d’une phrase qui fonctionne comme un refrain. L’air de rien, l’histoire emmène le petit-roi/lecteur-trice vers son lit où il ou elle peut passer la nuit avec son ours en peluche en sécurité. La chute n’est pas très surprenante, surtout si l’on se met à la place d’un tout-petit pour qui un doudou est l’objet le plus précieux sur terre.
Une métaphore tendre et naïve sur l’attachement des petits à leur doudou.

Yoki le doudou la merYoki est le doudou de la classe de la maîtresse Amélie. Chaque week-end, un des enfants l’emporte dans sa famille, ce qui offre l’occasion à la petite mascotte de vivre des aventures épatantes en dehors de l’école. Ce vendredi, c’est Maël qui est responsable de Yoki. Par chance, ses parents ont décidé de partir à la plage. Yoki découvre donc le plaisir des bains de mer, des châteaux de sable… Il apprend même à faire du cerf-volant. Que de choses à raconter à la maîtresse lundi matin !
Ce petit album est très mignon et coloré. Il est sûr que l’adorable petit lapin Yoki sera au goût des petits. Les illustrations d’Olivier Latyk sont très soignées et regorgent de détails : ici un plongeur qui se fait croquer l’oreille par un crabe, là une jolie cabane de plage… L’histoire est très classique, mais a le mérite de faire un tour complet des activités liées à la plage.

Yoki le doudou chez le docteurLors d’un autre week-end, Yoki est invité à séjourner chez Sarah. Malheureusement, la petite fille est malade, c’est donc le cabinet du docteur que le petit lapin va découvrir. Le diagnostic tombe : repos forcé pour Sarah en raison d’un gros rhume, mais aussi jeu de société, lecture d’histoires… Finalement, ce n’est pas si ennuyeux d’être malade !
Cet autre titre de la série des aventures de Yoki est lui aussi plein de couleurs vives et gaies. Les aventures vécues par le doudou ne sont pas d’une originalité à couper le souffle, mais le texte donne de nombreux éléments de vocabulaire relatif au monde médical. Les planches riches en détail incitent l’enfant à commenter ce qu’il voit : un enfant de la salle d’attente à la varicelle, Sarah a fait un dessin représentant le docteur dans sa chambre…
Cette série comporte pour l’instant cinq albums très sympathiques.
Les mêmes vus par Enfantipages

rendez-moi mes totottesCharlotte a toujours une tétine dans la bouche, même lorsqu’elle mange ou qu’elle est à l’école. Forcément, pour ses parents, cette mauvaise habitude est particulièrement pénible : on ne comprend rien de ce que la petite rouquine raconte ! Et en plus, elle sème ses « totottes » partout dans la maison ! Chacun des membres de la famille a sa petite idée pour débarrasser Charlotte de ses sucettes disgracieuses, mais la petite fille est très têtue.
Le texte de Fanny Joly joue sur les sonorités et le chuintement créé par la tétine, ce qui a pour effet d’amuser les enfants à qui l’on raconte l’histoire. D’ailleurs, le texte a été enregistré et peut-être consulté en prenant en photo avec son smartphone un QR code situé à l’arrière du livre. Les enfants se rendent compte par eux-mêmes de l’effet produit sur la prononciation de « Chachorollchotte », enfin Charlotte, quoi.
Les illustrations très colorées et expressives de Fred Benaglia accompagnent bien cette petite histoire sans prétention, mais assez rigolote.
Un album pour aborder l’épineuse question de l’abandon de la tétine avec légèreté.
Le même vu par les Lectures de Kik.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des livres d’Éric Battut (Bonnet d’Or et les Trois OgresDeux clowns, Mes petits bateaux, Le petit poisson rouge, Arthur 1er et le trône à trois pieds, Quand grand-mère revenait, Monsieur Scarlatine et Comme un pou), d’Olivier Latyk (L’école d’EliottCache-cache des grosses bêtes, Cache-cache des petites bêtes, En voiture ! Mes premiers pas sur la route, La merveilleuse légende de Saint NicolasL’imagier de la couleurLa petite Louise, ses voyages et son accordéon, La vie merveilleuse de la princesse Olga et Contemimes : comptines à mimer et chanter), de Fanny Joly (Cucu la praline met son grain de sel, Cucu la praline mène la danseEmbrouille en Bretagne et Cucu la praline se déchaîne) et de Fred Benaglia (Petit DernierL’énooorme bobo de rien de tout).

La petite boîte
d’Éric Battut
Didier Jeunesse 
12,90 €, 240 x 260 mm, 30 pages, imprimé en France, 2015.
Yoki le doudou à la mer
d’Olivier Latyk
Actes Sud Junior 
8,20 €, 185 x 185 mm, 24 pages, imprimé en Italie, 2015.
Yoki le doudou chez le docteur
d’Olivier Latyk
Actes Sud Junior 
8,20 €, 185 x 185 mm, 24 pages, imprimé en Italie, 2015.
Rendez-moi mes totottes
Texte de Fanny Joly, illustré par Fred Benaglia
Gallimard Jeunesse
14 €, 225 x 275 mm, 28 pages, imprimé en Europe, 2015.

Laura

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Adolescence et télévision

Par 4 août 2015 Livres Jeunesse

les étoiles en moiFord et Magnolia sont deux participants du dernier jeu de télé-réalité à la mode. Ils ont tous les deux décidé de s’inscrire au concours musical Spotlight afin d’échapper à leur vie quotidienne. Pour Ford, c’est son Arkansas natal et la négligence de ses parents qu’il faut fuir. Pour Magnolia, ses pensées noires et sa personnalité introvertie qui la tiennent éloignée des autres. Chacun cherche à se révéler, loin du poids du passé et de l’image négative que leur renvoient leurs proches. Mais comment trouver qui l’on est vraiment quand on est pris dans les faux-semblants du show-business ?
Cette comédie romantique est une vraie bonne surprise. Je dois avouer avoir débuté ma lecture avec beaucoup d’a priori : une romance sur fond de télé-réalité… Le risque était grand de tomber dans le feuilleton pour midinette. Passées les vingt premières pages, le doute se dissipe. On est déjà sous le charme des deux personnages principaux dont les points de vue sont alternés. Magnolia a un esprit aiguisé, une grande sensibilité et beaucoup de répartie. Ford est une sorte de mélange entre Johnny Cash, James Dean et Justin Bieber, avec une bonne dose de second degré pour parfaire le tout. Il est en effet beaucoup question de musique, dans cette histoire. Le lecteur est invité à consulter en ligne la liste des tubes chantés ou évoqués par les jeunes concurrents, et c’est un véritable voyage rock’n’roll dans les États-Unis des années 70 à nos jours qui nous est offert. L’intrigue laisse une place importante aux questionnements des adolescents en quête de célébrité, mais tout en restant parfaitement rythmée.
Un roman addictif qu’on referme à regret, la tête pleine de bonne musique.

La pyramide des besoins humainsChristopher a 14 ans. Un matin, après l’affrontement de trop avec les poings de son père, il quitte la maison et part pour Londres. Rapidement, il se retrouve à faire la manche dans le quartier de Soho, sans attendre plus de la vie qu’un hot-dog épicé, un carton pas trop humide pour passer la nuit, et que les passants lui lancent suffisamment de pièces pour qu’il puisse se saouler pour s’endormir. Cette vie sans perspective va être bouleversée par une affiche : un nouveau jeu de télé-réalité le défie de démontrer qu’il subsiste à ses besoins. Le jeu est inspiré de la pyramide de Maslow qui schématise les besoins humains en cinq grandes catégories. À la base de la pyramide, les besoins physiologiques (se nourrir, dormir…), ensuite viennent le besoin de sécurité, celui d’appartenance, celui de reconnaissance et enfin le besoin de réalisation de soi. À chaque étape du jeu, les candidats, qui se créent un compte en ligne, doivent écrire un texte prouvant la satisfaction de ces besoins successifs. Christopher prend ce défi comme une occasion de se sortir de la rue, mais aussi de démontrer que notre société moderne s’est éloignée de ce qui est vraiment important pour l’homme.
Cette histoire nous emmène dans les bas-fonds de Chinatown, à la marge de la vie moderne, de l’autre côté du caniveau que nous évitons du regard la plupart du temps. Ce qui marque, c’est la simplicité avec laquelle on adopte le point de vue du jeune SDF. Bien qu’il soit vindicatif, un peu déconnecté de la réalité à force de ne fréquenter que des drogués, prostituées et autres rebuts de la société, Christopher ne nous est pas étranger. Encore hier, il était un enfant qui allait à l’école, campait le week-end… Et tout a basculé avec une rapidité désarmante.
Caroline Solé critique notre société superficielle, plus préoccupée par la lueur qu’émet un écran de smartphone ou de télévision que par les plaintes d’un sans-abri. Sa description de la vie quotidienne dans la rue est brute, parfois choquante, sans tomber dans le misérabilisme.
Un roman peu commun qui évoque avec finesse les questions difficiles de la pauvreté et de l’exclusion.
Le même vu par Dans la bibliothèque de Noukette, Bricabook, et Sous le feuillage

La gelée d'étéCoup de tonnerre sur les vacances d’été de Pierre et Jean : la télé familiale ne fonctionne plus ! Pour les deux frères, c’est la catastrophe. Ils ont pour habitude de passer leurs vacances plantés devant leur écran. Et si cette panne était l’occasion de mettre enfin le nez dehors et de redécouvrir la saveur des moments partagés ?
Ce tout petit roman aborde avec légèreté l’abus d’écran par les enfants. Avec l’humour qui le caractérise, Mathis dresse un portrait tendre, mais moqueur de ces deux préados désespérés à l’idée de passer un été sans leur télé. Le texte est très court, mais nous fait rencontrer des personnages attachants. La complicité entre les frères est brillamment suggérée en quelques lignes de dialogue. Les relations familiales sont esquissées à la simple évocation d’une partie de Scrabble. Mathis, en dépit d’une grande économie de mots, raconte une histoire tendre relevée par un humour très fin.
Une réussite.
Le même vu par Bob et Jean-Michel.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Mathis (Un parfait petit avion, Et pan !J’ai 1 an + 1 an + 1 an + 1 an, Salut Cousine !, Panique au Mini-MarketJe hais les vacances et Du bruit sous le lit).

Les étoiles en moi
de Brent Bradshaw et Andrea Seigel traduit par Éric Betsch
Hugo Roman dans la collection New Way
16,00 €, 131 x 205 mm, 354 pages, imprimé en France, 2015.
La pyramide des besoins humains
de Caroline Solé
l’école des loisirs dans la collection Médium
12,80 €, 149 x 219 mm, 128 pages, imprimé en France, 2015.
La gelée d’été
de Mathis
Thierry Magnier dans la collection Petite Poche
3,90 €, 105 x 150 mm, 44 pages, imprimé en République Tchèque, 2015.

 À part ça ? 

The Who, Nirvana, Peter Gabriel ou même Beyoncé, retrouvez tous les artistes mentionnés dans le roman Les étoiles en moi sur la chaîne Youtube d’Hugo Roman. De quoi se plonger un peu plus dans l’univers musical des deux personnages principaux Ford et Magnolia.

Laura

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Futurs proches

Par 23 juillet 2015 Livres Jeunesse

chimères le casino dont on ne revient jamaisAnders vit dans la périphérie d’une grande ville en 2100. Le développement des nouvelles technologies et la fabrication de robots humanoïdes ont conduit les humains à perdre leurs emplois. C’est le cas des parents du jeune adolescent qui vivent à la petite semaine de boulots plus ou moins déclarés. Le père d’Anders est contraint de partir de longues semaines pour travailler sur des chantiers sans pouvoir contacter sa famille. Alors qu’une de ces absences dure plus qu’à l’accoutumée, Anders a un mauvais pressentiment : son père ne serait-il pas victime d’une « chimère » ? Ces virus informatiques seraient responsables de la disparition physique de dizaines de personnes, une policière est venue leur en parler au collège. Anders va partir sur les traces de son père aidé par un mystérieux voisin et son cousin féru d’informatique.
Ce roman d’anticipation ne manque pas d’imagination. On y croise une policière humanoïde qui se découvre des sentiments humains, des mafieux assoiffés d’argent, ancien agent de police reconverti en retraité tranquille amateur de livres, et même un chat mécanique. L’univers dans lequel vit Anders est proche de la dystopie : à trop laisser les machines et les ordinateurs travailler à leur place, les humains en sont devenus complètement dépendants. Une autre dépendance dirige la vie des personnages de ce livre : celle qu’ils ont vis-à-vis de l’argent. La précarité pousse le père d’Anders à courir d’énormes risques et à mettre sa famille en péril.
En dépit de ces thématiques assez intéressantes, le roman de Pascal Hérault pèche par son manque de cohérence. Nous changeons brutalement de point de vue, et il est parfois compliqué de comprendre les motivations des personnages comme leurs sentiments. Nous délaissons un peu trop rapidement les angoisses d’Anders pour son père, son sentiment de culpabilité par rapport à la détresse de ses parents pour rentrer dans le récit de l’enquête à proprement parler.
Ce roman entre science-fiction et policier décrit un avenir inquiétant, sans qu’on arrive à se lier réellement avec les personnages principaux

Ici et maintenantPrenna vit dans une communauté très fermée avec sa mère. Cette jeune femme de 17 ans a le droit d’aller au lycée, mais pas de nouer de lien trop intime avec les autres élèves. En régissant la vie des membres de la communauté, les dirigeants pensent protéger leur terrible secret : s’ils se tiennent à part du reste de la société, c’est qu’ils viennent d’ailleurs, ou plutôt, d’un autre moment de l’histoire de l’humanité. Prenna, sa mère, et les autres « voyageurs » sont en effet les derniers survivants d’une époque future pendant laquelle la planète sera décimée par les épidémies et les catastrophes naturelles. Pour survivre, ils ont dû voyager dans le temps, mais doivent se montrer d’une grande discrétion. Pour Prenna, les règles sont difficiles à accepter : comment se tenir en dehors du monde sans tenter d’éviter la catastrophe qui va se produire ? Et pourquoi se sent-elle attirée par Ethan, un camarade de classe qui semble tout connaître de ses secrets ?
Ce roman flirte avec la science-fiction, la romance et l’enquête en tirant le meilleur de tous ces genres. Les faits décrits se déroulent à notre époque, mais les catastrophes qu’ont connu Prenna et ses proches semblent terriblement plausibles. Dans son monde, le réchauffement climatique est à l’origine de beaucoup de catastrophes naturelles, mais surtout de l’invasion du monde entier par de terribles créatures sanguinaires : les moustiques. Peste, paludisme… Les épidémies se sont succédé jusqu’à détruire l’humanité. Sauf que son monde, c’est le nôtre, dans quelques dizaines d’année seulement.
En plus de ce plaidoyer pour la planète qui est loin d’être pesant, Ann Brashares nous offre une histoire d’amour passionnante couplée avec une enquête pleine de suspense.
Un roman sensible, intelligent et nécessaire.
Le même vu par Chez Clarabel et Délivrer des livres.

Chimères
de Pascal Hérault
Oskar jeunesse dans la collection Polar
14,95 €, 132 x 210 mm, 246 pages, imprimé en Europe, 2015.
Ici et maintenant
de Ann Brashares traduit par Vanessa Rubio-Barreau
Gallimard jeunesse dans la collection Pôle fiction
6,10 €, 110 x 180 mm, 288 pages, imprimé en France, 2015.

À part ça ?

Par ce beau temps, il est toujours agréable de se rendre compte que la nature reprend ses droits sur le béton. C’est le cas dans le 18e arrondissement de Paris, où une friche de 2000 mètres carrés a été aménagée en jardin pour le bonheur des Parisiens de tout âge. La particularité de cet espace vert ? Il a été conçu pour promouvoir la biodiversité en plein Montmartre. Insectariums, plantes sauvages… on goûte en famille à la fraîcheur des arbres et à la mélodie du chant des oiseaux.
Une initiative en faveur de l’écologie qui offre une pause rafraîchissante au cœur de Montmartre.
Jardin Sauvage Saint-Vincent, face au 14, rue Lamarck, Paris 18e, plus d’informations sur le site de la Mairie de Paris.

Laura

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Les ados mènent l’enquête

Par 17 juillet 2015 Livres Jeunesse

Une enquête signée BettyBetty est une jeune collégienne passionnée de tissus africains. Elle se passionne pour leurs motifs colorés et leurs significations cachées qui la rapprochent de ses origines africaines. Alors qu’elle s’apprête à rentrer chez elle, la petite métisse est témoin d’un enlèvement : une jeune femme est poussée violemment à l’arrière d’une voiture et laisse s’échapper une statuette africaine dans son sillage. Betty en est persuadée : cette personne a besoin qu’on l’aide et cette statuette est le seul indice qui peut l’aider à découvrir l’identité de la disparue.
L’enquête de Betty est l’occasion de plonger dans la richesse du quartier populaire de la Goutte d’Or à Paris. Pour venir en aide à la jeune femme disparue, Betty va rechercher les origines de la statuette et se renseigner sur le tissu dans lequel la femme était drapée. À cette occasion, elle va faire la rencontre des nombreuses communautés africaines présentes dans le 18earrondissement de Paris. Du salon de coiffure au magasin de fruits et légumes en passant par l’atelier d’un artiste peintre, Betty va réaliser un tour complet du continent africain.
Ce petit roman est très agréable à lire. Le style est enjoué, très frais. On s’attache rapidement à la jeune enquêtrice dotée d’une imagination débordante et d’un humour plein de vivacité. Ce petit livre sans prétention se détache de la vision souvent stéréotypée de la culture africaine véhiculée par les livres pour la jeunesse. On découvre qu’il s’agit d’une culture protéiforme et empreinte de modernité.
Une lecture rafraîchissante.

Dix minutes a perdreLorsque son père a perdu son emploi, Tim a dû déménager en province, dans une maison où quasiment tout est à refaire. Alors que ses parents partent pour le week-end, Tim se voit contraint de rester seul dans cette baraque avec une connexion internet chaotique et comme unique occupation de décoller le papier peint vieillot de sa chambre. Coup dur pour le jeune garçon qui ne jure que par ses vidéos de skate et les conversations sur Skype avec ses copains. L’ado s’attelle à cette tâche de mauvaise grâce quand il découvre un message inscrit à même le mur, sous le papier. Il doit absolument en apprendre plus sur cette maison. Quelle n’est pas sa surprise quand Léa, une voisine de son âge, lui apprend que l’ancien occupant de la maison a fait de la prison pour cambriolage et qu’on n’a jamais retrouvé la trace du magot ! Ce week-end en solitaire promet d’être bien plus intéressant que prévu !
Ce polar débute dans l’ennui typique qu’un adolescent peut éprouver dans sa chambre au cœur de l’été mais est vite rattrapé par le suspens des romans policiers. J’ai mis un peu de temps à apprécier ce jeune homme aigri, plus intéressé par son skate que les problèmes de ses parents, mais je me suis finalement prise au jeu de l’enquête. L’intensité monte au fil des pages, le lien qui unit Tim et Léa se resserre et l’on s’accroche de plus en plus à leur aventure.
Un roman qui devrait plaire aux amateurs de frissons et de chasse au trésor.
Le même vu par Enfantipages.

La disparition de ThéoCe matin d’hiver au collège aurait pu se dérouler comme les autres pour Electre et ses amis Benjamin et Théo. Sauf que, cette fois, ce dernier est pris en flagrant délit de tricherie en cours d’anglais. Ç’en est trop pour la prof qui met cet élève turbulent à la porte. Une fois le cours terminé, Théo reste introuvable, alors que de mystérieux messages codés font leur apparition dans les salles de classe du collège. Electre, accompagnée de Benjamin et du grand-père de Théo, va devoir déjouer ces énigmes pour retrouver la trace de son ami. En le cherchant, elle va se trouver sur la piste du célèbre et convoité trésor des Templiers… Et être confrontée à de nombreux dangers.
Les amoureux de messages cryptés et de trésors enfouis se retrouveront dans l’aventure rocambolesque écrite par Didier Leterq, lui-même féru de science et de jeux mathématiques. Le texte est émaillé de petits codes à déchiffrer, de jeux de logique et d’énigmes à même de séduire les curieux. Dommage que le récit soit invraisemblable et les personnages caricaturaux, on a du mal à se prendre pleinement au jeu.
Une enquête qui mêle culture historique et casse-têtes mathématiques.
Le même vu par Livres et merveilles.

Tant pis pour elleZoé n’a pas grand-chose à faire pendant ses grandes vacances, à part traîner dans les pattes de ses parents, tenanciers de l’Hôtel des Voyageurs de Montchalin. Cette petite ville de quelques milliers d’habitants est, sur le papier, d’un ennui total. Sur le papier, seulement, parce qu’un beau jour une jeune journaliste débarque tout droit de Paris, et son arrivée va coïncider avec une série d’événements étranges. Qu’est-ce qui la relie à la petite ville de province ? Et à Xavier Delavoix, le riche habitant du manoir, que les habitants surnomment le Ténébreux pour souligner le mystère qui l’entoure ? Tout s’accélère le jour où deux corps mutilés et sans vie sont retrouvés dans la propriété de ce curieux personnage. Zoé, en voulant aider la journaliste parisienne, va découvrir un aspect bien noir de sa ville.
Le qualificatif de polar sied très bien à ce roman dont l’intrigue met au jour les pires bassesses d’un groupe de jeunes gens appelés “les Ténébreux” Le point de vue est alterné entre celui de Zoé et ceux d’autres protagonistes dont les objectifs ne sont pas tous avouables. La petite ville tranquille de Montchalin abrite bien des secrets et des déviances… Et même un meurtrier !
Le récit est rondement mené bien que le style, un peu trop dense et érudit, nous perde parfois. Ce roman sombre n’est cependant pas dénué d’humour et de clins d’œil aux mauvaises habitudes de notre époque, appâtée par les crimes sordides et les faits divers.
Une lecture prenante à réserver aux très bons lecteurs en âge d’être confrontés à une certaine violence.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des livres d’Alain Korkos (Histoires d’enfants en 50 chefs d’œuvres et Multimagier de la modeDidier Leterq (Théo et l’énigme des diamants et Théo et le code de Lascaux) et de Valérie Dayre (Ce cahier est pour toi).

Une enquête signée Betty
d’Alain Korkos
Nathan 
5,50€, 122 x 181 mm, 128 pages, imprimé en France, 2015.
Dix minutes à perdre
de Jean-Christophe Tixier
Syros dans la collection Souris noire
6,30€, 120 x 180 mm, 160 pages, imprimé en France, 2015.
La disparition de Théo
de Didier Leterq
Éditions Le Pommier dans la collection romans & plus junior
12€, 135 x 200 mm, 206 pages, imprimé en France, 2015.
Tant pis pour elle
de Valérie Dayre et Pierre Leterrier
La Joie de Lire dans la collection Encrage
16,20€, 143 x 212 mm, 251 pages, imprimé en Pologne, 2014.


À part ça ?

Fan de polar ? Retrouvez la dernière saison de À vos crimes ! Non, il ne s’agit pas de la dernière série américaine à la mode, mais bien de livres. Pour la quatrième année consécutive, les bibliothécaires de la Ville de Paris se sont regroupés en comité spécial de lecture en littérature policière et ont sélectionné les meilleures feuilles de la vaste production dédiée aux crimes et aux enquêtes.
Retrouvez la sélection de littérature policière (adulte) des bibliothécaires parisiens en cliquant ici.

Laura

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Quelques jeux

Par 11 juillet 2015 Jeux

Pendant les vacances, on ne peut pas toujours être dehors. Il y a les moments où il pleut, et les moments où il fait trop chaud. Il y a les moments où l’on doit rester à l’intérieur attendre, pour sortir, que les plus petits finissent la sieste. Il y a aussi les soirées où l’on se dit qu’on peut coucher les enfants un peu plus tard que d’habitude. Et dans ces moments-là, bien mieux que la télé, il y a les jeux de société ! Gabriel et moi nous vous proposons quelques idées de jeux que nous avons testés. Une chronique partagée comme nous aimons le faire. Je commence puis je laisserai la parole à Gabriel.

Picmi_packLes « Monsieur Madame » de Roger Hargreaves se sont donné rendez-vous pour initier les petits à leur premier jeu d’observation. On découvre une carte sur laquelle figure quelques-uns d’entre eux, et il faut attraper le plus rapidement la figurine qui y est le plus de fois représentée.
Le jeu est très simple et se met en place en quelques secondes à peine. Les parties sont très rapides, on peut compter les points, ou non, et augmenter le niveau de difficulté en utilisant les cartes rouges plutôt que les bleues quand l’enfant grandit. Livré avec une petite poche en tissu, il peut être emporté n’importe où au grand plaisir des enfants qui adorent les figurines à l’effigie de leurs héros.
Un vrai coup de cœur qui fait découvrir le plaisir des jeux de société aux plus petits.

Mémo RigoloTout le monde connaît le jeu du Memory dont le but est de retrouver des paires parmi un certain nombre de cartes face cachées en les retournant par deux, chacun son tour. l’école des loisirs et Stephanie Blake ont adapté ce jeu incontournable en y associant, Simon, le lapin coquin qui n’a pas la langue dans sa poche. L’enfant doit identifier des petites scènes inspirées des aventures de ce héros bien connu des classes de maternelle. Quand ils grandissent, le jeu se complexifie avec des cartes un peu plus difficiles à identifier : seul un détail change, ou il faut reconnaître quelques mots familiers. Quelle fierté pour le jeune joueur de crier « Caca boudin ! » quand il reconnaît deux fois le titre !
Un premier jeu de société indémodable, remis au goût du jour avec les couleurs vives et l’humour de Stephanie Blake.

Domino des bruitsDans la même collection, Soledad Bravi s’est approprié le traditionnel jeu de dominos en adaptant son excellent Livre des bruits. Le principe est simple, tout le monde sait jouer aux dominos, mais la variante ne manquera pas de provoquer des fous rires en famille. En effet, pour poser une pièce, le joueur doit imiter le bruit de l’objet ou de l’animal qui y est représenté. Énorme succès auprès des plus jeunes, mais aussi de leurs aînés qui sont parfois pris au dépourvu : qu’est-ce que ça fait comme bruit, une boîte d’épinards ? Et un biberon ? Cette fois encore, les cartes ont deux niveaux de difficulté, mais le jeu reste toujours très facile à prendre en main. Avantage notable : le livret d’accompagnement reprend toutes les planches du livre original en miniatures, pour ceux qui se trouveraient en manque d’inspiration.
Un jeu simple, mais très drôle qui donne envie de (re)découvrir le livre qui l’a inspiré.

Pouss'PoussinsDernière adaptation issue de l’univers de l’école des loisirs, Pouss’Poussins a été intégralement conçu et dessiné par Claude Ponti qui nous propose de nous amuser en compagnie de ses éternels gallinacés adorés des enfants. Le jeu est basé sur l’observation et la rapidité. Le but est de se débarrasser de ses cartes. On peut poser une carte de son jeu si le poussin a un point commun avec la carte retournée sur la table : coiffes extravagantes, positions burlesques… Blaise et ses copains les poussins font tout pour brouiller les pistes et vous tendre des pièges !
Cet Uno revisité à la sauce « Ponti » s’adresse à des enfants bien plus grands que les deux autres titres de la collection. L’univers complètement foutraque du dessinateur est très bien mis en valeur dans ce jeu. Les cartes et le coffret sont de bonne qualité, bien solides… Ce qui n’est pas du luxe parce que les compétiteurs se battent comme des beaux diables pour piéger leurs adversaires et les charger de cartes supplémentaires. Les enfants adorent reconnaître les héros des livres de Ponti et se prennent au jeu rapidement, d’autant que les parties sont assez courtes et ne nécessitent que peu de temps d’ » installation » (quoiqu’il est parfois nécessaire de revenir sur la signification des cartes spéciales comme le « Poussin-Marteau » ou le « Pouce-Poussin » avec les plus jeunes).
Un joli coffret de cartes qui fera craquer les jeunes amoureux de Claude Ponti.

Quelenteur ce rRenardEncore un jeu où le gagnant est celui qui saura se défaire de toutes ses cartes… même s’il doit mentir pour y parvenir. Quel menteur, ce Renart ! est adapté de la célèbre histoire issue du Moyen-âge régulièrement rééditée par Père Castor, et d’ailleurs reprise dans le livret accompagnant le jeu. Comme le célèbre goupil, les joueurs doivent avoir recours à la ruse pour tirer leur épingle du jeu. Un premier joueur pose une carte devant lui de la couleur d’une des cinq familles. Les autres vont tour à tour déposer une carte correspondant à la même famille, mais cette fois face cachée, il est donc possible de mentir ! Mais attention, si le menteur est pris : il récupère toutes les cartes qui ont été posées !
Le jeu est très facile à comprendre pour des joueurs encore jeunes, pour peu qu’ils sachent dissimuler leurs pensées. Les parties sont assez courtes, mais il est possible de rendre le jeu un peu plus complexe pour les plus grands avec des cartes « pièges » qui apportent des variantes de stratégie. Le livret d’accompagnement, qui promet « une histoire et des jeux » est en fait une règle améliorée, avec en son centre le récit d’un des méfaits de Renart, suivi de quelques explications d’ordre historique. Le joli coffret cartonné produit son petit effet même s’il n’accueille au final qu’un jeu de cartes à jouer et un livret de quelques pages.
Ce petit jeu malin apprendra néanmoins aux enfants à contenir leurs émotions et à bluffer, et donc à ne pas prendre ce qu’on leur dit pour argent comptant.

Le Mistigri Des LutinsDans la même collection A toi de jouer !, Père Castor a créé une version du jeu du Mistigri aux couleurs du conte Les lutins cordonniers des Frères Grimm. Les joueurs doivent se débarrasser de leurs cartes en formant des paires : deux souliers, deux bottes, deux lutins joliment habillés… Quand ils n’ont plus de paire dans leurs jeux, ils doivent piocher au hasard dans le jeu de leur voisin. Attention à ne pas attraper le Mistigri ! Avec cette unique carte qui n’a pas de semblable, c’est la défaite assurée !
Pour ce titre également, le coffret a plus d’intérêt de par son jeu que par le livret l’accompagnant. Le Mistigri est un jeu qui amuse de génération en génération précisément parce qu’il est très facile à comprendre, et qu’il implique une petite dose de faux-semblant à la portée des enfants même petits. Les illustrations d’Amélie Dufour sont charmantes, mais on reste encore une fois sur notre faim concernant le traitement du conte, qui ne prend que quatre petites pages.
Une façon adaptée de faire découvrir un jeu et un conte célèbres aux plus jeunes.

Le loto de la petite poule rougePour découvrir les animaux de la ferme, rien de tel que jouer au loto avec la Petite Poule Rouge. Pour remporter la partie, il faut remplir une des six planches avec les cartes représentant les principaux personnages du conte.
Le petit jeu est couplé avec une version résumée du conte et quelques anecdotes sur l’histoire de cette petite poule si laborieuse, entourée d’amis fort ingrats. Le jeu est facile à comprendre pour les plus jeunes, mais on peut regretter que les cartes ne soient pas un peu plus solides et adaptées aux petites mains. Même si l’ensemble n’est pas d’une originalité à couper le souffle, les illustrations de Madeleine Brunelet sont pleines de fraîcheur et le jeu réactualise ce grand classique de Père Castor.

Je laisse la parole à Gabriel

DLe loto des jouets Djeco 1965Après le loto de Père Castor, le loto de Djeco ! Mais attention, pas n’importe quel loto ! Il s’agit ici du tout premier jeu Djeco, sorti en 1965, il y a tout juste 50 ans ! Djeco qui fête donc son anniversaire a eu la superbe idée de ressortir ce jeu dessiné par Alain Grée (excusez du peu). Ce jeu de loto, en plus d’être très beau, n’est pas un jeu de loto banal. On y retrouve bien entendu des planches et des cartes, mais l’un comme l’autre a deux faces pour jouer : une face avec des dessins et une face avec des points façon dé ou domino pour les planches, une face avec des nombres et une face avec des points pour les cartes. On pourra donc jouer de plusieurs manières, suivant l’âge des enfants. Par exemple dans le cas où l’on a face à nous les planches avec les dessins, si la carte tirée représente un 8 c’est le premier qui déclarera avoir une case avec 8 objets dessinés qui remportera la carte. L’enfant peut aussi jouer seul en replaçant les cartes sur les cases (côté « domino » sur les planches côté dessin, par exemple). Bref, c’est un jeu complet, beau (avec un graphisme rétro totalement charmant) et pas bête. Le genre de jeu qu’on a envie de conserver pour y jouer encore dans 50 ans ! Par contre, dépêchez-vous, c’est une édition limitée !

Les ZexpertsOn termine avec des questions ! Les Z’experts ce sont des petits paquets de cartes avec des thématiques. On a testé Animaux, Geek et Nature. Dans Animaux, quatre catégories : records, animaux domestiques, crado et dinosaures. La catégorie crado amuse beaucoup les enfants, imaginez donc, des questions sur le caca et le pipi ! Dans le jeu Geek, quatre catégories également : jeux vidéo, Techno/internet, Ciné/TV et Livres/BD. Enfin dans le jeu Nature, les catégories sont Terre, Plantes, Écologie et Incroyable.
Ces trois petits paquets de cartes sont ultra pratiques puisqu’on peut les emporter partout. On peut jouer seul ou à plusieurs, entre enfants ou avec des adultes (attention quand même, le jeu Geek ne s’adresse pas aux trop jeunes enfants ou alors c’est qu’ils passent leur journée derrière des écrans !), à la maison ou en voiture. Bref, c’est un moyen très ludique d’apprendre plein de choses ! Ici, on adore.

Quelques pas de plus…
Retrouvez toutes nos chroniques jeux regroupées sur un album Pinterest.

Picmi Monsieur Madame
d’après Roger Hargreaves
Abysmile
Prix : Autour de 19,99 €
Âge d’après l’éditeur : à partir de 4 ans
Nombre de joueurs : 2 à 4
Temps de jeu d’après l’éditeur : 20 minutes
Fabriqué en Chine.
Memo rigolo
de Stephanie Blake
l’école des loisirs avec playBac
Prix : autour de 11,90 €
Âge d’après l’éditeur : de 3 à 5 ans
Nombre de joueurs : 2 à 4
Temps de jeu d’après l’éditeur : 15 minutes
Fabriqué en Chine.
Domino des bruits
de Soledad Bravi
l’école des loisirs avec playBac
Prix : autour de 11,90 €
Âge d’après l’éditeur : de 3 à 5 ans
Nombre de joueurs : 2 à 4
Temps de jeu d’après l’éditeur : 15 minutes
Fabriqué en Chine.
Pouss’Poussins
de Claude Ponti
l’école des loisirs avec playBac
Prix : autour de 11,90 €
Âge d’après l’éditeur : de 5 à 7 ans
Nombre de joueurs : 2 à 4
Temps de jeu d’après l’éditeur : 10 minutes
Fabriqué en Chine
Quel menteur, ce Renart !
de Caroline Bouche, illustré par Henri Meunier
Père Castor Flammarion
Prix : 10,50 €
Âge d’après l’éditeur : à partir de 5 ans
Nombre de joueurs : de 2 à 4
Temps de jeu d’après l’éditeur : 15 minutes
Fabriqué en Chine.
Le mistigri des lutins
de Caroline Bouche d’après Wilhem et Jacob Grimm, illustré par Amélie Dufour
Père Castor Flammarion
Prix : 10,50 €
Âge d’après l’éditeur : à partir de 5 ans
Nombre de joueurs : de 3 à 4
Temps de jeu d’après l’éditeur : 15 minutes
Fabriqué en Chine.
Le loto de la petite poule rousse
de Caroline Bouche, d’après l’histoire d’Anne Fronsacq, illustré par Madeleine Brunelet
Père Castor Flammarion
Prix : 10,50 €
Âge d’après l’éditeur : à partir de 5 ans
Nombre de joueurs : de 2 à 4
Temps de jeu d’après l’éditeur : 15 minutes
Fabriqué en Chine.
Le loto des jouets
Illustré par Alain Grée
Djeco

Prix : Autour de 15 €
Âge d’après l’éditeur : 3-6 ans
Nombre de joueurs : 1-4
Temps de jeu d’après l’éditeur : 10 min.
Fabriqué en Chine.
Les Z’experts – Animaux
d’Élisabeth Roman, illustré par Axel Mahé
Gründ
Prix : 5 €
Âge d’après l’éditeur : N.C.
Nombre de joueurs : N.C.
Temps de jeu d’après l’éditeur : N.C.
Fabriqué en Chine.
Les Z’experts – Geek
d’Agathe Franck, illustré par Axel Mahé
Gründ

Prix : 5 €
Âge d’après l’éditeur : N.C.
Nombre de joueurs : N.C.
Temps de jeu d’après l’éditeur : N.C.
Fabriqué en Chine.
Les Z’experts – Nature
de Pierre Tessier, illustré par Axel Mahé
Gründ

Prix : 5 €
Âge d’après l’éditeur : N.C.
Nombre de joueurs : N.C.
Temps de jeu d’après l’éditeur : N.C.
Fabriqué en Chine.

Laura et Gabriel

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