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Angelina Galvani

Les invités du mercredi : Angelina Galvani et Ingrid Chabbert (+ concours)

Par 11 avril 2012 Les invités du mercredi

L’interview du mercredi : Angelina Galvani

Lorsque j’ai entendu Le Papa-Maman et La Petite Juju j’ai eu envie d’en savoir plus sur Angelina Galvani. Ses disques sont absolument passionnant, électrisant, ils passionnent autant les enfants (ma fille l’écoute un peu en boucle et j’ai peur de l’overdose) que les parents. C’est quelqu’un qui a beaucoup de talent, c’est une conteuse très originale et j’ai été ravi qu’elle accepte de répondre à mes questions. De plus, en fin d’interview, vous pourrez gagner un exemplaire du Papa-Maman, un très beau livre disque, décalé, grâce aux très bonnes éditions Benjamins Média.

Photo de Clémentine Sutra

La mare aux mots : Quel a été votre parcours ?
Angelina Galvani : J’ai fait du théâtre au lycée, c’était très fort et je voulais en faire mon métier… sans savoir vraiment quel métier en fait. J’écrivais aussi. J’ai fait des études de lettres pour faire quelque chose, mais j’étais sérieuse et ça m’a beaucoup plu et puis je suis allée étudier à la fac Arts du Spectacle de Paris 8 où j’ai rencontré Pépito Matéo.  Pépito m’a fait découvrir une pratique où je pouvais à la fois écrire et être sur scène. C’est comme ça que je l’ai abordée, comme un travail d’auteur-interprète, un peu comme une chanteuse qui écrit ses propres textes. Je ne suis pas entrée dans le conte par la porte du répertoire traditionnel… Même si ces histoires là m’inspirent elles ne sont pas le centre de mon métier…  ce qui n’est pas toujours facile à faire entendre dans ce milieu.

La mare aux mots : La Papa-Maman est accompagné d’un CD quant à La petite Juju c’est un CD sans livre, en tant que conteuse c’est important pour vous le support audio ?
Angelina Galvani : Mais oui, c’est même essentiel, car ces histoires sont faites pour être racontées, elles sont écrites pour l’oral en quelque sorte. Je pense que je les aurais écrites différemment ou que j’aurais écrit d’autres histoires si le projet avait été un livre. Le rythme, les jeux de sonorités, le ton, sont très « parlé ». Quand on enregistre on peut donner beaucoup de nuances à la voix et par la même occasion on offre son propre souffle à l’histoire. Et puis c’est une occasion de raconter aux enfants chez eux dans leur quotidien, dans leur famille au creux de l’oreille et ça, seul le disque me le permet!

La mare aux mots : Vos livres sont, à la base, des spectacles, est-ce une façon de proposer à ceux qui ont vu le spectacle de garder une trace du spectacle ou pensez-vous surtout à ceux qui ne l’ont pas vu ?
Angelina Galvani : En fait le spectacle n’est pas antérieur au disque. Le disque n’est pas un enregistrement du spectacle et pour ceux qui entendent les deux c’est assez différent, il y a des choses dans le disque qu’on ne retrouve pas sur scène et vice versa.
Les deux projets  sont partis de la collaboration avec un éditeur : Oui’dire pour La Petite Juju et Benjamins-média pour Le Papa-maman. Le projet de faire un disque ma stimulée pour mettre en forme et finaliser des histoires que  je racontais un peu ou que j’avais seulement dans la tête. Il y a eu aussi la rencontre avec Rémi Auclair et sa contrebasse et l’envie de créer un spectacle est devenue une évidence. Pour finir les deux se sont fait en parallèle et comme ça s’est reproduit deux fois, ça ne peut plus être un hasard ! C’est très riche d’imaginer en même temps deux versions d’un conte musical, le disque et la scène se nourrissent l’un de l’autre dans un va et vient permanent..

La mare aux mots : Parlez-nous du Papa maman, comment est née cette histoire ?
Angelina Galvani : J’avais noté sur un carnet « belle-mère ; demi-sœur » je trouvais ces expressions « énormes » : drôles, cruelles et malgré tout, banales… elles ont attendu un an dans le carnet…
En tant que maman-qui-travaille je connais bien le principe de la double journée. Et je pensais aussi à des copines qui font tout pareil mais qui, elles, sont vraiment seules : comment on fait, pour tenir les deux rôles, comment les enfants s’en accommodent ?… c’était quelque chose que j’avais envie de raconter mais pas en tant que femme, l’idée d’un papa-maman m’a parue bien plus amusante, plus décalée et plus inspirante… Après tout un tas de choses se mélange et l’histoire se tisse d’elle-même, on tire sur un fil et on travaille, on travaille, on travaille…

La mare aux mots : Et la petite Juju ?
Angelina Galvani : Pour La Petite Juju j’avais envie de parler de mon enfance, ou même plus généralement de l’Enfance. Je me disais que pour m’adresser au enfants il fallait que je leur parle d’eux, donc j’ai parlé de moi-enfant. Je me suis servie des sensations-souvenirs qui restent très présents en moi. J’aime beaucoup le côté décalé des enfants, pas du tout dans les normes il sont tout à fait eux-mêmes (j’aime ça aussi chez les adultes) ! Et c’est donc ce que j’ai cherché, quelque chose de l’enfance qui soit vraiment vrai… ça s’est pour le point de départ, après, c’est toujours pareil : du travail…

La mare aux mots : Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
Angelina Galvani :
Petite, j’étais fan de Marlaguette (Marie Colmont, albums du Père castor) même si j’avais toujours une boule dans la gorge à la fin. Et aussi d’une sorte de B.D. : Pezzi, un ours qui passait son temps à construire des bateaux, partir en voyage avec ses copains et à manger des crêpes et dont j’aime toujours beaucoup l’esprit (les crêpes aussi d’ailleurs, comme la petite Juju !). Plus tard j’ai eu ma période Heïdi, chalet dans la montagne et tout, ça me faisait rêver… bon. Et puis ado : la mythologie grecque, Barjavel, les Dames du lac… et des trucs plus sérieux, que j’ai un peu oublié…

La mare aux mots : Quels sont les conteurs qui vous ont donné envie de faire ce métier ?
Angelina Galvani
: Pepito Matéo, ce qui m’a plu chez lui c’est le plaisir de jouer avec les mots, de faire vivre une histoire avec toute sa personne… Et aussi le fait que c’est un excellent pédagogue qui sait accompagner ses élèves sur leur propre chemin.
Un peu plus tard j’ai vu un spectacle de Didier Kowarsky qui m’a…sciée! je ne saurai même pas expliquer pourquoi… c’était juste génial. J’ai suivi aussi une formation avec lui et j’y pense souvent.

La mare aux mots : Quels sont vos projets ?
Angelina Galvani : J’ai très envie d’écrire des choses pour des grands maintenant, de m’adresser à un public adulte… Mais j’ai aussi en projet un nouveau disque pour les petits avec Oui’dire… Mais avant tout j’aimerai que le Papa-maman (le spectacle) fasse une belle tournée ! J’ai déjà quelques dates de prévues : les 17 et 19 mai au festival des Arts du Récit en Isère (Salle Noire, Grenoble) et le 29 mai au festival le Qu’en dira-t’on (Clermont Ferrand).

Audio-Bibliographie
La Petite Juju (2006) Oui’Dire éditions (chronique de La mare aux mots)
Le Papa-Maman
(2011) Benjamins médias (chronique de La mare aux mots)

Merci beaucoup à Angelina Galvani d’avoir répondu à mes questions. Je vous invite vraiment à découvrir son travail. Vous pouvez en savoir plus sur elle sur son site : http://www.laparlote.org et comme je vous le disais, grâce à la gentillesse des belles éditions Benjamins Média je peux faire gagner à l’un d’entre vous le très bon livre-disque Le Papa-Maman. Pour cela laissez-moi en commentaire un souvenir de votre enfance que vous aimez raconter à vos enfants (ou à votre chat si vous n’avez pas d’enfant !) je tirerai au sort parmi vos réponses. Vous avez jusqu’à lundi 20h ! (concours ouvert aux personnes résidant en France métropolitaine et en Belgique).

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La chronique de… Ingrid Chabbert

Comme tous les quinze jours un auteur ou un illustrateur qu’on aime dans La mare aux mots nous parle d’un livre qu’il a aimé. Cette semaine c’est Ingrid Chabbert qui s’y colle !

Mon père est américain de Fred Paronuzzi éditions Thierry Magnier.

Ce n’est pas le tout dernier roman ado que j’ai lu mais il y en qui vous colle à la peau et celui-ci en fait partie.

Fred Paronuzzi est un grand, un grand à la plume incomparable.
Et en plus d’être un chouette auteur, c’est un chouette bonhomme !

Dans ce roman, Léo, 16 ans, finit par apprendre que son père inconnu n’est autre qu’un condamné à mort, perdu dans les sombres couloirs d’une prison américaine.
Et peu à peu, une relation épistolaire se noue, une relation franche, pudique et émouvante.
Fred nous met tout entier dans l’authentique, dans la réalité du cœur, dans les flottements des espoirs et surtout au cœur d’une relation entre un père et un fils qui tâtonnent l’un vers l’autre et tentent de construire ce qui ne peut être reconstruit.

Sans aucune hésitation, laissez vous embarquer et dés que vous l’aurez terminé, jetez-vous sur les précédents si ce n’est déjà fait 🙂

Ingrid Chabbert est auteure.

Sa bibliographie :
La fête des deux mamans (2010) Les petits pas de Ioannis (chronique de La mare aux mots)
Dagobert et sa famille à l’envers  (2011) La Souris qui raconte
Raconte-moi la révolution (2011) Éditions des Samsara (chronique de La mare aux mots)
Les yeux du parapluie (2011) Éditions Belcastel (chronique de La mare aux mots)
Firmin (2011) Éditions Gargantua
Sur les quais (2011) Éditions Les Lucioles
L’Oiseau (2012) Éditions Petite Plume de Carotte
Tonnerre de Catch (2012) Zoom Éditions
Les écharpes de mamie Berthe (2012) Les petits pas de Ioannis
L’histoire de Kakao, le chien à la langue trop pendue (2012) Éditions Gargantua
Le bateau de Malo (2012) Des ronds dans l’O

A paraitre :
La mémoire aux oiseaux (2012) Des ronds dans l’O
En fermant les yeux / Collectif « Voyage » (2012) Chocolat ! Jeunesse.
Le premier jour (rentrée 2012) Planète rêvée
Un accordéon, sinon rien ! (2012) Les petits pas de Ioannis
Le petit gilet beige (2012) Des ronds dans l’O

Retrouvez l’interview que j’avais fait d’elle ici et son blog .

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L’une parle l’autre pas

Par 30 mars 2012 CD non musical

La petite Juju est un drôle de personnage. Elle vit avec son papa, sa maman (qui est très sarcastique) et son grand frère Antoine qui, comme tous les grands frères, la taquine pas mal. Il lui arrive surtout de sacrées aventures. Des gros mots (ceux que la maîtresse a jeté par la fenêtre de sa classe et qui du coup de promènent dans la cour de récré) se sont jetés sur elle. Sa mère est donc obligée de lui mettre un scotch sur la bouche si elle ne veut pas qu’ils sortent. Un docteur puis un psychologue scolaire vont tenter de guérir la petite Juju… mais rien à faire ! On est obligé de lui remettre son scotch ! Dans une autre histoire, elle va grandir puis rapetisser dans un supermarché, être confondue avec une brioche et rencontrer un petit garçon qui cherche sa maman. Une autre fois c’est un cri horrible qui va lui faire peur dans la nuit noire, heureusement que son frère est là…  Celui là même qui demande à sa mère si elle peut remettre la petite Juju dans son ventre et qui terrorise sa soeur pour qu’elle lui donne ses dents qui tombent pour avoir plus de sous avec la petite souris. Il est aussi question d’un doudou qui passe à la machine à laver et d’une mousse qui va devenir très envahissante, d’un ogre qui avale la terre et ses habitants et de deux locomotives.

C’est un CD aux éditions Oui-Dire dont Marianne nous avait déjà parlé, et ce CD est un pur régal ! Angelina Galvani (dont j’avais déjà parlé avec Le papa maman) a une façon de raconter les histoires qui captivent les enfants. Elle joue avec les mots, joue avec les sons et on s’amuse beaucoup. L’ambiance musicale est de très grande qualité (contrebasse, effets sonores,…). C’est vraiment un CD qu’on a adoré écouter ma fille et moi. On parle ici de l’imagination débordante des enfants, des gros mots, des grands frères, des peurs nocturnes et même des Niboux ! La petite Juju est un personnage irrésistible, piquant et follement attachant. Le langage ne plaira pas à tous les parents, moi j’adore quand on ne prend pas les enfants pour des idiots et qu’on ne leur parle pas avec mièvrerie. Dix pistes pour 52 minutes de pur plaisir !
Vous pouvez écouter quelques extraits ici.

L’héroïne de Muette, comme le titre l’indique, ne parle pas. Faut dire qu’à la maison avec les frères et les sœurs qui crient, pleurent et rient pas moyen d’en placer une. De toute façon pour eux, vu son silence, elle est idiote. Alors elle ne parle pas. Un jour la rencontre avec un petit garçon aussi peu bavard qu’elle risque de la faire sortir de son mutisme.

Muette est un très bel album, très esthétique (papier épais, illustrations très belles,…) et dont le texte est absolument charmant. Cette petite fille qui ne veut pas parler, quitte à passer pour une idiote est touchante. C’est un très beau texte sur la timidité, la peur de parler devant les autres que ressentent certains enfants (et certains adultes !). L’enfant de l’histoire se prépare parfois à parler C’est peut-être le moment ? Le moment de faire sortir les mots par la porte ouverte mais recule. Un album poétique, tendre et absolument touchant.

Muette d’Anne Cortey, illustré par Alexandra Pichard
Autrement. 12,50€
Public : A leur lire / Lecteurs débutants

La petite Juju
d’Angelina Galvani
Oui’dire
17€
Muette
d’Anne Cortey, illustré par Alexandra Pichard
Autrement.
12,50€

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A part ça ?

Je vous conseille la lecture de cet article où un prof raconte comment il a piégé ses élèves qui cherchaient les réponses (à des questions qu’il ne posait pas) sur internet.

Gabriel

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Au pays de l’absurde

Par 26 février 2012 Livres Jeunesse

Aujourd’hui je voulais vous parler de trois livres que je qualifierais de loufoques.

Alors qu’ils étaient déjà très vieux, un homme et une femme se rendirent compte qu’ils voulaient un enfant. Mais comment faire… Après avoir tenté la petite fille de bois (trop dure), le petit garçon de chiffon (trop mou), celui en farine (dévoré par les souris), écrit au roi et aux cigognes, jeté des pièces dans une fontaine, essayé d’enfanter… ils réussirent enfin à avoir un bébé… à moustache !

J’ai beaucoup aimé cette histoire, elle est très drôle. Les illustrations d’Alessandra Cimatoribus ajoutent encore plus d’humour à ce texte qui n’en manque pas. Au delà de l’humour, cette histoire tirée d’un conte mongol parle de la vieillesse et de l’amour. C’est tout à fait le genre d’album qui éclate les enfants et que les parents, qui le lisent avec un autre niveau de lecture, adorent. C’est sorti chez OQO, maison d’édition que j’ai découvert il y a peu, et dont je vous avais parlé il y a peu de temps qui fait, décidément, de bien beaux albums.

C’est l’histoire d’un roi et d’une reine sans cœur qui arrosaient leurs jardins avec les larmes des pauvres. Un jour La Misère s’invita au château pour leur faire une farce, une farce qui leur pourrit tellement la vie que leur médecin leur conseilla de mourir, c’était la seule solution ! Mais on ne peut pas mourir sans avoir fait d’enfant ils devaient donc en faire un… Ils en firent un tout moche !

L’histoire de ce petit roman est impossible à raconter, c’est du grand n’importe quoi, mais du grand n’importe quoi génial ! J’ai beaucoup ri en le lisant, les situations sont complètement farfelues, le texte fourmille de petites blagues du genre Et l’hiver est passé et le printemps est passé et l’été est passé et l’automne et les 4 saisons sont passées et Vivaldi avec ou un loup qui voit mal à qui on conseille d’aller chez Ahfleloup. Ça m’a rappelé un film qui me faisait mourir de rire quand j’étais pré-ado Elle voit des nains partout ou un peu l’humour des Robins des bois. Ça part dans tous les sens, c’est réjouissant, bienvenu au pays où on mange les enfants pour s’en débarrasser, où les fées ont l’accent pied-noir et où les princesses ressemblent à des Picasso. L’auteur, Moussa Lebkiri est conteur et humoriste et ce texte est d’ailleurs tiré d’un de ses spectacle. J’espère le voir sur scène depuis que j’ai lu cette histoire.

Mireille a un papa qui est un papa-maman (il est tout à fait comme un papa (avec de la barbe, un zizi et tout) mais il sert aussi de maman). Il fait tout comme une maman et tout comme un papa du coup il n’a jamais de temps. Un jour il rencontre une dame appelée Beautiful, elle va devenir la belle-mère de Mireille et avec elle son père va lui faire un demi-enfant Anne-Fr (qui n’a qu’un bras, une jambe, un œil, une oreille… logique pour une demi-sœur). Tout se passe bien jusqu’au jour où le père de Mireille trouve du travail à Paris chez le Maître-des-sous, ça va être le début d’un tas d’aventures où on rencontrera un ogre, une sorcière, un marchand de temps et d’autres personnages étranges et hauts en couleur dans un Paris fantasmagorique.

Par le biais d’un conte moderne, on parle des papas solo, du remariage, des demi-frères et demi-sœurs, du chômage et du fait de devoir partir pour le travail, du manque de temps des parents… et de tellement d’autres choses ! L’histoire est riche en thèmes, souvent traités de façon métaphoriques. Graphiquement le livre est très beau, j’aime beaucoup les illustrations de Zeina Abirached. Le CD est un délice à écouter, non seulement Angelina Galvani passionne par sa façon de raconter mais l’habillage musical est vivant, dynamique. C’est drôle et très original. Marianne vous a déjà parlé du travail des éditions Benjamins Média et de leurs livres CD. Ici aussi le livre existe en braille et en gros caractères.
Extrait sonore.

Bébé Moustaches
de Patacrúa, illustré par Alessandra Cimatoribus
OQO
12€
La belle histoire du beau Prince tout Moche
de Moussa Lebkiri, illustré par Sess
Jeunesse L’harmattan
10€
Le papa-maman
d’Angelina Galvani, illustré par Zeina Abirached
Benjamins Média
22€

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A part ça ?

Sandrine Beau, qu’on aime beaucoup sur La mare aux mots, était sur Besançon TV mercredi dernier. Pour revoir l’émission c’est ici : http://www.besancon.tv/video.php?id_prod=939.

Gabriel

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