La mare aux mots
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Anouk Ricard

Des livres et des DVD pour les plus jeunes

Par 19 mars 2018 Cinéma et DVD, Livres Jeunesse

Aujourd’hui, des livres que l’on peut mettre entre les mains des plus petits (mais qui pourront être lus aussi aux un peu plus grands) et des DVD pour les jeunes enfants.

La fête foraine
d’Ingela P. Arrhenius
Marcel et Joachim
7 €, 130×166 mm, 10 pages, imprimé en Chine, 2017.
T’as mal où ?
Texte de Pierre Delye, illustré par Cécile Hudrisier
Didier Jeunesse
12,10 €, 190×190 mm, 18 pages, imprimé en Malaisie, 2017.
Petit manuel pour voyager tranquille
Texte de Paule Battault, illustré par Anouk Ricard
Seuil Jeunesse
9,90 €, 175×175 mm, 14 pages, lieu d’impression non indiqué, 2018.
Allez, au nid !
Texte de Jo Witek, illustré par Christine Roussey
De la Martinière Jeunesse
14,95 €, 236×250 mm, 28 pages, lieu d’impression non indiqué, 2017.
Dou et son doudou
de Johan Leynaud
Sarbacane dans la série Dou
9,90 €, 220×177 mm, 28 pages, imprimé en Chine, 2017.
Dou s’habille
de Johan Leynaud
Sarbacane dans la série Dou
9,90 €, 220×177 mm, 28 pages, imprimé en Chine, 2018.
Les bisous du grand méchant loup
Texte de Jean Leroy, illustré par Laurent Simon
Casterman
14,90 €, 210×250 mm, 16 pages, imprimé en Chine, 2017.
Un point c’est tout
de Xavier Deneux
Milan
15,90 €, 180×250 mm, 44 pages, imprimé en Chine, 2017.
Qui suis-je ?
de Tristan Mory
Milan
13,90 €, 180×180 mm, 24 pages, imprimé en Chine, 2018.
Eliott fait les courses
Texte de Françoise de Guibert, illustré par Olivier Latyk
Gallimard Jeunesse dans la série Eliott
14,90 €, 250×220 mm, 14 pages, imprimé en Chine, 2017.
Fruits et légumes
de Nathalie Seroux
De la Martinière Jeunesse dans la collection Mon premier imagier photo
11,90 €, 180×180 mm, 54 pages, imprimé en Chine, 2018.
Tous différents !
Texte de Sylvie Gouel et Lucie St Ges, illustré par Laure du Faÿ
Nathan dans la collection Comme un grand
10,90 €, 166×206 mm, 10 pages, imprimé en Chine, 2017.
Ce que j’aime faire, J’aime les livres et Parfois je me sens…
d’Anthony Browne (traducteur·trice non crédité·e)
Kaléidoscope
9,90 € chacun, 159×182 mm, 22 pages chacun, imprimé en Chine, 2018.
Mölang à la ferme
Texte de Marie Manand, illustré par Hye-Ji Yoon
Père Castor
6 €, 160×190 mm, 12 pages, imprimé en Pologne, 2017.
Les animaux de la savane
de Philippe Jalbert
Seuil Jeunesse dans la collection Les docs emboîtés
12,50 €, 170×170 mm, 24 pages, imprimé en Chine, 2018.
Au dodo, petit singe ! et Il est où mon papa ?
Auteur·trice non crédité·e, illustrations de Carles Ballesteros
Casterman dans la collection Les livres magiques
9,90 € chacun, 150×150 mm, 14 pages chacun, imprimé en Chine, 2017.
Le petit chaperon rouge, Le vilain petit canard, Les trois petits cochons et Boucle d’or
d’Attilio (traducteur·trice non crédité·e)
Gallimard Jeunesse dans la collection Giboulées
12,50 € chacun, 180×180 mm, 30 pages, imprimé en Pologne, 2018.
Petite grenouille et ses amis
Texte de Surya Sajnani
Casterman dans la collection Mon imagier du bain
10,90 €, 174×174 mm, 8 pages, imprimé en Chine, 2018.
Monsieur Lapin, DVD 1 et DVD 2
de Loïc Dauvillier, Baptiste Amsallem et Jérôme d’Aviau
Marmitafilms
12 € le DVD ou 20 € les deux (sur le site de l’éditeur), 2 x 30 min, 2018.
Des trésors plein ma poche
Collectif
Folimage
14,90 € (sur le site de l’éditeur), 35 min env., 2018.
L’étoile
de Timothy Reckart
Sony Pictures
Autour de 15 €, 83 min. env., 2018.

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Balade dans les rues

Par 2 juin 2012 Livres Jeunesse

A Vinaigrette-sur-Loire, on trouve la Rue de l’Articho. 16 illustrateurs très différents nous la présentent. C’est une rue très commerçante. On y trouve un boucher (Yassine), un pharmacien (Arnaud Boutin), un vendeur de farces et attrapes (Estocafich), un fromager (Vincent Pianina), une fleuriste (Nathalie Lété), un bazar (Delphine Durand), un magasin de sport (Lily Scratchy), un autre de jeux vidéos (Postics), un marchand de jouets (Vincent Mathy), un chausseur (Christian Aubrun), un poissonnier (Espen Friberg), un boulanger (Benjamin Chaud), une vendeuse de vêtements (Florie Saint-Val), une animalerie (Anouk Ricard), un libraire (Charles Dutertre) et un primeur (Chamo). Ça fait du monde j’en conviens ! Et ça donne donc lieu à un festival de couleurs et d’illustrations variées, souvent pleines d’humour. Le texte se résume à ce qu’on peut lire sur les vitrines à droite, et à la page de publicité de chaque magasin qui vante les mérites du commerce. C’est plein de jeux de mots, de produits farfelus, et de détails croustillants. Dans la vitrine de la librairie, qui a l’air d’être indépendante, soit dit en passant…), on retrouve par exemple des livres connus alors que l’animalerie propose des lapins myopes, des araignées funk, ou un caniche du Bengale. Et vous n’êtes pas au bout de vos surprises.
Même si de prime abord, j’ai pu penser que c’était une ode à la surconsommation, je l’ai finalement saisi dans l’autre sens : les illustrateurs, tous membres de l’association Articho qui vise à réunir des artistes d’horizons différents autour de l’image, se moquent finalement de toutes ces réclames, réductions, et stratégies plus farfelues les unes que les autres pour appâter le chaland !

On change de trottoir, pour se rendre Dans ma rue avec Rémi Saillard. Pas de mots, mais la force de l’illustration et de la trouvaille visuelle, et comme d’habitude, j’aime ces originalités. Le seul souci que je rencontre avec ce goût pour les livres un peu particuliers dans leur forme, c’est la difficulté que j’ai à être aussi claire que possible dans mes explications. Je me lance !
Dans ma rue, c’est donc une promenade dans cette allée résidentielle, de bâtiment en bâtiment. On démarre par la façade d’une petite maison à deux étages. On y observe des personnages : une dame qui regarde par la fenêtre, une jeune fille qui lit, un garçon qui s’avance d’un pas décidé vers l’arbre du jardin en tenant un nichoir dans ces bras, un homme marteau à la main et bleu de travail sur le dos… Sur cette page, deux trous.
On tourne la page, et comme par magie, on se retrouve à l’intérieur de la même maison, quelques minutes plus tard : on observe alors l’intérieur des pièces. Le temps a passé, les personnages ont bougé. La dame est affairée à soigner le doigt de l’homme (aïe le marteau), la jeune fille donne à manger au chien, le nichoir est en place et le petit garçon arrivé au grenier. On tourne de nouveau la page, et nous voici cette fois devant la façade de l’immeuble mitoyen. Et ainsi de suite, toujours sur le même principe. Tout au long des pages, on retrouve plusieurs détails : des personnages, mais aussi une cigale qui porte un baluchon, des oiseaux, des animaux…
J’aime beaucoup à la fois les traits et la fraîcheur des illustrations de Rémi Saillard (qui a aussi dessiné pour la presse, et dont j’ai reconnu immédiatement la marque, puisqu’il illustre plusieurs des magazines que je lisais enfant), mais également toute cette richesse visuelle. En écrivant la chronique, j’en découvre encore. Un beau support à la jolie couverture en relief cartonné, pour imaginer, discuter, et s’inventer les histoires de cette rue. Dans ces cas-là, le lecteur est auteur finalement, et j’aime cette idée !

Rue de l’Articho
de Yassine, Arnaud Boutin, Estocafich, Vincent Pianina, Nathalie Lété, Delphine Durand, Lili Scratchy, Postics, Vincent Mathy, Christian Aubrun, Espen Friberg, Benjamin Chaud, Florie Saint-Val, Anouk Ricard, Charles Dutertre, Chamo
Thierry Magnier
18 €
Dans ma rue
de Rémi Saillard
Escabelle
12,90 €

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A part ça ?

Une courte histoire d’amitié entre une marionnette de bois et un oiseau, c’est lumineux et poétique. Alors pourquoi s’en priver ?

Marianne

 

You Might Also Like

Et si on reparlait de la mort ?

Par 19 mars 2012 Livres Jeunesse
Je t’aurais bien invité
Comment peut-on être mort
A venir prendre le thé
Dommage que tu sois mort
Je confesse mon penchant
Un grand faible pour les forts
Et le monde des vivants
Comment peut-on être mort ?
Dommage que tu sois mort, Brigitte Fontaine

 

Aujourd’hui on va reparler de la mort, je l’avais déjà fait mais il y a beaucoup de livres sur le sujet et c’est une chose tellement difficile à aborder avec les enfants que c’est toujours intéressant d’avoir des livres en parlent (vous retrouverez d’ailleurs en fin d’article une liste de tous ceux dont nous avons parlé sur La mare aux mots).

 

Les questions des tout-petits sur la mort est un petit livre épais très bien fait. Six histoires inspirées de contes traditionnels entrecoupés de bande dessinée. Chaque conte répond à une question posée dans la BD. Pourquoi ça existe la mort ? est suivi d’un conte indien sur un arbre qui a une branche qui donne des fruits mortels et l’autre de bons fruits mais personne ne sait laquelle donne quels fruits. Pourquoi on vit si on meurt après ? devance un conte arménien à propos d’un roi qui pense qu’il sera immortel si un rosier fleuri. Peut-on savoir si on va mourir ? trouve sa réponse dans un conte perse où une prophétie faite à Nasreddine va lui donner peur. Où on va quand on est mort ? précède un conte écossais où une femme décide de ne plus ouvrir sa maison au cas où la mort entrerai. Pourquoi c’est triste la mort ? est accompagnée d’un conte d’Alaska où un homme perd sa bien aimée et va aller la chercher au pays des morts et Pourquoi on n’aime pas parler de la mort ? est suivie d’un conte sénégalais à propos d’un roi qui menace de tuer celui qui lui annoncera la mort de son cheval. Ce livre est très complet et j’ai beaucoup aimé le choix des contes. Il y a peu de livres sur ce sujet pour les plus petits (ici on s’adresse aux 3-6 ans) surtout aussi explicatif, aussi complet. J’ai moyennement accroché sur les illustrations par contre (qui me font un peu penser à des films Pixar) mais ça c’est très personnel. Toujours est-il que ce livre est vraiment très bien fait pour expliquer la mort, et tout ce qui tourne autour, aux jeunes enfants.

 Tout commence par un cri, une maman qui hurle comme une bête. Benjamin, son fils de 7 ans, est mort. Il vient d’être renversé par un chauffard. Mais il faut continuer à vivre, et ça Sophie, sa grand sœur, a bien du mal. La vie au collège, les histoires d’amour naissantes, les vacances, Noël,… tout lui semble difficile maintenant. Surtout qu’il y a sa mère qui va très mal et qu’il faut aider.

C’est un roman absolument bouleversant, qui fait beaucoup pleurer, et ce dès les premières lignes. C’est donc ici à travers les yeux d’une adolescente qu’on parle de la mort, celle d’un petit frère. Le roman est écrit à la première personne, comme sous forme de journal. Le texte est très beau, très dur parfois. Il y a de la révolte dans les paroles de Sophie (comment ne pas se révolter quand son frère de sept ans meurt de cette façon), de la révolte et des combats. C’est un personnage fort, marquant. Elle va devoir se battre pour se reconstruire, pour vivre avec. Les autres personnages sont également très bien écrits, de la mère qui sombre, au grand frère qui préfère fuir en passant par la tante qui essaye de remonter le moral de tout le monde à la grand-mère qui construit une sorte de mausolée chez elle pour son petit fils avec ce qu’il lui reste de lui. Un roman marquant sur la mort et sur le deuil que personne ne vit de la même façon.

Mamy a quitté la maison. Elle va revenir bientôt, c’est sûr, je le sais, elle me l’a dit. Alors cette petite fille l’attend, en attendant elle s’occupe, elle parle aux arbres et aux coccinelles. Pourtant il faut bien se rendre à l’évidence, son papa le lui a dit : Mamy ne reviendra pas.

Il fallait la délicatesse et la justesse des mots de Séverine Vidal pour aborder d’une si belle façon la mort dans un livre à destination des petits. Le texte est extrêmement poétique, très bien écrit, avec beaucoup de sensibilité. Tout semble anodin, comme ça l’est souvent pour les enfants. La première phrase Moi, j’aime bien le rouge. J’en ai mis un peu sur mes joues. Je suis contente est un très bon exemple de la poésie qui se dégage de cet album. La petite fille joue, on alterne les phrases sur la mamy et le quotidien, l’imaginaire, comme le font les enfants en papillonnant d’une chose à l’autre. L’enfant regarde au ciel puisqu’on lui a dit que sa mamy y était, puis parle avec une fourmi. C’est comme souvent chez Séverine Vidal très triste sans l’être, absolument pas larmoyant. Très léger tout en ayant du fond. Elle a vraiment ce talent là, qui est finalement très rare, arriver à nous faire ressentir de belles émotions, sur des sujets très durs et sans lourdeur, sans grosses ficelles. Les illustrations de Cécile Vangout (dont je ne suis pas le plus grand fan habituellement) sont absolument superbes, très épurées, avec beaucoup de rouge. Cet album est tout simplement une merveille.

Depuis qu’il a perdu son grand-père à l’âge de 8 ans, Jules ne pleure plus quand quelqu’un meurt. Pourtant aujourd’hui qu’il a 24 ans et qu’il est infirmier il en a vu des personnes passer de vie à trépas, mais jamais de larmes. Mais sa rencontre avec une petite fille de 8 ans risque de changer les choses…

Ce tout petit roman de Thierry Lenain est assez particulier, je pense, dans le sens où c’est un adulte qui est le personnage principal ce qui est plutôt rare, à ma connaissance, dans les romans pour ado. C’est une très belle histoire que celle de la rencontre de Jules et de Lola, une histoire dure tout de même, très triste mais en même temps lumineuse. Un joli roman pour tout jeune lecteur.


D’autres livres sur la mort dont on a parlé sur le blog : Ma sœur vit sur la cheminée d’Annabel PitcherBeau voyage de Samuel Ribeyron, Kid de Corinne Lovera Vitali et Loren Capelli, Le piano de Marion Duval, Tu te souviens de Martine Beck et Annie Bonhomme, Boubou et grand-père de Cyril Hahn, Akiko la rêveuse d’Antoine Guilloppé, La croûte de Charlotte Moundlic et Olivier Tallec, Je suis venu tout seul de Nicole Dedonder, Les contes de Petite Souris de Jacinthe Lavoie, Le cœur du tailleur de Txabi Arnal et Cecilia Varela, Quand Grand-mère revenait d’Anna Rouvière et Éric Battut, Un cadeau pour Sophie de Gilles Vigneault et Stéphane Jorisch, Mon chien et moi de Keita Yamada et Chiharu Sakazaki et beaucoup d’autres sur le forum.

 

Les questions des tout-petits sur la mort de Marie Aubinais, illustré par Dankerleroux et Anouk Ricard
Bayard jeunesse, 14,90€
Public : A leur lire / Lecteurs débutants

Adieu Benjamin de Chantal Cahour
Gulf Stream, 6,50€
Public : Lecteurs confirmés

J’attends Mamy de Séverine Vidal, illustré par Cécile Vangout
Alice, 14,40€
Public : A leur lire / Lecteurs débutants

Un marronnier sous les étoiles de Thierry Lenain
Syros, dans la collection Mini Syros. 2,90€
Public : Lecteurs débutants / Lecteurs confirmés

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A part ça ?

Une activité sympa avec une bouteille en plastique ? Non seulement le résultat est joli mais pour les enfants c’est super facile : http://alphamom.com/family-fun/holidays/cherry-blossom-art-from-a-recycled-soda-bottle/

Gabriel

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