La mare aux mots
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Asie

À l’abordage!

Par 5 juillet 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui on prend le large avec deux romans idéals pour les vacances, direction l’Andalousie en compagnie de nos deux charmants apprentis aventuriers Hisse et Ho et la route de la Soie avec le jeune Marco Polo comme guide…

Le centaure sauvage
Texte d’Anne Loyer, illustré par Solenn Larnicol
Bulles de Savon
9,90 €, 145×200 mm, 172 pages, imprimé en France, 2016.
Marco Polo : la grande aventure
de Viviane Kœnig
Gallimard Jeunesse
10,50 €, 135×193 mm, 160 pages, imprimé en Italie, 2016.

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Un voyage autour du monde grâce aux contes

Par 28 avril 2014 Livres Jeunesse

Inde, Groenland, Corée, Maghreb et Afrique de l’Ouest, aujourd’hui on va voyager grâce à de superbes contes (avec en bonus dans le À part ça ? un DVD pour continuer le voyage).

rajaDepuis des générations, dans la famille de Raja on est magicien. Quand son père l’appelle pour qu’il vienne prouver au monde qu’il est un magicien lui aussi, qu’il n’est pas la honte de la famille, le jeune garçon préférerait aller amuser la belle Devika. Même si lui ne s’amuse pas à répéter des tours, il accepte. Le soir même le voilà qui déclame une formule magique et devient invisible. Il s’amuse à faire des farces et vient poser un baiser sur le nez de Devika, mais au matin personne ne le croit, nul n’a été témoin du prodige, forcément ! Alors le lendemain soir Raja recommence, cette fois-ci il fait disparaître des objets, mais ce coup-ci on croit que c’est un voleur qui les a dérobés et non Raja qui a utilisé sa magie. Il décide de s’acheter une tortue et de partir faire le tour du monde sur son dos, jurant de revenir avant que son père ne soit vieux. Autour de lui, on se moque. Devika, elle, ne rit pas et s’enferme dans sa tour pour cacher ses larmes.

Raja est un grand album absolument magnifique, une petite merveille. Superbe histoire d’amour au pays des magiciens indiens sublimée par les illustrations d’Aurélia Fronty. Le genre de conte que les parents prennent autant de plaisir à lire que les enfants (d’ailleurs, c’est typiquement le genre de livre qu’achètent aussi les adultes sans enfants). Un grand conte (mon résumé ne raconte même pas le premier tiers) pour tous ceux qui aiment les beaux livres et les belles illustrations.
Plusieurs illustrations intérieures sur le billet de ce blog.

L'orphelinUn petit orphelin vivait dans un village du Groenland. Sans famille, il vivait dehors, dormait avec les chiens qui étaient les seuls à l’accepter parmi eux. Parfois, il profitait d’un morceau de viande jeté à ses compagnons de misère. Même les enfants du village lui menaient la vie dure, quand il s’approchait, ils le jetaient à terre et le battaient. Ainsi était la vie de ce pauvre orphelin. Son seul refuge était la montagne où il allait fuir la méchanceté des hommes. Sa vie commença à changer le jour où, sous les conseils d’une vieille femme qui avait eu pitié de lui, il alla crier au ciel de l’aider.

Là encore, je ne vous raconte que la première partie de ce superbe conte signé par Anouk Grinberg. Grosse surprise, en ce qui me concerne, car je ne connaissais que la comédienne (que j’aime beaucoup) et je découvre donc avec L’orphelin l’auteur et l’illustratrice. Et quel talent ! Elle nous raconte donc ce conte du Groenland avec énormément de délicatesse, tant dans le texte que dans les illustrations. Une histoire dure parfois (mais la plupart des enfants aiment les histoires tristes, c’est nous, les parents, qui souvent reculons), mais forte. Un album magnifique sur la différence, le rejet, la fragilité. Le genre d’album qui marque profondément le lecteur, le genre d’ouvrage qu’on garde longtemps dans sa bibliothèque et dans sa tête.
Retrouvez le conte et une partie des illustrations sur le blog d’Anouk Grinberg.

L.01EJDN000928.N001_PriYonHee_C_FRPrincesse Yong Hee avait pour amie la Lune. Un soir alors que la princesse célébrait son amie, le Dragon des Mers bondit des eaux et dévora l’astre. Pour la première fois, Princesse Yong Hee quitta son château et partit pour sauver la lune. Pour cela, il lui faudrait l’aide de la Terre, du Vent et de la Nuit.

Là encore, mais quelle merveille ! (oui, je sais, cette chronique sera douloureuse pour votre portefeuille). Tant le superbe conte d’Agnès Bertron-Martin que les sublimes illustrations d’Aurélia Fronty (oui, encore elle). Ici, il est donc question d’une princesse qui part affronter un dragon, aidée par les éléments. On parle donc d’amitié, de surmonter ses peurs, d’oser se battre contre les plus forts. Un livre magnifique.

Le petit oiseau au grain de bléUn petit oiseau, fort intelligent, s’accrocha un grain de blé autour du cou puis alla narguer le pacha en chantant sous ses fenêtres qu’il avait quelque chose que lui n’avait pas. Imaginez la colère du puissant homme qui demanda à ses serviteurs de voler à l’oiseau son grain de blé. Sauf que le chant recommença et cette fois si l’oiseau persiflait que le pacha était si jaloux de lui qu’il lui avait volé ce qu’il n’avait pas.

On quitte l’Asie pour le Maghreb avec ce très bon conte, plein d’humour dont le texte est signé Michel Piquemal et les illustrations Peggy Nille. Une histoire parfois cruelle, surprenante et drôle. On parle ici de la fierté, de l’intelligence des plus faibles face aux puissants. Peggy Nille nous surprend une fois encore avec de très belles illustrations assez éloignées de son univers habituel. Un conte absolument délicieux aux couleurs chaudes du Maghreb.
Le même vu par Enfantipages.

Les deux caillouxAu milieu de la brousse, dans un marigot, se disputaient deux pierres. On entendait sans cesse leurs insultes. Un génie fatigué d’entendre les noms d’oiseaux que s’échangeaient les deux pierres, sortit du marigot et leur offrit des jambes pour leur permettre de voir le monde. Voilà donc nos cailloux qui marchent, qui marchent, qui marchent… et qui pour la première fois se sentent fatigués, affamés. Mais que manger quand on est une pierre ? Grâce à une idée du petit caillou les voilà bientôt avec neuf perdrix (six tuées par le petit et trois par le grand). Jaloux, le gros caillou proposa de manger d’abord la chasse du petit puis ils partageront plus tard sa chasse à lui. Sauf que quand la faim se fit à nouveau sentir, il ne voulait évidemment plus partager.

Là encore, ce n’est que le tout début de ce grand conte qui nous vient d’Afrique de l’Ouest. La suite sera un enchaînement de situations que les cailloux n’avaient même pas imaginé. Leur dispute fera même couler une rivière de sang. Un très beau conte étiologique (vous savez, ces contes qui nous explique la création d’un élément, d’un phénomène naturel…) plein d’humour pour expliquer pourquoi les cailloux sont devenus muets avec de grandes et belles illustrations signées Cécile Gambini. Là encore un magnifique album.
Quelques illustrations intérieures sur le site de Didier Jeunesse.

Quelques pas de plus…
D’autres chroniques sur des contes du Monde ? Ici par exemple ou ou encore .
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Carl Norac (Bazar Circus et Petites histoires pour rêver dans sa poche), Aurélia Fronty (Comptines de rose & de safran, Le roi de la montagne en hiver, Un jour grand-père m’a donné un ruisseau et Une si belle entente), Agnès Bertron-Martin (Mes cinq premières histoires à la petite école), Michel Piquemal (Mamouchka et le coussin aux nuages et L’étoile de Noël), Peggy Nille (Le voleur de lune, Le Petit Chaperon Rouge, Les amoureux du ciel, Le nom du diable et Contes d’un autre genre), Françoise Diep (Le loup et la soupe aux pois) et Cécile Gambini (Mes premières berceuses et Chez Mémé). Retrouvez aussi notre interview de Peggy Nille.

Raja
Texte de Carl Norac, illustré par Aurélia Fronty
Didier Jeunesse
17,30 €, 280×370 mm, 42 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2009.
L’orphelin
d’Anouk Grinberg
Cèdre Lune
14 €, 265×200 mm, 40 pages, imprimé en Italie, 2014.
Princesse Yong Hee et la perle de la nuit
Texte d’Agnès Bertron-Martin, illustré par Aurélia Fronty
Père Castor
13,50 €, 266×287 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2014.
Le petit oiseau au grain de blé
Texte de Michel Piquemal, illustré par Peggy Nille
Bulle de savon
13 €, 190×190 mm, 32 pages, imprimé en Union Européenne, 2014.
Les deux cailloux
Texte de Françoise Diep, illustré par Cécile Gambini
Didier Jeunesse dans la collection Contes du monde
14,20 €, 240×310 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.

À part ça ?

Sur le chemin de l'écoleComme le disait Nelson Mandela, « L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde », sauf qu’on n’a pas le même accès à l’éducation suivant là où l’on se trouve. Pour aller à l’école, Jackson, un Kenyan de 11 ans, et sa petite sœur doivent marcher quinze kilomètres (soit deux heures), en portant chacun un bidon d’eau et un morceau de bois et en évitant les éléphants. Zahira, jeune Marocaine de 12 ans, a un trajet de quatre heures pour parvenir à son internat. Au programme chemins caillouteux et recherche de voitures compatissantes. Pour Carlos, Argentin de 11 ans, et sa petite sœur, c’est une heure trente de cheval chaque matin. Quant à Samuel, Indien de 13 ans en fauteuil roulant, il lui être poussé par ses frères pendant une heure et demie avant d’arriver à l’école. Quatre enfants du monde dont on suit le chemin pour arriver en classe. Un film absolument passionnant, magnifique pour se rappeler l’importance de l’école et comment certains bravent les dangers et marchent des heures quand parfois, ici, certains traînent des pieds. Un film très fort qui vient de sortir en DVD et Blu-ray. Le film y est disponible en VF ou en VO (personnellement, j’ai déjà du mal avec les doublages sur les films, alors sur un documentaire c’est absolument impossible ! J’ai préféré lire le peu de dialogues à ma fille et le regarder dans les langues d’origine), on y retrouve aussi trois jolis bonus sur l’un des personnages du film (sa venue en France, la projection du film à Paris en sa présence et la projection du film dans son école). À voir absolument (et vu le prix, pourquoi se gêner ?).

Bande annonce :

Sur le chemin de l’école, un film de Pascal PlissonThe Walt Disney Company France. Autour de 9 € pour le DVD et de 13 € pour le Blu-Ray.

Gabriel

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Quêtes

Par 31 janvier 2013 Livres Jeunesse

Le Royaume d'ElioushaEliousha a 5 ans, il vit avec ses parents, ses grandes sœurs et son petit frère en Ukraine. Sa vie bascule quand son père doit partir se battre avec l’armée rouge contre l’Allemagne d’Hitler.  Il va alors parcourir l’Europe avec sa mère, son frère et ses sœurs. Alors qu’il vivait dans une famille sans soucis d’argent il va devoir apprendre à se débrouiller pour ramener de la nourriture et accepter de vivre dans des conditions rudimentaires.

Inspiré d’une histoire vraie, Le Royaume d’Eliousha est un magnifique roman sur un enfant pendant la seconde guerre mondiale. On a peu l’habitude de voir ce genre de témoignages, on connaît plus ce qu’il se passait en France ou dans les pays proches, ici on est donc entre l’Ukraine, le Kazakhstan et Israël. Eliousha va vivre dans un village musulman et dans un kibboutz, il va chasser et pêcher, il va apprendre à vivre avec les autres, des gens dont il ne comprend pas toujours la langue ou la façon de vivre. C’est une très belle histoire (sans scènes dures, je préfère le préciser) sur la différence, le fait de devoir se débrouiller, la famille, la vie en communauté.

On quitte les années 40 pour rencontrer deux enfants d’aujourd’hui…

Agnès et Vincent sont deux enfants dont le rêve est de voir l’horizon, là où le soleil se couche. Pour ça il va falloir faire de beaux voyages qui seront l’occasion de rencontres inoubliables.

Mahmoud, petit prince du desertLe premier voyage les mène en Algérie, Agnès et Vincent vont voyager dans le désert avec un jeune nomade prénommé Mahmoud. Ils découvriront les nuits fraîches sous la tente, les fossiles que l’on trouve dans le désert, les lacs salés, les rites des nomades (notamment suite à une naissance), ils joueront au foot avec des amis de Mahmoud, ils assisteront à des débats entre les anciens sur la survie de leur peuple à une époque où les camions transportent plus de choses en un voyage qu’eux en une année et ils iront à la rencontre d’un conteur qui leur apprendra que l’horizon est ailleurs… au Mexique

Le secret de Teotihuacan Le deuxième voyage sera donc au Mexique, là où Agnès et Vincent vont rencontrer Pedro qui les mènera dans la légendaire cité de Teotihuacán. Tantôt dans des bus surchargés, tantôt à pied, les enfants vont faire un long voyage pendant lequel ils vont tout savoir de l’histoire des Aztèques, de la construction de leur cité à leur chute au moment où les colons sont arrivés. Les histoires de Pedro seront parfois très dures, mais toujours passionnantes. Ce voyage sera aussi l’occasion de rencontrer des enfants qui mendient aux carrefours, respirant l’air pollué à longueur de journée et dont l’espérance de vie est très basse et de voir à quel point les lieux historiques ne sont plus que des attractions à touristes.

Au pays du soleil levantAu Mexique les enfants ont rencontré un vieux japonais leur ayant appris que c’est dans son pays que de lève le soleil, voilà donc Agnès et Vincent partis pour le Japon. Chiens robotisés, gens aux looks très décalés, écoles où les enfants sont très disciplinés, appartements minuscules où tout est calculé pour gagner de la place, les enfants vont voir un énorme décalage avec le Mexique ! Trouveront-ils ici l’horizon ?

La quête de l’horizon est une très bonne trilogie signée Didier Debord. D’après moi l’auteur a dû voyager dans ces pays tant les anecdotes, les descriptions sont nombreuses et détaillées. Certaines scènes sentent vraiment le vécu et on imagine bien l’auteur avoir pensé ce que pensent les enfants, s’être émerveillé de certaines choses comme eux ou tout comme eux avoir été peiné par d’autres (après tout dans un pays étranger dont on ne connait rien, on est souvent tel un enfant qui découvre les choses). En tout cas il est certain qu’il a décidé ici de donner un grand coup de pied aux clichés, les autochtones que croisent Agnès et Vincent s’amusent d’ailleurs des idées que les français se font d’eux.

Les trois livres se lisent indépendamment comme le précise la quatrième de couverture (mais il est certain que c’est plus intéressant de lire les trois et dans l’ordre) et sont finalement assez différents. Le premier est très descriptif, on est assez proche de carnet de voyageur. On nous raconte tout de la vie des nomades et de leur lieu de vie. Le deuxième, mon préféré, est vraiment plus basé sur les légendes. Enfin le troisième est le plus drôle des trois (une scène de quiproquo m’a particulièrement fait rire d’ailleurs). Les trois sont particulièrement bien écrits et on sent chez Didier Debord un amour des mots autant que son amour des gens et des voyages. Ce sont vraiment des livres qui, encore une fois, sentent le vécu et qui parlent d’énormément de choses : du voyage et de la différence bien-sûr, mais de tellement d’autres choses… C’est une vraie quête dans laquelle les enfants se sont lancés, et il y a toute une réflexion sur les choses, sur la vie, sur l’horizon… une trilogie vraiment réussie.

Quelques pas de plus…
Un roman un peu dans le même esprit, que j’avais beaucoup aimé, Liberté pour Hannah. Et La quête de l’horizon m’a fait penser un petit peu à une série de romans/documentaires, Les carnets de Timéo.

Le royaume d’Eliousha
de Uri Olev (traduit de l’hébreu par Sylvie Cohen), illustré par Claire Perret
Flammarion dans la collection Castor Poche romans
8,10€, 135×179 mm, 320 pages, lieu d’impression non indiqué, 2012.
Mahmoud, petit prince du désert
de Didier Debord
Éditions du Jasmin dans la série La Quête de l’horizon
7,90€,130×190 mm, 64 pages, imprimé en Tchéquie, 2012.
Le secret de Teotihuacán
de Didier Debord
Éditions du Jasmin dans la série La Quête de l’horizon
7,90€,130×190 mm, 70 pages, imprimé en Tchéquie, 2012.
Au pays du soleil levant
de Didier Debord
Éditions du Jasmin dans la série La Quête de l’horizon
7,90€,130×190 mm, 66 pages, imprimé en Tchéquie, 2012.

A part ça ?

Et voilà que janvier se termine… Il est temps de vous donner nos coups de cœur album du mois ! Marianne a choisi C’est pour mieux te manger ! de Françoise Rogier édité par L’atelier du poisson soluble et moi Paul d’Alice Brière-Haquet et Csil édité par Frimousse. Retrouvez nos coups de cœur des mois précédents sur le blog, sur Facebook (ici pour les albums et pour les romans) et sur Pinterest (ici pour les albums et pour les romans).

Gabriel

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Un superbe album sur un légende fondatrice du Japon

Par 17 septembre 2012 Livres Jeunesse

Illustration de Claire Degans extraite de Sakuya, la princesse des fleurs de cerisiers © Chan-ok, 2012

Sakuya et Iwanaga étaient deux sœurs, filles du dieu des montagnes. Sakuya était rayonnante, Iwanaga ne souriait jamais. Un jour alors qu’elle rêvait sous un cerisier en fleur, Sakuya rencontra Ninigi. Tout de suite ce fut le coup de foudre entre les deux jeunes gens. Seulement Iwanaga refusa que ça se passe ainsi, elle fit tout pour que leur père refuse la main de sa fille… mais leur amour était si fort que ça ne fut pas suffisant. Iwanaga ne voulut pas se laisser faire et jeta un sort aux jeunes amoureux…

Illustration de Claire Degans extraite de Sakuya, la princesse des fleurs de cerisiers © Chan-ok, 2012

Superbe texte de Céline Lavignette-Ammoun magnifiquement illustré par Claire Degans, Sakuya, la princesse des fleurs de cerisiers est un album d’une beauté renversante. L’histoire (très belle mais très triste) est une légende fondatrice du Japon et a le charme de ces contes asiatiques anciens. Chaque illustration est absolument merveilleuse. Tout comme Sakuya et Ninigi qui tombent éperdument amoureux dès qu’ils se voient, on tombe amoureux de ce livre dès qu’on l’ouvre. Je suis certain que nombre d’entre vous, si vous avez le malheur de l’ouvrir dans une librairie, ne le reposerez pas ! Un album pour les amoureux des contes, de l’Asie et des belles illustrations.

Quelques pas de plus…
Nous avions déjà chroniqué deux livres de Céline Lavignette-Ammoun : Les étoiles amoureuses et Le jardin du secret.

Sakuya, la princesse des fleurs de cerisiers
de Céline Lavignette-Ammoun, illustré par Claire Degans
Chan-Ok
13,25€, 260×280 mm, 32 pages, imprimé en France

A part ça ?

Si vous habitez à Paris, le week-end prochain vous pouvez découvrir des extraits de spectacles de la saison culturelle à venir. C’est gratuit. Plus d’info ici.

Gabriel

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Amérique latine, Afrique de l’Ouest, Asie… et le reste du monde !

Par 23 mars 2012 Livres Jeunesse, Musique pour enfants

Aujourd’hui on va voyager, on va visiter l’Amérique Latine, l’Afrique de l’Ouest, l’Asie et on terminera par un tour du monde.

On commence par un petit voyage musical  en Amérique Latine

Yemaya c’est la déesse de la mer, Yemaya c’est surtout un disque fabuleux de Zaf Zapha illustré par la très talentueuse Laura Guéry (dont j’ai déjà parlé lors de ma chronique sur le très beau Contes inuit). Quinze très belles chansons en espagnol ou en français (parfois les deux) dont certaines sont bien connues, mais revisitées, comme Malbrough s’en va-t-en guerre ou À la claire fontaine. Le disque est un régal ! Entrainant, dansant, super agréable à écouter même pour ceux qui comme moi ne sont pas fanas de ce genre de musique (vous pouvez en écouter quelques extraits ici). Le livre, lui, alterne les textes des chansons (et leurs traductions quand elles sont en espagnol) et des informations passionnantes sur l’Amérique Latine : instruments de musique, danses, géographie, fêtes, cuisine,… bref c’est une mine d’information !

On quitte l’Amérique Latine pour l’Afrique de l’Ouest.

Le disque commence par une discussion entre des enfants qui parlent de l’Afrique et du métissage. Puis c’est parti pour un voyage musical des plus agréables. On retrouve ici aussi des chansons que l’on connait (Une souris verte et Un éléphant) réorchestrées avec des sonorités africaines et des chansons aux rythmes entrainants ou plus douces. C’est un CD très agréable à écouter (quelques extraits ici). Comme pour le précédent, le livre est une mine d’information sur l’Afrique de l’Ouest. Le disque est également signé Zaf Zapha et les illustrations Laura Guéry.

Ces deux livres-CD sont vraiment des petites merveilles, les CD s’écoutent même quand nos enfants ne sont pas là ! Les objets sont très beaux : papier épais et surtout les illustrations de Laura Guéry sont absolument merveilleuses. Un cadeau idéal à tous les enfants qui aiment s’ouvrir à d’autres cultures, découvrir d’autres peuples, d’autres musiques. Et même pour les autres (car ça leur donnera l’envie justement de s’ouvrir à d’autres cultures).

Et on part maintenant pour l’Asie !

Dragons & Dragon est un coffret comprenant 4 livres accordéons, chacun racontant un conte sur un dragon. Parfois gentil comme dans Le dragon et la fée (conte vietnamien) où un dragon est vénéré car il supprime tous les démons qui infestent son pays jusqu’au jour où il va tomber amoureux de la fille de l’un d’eux. Tantôt méchant comme dans Le dragon ivre (conte japonais) où Susano, le dieu des tempêtes, va combattre un dragon à 8 têtes par amour pour une jeune fille ou dans Tout-Rouge et le dragon (conte chinois) où une femme voit sa fille enlevée par un dragon et enfantera un enfant étrange qui ira rechercher sa sœur. Enfin le dernier, Le dragon jaune et le dragon bleu (conte coréen), parle d’un empereur qui va commander une peinture de dragon au plus grand peintre du pays… mais la peinture ne sera pas ce qu’il en attend !

Ce coffret est absolument magnifique avec son papier épais, ses livres qui se déplient faisant apparaître des dragons d’un mètre soixante, ses illustrations fabuleuses qui font penser à des enluminures. c’est un superbe objet mais les contes sont également des petits trésors, très anciens qui nous font voyager aux origines des civilisations des 4 pays dont ils parlent. Ici aussi il s’agit d’un très beau coffret qu’on a envie d’offrir (ou de s’offrir).

Si, pour finir, on faisait le tour du monde… grâce à la cuisine ?

La grande marmite du monde est un superbe grand (34×24 cm) livre de cuisine édité par Le Sorbier et dont une partie des bénéfices (1€ par livre) est reversé à Amnesty International. Au programme, 21 recettes du monde superbement illustrées par Laura Guéry (encore elle !), du Vietnam (La salade de crevettes de Dao) à Madagascar (La tarte à la banane d’Ikoto) en passant par la Russie (Les dranikis d’Ivan) ou la Croatie (Les raviolis-amandes de Goran). À chaque fois, la recette est parfaitement expliquée sur la page de gauche (avec des astuces, plusieurs dessins suivants les étapes de la recette,…) et sur la page de droite une illustration pleine page (donc très grande) où on voit une scène du pays avec l’enfant qui nous propose la recette. Les petits vont adorer découvrir ces enfants du monde et essayer leur cuisine. Comme beaucoup de livres de cuisine, on peut le feuilleter, le regarder juste pour le plaisir des yeux. C’est ici aussi un très bel album à offrir (même à des adultes).

Dans le même esprit, Za a parlé l’autre jour sur son blog d’Une cuisine qui sent bon les soupes du monde, un livre sur les soupes qui est fabuleux. Vous pouvez lire son article ici.

Yemaya, voyage musical en Amérique Latine et Dalaka, voyage musical en Afrique de l’Ouest de Zaf Zapha, illustrés par Laura Guéry
Rue des enfants, 18,50€ chacun
Public : A leur lire / Lecteurs débutants (À partir de 5 ans d’après l’éditeur mais ça fonctionne aussi très bien à 3 ans et demi, ma fille adore les écouter)

Dragons & Dragon de Marie Sellier, illustré par Catherine Louis
Picquier Jeunesse, 19,50€
Public : A leur lire / Lecteurs débutants

La Grande Marmite du monde de Delphine Godard, illustré par Laura Guéry
Le Sorbier, 16,50€
Public : Pour ceux qui aiment faire la cuisine !

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A part ça ?

C’est pas sorcier, l’émission qui nous fait découvrir des tas de choses (même aux grands) et qu’on aime beaucoup, a créé sa chaîne youtube. Retrouvez des extraits, des bonus et autres vidéos : http://www.youtube.com/CestpassorcierTV

Gabriel

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