La mare aux mots
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Attente

Une réunion impromptue et une amitié inattendue

Par 29 août 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on commence en douceur avec une bande d’animaux qui attendent un mystérieux invité, puis on part faire la rencontre de deux fillettes aux prises avec de terribles rumeurs…

Le rendez-vous
de Julie Colombet
Seuil Jeunesse
11,90 €, 197x238mm, 32 pages, imprimé au Portugal, 2017.
Y en a qui disent…
Texte d’Émilie Chazerand, illustré par Mauréen Poignonec
L’élan vert
12,20 €, 205×267 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2017.

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Une imagination débordante

Par 22 septembre 2013 Livres Jeunesse

Et si on s’évadait ?

Une princesse au palaisComme tous les mercredis elle attend sa grand-mère au café, installée à une table, la même que d’habitude. Autour d’elle ça vit… des amoureux qui se retrouvent, des religieuses qui fêtent un anniversaire, une femme à la tête d’antilope, des comédiennes du théâtre d’à côté qui boivent un café, le patron a la tête d’ours qui ne s’arrête jamais,… tout en observant ce petit monde, elle s’ennuie un peu, elle dessine…

Une princesse au palais est un album qui ne laisse pas indifférent : chef d’œuvre pour certains, « mais qu’est-ce que c’est que ce truc » pour d’autres (j’avoue me situer entre les deux, un pied de chaque côté). Cécile Roumiguière et Carole Chaix créent un monde entre réalité et imaginaire, celui que se créent les enfants quand ils s’ennuient. L’enfance le personnage en sort un peu, car on parle aussi de grandir ici… remportera-t-elle avec elle le doudou qui l’accompagne ? Qu’est ce qui fait que son ventre est « dur et noué »? Un grand album extrêmement poétique, très graphique, à l’atmosphère étrange. Le genre d’album qui marque.
Une vidéo qui vous permettra d’entrer dans cet univers. Réécoutez l’émission Écoute, il y a un éléphant dans le jardin qui en parle longuement avec ses auteurs.

Le monde imaginaire de MartinMartin aime s’évader, il s’enfuit dans un palais qu’il a créé pour éviter les moqueries (faut dire que les rêveurs, on s’en moque souvent). Martin a inventé son monde et finalement il est plus heureux là… s’il y restait ?

Les thèmes abordés dans Le monde imaginaire de Martin sont nombreux (volontaires ou non), on parle ici de la création (Martin dessine son monde), de l’imaginaire mais aussi, d’après moi, de l’autisme (Martin s’enferme dans son monde loin des autres). Je suis toujours aussi fan du dessin de Loren Bes qui a encore ici fait un travail superbe (même si j’ai l’impression qu’il a voulu rendre son univers plus « accessible » notamment dans le personnage de Martin). Un très bel album sur les rêveurs.
Vous pouvez le feuilleter ici.

Quelques pas de plus
Ce n’est pas la première fois que nous faisons une chronique sur l’imaginaire, vous pouvez par exemple lire celle-ci ou celle-là.
Nous avons déjà chroniqué des livres de Corinne Boutry (Anatole et le chêne centenaire) et Loren Bes (Les yeux du parapluie et Raconte-moi la Révolution…). Retrouvez aussi notre interview de Loren Bes.

Une princesse au palais
Texte de Cécile Roumiguière, illustré par Carole Chaix
Éditions Thierry Magnier
19€, 276×376 mm, 40 pages, imprimé au Portugal, 2012.
Le monde imaginaire de Martin
Texte de Corinne Boutry, illustré par Loren Bes
Mazurka
13€, 210×270 mm, 36 pages, imprimé en Union Européenne, 2013.

A part ça ?

On a a jouté une interview, celle de Lesly Carrer, dans notre fiche sur les vendeurs de droits à l’étranger, allez la lire .

Gabriel

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« C’est l’histoire d’une petite heure en creux, une petite heure à attendre… »

Par 3 septembre 2011 Livres Jeunesse

Connaissez-vous la collection Mouchoir de poche, chez Motus ? Si non, précipitez-vous vers ces petites perles noires. Vous y découvrirez des textes poétiques illustrés grâce à des dessins en blanc et rouge sur fond noir.

Dans Une petite heure perdue de Nathalie Hense (auteure également de Marre du rose), on fait la rencontre d’un petit garçon qui attend sa maman, qui devait venir le chercher et tarde à arriver. On découvre son pied, qui shoote dans les feuilles mortes, sa main qui tortille ses doigts… Le petit garçon rêve, imagine qu’il devient dresseur de baleines dans le ciel ou chef d’orchestre imaginaire. Puis sa maman arrive enfin, s’excusant de son retard… Mais le garçon au fond n’a pas vraiment attendu et n’était pas vraiment seul…

Ce texte est vraiment plein de poésie, avec de très belles sonorités, très agréable à lire à haute voix et à entendre bien sûr.

Les illustrations en blanc sur fond noir (le texte est d’ailleurs également écrit en blanc sur fond noir) paraîtront peut-être fade à certains. Je les trouve, moi, parfaites, apportant juste un peu plus de poésie, laissant au texte toute sa place, tout son sens. Elles sont d’autant plus adaptées que c’est Nathalie Hense elle-même, alors qu’elle n’est pas illustratrice, qui a réalisé l’accompagnement graphique de son texte, en utilisant ici des cartes à gratter.

C’est là le but de la collection Mouchoir de poche : « mettre l’accent sur la place de l’auteur ». Une petite perle de plus donc, entre album miniature et mini-roman.

Une petite heure perdue, de Nathalie Hense.
Motus, 4 euros 50
Public : A leur lire / lecteurs débutants

Alexandra

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