La mare aux mots
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Baptistine Mésange

La liberté et un couvre-chef

Par 21 août 2014 Livres Jeunesse

L'oiseau, l'enfant et le chatUne petite fille pleure, un oiseau mort dans les mains. Le chat approche, la petite fille le chasse, pour elle il est la cause de la mort de l’oiseau. Mais l’oiseau n’est pas mort, lui explique le chat, il est juste endormi. Elle décide d’en prendre grand soin, de l’enfermer ainsi il ne lui arrivera rien. L’oiseau sera-t-il vraiment heureux de cette façon ?
Voilà un très joli album mais quelques petites choses m’ont dérangé. Évacuons-les de suite afin de ne rester que sur le positif. La ressemblance des illustrations avec celles de Manon Gautier, Agnès Domergue et un peu Cécile Hudrisier tout d’abord (le récit, lui, me fait penser au poème de Prévert, Le chat et l’oiseau, mais ce n’est pas la même histoire) et surtout la phrase « Elle lui mouille le bec et lui réchauffe les plumes, mais pas comme le ferait un docteur ni une maman, comme un animal sur deux pattes qui en apprivoise un autre ». Bien entendu si l’on parle de s’occuper d’un malade c’est forcément une maman, un papa n’y arrivera pas (et qu’on ne me dise pas que c’est parce que c’est une petite fille, docteur est lui au masculin…) ! Mais disons-nous que ces ressemblances sont des hommages et que cette phrase est une maladresse, car l’album est vraiment beau et intéressant (sinon je n’en parlerai pas). C’est vraiment un bel album pour parler de la liberté. La petite fille a décidé de surprotéger l’oiseau quitte à l’enfermer, à ne pas le laisser vivre sa vie. L’ennemi, le chat, sera celui qui fera comprendre à l’enfant la nécessité de le laisser repartir. Et tant pis s’il lui arrive quelque chose, il aura vécu une plus belle vie qu’en cage, non ?
C’est un album extrêmement riche qui peut amener à des tas de réflexions. On peut y voir un parallèle avec ces parents qui surprotègent leurs enfants ou avec les animaux qu’on garde en prison dans les zoos, soi-disant pour leur bien. On peut y voir tellement d’autres choses encore.
Malgré quelques bémols personnels, voilà un bien bel album sur la liberté.

QuelCelui qui voulait voir le monde est cet objet que ces personnages portent sur la tête ? À quoi sert-il et à qui appartient-il ? Il est à la fois l’ami des bergers et des révolutionnaires, des stars de cinéma l’ont porté, parfois même on doit le lancer le plus loin possible. L’avez-vous reconnu ?
Celui qui voulait voir le monde est un très joli petit album, un ouvrage assez particulier. Sous forme d’une sorte de devinette (dont la réponse n’est donnée qu’en dernière page, en retournant le livre), on parle donc (je vous préviens je donne la réponse) du béret. Ce couvre-chef qui donne son nom à la maison d’édition qui sort cet ouvrage, Les p’tits bérets. L’idée peut paraître saugrenue, et c’est pourtant une vraie réussite (surtout grâce aux très belles illustrations d’Izou).

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Baptistine Mésange (La fabrique extraordinaire) et Stéphane Millerou (Tache d’encre et Fais tes contes).

L’oiseau, l’enfant et le chat
de Baptistine Mésange
Éditions pour Penser dans la collection Contes et histoires pour penser à l’endroit
7 €, 200×200 mm, 24 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Celui qui voulait voir le monde
Texte de Stéphane Millerou, illustré par Izou
Les p’tits bérets
10,90 €, 156×171 mm, 20 pages, imprimé en Italie, 2014.

À part ça ?

Qu’elle donne envie la bande annonce de Jonas, le requin mécanique, le prochain Bertrand Santini !

Gabriel

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« Chaque jour, Griselle s’affaire à ce qu’elle sait le mieux faire : inventer des choses. »

Par 9 juillet 2011 Livres Jeunesse

Dans La fabrique extraordinaire, travaille une fée, Griselle, qui fabrique des objets vraiment extraordinaires : un cache-nez pour un grand menteur ou des pas de souris par exemple ! Un jour Griselle est invité au grand bal des fées, qui a lieu une fois par an. Mais pour être intégrée, elle doit fabriquer un philtre d’amour, très convoité… Et malgré son talent pour inventer et fabriquer des tas de choses, Griselle a beaucoup de mal à fabriquer ce philtre… Jusqu’au jour où un jeune homme lui propose son aide…

La fabrique extraordinaire, paru aux éditions Limonade, est plutôt agréable à lire : le texte de Baptistine Mésange est joli, l’histoire est plaisante. Je n’ai malheureusement pas trop accroché aux illustrations de Manju, ce qui m’a empêché d’apprécier pleinement cet album.

La fabrique extraordinaire,de Baptistine Mésange et Manju, aux éditions Limonade,
Public : A leur lire
Prix : 12,50 euros

Alexandra

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