La mare aux mots
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Béatrice Nicodème

La première guerre mondiale et la famille Curie

Par 22 mars 2014 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous présente deux romans qui nous présentent la famille Curie, au temps de la Grande Guerre, dont on commémore le centenaire cette année !

la petite curieNous sommes en 1916. Marcellin et Cyprien, comme tant d’autres hommes en ce temps-là, sont au front, dans les tranchées. Il y a énormément de blessés et il voit bientôt débarquer une ambulance conduite par une femme ! Une femme ?! Marcellin n’en croit pas ses yeux ! Cyprien reconnaît que celle-ci n’est autre que Marie Curie et entreprend de raconter le destin de cette scientifique à son compagnon !

S’en suit donc un récit construit sous forme de dialogue entre les deux soldats, souvent interrompus par les bombardements… Cyprien nous présente cette grande dame qui a marqué son époque et les suivantes, titulaire de deux prix Nobel, notamment grâce à la découverte du radium. Un destin hors du commun raconté par Rafi Toumayan, avec beaucoup d’informations historiques et scientifiques très intéressantes, accompagnées de quelques illustrations détaillées et colorées de Sébastien David. La petite Curie : un savoureux mélange de roman et de documentaire !

d'un combat à l'autrePierre et Marie Curie ont eu deux filles : Irène et Eve. Jeunes adolescentes au moment où la première guerre mondiale sévit, et prenant exemple sur leur mère, elles désirent plus que tout se rendre utiles. Mais si la science tient une place importante dans la famille, et qu’Irène s’y épanouit, ce n’est pas pour autant une fatalité. Eve saura se rendre utile autrement, notamment grâce à ses talents littéraires…

L’histoire de deux jeunes filles, d’une famille, et d’une nation, D’un combat à l’autre, c’est tout cela à la fois ! Béatrice Nicodème nous plonge complètement dans la drôle de guerre qui, cent ans plus tard, marque toujours les esprits. On découvre le quotidien des jeunes gens de l’époque, la dure vie des soldats au combat, mais aussi l’histoire d’une fratrie. Et là, c’est intemporel : comment choisir sa voie, notamment quand on pourrait penser que l’histoire familiale nous prédestine ? Émotions et suspense sont au rendez-vous !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres de Béatrice Nicodème (Wiggins et la nuit de l’éclipse, Wiggins et le perroquet muet, et Wiggins et la ligne chocolat). Retrouvez également son interview.

La petite Curie
Texte de Rafi Toumayan, illustré par Sébastien David
Les éditions de l’évolution dans la collection Les géants du microscope
12,50 €, 140 x 225 mm, 32 pages, lieu d’impression non précisé, 2013
D’un combat à l’autre. Les filles de Pierre et Marie Curie
de Béatrice Nicodème
Nathan dans la collection Un regard sur…
5 €, 120 x 180 mm, 157 pages, imprimé en France, 2014

A part ça ?

Origami, collage : les formes rondes de Caroline Attan donnent le tournis !

Marianne

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Les invités du mercredi : Béatrice Nicodème et Anne Ferrier (+ concours)

Par 3 octobre 2012 Les invités du mercredi

Ce mercredi encore nous avons de la chance, je vous propose une interview de Béatrice Nicodème, l’auteur, entre autre, de la série des Wiggins dont je vous ai parlé à plusieurs reprises (et en plus vous aurez la chance de pouvoir gagner Wiggins et la nuit de l’éclipse à la fin de cette interview grâce aux éditions Gulf Stream) de plus Anne Ferrier nous chronique un livre ! Encore un beau mercredi autour de La mare !


L’interview du mercredi : Béatrice Nicodème

Quel a été votre parcours ?
J’ai commencé à rêver d’écrire des romans policiers à l’âge de 12 ans, après quoi j’ai passé presque vingt ans à ne pas oser m’y risquer, tout en réfléchissant de temps à autre à des intrigues que je ne menais pas jusqu’au bout. Et tout à coup, aux alentours de 31 ans, je me suis dit qu’il était grand temps d’essayer vraiment et de persévérer quelles que soient les difficultés. Je me suis lancée dans  un roman policier (pour les adultes) : deux années d’écriture (avec souvent plusieurs mois d’interruption), et deux années pour trouver un éditeur (Les Éditions de l’Instant, qui ont disparu peu après). À partir de là, je n’ai plus lâché la plume… ou le clavier. Dix ans après la publication de mon premier roman, j’ai abandonné le salariat (j’étais maquettiste dans des magazines pour la jeunesse) pour me consacrer totalement à l’écriture. C’était la réalisation d’un rêve que j’avais toujours cru inaccessible.

Quels sont vos souvenirs de lecture d’enfant, d’adolescente ?
Ceux de toutes les personnes de ma génération ! Les Malheurs de Sophie (premier livre lu seule et sans suivre chaque ligne avec le doigt !), la Bibliothèque Rouge et Or (beaucoup de romans d’aventures), les Club des Cinq, les AliceÉtape suivante : Arthur Conan Doyle et Agatha Christie, suivis un peu plus tard des sœurs Brontë, de Daphné du Maurier, de Cronin. Beaucoup d’auteurs anglo-saxons, comme vous le voyez. Une prédilection très marquée et qui ne m’a jamais quittée, d’ailleurs.

Comment est venue cette idée de créer de nouvelles aventures pour Wiggins, un personnage qui apparaissait dans des Sherlock Holmes ?
Lorsque j’ai découvert la collection Souris Noire et réalisé qu’on pouvait tout à fait écrire de vrais romans policiers pour les enfants, j’ai tout de suite eu envie de me lancer dans cette aventure un peu différente. C’était sans doute une façon de renouer avec ma passion de jeunesse, comme si j’écrivais pour l’enfant ou l’adolescente qui sont restés en moi.
Je voulais situer mon roman dans une atmosphère qui fasse rêver les jeunes lecteurs et, me rappelant ce que j’avais aimé autrefois, je me suis tout de suite tournée vers le Londres mystérieux de la fin de l’ère victorienne. Je me suis alors souvenue de Wiggins, le chef des Irréguliers de Baker Street qu’on voit apparaître de temps à autre très brièvement au 221B Baker Street. Un héros formidable pour les enfants : débrouillard, parfois insolent, plein de cœur, courageux mais sensible, vivant pauvrement et luttant pour s’en sortir, admirant le grand Sherlock Holmes mais parfois agacé par son assurance et sa morgue. Un personnage que Conan Doyle n’a pas du tout développé mais qui était très riche de possibilités.  De plus, j’étais sûre, avec lui, de passer des moments palpitants, ce qui est indispensable si on veut bien écrire. Un auteur qui s’ennuie est un auteur qui ennuie ses lecteurs !

Quand on écrit de nouveaux romans avec un personnage créé par un autre écrivain, est-ce qu’il y a des choses qu’on s’interdit ?
Si on regarde tous les pastiches de Conan Doyle, on trouve des Sherlock bien surprenants, caricaturés, transformés, transposés à une autre époque, drogués à mort… C’est une conception des choses que j’admets mais qui n’est pas du tout la mienne. Je me suis trop délectée des aventures écrites par Conan Doyle pour ne pas avoir envie de recréer Sherlock, Watson et Wiggins, ainsi que le cadre dans lequel ils évoluent, tels que je les ai aimés. Wiggins étant un personnage presque inexistant chez l’écrivain écossais, cela me laisse d’ailleurs une grande latitude de création. Mais Le Chien des Baskerville est le roman qui m’a marquée profondément et a déclenché très clairement mon envie d’écrire. Le grand Sherlock est donc intouchable ! Un personnage devenu beaucoup plus célèbre que son auteur, c’est presque un cas unique dans la littérature. Cela mérite le respect !

Je suppose que ça demande beaucoup de travail de recherche pour ne pas trahir l’œuvre de Conan Doyle
Bien sûr. Avant d’écrire mon premier Wiggins, j’avais déjà publié un pastiche de Sherlock Holmes, Défi à Sherlock Holmes, publié en 1993 au Fleuve Noir et qui va être réédité en octobre 2012 chez Hachette. J’avais alors relu toutes les aventures de Sherlock Holmes, après quoi j’avais rassemblé une importante documentation sur le Londres de l’époque. Comme c’est une ville et une période qui me fascinent, cela a été un véritable bonheur. Je n’ai cessé d’enrichir ma documentation depuis lors, d’autant plus que j’ai écrit un autre roman qui se passe en Angleterre en 1893 (Le Secret de Sir Adrian F.), pour lequel j’ai passé de nombreuses heures à compulser des documents à la National Library de Londres.
Mes romans sont d’ailleurs de plus en plus souvent historiques (Moyen-Âge, Antiquité romaine, Révolution française, Second Empire, Seconde Guerre mondiale…). La recherche qui précède la création de l’intrigue et des personnages est une étape que je trouve très excitante.

Est-ce que la présence de Sherlock Holmes vous semble nécessaire dans chacun des romans de la série ?
Pour l’instant, je n’imagine pas de ne pas voir au moins se profiler son ombre… Wiggins est jeune, et il considère un peu Sherlock comme le père qu’il n’a pas connu. C’est d’ailleurs pourquoi il a envers lui des sentiments ambigus faits d’admiration et d’affection, mais aussi d’agacement et parfois de révolte contre son autorité et son savoir. Mais je ne peux vous dire ce que j’écrirai dans cinq ou dix ans. J’ai déjà fait grandir et mûrir Wiggins, puisque dans Wiggins et la nuit de l’éclipse il a vingt ans. Alors qui sait ?

Y aura-t-il des suites ?
Même réponse que précédemment… Sincèrement, je ne pense pas en avoir terminé avec Wiggins, j’ai trop de plaisir à le faire revivre pour songer à l’abandonner.

Quels sont vos autres projets ?
Je termine actuellement un roman qui se passe pendant la Seconde Guerre mondiale et qui met en scène une jeune fille parachutée en France par le S.O.E. (Special Operations Executive, un service secret créé par Churchill en 1940). Ensuite… who  knows ?

Retrouvez la bibliographie complète de Béatrice Nicodème sur son site.
Retrouvez également nos chroniques de ses livres : Wiggins et la nuit de l’enquête, Mais que fait la police ?, Wiggins et le perroquet muet et Wiggins et la ligne chocolat.

Comme je vous le disais avant l’interview, un chanceux aura la joie de recevoir le roman Wiggins et la nuit de l’éclipse grâce aux éditions GulfStream pour cela dîtes moi en commentaire ce que vous évoque Sherlock Holmes. En avez-vous lu ? Vu en film ? Vous ne savez même pas qui c’est ? Bref je veux connaître vos rapports avec le détective ! Je tirerai au sort parmi les réponses laissées en commentaires. Vous avez jusqu’à lundi 20h !


La chronique de… Anne Ferrier

Une fois par mois un auteur ou un illustrateur qu’on aime dans La mare aux mots nous parle d’un livre qu’il a aimé. Cette fois-ci c’est Anne Ferrier qui s’y colle ! Merci à elle.

Quand Gabriel m’a proposé cette chronique, je me suis dit que j’allais parler d’une dystopie, Saba de Moïra Young par exemple (que vous devriez lire aussi, ceci dit : une langue forte, syncopée, râpeuse, et une narratrice qui prend le lecteur à rebrousse-poil. Et Jack, rho lala Jack… Bref, je m’égare).

Et puis en cherchant mon exemplaire sur mes étagères, je suis tombée sur Le garçon qui volait des avions, d’Elise Fontenaille… Impossible de résister à son appel, tant pis pour mes dystopies chéries.

Parce que ce très court roman, c’est une claque.

Je l’avais acheté, comme tant d’autres, sur le seul nom de l’auteur, dont j’ai aimé tous les livres, et pour la photo de couverture : un jeune homme, chaussures à la main, qui fuit on ne sait quoi. Je ne lis jamais les 4è, les éditeurs ont la fâcheuse habitude d’en dévoiler trop et de me gâcher le plaisir. Je ne savais donc absolument pas à quoi m’attendre…

Dès la dédicace « Aux enfants perdus », j’ai été happée. Peter Pan, j’arrive ! Mouais. Pas de poussière de fée là-dedans. Ce gamin-là était bien plus abîmé que les Enfants Perdus de Neverland. Plus vrai et touchant, aussi.

J’ai lu en un souffle l’histoire de cet ado cabossé, blessé, privé d’enfance. Colt ne peut pas s’empêcher de voler : des pizzas et des glaces pour commencer. Puis des voitures, des bateaux. Des avions. Oui oui, des avions. Il les rend, toujours. Car Colt est une sorte de voleur au grand cœur, un gamin surdoué qui rêve de s’envoler vraiment, de s’arracher à cette vie sinistre. Sauf qu’il n’y a aucune fée Clochette dans le monde réel, seulement la sombre et lourde et triste et froide forêt qui dévore son île, au large de Vancouver.

Sur les réseaux sociaux qui l’ont érigé en héros involontaire de la rébellion adolescente, Colt est surnommé Birdy. Il se cache dans la forêt, squatte les riches demeures inhabitées. Mais la solitude de ce gosse est effrayante. Oppressante. Car Colt est un enfant perdu, un « bandit aux pieds nus ». Et le lecteur étouffe de le voir s’enliser, sait bien qu’il n’échappera pas au système.

Pendant deux ans, Colt va jouer au chat et à la souris avec toutes les polices des États Unis et perturber l’ordre bien établi de sa petite communauté. L’exaspération grandit face à cet ado piégé par sa quête de liberté. Comment faire face à cette absurde chasse à l’homme dont il est l’objet ?

Les points de vue alternent tout au long du roman, comme une mosaïque qui tenterait de saisir l’essence de cette étoile filante : Colt lui-même, sa mère, les habitants de l’île, un ancien éducateur. Et puis Helen, la femme flic qui le connaît depuis toujours. Comme d’habitude chez Elise Fontenaille, la langue est dure, sans concession. Ça ne dégouline pas de bons sentiments, c’est juste et fort. Sans jugement.

J’ai cru que l’émotion s’estomperait une fois la dernière page tournée, ma respiration à nouveau régulière, et qu’il n’en resterait que l’écho, la petite musique des sentiments qui nous accompagne parfois longtemps après une lecture.

Et puis… j’ai découvert que ce n’était pas une histoire. Colton Harris-Moore a été arrêté, et condamné à 7 ans de prison l’été 2010. Ça m’a bouleversée au-delà des mots.

Depuis, j’ai souvent une pensée qui me serre la gorge pour cet Enfant Perdu…

Anne Ferrier est auteur.

Bibliographie sélective :

Retrouvez la sur son site : http://anneferrier.hautetfort.com/

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Menons l’enquête…

Par 7 septembre 2012 Livres Jeunesse

Angleterre, 1894. Le jeune Wiggins est appelé à enquêter sur une étrange affaire : le père d’un élève d’un collège anglais a reçu des menaces. Ce dernier étant juge, on lui fait comprendre que si dans le procès qu’il va juger il n’innocente pas l’accusé, son fils sera tué. Wiggins est donc engagé par le directeur de l’école et va passer pour un employé afin de veiller à la sécurité de l’élève en question. Est-ce que le jeune disciple de Sherlock Holmes (disparu 3 ans plus tôt) va être à la hauteur ? Résoudra-t-il cette enquête qui va s’avérer plus complexe que prévue ?

Je vous avais déjà parlé de Wiggins, jeune garçon aperçu dans deux romans de Conan Doyle et qui est devenu un héros récurrent de Béatrice Nicodème. Sherlock Holmes apparaît généralement d’ailleurs dans les histoires avec de nombreuses références aux livres de Conan Doyle (citations, références,…).  Les premiers Wiggins que j’avais lu étaient des petits romans très courts (dans les 70 pages) et j’avais trouvé ça agréable à lire, sympathique mais pas assez étoffé pour qu’on rentre vraiment dedans, ici ce n’est pas le cas ! C’est un roman de 250 pages avec de nombreux personnages, une vraie intrigue, une enquête passionnante. Wiggins a grandi (5 ans ont passé, il a donc maintenant 19 ans) et son lectorat aussi. C’est vraiment un polar passionnant, bien ficelé, bien écrit, qu’on a du mal à lâcher avant de l’avoir fini. En fin d’ouvrage on nous propose des informations complémentaires liées au roman (l’école en Angleterre, l’époque Victorienne,…), intelligent et utile !

On reste dans les enquêtes avec Béatrice Nicodème… mais pour un documentaire ! Elle signe Mais que fait la police ? dans la très bonne série Et Toc ! Cette série est merveilleuse, je vous avais déjà parlé de En scène !Précieuses, pas ridicules et T’as la tchatche. Ici on a donc rendez-vous avec les profilers, les détectives privés… et les cadavres ! Classés par ordre alphabétique vous retrouvez ici une cinquantaine d’entrées, d’A.D.N. à Zozors en passant par poison, recel ou empreintes digitales. Chaque fois vous apprendrez plein de choses. Béatrice Nicodème est tout simplement passionnante à lire et les illustrations de Charlotte Gastaut rendent le livre esthétique en plus d’être intéressant et éducatif. Ces Et Toc ! vont devenir des classiques, des livres à avoir absolument dans sa bibliothèque et celui-ci est l’un des plus captivants de bout en bout.

Quelques pas de plus…
D’autres aventures de Wiggins : Wiggins et le perroquet muet et Wiggins et la ligne chocolat.
Les autres Et toc ! que nous avions chroniqués : En scène !Précieuses, pas ridicules et T’as la tchatche.

Wiggins et la nuit de l’éclipse
de Béatrice Nicodème
GulfStream dans la collection Courants noirs
13,90€ , 140×220 mm, 258 pages, imprimé en Italie.
Mais que fait la police ?
de Béatrice Nicodème, illustré par Charlotte Gastaut
GulfStream dans la collection Et Toc !
12,50€, 140×220 mm, 240 pages, imprimé en Italie

A part ça ?

Envie de faire le portrait robot de quelqu’un ? Dans Mais que fait la Police ?, Béatrice Nicodème donne un lien où on peut s’amuser à le faire : http://flashface.ctapt.de/

Gabriel

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Quand les ados enquètent…

Par 1 juin 2012 Livres Jeunesse

Le jeune Wiggins vit à Londres à la fin du XIXème siècle. Son but ? devenir détective privé depuis que sa route a croisé par deux fois celle de Sherlock Holmes. C’est d’ailleurs ce dernier qui fait appel à lui lorsque qu’une danseuse de cabaret est retrouvée étranglée… Que lui est-il arrivé et pourquoi son perroquet empaillé a-t-il disparu ? C’est ce que va tenter de découvrir Wiggins, le jeune assistant de Sherlock Holmes.

C’est une idée intéressante qu’a eue Béatrice Nicodème, reprendre un personnage présent dans deux aventures de Sherlock Holmes et en faire le héros d’une série (un spin-off en quelques sortes). Le fait que ça soit un jeune garçon fait que les ados vont mieux s’identifier à lui. Dans cette première aventure il est donc question de meurtre, Wiggins va devoir enquêter dans les quartiers louches du Londres de 1889. L’intrigue est bien menée, dans l’esprit des écrits d’Arthur Conan Doyle. Les jeunes lecteurs vont aimer mener l’enquête en même temps que le jeune héros et découvriront certainement des choses sur Londres et sur l’Angleterre (on parle ici de monnaie comme les souverains et les livres, de jelly et de Christmas pudding, de la Tamise et de Chelsea,…). Petit roman (70 pages) parfait pour les plus jeunes amateurs de polars.

La mère de Wiggins est accusée de vol ! Elle travaille au service d’une riche famille londonienne et ceux-ci la soupçonne d’avoir dérobé des objets de grande valeur. Notre jeune héros va devoir trouver qui les a volé pour disculper sa mère.

On retrouve donc ici la suite des aventures du jeune assistant de Sherlock Holmes (qui dès cette aventure s’affranchit du célèbre détective). Même recette que dans le précédent sauf qu’on parle ici de vol. J’ai beaucoup aimé cette histoire, on est vite captivé, on a envie de connaître le dénouement. Un suspense bien ficelé, on apprend les choses au fur et à mesure, on essaye de deviner, de mener l’enquête. J’avoue avoir préféré ce deuxième tome.

Il existe d’autres aventures de Wiggins, je vous en reparlerai peut-être prochainement.

Karima a fait une mauvaise chute lors d’une compétition d’escalade et la voici cloitrée chez elle avec deux jambes et un bras dans le plâtre. Son kiné lui offre une paire de jumelles après avoir revu Fenêtre sur cour, ainsi, d’après lui, elle s’ennuiera moins. Espionner ses voisins quelle drôle d’idée ! Karima essaye tout de même pour voir mais très vite elle va voir ce qu’elle n’aurait pas dû…

L’idée de départ est très bonne… et elle est bien exploitée. Voilà un petit roman (120 pages) absolument captivant, réellement prenant, qu’on a du mal à lâcher avant d’arriver à la fin. On trouve ici du suspense, de l’humour, une histoire d’amour,… le personnage de Karima est attachant, on vit l’histoire avec elle, on a peur pour elle. Romain Slocombe, que je ne connaissais pas, a réussi un très bon polar que vos ados (à partir de 10 ans) vont dévorer.

Wiggins et le perroquet muet
de Béatrice Nicodème
Syros dans la collection Souris noire
5€
Wiggins et la ligne chocolat
de Béatrice Nicodème
Syros dans la collection Souris noire
5€
Détective sur cour
de Romain Slocombe
Syros
dans la collection Souris noire
6€

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A part ça ?

La montagne secrète, maison d’édition que j’aime beaucoup, propose actuellement un concours qui permettra de remporter 25 albums mp3, pour ça il suffit de devenir fan de leur page facebook. Plus d’info ici.

Gabriel

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