La mare aux mots
Parcourir le tag

Bernard Villiot

Les invité-e-s du mercredi : Bernard Villiot, Jo Witek et François Martin (+concours)

Par 4 mars 2015 Les invités du mercredi

C’est mercredi ! Aujourd’hui, je vous propose d’en savoir plus sur un auteur dont nous chroniquons régulièrement les albums, Bernard Villliot. Suite à cette interview, vous pourrez tenter de gagner son dernier album Les cygnes sauvages. Ensuite, c’est avec Jo Witek que nous avons rendez-vous pour la rubrique Parlez-moi de…, Pour nous elle revient sur Un hiver en enfer. François Martin, l’éditeur du roman, a accepté également de nous en parler. Bon mercredi !


L’invitée du mercredi : Bernard Villiot

Bernard VilliotParlez-nous de votre parcours
Je ne m’étais pas du tout destiné à la littérature jeunesse. Après cinq années aux Beaux Art de Dijon, sections photo et sculpture, je me suis dirigé vers le film d’animation puis le film de fiction, avec des acteurs réels. L’écriture pour le cinéma et la réalisation sont et resteront ma première passion.
La littérature jeunesse est arrivée dans ma vie très tard et avec la complicité de Muriel Kerba. C’est elle qui m’a mis le pied à l’étrier, en me proposant de lui écrire un texte pour ses illustrations. L’écriture jeunesse a été une vraie révélation et elle est aujourd’hui une seconde passion. J’aimerais et j’espère pouvoir lui consacrer davantage de temps.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescent ?
Enfant mes premières lectures ont été les livres de Benjamin Rabier que ma grand-mère maternelle conservait dans l’armoire de son grenier. Livres originaux que je possède aujourd’hui et que je conserve précieusement. Et puis il y eut l’incontournable Disney, d’où ma passion plus tard pour le film d’animation. Un peu plus grand, j’ai découvert La Fontaine, puis dans un autre genre,Le voleur de lune Jules Verne à travers les livres qui avaient appartenu à mon père et que conservaient mes autres grands-parents.
Adolescent j’ai développé une passion pour Edgard Allan Poe.

Vous avez réécrit/réinterprété plusieurs contes, d’où vous vient cet intérêt pour ces classiques ?
Pour Le Voleur de Lune, par exemple, mon intérêt est venu du désir de faire ou de refaire découvrir un conte méconnu ou délaissé pour d’obscures raisons. Ce désir est bien entendu animé à la fois par le plaisir que j’ai eu à découvrir ce conte et l’envie de le faire partager. J’aime fouiller, creuser et déterrer des textes enfouis depuis des décennies. Mon côté Saint Bernard, sans doute…
Pour des contes comme La Belle au Bois dormant ou les Cygnes Sauvages la proposition d’adaptation est venue de l’éditeur. Des challenges que je trouve excitants et flatteurs.

La Belle aux bois dormantPour travailler sur ces histoires, vous relisez de nombreuses versions ou au contraire vous essayez de vous en détacher ?
Je travaille uniquement à partir de la version originale. J’évite de lire d’autres versions pour ne pas être influencé sciemment ou inconsciemment par des choix et des directions d’écritures qui pourraient trahir l’esprit du texte original. Ensuite j’y mets ma patte, mon rythme en tenant compte de l’âge du lecteur auquel le conte est destiné. Une histoire, aussi universelle soit-elle, ne s’adapte pas de la même manière pour des enfants de 5 et 10 ans. Une fois mon adaptation terminée et validée par l’éditeur, je lis ce qui a été fait par d’autres. C’est toujours instructif et parfois plutôt plaisant.

les cygnes sauvagesQuel est votre regard sur la littérature jeunesse actuelle ?
Elle regorge de talents, aussi bien au niveau des textes que des illustrations. Je le trouve en constante progression avec parfois de vraies innovations de la part de certains éditeurs. J’aime sa pertinence, sa variété, et je suis toujours fasciné de découvrir encore de l’originalité avec la quantité d’albums édités chaque année. Peut-être parce que je la regarde toujours avec mon regard d’enfant.

Quels sont vos projets ?
Quelques albums à paraître, des textes en écriture, la finalisation d’un scénario et peut-être une réalisation pour la télévision cet automne…

Bibliographie sélective :

  • Les cygnes sauvages, illustré par Anja Klauss, L’élan vert (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Le secret du petit bouddha, illustré par Mylène Rigaudie, L’élan vert (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • La belle au bois dormant, illustré par Anja Klauss, L’élan vert (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Le voleur de lune, illustré par Peggy Nille, L’élan vert (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • L’étoile de Noël, illustré par Frédéric Mansot, L’élan vert (2012).
  • Abigaël Treybell et son maudit matou Bretzel, illustré par Xavière Devos, L’élan vert (2012).
  • La moufle, illustré par Antoine Guilloppé, L’élan vert (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Marie-Caprice, illustré par Mélanie Allag, L’élan vert (2012).
  • Le pâté de crottes de nez, illustré par Éléonore Zuber, Pole Jeunesse (2011).
  • Au zoo des animaux rigolos, illustré par Charlotte Labaronne, Gautier Languereau (2007).

Concours :
Grâce aux éditions L’élan Vert, vous avez donc la possibilité de gagner un exemplaire du dernier album de Bernard Villiot, Les cygnes sauvages (que nous avons chroniqué ici). Pour cela, dites-nous en commentaire à cet article quel est votre conte classique préféré, vous participerez au tirage au sort. Vous avez jusqu’à mardi 20h.


Parlez-moi de… Un hiver en enfer

Régulièrement, on revient sur un livre qu’on a aimé avec son auteur, éventuellement son illustrateur et son éditeur. L’occasion d’en savoir un peu plus sur un livre qui nous a plu. Cette fois-ci, c’est sur Un hiver en enfer (chroniqué ici), un roman très fort sur une relation entre un fils et sa mère. Jo Witek, l’auteure et François Martin, son éditeur, nous en parlent.

Jo WitekJo Witek, auteure :
D’une solitude de mère à un sujet de roman
L’idée d’un roman peut s’imposer n’importe où. N’importe quand. Et soudain devenir une urgence, ce que Rilke nommait la nécessité d’écrire. C’est ce qui s’est passé avec Un hiver en enfer. J’étais alors en vacances en famille à Londres. Dans un moment de vie où mon couple éclatait, et mes enfants grandissaient. Le foyer, la famille, l’idée parfois idéalisée du cocon ne ressemblait plus aux photos de famille accrochées sur les murs de notre hall d’entrée. Des enfants à la plage, un couple heureux, des parents comblés. Quelques années plus tard, je ressentais un sentiment d’immense solitude avec les miens. Mes fils étaient devenus des adolescents. Ils n’avaient pas forcément envie d’être avec nous, même à Londres, surtout à Londres. Tout ce que je proposais, expos, virée aux marchés aux puces, pub, concerts, tout les efforts que je faisais pour les réjouir, les faire rire, retrouver cette complicité mère-enfants s’avéraient vain. Ils repoussaient tout. Un comportement normal. Nous le savons, nous parents, il faut qu’ils se détachent, s’opposent, sortent de ce cocon familial pour grandir. Pourtant, cette impression de solitude éprouvée à Londres, cet abandon de la mère « nourricière » pour une mère simplement bienveillante me fut d’une extrême violence et je me suis surprise à prononcer cette terrible phrase au détour d’une visite : « là, la famille, c’est l’enfer ».
Voilà. Il a suffi d’une souffrance, d’une nostalgie de mère, d’une solitude de femme, pour déclencher le processus créatif. Cette phrase a aussitôt été suivie d’un sentiment de culpabilité. « Comment puis-je dire ça ? Moi, une mère. Une mère aimante qui a eu cette chance d’aimer ses enfants dès leur première inspiration au monde. Comment ? »
Et tout s’est enchaîné. Oui, le prochain roman traitera de cela. De l’instinct maternel. D’une mère, qui peut-être, n’aurait pas réussi à aimer son fils. D’un fils qui se serait construit avec le manque de tendresse maternelle. Et puis d’un enfer familial. D’un huis clos privé. De cette cellule idéalisée qui pourtant est l’antre de tant de violence. Il s’en passe des choses derrière les volets clos des familles. Violences verbales, guerre de fratrie, agressions physiques, dominations, viols aussi. La famille n’est pas toujours ce havre de paix si rassurant. Pas toujours. D’ailleurs qui n’a jamais dit : Ma mère va me tuer si… Ou mon père va me tuer si… ?
Je l’ai pris au sens propre.
Étrangement, j’ai tout de suite eu envie de pitcher mon histoire à mes fils. Je leur ai résumé en quelques mots le début, le milieu, la fin. Et ce sujet nous a réunis. Ça a été mon meilleur moment à Londres avec eux. Leurs sourires à tous les deux. Leur belle complicité de frères.
__ Maman, écris-le ce bouquin ! C’est top ! Ton sujet est horrible !
Nous avons ri. Je leur ai promis de l’écrire et je suis allée au bout.
L’aventure de ce roman fut douloureuse. Pas facile d’écrire ce désamour ou plutôt cet amour fêlé entre une mère et son fils, surtout quand on a deux garçons. J’ai creusé. J’ai trouvé en moi, ailleurs aussi, au travers de témoignages de femmes (et ils sont nombreux bien que tabous), ces moments où une mère souffre de ne pas bien aimer son enfant. Ces instants où un enfant pense ne jamais avoir été assez aimé par sa mère. Et le roman s’est écrit.
Comme toujours mon fils aîné fut mon premier lecteur. Comme toujours, par respect, je l’ai laissé lire et me dire ce qu’il voulait, sans obligation, juste le lire. Un petit grigri, une habitude qu’il a la gentillesse de perdurer du haut de ses vingt ans.
« Glauque, horrible, j’adore ».
Tel fut son retour. Un excellent retour pour un thriller. Bien sûr, je lui ai promis de ne pas le lui dédier. À son frère non plus. Et puis, nous en avons ri. En huit mois, temps qu’il me fallut pour venir à bout de ce roman, il avait grandi, et moi aussi.
Souvent, les jeunes que je rencontre pensent que je suis une mère géniale, parce que j’écris des romans pour les ados, que je traite des sujets qui les concernent, que j’invente des héros qui leur ressemblent. Mais, non, je suis une mère comme les autres, qui fait ce qu’elle peut, de son mieux, avec ce qu’elle est. Et c’est aussi avec cela que j’écris pour la jeunesse. L’ado que j’étais, et la mère que je suis. C’est pourquoi je tiens à cette littérature — dite jeunesse —, qui pour moi est avant tout une littérature partagée.

François Martin, éditeur :
Un hiver en enfer est le cinquième roman de Jo Witek que j’ai eu le plaisir d’éditer et son troisième thriller dans ma collection “Romans Ado”. Il est essentiel pour moi de construire avec un auteur une relation sur la durée. C’est ce qui détermine une politique d’auteurs et forge la cohérence d’un catalogue – qui plus est pour un département Jeunesse adossé à une maison comme Actes Sud. Aussi suis-je sensible à la confiance et la fidélité que Jo me témoigne livre après livre. Elle me parle volontiers de ses projets alors qu’ils sont en cours d’écriture ou même qu’au stade de l’idée – ce fut le cas pour Hiver en enfer avec son intention affichée de traiter du lien maternel, de la violence qui peut s’insinuer dans le foyer familial quand les enfants entrent dans l’adolescence. De l’idée et de la forme : je savais que le texte serait un thriller. Mais ce n’est qu’une fois achevé que Jo m’a adressé son manuscrit. Moment de tension alors pour un éditeur entre l’excitation de lire (et d’aimer) et la crainte confuse d’être éventuellement déçu (car cela peut arriver). La lecture du manuscrit d’Un hiver en enfer – qui ne portait pas ce titre au départ, j’y reviendrai – a été autant jubilatoire, haletante qu’effrayante. Un sujet prégnant, un scénario d’une efficacité implacable (avec son climax au milieu du récit), des personnages de forte intensité, un suspense qui vous fait tourner les pages, un dénouement inattendu. Ma conviction a été immédiate que nous tenions là un roman puissant – et glaçant. Un roman qui d’ailleurs plairait autant aux adolescents qu’aux adultes. Le manuscrit original a été peu retouché, mes remarques furent ponctuelles. Le point crucial a été le choix du titre. Celui de travail était Instinct maternel auquel Jo était attachée. Un titre fort mais qui pouvait être diversement interprété et ne connotait pas suffisamment son genre et le lectorat visé. De multiples propositions ont fusé pour aboutir, au terme de nombreux échanges téléphoniques et de courriels entre nous, au titre définitif. Les qualités d’écrivain, la capacité d’écoute et la profonde humilité que je trouve chez Jo rendent particulièrement fluide et constructif ce dialogue essentiel autour des textes (et de la forme à donner) qui est le cœur de mon métier.
Jo m’a déjà annoncé le titre de son prochain roman qui sera encore un thriller, j’attends le manuscrit promis avec impatience. L’aventure continue. »

Un hiver en enfer
Un hiver en enfer
de Jo Witek
Sorti chez Actes Sud Junior (2014)
Chroniqué ici.

 

You Might Also Like

Contes ornithologiques

Par 3 février 2015 Livres Jeunesse

les cygnes sauvagesLorsque ses six frères sont changés en cygnes, Élise est très malheureuse. Mais elle est également très courageuse et décidée à se battre jusqu’au bout pour les sauver et les délivrer de cette terrible malédiction.
Adapté d’un conte d’Andersen, Les cygnes sauvages est un très bel album. Bernard Villiot signe un texte qui sonne et résonne, plein de beaux mots précieux et de rimes, et les illustrations d’Anja Klauss sont magnifiques, douces, fortes, colorées et fleuries. L’histoire est pleine de suspense et de rebondissements, et on prend du plaisir à découvrir ou redécouvrir ce conte classique.
Un bel objet pour rêver et s’émouvoir !

le courage de l'accord'héronistePiégé par la glace, un héron perd une patte. Mais alors, comment séduire sa belle ? Il est différent des autres oiseaux. Et pourtant, aidé de Robin, et à force de courage et de ténacité, il saura se montrer sous son plus beau jour.
Le courage de l’accord’héroniste est un joli conte sur la différence. Gilles Bernier nous propose un texte fouillé, avec du vocabulaire complexe, qui nous permet de découvrir le monde de l’ornithologie. Quant aux illustrations d’Élisabeth Piquet, elles traduisent bien la poésie de l’histoire, avec des couleurs et des formes délicates. À la fin de l’ouvrage, on trouve quelques jeux et informations pour prolonger le plaisir de la lecture.
Un conte pour apprendre à vivre avec ses différences !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres de Bernard Villiot (Le secret du petit bouddha, Le voleur de lune, La belle au bois dormant et La moufle) et Anja Klauss (Fées de légende et La belle au bois dormant). Retrouvez également notre interview d’Anja Klauss.

Les cygnes sauvages
Texte de Bernard Villiot, illustré par Anja Klauss
L’élan vert
13,90 €, 243 x 307 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2014.
Le courage de l’accord’héroniste
Texte de Gilles Bernier, illustré par Élisabeth Piquet
Millefeuille
12 €, 200 x 250 mm, 40 pages, imprimé en France, 2014.

À part ça ?

On s’envole ! Retour sur le festival de montgolfières d’Albuquerque avec cette belle vidéo !

 Marianne

You Might Also Like

Approchez, j’ai des secrets !

Par 22 mai 2014 Livres Jeunesse

Promettez-moi de ne rien dire…!

le secret de petit boudhaC’est l’histoire d’un petit bouddha qui trônait sur les étagères d’un magasin d’antiquités. Mais avant d’arriver là, il a parcouru presque toute la planète passant des mains d’un prince à celles de riches marchands, aux quatre coins du monde. Mais surtout, il redonne le sourire à tous ceux qui le croisent. Pourquoi ? C’est Le secret du petit Bouddha…!

Embarquez pour une aventure au long cours, une histoire qui vous fera découvrir des destinations lointaines. Le texte de Bernard Villiot est agréable à lire à haute voix, plein de mots un peu rares qui riment et résonnent. Quant aux illustrations de Mylène Rigaudie, elles sont à la fois pleines de détails, d’humour et de couleurs. Chaque objet a une histoire, et j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir celle du petit Bouddha de pierre.

Le secret le plus fort du mondeBao-le-terrible se présente à la reine comme l’homme le plus fort du monde. Il veut l’épouser et lui prendre son palais. Il devra d’abord affronter l’océan, le ruisseau, le nuage, l’arbre, plus forts que lui… Mais il y a plus fort encore : l’abeille ! Il l’écrase, et le monde s’arrête alors de fonctionner : plus de fleurs, plus de pluie, plus de nuages… Tout le cycle naturel est perturbé… Heureusement, la reine a un secret : Le secret le plus fort du monde.

Quel beau conte ! Gaël Aymon nous invite avec beauté à prendre conscience du monde qui nous entoure et à considérer avec un peu plus d’attention notre environnement. Sans l’abeille, nous ne sommes rien. Et les fleurs, les arbres, et l’océan non plus. Alors qu’on sait que cet animal est de plus en plus menacé, ce message est plus que jamais d’actualité. Une reine, un méchant, un secret magique et des défis, tous les ingrédients du conte sont là, et c’est un régal ! Sans parler des illustrations de Pauline Comis, délicates et poétiques, qui m’ont charmée ! Une belle découverte !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres de Bernard Villiot (Le voleur de lune, La belle au bois dormant et La moufle), Mylène Rigaudie (Hello, I’am Lily), et Gaël Aymon (Ma réputation, Le fils des géants, L’anniversaire à l’envers, Les souliers écarlates, La princesse Rose-Praline, Une place dans la cour, Contes d’un autre genre et Giga Boy). Retrouvez également l’interview de Gaël Aymon.

Le secret du petit Bouddha
Texte de Bernard Villiot, illustré par Mylène Rigaudie
L’élan vert
12,70 €, 237 x 297 mm, 24 pages, imprimé en Chine, 2014
Le secret le plus fort du monde
Texte de Gaël Aymon, illustré par Pauline Comis
Ricochet
14,70 €, 246 x 346 mm, 32 pages, imprimé en Italie, 2014

A part ça ?

georges sardineLe numéro Sardine du magazine Georges est sorti !
Encore une fois, des rencontres, des histoires, des jeux et des activités, dans un univers graphique original. Cette fois, on plonge au fond de l’océan. On nous propose de construire un sous-marin, de rencontrer des hommes de la mer, de découvrir un pirate…
Un avant-goût des vacances qui donne envie de chausser masques et tubas, on plonge !
Georges, numéro Sardine, Mai 2014.

Marianne

You Might Also Like

Dans la lune

Par 7 novembre 2013 Livres Jeunesse

Trois albums qui parlent de la lune, cet astre qui illumine nos nuits et nous intrigue toujours un peu. La lune qui est présente dans de jolies expressions (être dans la lune, décrocher la lune…) et dans les histoires… Prêts ? On décolle pour la Lune !

Pierre la lunePierre était tout petit mais il avait un rêve… décrocher la lune pour sa mère. Quel plus beau cadeau aurait-il pu trouver pour elle ? Gros comme son cœur, tout rond de douceur, plein de bonheur, et lumineux contre la peur. Pierre demande à son père de l’aider à aller plus haut, mais même sur ses épaules ce n’est pas encore assez… Des cousins se joignent à eux mais Pierre est encore trop bas. Pierre promet à tous ceux qui l’aideront à attraper la lune qu’il leur en donnera un petit morceau, les gens arrivent et sont nombreux… restera-t-il assez de lune pour sa maman s’il récompense tout le monde ?

Comme d’habitude, Alice Brière-Haquet signe un texte d’une infinie poésie. Elle parle ici, avec sa belle plume, de tant de choses… de l’amour d’un enfant pour sa mère, de l’entraide, de croire en ses rêves, de l’importance de l’encouragement, du partage… Un texte extrêmement riche magnifiquement mis en image par Célia Chauffrey. Parce qu’une maman, on n’en a qu’une, on peut bien lui offrir la lune.

Le voleur de luneLes nuits étaient noires depuis qu’un prince avait décroché la lune pour l’offrir à sa belle. On ne se souvenait même plus qu’autrefois la lune veillait sur le sommeil des gens. Profitant de l’obscurité, Zachary Zanzini, le prince de la cabriole, parcourait les toits, pour voler les habitants. Une nuit, il vit une lueur… c’était la lune, il décida de la dérober pour l’offrir à la ville afin qu’elle l’éclaire. Mais le jour, la lune cachait le soleil et très vite on lui demanda de la reprendre… Que pouvait-il en faire ?

Bernard Villiot a imaginé une très belle histoire à partir du conte La lune des frères Grimm. En plus des aventures du cambrioleur, on parle des phases de la lune de façon poétique. Les illustrations de Peggy Nille sont superbes, surtout dans les pages « sombres » où Zachary parcourt les toits dans une nuit sans lune. Une bien belle histoire, très joliment illustrée.

Martin et les voleurs de luneMartin, il est du genre qui sait tout (enfin d’après lui…). Il se moque de Félix et de Raoul qui voient une grande et une petite ourse dans le ciel étoilé… comme s’il y avait autre chose que des étoiles et la lune ! Avoir un ami aussi savant c’est bien pratique quand on a une question, Léa Lapin demande donc à Martin pourquoi ce soir la lune n’est pas ronde… Félix et Raoul, eux, le savent… Martin lui aussi mais il dit qu’il l’expliquera demain ! Le rendez-vous est pris !

Une histoire pleine d’humour pour expliquer (car oui au final ça sera expliqué) les phases de la lune. Une version adaptée aux plus jeunes dans l’histoire (qui se contente de donner des chiffres et des termes), une version plus complète écrite par un astrophysicien et cosmologue dans un texte plus scientifique en fin d’album. Un album où l’on parle aussi des « je sais tout » et des apparences trompeuses. Un joli conte pour scientifiques en herbe.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des livres d’Alice Brière Haquet (Une vie en bleu, Aliens mode d’emploi, Dis-moi l’oiseau, Le peintre des drapeaux, Paul, A quoi rêve un pissenlit ?, Perdu !), Célia Chauffrey (Matachamoua) et même un livre d’Alice Brière Haquet et Célia Chauffrey (Mademoiselle Tricotin). Nous avons aussi déjà chroniqué des livres de Bernard Villiot (La belle au bois dormant et La mouffle) et Peggy Nille (Le Petit Chaperon Rouge, Les amoureux du ciel, (Mes créations du monde entier, Le nom du diable, Contes d’un autre genre, et Mes créations du monde-Europe).

Pierre la lune
Texte d’Alice Brière-Haquet, illustré par Célia Chauffrey
Tom’Poche
5,50€, 150×210 mm, 37 pages, imprimé en Chine, 2012.
Le voleur de lune
Texte de Bernard Villiot d’après les Frères Grimm, illustré par Peggy Nille
Élan vert
12,70€, 236×296 mm, 20 pages, imprimé en Chine, 2012.
Martin et les voleurs de lune
de Richard Byrne (traduit par Marie-Agathe Le Gueut)
Le pommier dans la collection Les bouts d’choux explorent le monde
13€, 238×275 mm, 26 pages, imprimé en Chine, 2013.

A part ça ?

Vous habitez Dijon ? Les 16 et 17 novembre vous avec rendez-vous à Crocmillivre !

Gabriel

You Might Also Like

Vous aimez les contes ?

Par 28 octobre 2013 Livres Jeunesse

J'aime pas les contesAgathe, elle n’aime pas les contes ! C’est quoi ces histoires de mouton qui ne sait pas bêler ou d’animal qui ne veut plus être un animal ? Son chat à elle c’est pas un chat de conte, il ne fait que des trucs de chat ! Et puis elle, elle ne veut pas être une fille de conte qui n’est intéressée que par le maquillage, les belles robes et la vaisselle et pas le vélo ou les jeux de ballon ! A-t-on déjà vu dans les contes un prince qui aime un prince ? A-t-on déjà vu dans la vie un chat mort qui redevient vivant ? NON ! Alors…

Beaucoup d’humour dans J’aime pas les contes d’Hélène Lanscotte et Amandine Laprun… mais pas uniquement. Bien sûr, on rit des remarques de cette petite fille espiègle, mais ses réflexions sont parfois pleines de bon sens, une vraie critique de la littérature jeunesse (souvent très sexiste) et de la façon dont on s’adresse aux enfants (souvent comme s’ils étaient complètement idiots). Derrière ce texte plein d’humour et cette critique des contes, il y a aussi l’histoire du chat d’Agathe, un chat très présent dans ses réflexions et dans les illustrations, un chat qui est mort et qui ne reviendra pas, alors que s’il avait été un chat de conte, quelqu’un l’aurait sorti de terre pour qu’il soit à nouveau vivant. On comprend aussi que l’énervement de la petite fille, son rejet des contes, naît de cette souffrance, de cette confrontation avec la dureté de la réalité, la vie n’est pas un conte… Un album très réussi, plein d’humour… mais pas que drôle dans lequel on s’amusera à retrouver les références aux contes connus.
Plus d’illustrations sur le site de l’illustratrice.

Et vous, vous aimez les contes ? Alors voici une sélection d’albums sortis récemment.

La Belle aux bois dormantAurora était née de l’amour d’un roi et d’une reine. Ils l’avaient tant voulu cet enfant, qu’ils lui choisirent sept fées pour marraines. Chacune se pencha sur le berceau d’Aurora pour lui offrir les plus belles qualités. Malheureusement, une fée qui n’avait pas été conviée arriva, et de colère elle jeta un sort à l’enfant, avant son quinzième anniversaire elle allait se piquer le doigt et mourir. Une fée qui n’avait pas encore offert son cadeau à Aurora put atténuer le sort et transformer la mort en long sommeil.

Il y a quand même grande chance que cette histoire vous dise quelque chose ! La belle au bois dormant est parmi les contes les plus connus des enfants (et de leurs parents). C’est une magnifique version que vient de sortir L’élan vert. Les illustrations d’Anja Klauss sont somptueuses, l’histoire de Bernard Villiot est très proche de la version de Perrault (même si celui-ci n’est pas cité dans l’ouvrage), l’album est grand. Un très bel album pour une histoire qui enchante génération après génération.
Plus d’extraits sur le site de l’illustratrice.

Blanche-Neige Un roi et une reine s’aimaient tendrement et souhaitaient un enfant. Un jour, la reine se piqua le doigt à sa fenêtre et une goutte de sang tomba dans la neige. La reine souhaita avoir un enfant dont les lèvres seraient rouges comme cette goutte de sang, sa peau blanche comme la neige et ses cheveux noirs comme l’ébène du bois de la fenêtre. L’enfant naquit… mais la reine mourût. Le roi se remaria avec une femme méchante qui enviait la beauté de l’enfant, elle décida même de la faire tuer, mais Blanche-Neige, car tel était son nom, s’enfuit dans la forêt et trouva refuge chez sept nains qui l’employèrent comme boniche.

Bon OK… je crois que je l’ai déjà dit, mais je n’aime pas Blanche-Neige… Je n’aime pas ce personnage qui est cruche au possible. Elle se fait avoir par la reine par trois fois avec la même technique, on a beau lui dire de n’ouvrir à personne, elle a beau être passée à côté de la mort par deux fois en mettant un corset que lui a offert une vieille femme, puis mis un peigne empoisonné dans ses cheveux, toujours offert par une vieille femme… quand le lendemain, à nouveau, une veille femme lui propose une pomme, elle la mange ! Avouez que quand même… Ensuite
“Si tu veux bien tenir notre maison, faire la cuisine, le ménage, coudre et tricoter, tu peux rester avec nous et nous prendrons soin de toi.”
“J’en serai enchantée”, répondit Blanche-Neige et le marché fut conclu. Toute la journée, les sept nains allaient extraire l’or de la montagne. Quand ils rentraient, ils trouvaient leur repas sur la table, leurs vêtements propres et raccommodés, et la maison étincelante comme un sou neuf.
Aheum… bref autant certains contes ne vieillissent pas, autant Blanche-Neige… je ne peux pas ! En dehors de ça c’est une très belle version sortie dans la collection Lutin poche chez L’école des loisirs, avec de belles illustrations à la peinture signées Angela Barrett (qui rendent le conte un peu moins mièvre, mais n’arrive pas à le sauver !).

CendrillonUn veuf, père d’une jeune fille, s’était remarié avec une femme méchante. Cette femme avait elle-même deux filles et celles-ci prenaient leur demi-sœur pour leur souffre-douleur et leur bonne. Le jour où le fils du roi donna un bal, Cendrillon, comme l’avait nommée ses bourreaux, voulut y aller. Mais forcément quand on n’a que des guenilles comme vêtements… Heureusement que Cendrillon avait une fée comme marraine !

Là aussi, inutile que je vous raconte l’histoire, vous connaissez forcément Cendrillon (non ?) ! C’est une très jolie version qui vient de sortir en Lutin Poche chez L’école des loisirs avec de magnifiques illustrations à la peinture signées Elsa Oriol. Une très jolie version à petit prix pour un bien joli conte intemporel.
D’autres illustrations sur le site de l’illustratrice.
Le même vu par Un petit bout de bib(liothèque).

cendrillon ou la belle au soulier d'orUn homme vivait heureux avec son épouse et sa fille… jusqu’à ce que sa femme meurt. Il se remaria avec la voisine, une horrible femme déjà mère d’une enfant. Quand la fille de l’homme menait la vache au champ, celle de la femme se prélassait. Cette fainéante alla même jusqu’à surnommer sa demi-sœur des pires noms, Cendouillon, Cendrasse, Cucendron et même Cendrillon…

Que j’aime cette collection ! Dans Les contes d’avant Perrault, Jean-Jacques Fdida nous raconte les premières versions des contes, quand ce n’étaient encore que des contes de traditions orales, avant que Perrault ne les édulcore. Ici, la demi-sœur de Cendrillon se coupe les orteils et le talon pour entrer dans le soulier, la marâtre et sa fille meurent (alors que dans la version de Perrault tout le monde est pardonné et Cendrillon présente même des princes à ses demi-sœurs pour qu’elles se marient avec !). Les histoires de cette collection sont passionnantes et particulièrement bien écrites, ce sont des livres que j’achèterais même si je n’avais pas ce blog et même si je n’avais pas d’enfant. De petits livres dont l’édition est particulièrement soignée. De petites merveilles.
Des extraits des illustrations sur le site de Didier Jeunesse.

Le Chat bottéAprès que leur père soit mort, trois hommes eurent comme héritage un moulin, un âne et un chat. Le premier prit le moulin, le deuxième l’âne, imaginez la peine du troisième de se contenter du chat ! Ce n’est pas avec un chat qu’il gagnerait sa vie, qu’il allait devenir riche ! Il se trompait…

Un peu moins connu que les autres contes (d’après moi), Milan vient de sortir une version du Chat botté avec le texte original de Charles Perrault. Le vieux français du texte est vraiment en contraste avec les illustrations modernes signées Raphaël Gauthey. J’avoue avoir du mal, personnellement, à lire des textes dans un français aussi littéraire à des enfants, mais c’est vraiment un bien bel album. Sa grande taille met bien en valeur les illustrations. C’est également une édition très soignée avec un beau papier épais. Une très belle histoire qui prouve qu’on peut réussir sans richesse, mais avec de l’astuce.
Plus d’illustrations sur le site de l’illustrateur.
Le même vu par Sous le feuillage.

Le petit chaperon rougeUne jeune fille, qui à cause d’un mauvais sort, dormit 100 ans (jusqu’à ce qu’un prince la réveille, mais on vous a parlé d’elle plus haut), trois petits cochons qui se construisirent l’un une maison de paille, l’autre une maison de bois et le dernier une maison de brique (la dernière étant plus résistante face à un loup), une petite fille vêtue d’un chaperon rouge qui allait voir Boucle d'Orsa grand-mère et rencontra le loup en chemin et une autre qui se réfugia dans une maison appartenant à des ours et qui goûta leur soupe et dormit dans leurs lits.

Dans une toute nouvelle collection, Mon théâtre de contes, Les Trois petits cochonsviennent donc de sortir La Belle au bois dormant, Les trois petits cochons, Le petit chaperon rouge et Boucle d’or et les trois ours. Chaque livre propose cinq décors en découpe (chaque fois qu’on tourne la page, on découvre une scène à travers une découpe, un peu comme un décor de théâtre, pour mieux comprendre voir sur le site de Peggy Nille). C’est une belle façon de redécouvrir (voire même de découvrir, il faut bien une première fois) ces classiques. La belle au bois dormantLe choix des illustrateurs est assez varié et je serai tenté de dire qu’il y en a pour tous les goûts (personnellement, j’adore le Petit chaperon rouge de Peggy Nille, je suis moins touché par les illustrations de La Belle au bois dormant). Les textes sont vraiment adaptés pour les jeunes enfants (l’éditeur dit « 2/3 ans », mais pour cet âge les textes sont, d’après moi, un peu longs, par contre ils seront émerveillés par les images et le côté décor découpé). Une très très jolie collection.

Le petit théâtre d'ombre Les fables de La FontainePuisqu’on parle de théâtre, on peut aller encore plus loin avec la collection Le petit théâtre d’ombres de chez Gallimard jeunesse giboulées. Je vous avais déjà parlé de Cendrillon dans cette collection, là c’est un coffret qui vient de sortir contenant Les fables de La Fontaine et une recharge Le Petit chaperon Rouge. Ici, on propose à l’enfant de créer un spectacle en ombres chinoises et tout est fourni pour le réaliser : une scène, une lampe dynamo (donc sans piles), des figurines, des décors et un livre qui va aider l’enfant à réaliser son spectacle : textes des histoires (ici donc cinq fables de La Fontaine et Le petit chaperon rouge), un carnet de mise en scène (expliquant l’installation, les personnages, comment distribuer les rôles…) et l’histoire sous forme de pièce de théâtre pour pouvoir la jouer. L’idée de cette collection est vraiment très bonne et les illustrations sont toujours très belles. Les livrets expliquent bien aux enfants comment monter leur spectacle. Seul bémol, je l’avais déjà remarqué avec Cendrillon, c’est encore le cas ici, il y a quand même un petit souci d’édition ! C’est très fragile, pas toujours bien collé, les livrets pas super bien reliés, la lampe de Cendrillon nous avait lâchés assez vite (alors qu’elle est censée être utilisable longtemps)… c’est un peu dommage qu’un aussi bel objet souffre de soucis de qualité, car vraiment c’est une collection magnifique.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des livres de Bernard Villiot (La mouffle), Anja Klauss (Princesses de tous les pays), Elsa Oriol (Le pipi de Barnabé), Jean-Jacques Fdida (La barbe bleue ou Conte de l’Oiseau d’Ourdi, Le Petit Chaperon rouge ou La Petite Fille aux habits de fer-blanc et La belle au bois dormant ou Songe de la vive ensommeillé), Delphine Jacquot (Le livre secret des anges et La belle au bois dormant ou Songe de la vive ensommeillée), Anne-Sophie Baumann (Cherchons les petites bêtes ! Découvertes et activités au jardin, Au trot petit poney ! et Bonjour docteur !), Peggy Nille (Les amoureux du ciel, (Mes créations du monde entier, Le nom du diable, Contes d’un autre genre, et Mes créations du monde-Europe), Elise Mansot (Katsi, Gardons le sourire ! et Aimata et le secret des tambours) et de nombreux livres d’après Perrault (Le petit chaperon rougeLe chat botté et Le petit Poucet dans la collection Les contes en chanson chez Larousse, Peau d’âne illustré par Charlotte Gastaut, Le petit chaperon rouge dans une version « herbier » et une version sans texte et Cendrillon en petit théâtre d’ombre).
Si vous cherchez nos autres chroniques de contes de ce type vous les trouverez grâce à ce tag Contes classiques.

J’aime pas les contes
Texte d’Hélène Lanscotte, illustré par Amandine Laprun
Albin Michel Jeunesse dans la collection Zéphyr
10€, 220×170 mm, 38 pages, imprimé en Italie, 2013.
La belle au bois dormant
Texte de Bernard Villiot, illustré par Anja Klauss
L’élan vert
13,90€, 242×307 mm, 26 pages, imprimé en Chine, 2013.
Blanche-Neige
Texte de Joséphine Poole (traduit par Isabel Finkenstaedt), illustré par Angela Barrett
L’école des loisirs dans la collection Lutin Poche
5,60€, 190×150 mm, 36 pages, imprimé en France, 2013.
Cendrillon
d’après Charles Perrault, illustré par Elsa Oriol
L’école des loisirs dans la collection Lutin poche
5,60€, 150×190 mm, 36 pages, imprimé en France, 2013.
Cendrillon ou La Belle au soulier d’or
Texte de Jean-Jacques Fdida, illustré par Delphine Jacquot
Didier Jeunesse dans la collection Contes du temps d’avant Perrault
14,20€, 136×197 mm, 48 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.
Le chat beauté
Texte de Charles Perrault, illustré par Raphaël Gauthey
Milan dans la collection Albums classiques
16,90€, 260×315 mm, 40 pages, imprimé en Italie, 2013.
Le Petit Chaperon Rouge
Texte d’Anne-Sophie Baumann, illustré par Peggy Nille
Hatier Jeunesse dans la collection Mon théâtre de contes
9,99€, 195×205 mm, 10 pages, imprimé en Chine, 2013.
Boucle d’or et les trois ours
Texte d’Anne-Sophie Baumann, illustré par Sarah Andreacchio
Hatier Jeunesse dans la collection Mon théâtre de contes
9,99€, 195×205 mm, 10 pages, imprimé en Chine, 2013.
Les trois petits cochons
Texte d’Anne-Sophie Baumann, illustré par Elise Mansot
Hatier Jeunesse dans la collection Mon théâtre de contes
9,99€, 195×205 mm, 10 pages, imprimé en Chine, 2013.
La Belle au bois dormant
Texte d’Anne-Sophie Baumann, illustré par Frédéric Rébéna
Hatier Jeunesse dans la collection Mon théâtre de contes
9,99€, 195×205 mm, 10 pages, imprimé en Chine, 2013.
Les fables de La Fontaine + Le petit chaperon rouge
Illustrés par Stéphane Blanquet et Volker Theinhardt
Gallimard Jeunesse Giboulées dans la collection Le petit théâtre d’ombre
19,90€, 210×255 mm, 2×44 pages, imprimé en Chine, 2013.

A part ça ?

On est dans les 10 finalistes de la catégorie Culture Généraliste des Golden Blog Awards et c’est UNIQUEMENT grâce à vous, MERCI !

Gabriel

You Might Also Like

Secured By miniOrange