La mare aux mots
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Bertrand Santini

Hugo, Sophie, des fantômes et des géants croqueurs d’enfants

Par 14 novembre 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, il est question de fantômes et de géants, deux romans qui font un peu peur… mais pas tant que ça. L’un est un classique, l’autre va le devenir.

Hugo de la nuit
de Bertrand Santini
Grasset Jeunesse
13 €, 140×205 mm, 213 pages, imprimé en Espagne, 2016.
Le BGG – Le Bon Gros Géant
Texte de Roald Dahl (traduit par Jean-François Ménard), illustré par Quentin Blake
Gallimard Jeunesse
14,90 €, 195×250 mm, 224 pages, imprimé en France, 2016.
Moi, boy et plus encore
Texte de Roald Dahl (traduit par Janine Hérisson et Jean-François Ménard), illustré par Quentin Blake
Gallimard Jeunesse
14,90 €, 195×250 mm, 224 pages, imprimé en France, 2016.
Roald Dahl, le géant de la littérature jeunesse
Collectif
Gallimard Jeunesse/Lire
16,50 €, 221×228 mm, 112 pages, imprimé en France, 2016.

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Dis, tu peux lui demander… ? (Saison 2, 5/9)

Par 29 juillet 2015 Les invités du mercredi

Cet été, comme l’été dernier, vous pourrez lire, tous les mercredis, une question d’enfant et la réponse d’auteur-e-s, illustrateur-trice-s, éditeur-trice-s… Aujourd’hui, c’est une question de Madeleine, 7 ans : « Comment font les auteurs pour ne jamais faire de fautes d’orthographe ? Est-ce qu’ils faisaient zéro faute dans leurs dictées quand ils étaient à l’école ? ». Les auteur-e-s Clémentine Beauvais, Bertrand Santini, Charlotte Moundlic, Jean-Luc EnglebertAnnelise HeurtierCathy Ytak et Mymi Doinet ont accepté de lui répondre, vous découvrirez, Mon chien qui pueen même temps qu’elle leurs réponses. Chacune des questions retenues fait en plus gagner un ouvrage à l’enfant qui l’a posée. Cette question permet donc à Madeleine d’avoir la chance de recevoir, grâce aux éditions du Seuil Jeunesse, Mon chien qui pue de Christine Roussey, un album aussi drôle que beau (et sans faute), que nous avions chroniqué ici.


« Comment font les auteurs pour ne jamais faire de fautes d’orthographe ? Est-ce qu’ils faisaient zéro faute dans leurs dictées quand ils étaient à l’école ? » (Madeleine 7 ans)

Clémentine Beauvais :
Ça dépend des auteurs! Moi j’adorais les dictées, d’autres les détestaient. En fait, ça n’a que peu d’importance, car les histoires que l’on écrit sont relues par des éditeurs ou des éditrices qui sont champion-nes en orthographe. Donc les fautes sont corrigées. Parfois on en oublie, et elles se retrouvent dans le livre fini. Argh!!! ça s’appelle des ‘coquilles’. Rien à voir avec les escargots…

Les petites reinesClémentine Beauvais écrit des romans (le dernier : Les petites reines, sorti chez Sarbacane) et des albums (le dernier : Lettres de mon hélicoptêtre, chez Sarbacane également). À la rentrée, on découvrira Les bébés ça pue chez Hachette.
Retrouver ici l’interview que nous avions réalisée d’elle.
Le site de Clémentine Beauvais : http://www.clementinebeauvais.com.

Bertrand Santini :
Non, les auteurs ne font jamais zéro faute et on peut avoir une belle imagination même si on est nul en orthographe… Néanmoins, l’orthographe n’est pas une invention uniquement destinée à faire enrager les enfants. Sans le savoir, apprendre l’orthographe vous apprend à penser. Plus vous maitrisez l’orthographe, mieux vous savez utiliser votre esprit. Ça vaut le coup de faire des efforts, non ? Et puis rassurez-vous ! Vous avez toute la vie pour faire des progrès.
Et pour répondre plus précisément à la question de Madeleine, le texte que l’auteur remet à l’éditeur est relu plusieurs fois par des super héros que l’on appelle “les correcteurs” et qui arrivent avec leurs yeux bionics à détecter toutes les fautes d’orthographe, mais également les erreurs de grammaire ou les lourdeurs de style.

Le journal de GurtyBertrand Santini est auteur et illustrateur de romans et d’albums. Son dernier roman, Le journal de Gurty, vacances en Provence, est sorti il y a peu chez Sarbacane. Avant cela, il a sorti, entre autres, Le Yark et Jonas le requin mécanique chez Grasset Jeunesse.
Retrouver ici l’interview que nous avons réalisée de lui.

Charlotte Moundlic :
Chère Madeleine,
pour pouvoir te répondre je dois te livrer un secret de fabrication…
afin de ne pas faire de fautes d’orthographe, l’auteur a une potion magique à deux ingrédients.
– Le premier d’entre eux, est un livre très précieux qu’on appelle un dictionnaire (!)
Il permet de vérifier les mots sur lesquels l’auteur a un doute.
– L’ingrédient suivant est absolument indispensable il s’agit du correcteur (ou une correctrice).
C’est une sorte d’humain surdoué qui connait toutes les règles de grammaire et autres pièges de notre chère langue française.
Ce dernier a un œil de lynx et son métier est de traquer, de vérifier et de corriger toutes les erreurs qui se cachent dans les textes.
C’est une personne impitoyable pour les fautes et très précieuse pour un auteur.
C’est ainsi que des gens qui ont fait des tas de fautes dans leurs dictées lorsqu’ils étaient enfants ont la possibilité d’écrire des histoires sans avoir de mauvaises notes.

Je suis le fruit de leur amourCharlotte Moundlic est auteure. Elle alterne les albums et les romans. Son dernier roman, Je suis le fruit de leur amour, est sorti chez Thierry Magnier, son dernier album, Le papa de Simon (d’après une histoire de Maupassant, illustré par François Roca), chez Milan.
Retrouvez l’interview que nous avons réalisée d’elle ici.

Jean-Luc Englebert :

Je fais encore des fautes d’orthographe quand j’écris la première version d’un texte, ensuite je corrige. Mon texte est ensuite à nouveau corrigé par mon éditeur.
Je faisais des fautes pendant les dictées mais en général je n’étais pas trop mauvais en orthographe. Juste dans la moyenne.

Donne-moi une histoireJean-Luc Englebert est auteur et illustrateur. Il vient de sortir Donne-moi une histoire (Pastel) dont il a fait le texte et les illustrations et Ulysse 15 de Christine Avel (l’école des loisirs) qu’il a illustré. À la rentrée, on découvrira Un ours à l’école (Pastel).
Son site : http://englebert.ultra-book.com/portfolio.

Annelise Heurtier :
En fait, tous les auteurs ne sont pas forcément des champions de l’orthographe. Bien sûr, certains sont très forts – à l’école, ils ne devaient pas faire de faute en dictée, comme tu le dis – mais d’autres sont « moyens », et certains sont peut-être même archi-nuls !
Heureusement, être mauvais en orthographe n’empêche pas d’écrire des livres et il existe tout un tas de techniques pour éliminer ces vilaines fautes… La plus efficace reste l’examen du texte par le correcteur/correctrice. Cet employé de la maison d’édition est une sorte de super-champion de l’orthographe. Son travail consiste à débusquer la moindre petite faute dans chaque manuscrit. Fautes d’orthographe, de grammaire, typographiques (qui concernent les majuscules et la ponctuation), de syntaxe (construction de la phrase), manque de clarté et de cohérence : rien ne lui échappe ! Enfin, le plus souvent 🙂

RefugesAnnelise Heurtier est auteure de romans et d’albums. Son dernier roman Refuges est sorti chez Casterman. Son dernier album, Combien de terre faut-il à un homme, chez Thierry Magnier.
Retrouver ici une interview que nous avions réalisée d’elle.
Le site d’Annelise Heurtier : http://histoiresdelison.blogspot.fr.

Cathy Ytak :
Aïe aïe aïe… De mon côté, lorsque j’étais à l’école primaire, je collectionnais les fautes d’orthographe et les zéros en dictée. Et, au collège, je ne comprenais rien au cours de grammaire. Cela ne m’a jamais empêché d’écrire ! Mais, une fois adulte, lorsque j’ai voulu faire de l’écriture un métier, j’ai repris des cours d’orthographe et de grammaire, pour m’améliorer. Aujourd’hui, cela va nettement mieux.
Il existe aussi des logiciels de corrections orthographiques, dans les ordinateurs, qui permettent de corriger certaines fautes. Mais ça ne suffit pas ! Lorsque l’on donne un manuscrit à un éditeur, lui-même va le confier à une personne que l’on appelle un « correcteur », ou une « correctrice ». Eux (ou elles) sont des spécialistes de l’orthographe et de la grammaire. Rien ne leur échappe ! Et ils sont irremplaçables. Tous les manuscrits des écrivains passent entre leurs mains (parfois deux fois de suite), pour donner un texte dans lequel il n’y aura plus aucune faute, même toute petite.

La seule façon de te parlerCathy Ytak écrit non seulement des romans jeunesse mais aussi des livres de cuisine. Et quand elle n’écrit pas ses propres histoires, elle traduit celles des autres ! Son dernier roman vient tout juste de sortir chez Nathan et s’intitule La seule façon de parler.
Son site : http://www.cathy-ytak.net.

Mymi Doinet :
Gamine, je n’étais pas une flèche en maths, mais assez championne en dictées. À ce propos, je conseille souvent aux pioupious qui me posent cette question que le bon moyen de devenir imbattable en orthographe, c’est de bouquiner encore et encore. Comme notre cerveau est un peu plus performant que celui d’un gentil poisson rouge, à force de les lire, les mots finissent par s’imprimer dans la mémoire de notre fantastique disque dur !

La tour Eiffel à New York !Mymi Doinet est auteure. Elle a notamment écrit la série Les animaux de Lou et Les copains du CP (tous deux chez Nathan). Elle vient de sortir la suite de La tour Eiffel à des ailes, La tour Eiffel à New York, illustré par Mélanie Roubineau chez Nathan là encore.
Son site : http://mymidoinet.blogspot.fr.

 

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Dis, tu peux lui demander… ? (Saison 2, 4/9)

Par 22 juillet 2015 Les invités du mercredi

Cet été, comme l’été dernier, vous pourrez lire, tous les mercredis, une question d’enfant et la réponse d’auteur-e-s, illustrateur-trice-s, éditeur-trice-s… Aujourd’hui, c’est une question de Raphaël, 12 ans : « Est-ce qu’on propose à un auteur de roman plusieurs choix d’illustrations pour la couverture ? ». Les auteur-e-s Bertrand Santini, Cathy Ytak, Stéphane ServantCécile Roumiguière, Annelise Heurtier, Clémentine Beauvais et Gaël Aymon et l’éditrice Mélanie Decourt ont accepté de lui répondre, vous découvrirez, en même temps que lui leurs réponses. Le journal de GurtyChacune des questions retenues fait en plus gagner un ouvrage à l’enfant qui l’a posée. Cette question permet donc à Raphaël d’avoir la chance de recevoir, grâce aux éditions Sarbacane, Le journal de Gurty, vacances en Provence de Bertrand Santini, un super roman qui nous a fait beaucoup rire ma fille et moi (et que nous avons chroniqué ici).


« Est-ce qu’on propose à un auteur de roman plusieurs choix d’illustrations pour la couverture ? » (Raphaël 12 ans)

Bertrand Santini :
Cela dépend des éditeurs. Certains auteurs – comme moi – ont la mauvaise habitude de fournir une couverture avec le texte, ce qui vire généralement en pugilat avec l’éditeur. D’autres auteurs, par contre, ont une manie pire encore, celle de se désintéresser tout à fait de cette question. Enfin, une majorité d’éditeur conçoivent la couverture sans demander l’avis de l’auteur. Celui-ci, généralement timide, la découvre en faisant “Oh, c’est formidable” alors qu’il la trouve parfaitement  hideuse.

Le journal de GurtyBertrand Santini est auteur et illustrateur de romans et d’albums. Son dernier roman, Le journal de Gurty, vacances en Provence, est sorti il y a peu chez Sarbacane. Avant cela, il a sorti, entre autres, Le Yark et Jonas le requin mécanique chez Grasset Jeunesse.
Retrouver ici l’interview que nous avons réalisée de lui.

Cathy Ytak :
Ma réponse va sûrement te surprendre, Raphaël… En effet, la plupart du temps, les éditeurs choisissent les couvertures des romans sans même demander l’avis des auteurs !
Ce sont donc les éditeurs qui choisissent les illustrateurs, et décident avec eux ce qui figurera sur la couverture. Les illustrateurs font alors des projets qu’ils remettent à l’éditeur. À ce stade-là, certains éditeurs envoient un ou deux projets à l’auteur pour lui demander son avis et recueillir ses commentaires. Ces éditeurs sont à l’écoute des auteurs qui peuvent ainsi demander à corriger quelques « erreurs » sur l’illustration (un personnage qui ne correspond pas à la description qui en est faite dans le livre, par exemple).
D’autres éditeurs, au contraire, n’envoient aux auteurs que la couverture achevée et prête à être imprimée. Dans ce cas, l’auteur est obligé d’accepter une couverture qui peut ne pas lui plaire. Et c’est très dommage !

La seule façon de te parlerCathy Ytak écrit non seulement des romans jeunesse mais aussi des livres de cuisine. Et quand elle n’écrit pas ses propres histoires, elle traduit celle des autres ! Son dernier roman vient tout juste de sortir chez Nathan et s’intitule La seule façon de parler.
Son site : http://www.cathy-ytak.net.

Stéphane Servant :
Oui Raphaël, effectivement, cela se passe généralement ainsi. L’éditeur propose une ou plusieurs couvertures et demande son avis à l’auteur. S’il y a des hésitations, c’est l’éditeur qui tranchera au final car c’est lui le maître d’œuvre : c’est lui qui va assurer la promotion du roman et il est donc important que l’image mette en valeur l’objet livre. Mais c’est évidemment un choix subjectif – l’auteur et l’éditeur peuvent avoir des points de vue très différents.
En ce qui me concerne, j’ai la chance d’avoir choisi les photos des couvertures de mes deux derniers romans. Comme j’aime beaucoup la photographie, je suis à l’affût du travail des jeunes créateurs. Je vais voir des expos, je furète sur Internet. Parfois, le travail de ces artistes résonne particulièrement avec des textes en cours d’écriture : ça a été le cas avec Louise Markise pour Le cœur des louves, et avec Laura Makabresku pour La langue des bêtes. Sylvie Gracia, mon éditrice aux éditions du Rouergue, a été sensible à leurs univers. Nous étions entièrement d’accord pour dire que ces photos feraient de ces livres de beaux objets. Et c’est ainsi que leurs images se sont retrouvées en couverture de mes romans !

La langue des bêtesStéphane Servant alterne les romans et les albums. Son dernier roman Chat par ci/Par par là est sorti au Rouergue. À la rentrée on pourra découvrir son nouveau roman, La langue des bêtes, au Rouergue toujours et son nouvel album, Ma mère illustré par Emmanuelle Houdart, chez Thierry Magnier.
Retrouvez ici l’interview que nous avons réalisée de lui.

Cécile Roumiguière :
L’auteur peut recevoir les esquisses de la couverture, un peu comme des brouillons, des propositions. Et il peut dire celle qu’il préfère, mais c’est l’éditeur qui décide. Parfois même, l’auteur peut suggérer le nom d’un illustrateur pour réaliser la couverture. Chez d’autres éditeurs, l’auteur ne découvre que la couverture finale, il ne pourra rien y changer. Les couvertures de romans font partie d’un ensemble, d’une collection, il faut que le lecteur repère les livres de la collection au premier regard, c’est pour ça que souvent c’est l’éditeur qui choisit tout seul la couverture. Mais il est important que l’auteur soit fier de la couverture de son roman, il va vivre avec elle un certain temps…

LilyCécile Roumiguière est auteure. Elle alterne romans et albums, elle vient d’ailleurs de sortir un roman chez La joie de Lire (Lily) et un album chez À pas de loups (Sur un toit un chat). À la rentrée, on découvrira Mon chagrin éléphant (Thierry Magnier).
Le site de Cécile Roumiguière : http://www.cecileroumiguiere.com.

Annelise Heurtier :
Cela dépend des livres et des éditeurs.
Parfois, l’éditeur n’implique pas du tout l’auteur, qui découvre (avec bonheur ou pas !) la couverture au moment de vérifier le BAT (Bon à Tirer, il s’agit de la maquette du livre juste avant qu’il soit imprimé).
D’autres fois, l’éditeur (ou le directeur artistique s’il y en a un dans la maison d’édition) montre à l’auteur les différentes pistes proposées par la personne qui réalise la couverture : graphiste, illustrateur, ou photographe. Et le choix se fait de manière concertée !

RefugesAnnelise Heurtier est auteure de romans et d’albums. Son dernier roman Refuges est sorti chez Casterman. Son dernier album, Combien de terre faut-il à un homme, chez Thierry Magnier.
Retrouver ici une interview que nous avions réalisée d’elle.
Le site d’Annelise Heurtier : http://histoiresdelison.blogspot.fr.

Clémentine Beauvais:
En général, non, on en propose un seul. L’auteur a vraiment très peu de marge de manœuvre sur la couverture – on peut parfois dire qu’on préfère tel ou tel choix de couleur, telle ou telle police d’écriture, mais ces décisions sont très largement faites par les éditeurs.

Les petites reinesClémentine Beauvais écrit des romans (le dernier : Les petites reines, sorti chez Sarbacane) et des albums (le dernier : Lettres de mon hélicoptêtre, chez Sarbacane également). À la rentrée, on découvrira Les bébés ça pue chez Hachette.
Retrouver ici l’interview que nous avions réalisée d’elle.
Le site de Clémentine Beauvais : http://www.clementinebeauvais.com.

Gaël Aymon :
J’ai rarement mon mot à dire sur quoi que ce soit, illustrations ou couverture ! Mais je pense que si je détestais un projet de couverture, l’éditeur essaierait de trouver autre chose. Ça ne m’est jamais arrivé. J’aime presque toutes les couvertures de mes livres, même si je ne les ai pas choisies.

Les héros oubliésGaël Aymon alterne romans (Le conte des trois flocons, chez Bayard, et Aux portes de l’oubli, chez Actes Sud Junior, viennent de sortir) et albums (Perce-Neige et les trois ogresses, chez Talents Hauts est le dernier en date).
Retrouver ici l’interview que nous avions réalisée de lui.
Le site de Gaël Aymon : http://gaelaymon.com.

Mélanie Decourt :
La couverture (comme le titre) d’un roman sont du ressort de l’éditeur. C’est lui qui à la fois connaît le contenu du roman et sait à quel type de lecteurs-lectrices on le destine, dans quel type de librairies on va le vendre et donc à quoi le livre doit ressembler pour attirer son public. C’est l’éditeur ou l’éditrice qui, en accord avec toute l’équipe (auteur-e, illustrateur-trice, graphiste, directeur-trice artistique, fabricant-e, directeur-trice du marketing, cf. question de Madeleine) va décrire le type de couverture qu’il imagine :
– avec une photo, une illustration ou juste le titre ?
– avec un effet de fabrication : vernis sélectif, fer à dorer, embossage, encre pantone… ?
– le genre du livre : humour, peur, imaginaire, historique… ?
– l’âge des lecteurs-lectrices,
– ce que l’on doit mettre en avant sur la couverture  : les personnages ? le décor ? le genre ?
Ensuite c’est le directeur artistique ou graphiste qui la réalise : il fait faire une illustration ou trouve une photographie, puis cherche une typographie pour le titre et place le tout ensemble. Il ou elle fait plusieurs propositions et il y a plusieurs étapes, on corrige, on recommence, on cherche… puis on trouve ! Quand on hésite entre deux projets, on demande son avis à l’auteur.

Mélanie Decourt est directrice éditoriale (albums et fictions) chez Nathan après avoir été éditrice chez Talents Hauts, maison qu’elle a co-fondée.
Retrouvez ici l’interview que nous avons réalisée d’elle.

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Deux romans totalement jubilatoires

Par 5 mai 2015 Livres Jeunesse

Il y a de nombreux points communs entre les deux livres du jour. Leurs auteurs écrivent merveilleusement bien, leurs personnages sont irrésistibles, leurs répliques font mouche, on n’a pas envie de les terminer et surtout ce sont, j’en suis certain, de futurs classiques.

Le journal de GurtyC’est les vacances, Gurty et Gaspard, son humain, viennent comme tous les ans se reposer à Aix-en-Provence. La petite chienne retrouve sa copine, la timide Fleur et le chat trop arrogant surnommé Tête de Fesse à cause de ses grosses joues. Au programme, chasse au rat, tentative de chute d’écureuil ou encore roulage dans la crotte. Cette année encore, Gurty va bien s’amuser !
Gurty c’est une petite chienne qui nous raconte ses vacances. On suit ses aventures en lisant ce journal totalement hilarant (je l’ai lu par chapitres à ma fille de 7 ans qui scandait des « Gurty ! Gurty ! » quand elle voyait arriver le livre). Les livres de Bertrand Santini ne ressemblent décidément à rien d’autre, ils ont généralement des cousins lointains (ici, on pense au Journal d’un chat assassin et à Garfield), mais il va là où personne n’ose. C’est parfois absurde (sans être totalement décalé), c’est parfois hilarant (sans être jamais lourd), c’est tendre et poétique. C’est surtout écrit avec une vraie plume. Peut-être plus grand public (à première vue en tout cas) que Le Yark ou Jonas, Le Journal de Gurty peut devenir un classique pour ceux qui aiment la littérature qui ne brosse pas dans le sens du poil. C’est typiquement le genre de livre de référence dont on se balancera des répliques (ici, « tête de fesse » ou « ui » sont devenus des privates jokes), le genre de livre qu’on va lire et relire (Gurty nous manque à peine le livre terminé), qu’on va connaître par cœur).
Un journal mordant, tendre et hilarant. Un personnage absolument irrésistible qu’on imagine bien en dessin animé. Gurty ! Gurty ! (comme dirait ma fille)
Attention : Le journal de Gurty ne sort que demain !
Le même vu par Le cabas de Za.

Caprices c est finiUn roi avait une fille totalement insupportable, chaque jour il se demandait qu’elle serait sa nouvelle lubie, son nouveau caprice. Il eut une idée (enfin, on l’a un peu aidé) pour s’en débarrasser : la faire se chercher un mari. Pas réellement pour qu’elle se marie, mais pour l’occuper. Il suffisait pour ça de proposer une épreuve impossible à réaliser aux prétendants. La princesse serait ainsi occupée toute la journée à voir défiler ces pauvres malheureux, elle n’aurait plus de temps pour ses caprices. Enfin, ça, c’était en théorie…
Le premier roman de Pierre Delye est un régal, il n’y a pas d’autres mots. Un conte de 300 pages follement réjouissant, jubilatoire. Quand on a vu Pierre Delye sur scène, on l’imagine bien faire les expressions de la princesse insupportable, parler à la façon des idiots (une de mes scènes préférées) ou de gens trop fiers d’eux, on entend sa voix, ses intonations. Le texte est un petit bijou à lire à haute voix. Les mots sont bien choisis, on sent que l’auteur maîtrise parfaitement la langue, qu’il joue avec. L’éditeur indique que c’est un roman « à partir de 9 ans bons lecteurs », je serai tenté (pour une fois) d’aller au-delà ! C’est typiquement le genre de roman qu’on peut lire aux enfants plus jeunes (je dirai 6-7 ans) à voix haute. C’est aussi typiquement le genre de roman qu’un adulte peut piquer à ses enfants et se régaler autant qu’eux ! S’il fallait faire des comparaisons, Caprices ? C’est fini !, c’est quelque part entre Roald Dahl et Christian Oster. Un roman qu’on dévore à toute vitesse, qui nous fait sourire tout seul dans le métro, qu’on a envie de recommencer à peine fini (c’est d’ailleurs ce que je vais faire, après l’avoir lu « pour moi » je vais le lire à ma fille de 7 ans).
Un petit bijou joliment illustré par Albertine.
Le même vu par La soupe de l’espace, Le tiroir à histoires, Un petit bout de bib(liothèque) et Les livres de Dorot’.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Bertrand Santini (Jonas le requin mécanique, Le Yark et L’étrange réveillon), de Pierre Delye (Les Musiciens de la Nouvelle-Brême, La drôle de maladie de P’tit Bonhomme, Ferme ton bec !, Les aventures de p’tit Bonhomme, La petite poule rousse, Mais il est où ce gros matou ? et La grosse faim de P’tit Bonhomme) et d’Albertine (Circus, Les robes, Le génie de la boîte de raviolis, Dada et À la montagne). Retrouvez aussi nos interviews de Bertrand Santini et d’Albertine.

Le journal de Gurty
de Bertrand Santini
Sarbacane dans la collection Pépix
9,90 €, 140×210 mm, 140 pages, imprimé en Italie, 2015.
Caprices ? C’est fini !
Texte de Pierre Delye, illustré par Albertine
Didier Jeunesse
14,20 €, 145×215 mm, 320 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.


Gabriel

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Les invité-e-s du mercredi : Bertrand Santini et Colas Gutman (+ concours)

Par 19 novembre 2014 Les invités du mercredi

C’est un mercredi piquant que je vous propose aujourd’hui. Deux invités qui n’écrivent pas des histoires mièvres ! Mon premier invité aime les réveillons avec les morts, les monstres qui mangent des enfants et les requins qui terrifient les populations : Bertrand Santini ! Le second aime les chiens pourris, les petites filles qui parlent comme des nouilles et les histoires pour endormir les parents : Colas Gutman. Le premier a accepté de répondre à mes questions, le second m’a accompagné en vacances et entre les deux il y a un concours… Bon mercredi !


L’interview du mercredi : Bertrand Santini

Bertrand SantiniNoël avec des revenants, monstre mangeur d’enfants, requin bon pour la casse… d’où viennent vos histoires ?
Je me rends compte que je raconte un peu toujours la même histoire. Je ne sais pas si c’est bon signe. Si, en fait, je crois que c’est bon signe. Toujours la même histoire, mais avec des ressorts différents. Et dans des genres différents. Avec Le Yark, j’ai joué avec le genre du conte. Avec des rimes et tout le tralala. Avec Jonas, j’ai voulu faire un texte formellement opposé, sans effet de style et concentré sur l’histoire et les péripéties. Mais dans presque tous les cas, mon personnage principal a un problème avec la réalité. Il convoque l’imaginaire pour s’en sortir. Ou pour se consoler, enfin bref, pour aller mieux. Sauf, qu’à un certain moment, cet imaginaire l’isole. Jusqu’à quel point l’imaginaire aide et renforce et à partir de quel moment il isole ou détruit ? Puisque ce thème revient sans cesse, je suppose qu’il me concerne. Et puis j’interroge aussi la question de l’imaginaire. La nature d’un rêve, d’un fantasme. Est-ce que ce n’est qu’une pure Le Yarkproduction du cerveau ou bien est-ce un lien que l’on noue avec des dimensions extérieures à notre monde ?

Ce sont ce genre de livres qui ont marqué votre enfance ?
Le genre d’univers, plutôt parce que j’étais plus cinéphile que lecteur. Mais ce qui est certain c’est que je choisis des histoires et des univers qui me fascinaient enfant. Le fantasme d’un auteur jeunesse — je crois — est d’imaginer comment l’enfant qu’on a été aurait réagi s’il avait découvert les livres qu’on a écrits. Quand je me dis que j’aurais VRAIMENT aimé lire cette histoire quand j’avais dix ans, alors je me dis que ça vaut le coup de l’écrire.

Justement, en parlant de cinéma, dans Jonas, votre dernier roman, le cinéma est très présent
Il y a bien sûr un clin d’œil aux Dents de la mer qui est un film qui me fascine encore, même à la cinquantième vision. Mais l’univers du cinéma n’est que le point de départ de cette histoire. Et le thème du livre n’a rien de commun avec le film. Ce qui m’intéressait dans cette histoire c’était d’évoquer le dilemme d’un Jonas le requin mécaniquepersonnage imaginaire. Nous, nous rêvons de nous transcender, de nous échapper du réel. Mais j’imagine que les personnages imaginaires, eux, rêvent de réalité. Cette réalité qui nous accable semble certainement magique pour ceux qui n’y ont pas accès. Ou pour ceux qui l’ont perdu. Un mort donnerait sans doute une fortune pour revivre la journée la plus ennuyeuse de sa vie, non ? C’est ça l’idée du livre, qui est résumée dans la dernière phrase du livre.

Quand on lit le Yark et Jonas (voire même L’étrange réveillon), on se dit que les humains n’ont pas le beau rôle, ou en tout cas ce n’est pas eux qui s’en sortent le mieux…
Les humains adorent se décrire comme des gens formidables. Moi, je trouve qu’on est des têtes à claques. L’espèce la plus nocive et inadaptée à des milliards d’années-lumière à la ronde. Individuellement, tout le monde est touchant. Mais vu d’en haut, vu comme une seule et même entité, l’humanité c’est un satané crabe ! Oui, on sait faire des pyramides et de beaux opéras, mais dans l’équilibre ça pèse pas lourd. Nous décrire de façon grotesque, ce n’est pas fait pour céder au cynisme ambiant, aussi nocif que des récits où l’homme est héroïque et l’enfant angélique. C’est l’esprit critique qui me paraît la chose la plus importante à transmettre. Pas le dégoût de soi ni le cynisme. L’humour et l’esprit critique.

Parlez-moi du processus L'étrange Réveillond’écriture.
Chacun a sa technique j’imagine. Et chacun construit sa propre méthode au fil de son expérience. La mienne est influencée par l’écriture du scénario, mon premier métier. Quand j’ai suffisamment d’éléments pour une histoire, un personnage, un problème, un ressort, un décor, j’établis un plan, je découpe en actes et en séquences. Je ne me fais pas assez confiance pour écrire sans connaître la fin. Comment écrire sans connaître la fin ? Pour moi, mystère ! Car je crois que dans une bonne histoire, la fin doit apparaître en filigrane dès le début de l’histoire, dans l’incipit même. Donc, la recherche du plan, du séquencier de l’histoire. Là, c’est vraiment la recherche des idées. Pour moi cette étape, c’est la nuit. Ça vient de l’hémisphère droit ces idées. Et l’hémisphère droit, pour moi, c’est la nuit qu’il fonctionne. Et quand je bloque, j’écoute de la musique ou je prends des douches. Et quand j’ai un super blocage, je prends une douche avec de la musique. Et à un moment, l’idée qui manque apparaît. Si elle n’apparaît pas au bout de plusieurs douches c’est que l’histoire n’est pas bonne, qu’elle était viciée et mieux vaut arrêter les frais. Et les douches. Quand soudain, il se passa quelque chose de plus terrible encoreDonc, quand on a son plan nickel, je dirai que le plus gros du travail est fait. Ensuite, c’est la rédaction. Ça c’est pour moi l’étape la plus pénible. Là, c’est un autre régime, une autre ambiance. C’est la partie gauche du cerveau qui travaille. La rédaction, c’est un travail du petit matin, à l’aurore, de 6 heures à 10 heures.

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur vos projets ?
J’ai trois livres qui vont sortir l’année prochaine. Ce sont trois projets sur lesquels je travaille depuis longtemps et qui, un peu par hasard, vont sortir de façon rapprochée. En mai, j’entame une collaboration avec Tibo Bérard et Pépix avec un livre 100 % joyeux que j’illustre moi-même et garanti sans mort, ni monstre. À l’automne, je retrouverai ma chère et fidèle Valeria Vanguelov et Grasset-Jeunesse avec un roman fantastique qui se passe dans un cimetière. 100 % garanti avec des morts et des monstres. Et puis une bande dessinée avec une histoire déclinée en deux tomes chez Delcourt, dans la magnifique collection de Barbara Canepa et Clotilde Vu, Métamorphose. Une histoire d’amour entre un jeune homme et le fantôme d’une femme qui pourrait être sa mère. Et garanti cette fois avec de la joie, des morts et des monstres. L’action se passe à Londres en 1899 et c’est Lionel Richerand qui est au dessin. Ses premières planches promettent un résultat tonitruant de beauté.

Bibliographie :

  • Jonas, le requin mécanique, roman illustré par Paul Mager, Grasset (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • L’étrange réveillon, album illustré par Lionel RicherandGrasset (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Quand soudain il se passa quelque chose de plus Magique encore, texte et illustration, Les éditions de la balle (2012).
  • Le yark, album illustré par Laurent Gapaillard, Grasset (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Une farce de la nature, texte et illustration, Les éditions de la balle (2011).
  • Quand soudain, il se passa quelque chose de plus terrible encore, texte et illustration, Les éditions de la balle (2011).
  • Moumoute n’est pas une fille !, album illustré par Lili ScratchyLes éditions de la balle (2010).
  • Chatofou, Tome 3 : Incognito a peur du noir !, album illustré par Lili ScratchyLes éditions de la balle (2010).
  • Pivoine ne sait pas dire non !, album illustré par Lili ScratchyLes éditions de la balle (2010).
  • Comment j’ai raté ma vie, album illustré par Bertrand Gatignol, Autrement (2009).

Concours :
Comme je vous le disais avant cette interview, grâce à Grasset je vais pouvoir offrir à l’un de vous le très bon roman Jonas, le requin mécanique de Bertrand Santini (que nous avons chroniqué ici). Pour participer, parlez-moi, en commentaire, d’un film qui vous a terrifié quand vous étiez enfants (ou qui a terrifié vos enfants). Je tirerai au sort parmi vos réponses. Vous avez jusqu’à mardi 20 h, bonne chance à tous !


En vacances avec… Colas Gutman

Régulièrement, je pars en vacances avec un artiste (je sais vous m’enviez). Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet artiste va donc profiter de ce voyage pour me faire découvrir des choses. On emporte ce qu’il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… 5 de chaque ! 5 albums jeunesse, 5 romans, 5 DVD, 5 CD, sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il veut me présenter et c’est lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci, c’est Colas Gutman qui s’y colle, merci à lui !
Allez en route !

5 albums jeunessemarcellin caillou

  • Marcellin caillou, Sempé
  • Joachim a des ennuis, Goscinny/Sempé
  • La petite bibliothèque, Maurice Sendak
  • Tous les Ariol, Boutavant/Guibert
  • Astérix/le tour de Gaule, Goscinny/Uderzo

5 romans

  • La cloche de détresse, Sylvia PlathLes choses, Perec
  • Pastorale américaine, Philip Roth
  • Les grandes espérances, Dickens
  • Les choses, Perec
  • Zazie dans le métro, Queneau.
  • Madame Bovary, Flaubert

5 DVD

  • Le ciel peut attendre/E.LubitschBaisers volés
  • La mort aux trousses/A. Hitchcock
  • Le messager/Losey
  • Les Marx brothers (pour l’ensemble de leur œuvre)
  • Les contrebandiers de Moonfleet /F.Lang
  • Baisers volés/F.Truffaut
  • Fanny et Alexandre/Bergman

5 CD

  • La Flûte enchantée, Mozart (Solti)La Flûte enchantée, Mozart (Solti)
  • Les noces de figaro (Solti)
  • Stevie Wonder, The definitive collection
  • Gregory Isaac, house of the rising sun

En fait, j’écoute peu de musique et je n’y connais rien.

5 artistes

Les peintres du Musée du Louvre (il y en a beaucoup plus que cinq et je m’y promène de temps en temps, le matin)

5 destinations

  • Les trottoirs du 20 ème arrondissement de Paris, entre Pelleport et la porte de Bagnolet (ils ont des petites lignes sur le bitume que les autres n’ont pas)
  • Le kiosko enselmo à Formentera (il n’existe plus)
  • La taverne aux brochettes de poulet sur l’île de Sifnos dans les Cyclades
  • Le port de Procida en face à Naples.
  • L’Ardèche du sud

Gutman colas © photo personnelleColas Gutman est auteur.

Bibliographie sélective :

  • Histoires pour endormir ses parents, roman dans la collection Mouche illustré par Delphine Perret, l’école des loisirs (2014).
  • Chien pourri à l’école, roman dans la collection Mouche illustré par Marc Boutavant, l’école des loisirs (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Chien pourri à la plage, roman dans la collection Mouche illustré par Marc Boutavant, l’école des loisirs (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Joyeux Noël Chien Pourri !, roman dans la collection Mouche illustré par Marc Boutavant, l’école des loisirs (2013).
  • Chien pourri, roman dans la collection Mouche illustré par Marc Boutavant, l’école des loisirs (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • La princesse aux petits doigts, roman dans la collection Mouche illustré par Marc Boutavant, l’école des loisirs (2012).
  • Les Vingt-cinq vies de Sandra Bullot, roman dans la collection Médiuml’école des loisirs (2012).
  • L’enfant, roman dans la collection Mouchel’école des loisirs (2011).
  • Les Super-héros n’ont pas le vertige, roman dans la collection Neufl’école des loisirs (2010).
  • La vie avant moi, roman dans la collection Mouche illustré par Delphine Perret, l’école des loisirs (2010).
  • Je ne sais pas dessiner, roman dans la collection Mouche, l’école des loisirs (2009).
  • Rose, roman dans la collection Neufl’école des loisirs (2009), que nous avons chroniqué ici.
  • Les aventures de Pinpin l’extraterrestre, roman dans la collection Mouche illustré par Véronique Deissl’école des loisirs (2008).
  • Les inséparables, roman dans la collection Neuf l’école des loisirs (2007), que nous avons chroniqué ici.
  • Rex, ma tortue, roman dans la collection Mouche illustré par Véronique Deiss, l’école des loisirs (2006).

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