La mare aux mots
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Cathy Ytak

Des histoires d’amour qui commencent, d’autres qui s’arrêtent

Par 12 octobre 2018 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, deux très bons romans dans lesquels il sera question d’amour…

Mon âme frère
de Gaël Aymon
Actes Sud Junior
13,90 €, 136×216 mm, 176 pages, imprimé en France, 2018.
Ce soir je le quitte / Ce soir je le fais
de Cathy Ytak
Rouergue dans la collection doado
8,50 €, 139×205 mm, 60 pages, imprimé en France, 2018.

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Du berger à la bergère : Cathy Ytak et Jo Witek

Par 15 août 2018 Les invités du mercredi

Cet été encore, on vous propose à nouveau la rubrique du berger à la bergère tous les mercredis. Cette rubrique vous avait tellement plu les deux derniers étés, nous nous devions de la reprendre (il faut dire qu’à nous aussi elle plaît beaucoup) ! Donc tous les mercredis jusqu’à la rentrée, ce sont des auteur·trice·s et des illustrateur·trice·s qui posent trois questions à un·e auteur·trice ou un·e illustrateur·trice de leur choix. Puis c’est à l’interviewé·e d’en poser trois à son tour à son intervieweur·euse d’un jour. Après Rémi Courgeon et Albertine, Martin Page et Éric Pessan, Alexandre Chardin et Lucie Pierrat-Pajot, Franck Prévot et Hélène Delbart, Jonathan Garnier et Mélanie Allag on continue ces mercredis de l’été avec Cathy Ytak qui a choisi de poser des questions à Jo Witek.

Cathy Ytak : Est-ce que le lieu où tu écris est important pour toi ?
Jo Witek : Longtemps j’ai écrit entre. Entre les jobs, les couches, les sorties et les entrées, entre le marché, le ménage, le salon et ma chambre, le café du matin et les goûters des enfants. 29 ans de ma vie en fait, j’ai écrit n’importe où, n’importe quand, n’importe quoi. J’ai aimé cet entraînement de jour et de nuit, ce vol de temps à la petite semaine, ce chinage des fins de journées, des week-ends, des siestes qu’on met dans ses poches pour avancer, progresser, faire et refaire son chemin d’écriture. Longtemps, j’ai aimé écrire aux terrasses des cafés. À Paris surtout, parce qu’ailleurs ce n’est pas pareil. Les terrasses de café d’écriture c’est Paris, c’est Sartre, de Beauvoir, Verlaine, Blondin, Queneau, Zola. Tous ont travaillé là. Quand j’ai vingt ans, je pense à eux à Paris quand je passe mon temps entre les théâtres, les boulots de serveuses, d’hôtesse, d’ouvreuses et les cours d’art dramatique. Quand j’ai vingt ans, j’écris au café, parfois même j’y passe mes journées, le patron est sympa, il me laisse travailler pour le prix d’un petit noir avec un verre d’eau. Plus tard, je troque le bar contre une table de cuisine et c’est là que je m’installe pour regarder pousser mes enfants. Facile la cuisine quand on n’a pas la place dans son appartement pour s’offrir cette fameuse « chambre à soi » dont parlait la sublime Virginia Woolf. Une cuisine c’est bien pour écrire, sentir, inventer entre deux petits plats, l’avant et l’après-midi. J’ai beaucoup aimé les arbres aussi, les jardins publics pour travailler. J’aime entendre les gens vivre fort. Intensément. Jouer au foot, à cache-cache, les amoureux s’aimer sur un banc public, les vieux avancer lentement, mais avancer quand même. Aujourd’hui les bancs publics sont mal foutus dans les mégapoles. Tout de travers. Inconfortables pour pas que les sans toits s’y installent trop longtemps. Le monde a peur d’eux. Les villes aussi. Comme si le danger venait de ceux qui n’ont rien qu’un bout d’espoir et une pomme à partager. Bref, à trente-cinq ans, j’ai quitté Paris, lasse de cette ville qui à mes yeux ne brillait plus. Et c’est là que j’ai goûté au plaisir d’avoir ma pièce. Mon bureau. Mon espace rien qu’à moi. C’est là que j’ai fini par arrêter les travaux de scénariste, journaliste et rédactrice pour devenir sans même m’en apercevoir une écrivaine à plein temps. Depuis, je m’y suis habituée. Dans mon bureau, je travaille enfermée, la fenêtre grande ouverte. Je travaille de jour. Les enfants ont grandi, je pourrais travailler n’importe quand, mais j’ai gardé mes horaires de maman. Je travaille comme les autres, c’est un travail comme les autres l’écriture, ni plus ni moins, pas plus haut ni plus bas. Un beau travail qui au fil des années a fini par me nourrir et je l’espère nourrir un peu les autres aussi.

Cathy Ytak : Est-ce que de lire tes textes à voix haute a changé ta manière d’écrire ?
Jo Witek : D’abord, j’ai aimé les mots des autres. Gamine, j’étais très timide, alors dire les mots des autres sans rougir, c’était une libération. Au tableau, en récitant les poésies de Péguy, Prévert, Rimbaud, je devenais autre. Plus sûre de moi. J’ai su très vite que les mots allaient me sauver la peau. Pour moi la littérature a d’entrée de jeu été sensuelle, sensorielle, je dirai physique et musicale. Ça ne s’est jamais passé dans la tête entre les livres et moi. Je n’ai pas non plus une relation sociale à la littérature, je ne lis pas pour briller, ni me cultiver, je lis pour mon corps, mon être profond, je me fous du reste, d’ailleurs souvent, je ne sais plus ce que j’ai lu, je peux oublier les titres parfois même les auteurs, qu’ils m’en excusent, c’est ainsi que je les aime à fleur de peau. En revanche, je n’oublierai jamais l’effet que m’a fait une page d’écriture. Tu vois Cathy, je n’oublierai jamais tes romans D’un trait de fusain ni Rien que ta peau. À sept ans, j’ai commencé à aimer lire à voix haute, à sept ans, j’ai commencé à écrire dans ma tête. J’ai su dès les classes primaires que ma place avait à voir avec ça. Cette fille timide au tableau, qui disait la poésie, le théâtre, qui faisait rire ou pleurer les copines et qui dans sa tête avait plein de réponses, pleines de monologues, de dialogues, de mots à crier. Ce sentiment peu à peu m’a portée vers l’écriture et j’ai commencé à tenir des journaux intimes, à écrire des lettres, quantité de lettres que je lisais le soir à voix haute dans ma chambre. À dix ans, j’ai écrit instinctivement comme un petit animal sauvage, en me moquant à nouveau des modèles, des règles, des genres. C’est ainsi que j’ai grandi. Entre la lecture orale et l’écriture en solitaire, avec entre les deux la littérature, sans même bien savoir ce que cela signifiait, la littérature. Lire à voix haute et écrire. Ce sont deux activités de survie que j’ai toujours menées de façon intriquée. Quand je lis un texte à voix haute, je suis au service du texte, c’est la comédienne d’autrefois qui revient. Même quand c’est mon texte. Surtout quand c’est mon texte d’ailleurs, autrement je n’oserai pas le lire ! Je suis incapable de relire à voix basse un de mes récits publiés. Impossible. En revanche, en lecture publique, je peux le faire, c’est un autre texte que le mien pour moi, il ne m’appartient plus, je n’ai plus rien à voir avec lui, pas plus qu’avec les autres. Donc pour répondre à ta question Cathy, la lecture à voix haute n’a pas changé ma façon d’écrire, elle en est à l’origine. J’ai toujours écrit à voix haute.

Cathy Ytak : Est-ce que tu imaginais Léon (l’extra petit terrestre) comme Stéphane Kiehl l’a dessiné ?
Jo Witek : L’écriture de l’album est particulière. Le processus porte en son sein la part de l’autre. Cette place qu’on doit laisser vide entre les lignes. Ces lignes qu’on devine inspirantes à l’image. Quand j’écris un texte d’album, je ne vois pas d’images. Je dirai même que je me refuse à en voir. Mais je sais qu’il y a la place. Un possible. Un terrain laissé pour la création de l’illustrateur. Léon, je ne savais pas à quoi il allait ressembler, en revanche quand Béatrice Decroix m’a parlé de Stéphane Kiehl et que j’ai vu son travail, j’ai foncé sur son stand à Montreuil pour le voir. Je l’ai rencontré ainsi, avec ce désir fou que ce soit lui et j’ai eu de la chance, ça a été lui. Il m’a dit « on va faire une histoire ensemble, on est en amour », une jolie façon de dire qu’on s’était trouvés et reconnus dans le travail. Il m’a dit aussi « ma fille adore tes textes, je ne peux pas refuser », c’était un sacré compliment. On en a fait deux, puisque Léon revient avec Le plus petit des grands explorateurs, publié chez Saltimbanques cette fois (nous avons naturellement suivi Béatrice dans sa nouvelle maison sur le projet qu’elle avait initié avec cœur.) J’aime beaucoup son Léon, il a su ne pas le dessiner trop enfant, il a compris que Léon était cet enfant timide et un peu impressionné par le monde que l’adulte porte en lui, enfin que pas mal d’adultes n’ont pas oublié. Ce fut le même fonctionnement avec Christine Roussey autour de la petite fille (Dans mon petit cœur, etc. La Martinière). Une évidence dès que j’ai vu son travail : c’était elle ! On en a fait sept, un par an comme un rendez-vous, là aussi on s’est trouvées, pas besoin de se parler, on se comprend tout de suite. J’ai une chance folle que mes éditeurs m’intègrent ainsi dans le choix, prennent le temps de chercher la personne, le trait, l’envie aussi de l’autre créateur de l’album. Avec Nathalie Choux, c’est un peu différent. Pour Dans la boutique de Madame Nou (Actes Sud Junior), j’avais envie que ce soit elle. Et là, il y a une jolie histoire. J’ai signalé mon désir à François Martin, mais discrètement et sans prévenir Nathalie qui est une amie. Le directeur artistique de la maison en lisant le texte a aussi pensé à elle. François lui a fait parvenir ainsi. Je ne sais même pas s’il savait que je connaissais très bien Nathalie. J’avais la trouille qu’elle refuse ! J’aime tant son travail. Et elle a dit oui tout de suite, elle est partie sur le texte et sa Madame NOU est exactement ma Madame NOU, je l’ai reconnue au premier dessin. C’était elle ! Une évidence. Une chance. Pour terminer avec Léon, ce qu’a proposé Stéphane est une véritable performance. Avec la découpe du cercle, il travaillait toujours sur quatre pages en même temps. Une contrainte folle, qui finalement l’a libéré, m’a-t-il dit. Ça se sent, je trouve dans le deuxième volume avec cette foule de détails et l’incroyable mouvement de l’album. C’est quasiment cinématographique ! J’espère qu’il te plaira, Cathy, car je sais que tu avais été très émue par le premier.

Jo Witek : Comment as-tu travaillé pour D’un trait de fusain ? Sur les souvenirs ? La documentation ? Quel temps prends-tu à la préparation d’un roman avant d’écrire un mot ? Ou est-ce les mots qui te font écrire ?
Cathy Ytak : Pour écrire D’un trait de fusain, j’ai d’abord fait appel à mes souvenirs… Puis j’ai rouvert un gros dossier où j’avais conservé beaucoup de documents datant de cette époque. Je crois que je pressentais déjà que nous vivions alors quelque chose qu’il ne faudrait jamais oublier. Mais j’ai mis plus de 25 ans avant d’oser regarder ce qu’il y avait dedans !
Les mots ne me font pas écrire… Je les appelle, au contraire, quand j’ai déjà la tête pleine de sensations, d’émotions, de souvenirs, de scènes possibles, de dialogues ébauchés et de couleurs… Ce n’est que lorsque tout cela commence à prendre une certaine cohérence que je cherche les mots, un peu comme une traduction du sensible.
Cela peut prendre du temps, ou pas. Certaines émotions sont si brutales, si vives, que l’écriture va se déclencher presque immédiatement.
Pour te donner un exemple… L’un de mes deux textes qui va être publié à l’automne aux éditions du Rouergue (un « boomerang ados »), est né d’une énorme colère, après avoir assisté à un fait-divers assez banal : un homme, en état d’ébriété, qui conduit sans permis, provoque un accident, fuit devant les gendarmes, se retrouve en cellule de dégrisement, et c’est son fils qui doit aller le chercher au commissariat, alors qu’il vient juste d’être lui-même papa. C’est donc sous le coup de la colère que je me suis mise à écrire. Dans ce texte, je parle, entre autres, de l’alcool, mais j’ai complètement oublié le fait-divers. J’ai juste gardé la colère comme un moteur pour mon écriture.

Jo Witek : Sais-tu toujours de façon évidente quelle idée prendra le dessus sur une autre pour déclencher le prochain roman ? Quand vient la certitude que c’est ça que tu dois écrire et pas autre chose ?
Cathy Ytak : Oh là là, cette question, Jo…
Celle que je me pose pile en ce moment !
Là, par exemple, je n’ai aucune idée de ce que seront mes mots dans les mois à venir. Et j’ai hâte de me retrouver face à ce moment à la fois étrange, inquiétant et très excitant où je vais me dire : Voilà, je vais partir dans telle direction…
J’ai toujours dans mes tiroirs quelques synopsis déjà écrits « pour quand j’aurai le temps ». Mais je ne sais jamais si ça va être celui-ci, ou celui-là, ou un tout autre surgit d’on ne sait où.
C’est vrai, parfois, comme je le disais plus haut, quelque chose vient brusquement bousculer ma vie et il faut que je réponde, vite, à cette sensation de déséquilibre, de colère ou d’émotion, par des mots. Parfois c’est au contraire un projet qui a mûri longuement, où tout s’ajuste petit à petit…
On touche là, à mon avis, le cœur même du processus de création, ce petit point de fusion invisible. Mais j’ignore tout de l’étincelle qui met le feu aux mots. Elle reste mystérieuse, insaisissable, et c’est peut-être tant mieux !
Ce qui est sûr, c’est qu’il y a toujours ce moment où je me dis : Voilà, c’est le moment d’embarquer… Et à ce moment-là, il n’y a plus de doute quant à la direction à prendre, comme s’il n’y en avait plus qu’une seule possible… Là, j’ai le cœur qui s’emballe… Je ne sais jamais le temps que va prendre la traversée, encore moins si elle sera sereine ou pleine de tempêtes, d’écueils, voire de naufrage ! Mais pourtant, je sais que c’est ce chemin-là que je dois prendre… même si je ne sais pas pourquoi.

Jo Witek : J’aimerais savoir si tu pourrais écrire sans la mer. J’ai l’impression qu’elle est ton socle comme elle le fut pour Duras, comme elle l’est pour Varda ou la romancière Florence Hinckel. Alors, la mer et toi dans ton processus d’écriture ?
Cathy Ytak : Oh la jolie question ! Cela va faire quatre ans que j’ai choisi la Bretagne comme port d’attache. Mes racines sont jurassiennes, mais l’eau est l’élément dont j’ai besoin pour me sentir bien. Sa présence à la fois me rassure et m’émerveille. C’était déjà comme ça lorsque je vivais près d’un très beau lac, dans le Haut-Doubs… Et c’est encore le cas aujourd’hui où la mer est à deux pas de chez moi.
Entre la mer et moi, donc, c’est une histoire qui s’apprivoise. Elle a été dans mes rêves très longtemps. Adolescente, je lisais énormément de récits de navigateurs et de navigatrices… j’ai voyagé avec ces livres sur toutes les mers du globe… Même si je ne navigue toujours pas. La mer, je l’aime du bord ! Ou bien dedans, mais près du bord, toujours. Peut-être parce que j’aime cette espèce d’entre-deux. L’eau mouvante et le sable sous mes pieds. L’élément liquide et l’élément solide. Parfois, je trouve mon corps pesant, mon esprit lourd, la vie épaisse et le monde terrifiant… Et l’eau me délivre de tout ça.
Lorsque je regarde la mer, ou bien lorsque je me baigne, le temps semble suspendu et régénérateur. Et curieusement, ce sentiment de me libérer de la pesanteur et de me régénérer est quelque chose que j’éprouve aussi lorsque j’écris.
Alors je ne sais pas si la mer est mon socle, mais elle est ma respiration profonde, intime. Je l’ai choisie comme on choisit un pays fluide et mouvant, un pays de contrastes. Aujourd’hui, les marées rythment mon écriture. Douces ou violentes, elles vont et viennent, si changeantes que je m’y retrouve en mouvement. Changeante moi aussi, sûrement.

Jo… merci pour tes questions, et pour tes mots en réponse à mes questions, si précieux. Eux aussi font voyager loin !
Et merci, Gabriel, d’avoir accueilli ce dialogue, dans cette belle Mare aux mots (tiens… encore de l’eau !!)

Bibliographie sélective de Jo Witek :

  • Sous mon arbre, album illustré par Christine Roussey, De la Martinière Jeunesse (2018), que nous avons chroniqué ici.
  • Léon Le plus petit des grands explorateurs, album illustré par Stéphane Kiehl, Saltimbanque (2018).
  • Mère, fille, mère, etc., coécrit avec Sylvain Goussot, Éditions du Pourquoi Pas ? (2018).
  • Allez, au nid !, album illustré par Christine Roussey, De la Martinière Jeunesse (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Mes p’tits cadeaux, album illustré par Christine Roussey, De la Martinière Jeunesse (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Léon, l’extra petit terrestre, album illustré par Stéphane Kiehl, De la Martinière Jeunesse (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Ma petite chambre, album illustré par Christine Roussey, De la Martinière Jeunesse (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Mes petites peurs, album illustré par Christine Roussey, De la Martinière Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Elles ont réalisé leur rêve, co-écrit avec Philippe Godard, De la Martinière Jeunesse (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Ma boîte à petits bonheurs, album illustré par Christine Roussey, De la Martinière Jeunesse (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Un hiver en enfer, roman, Actes Sud Junior (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Un jour j’irais chercher mon prince en skate, roman, Actes Sud Junior (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Dans mon petit cœur, album illustré par Christine Roussey, De la martinière Jeunesse (2013).
  • Mauvaise connexion, roman, Talents Hauts (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Les bras de papa, rien que pour moi, album illustré par Christine Roussey, De la martinière Jeunesse (2012).
  • Récit intégral (ou presque) d’une coupe de cheveux ratée, roman, Seuil (2012).
  • Moi dedans, moi devant : Le ventre de maman, album illustré par Christine Roussey, De la martinière Jeunesse (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Joli-cœur, roman illustré par Benjamin Strickler, Talents Hauts (2011).
  • Récit intégral (ou presque) de mon premier baiser, roman, Seuil (2009).

Bibliographie sélective de Cathy Ytak :

  • Les murs bleus, roman, Le Muscadier (2018).
  • Ça change tout !, album illustré par Daniela Tieni, L’atelier du poisson soluble (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • D’un trait de fusain, roman, Talents Hauts (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Tu vois, on pense à toi !, roman, Syros (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Moi et ma bande / Zélie et moi, roman coécrit avec Thomas Scotto, Rouergue (2017).
  • Libre d’être, album co-écrit avec Thomas Scotto, illustré par Thomas Scotto, Éditions du Pourquoi Pas ? (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Les mains dans la terre, roman, Le Muscadier (2016).
  • La Seule Façon de te parler, roman, Syros (2015).
  • 50 minutes avec toi, roman, Actes Sud Junior (2015), chroniqué ici.
  • Pas couché, roman, Actes Sud Junior (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Petits ruisseaux, album illustré par Vincent Mathy, Sarbacane (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Les aventures du livre de géographie qui voulait voyager avant de s’endormir, théâtre, Syros (2010).

Retrouvez Cathy Ytak sur :

Son site : http://cathy-ytak.fr
Son blog : http://blog.cathy-ytak.fr
Le site de L’Atelier du Trio : http://atelier-du-trio.net

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Des livres jeunesse LGBTQ+ [CHRONIQUE EN ACCÈS LIBRE]

Par 29 juin 2018 Livres Jeunesse

Demain, à Paris, aura lieu la marche des fiertés, l’occasion une nouvelle fois pour nous de mettre un coup de projecteur sur des livres qui mettent en avant des personnages homosexuels (que ça soit les héro·ïne·s des histoires ou leurs parents), bisexuels ou transgenres. Pour rappel, nous avons déjà fait deux chroniques sur le sujet ici et , nous avons un tableau pinterest regroupant les livres chroniqués et nous préparons un dossier très complet… mais en attendant ce dossier voici donc quelques livres avec des personnages LGBTQ+ ! Pour cette chronique, exceptionnellement, je serai parfois obligé de vous révéler la fin, car c’est parfois dans les dénouements que l’on comprend le rapport avec le thème de la chronique… j’espère que vous ne m’en voudrez pas !

Des albums…

Camille aime Baptiste. Avant Baptiste, d’autres ont fait battre son cœur, mais aujourd’hui c’est Baptiste et ça, ça change tout ! Camille pense à lui sans arrêt, lui écrit des poèmes et rougit en les lui donnant… ce qui fait aussi rougir Baptiste… car Baptiste aussi aime Camille. Au fait, Camille est un garçon, et alors, qu’est-ce que ça change ?
Très beau texte d’une autrice dont on aime beaucoup la plume, Cathy Ytak. Un texte extrêmement délicat, poétique, sensible. Et les illustrations de Daniela Tieni l’accompagnent à merveille. L’autrice joue avec la surprise (nos visions hétérocentrées penseront d’abord que Camille est une fille). On est loin ici des clichés et, contrairement à la plupart des livres sur le sujet, rien n’arrive de négatif aux deux héros de l’histoire. À noter que ici, et c’est tellement exceptionnel qu’il faut le signaler, on parle de bisexualité car les héros ont aussi été amoureux de filles.
Un très bel album sur deux garçons qui sont amoureux, avec un texte très poétique et des illustrations qui le sont tout autant.

TA TAAA !!! AVIS À LA POPULATION ! C’est le grand jour, aujourd’hui le prince Jean-Georges doit se marier, son père, le roi Grobull, l’a décidé ! Toutes les vaches du pays sont invitées à se présenter, afin que le prince choisisse son élue. Mais aucune ne lui plaît… Ce n’est pas grave, le roi convoque les truies, après tout il ne veut qu’une chose que son fils soit HEU-REUX ! Le prince sait avec qui il veut se marier… mais comment le dire à son père… Pourtant si celui-ci veut à ce point qu’il soit heureux, il devrait accepter…
Beaucoup d’humour et de magnifiques illustrations en volume (la marque de fabrique de Christian Voltz) dans cet album où le prince se mariera finalement avec son ami le bélier. Ici non plus il n’est pas question de harcèlement, d’amours tristes… mais juste d’oser le dire à son père (qui finalement ne le prendra pas si mal, le tout c’est que son fils soit heureux, non ?)
Un album plein d’humour, avec un texte dont la lecture à voix haute est un régal, pour rappeler que dans la vie, le plus important c’est d’être HEU-REUX !


À noter aussi la réédition (avec quelques micro-changements et un format plus petit) de BOUM BOUM et autres petits et GRANDS bruits de la vie de Catherine Latteux et Mam’zelle Roüge aux éditions Pourpenser. On avait chroniqué ici ce joli album (à l’époque où il est sorti chez Frimousse) où l’on croise un jeune garçon amoureux d’un autre jeune garçon.

Des BD…

Dans la vie de Bichon, il y a un nouvel instituteur (le fameux remplaçant super beau de l’année dernière), sa copine Agnès (qui cache un secret) et toujours le beau Jean-Marc (qui vit quelques moments pas très drôles), mais en ce moment y’a plus trop sa grande amie Myriam (qui n’a plus le droit de jouer avec Bichon, sa mère le lui interdit). Ce qui préoccupe notre jeune héros, c’est les lettres d’amour qu’il vient de recevoir. Qui est amoureux·euse de lui ? Et quels sont les secrets qui semblent ronger tout son entourage ?
Quel bonheur toujours de retrouver Bichon, le fan de princesse Ploum qui craque sur le beau Jean-Marc. David Gilson a créé un héros gay qui plaît énormément aux enfants ! Ses aventures sont pleines d’humour (et d’amour). Dans cet album, on parle comme toujours des stéréotypes de genre, mais ici on parle beaucoup des choses que l’on cache alors qu’on devrait tout simplement vivre en étant soi-même. La toute dernière planche nous fait un peu peur… Est-ce le dernier tome ? On n’espère pas !
Une BD pleine d’humour avec un jeune héros gay.

Végétaline est une princesse qui vit en haut d’une grande tour et souffre d’une maladie étrange. Codette a fui son pays en guerre avec ses parents. Lors d’une soirée chez Végétaline (où celle-ci est alitée comme d’habitude) et suite à un pari, Codette s’introduit dans la chambre de Végétaline pour l’embrasser… Sauf que ce baiser va déclencher chez les jeunes filles des choses auxquelles elles ne s’attendaient pas…
Bienvenue dans l’univers barré de Lisa Mandel, ici l’on croise des animaux transgéniques, des inventeurs fous qui aiment visiblement se déguiser en Bioman, des filles possédées par d’étranges phénomènes… Et au milieu de tout ça, une belle histoire d’amour entre deux filles. Ici, ça fait partie de l’histoire, personne ne s’étonne ou se choque de l’amour des deux filles… et ça fait du bien !
Une super BD avec des héroïnes amoureuses.

Un beau jour, Yaichi voit débarquer le mari de son frère, mort quelque temps plus tôt. Pour ce Japonais qui élève seul sa fille, l’arrivée que cet homosexuel canadien n’est pas une chose qui le réjouit, ses premières paroles sont d’ailleurs assez violentes. Pourtant très vite, entre les deux hommes les relations vont se pacifier, notamment grâce à la petite Kana et sa naïveté d’enfant.
Le mari de mon frère est un manga (qui se lit dans le sens japonais) mettant donc en scène un homme plutôt homophobe et le mari de son frère. Le héros de l’histoire va s’interroger au contact de son beau-frère sur sa vision des homosexuels et se rendre compte que certaines idées reçues sont idiotes. On parle aussi du deuil (d’autant plus difficile pour le jeune veuf, car son beau frère est le frère jumeau de son ancien mari et la ressemblance le trouble énormément). Le manga est entrecoupé de deux « petits cours de culture gay » plutôt amusants. À noter que l’auteur est artiste érotique gay et ça se sent dans la façon dont il dessine les corps masculins (mais rassurez-vous si certain·e·s prendront du plaisir à voir ces corps sublimés, les plus jeunes enfants ne verront rien d’érotique dans ces planches).
La cohabitation difficile (dans un premier temps), entre un Japonais pas très homophile, son beau-frère homosexuel et une petite fille pleine de vie.

Des romans pour les plus jeunes…

Il y a un nouveau à l’école, il s’appelle Camille. Les moqueries commencent déjà dès l’annonce de son prénom « Camille c’est un prénom de fille ! », mais le jeune garçon ne se vexe pas, il explique calmement que ça fonctionne pour les deux genres. Si Camille ne s’énerve jamais, c’est qu’il a une règle d’or : ne pas faire à autrui ce que l’on ne veut pas qu’on nous fasse. Mais pour certains de l’école, c’est encore un sujet de moquerie voire pire…
Camille a un secret que l’on découvrira à la fin du roman, il vit avec ses deux pères. On pourra peut-être regretter que l’explication de l’étrangeté de l’enfant soit qu’il soit élevé par deux hommes (même si au final, Camille est un enfant bien plus philosophe et plus réfléchi que ses camarades), mais voilà là un très beau petit roman accessible vraiment aux lecteurs et lectrices débutant·e·s (sur ce sujet, ce n’est pas si fréquent). On parle donc ici d’homoparentalité, mais aussi de tolérance, de harcèlement scolaire, d’entraide, des secrets entre ami·e·…
Un petit roman très bien écrit sur un jeune garçon qui grandit dans une famille homoparentale et sur les regards extérieurs sur cette famille-là.

L'amoureux de papa Son père et sa mère sont séparé·e·s, mais l’entente entre les deux est bonne. Donc tout se passe bien pour Amandine, mais un jour son père a une annonce à lui faire, il veut lui présenter quelqu’un qui compte beaucoup pour lui. Mais quand Amandine voit arriver son instituteur et que son père lui annonce que c’est son amoureux, son monde bascule.
Là aussi un petit regret (disons-le d’emblée pour passer vite à autre chose et ne pas se focaliser dessus), la mère parle de l’homosexualité de son ex-compagnon alors qu’il aurait peut-être été plus judicieux de parler ici de bisexualité (sexualité désespérément oubliée dans la littérature jeunesse où les choses doivent être ou noires ou blanches, visiblement), mais là encore c’est un joli petit roman, parfait pour les jeunes lecteurs et lectrices (texte court, simple, richement illustré). Ce qui est intéressant ici, en dehors du fait que là encore ça s’adresse aux plus jeunes et que ce n’est pas si courant, c’est le rejet de l’héroïne, les choses ne peuvent pas se passer ainsi, ce qui rend l’histoire totalement réaliste (pas d’angélisme). Le nouveau couple va vivre des moments difficiles, jusqu’à décider de rompre par amour pour la petite fille (mais rassurez-vous, les choses ne se finiront pas aussi mal).
Un roman qui sonne juste sur une petite fille pas contente que le nouvel amoureux de son père soit un garçon, qui plus est son instituteur !

Il a eu 16 ans et il écrit à son père. Il lui écrit qu’il est heureux qu’il y ait Ludovic dans sa vie, Ludovic qui a été là dès la mort de sa mère, à s’occuper de lui, comme un père, justement. Alors aujourd’hui il écrit à son père pour lui dire qu’il faut stopper les mensonges, qu’il sait que Ludovic et lui s’aiment, mais qu’il faut qu’ils le fassent au grand jour, qu’ils doivent se marier maintenant que cela est possible !
C’est une belle déclaration d’amour qu’on trouve dans Mariez-vous ! d’Alain Germain en quatre lettres (deux à son père, une à Ludovic et la dernière à son amoureuse à lui). Une déclaration d’amour d’un fils à son père et à l’homme qui, dans l’ombre, était l’amoureux de son père et s’est occupé de lui. Une invitation à vivre un amour au grand jour, à ne plus vivre caché. En fin d’ouvrage, on trouvera le texte de la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe.
Un roman court, mais fort, avec quatre belles lettres d’amour. Un bel hommage aux familles homoparentales.

Son oncle Mika il l’aime tellement. Toujours le mot pour rire, toujours attentif, attentionné. Alors Jérémie, sept ans, ne comprend pas pourquoi d’un coup il est sorti de sa vie, pourquoi il ne le voit plus. Il a bien surpris des paroles entre ses parents et ses grands-parents. Mais il ne les comprend pas. Que s’est-il passé ? Est-il mort ?
Gwladys Constant propose un très beau roman sur l’intolérance. Car ici l’oncle Mika a été rayé de la famille (avec interdiction de revoir son neveu) parce qu’il est homosexuel. Le texte est très joliment écrit et l’on se met à la place de cet enfant qui ne comprend pas, dans un premier temps, où est passé son oncle, et dans un second temps ce qu’il y a de mal à aimer les garçons… Rassurez-vous, il y aura quelqu’un qui saura apporter du bonheur à l’enfant (mais qui, comme dans la vraie vie, ne fera pas de miracles, la famille restera aussi bête et homophobe, malheureusement).
Un très joli roman, très bien écrit, sur la bêtise de l’homophobie dans une famille.

C’était en colonie de vacances, une fille avait fait battre son cœur. Il y avait eu les nuits où les duvets se rapprochaient, les confidences, la petite flamme dans les yeux devant la scène de baiser au cinéma. Et il y avait eu la dernière nuit de la colo, mais ça, c’est un secret…
Fallait-il mettre C’est notre secret dans cette chronique thématique, c’est un débat et je vous laisserai juger ! Car ici il n’est pas dit que la personne qui nous raconte cette histoire est une fille… mais il ne nous est pas dit que c’est un garçon non plus ! Raphaële Frier, en plus d’avoir une très belle plume, est très maline. Elle a écrit tout ce roman dans lequel on ne connaîtra jamais le genre du héros ou de l’héroïne. On pourra donc s’imaginer qu’il s’agit là d’une petite fille amoureuse d’une autre petite fille… moi c’est en tout cas ce que j’y ai vu.
Un très très beau petit roman, où l’on pourra voir une histoire d’amour entre deux filles… ou pas !

Des romans pour les plus grands…

Nous sommes en août 1947, le jeune Harvey Milk, 17 ans, vient de se faire arrêter par la police alors qu’il était juste en train de lire en bronzant dans un parc. Les rafles d’homosexuels sont de plus en plus fréquentes et Harvey a peur qu’on prévienne sa famille, sa mère ne sait pas que son fils aime les garçons. Quelques années plus tard, il deviendra pourtant l’un des plus célèbres défenseurs des droits des homosexuel·le·s, incitant ses semblables à annoncer leur homosexualité partout afin de faire avancer les choses.
Sorti dans la très bonne collection Ceux qui ont dit non, Harvey Milk, non à l’homophobie est bâti comme un roman. On rencontre ici cet homme, incarné au cinéma par Sean Penn dans le très beau film de Gus Van Sant, de sa jeunesse à sa mort (rappelons qu’il a été assassiné froidement par un homophobe). Le livre est un beau rappel des luttes passées et de celles qui sont encore à venir, d’ailleurs après l’histoire, l’ouvrage nous propose neuf pages sur l’homophobie, les victimes homosexuelles des camps nazis, les combats en France…
Un très beau roman pour rappeler qui était Harvey Milk ou pour rappeler combien la lutte contre l’homophobie reste une chose importante aujourd’hui.

Cent fois on le lui a dit. Cent fois. Qu’un garçon ne doit pas pleurer, qu’un garçon doit se battre pour se défendre, utiliser ses poings. Pourtant il n’y arrive pas. Il continue de pleurer quand on le frappe et ne réplique pas. Il encaisse. Il encaisse les « sale pédé », les autres qui tentent des records de side-kiks sur lui, la terre qu’on lui fait manger et les regards de son père qui font mal.
Une claque, voilà ce qu’est À copier 100 fois, une claque. Un roman court qui se lit d’une traite et dont on sort totalement secoué·e. Un roman extrêmement fort, écrit par une très belle plume (j’avoue que je n’avais jamais rien lu d’Antoine Dole avant ce roman), qui nous fait un nœud dans l’estomac. La relation entre le père et le fils, le harcèlement extrêmement violent dont est victime le jeune héros de 13 ans, ici tout fait mal. Voilà un livre qu’on devrait faire lire en classe…
Il paraît que les garçons ne doivent pas pleurer, je peux vous dire que moi j’ai versé des larmes en refermant celui-ci.

Nina a 15 ans, l’âge où les vacances avec les parents peuvent être de vraies galères… mais on n’a pas le choix. Pour Nina, ce voyage à Barcelone c’est quand même l’occasion de revoir le beau Jesus, un garçon qu’elle a embrassé sur la bouche la dernière fois qu’il et elle se sont vu·e·s… Mais les choses ne se passent pas comme prévu, Jesus est venu avec sa cousine et est plutôt distant, et Nina trouve un sac qui va lui faire faire de belles rencontres, de celles qui changent une vie.
C’est un très joli roman que nous propose Hélène Couturier aux éditions Syros. On y parle de la relation entre une mère et sa fille, entre une ado et sa petite sœur (un peu trop parfaite), des histoires d’amour des parents, des amours de vacances, mais aussi de transidentité. Car on trouvera ici un personnage transgenre que je trouve particulièrement intéressant (bien que le passage sur l’explication de la transidentité me semble un peu didactique). Toutefois, je trouvais intéressant de demander à quelqu’un qui, contrairement à moi, connait bien le sujet de la transidentité, d’avoir son regard sur ce roman. J’ai donc demandé à R (@libre__R sur twitter) son avis, le voici : « J’ai commencé à lire en ayant hâte de rencontrer ce personnage trans que je savais présent dans ce livre. J’ai donc vite déchanté en comprenant où menait l’intrigue : la transidentité comme révélation type « plot twist » vers la fin du roman. Ce personnage est un outil scénaristique pour les protagonistes, et il en devient inaccessible et peu crédible (surtout les propos et dialogues de personnages censés « savoir mieux »). Les questionnements et la réflexion de l’héroïne vont de naïfs à très pertinents, ce qui est cool ! Mais du coup c’était très étrange (et blessant) de voir que le personnage était mégenré jusqu’au bout. » Personnellement, j’ajouterai quand même que d’introduire un personnage transgenre dans ce genre de roman très grand public ne peut pas faire de mal et peut-être renseigner des gens qui connaissent peu le sujet (et on le sait, les haines viennent souvent du fait de ne pas connaître).
Un roman intéressant avec un personnage transgenre, mais qui décevra peut-être ceux et celles qui le liront en voulant lire un roman sur la transidentité.

Simon a 16 ans, il est homosexuel, mais personne ne le sait. Enfin, il y a Blue… Blue c’est un garçon de son lycée, mais il ne sait pas qui il est, ils échangent par mail suite à un message sur le blog du lycée. Et, même s’il ne connaît pas sa vraie identité, Simon craque sur Blue. Mais un jour, un camarade de Simon vient le voir pour lui dire qu’il a lu les mails…
Coup de cœur pour ce roman qui pourtant n’est pas de la grande littérature (on est proche de la lecture de plage, disons les choses), mais ici le suspense est très fort (mais qui est Blue ???), c’est bourré de scènes qui font du bien, c’est drôle, émouvant… Et puis, je dois l’avouer, j’ai versé quelques larmes au moment de la rencontre entre nos deux héros… C’est un roman que je n’arrivais pas à fermer (vous connaissez, le genre qu’on continue sur la route en sortant du métro pour en profiter encore quelques minutes) et j’ai été triste de quitter les héros… mais j’ai appris depuis l’existence d’une suite (Leah à contretemps) et je me réjouis d’avance de retrouver Simon. À noter que le livre sorti tout d’abord sous le joli titre Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens s’appelle désormais Love, Simon… comme l’adaptation qui vient de sortir au cinéma et que la jolie couverture a laissé place à l’affiche du film (ah les lois du marketing…).
Un roman extrêmement charmant, qui parle du coming out, des émois amoureux et de la découverte des codes du milieu homosexuel.

Ça change tout !
Texte de Cathy Ytak, illustré par Daniela Tieni
L’atelier du poisson soluble
16 €, 200×263 mm, 32 pages, imprimé en Espagne chez un imprimeur éco-responsable, 2017.
HEU-REUX !
de Christian Voltz
Rouergue
13,50 €, 230×210 mm, 40 pages, imprimé au Portugal, 2016.
BOUM BOUM et autres petits et GRANDS bruits de la vie
Texte de Catherine Latteux, illustré par Mam’zelle Roüge
Pourpenser
10,50 €, 160×240 mm, 32 pages, imprimé en France, 2018.
Bichon – T3 – L’année des secrets
de David Gilson
Glénat dans la collection Tchô ! La collec
10,50 €, 215×295 mm, 48 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2017.
Princesse aime princesse
de Lisa Mandel
Gallimard dans la collection Bayou
16,75 €, 175×245 mm, 124 pages, imprimé en Espagne, 2008.
Le mari de mon frère – T1
de Gengorah Tagame (traduit par Bruno Pham)
Éditions Akata dans la collection L
7,95 €, 130×180 mm, 180 pages, imprimé en Italie, 2016.
La règle d’or
d’Isabelle Minière
Éditions du Jasmin
8 €, 130×190 mm, 64 pages, imprimé en France, 2013.
L’amoureux de papa
Texte d’Ingrid Chabbert, illustré par Lauranne Quentric
Kilowatt dans la collection Les kapoches
7,30 €, 140×180 mm, 41 pages, imprimé en U.E., 2017.
Mariez-vous !
d’Alain Germain
Oskar Éditeur dans la collection Court-Mé-trage
6 €, 115×170 mm, 49 pages, imprimé en Europe, 2013.
L’oncle Mika
de Gwladys Constant
Oskar Éditeur dans la collection Court-Mé-trage
6 €, 115×170 mm, 48 pages, imprimé en Europe, 2014.
C’est notre secret
de Raphaële Frier
Thierry Magnier dans la collection Petite poche
3,90 €, 105×150 mm, 48 pages, imprimé en République Tchèque, 2018.
Harvey Milk – Non à l’homophobie
de Safia Amor
Actes Sud Junior dans la collection Ceux qui ont dit non
8 €, 112×177 mm, 96 pages, imprimé en France, 2014.
À copier 100 fois
d’Antoine Dole
Sarbacane dans la collection Mini-romans
6 €, 110×175 mm, 56 pages, imprimé en Bulgarie, 2015.
Trans Barcelona Express
d’Hélène Couturier
Syros dans la collection Hors-Série
15,95 €, 150×220 mm, 224 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2018.
Love, Simon (ou Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens)
de Becky Albertalli (traduit par Mathilde Tamae-Bouhon)
Hachette Roman
17 €, 135×215 mm, 320 pages, imprimé en Espagne chez un imprimeur éco-responsable, 2015.

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Les invité·e·s du mercredi : Cathy Ytak et Taï-Marc Le Thanh

Par 24 janvier 2018 Les invités du mercredi

Quel bonheur de recevoir aujourd’hui une autrice dont on aime tant le travail, Cathy Ytak ! Ses histoires sont généralement très fortes, et nous marquent. Son dernier roman, D’un trait de fusain, fait partie de ceux-là. Cela faisait longtemps que nous souhaitions l’interviewer, c’est maintenant chose faite. Ensuite, c’est avec un auteur que nous aimons beaucoup que nous partons en vacances, Taï-Marc Le Thanh. Bon mercredi à vous.


L’interview du mercredi : Cathy Ytak

Parlez-nous « D’un trait de fusain », comment est né ce roman ?
Ce roman est né d’une belle rencontre. Début 2015, Jessie Magana, directrice de la collection Les Héroïques, aux éditions Talents Hauts, m’a contactée pour savoir si j’avais envie d’écrire un roman ado pour cette collection qui, à l’époque, était encore en gestation. Nous avons discuté des thèmes et des époques qui m’intéressaient. Parmi ces thèmes, il y avait « les années sida » avec, en filigrane, une réflexion sur l’engagement militant. Pourquoi s’engage-t-on, lorsqu’on est adolescent, pour telle ou telle cause ? Quels sont les mécanismes qui se mettent en place à ce moment-là ?
D’autre part, depuis quelques années, j’écris sur le corps adolescent, sur la sexualité. Il y a beaucoup à dire, à écrire. C’est un enjeu majeur, un sujet qui concerne tous les ados. L’époque actuelle, en France, est assez paradoxale. Entre liberté d’aimer et retour au puritanisme… Peut-être parce que j’ai milité dès mon adolescence, je suis sensible à ça, et je suis persuadée, comme le dit si bien le Canard Enchaîné, que « la liberté ne s’use que quand on ne s’en sert pas ».
C’était aussi pour moi l’occasion de regarder ces années quatre-vingt, quatre-vingt-dix, ces « années sida », avec un certain recul. J’ai milité quelque temps à Act-up (dès sa création), je suis allée aussi dans une école d’art… Je viens d’une famille où le corps et la sexualité étaient tabous. Il y a pas mal de choses autobiographiques, dans ce roman, mais pas forcément là où on le pense !
Au final, j’ai eu la chance que ce livre soit porté par les éditions Talents Hauts. C’est un livre à la fabrication soignée, avec des rabats, et une superbe couverture signée Julia Wauters.

Comment avez-vous reçu l’accueil critique (vous avez eu énormément d’articles et tous dithyrambiques) ?
Dithyrambiques, je ne sais pas ! Mais c’est vrai, il y a une belle unanimité dans les nombreuses critiques reçues. Ce qui me touche particulièrement, dans ces articles, c’est l’émotion qui s’en dégage. Mon roman touche, émeut, bouleverse, et fait naître parfois des textes très personnels et superbes.
Pour moi, c’est aussi un énorme soulagement… Je n’ai jamais autant douté en écrivant un roman. Il pesait, sur mes épaules, tous les fantômes de cette époque que je porte avec moi ; les ami·e·s disparu·e·s trop tôt, les gens que j’ai aimés et que j’ai vus mourir. J’avais peur de les trahir, je ne pouvais pas les trahir, j’étais effrayée à l’idée de ne pas savoir parler d’eux, de ne pas arriver à transmettre ce qu’ont été pour moi et pour eux ces années-là, où le désespoir côtoyait le rire, la folie, la rage. Je me sentais vraiment responsable de ça… Je ne voulais pas me tromper de discours, pas « être à côté de la plaque ».
À cela s’ajoutaient mes interrogations sur la possibilité de faire passer un message de prévention, en partant d’une époque très éloignée pour les ados d’aujourd’hui. Ce que je raconte, c’est plutôt la vie de leurs parents, pas la leur ! Pourtant, je suis persuadée que certaines choses n’ont pas tant changé, et notamment les rapports amoureux.
Alors, toutes ces critiques, et aussi tous les mails et témoignages personnels que je reçois en marge de ce Trait de fusain, me rassurent et me font plaisir, évidemment. En même temps, c’est assez étrange parce que j’ai le sentiment que nous étions, dans ces années quatre-vingt, quatre-vingt-dix, plus seuls, plus isolés, et qu’il y avait bien moins de bienveillance… Quelle résonance aurait eu mon roman, s’il était paru dans ces années-là ?
C’est peut-être l’histoire qui veut ça… Il faut du temps pour regarder ce qu’on a vécu comme quelque chose qui est « passé dans l’Histoire ».
Le CNL m’a octroyé une bourse pour l’écriture de ce roman. Outre l’aspect pratique de pouvoir me dégager du temps pour l’écrire sans trop galérer financièrement, c’était aussi une reconnaissance de mon travail dans son ensemble, et cela tombait bien.
Je dois également ajouter que j’ai la chance d’avoir autour de moi des gens qui me soutiennent, et qui ont été là, pendant ces mois d’écriture. Je partais d’une matière sensible, de douleurs parfois pas complètement cicatrisées. Ils ont su m’encourager, écouter mes doutes, me rassurer et me tenir la main. Éric, Thomas, Gilles, Jessie… Je ne vous remercierai jamais assez !

J’aimerais aussi que vous disiez quelques mots sur le très joli roman Tu vois, on pense à toi !
Ce roman-là, pour les plus jeunes, est aussi né d’une rencontre. J’avais été invitée pour le salon du livre jeunesse « Aix Libris » sur l’île d’Aix, avec Thomas Scotto et Gilles Abier. Un salon extraordinaire dans un lieu incroyable… L’année suivante, j’y suis retournée juste pour une lecture publique… et je me suis offert une espèce de « résidence d’écrivain » sur mesure, avec un défi : écrire en cinq jours une histoire qui aurait l’île d’Aix pour cadre. Lorsque je suis arrivée sur l’île, je n’avais aucune idée de ce que j’allais écrire… Et puis, très vite, s’est imposée l’idée que mon histoire ne pouvait que tourner autour de l’amitié, mais aussi du rapport entre fiction et réalité.
J’ai tenu mon pari : j’ai écrit cette histoire en cinq jours… Je l’ai ensuite envoyée aux éditrices de chez Syros qui se sont montrées très enthousiastes. Mais le texte était trop court pour elles. Je l’ai donc étoffé pour en faire un vrai roman jeunesse, pour les 9-11 ans. Ce roman est dédié à Thomas et à Gilles, et c’est bien sûr un clin d’œil à mes amis, collègues et complices de L’Atelier du Trio, Thomas Scotto et Gilles Abier. Sans eux, ce roman n’aurait sans doute jamais vu le jour.

Comment naissent vos histoires ?
D’une espèce de nécessité à dire, à partager quelque chose. Il y a quelques années, je suis tombée sur cette phrase de Jean-Claude Mourlevat « Écris ce que toi seul peux écrire ». Et je suis d’accord avec ça. Nous avons tous et toutes nos particularités, notre histoire… Et c’est de ce matériau unique qu’il peut sortir quelque chose de singulier. J’ai longtemps souffert d’une sensibilité exacerbée. Elle m’a empoisonné la vie mais c’est elle qui, aujourd’hui, paradoxalement, me permet d’écrire des textes que l’on qualifie de « sensible ». Je reste à l’écoute du monde, de ses pulsations, de ses violences, de ses beautés cachées… Mes histoires naissent de ça, et s’en nourrissent.
Même si c’était encore plus vrai lorsque j’étais plus jeune, je crois que j’écris toujours pour mieux comprendre et appréhender le monde qui m’entoure, pour en dénoncer les travers, mais aussi, parfois, pour tenter de le ré-enchanter.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours et de la manière dont vous êtes venue à l’écriture ? 
J’ai quitté l’école à tout juste 18 ans avec un CAP de reliure manuelle. J’en ai profité pour prendre mon indépendance, et j’ai commencé à travailler. Je laissais derrière moi une adolescence chaotique, difficile, violente. L’écriture a toujours fait partie de ma vie. Elle a été un moyen de communication, de compréhension, de guérison, de partage, d’ouverture aux autres, et enfin de vrai plaisir. Adolescente, elle m’a permis de ne pas sombrer. Adulte, elle m’a donné de grandes joies. Je lui dois de superbes rencontres, des amitiés, des moments forts, inoubliables.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
Je n’ai pas vraiment de souvenirs de mes lectures d’enfant. Si ce n’est que, avant même de savoir lire et écrire, je « faisais semblant de lire », avec n’importe quel livre pris dans la bibliothèque de mes parents !
Lorsque j’étais ado, il n’y avait pas de romans spécifiques pour mon âge, et ceux pour adultes ne m’intéressaient pas beaucoup…
Le premier roman qui m’a vraiment marquée, c’était La maison des autres de Bernard Clavel. Je l’ai lu je devais avoir 13 ou 14 ans. Une révélation ! Tant au niveau de l’écriture que dans le thème traité (l’émancipation d’un apprenti pâtissier).
En revanche, il y avait, chez mes grands-parents, presque tous les livres des éditions Arthaud, et je les dévorais, tout comme mon frère aîné. Récits d’aventures, de voile, de voyages sur les mers, de navigations… Ce qui est drôle, c’est le résultat de ces lectures : dès qu’il a pu, mon frère s’est acheté un voilier… Alors que moi je n’ai jamais eu envie de naviguer… mais de vivre au bord de la mer, oui ! Au fond, les livres ont été, et sont encore, mes plus beaux voyages.
Dans le même temps, je lisais aussi tout ce que je trouvais sur la prison, le milieu carcéral. Je me sentais très peu libre, à l’adolescence… et je m’interrogeais beaucoup sur la privation de liberté. Sur les idées que l’on défend et qui peuvent mener en prison. J’avais des amis qui, à l’époque, refusaient de faire leur service militaire. Certains ont été incarcérés. Je me suis très tôt interrogée sur ça : jusqu’où suis-je prête à aller pour défendre mes idées ?

Que lisez-vous en ce moment ?
La mise à nu de Jean-Philippe Blondel. C’est un auteur que j’aime, tant en jeunesse qu’en adulte. Une musique de mots, douce, tranquille… et l’émotion qui surgit d’un coup, sans prévenir.
Je lis aussi, un peu en avant-première, le prochain gros roman de Gilles Abier qui sort en février chez Actes Sud : Stéréotypes. J’ai eu l’immense privilège de le voir s’écrire, et je suis heureuse de le relire sous sa forme définitive. C’est un vrai plaisir !

Sur quoi travaillez-vous actuellement ?
J’hésite à répondre à cette question… Je n’aime pas parler de mes textes en cours d’écriture. Non pas par superstition, mais parce que je ne suis jamais à l’abri d’une bonne ou d’une mauvaise surprise… Peut-être que le texte sur lequel je travaille en ce moment ne verra jamais le jour. Peut-être que demain je vais subitement en stopper l’écriture pour partir sur autre chose qui me semblera plus urgente… Peut-être que je vais mettre un an à le terminer, ou peut-être sera-t-il fini cette nuit et ne trouvera jamais d’éditeur… Trop d’incertitudes pour en parler… Mais une chose est sûre… En ce moment, j’écris. Avec mes doutes et mes interrogations, mais aussi avec plaisir, rage, détermination, et ténacité.
Ténacité… C’est un joli mot pour terminer cette interview, non ?

Bibliographie sélective :

  • D’un trait de fusain, roman, Talents Hauts (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Tu vois, on pense à toi !, roman, Syros (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Ça change tout !, album illustré par Daniela Tieni, L’atelier du poisson soluble (2017).
  • Moi et ma bande / Zélie et moi, roman coécrit avec Thomas Scotto, Rouergue (2017).
  • Libre d’être, album co-écrit avec Thomas Scotto, illustré par Thomas Scotto, Éditions du Pourquoi Pas ? (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Les mains dans la terre, roman, Le Muscadier (2016).
  • La Seule Façon de te parler, roman, Syros (2015).
  • 50 minutes avec toi, roman, Actes Sud Junior (2015), chroniqué ici.
  • Pas couché, roman, Actes Sud Junior (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Petits ruisseaux, album illustré par Vincent Mathy, Sarbacane (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Les aventures du livre de géographie qui voulait voyager avant de s’endormir, théâtre, Syros (2010).

Retrouvez Cathy Ytak sur :

Son site : http://cathy-ytak.fr
Son blog : http://blog.cathy-ytak.fr
Le site de L’Atelier du Trio : http://atelier-du-trio.net


En vacances avec… Taï-Marc Le Thanh

Régulièrement, nous partons en vacances avec un·e artiste. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à la·le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet·te artiste va donc profiter de ce voyage pour nous faire découvrir des choses. On emporte ce qu’elle·il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… Des livres, de la musique, des films… sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il·elle veut me présenter et c’est elle·lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci, c’est avec Taï-Marc Le Thanh que nous partons ! Allez, en route !

5 albums jeunesse :

  • Night Kitchen – Maurice Sendak
  • Caroline au Canada – Pierre Probst
  • ABC – Marion Arbona
  • Le Chien que Nino n’avait pas – Edward van de Vendel – Anton Van Hertbruggen
  • Quand papa était petit, il y avait des dinosaures – Vincent Malone – André Bouchard

5 roman :

  • Moravagine – Blaise Cendrars
  • Tokyo – Mo Hayder
  • Butcher Boy – Patrick McCabe
  • Les amants du Spoutnik – Haruki Murakami
  • 22/11/63 – Stephen King

5 DVD :

  • Bonnie & Clyde – Arthur Penn
  • Phantom of Paradise – Brian de Palma
  • Tandem – Patrice Leconte
  • Old Boy – Park Chan-Wook
  • Le tigre et la neige – Roberto Benigni

5 CD :

  • Chunga’s Revenge – Frank Zappa
  • White Pony – Deftones
  • The Way – Macy Gray
  • Music to make Love to Your Old Lady by – Lovage
  • Mute – Demians

5 artistes :

  • Henri de Toulouse-Lautrec
  • Francisco de Goya
  • Norman Rockwell
  • Jérôme Bosh
  • Jean-Léon Gérôme

5 BD :

  • Astérix Légionnaire – René Goscinny – Albert Uderzo
  • Akira – Katsuhiro Ôtomo
  • Saga – Brian K. Vaughan – Fiona Staples
  • Le grand pouvoir du Chninkel – Grzegorz Rosinski – JeanVan Hamme
  • Sin City – Frank Miller

5 lieux :

  • New-Orleans – Cimetière St-Louis
  • Portugal – Cap St-Vincent
  • Île d’Ouessant – Pointe de Pern
  • Sardaigne – Plage de Piscinas
  • Moscou – Gorki Parc

Taï-Marc Le Thanh est auteur.

Bibliographie (sélective)  :

  • Quetzalcoatl, album illustré par Eric Puybaret, Gautier-Languereau (2017).
  • Les 7 de Babylone – Tome 1 : La mémoire des Anciens, roman, Slalom (2017).
  • série Le Jardin des épitaphes, romans, Didier Jeunesse (2016-2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Le Carnaval Jazz des animaux, livre-CD, illustré par Rose Poupelain, raconté par Édouard Baer, musique de The Amazing Keystone Big Band d’après Camille Saint-Saëns, Gautier-Languereau (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Yéti, album illustré par Rebecca Dautremer, Gautier-Languereau (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • série Jonah, six tomes, Didier Jeunesse (2013-2015), que nous avons chroniqué ici et .
  • Elvis, album illustré par Rebecca Dautremer, Gautier-Languereau (2008).
  • Série Séraphin Mouton, albums illustrés par Rebecca Dautremer, Gautier-Languereau (2007-2008).
  • Cyrano, album illustré par Rebecca Dautremer, Gautier-Languereau (2005),
  • Babayaga, album illustré par Rebecca Dautremer, Gautier-Languereau (2003), que nous avons chroniqué ici.

Retrouvez le sur son site http://www.taimarclethanh.fr .

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Militer

Par 12 octobre 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on découvre deux livres très engagés. D’abord, un album dans lequel les animaux en ont plus qu’assez d’être maltraités par les humains, puis un roman poignant qui mêle art, premières amours, sida et débuts d’Act-Up.

La Déclaration
Texte de Michaël Escoffier, illustré par Stéphane Sénégas
Kaléidoscope
13 €, 190 x 280 mm, 32 pages, imprimé en Italie, 2017.
D’un trait de fusain
de Cathy Ytak
Talents Hauts
16 €, 148 x 210 mm, 256 pages, imprimé en Bulgarie, 2017.

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