La mare aux mots
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Charlotte Moundlic

Des séries

Par 7 août 2017 Livres Jeunesse

Les enfants aiment retrouver des héros et des héroïnes récurrent.e.s au fil de leurs aventures. Aujourd’hui, je vous propose de faire connaissance avec de nouvelles séries. Des héros et des héroïnes qui vont faire la joie de vos enfants.

Ça fait du bien de se lever le matin
Ça fait du bien une journée sans ma sœur

Textes de Charlotte Moundlic, illustrés par Charlotte Gastaut
Albin Michel Jeunesse dans la série Ça fait du bien
9,50 € chacun, 195×225 mm, 32 pages chacun, imprimé en France, 2017.
La sorcière Gros-derrière
La cabane de nuit

Textes d’Astrid Desbordes, illustrés par Pauline Martin
Nathan dans la série Max et Lapin
5,90 € chacun, 177×179 mm, 24 pages chacun, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2017.
Mölang et Piu Piu
Texte de Marie Manand, d’après les personnages de Hye-Ji Yoon
Père Castor dans la série Mölang
10 €, 220×285 mm, 24 pages, imprimé en Italie, 2016.
Wa-Wa à la ferme
Bon anniversaire Wa-Wa !

de Laura Wall (traducteur-trice non crédité.e)
Alice Jeunesse dans la série Wa-Wa
9,90 € chacun, 220×220 mm, 52 pages, imprimé en Turquie, 2015.
Le pommier de Cali
Cali à la montagne

Textes de Nancy Guilbert, illustrés par Cécile Vangout
Les éditions Éveil et découvertes dans la série Cali
9 € chacun, 185×185 mm, 32 pages chacun, imprimé en U.E., 2015 et 2016.
Suzon ne veut pas aller à l’école
Suzon part en pique-nique

Textes d’Émilie Chazerand, illustrés par Amandine Piu
Gulf Stream dans la collection Mes petits héros
9,50 € chacun, 188×189 mm, 24 pages chacun, lieu d’impression non indiqué, 2017.

You Might Also Like

Quelques romans

Par 14 avril 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose des romans, pour des âges différents.

La diamanterie ou les vacances d’une fille bancale
Texte de Laure Monloubou, illustré par Robin
Amaterra
12,50 €, 140×205 mm, 183 pages, imprimé en UE, 2017.
Le jour fantastique pourri de mon élection
Texte de Charlotte Moundlic, illustré par Ronan Badel
Albin Michel Jeunesse
7,90 €, 134×201 mm, 112 pages, imprimé en Espagne, 2017.
Les cousins Karlsson – carte au trésor et code secret
de Katarina Mazetti (traduit par Marianne Ségol-Samoy et Agneta Ségol)
Thierry Magnier dans la collection Gaïa
7,20 €, 120×180 mm, 250 pages, imprimé en France, 2017.
On ne mange pas son meilleur ami !
de Simona Lia (traduit par Marie Hermet)
Flammarion Jeunesse
12 €, 135×210 mm, 192 pages, lieu d’impression non indiqué, 2017.
De nos propres ailes
de Kinga Wyrzykowska
Bayard
14,90 €, 140×210 mm, 368 pages, imprimé en Italie, 2017.

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Dis, tu peux lui demander… ? (Saison 2, 5/9)

Par 29 juillet 2015 Les invités du mercredi

Cet été, comme l’été dernier, vous pourrez lire, tous les mercredis, une question d’enfant et la réponse d’auteur-e-s, illustrateur-trice-s, éditeur-trice-s… Aujourd’hui, c’est une question de Madeleine, 7 ans : « Comment font les auteurs pour ne jamais faire de fautes d’orthographe ? Est-ce qu’ils faisaient zéro faute dans leurs dictées quand ils étaient à l’école ? ». Les auteur-e-s Clémentine Beauvais, Bertrand Santini, Charlotte Moundlic, Jean-Luc EnglebertAnnelise HeurtierCathy Ytak et Mymi Doinet ont accepté de lui répondre, vous découvrirez, Mon chien qui pueen même temps qu’elle leurs réponses. Chacune des questions retenues fait en plus gagner un ouvrage à l’enfant qui l’a posée. Cette question permet donc à Madeleine d’avoir la chance de recevoir, grâce aux éditions du Seuil Jeunesse, Mon chien qui pue de Christine Roussey, un album aussi drôle que beau (et sans faute), que nous avions chroniqué ici.


« Comment font les auteurs pour ne jamais faire de fautes d’orthographe ? Est-ce qu’ils faisaient zéro faute dans leurs dictées quand ils étaient à l’école ? » (Madeleine 7 ans)

Clémentine Beauvais :
Ça dépend des auteurs! Moi j’adorais les dictées, d’autres les détestaient. En fait, ça n’a que peu d’importance, car les histoires que l’on écrit sont relues par des éditeurs ou des éditrices qui sont champion-nes en orthographe. Donc les fautes sont corrigées. Parfois on en oublie, et elles se retrouvent dans le livre fini. Argh!!! ça s’appelle des ‘coquilles’. Rien à voir avec les escargots…

Les petites reinesClémentine Beauvais écrit des romans (le dernier : Les petites reines, sorti chez Sarbacane) et des albums (le dernier : Lettres de mon hélicoptêtre, chez Sarbacane également). À la rentrée, on découvrira Les bébés ça pue chez Hachette.
Retrouver ici l’interview que nous avions réalisée d’elle.
Le site de Clémentine Beauvais : http://www.clementinebeauvais.com.

Bertrand Santini :
Non, les auteurs ne font jamais zéro faute et on peut avoir une belle imagination même si on est nul en orthographe… Néanmoins, l’orthographe n’est pas une invention uniquement destinée à faire enrager les enfants. Sans le savoir, apprendre l’orthographe vous apprend à penser. Plus vous maitrisez l’orthographe, mieux vous savez utiliser votre esprit. Ça vaut le coup de faire des efforts, non ? Et puis rassurez-vous ! Vous avez toute la vie pour faire des progrès.
Et pour répondre plus précisément à la question de Madeleine, le texte que l’auteur remet à l’éditeur est relu plusieurs fois par des super héros que l’on appelle “les correcteurs” et qui arrivent avec leurs yeux bionics à détecter toutes les fautes d’orthographe, mais également les erreurs de grammaire ou les lourdeurs de style.

Le journal de GurtyBertrand Santini est auteur et illustrateur de romans et d’albums. Son dernier roman, Le journal de Gurty, vacances en Provence, est sorti il y a peu chez Sarbacane. Avant cela, il a sorti, entre autres, Le Yark et Jonas le requin mécanique chez Grasset Jeunesse.
Retrouver ici l’interview que nous avons réalisée de lui.

Charlotte Moundlic :
Chère Madeleine,
pour pouvoir te répondre je dois te livrer un secret de fabrication…
afin de ne pas faire de fautes d’orthographe, l’auteur a une potion magique à deux ingrédients.
– Le premier d’entre eux, est un livre très précieux qu’on appelle un dictionnaire (!)
Il permet de vérifier les mots sur lesquels l’auteur a un doute.
– L’ingrédient suivant est absolument indispensable il s’agit du correcteur (ou une correctrice).
C’est une sorte d’humain surdoué qui connait toutes les règles de grammaire et autres pièges de notre chère langue française.
Ce dernier a un œil de lynx et son métier est de traquer, de vérifier et de corriger toutes les erreurs qui se cachent dans les textes.
C’est une personne impitoyable pour les fautes et très précieuse pour un auteur.
C’est ainsi que des gens qui ont fait des tas de fautes dans leurs dictées lorsqu’ils étaient enfants ont la possibilité d’écrire des histoires sans avoir de mauvaises notes.

Je suis le fruit de leur amourCharlotte Moundlic est auteure. Elle alterne les albums et les romans. Son dernier roman, Je suis le fruit de leur amour, est sorti chez Thierry Magnier, son dernier album, Le papa de Simon (d’après une histoire de Maupassant, illustré par François Roca), chez Milan.
Retrouvez l’interview que nous avons réalisée d’elle ici.

Jean-Luc Englebert :

Je fais encore des fautes d’orthographe quand j’écris la première version d’un texte, ensuite je corrige. Mon texte est ensuite à nouveau corrigé par mon éditeur.
Je faisais des fautes pendant les dictées mais en général je n’étais pas trop mauvais en orthographe. Juste dans la moyenne.

Donne-moi une histoireJean-Luc Englebert est auteur et illustrateur. Il vient de sortir Donne-moi une histoire (Pastel) dont il a fait le texte et les illustrations et Ulysse 15 de Christine Avel (l’école des loisirs) qu’il a illustré. À la rentrée, on découvrira Un ours à l’école (Pastel).
Son site : http://englebert.ultra-book.com/portfolio.

Annelise Heurtier :
En fait, tous les auteurs ne sont pas forcément des champions de l’orthographe. Bien sûr, certains sont très forts – à l’école, ils ne devaient pas faire de faute en dictée, comme tu le dis – mais d’autres sont « moyens », et certains sont peut-être même archi-nuls !
Heureusement, être mauvais en orthographe n’empêche pas d’écrire des livres et il existe tout un tas de techniques pour éliminer ces vilaines fautes… La plus efficace reste l’examen du texte par le correcteur/correctrice. Cet employé de la maison d’édition est une sorte de super-champion de l’orthographe. Son travail consiste à débusquer la moindre petite faute dans chaque manuscrit. Fautes d’orthographe, de grammaire, typographiques (qui concernent les majuscules et la ponctuation), de syntaxe (construction de la phrase), manque de clarté et de cohérence : rien ne lui échappe ! Enfin, le plus souvent 🙂

RefugesAnnelise Heurtier est auteure de romans et d’albums. Son dernier roman Refuges est sorti chez Casterman. Son dernier album, Combien de terre faut-il à un homme, chez Thierry Magnier.
Retrouver ici une interview que nous avions réalisée d’elle.
Le site d’Annelise Heurtier : http://histoiresdelison.blogspot.fr.

Cathy Ytak :
Aïe aïe aïe… De mon côté, lorsque j’étais à l’école primaire, je collectionnais les fautes d’orthographe et les zéros en dictée. Et, au collège, je ne comprenais rien au cours de grammaire. Cela ne m’a jamais empêché d’écrire ! Mais, une fois adulte, lorsque j’ai voulu faire de l’écriture un métier, j’ai repris des cours d’orthographe et de grammaire, pour m’améliorer. Aujourd’hui, cela va nettement mieux.
Il existe aussi des logiciels de corrections orthographiques, dans les ordinateurs, qui permettent de corriger certaines fautes. Mais ça ne suffit pas ! Lorsque l’on donne un manuscrit à un éditeur, lui-même va le confier à une personne que l’on appelle un « correcteur », ou une « correctrice ». Eux (ou elles) sont des spécialistes de l’orthographe et de la grammaire. Rien ne leur échappe ! Et ils sont irremplaçables. Tous les manuscrits des écrivains passent entre leurs mains (parfois deux fois de suite), pour donner un texte dans lequel il n’y aura plus aucune faute, même toute petite.

La seule façon de te parlerCathy Ytak écrit non seulement des romans jeunesse mais aussi des livres de cuisine. Et quand elle n’écrit pas ses propres histoires, elle traduit celles des autres ! Son dernier roman vient tout juste de sortir chez Nathan et s’intitule La seule façon de parler.
Son site : http://www.cathy-ytak.net.

Mymi Doinet :
Gamine, je n’étais pas une flèche en maths, mais assez championne en dictées. À ce propos, je conseille souvent aux pioupious qui me posent cette question que le bon moyen de devenir imbattable en orthographe, c’est de bouquiner encore et encore. Comme notre cerveau est un peu plus performant que celui d’un gentil poisson rouge, à force de les lire, les mots finissent par s’imprimer dans la mémoire de notre fantastique disque dur !

La tour Eiffel à New York !Mymi Doinet est auteure. Elle a notamment écrit la série Les animaux de Lou et Les copains du CP (tous deux chez Nathan). Elle vient de sortir la suite de La tour Eiffel à des ailes, La tour Eiffel à New York, illustré par Mélanie Roubineau chez Nathan là encore.
Son site : http://mymidoinet.blogspot.fr.

 

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Dis, tu peux lui demander… ? (Saison 2, 2/9)

Par 8 juillet 2015 Les invités du mercredi

Cet été, comme l’été dernier, vous pourrez lire, tous les mercredis, une question d’enfant et la réponse d’auteur-e-s, illustrateur-trice-s, éditeur-trice-s… Aujourd’hui, c’est une question de Raphaël, 12 ans : « À propos du titre d’un livre, est-ce que celui-ci est trouvé avant de commencer à écrire ou après ? Est-ce que ça pose parfois problème à l’auteur d’en choisir un ? Est-ce que l’éditeur peut demander à en trouver un autre ? ». Les auteur-e-s Jean-Luc Englebert, Charlotte Moundlic, Annelise Heurtier, Clémentine Beauvais, Gaël Aymon, Ghislaine Roman et Cécile Roumiguière et les éditrices Mélanie Decourt, Christelle Renault et Odile Josselin ont accepté de lui répondre, vous découvrirez, en même temps que lui leurs réponses. Chacune des questions retenues fait en plus gagner La pyramide des besoins humainsun ouvrage à l’enfant qui l’a posée. Cette question permet donc à Raphaël d’avoir la chance de recevoir, grâce à l’école des loisirs, La pyramide des besoins humains de Caroline Solé, un super roman qui raconte l’histoire d’un jeune SDF qui va devenir le héros d’une téléréalité.


« À propos du titre d’un livre, est-ce que celui-ci est trouvé avant de commencer à écrire ou après ? Est-ce que ça pose parfois problème à l’auteur d’en choisir un ? Est-ce que l’éditeur peut demander à en trouver un autre ? » (Raphaël, 12 ans)

Jean-Luc Englebert :
Le titre peut être trouvé au moment où j’invente l’histoire.
Mais le plus souvent je le trouve une fois que mon texte est écrit, voire même tout à la fin au moment de rendre mes illustrations à mon éditrice.
J’ai souvent du mal à trouver le bon titre, et j’en discute beaucoup avec Odile Josselin (éditrice chez Pastel).
Parfois je trouve un titre et mon éditrice me demande de le changer.
Ça arrive.
Parfois c’est juste un mot qui change : j’avais trouvé « Raconte-moi une histoire » et mon éditrice a préféré « Donne-moi une histoire ».

Donne-moi une histoireJean-Luc Englebert est auteur et illustrateur. Il vient de sortir Donne-moi une histoire (Pastel) dont il a fait le texte et les illustrations et Ulysse 15 de Christine Avel (l’école des loisirs) qu’il a illustré. À la rentrée, on découvrira Un ours à l’école (Pastel).
Son site : http://englebert.ultra-book.com/portfolio.

Charlotte Moundlic :
Cher Raphaël,
me concernant c’est pour chaque livre différent.
Il arrive que je n’aie pas d’idée de titre ou alors qu’elle soit mauvaise.
À ce moment-là s’engage une discussion avec l’éditeur où chacun donne ses propositions.
On dit tout ce qui nous passe par la tête, ça part dans tous les sens et puis d’un coup, il y en a un qui sort du lot et devient évident. On finit toujours par tomber d’accord.
Le pire c’est quand tout le monde trouve que le titre est bien, et qu’on réalise qu’il est déjà utilisé pour un autre ouvrage.
C’est alors très compliqué d’en trouver un autre, d’avoir une autre idée alors qu’on sait qu’elle est bonne.
Et même si on en trouve toujours un autre, on garde un petit regret pour celui qu’on n’a pas pu utiliser.

Je suis le fruit de leur amourCharlotte Moundlic est auteure. Elle alterne les albums et les romans. Son dernier roman, Je suis le fruit de leur amour, est sorti chez Thierry Magnier, son dernier album, Le papa de Simon (d’après une histoire de Maupassant, illustré par François Roca), chez Milan.
Retrouvez l’interview que nous avons réalisée d’elle ici.

Annelise Heurtier :
Bonjour Raphael !
Cela dépend des cas ! Pour chaque livre, le processus de choix du titre est une nouvelle aventure. Parfois, le titre s’impose de lui-même à l’auteur, avant même qu’il ne commence à rédiger, ou dès les premiers chapitres.
Parfois, c’est plus difficile. On hésite entre-deux, ou même, on ne trouve rien… Mon éditrice est d’avis que cela n’est pas bon signe : quand on n’a absolument aucune idée de titre, selon elle, c’est que l’histoire n’est pas claire ! Je crois qu’elle a raison.
En tous cas, le rôle de l’éditeur est déterminant : il valide ou non le titre (il doit d’ailleurs s’assurer qu’il ne s’agit pas d’un titre déjà utilisé pour un autre livre), aide l’auteur à en trouver un autre si besoin. Car le titre, comme l’image de couverture, est un élément très important. Il doit être accrocheur, facile à mémoriser, original, tout en représentant bien le roman et son style. Son choix est souvent propice à de nombreux débats  : doit-on choisir un titre un peu mystérieux, qui ne révèle rien de l’intrigue, ou à l’inverse, doit-on déjà faire en sorte que le lecteur comprenne de quoi il retourne… C’est aussi un peu subjectif, d’où les difficultés que l’on rencontre parfois pour se mettre d’accord sur un choix !

RefugesAnnelise Heurtier est auteure de romans et d’albums. Son dernier roman Refuges est sorti chez Casterman. Son dernier album, Combien de terre faut-il à un homme, chez Thierry Magnier.
Retrouver ici une interview que nous avions réalisée d’elle.
Le site d’Annelise Heurtier : http://histoiresdelison.blogspot.fr.

Clémentine Beauvais:
Ça dépend des livres ! Parfois, on trouve le titre tout de suite, voire avant même de commencer à l’écrire – c’est le meilleur cas de figure, parce que ça veut généralement dire qu’il est très bien, et qu’on n’a pas à se tracasser plus longtemps. Par exemple, pour mon livre Comme des images, j’avais le titre en tête depuis le début. Parfois, on met des semaines, voire des mois à trouver un bon titre. Ça peut être très stressant. Et oui, l’éditeur peut exiger de changer le titre et mettre un titre qui lui convient –  Les petites reines par exemple s’appelait « Les trois boudins » et l’éditeur ne voulait pas de ce titre-là !

Les petites reinesClémentine Beauvais écrit des romans (le dernier : Les petites reines, sorti chez Sarbacane) et des albums (le dernier : Lettres de mon hélicoptêtre, chez Sarbacane également). À la rentrée, on découvrira Les bébés ça pue chez Hachette.
Retrouver ici l’interview que nous avions réalisée d’elle.
Le site de Clémentine Beauvais : http://www.clementinebeauvais.com.

Gaël Aymon :
Je trouve certains titres avant même d’écrire l’histoire, comme « Le fils des géants ». Pour le roman Ma réputation, par exemple, j’ai terminé l’écriture sans avoir de titre et j’ai cherché les mots dans le texte qui résumaient le mieux l’histoire. Et puis il y a les titres sur lesquels on n’est pas tout de suite d’accord, l’éditeur et moi. Parfois, c’est l’éditeur qui finit par trouver le bon. Ça m’arrive très rarement je dois dire mais c’est le cas du roman Une place dans la cour.

Les héros oubliésGaël Aymon alterne romans (Le conte des trois flocons, chez Bayard, et Aux portes de l’oubli, chez Actes Sud Junior, viennent de sortir) et albums (Perce-Neige et les trois ogresses, chez Talents Hauts est le dernier en date).
Retrouver ici l’interview que nous avions réalisée de lui.
Le site de Gaël Aymon : http://gaelaymon.com.

Ghislaine Roman:
Choisir le tire d’un album, ce n’est pas rien. C’est un peu comme choisir le prénom d’un enfant. Ces mots vont le désigner pendant un temps qu’on espère, bien sûr, le plus long possible.
Parfois, quand j’écris un texte, le titre me vient en tête, comme ça, sans crier gare, en douce. Il s’impose à moi. Il semble évident. C’est ce qui s’est passé par exemple pour La poupée de Ting-Ting. À aucun moment je n’ai envisagé que cet album puisse s’appeler autrement.
Ce n’est pas toujours le cas. D’autres titres connaissent de drôles d’aventures. La mémoire de mon ordinateur en garde fidèlement la trace. Jusqu’à cinq titres en cours d’écriture ! Et au final, un sixième sur la couverture !
Quel est l’enjeu, au fond ? Il faut que les mots choisis en disent un peu, mais pas trop. Qu’ils donnent envie d’en savoir plus et qu’ils guident un peu le lecteur dans son choix. Ils ne doivent pas le tromper, l’égarer… mais ils doivent aussi le surprendre. Ce n’est pas si simple. D’autant plus qu’il sort des milliers de livres chaque année et que parfois, le titre est déjà pris. Ainsi Un jour, deux ours s’appelait à l’origine « Une rencontre ». Mais en consultant les bases de données en ligne, nous nous sommes aperçus que beaucoup de livres s’appelaient ainsi. Nous avons donc décidé de le changer pour lui donner une meilleure visibilité.
Il m’arrive aussi de ne pas trouver d’idée de titre. Bien sûr, j’en écris un en en-tête de mon manuscrit mais je sais qu’il ne convient pas, qu’il va falloir en discuter. C’est un titre « martyre », un titre dont je sais qu’il est provisoire et qu’il va donner l’occasion de réfléchir avec l’éditeur. On en parle ensemble, et il est même arrivé que ce soit l’illustrateur qui en suggère un et qu’il soit choisi. Cela s’est produit deux fois et j’ai trouvé ça génial.
Le plus douloureux, c’est le titre qu’on aime, dont on est fier… et qui se voit refusé ou modifié par l’éditeur. C’est un moment de frustration qui ne dure pas mais qui est tout de même très agaçant.
C’est ce qui m’est arrivé pour un de mes prochains albums et cela m’a tenue éveillée une nuit entière. J’en ai parlé avec des amis auteurs, illustrateurs et tous m’ont dit qu’ils avaient connu la même déception au moins une fois. Cela m’a aidée à prendre du recul et maintenant tout cela me paraît un peu dérisoire. Je comprends la position d’un éditeur. Cela coûte cher de faire un livre alors bien sûr, il essaye de mettre toutes les chances de son côté, du côté du livre, et donc de mon côté aussi. Parfois, c’est moi qui gagne la partie et je n’en suis pas mécontente. Pour OUF ! par exemple, j’ai tenu bon et le titre n’a pas été changé !
Un dernier point : en littérature de jeunesse, le rapport que le titre entretient avec l’image de la couverture est essentiel. S’ils se complètent bien, si « ça colle », cela crée une sorte d’énigme qui donne envie de tourner les pages et de partir à la découverte de l’histoire. C’est une chimie un peu mystérieuse et le rôle du graphiste est très important.
Tu vois, Raphaël, qu’on parle du titre ou d’un quelconque aspect d’un album, on finit toujours par arriver à la même conclusion : tout seul, on ne peut rien. Faire un livre, c’est un sacré travail d’équipe !

Ouf !Ghislaine Roman est auteure. Son album Un jour, deux ours (illustré par Antoine Guilloppé et édité par Gautier Languereau) vient de ressortir et son tout dernier album, Ouf ! (illustré par Tom Schamp et édité par Milan) est sorti le mois dernier.
Retrouvez Ghislaine Roman sur son site : http://www.ghislaineroman.fr.

Cécile Roumiguière :
Le titre arrive… quand il veut. Parfois, on commence à écrire une histoire à partir d’un titre, à partir de deux ou trois mots qui mis ensemble ouvrent tout un univers. D’autres fois, à la fin de l’écriture, on ne sait toujours pas comment s’appellera le livre, et l’éditeur peut donner son avis, bien sûr. Certains éditeurs même, adorent trouver des titres. Entre les deux, souvent, on hésite, on trouve un titre en cours d’écriture, puis il change. Et souvent, à la fin, ce sont les « commerciaux », c’est-à-dire ceux qui présentent nos livres aux libraires pour qu’ils aient envie de les proposer dans leur magasin, ce sont eux qui demandent à changer le titre pour qu’il soit « plus vendeur ». Et là, l’auteur résiste, discute, ou cède, ça dépend si le titre lui plaît beaucoup où s’il n’est pas très important pour lui. Il faut aussi vérifier que le titre n’existe pas déjà, il y a tellement de livres, de films, de chansons…

LilyCécile Roumiguière est auteure. Elle alterne romans et albums, elle vient d’ailleurs de sortir un roman chez La joie de Lire (Lily) et un album chez À pas de loups (Sur un toit un chat). À la rentrée, on découvrira Mon chagrin éléphant (Thierry Magnier).
Le site de Cécile Roumiguière : http://www.cecileroumiguiere.com.

Mélanie Decourt
Comme la couverture, le titre est du ressort de l’éditeur ou de l’éditrice. Et, pour les mêmes raisons que la couverture, car l’éditeur est la personne qui connaît le contenu du livre et sait à quel type de lecteurs-lectrices on le destine et donc comment il doit s’appeler pour attirer son public.
Parfois l’auteur a trouvé dès le départ un très bon titre et on le garde jusqu’au bout.
Parfois il n’y a pas de titre ou un titre pas terrible, alors l’éditeur fait des propositions qui seront débattues avec l’équipe de la maison d’édition et l’auteur.
Il est important de trouver le titre avant que le graphiste et l’illustrateur réalisent la couverture. En effet, le titre met en avant un des aspects du livre et l’image doit s’adapter à ce sujet. SI le titre change, c’est toute la couverture qui change.

Mélanie Decourt est directrice éditoriale (albums et fictions) chez Nathan après avoir été éditrice chez Talents Hauts, maison qu’elle a co-fondée.

Odile Josselin :
On en discute toujours avec les auteurs. Le titre est important, comme la couverture pour donner envie, intriguer. Certains auteurs y pensent très tôt et ça les stimule. Par exemple Michel Van Zeveren s’était amusé à trouver des expressions qui reviennent toujours chez les enfants : « Et, pourquoi », « C’est à moi, ça » « C’est pas grave ». Lorsqu’on est d’accord, je dois vérifier si le titre est encore disponible car sinon cela peut être embêtant pour les commandes des libraires.  C’est à moi ça s’appelait d’abord « C’est à moi ». On a rajouté un petit mot pour ne pas avoir de problème et il est très bien comme ça maintenant !
Il est vrai que parfois l’auteur n’a pas d’idée car il s’est concentré sur l’histoire, les dessins et toutes les autres questions. Alors on cherche ensemble. Certaines fois ça prend plus de temps.

Odile Josselin est éditrice chez Pastel. Elle est l’éditrice de Jean-Luc Englebert (cf plus haut).

Christelle Renault:
Cela dépend ! Certains auteurs trouvent leur titre avant d’écrire leur histoire, d’autres ne le trouvent qu’à la fin. Il se peut aussi que le titre change en cours de route. C’est très dur de trouver un titre accrocheur, original, attirant, qui résume bien l’histoire du livre, et qui ne soit pas déjà utilisé.
Donc oui, parfois, l’éditeur doit aider l’auteur à trouver un bon titre pour son livre.

Christelle Renault est éditrice album à l’école des loisirs.

 

 

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Dis, tu peux lui demander… ? (Saison 2, 1/9)

Par 1 juillet 2015 Les invités du mercredi

Cet été, comme l’été dernier, vous pourrez lire, tous les mercredis, une question d’enfant et la réponse d’auteur-e-s, illustrateur-trice-s, éditeur-trice-s… Aujourd’hui, la question est de Maxime, 6 ans et demi : « Est-ce que les gens qui écrivent les histoires savent tout avant d’écrire ou est-ce qu’ils font des recherches ? Par exemple quand ils écrivent une histoire de dinosaures est-ce qu’ils lisent des livres sur les dinosaures ? ». Cécile Roumiguière, Charlotte Moundlic, Loïc Méhée, Laurent Audouin, Mymi Doinet et Isabelle Wlodarczyk ont accepté de lui répondre, vous découvrirez, en même temps que lui leurs réponses. Chacune des questions retenues fait en plus gagner un ouvrage à l’enfant qui l’a posée. AdamaCette question permet donc à Maxime d’avoir la chance de recevoir, grâce à Zoom éditions, Adama de Remedium, un très bel album qui parle de la bataille d’une classe pour empêcher l’expulsion d’un de leurs camarades (album que nous avions chroniqué ici).


« Est-ce que les gens qui écrivent les histoires savent tout avant d’écrire ou est-ce qu’ils font des recherches ? Par exemple quand ils écrivent une histoire de dinosaures est-ce qu’ils lisent des livres sur les dinosaures ? » (Maxime, 6 ans et demi)

Cécile Roumiguière :
Oh non, les écrivains ne savent pas tout… C’est un côté de ce métier que j’aime beaucoup, on doit apprendre tout le temps, toute sa vie. Des choses sur les dinosaures, sur les facteurs ou les cosmonautes, la danse classique, le jazz ou comment poussent les brins d’herbe. On apprend dans les livres, sur internet, en regardant des photos, des films, des documentaires… on apprend tout le temps. De quoi passer de longues heures (de longues semaines ?) à flâner en repoussant le moment de se mettre à écrire.

LilyCécile Roumiguière est auteure de romans et d’albums. Côté romans, elle vient de sortir Lily chez La joie de Lire. Côté albums, Sur un toit un chat avec Carole Chaix chez À pas de loups. À la rentrée, on pourra découvrir Mon chagrin éléphant chez Thierry Magnier.
Son site : http://cecileroumiguiere.com.

Charlotte Moundlic :
Cher Maxime,
pour écrire un livre documentaire sur les dinosaures qui doit donner des informations précises qui vont aider les enfants à apprendre des choses, l’auteur doit faire des recherches pour ne pas faire d’erreurs.
En revanche s’il souhaite écrire une histoire imaginaire dans laquelle un petit dinosaure mangerait du chocolat en dansant comme Michaël Jackson, pas besoin de se renseigner car les enfants en lisant l’histoire sauront bien que son objectif n’est pas de donner des informations scientifiques.
Mais parfois l’auteur, même si son récit est imaginaire, a besoin de faire des recherches.
Par exemple si son histoire se passe dans une ville qu’il ne connaît pas, il cherche à quoi les rues et les maisons peuvent ressembler pour que son récit soit crédible.

Je suis le fruit de leur amourCharlotte Moundlic est auteure. Elle alterne les albums et les romans. Son dernier roman, Je suis le fruit de leur amour, est sorti chez Thierry Magnier, son dernier album, Le papa de Simon (d’après une histoire de Maupassant, illustré par François Roca), chez Milan.
Retrouvez l’interview que nous avons réalisée d’elle ici.

Loïc Méhée :
Oui ! Autant pour les histoires que pour le dessin.
À chaque fois qu’on raconte ou qu’on dessine quelque chose, il faut savoir de quoi on parle… (pour dessiner un chien, il faut avoir vu un chien au moins une fois dans sa vie !) alors il y a deux possibilités :
– Soit on connaît déjà le sujet, ou bien on l’a souvent dessiné : on n’a plus besoin de faire des recherches par ce qu’on est déjà imprégné… Par exemple si je raconte l’histoire de mon chat, je connais déjà son caractère, ce qu’il mange, si il aime les câlins, de quelle couleur sont ses yeux, etc. Il faudra juste que je l’observe un petit peu, pour avoir des détails plus précis (comment il se tient pour se gratter, quelle tête il fait quand il est en colère…).
– Soit on ne connaît pas (ou mal) le sujet : si on dessine pour la première fois quelque chose, ou si c’est un sujet compliqué… Par exemple si je fais une histoire de dinosaures, et que mon héros est un tricératops, je vais regarder dans des livres ou sur internet comment ils étaient (taille, forme des cornes, longueur, forme de la queue…) mais aussi ce qu’ils mangeaient, quelles étaient leurs habitudes… C’est ce qu’on appelle le travail de documentation.
Parfois, c’est justement en faisant des recherches qu’on trouve des idées : en recherchant des informations sur les tricératops, je vais connaître aussi quels étaient leurs prédateurs, leurs ennemis. Ceci peut me donner une idée d’histoire. Par exemple un tricératops et un tyrannosaure qui se détestent et qui deviennent ensuite amis. Ou qui se battent. Ou un tyrannosaure très gentil mais qui fait peur à tout le monde… Il y a des milliards d’idées, de possibilités.
Et une fois que j’aurai dessiné un tricératops plusieurs fois, je saurai le redessiner sans avoir à me documenter…
Tout dépend aussi du type de livre qu’on écrit, ou qu’on illustre.
– Pour un livre documentaire, il faut être très précis, car le lecteur lit ce livre pour avoir des informations justes. Et même si on imagine certains événements (un combat de dinosaures par exemple), on veut qu’ils soient proches de la réalité.
– Pour un conte, ou une histoire, on fait ce qu’on veut ! Libre court à notre imagination ! On peut même inventer nos propres dinosaures, avec 8 pattes, des ailes, deux mâchoires, etc.
La plupart du temps, on fait tout en même temps !
On imagine, on se documente, on trouve une autre idée, on fait des recherches dans des livres, on invente quelque chose d’incroyable, on regarde autour de nous, on s’en inspire…
Mon conseil : achète ou fabrique-toi un petit carnet qui rentre dans tes poches. Ainsi, dès que tu n’as rien à faire, en attendant le bus, en voiture ou devant la télévision… note ce que tu vois et entends (une situation rigolote, une expression intéressante…) et dessine tout ce que tu vois (une coiffure incroyable, un drôle de chien, un beau paysage…) ! Au bout d’un certain temps ton carnet sera rempli d’idées écrites et dessinées, que tu pourras réutiliser et mélanger pour écrire tes propres histoires… On se documente aussi (et surtout) en regardant autour de nous, sans ouvrir un seul livre… même si il est très compliqué de voir un dinosaure en vrai de nos jours ! (quoique… ma voisine a quand même de très longues dents…).

lolitaLoïc Méhée est auteur et illustrateur. Il connaît bien les dinosaures puisqu’il sortira à la rentrée Au temps des dinosaures (avec Romain Amiot chez Fleurus). Le dernier album qu’il a illustré c’est Lolita d’Alexandra Neraudeault sorti chez Les 400 coups.
Son site : http://loicmehee.wix.com/illustration

Laurent Audouin :
Eh bien, je te répondrai plutôt en tant qu’illustrateur…. est-ce qu’avant de dessiner tu te renseignes sur tout ce que tu dois dessiner, avant !
et là, je te dis oui ! Moi, je fonctionne avec le cerveau d’un enfant ! c’est-à-dire que je suis curieux, très curieux, je me renseigne (sans a priori), je lis, je consulte ! je ne dessine jamais rien sans aller voir sur place ou sans me renseigner sérieusement sur le sujet…

Aventures fantastiques de Sacre CœurLaurent Audouin est auteur et illustrateur. Il a notamment illustré les séries Mirette (chez Sarbacane) et Génial mon école part… (chez Les p’tits bérets). Il vient de sortir le sixième tome des Aventures fantastiques de Sacré-Cœur d’Amélie Sarn chez Le lézard Noir.
Retrouvez l’interview que nous avons réalisée de lui ici.
Son site : http://laurentaudouin.canalblog.com.

Mymi Doinet :
Ah les dinosaures, vaste sujet ! Je ne savais pas grand-chose les concernant avant d’étudier leur cas. J’ai d’ailleurs appris pas mal de détails amusants en écrivant justement toutes sortes de documentaires les concernant. Par exemple, on imagine ces ancêtres des crocodiles tous énormes, alors qu’il existait un dinosaure minus comme une poule, le compsognathus, un vrai poids plume comparé au tyrannosaure et ses plus de 6 tonnes. Et les dinos n’étaient pas tous carnivores : le diplocus par exemple était un pur herbivore qui n’aurait pas fait de mal à une mouche, sauf à l’insu de son plein gré !

La tour Eiffel à New York !Mymi Doinet est auteure. Elle a notamment écrit la série Les animaux de Lou et Les copains du CP (tous deux chez Nathan). Elle vient de sortir la suite de La tour Eiffel à des ailes, La tour Eiffel à New York, illustré par Mélanie Roubineau chez Nathan là encore.
Son site : http://mymidoinet.blogspot.fr.

Isabelle Wlodarczyk :
Bonjour Maxime,
Si je devais écrire un livre sur les dinosaures, je serais un peu embêtée… car je n’y connais vraiment rien. Alors je devrais lire une foultitude de livres, me transformer en rat de bibliothèque. Ça m’arrive parfois. Par exemple, j’ai écrit un livre sur le foot pour lequel j’ai dévoré toutes les encyclopédies du foot et regardé toutes les vidéos que je dénichais ! Mais souvent, je choisis mes sujets en fonction de ce que je connais, de ce qui me passionne et ça me donne l’occasion de relire mes livres préférés. Écrire, c’est souvent lire, avant tout…

Voltaire écraser l'infâmeIsabelle Wlodarczyk est auteure. Elle vient de sortir Voltaire, écraser l’infâme chez Oskar et elle sortira prochainement deux ouvrages en rapport avec l’Odyssée d’Homère : L’odyssée d’Homère pour réfléchir (chez Oskar) et Pénélope d’après l’Odyssée d’Homère (chez Amaterra).
Retrouvez l’interview que nous avons fait d’elle ici.
Son site : http://papierbrouillard.blogspot.fr.

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