La mare aux mots
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Christelle Le Guen

Des livres avec un CD

Par 2 mai 2016 CD non musical, Livres Jeunesse, Musique pour enfants

Aujourd’hui, je vous propose une nouvelle sélection de livres-CD (avec des histoires, des chansons ou les deux !)

Pouët
Chansons de François Hadji-Lazaro, illustrées par Delphine Durand
Milan
19,90 €, 250×250 mm, 40 pages, CD : 37 min. env., imprimé en Espagne, 2016.
Nanan !
Chansons de Lydie Dupuy, illustrées par Perrine Arnaud
Z production et Pag Éditions
20 €, 247×247 mm, 32 pages, CD : 40 min. env., imprimé en France, 2015.
Ujène, juste un rêve ?
Texte et illustrations de Christelle Le Guen, raconté par Anthony Sérazin
Éditions Millefeuille, dans la collection Émile & Feuille
14 €, 210×210 mm, 36 pages, CD : 40 min. env., imprimé en Bretagne, 2016.
J’ai descendu dans mon jardin
Texte écrit et raconté par Aimée de La Salle et Serena Fisseau, illustré par Marion Piffaretti
Didier Jeunesse dans la collection Polichinelle
17,70 €, 218×218 mm, 40 pages, CD : 14 min. env., imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
Hop, dans la lune !
Texte écrit et raconté par Cécile Bergame, chansons de Timothée Jolly, illustré par Cécile Hudrisier
Didier Jeunesse dans la collection Polichinelle
17,70 €, 218×218 mm, 40 pages, CD : 16 min. env., imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Sssi j’te mords… et Les Musiciens de La Nouvelle-Brême
Textes écrits et racontés par Pierre Delye, illustrés par Cécile Hudrisier
Didier Jeunesse
22,80 €, 238×225 mm, 68 pages, CD : 25 min. env., imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
Le Carnaval Jazz des animaux
Texte de Taï-Marc Le Thanh, illustré par Rose Poupelain, raconté par Édouard Baer, musique de The Amazing Keystone Big Band d’après Camille Saint-Saëns
Gautier-Languereau
22,90 €, 250×290 mm, 16 pages, CD : 44 min. env., imprimé en France, 2015.
Dounia
de Zaf Zapha, illustré par Laura Guéry
LaCaZa musique, dans la collection Tout s’métisse
18 €, 180×210 mm, 56 pages, CD : 43 min. env., imprimé en Union Européenne, 2015.
Dalaka
de Zaf Zapha, illustré par Laura Guéry
LaCaZa musique, dans la collection Tout s’métisse
18 €, 180×210 mm, 52 pages, CD : 44 min. env., imprimé en Union Européenne, 2015.
Nola
de Zaf Zapha, illustré par Laura Guéry
LaCaZa musique, dans la collection Tout s’métisse
18 €, 180×210 mm, 56 pages, CD : 50 min. env., imprimé en Union Européenne, 2014.
Yemaya
de Zaf Zapha, illustré par Laura Guéry
LaCaZa musique, dans la collection Tout s’métisse
18 €, 180×210 mm, 56 pages, CD : 39 min. env., imprimé en Union Européenne, 2016.
Comptines et chansons du papagaio
Collectif, illustré par Aurélia Fronty
Didier Jeunesse, dans la collection Comptines du monde
23,80 €, 265×265 mm, 60 pages, CD : 44 min. env., imprimé en Italie chez un imprimeur éco-responsable, 2016.

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Un petit tour en Bretagne

Par 22 janvier 2015 Livres Jeunesse

au pays des korrigans La ville d’Ys a été construite au milieu de la mer, elle est protégée par de hautes murailles. Seulement un jour, le diable décide de s’y introduire…
Parce que des korrigans ont exaucé un vœu à l’un de ses amis, un bossu décide d’aller à leur rencontre.
Yvain, qui a été enfermé par le chevalier noir, va être heureux de rencontrer la fée Luned.
Fañch était un marin paresseux, mais un jour il sut se rendre utile…
Après le (très bon) recueil de contes bretons pour les grands, Tristan Pichard s’intéresse aux plus jeunes. Au pays des korrigans réunis donc quatre contes parfaitement adaptés aux plus jeunes. Pour relier les contes, une petite souris accompagne les enfants, elle est un acteur de l’histoire en plus d’en être la narratrice. L’idée est vraiment bonne (tant l’adaptation pour les plus jeunes que ce personnage fil conducteur) même si j’avoue que personnellement j’ai été un petit peu lassé des jeux de répétitions dans l’écriture et que je n’ai pas accroché aux illustrations (mais ces deux bémols sont très subjectifs !)
Un mini recueil de contes bretons pour les plus jeunes.
Des extraits sur le site de l’éditeur.

Mamie PikMamie Pik se lève et se prépare pour une bonne journée ! Sa coiffe déjà en place, elle nourrit les poules, arrose les laitues puis s’en va au bourg avec Naig.
Hubert Rublon nous propose un personnage haut en couleur et s’amuse avec les expressions bretonnes. J’ai retrouvé des tas de mots et expressions entendus dans mon enfance. Même si j’ai regretté le fait que l’histoire ressemble à une succession de scènes, j’ai été totalement séduit par Mamie Pik, tant au niveau du graphisme que des dialogues.
On a envie d’avoir une mamie comme Mamie Pik !

LancelotUn bébé a été trouvé par Viviane, la Dame du Lac. L’enfant grandit sans connaître pas son nom, mais très vite il devient le meilleur chevalier au monde, à tel point qu’il rejoint les chevaliers de la Table ronde à ses 18 ans. Son nom, il l’apprendra un jour sur une tombe : Lancelot.
Après Merlin, Arthur et Morgane, c’est donc Lancelot que nous racontent Anne Ferrier et Christelle Le Guen. C’est chaque fois une joie de retrouver cette série entre la BD et l’album jeunesse. De découvrir (ou redécouvrir) les héros de la Table Ronde qui font partie de l’Histoire de la Bretagne.
Le nouveau tome d’une super série qu’on est toujours heureux de retrouver et dont on attend la suite avec impatience.

Les bétises de GondoloGondolo est un petit garçon habitué aux bêtises. Quand il doit garder deux cochons au marché les voilà bientôt qui s’enfuient en bousculant tout sur leur passage. Un jour, avec des amis, il va visiter un bateau… sauf que le bateau s’en va…
Quelle bonne idée que d’éditer ce vieil album de Marguerite Paulet décédée en 1979. Les illustrations sont magnifiques et le texte n’a pas pris une ride. En fin d’ouvrage, une partie documentaire nous parle de la Bretagne des années 30 et de Marguerite Paulet. On apprend notamment l’origine du contenu de l’album : c’est un cahier destiné à ses propres enfants.
Un magnifique ouvrage sur la Bretagne de nos Arrière-grands-parents.

La pierre magique des korrigansUne nuit d’hiver, une femme frappe à la chaumière de Louis et Marie. On laisse entrer la jeune mendiante et on lui propose une assiette. Pour les remercier, celle-ci leur raconte une histoire de korrigans…
Après la Bretagne de 1930, on a rendez-vous maintenant en 1850 (là aussi, une partie documentaire en fin d’ouvrage raconte la vie dans les campagnes bretonnes à cette époque). Une histoire de korrigans, sortes de lutins bien connus des Bretons, et de malédiction.
Un conte qui devrait séduire tous ceux qui aiment les légendes bretonnes.

Quelques pas de plus…
Retrouvez tous les livres que nous avons chroniqués sur le thème de la Bretagne regroupés dans un tableau Pinterest.

Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Tristan Pichard (Contes traditionnels de Bretagne et Égaux sans Ego), Anne Ferrier (Un crocodile dans le ventreLes pierres de prophétieLa meneuse de bêtesLa malédiction Shakespeare, Le chien des ténèbres, Merlin, l’enfance d’un enchanteur, Arthur, l’enfance d’un roi, Morgane, L’enfance d’une magicienne et Petit pot de colle), Christelle Le Guen (Merlin, l’enfance d’un enchanteur, Arthur, l’enfance d’un roi et Morgane, L’enfance d’une magicienne) et Christine Corniolo-Baillot (Le phrare à pas comptés). Retrouvez aussi notre interview d’Anne Ferrier et Christelle Le Guen.

Au pays des korrigans, 4 Contes et Légendes de Bretagne
Textes de Tristan Pichard, illustrés par Pylb
Locus Solus dans la collection Minus
12,90 €, 188×218 mm, 48 pages, imprimé en Italie, 2014.
Mamie Pik
d’Hubert Rublon
Locus Solus dans la collection Minus
11,90 €, 210×248 mm, 40 pages, imprimé en France, 2014.
Lancelot, l’enfance d’un chevalier
Texte d’Anne Ferrier, illustré par Christelle Le Guen
Éditions Millefeuille dans la collection La Table Ronde
12,70 €, 205×255 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Les bêtises de Gondolo
de Marguerite Paulet
Éditions Millefeuille dans la collection Jadis en Bretagne
12,50 €, 220×220 mm, 40 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
La pierre magique des korrigans
Récit de Marjolaine Pereira, scénario d’Isabelle Lamort-Robert, illustré par Christine Corniolo-Baillot
Éditions Millefeuille dans la collection Jadis en Bretagne
12,50 €, 220×220 mm, 36 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-reponsable, 2014.

À part ça ?

La mare aux mots recrute !

Gabriel

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Les invités du mercredi : Anne Ferrier, Christelle Le Guen et Gudule

Par 27 juin 2012 Les invités du mercredi

L’interview du mercredi : Anne Ferrier et Christelle Le Guen

Derniers invités avant septembre (cet été cette rubrique fait une pause et vous en découvrirez une autre dès la semaine prochaine), cette semaine je reçois non pas deux invités comme tous les mercredis mais trois ! Pour l’interview j’ai la grande chance d’avoir les auteurs de la série La table ronde, série que j’adore et dont je vous parlais encore lundi dernier (ici). Anne Ferrier et Christelle Le Guen qui ont accepté de répondre à mes questions. Merci à elles.

La mare aux mots : Comment vous est venue l’idée de la série La table ronde ?
Anne Ferrier : J’ai toujours été passionnée par le Moyen Âge (mon mémoire de maîtrise porte d’ailleurs sur la littérature médiévale). C’est un univers qui me plaît énormément (les créatures monstrueuses, les chevaliers, les donjons, le pont de l’Épée, les templiers, les abbayes, la magie, cet élan spirituel, ce goût de la lumière, les peurs obscures, et Roland à Roncevaux, et Perceval et les trois gouttes de sang, et Aliénor d’Aquitaine, et… Bref, il y a des gens qui n’aiment pas le Moyen Âge ?). C’est Marjolaine Pereira, l’éditrice des Éditions Millefeuille, qui connaissait mon attachement pour cette période, qui m’a proposé de travailler sur l’enfance des grandes figures de la légende arthurienne, et j’ai immédiatement accepté.
Il fallait trouver un lien entre les différents albums : c’est de là qu’est né le corbeau, ami de Merlin, qui raconte les aventures de tous les personnages. Une confidence : il s’appelle Lug, même si son nom n’apparaît nulle part.
Christelle Le Guen : Lorsqu’Anne et Marjolaine ont commencé à mijoter cela dans leur coin, je crois que je n’étais pas née…

La mare aux mots : Vous connaissiez-vous avant ?
Anne Ferrier: Absolument pas. C’est mon éditrice qui a proposé mon texte à Christelle. J’ai tout de suite aimé son travail, très expressif et doux. Heureusement, Christelle et moi avons enfin fait connaissance ce week-end, au salon de Vannes, avec un grand plaisir !
Christelle Le Guen : J’ai accepté d’illustrer le travail d’Anne sans la connaître. La seule chose qui compte pour moi avant d’accepter un travail d’illustration n’est pas de connaître l’auteur mais d’apprécier son travail. Pour ce qui concerne les textes d’Anne, j’ai été servie : l’histoire est à la fois sérieuse, drôle et poétique et le style simple et frais. Moi ça me va tout à fait ! (J’avais envie de rajouter que cela lui ressemble, car depuis ce week-end, je la connais un peu)

La mare aux mots : Vous êtes-vous fixé un nombre de tomes ?
Anne Ferrier: Nous étions parties sur trois ou quatre tomes, pour pouvoir balayer la plus grande partie de la légende arthurienne (Merlin, Arthur, Morgane et Viviane, et éventuellement un dernier tome sur Lancelot et Guenièvre). Mais d’autres personnages m’intéressent aussi : Perceval, Gauvain, Galaad,… La difficulté étant de trouver des sources, des informations sur leur enfance, ou au moins de pouvoir leur inventer une enfance qui soit vraisemblable par rapport à ce qu’on sait d’eux.

La mare aux mots : N’avez-vous pas eu envie d’exploiter l’idée pour les plus grands, sous forme de bande dessinée ? Personnellement je serais client !
Anne Ferrier : C’est une excellente idée ! D’autant plus que les aventures de nos petits héros sont très visuelles et dynamiques. Et puis, j’ai dû couper, alléger, simplifier énormément de choses pour que l’histoire soit accessible aux plus jeunes, et c’est très frustrant ! Il n’y a qu’un seul souci… je ne maîtrise absolument pas les codes de la bande dessinée !
J’aurais beaucoup aimé travailler davantage sur le personnage de Morgane, par exemple, qu’on enferme au couvent dans la plupart des récits (il ne faut pas oublier que tous ces mythes païens ont été récupérés par la religion catholique autour du XIIe siècle, et qu’une femme puissante comme Morgane, sûrement issue de plusieurs déesses celtes et galloises, devait déranger les consciences. On a donc considérablement affaibli le personnage, pour en faire quelqu’un de moins dangereux que ce qu’elle était à l’origine. Je ne pouvais bien sûr pas expliquer tout cela dans un album destiné aux enfants, mais je me suis sentie très proche d’elle, et j’aurais aimé développer son cheminement et ses aventures).
Christelle Le Guen : Une BD mais oui quelle bonne idée ! Voilà bien une chose qui me taraude depuis le début, d’essayer cette forme d’expression (depuis que j’ai commencé à travailler même). Mais dis Anne, il a une bonne idée le monsieur non ? Un beau texte sur Morgane, scénarisé par on-ne-sait-pas-qui-encore que j’accepterais volontiers de mettre en images. Alors ?

La mare aux mots : Quelles ont été vos inspirations pour cette série ? Vos lectures, vos recherches ?
Anne Ferrier: J’ai beaucoup lu sur le Moyen Âge, mais aussi lu les auteurs du Moyen Âge, Chrétien de Troyes en tête. J’ai pas mal potassé aussi les études sur le mythe arthurien et les réécritures modernes de ces histoires (de Markale à Barjavel, en passant par Zimmer Bradley ou Gillian Bradshaw). J’ai essayé dans la mesure du possible de rester fidèle aux sources « réelles » de la légende, de m’éloigner des versions plus légères, comme le Merlin de Walt Disney.
Christelle Le Guen : J’ai essayé aussi de m’éloigner le plus possible de tout ce qui existait déjà. Ce que je fais d’ailleurs chaque fois que j’aborde un nouveau projet. Mais il y avait quand même des détails graphiques « incontournables » qui m’ont été soufflés par l’éditrice. Car à l’inverse d’Anne je ne suis ni une grande connaisseuse du Moyen Âge, ni férue de la légende arthurienne. Pour ne rien cacher, les chevaliers n’ont jamais fait partie de mon univers avant Merlin. Un peu trop guerriers pour mes pinceaux ceux-là ! Du coup, c’est un peu un défi, et même s’il m’arrive de souffrir sur quelques images, je suis bien contente d’y arriver quand même.

La mare aux mots : Comment vous est venue l’idée de la reprise des dessins en fin d’ouvrage avec des notes plus « historiques » ?
Anne Ferrier : Le lexique est présent à la fin de chaque ouvrage des différentes collections Patrimoine des Éditions Millefeuille, il permet d’apporter des précisions qui n’ont pas pu être intégrées dans l’histoire, d’éclairer le lecteur, de lui permettre d’aller plus loin.

La mare aux mots : Que lisiez-vous enfant ?
Anne Ferrier : Oh la la ! De tout. J’ai toujours été une lectrice insatiable, et je crois qu’aucun genre ne me rebutait. J’ai lu tout ce qui m’est passé entre les mains, depuis les Clan des sept, Alice, ou Fantômette, en passant par Stephen King, Ludlum, Herman Hesse ou Balzac. Beaucoup de recueils de contes, aussi, et selon l’âge, les J’aime lire ou les Je bouquine auxquels j’étais abonnée. Je lisais beaucoup (et je le fais toujours) par auteur : dès qu’un roman me plaisait, je me jetais sur tous les autres romans de l’auteur. J’ai dévoré la collection Pages Blanches (qui n’existe plus, je crois, aujourd’hui) : ce sont des romans qui m’accompagnent encore aujourd’hui. A l’adolescence, je lisais tellement que le libraire me prêtait des livres !
Christelle Le Guen : De tout aussi, le Clan des sept pareil ! Agatha Christie, des bandes dessinées, Spirou, Astérix, et puis un peu plus tard, Queneau, Prévert, Hugo, Zola, et des thrillers (qu’est-ce que j’aimais ça, mais en même temps je ne souviens même pas du nom de leurs auteurs)

La mare aux mots : Quels sont vos projets, ensemble ou séparées ?
Anne Ferrier: J’ai très envie de romans, en ce moment, sans trop savoir vers quoi me tourner. Entre l’historique, le post-apocalyptique et la romance, mon cœur balance. Des univers fort différents, donc. A moins que je ne choisisse de tout mêler : une histoire de zombies amoureux qui remontent le temps pour découvrir le monde tel qu’il était, avant ? 😉
Christelle Le Guen : La suite, euh… quand elle viendra… et puis, normalement un petit roman chez Millefeuille avec une autre auteure dont j’aime bien l’écriture aussi, Orianne Lallemand. Et puis, j’espère un jour une BD. Je cherche en ce moment quelque chose de plus personnel, il me faut juste un peu de temps, c’est toujours la même chose !

Bibliographie sélective d’Anne Ferrier

Retrouvez la sur son site : http://anneferrier.hautetfort.com/

Bibliographie de Christelle Le Guen

Retrouvez la sur son site : http://christelleleguen.com

Bibliographie commune :


Le coup de cœur et le coup de gueule de… Gudule

Nouveau rendez-vous, Le coup de cœur et le coup de gueule de… Toutes les trois semaines (en alternance avec En vacances avec… et Une chronique de…) un acteur de l’édition jeunesse (auteur, illustrateur, éditeur,…) nous parlera de deux choses qui lui tiennent à cœur. Une chose qui l’a touché, ému ou qui lui a tout simplement plu et sur lequel il veut mettre un coup de projecteur, et au contraire quelque chose qui l’a énervé. Pour commencer cette nouvelle rubrique je suis heureux que ça soit Gudule, qui était la première invitée de La mare aux mots (c’était ici)

Coup de cœur :
J’aime bien Cécile Dufflot. Sous ses airs de jouvencelle, c’est une dame « qui en a » (comme disent fort stupidement nos amis les machos). J’ai applaudi des deux mains au récent blocage des loyers. Parce que, bon, se remplir les fouilles sur le dos des locataires, ça va cinq minutes, mais il y a quand même des limites. Or, dans certaines grandes villes, elles sont franchies depuis belle lurette…
Bien sûr, les syndicats de propriétaires sont montés au créneau. Tous les médias nous ont retransmis leurs glapissements d’indignation, à tel point que mon coup de cœur a failli se transformer en coup de gueule. Heureusement, la ministre du logement a tenu bon. Pourvu que ça dure !
Ah, au fait, inutile de m’accuser de partialité : je suis moi-même proprio, eh voui m’sieurs-dames !

Coup de gueule :
Sept ans et demi de prison pour des caricatures… Jabeur Mejri, qui avait publié sur son compte facebook des dessins jugés « insultants » envers le Prophète, vient de voir sa peine confirmée par la cour d’appel de Monastir. Le délit d’humour — c’est-à-dire d’auto-critique, de lucidité, de conscience, voire de dérision — a, hélas, encore cours de l’autre côté de la Méditerranée. Je ne sais pas vous, mais moi, une civilisation qui muselle ses clowns me terrifie. L’Islam d’aujourd’hui a-t-il tellement peur de son propre reflet qu’il éprouve le besoin de briser les miroirs, même déformants ?

Gudule est auteur.

Bibliographie sélective :

    • Pauvres dragons ! (2011) Glénat
    • La chambre de l’ange (2007) Nathan
    • Profession Vampire (2007) Archipoche
      • Valentin Letendre, Amour, magie et sorcellerie (2006) Plon
        • Le secret des Hurlants (2006) Bayard
        • Contes et légendes : Les amoureux légendaires (2005) Nathan – Chroniqué ici
        • La Sorcière est dans l’école (2005) Hachette Jeunesse
        • L’École qui n’existait pas (2003) Pocket Jeunesse
        • Contes et légendes : Fées et princesses (2001) Nathan – Chroniqué ici
        • La Bibliothécaire (2001) Hachette Jeunesse
        • Le film dont vous êtes le héros (2000) Grasset
        • J’irai dormir au fond du puits (1999) Grasset
        • L’amour en chaussettes (1999) Thierry Magnier – Chroniqué ici
        • Mémé est amoureuse ! (1992) Syros
        • Agence Torgnole, frappez fort (1991) Syros

Retrouvez Gudule sur son très bon blog où elle relate, notamment, ses hilarants grands moments de solitude : http://gudule.over-blog.com et dans l’interview que nous avions fait d’elle.

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De la Bretagne au Maroc

Par 25 juin 2012 Livres Jeunesse

Morgane est une petite fille pas comme les autres… elle est magicienne. Pas facile de maîtriser ce don quand on est une enfant, heureusement Merlin va être là pour l’aider. Seulement voilà Morgane n’est pas si aussi sage qu’elle y paraît…

Quel bonheur de retrouver un nouveau tome de La Table ronde (je vous avais parlé de Arthur, l’enfance d’un roi et de Merlin, l’enfance d’un enchanteur ici). Cette série est une pure merveille, je crois que c’est la série dont je suis le plus heureux de retrouver un nouveau tome à sa sortie et dont j’attends les suivants avec le plus d’enthousiasme. Tout est bon du texte aux dessins (les illustrations de Christelle le Guen sont merveilleuses !), en passant par l’histoire ou l’objet livre (les Éditions Millefeuille ont vraiment fait du beau boulot et ce nouveau livre est encore plus beau que les précédents avec sa couverture au vernis sélectif). On est entre l’album jeunesse et la BD, à la fin on retrouve une partie un peu plus documentaire sur Morgane. Amoureux de la Bretagne, de la magie ou des belles légendes jetez-vous de toute urgence sur cette série !

Comment faire quand on a honte de son fils ? Un hakem (gouverneur) a fait le choix de cacher le sien parce qu’il a de grandes oreilles. Nul ne doit savoir ! Seulement voilà… il faut bien lui couper les cheveux à cet enfant, et les coiffeurs voient ces longues oreilles ! Plusieurs d’entre eux vont se succéder car aucun ne va pas être capable de tenir sa langue… et tous vont avoir la tête tranchée ! Mais un jour un coiffeur moins bavard est engagé… Sauf qu’un tel secret est difficile à porter.

Ah quel bonheur de retrouver un bon livre-DVD chez Les éditions des Braques. J’avoue que j’avais été un poil déçu de leurs dernières sorties, mais c’était aussi en comparaison avec les petits bijoux qu’ils avaient sorti avant. Ici je suis à nouveau tombé sous le charme. Il faut dire que c’est Vincent Farges (L’arbre à musique, La fourmi et le roi Salomon et La princesse orgueilleuse, tous trois déjà sorti chez Les Braques) qui signe les illustrations et que sur le DVD c’est Ahmed Bouzzine (conteur du magnifique Fragment d’épopée touareg) qui conte l’histoire… et quelle histoire ! Ce conte de la tradition orale du Maroc est une merveille. On y parle de la différence mais aussi du secret, de l’acceptation de soi et de celle des autres. À la fin du livre on trouve des informations passionnantes sur le Maroc (la langue, les jeux, l’école, les contes,…). Le DVD est comme toujours chez Les Braques une vraie réussite, pas juste un petit gadget ajouté au livre. On retrouve l’histoire en dessin animé ou juste le conte avec les images du livre (en français et en arabe), Ahmed Bouzzine qui parle du Maroc, de son enfance, de son amour des contes (et que cet homme est passionnant !), une petite interview de l’adaptateur de l’histoire et un making of des illustrations (deux courtes vidéos passionnantes ou Vincent Farges montre comment il crée à partir de collage ou de peinture dans l’eau). Une merveille je vous dis !

A noter que ce conte existe aussi en Bretagne et avait été traité dans Le roi cheval dont je vous ai parlé il y a peu (ici).

Quelques pas de plus…
Nos chroniques surArthur, l’enfance d’un roi et Merlin, l’enfance d’un enchanteur.
Extraits du DVD de Le garçon aux grandes oreilles.
Nos chroniques sur d’autres livres illustrés par Vincent Farges : L’arbre à musique, La fourmi et le roi Salomon et La princesse orgueilleuse.
Un autre conte dit par Ahmed Bouzzine : Fragment d’épopée Touareg.

Morgane, L’enfance d’une magicienne
d’Anne Ferrier, illustré par Christelle le Guen
Éditions Millefeuille dans la collection La table ronde.
12,70€, 40 pages, imprimé en France.
Le garçon aux grandes oreilles
Un conte traditionnel du Maroc adapté par Mohamed Bahi, raconté par Ahmed Bouzzine et illustré par Vincent Farges
Les éditions des Braques
18,30€, 36 pages, imprimé en France.

A part ça ?

Code Animal, une des meilleures associations de défense des animaux, lance un concours de dessin autour du thème « Les zoos en question ». Ils sortiront bientôt un album jeunesse pour sensibiliser le jeune public aux conditions de vie des animaux dans les zoos. Un sujet que je trouve hyper important et dont on parle peu. Plus d’informations ici.

Gabriel

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« Ursi pellis evanescat! »

Par 9 août 2011 Livres Jeunesse

Les deux premiers tomes de La table ronde, sortis aux éditions Millefeuille sont des petites merveilles… des albums pour enfants de grande qualité.. Les illustrations sont magnifiques et l’histoire est intéressante et bien racontée… si bien qu’un adulte se retrouve frustré à la fin de l’album. On aimerait, égoïstement, que ses auteurs, Anne Ferrier et Christelle le Guen, nous le réécrive en BD pour adulte, en 200 pages.

Le premier, Merlin, l’enfance d’un enchanteur, raconte les premières années de Merlin, que l’on ne connait pas si bien que ça.

Dans le second, Arthur, l’enfance d’un roi, c’est donc celle d’Arthur, futur roi de Bretagne. On retrouve ici Merlin bien entendu.

 

Les deux histoires sont racontées par un jeune corbeau, qui voit grandir les enfants. C’est drôle, encore une fois superbement illustré et très bien écrit, c’est passionnant, documenté,… ça faisait longtemps que je n’avais pas eu un tel coup de cœur pour un album.


A la fin des albums une double page reprend l’histoire avec les illustrations du livre pour nous redonner des détails historiques, et là encore très bonne idée.

Bref je ne peux que vous encourager à lire ces deux premiers tomes de La table ronde, quant à moi j’attends la suite avec grande impatience (on annonce les aventures des chevaliers de la table ronde) !

 

Merlin, l’enfance d’un enchanteur et Arthur, l’enfance d’un roi d’Anne Ferrier et Christelle le Guen aux éditions Millefeuille, 12€50 l’album.

Public : A leur lire / Lecteurs débutants… et bien au delà!

 Gabriel

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