La mare aux mots
Parcourir le tag

Christine Beigel

Encore et encore…

Par 27 avril 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on rencontre des parents désespérés aux prises avec un livre dont ils ne peuvent se débarrasser puis on fait la connaissance d’un ours qui ne trouve pas le sommeil, dans deux albums très rigolos qui jouent sur la répétition !

Dis Ours, tu dors ?
Texte de Jory John (traduit par Mathilde Colo), illustré par Benji Davies
Little Urban
12,50€, 233×288 mm, 32 pages, imprimé en Italie, 2017.
Le vaillant petit livre
Texte de Christine Beigel, illustré par Juliette Baily
Oskar Éditeur dans la collection Complices
9,95€, 192×237 mm, 32 pages, imprimé en Europe, 2016.

You Might Also Like

Des mondes fantastiques…

Par 17 mars 2016 Livres Jeunesse

Drôle de voyage que je vous propose aujourd’hui, dans des mondes parallèles, à la rencontre de bestioles extraordinaires ! Voici deux albums qui sortent de l’ordinaire, pour ceux et celles qui n’ont pas froid aux yeux !

You Might Also Like

Des animaux de toutes sortes

Par 29 mai 2015 Livres Jeunesse

Betes dangereuses, dévoreuses, venimeusesIls mordent, piquent, dévorent… mais les animaux que nous considérons ordinairement comme « méchants » sont-ils réellement coupables de tous les maux dont les humains les accusent ? De la mygale à la méduse en passant par le loup ou le frelon, cette encyclopédie recense les créatures mal aimées qui ont pourtant leur utilité dans l’écosystème.
Âmes sensibles, s’abstenir ! Cette encyclopédie est un véritable musée des horreurs pour ceux qui ont peur des insectes ou des créatures bizarroïdes. Pourtant, quelle fascinante découverte que nous propose Jean-Baptiste de Panafieu, déjà auteur de plusieurs titres pour la défense des animaux et de la planète ! Le livre regorge d’informations passionnantes et… troublantes. Saviez-vous que le moustique est de loin l’animal le plus dangereux de la planète puisqu’il compte à son actif des centaines de milliers de morts humaines en tant que principal vecteur du paludisme ? Vous ne direz plus que « c’est pas la petite bête qui va manger la grosse » !
Cette encyclopédie est une réussite à plusieurs niveaux. Le ton utilisé est loin d’être moralisateur, et les illustrations ajoutent une bonne dose d’humour qui font passer les connaissances scientifiques comme une lettre à la poste. On amène le lecteur à réfléchir par lui-même sur la préservation de l’équilibre environnemental. Pour chaque animal, l’auteur examine le chef d’accusation (nombre de morts attribuées, dégâts…), et évalue sa « culpabilité » véritable. On découvre ainsi que bon nombre d’animaux ont mauvaise réputation, comme la hyène ou le requin, mais ont un rôle à jouer dans la chaîne alimentaire par exemple. Petit clin d’œil, la dernière espèce qui est recensée est de loin la plus dangereuse : il s’agit de l’être humain, doté d’une grande puissance destructrice, mais qui est heureusement « capable de choisir » de préserver son environnement.
Le même vu par Entre les pages

la vie des animaux en chiffres50, c’est le nombre de petits qu’une maman kangourou met au monde dans sa vie. 200, le nombre total de tâches de la girafe. 10, le nombre de paires de bois qui repoussent sur la tête du caribou. Et si les maths nous aidaient à mieux connaître la nature ?
Lola M. Schaefer s’est amusée à réunir des statistiques autour des comportements et des cycles de vie des animaux. Il en ressort un très bel album qui peut se lire en trois temps. La première partie fait l’inventaire des « records » battus par les animaux divers et variés : 1000 bébés pour l’hippocampe, 900 fleurs butinées pour le papillon, etc. Cette énumération est joliment illustrée et fait office d’imagier pour les plus jeunes. Ensuite, un lexique nous en apprend plus sur tous les animaux évoqués et leurs habitats, leurs comportements, à la manière d’une encyclopédie. Enfin, et c’est là que réside toute l’originalité du livre, l’auteur invite l’enfant à s’amuser avec les chiffres à son tour, à calculer des moyennes rigolotes et, surtout à observer le monde qui l’entoure avec la curiosité d’un scientifique.
Ce documentaire accessible dès le plus jeune âge propose une façon originale de découvrir la vie des animaux grâce aux mathématiques.

la p'tite forêt la vie en foretQuand on entre dans la forêt, tout devient une affaire de faux semblants. Est-ce un animal ou le vent qui fait frémir les feuilles du buisson ? Et ce cri, au loin, de quel oiseau témoigne-t-il la présence ? La vie dans les bois change au fil des saisons mais abrite toujours une multitude d’animaux et de plantes que le promeneur doit découvrir.
« Deux yeux, cela peut-il suffire à tout saisir ? » questionne ce petit livre à sa fin. Les illustrations de Chiara Dattola traduisent très bien les coups d’œil fugaces que l’on jette dans le sous-bois, essayant d’attraper un pinson ou un marcassin du regard. Une image est particulièrement réussie : celle du chevreuil dont on n’aperçoit que les bois, tant pis pour cette fois, on n’en verra pas plus.
Ce petit album offre une balade rafraîchissante en forêt, à la recherche des animaux qui peuplent les feuillages épais ou qui se dissimulent dans la neige immaculée. Une vraie bouffée d’oxygène et de nature.
Des extraits sont disponibles en ligne.

ABC BêtesA, comme l’autruche. B, comme la baleine…
Un abécédaire, mais pas seulement ! Et si on essayait de deviner quel animal se cache derrière cette lettre ? En jouant sur ses sonorités, en chantant une comptine, en listant tous les animaux qui commencent par cette lettre mais qui ne sont pas représentés ? Christine Beigel nous embarque dans cet abécédaire délirant à la rencontre des animaux finement réalisés au tampon. En face de la représentation de l’animal, un petit texte en rimes est destiné à faire deviner son nom, et aussi glisser quelques informations sur son habitat, son alimentation…
Les illustrations sont vraiment très belles et le livre d’un format cartonné vraiment adapté aux plus petits. J’ai bien aimé la diversité des animaux représentés : on retrouve certes les habituels zèbres et éléphants, mais on découvre aussi le quetzal, l’unau ou le xérus. J’ai eu plus de mal avec le texte : très dense, il est difficile à appréhender avec des petits. Les devinettes sont assez complexes, et la litanie des animaux qui ne sont pas représentés à l’image est un peu déroutante. Cet abécédaire aux couleurs très douces mérite d’être abordé par étapes, en lisant une lettre ou deux seulement par jour.

matchaMatcha est une petite grenouille japonaise qui souffre de solitude au bord de son marais. Heureusement, un beau voisin « aux yeux de samouraï » emménage non loin de sa feuille de nénuphar, une occasion d’avoir une belle portée de batraciens avant la saison prochaine.
Ce joli petit livre est à la fois une présentation biologique de la vie des grenouilles, un lexique de mots de la culture japonaise, et un chef-d’œuvre d’illustration accompli par Éva Offredi. C’est d’ailleurs le dessin qui séduit en premier lieu : le vert anis de la grenouille et du marais est gracieusement rehaussé par les détails au stylo noir. Le texte est aussi relevé d’une petite touche d’humour. Un beau livre, faussement naïf, qui nous en apprend plus sur le Japon que sur la vie des grenouilles !

Les animaux de la savaneDans la savane, on trouve des animaux féroces et carnivores, mais aussi d’autres plus tranquilles qui ne se nourrissent que de plantes. Qui sont-ils ? Comment vivent-ils les uns avec les autres ?
Les illustrations d’une précision photographique aident les enfants les plus jeunes à découvrir le monde de la savane. Les animaux comme les paysages sont décrits minutieusement et on retrouve les grands classiques de la faune : l’éléphant, le singe, le lion, l’hippopotame, la girafe, sont tour à tour présentés en détail.
Dommage que le texte soit un peu étriqué et que la maquette manque globalement de luminosité. On pourrait s’attendre à une meilleure exploitation des pages plastifiées qui font la signature de la collection Mes premières découvertes, mais qui pour ce titre ont peu d’intérêt. Un documentaire pratique pour les petits, mais un peu décevant.

les animaux de la forêtOn peut avoir l’âme d’un zoologiste même quand on prend son bain. Il est même possible de réviser le nom des animaux en barbotant dans l’eau savonneuse avec ce livre-jouet qui recense les animaux de la forêt (du papillon au renard, en passant par la chouette et le canard).
Ce livre en plastique tout simple convient bien aux petites mains des bébés, et aussi à leur perception. Les animaux sont représentés avec des couleurs très vives sur fond noir, et un petit grelot concentre leur attention sur ce jouet pas vraiment comme les autres. Une bonne façon d’initier les bébés au nom des animaux, et surtout à la lecture.
Le même vu par Les lectures de Liyah.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Jean-Baptiste de Panafieu (Les bêtes biscornues, saugrenues, toutes nues, Nucléaire pour quoi faire ? et Les bêtes qui rodent, qui rongent, qui rampent à la ville), de Lucie Rioland (Le fils des géants), de Brigitte Vaultier et Chiara Dattola (La p’tite école), de Christine Beigel (La baleine du bus 29Pirate des couleurs, Monsieur le loup, Le canari qui faisait pipi au nid, Ami ou ennemi ? et Mini Rikiki Mini), de Christine Beigel (Pirate des couleurs, Monsieur le loup, Le canari qui faisait pipi au nid, Ami ou ennemi ? et Mini Rikiki Mini), et de Delphine Badreddine (5 minutes avant d’aller au lit, Les trésors des couleurs, Les enfants du monde et Les trésors du corps).
Sur le même thème, parmi les autres livres que nous avons chroniqués : Le livre des vrai/faux des animauxOuvre les yeux sur… la mare, Il était une forêtDrôles d’animaux

Bêtes dangereuses, dévoreuses, venimeuses, 
Texte de Jean-Baptiste de Panafieu, illustré par Benjamin Lefort et Lucie Rioland
Gulf Stream Éditeur dans la collection Dame Nature
16 €, 260×290 mm, 88 pages, imprimé en Italie, 2014.
La vie des animaux en chiffres
Texte de Lola M. Schaefer, illustré par Christopher Silas Neal
Circonflexe dans la collection Aux couleurs du monde
14 €, 306 x 312 mm, 40 pages, imprimé en Chine, 2015.
La p’tite forêt, la vie dans les bois
Texte de Brigitte Vaultier, illustré par Chiara Dattola
Les éditions du Ricochet dans la collection Les Bouées du ricochet
7,60 €, 195 x 195 mm, 26 pages, imprimé en Pologne, 2014.
ABC bêtes
de Christine Beigel
Gautier Languereau
12,90 €, 186 x 185 mm, 64 pages, imprimé en Chine, 2015.
Matcha
de Éva Offredo
La Joie de lire
12,90 €, 165 x 200 mm, 40 pages, imprimé en Chine, 2015.
Les animaux de la savane
Texte de Delphine Badreddine
Gallimard Jeunesse dans la collection Mes premières découvertes
9 €, 165 x 180 mm, 24 pages, imprimé en Chine, 2015.
Les animaux de la forêt
de Caroline Davis
Deux coqs d’or dans la collection Mon livre de bain sonore
6 €, 135 x 140 mm, 6 pages, imprimé en Chine, 2015.

À part ça ?

Le dessinateur de bande-dessinée Krapo s’est penché sur le triste sort réservé au requin de la Réunion, accusé depuis quelques années de nombreuses attaques sur les humains. Sur son blog, il revient sur des années de rivalité entre le prédateur marin et l’occupant de l’île de l’Océan Indien, et tâche de faire évoluer les consciences sur les responsabilités humaines qui, selon lui, sont à l’origine des drames qui coûtent des vies humaines. Urbanisation, déforestation, destruction des écosystèmes, pêche intensive… Krapo fait la liste des erreurs de l’Homme qui ont conduit à cette confrontation violente avec le requin. Un constat affligeant à découvrir sur le blog de Krapo.

You Might Also Like

Baleines poétiques

Par 23 avril 2015 Livres Jeunesse

la baleine du bus 29Ce matin, à l’arrêt de bus, une dame au physique imposant semble attendre.  Elle semble passer beaucoup de temps dans la rue (en réalité, on comprend rapidement qu’elle y vit…), a des comportements étranges et tous les passants détournent le regard. Tous sauf cette petite fille, qui ose aller à sa rencontre, entrer dans son univers si particulier et partager avec elle des moments singuliers…
Ode à la tolérance et à l’ouverture d’esprit, La baleine du bus 29 est un album qui ne laisse pas indifférent. À la première lecture, j’étais émue par le texte sensible et juste de Christine Beigel et les illustrations oniriques d’Alessia Bravo (La baleine du bus 29 est son premier album et je pense que je vais suivre de près les suivants). Puis, en revenant sur cette histoire, j’ai découvert les nombreux sujets de fond qu’il aborde, discrètement et poétiquement : l’exclusion sociale, l’indifférence, mais aussi la tolérance, la solidarité et le partage… On passe devant cette dame sans y prêter attention, on lui jette un regard méfiant, on n’ose pas échanger avec elle parce qu’elle diffère un peu de la norme (elle sourit dans le bus, c’est fou n’est-ce pas ?)… Et pourtant, si tout le monde savait quels trésors elle renferme !
Un album à découvrir, original, poétique et sensible pour s’ouvrir aux autres et à la différence.
Vous pouvez découvrir des visuels de cet album sur le site de l’illustratrice Alessia Bravo.
Le même vu par Enfantipages.

si tu veux voir une baleinePour réussir à voir une baleine, il faut respecter quelques règles et surtout s’armer de patience. Il faut évidemment être à proximité d’un océan, mais ce n’est pas tout. Il faut surtout être très attentif et se concentrer : ne pas perdre son regard dans les nuages aux formes multiples, les herbes folles du jardin fourmillant de petits insectes, ou les roses à la couleur si particulière…
Garder le cap, ne pas abandonner, et se concentrer : voilà comment on pourrait résumer le message délivré par Si tu veux voir une baleine, cet album poétique à la chute bien pensée et illustrée. Julie Fogliano met à l’honneur la patience et la persévérance, avec tendresse et humour. Les illustrations d’Erin E. Stead sont comme toujours douces et pleines de délicatesse, en harmonie avec l’atmosphère de cet album qui invite à prendre le temps et à ne jamais abandonner !
Un album au message fort à la fois simple et philosophique !
Vous pouvez découvrir des illustrations de cet album et même une vidéo, sur le site d’Erin E. Stead.
Le même vu par Le tiroir à histoires et Maman Baobab.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres albums de Christine Beigel (Pirate des couleurs, Monsieur le loup, Le canari qui faisait pipi au nid, Ami ou ennemi ? et Mini Rikiki Mini), Julie Fogliano (Et puis, c’est le printemps) et Erin E. Stead (Et puis, c’est le printemps et Ours a une histoire à raconter).

La baleine du bus 29
Texte de Christine Beigel, illustré par Alessia Bravo
Motus
13 €, 250 x 250 mm, 40 pages, imprimé en Italie, 2015.
Si tu veux voir une baleine
Texte de Julie Fogliano, illustré par Erin E. Stead
Kaléidoscope
12 €, 185 x 235 mm, 30 pages, imprimé en République Tchèque, 2014.

À part ça ?

Maciek Janiki nous présente une ville de papier.

Marianne

You Might Also Like

Couleurs

Par 24 mai 2014 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous présente un pirate coloré, et des animaux variés !

tous les animaux ne sont pas bleusCinq manchots sur la banquise, cinq éléphants à la file indienne, cinq petits chiens endormis, et même des serpents, des dinosaures, des cigognes, des grenouilles… Tous ces animaux sont différents ! Et surtout, Tous les animaux ne sont pas bleus !

Béatrice Boutignon nous propose un album à la fois beau et ludique. A chaque double page, cinq animaux qui se ressemblent. Mais ils sont tous différents, et les courtes phrases de la page de gauche nous invitent à deviner qui est qui. Les illustrations sont délicates et fourmillent de détails humoristiques, et le texte à la fois simple et plein de jolis mots permet d’appréhender les formes, les couleurs, les positions…. Quelle richesse dans un si petit format !

pirate des couleursUn poulpe attaque le bateau de Barberousse, ce grand pirate. Il découpe le bateau en huit morceaux et lâche un grand jet d’encre noire… Heureusement, Barberousse ne se laisse pas faire et s’arme de ses pinceaux ! Un vrai Pirate des couleurs, qui compte bien redonner au monde qui l’entoure la beauté qu’il mérite !

Quelle réussite cet album ! Cette aventure de pirates, écrite par Christine Beigel, à la fois drôle (le perroquet s’appelle Ara-qui-rit…) et rythmée nous plonge dans le monde de la peinture. La vie est tellement plus gaie en couleurs. Ce n’est pas Natacha Sicaud qui dira le contraire, quand on voit ses superbes illustrations à la manière de Van Gogh, chatoyantes et ondulantes. On dirait presque que les images vont s’animer sous nos yeux. Et on joint l’utile à l’agréable puisqu’on retrouve en pages finales des explications sur le peintre, l’époque, et le choix de l’auteur et de l’illustrateur.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres de Béatrice Boutignon (Tango a deux papas, et pourquoi pas ?) et Christine Beigel (La danse expliquée aux enfants, Monsieur le loup, Le canari qui faisait pipi au nid, Ami ou ennemi ? et Mini Rikiki Mini).

Tous les animaux ne sont pas bleus
de Béatrice Boutignon
Tom’Poche
5,50 €, 210 x 160 mm, 36 pages, imprimé en Italie, 2014
Pirate des couleurs. Vincent Van Gogh
Texte de Christine Beigel, illustré par Natacha Sicaud
Elan vert dans la collection Pont des arts
14,20 €, 245 x 327 mm, 26 pages, imprimé en Chine, 2014

A part ça ?

Encore et toujours des sculptures de papier, mais je ne m’en lasse  pas ! Admirez le travail de Davy et Kristin McGuire.

Marianne

You Might Also Like

Secured By miniOrange