La mare aux mots
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Claire Garralon

Les invité·e·s du mercredi : Sébastien Mourrain et Claire Garralon

Par 7 novembre 2018 Les invités du mercredi

Aujourd’hui, je vous propose d’en savoir plus sur l’illustrateur Sébastien Mourrain puis de vous glisser dans l’atelier de l’autrice-illustratrice Claire Garralon. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Sébastien Mourrain

Parlez-nous de votre parcours
Je suis sorti de l’école Émile Cohl en 2000, j’ai commencé tout de suite à illustrer des contes pour Actes Sud junior. Puis j’ai intégré une agence et travaillé pour la presse pendant deux ans. Tout en continuant à illustrer pour l’édition Jeunesse.
Actuellement, je travaille principalement pour l’édition mais je fais aussi partie de l’agence Patricia Lucas. Je travaille depuis 14 ans dans l’atelier Le bocal à Lyon.

J’aimerais que vous nous parliez du magnifique Be Happy ! qui vient de sortir chez Didier Jeunesse. Comment avez-vous travaillé sur ce livre, vous avez fait des recherches, revu les comédies musicales dont il est question ?
Pour Be Happy, je connaissais déjà certaines comédies musicales mais j’ai dû aussi faire des recherches. Je me suis imprégné des ambiances et des époques. Comme ce sont une succession de tableaux, la difficulté était d’établir un lien entre eux.
L’univers graphique du Magicien d’Oz étant très éloigné de West Side Story par exemple, j’ai eu l’idée d’insérer la narratrice (en l’occurrence Susie Morgenstern) dans les illustrations. Un peu à l’image de La rose pourpre du Caire, elle rentre dans l’écran de cinéma.
Ainsi, c’est elle qui fait le lien avec toutes les comédies musicales.

Quelques mots également sur Top Car qui vient de sortir aux éditions des éléphants ?
Top car est une histoire pour les éternels insatisfaits. Il nous parle de la société de consommation et de nos désirs d’achats compulsifs.
Quand j’ai lu l’histoire de Davide Cali, le personnage de Tati m’est venu à l’esprit. Je pense que pour Davide aussi car il se prénomme « Jacques ». On retrouve un peu ce côté désabusé face à la société et l’idée de rentrer dans le rang à tout prix.
Le dos du livre finit sur une note d’espoir.

Comment choisissez-vous vos projets ?
Ça dépend. Certaines histoires me parlent, d’autres moins. J’ai la chance de pouvoir choisir celles qui me plaisent le plus. Je travaille aussi avec des auteurs formidables. Je sais à quel point c’est compliqué d’écrire car je n’y arrive pas moi-même.
Mais si je n’aime pas un texte, ce n’est même pas la peine que j’essaye de l’illustrer. Sinon tous les thèmes sont bons à illustrer tant que le texte est bon.
On va pouvoir lire et relire un album si l’histoire est bonne même si les illustrations nous plaisent pas. L’inverse est rare. Il faut servir le texte.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescent ?
Enfant, j’ai peu de souvenirs de lecture d’album. Mais mon grand-père avait une énorme collection de BD. Donc je dirais tous les Tintin.
Ado, j’ai adoré lire Marcel Aymé, Edgar Poe, Maupassant, Barjavel…

Sur quel nouveau projet travaillez-vous actuellement ?
Actuellement, je travaille sur plusieurs projets. Je travaille sur les péripéties d’un dauphin avec Michaël Escoffier chez Gallimard Jeunesse, sur l’enfance de Bigoudi avec Delphine Perret chez Les Fourmis Rouges, une histoire cauchemardesque de Julien Baer Chez Hélium et l’histoire d’un petit rebelle de Guillaume Guéraud chez De la Martinière jeunesse.
Tout un programme…

Bibliographie sélective :

  • Be Happy ! Mes plus belles comédies musicales, illustration d’un texte de Susie Morgenstern, Didier Jeunesse (2018).
  • Top Car, illustration d’un texte de Davide Cali, Les éditions des éléphants (2018).
  • Tuk-Tuk express, illustration d’un texte de Didier Lévy, ABC Melody (2018).
  • J’ai perdu ma langue, illustration d’un texte de Michaël Escoffier, Seuil Jeunesse (2018), que nous avons chroniqué ici.
  • Bronto Megalo Saure, illustration d’un texte de Davide Cali, Sarbacane (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Chez moi, illustration d’un texte de Davide Cali, Actes Sud Junior (2016).
  • Santa Fruta, illustration d’un texte de Delphine Perret, Les fourmis rouges (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Mister Gershwin, les gratte-ciels de la musique, illustration d’un texte de Susie Morgensten, Didier Jeunesse (2016).
  • Chiens & Chats sous la loupe des scientifiques, illustration d’un texte d’Antonio Fischetti, Actes Sud Junior (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Bigoudi, illustration d’un texte de Delphine Perret, Les fourmis rouges (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Moustachat, illustration d’un texte de Géraldine Elschner, L’élan Vert (2014).
  • L’homme à la peau d’ours, illustration d’un texte d’Anne Jonas d’après les frères Grimm, Seuil Jeunesse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Émile, le petit fifre, illustration d’un texte d’Anne de la Boulaye, Seuil Jeunesse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • La fine mouche, illustration d’un texte de Jean Perrot, Seuil Jeunesse (2011).
  • Serial rapteur, illustration d’un texte de Claude Carré, Actes Sud Junior (2009).


Quand je crée… Claire Garralon

Le processus de création est quelque chose d’étrange pour les gens qui ne sont pas créateur·trice·s eux-mêmes. Comment viennent les idées ? Et est-ce que les auteur·trice·s peuvent écrire dans le métro ? Les illustrateur·trice·s, dessiner dans leur salon devant la télé ? Peut-on créer avec des enfants qui courent à côté ? Faut-il de la musique ou du silence complet ? Régulièrement, nous demandons à des auteur·trice·s et/ou illustrateur·trice·s que nous aimons de nous parler de comment et où ils·elles créent. Cette semaine, c’est Claire Garralon qui nous parle de quand elle crée.

Créer, quel verbe impressionnant. Alors regarder dans le dictionnaire Larousse sa définition exacte me rassure parce que j’y lis, entre autres : …Réaliser ou concevoir quelque chose… Et là, pas de soucis, je crée, sans aucun doute, des tas de choses même, des bricoles qui n’aboutissent pas, des collections de bouchons trophées animaliers, des bouteilles avec des poissons dedans, des papillons de papier épinglés dans des boîtes, des mots, des phrases ou débuts d’histoires, des images, grandes ou petites, ici ou là… Tout est soigneusement rangé, étiqueté pour que je m’y retrouve.
Je n’ai pas de « règle » de création ou de mise au travail.
Les idées viennent n’importe où. Leurs mises en place, leurs constructions, leurs assemblages se font dans l’atelier avec ou sans le chat.
J’aime le matin tôt mais je n’y arrive pas toujours, le soir, ce n’est pas la peine, je suis trop fatiguée.
J’ai besoin de silence et de solitude. Même si j’ai appris, avec plein d’enfants autour, à travailler dans des plages de temps limitées et des lieux pas toujours idéaux, étroits ou de passage. Maintenant, les enfants ont grandi, le temps a beaucoup moins de limites et le lieu est devenu bel atelier. La seule tolérance c’est Gatua, le chat. Je dis bien tolérance, parce que si elle veut se coller à moi comme elle le fait consciencieusement avec mes dessins, crayons ou clavier d’ordinateur lorsque j’écris, je lui propose gentiment d’aller ailleurs. Qu’elle soit dans la pièce me plaît plutôt, c’est une présence chaude et somnolente qui m’apaise.
J’ai un carnet à dessin et un carnet à écrit dans mon sac. J’alterne. Parfois même je me sers de l’un comme de l’autre, j’écris sur celui à dessin et inversement.
Des mots sans images et des images sans mots, ce n’est pas encore pour tout de suite…
Merci Gabriel

Claire Garralon est autrice et illustratrice.

Bibliographie sélective :

  • Poule bleue, texte et illustrations, MeMo (2018), que nous avons chroniqué ici.
  • Chat noir chat blanc, texte et illustrations, MeMo (2018), que nous avons chroniqué ici.
  • La promenade des canards, texte et illustrations, MeMo (2017).
  • Les jours, les mois et les saisons, texte et illustrations, MeMo (2016).
  • C’est ma mare, texte et illustrations, MeMo (2016).
  • Drôles de tableaux, texte et illustrations, Seuil Jeunesse (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Ça, texte et illustrations, Philomèle (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • La vie en bleu, illustration d’un texte d’Alice Brière Haquet, Océan Édition (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Le chat et l’oiseau, illustration d’un texte d’Alice Brière Haquet, Thierry Magnier (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Rond rouge, texte et illustrations, Actes Sud Junior (2012).
  • Six souricettes découvrent les couleurs, , texte et illustrations, Circonflexe (2011).
  • Le petit triangle, illustration d’un texte en Coréen, Yéowon Média (2011)
  • La graine et l’oiseau, illustration d’un texte d’Alice Brière Haquet, Grandir (2011).
  • Jamais seul, illustration d’un texte de Didier Poitrenaud, Kilowatt (2011).

Retrouvez Claire Garralon sur son site : http://clairegarralon.fr.

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Des petites sœurs imaginaires et une mère un peu trop présente

Par 6 septembre 2018 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose de rencontrer une petite fille à l’imagination débordante et une mère à l’amour étouffant.

Petites sœurs
de Tomo Miura
La joie de Lire dans la collection Les versatiles
10,90 €, 200×200 mm, 36 pages, imprimé en Pologne, 2018.
Poule Bleue
de Claire Garralon
MeMo dans la collection Tout-petits MeMômes
13 €, 204×222 mm, 36 pages, imprimé chez un imprimeur éco-responsable, 2018.

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Des formes et des contraires

Par 20 mars 2018 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, un chat noir va rencontrer un chat blanc, un éléphant et un petit garçon vont explorer les contraires puis on fera le tour du rond ! Trois livres qui ont en commun de m’avoir totalement charmé.

Chat noir chat blanc
de Claire Garralon
MeMo dans la collection Tout-petits MeMômes
13 €, 195×190 mm, 36 pages, imprimé en Europe chez un imprimeur éco-responsable, 2018.
Sens dessus dessous ! Mon livre des contraires
Texte de Susan Hood (traduit par Sébastien Cordin), illustré par Jay Fleck
De La Martinière Jeunesse
13,50 €, 215×260 mm, 32 pages, imprimé en Chine chez un imprimeur éco-responsable, 2018.
Tout rond
Texte de Joyce Sidman (traduit par Alice Seelow), illustré par Taeeun Yoo
Circonflexe
13 €, 240×240 mm, 32 pages, imprimé en Espagne, 2018.

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L’art à portée des petits

Par 26 juin 2014 Livres Jeunesse

En cette fin de semaine, je vais beaucoup vous parler d’art. J’ai eu en peu de temps plusieurs livres sur le sujet et donc autant les grouper ! Aujourd’hui, on va s’intéresser à l’art dans les livres pour les plus petits, demain on s’intéressera aux plus grands, samedi Marianne me laissera sa place pour parler de photo et dimanche je vous parlerai de loisirs créatifs. J’espère que vous aimerez cette thématique sur quatre jours.

DESIGNIMAUXDes objets design mis en situation dans un album jeunesse, c’est original ! C’est ce que propose Designimaux.
Pour que le poussin sorte de son œuf, soulève le volet… ah le voilà ! Il est assis dans l’Egg chair d’Arne Jacobsen. Tourne, tourne la roue crantée et tu verras défiler les couleurs sur la Ball Clock de George Nelson ! Si tu soulèves la tulipe, tu trouveras Hippolyte qui est assis dans une chaise qui ressemble beaucoup à la fleur, c’est la Tulip Chair d’Eero Saarinen. Un éléphant nage dans un océan de chamallow… enfin, c’est ce qu’il imagine assis sur le Marshmallow Sofa de George Nelson.
Sept objets (chaises, lampe, porte manteau…) qui se retrouvent donc dans cette une histoire à portée des tout-petits dans ce très beau livre cartonné avec des volets à soulever. Graphiquement très réussi (avec des illustrations un peu rétro), c’est un magnifique objet autant pour les parents que pour les enfants.
Une vraie réussite !
Des intérieurs sur le site de l’éditeur.

droles de tableauxQuatre drôles de tableaux. Rythmes de Robert Delaunay, Guitare et partition de Juan Gris, Signes en jaune de Paul Klee et Autoportrait en deux dimensions de Kasimir Malevitch. Quatre tableaux d’art abstraits qui donnent naissance à quatre petits livres.
Une rencontre entre deux oiseaux, un chat qui essaye d’attraper un papillon, un écureuil qui fait ses provisions et un départ pour l’espace.
Quatre histoires nées dans l’imagination de Claire Garralon à partir de quatre tableaux. Quatre histoires sans paroles. Les petits livres sont glissés chacun dans une pochette d’un coffret qui se déplie. L’objet est très beau et le contenu aussi !
Les enfants regarderont ces histoires sans paroles où les tableaux prennent vie, les parents pourront ensuite leur raconter ce qu’est ce tableau, qui est la personne qui les a peints grâce aux petits textes en dos de couv’.
Une idée bien originale joliment mise en image par les découpages de Claire Garralon. Une initiation à l’art abstrait
Des extraits sur le site de Claire Garralon.

Quelques pas de plus…
Tous les livres qui parlent d’art que nous avons chroniqués sont regroupés sur un tableau Pinterest. Nous avons déjà chroniqués plusieurs livres de Claire Garralon (Ça, Une vie en bleu, Dis-moi l’oiseau et Six souricettes découvrent les couleurs). Retrouvez également notre interview de Claire Garralon.

Designimaux
Illustré par Ingela P. Arrhenius, animé par l’atelier Saje
Marcel & Joachim
14,90 €, 190×225 mm, 30 pages, imprimé en Chine, 2014.
Drôles de tableaux
Texte de Claire Garralon
Seuil Jeunesse
15 €, 148×148 mm, 128 pages, imprimé en Chine, 2014.

À part ça ?

Et sur tablette ? Les applications chroniquées par DéclicKids.

Gabriel

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Perçons les secrets des livres

Par 6 mai 2014 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose deux voyages insolites avec des livres qui parlent de livres ! Renversant !

les mammouths les ogres les extraterrestres et ma petite soeurIl paraît que les mammouths, ça n’existe pas. Ou plus en tout cas. Mais alors ce petit mammouth se demande bien pourquoi il est là, avec sa famille. On lui répond qu’il est le héros d’un livre, et qu’il a été créé par un monsieur qui écrit l’histoire, et une dame qui fait les dessins. Même que ces gens-là ont tous les droits : faire apparaître un ogre à dos de mouton au milieu de la rue ! Et si l’ogre ressemble à un drôle de bonhomme vert, c’est parce que la dame ne sait pas dessiner les ogres… Ce petit mammouth découvre donc tous les pouvoirs de ces gens là, l’auteur, l’illustratrice, et même le lecteur ou la lectrice ! Mais une chose est sûre, s’il veut une petite sœur, ils ne pourront rien pour lui ! Pour cela, il faudrait que son papa et sa maman se fassent des clins d’œil !

Coup de cœur pour cet album très original ! Alex Cousseau c’est le monsieur qui a écrit l’histoire justement, et c’est très drôle ! Il nous plonge dans un monde fou, celui des livres, dans lequel tout est possible ! Et Nathalie Choux, même si elle dessine des ogres qui ressemblent à des extraterrestres, est quand même très douée pour tout le reste : les jolies couleurs, les dessins pleins de douceur, et les détails humoristiques disséminés ! Les mammouths, les ogres, les extraterrestres et ma petite sœur est vraiment une réussite, une pépite surprenante que les amoureux des livres (forcément, il y en a beaucoup par ici) devraient apprécier, à tout âge !

çaÇa, c’est comme une sorte de boîte. On regarde à l’intérieur et on y trouve des images et des mots ! C’est plein de vie, c’est personnel, c’est extraordinaire, et ça permet de voyager en restant chez soi ! Avec Ça, on grandit, ou au contraire on reste encore un peu petit… Ça, c’est un livre, et c’est magique !

Dans un registre plus poétique, Ça est un très bel album qui met le livre à l’honneur ! Le livre et tous ses pouvoirs ! Claire Garralon choisit des mots simples mais forts et les agence dans un univers coloré et doux, qui rend un bel hommage à cet objet fabuleux duquel on parle tant par ici ! C’est beau, doux, et tellement vrai !

Quelques pas de plus…
D’autres livres qui parlent des livres que nous avons chroniqués : Le grand méchant livre, C’est un livre,
Ouvre ce petit livre, Les fantastiques livres volants de Morris Lessmore, Le messager du clair de lune, La petite liseuse et C’est fermé.
Nous avons déjà chroniqué d’autres ouvrages de Nathalie Choux (Loup ne sait pas s’habiller, Mon imagier des animaux familiers, Mon imagier des jouets, Coccinelle ouvre ses ailes, La poulette et ses trois maisonnettes, Mon imagier de la famille, Chevaliers, Toutes les réponses aux questions que vous ne vous êtes jamais posées, Mon imagier de la maison, Mon imagier des formes, Mon imagier de Noël, L’ogresse poilue, De vrais amis, Mon imagier des saisons et Mon imagier de la nuit), Alex Cousseau (Les Frères Moustaches et Charles à l’école des dragons) et Claire Garralon (Une vie en bleu, Dis-moi l’oiseau et Six souricettes découvrent les couleurs). Retrouvez également notre interview de Claire Garralon.

Les mammouths, les ogres, les extraterrestres et ma petite soeur
Texte d’Alex Cousseau, illustré par Nathalie Choux
Tom’Poche
5,50 €, 210 x 160 mm, 36 pages, imprimé en Italie, 2014
Ça
de Claire Garralon
Philomèle
13,50 €, 210 x 210 mm, 26 pages, lieu d’impression non précisé, 2014

A part ça ?

J’ai le même âge que les éditions Kaléidoscope, qui fêtent donc leurs 25 ans cette année, avec beaucoup de surprises au programme ! Surveillez leur nouveau site internet !

Marianne

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