La mare aux mots
Parcourir le tag

Claire Garralon

Les invités du mercredi : Claire Garralon et Pierre Delye ( + concours)

Par 20 novembre 2013 Les invités du mercredi

Aujourd’hui nous avons le plaisir de recevoir l’illustratrice Claire Garralon, nous lui avons posé quelques questions afin de mieux la connaître. À la suite de l’interview, je vous proposerai de tenter de gagner son magnifique album La vie en bleu dont le texte est signé Alice Brière-Haquet, grâce aux éditions Océan Jeunesse. Ensuite, c’est avec le génial Pierre Delye que nous avons rendez-vous, il viendra nous livrer ses coups de cœur et coups de gueule… et je vous promets un bon moment ! Bon mercredi à vous.


L’interview du mercredi : Claire Garralon

Claire GarralonQuel a été votre parcours ?
J’ai toujours dessiné, c’était une sorte de « sas de protection », un moment suspendu, agréable et reposant.  Ensuite j’ai fait les Beaux-Arts de Bordeaux et des études d’Art Plastique à Toulouse.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
Je n’en avais pas. Nous n’avions pas de livres dans notre maison. Un Tintin, Le Crabe aux pinces d’or, qui trainait et que j’ai regardé et regardé plein de fois, c’est tout. J’ai cru longtemps que je ne savais pas lire. Je me rattrape, j’essaie.

Quelles techniques de dessin utilisez-vous ?
Je dessine aux crayons de couleurs et avec des papiers découpés ou déchirés que je colle. J’utilise aussi de la peinture ou de la craie grasse. Je bricole avec différents outils pour construire une image, pas toujours les mêmes (outils), ça dépend aussi de l’histoire, du texte à illustrer.LA VIE EN BLEU

Parlez-moi de l’album Une vie en bleu, comment avez-vous travaillé sur ce projet ?
Alice (Brière-Haquet NDLR) m’a proposé ce texte que j’ai tout de suite aimé pour son écriture toujours poétique et ce qu’il racontait. Les couleurs de la vie, c’est un beau texte pour un illustrateur.
Peu de temps avant, Alice m’avait montré sa collection de bons d’achats de boîtes de pâtes qu’elle gardait depuis longtemps mais qui ne lui servait plus à rien. Comme je récupère souvent des papiers et que j’aime ça, je lui ai fait comprendre que sa collection me plaisait beaucoup et que si elle voulait s’en séparer, j’étais preneuse.Dis-moi l'oiseau
J’ai reçu la boîte de bons d’achats dans ma boîte aux lettres peu de temps après. Puis le texte de la vie en bleu, le lien entre les deux était inévitable. J’ai donc utilisé les petits coupons pour faire les petites boîtes dont les deux personnages se servent dans l’histoire. J’ai voulu une illustration toute simple, suggérée, un peu maladroite et que la peinture soit présente, comme celle qu’utilisent les enfants ou les peintres.

Quels sont vos projets ?
Celui que je suis en train de terminer, quatre albums sur les quatre saisons à partir de quatre peintres abstraits qui paraitront au Seuil Jeunesse. Des histoires sans paroles, à regarder comme une peinture.

Bibliographie sélective :

Retrouvez Claire Garralon sur son site : http://clairegarralon.fr.

Comme je vous le disais avant cette interview, grâce à Océan éditions, je vais pouvoir offrir à l’un de vous un exemplaire du très bel album La vie en bleu (qu’on avait chroniqué ici) ! Pour participer au tirage au sort dites moi en commentaire ce qui vous rend la vie en bleu. Vous avez jusqu’à mardi 10h ! Bonne chance à tous !


Le coup de cœur et le coup de gueule de… Pierre Delye

Une fois par mois un acteur de l’édition jeunesse (auteur, illustrateur, éditeur,…) nous parle de deux choses qui lui tiennent à cœur. Une chose qui l’a touché, ému ou qui lui a tout simplement plu et sur laquelle il veut mettre un coup de projecteur, et au contraire quelque chose qui l’a énervé. Cette semaine c’est l’auteur Pierre Delye qui nous livre son coup de cœur et son coup de gueule.

Extrait du remue-méninge, de la tempête de cerveau chez Pierre Delye. Captation par micro hyper-sensible (il pleure pour un rien). Retranscription faite à la main. Aucun animal ni écrivain n’a été blessé pendant l’extraction de pensées.

« Allo ? Coup de cœur/coup de gueule, Gabriel ? Ouais, fastoche. Pas de soucis. Nan. C’est moi. Ça fait plaisir que tu aies pensé à moi. Ouais, tu me rappelles si je traîne… »

Bon, ça va, j’ai le temps. Je vais faire autre chose.

« Ah Gabriel, tiens, salut, comment ça va bien ? Ça fait plaisir de te voir. Non, bien sûr que je n’ai pas oublié, chuis d’ssus ! Aux taquets ! A fond les manettes… C’est pour quand au fait ? En tous cas, t’hésites pas : tu me tannes si tu ne reçois rien… »

Faut vraiment que je m’y mette ! Heureusement, j’ai encore un peu de te délai parce que, HO ! Pas qu’ça à fout’ moi…

Voyons les mails…

Hein ? Quoi ? Pour lundi (dans trois jours) ? Mais si on avait bien parlé d’un lundi, on n’avait jamais dit que ce serait celui-là ! En plus, il y en a plein d’autre des lundis ! Des plus loin dans l’espace-temps intersidéral et qui sont beaucoup mieux ! Hein ? Non ?

Non…

Oh merdmerdmerdmerd mais pourquoi j’ai dit « oui », c’est même pas payé, c’est censé être pour le plaisir ! Le plaisir ? Tu parles !

Bon…

J’ai dit « oui » alors faut le faire. Surtout qu’il m’a fait plein de compliments, le roublard ! Je ne peux quand même pas faire moins que d’essayer d’être à la hauteur à laquelle il dit me placer…

Ah ça, il est rusé le Gabriel, il sait bien que pour un compliment, les artistes sont toujours prêts à cavaler…

Un coup de cœur et un coup de gueule. Un coup de cœur, ça c’est fastoche, je le ferai après. D’abord, la gueule et après le cœur. C’est organique, c’est organisé.

Donc, un coup de gueule…

Aïe

C’est que je m’énerve facilement moi. J’ai l’indignation turbo réactive, moi, le soulèvement tectonique (géologique le soulèvement ! Pas la danse dont personne ne se souvient déjà plus à part ceux qui ont une mémoire pour les trucs inutiles)

Un coup de gueule… contre qui ? Contre quoi ?

Bon, je pourrais prendre un sujet sur lequel tout le monde est pour être contre !

Ouais mais ça va être tarte. Faut de l’originalité, pas le droit à la banalité…

ZUT ! (en plus je ne peux même pas dire de vrais gros mots, je suis auteur jeunesse même si je n’aime pas cette appellation !). Oh pu…rée, ça ne va pas être facile de pousser un coup de gueule avec la bouche en cul de poule pincée…

Pas bête ! C’est un bon sujet ça, les poules ! Non, y a mieux : Les dindes ! Les dindes qui se retrouvent avec une bouche en bec de canard parce qu’elles sont plus liftées qu’un passing-shot et qui hurlent le 11 novembre au nom du peuple contre un président alors qu’elles n’ont jamais foutu les pieds, pardon, l’escarpin dans un quartier populaire ni pris le RER aux heures de pointe et que leur manteau de fourrure à l’air aussi faux que…

Oui mais non… Vomi soit qui…

Parler de l’édition ? Donc, mentir, ben oui, je tiens à mon boulot moi ! Il est fou le Gabriel… Des auteurs et des illustrateurs ? Je vais me retrouver avec un contrat sur le dos…

De la situation des libraires, d’Amazon et des clients qui chouinent sur le chômage, hurlent contre les délocalisations, les hausses d’impôts mais achètent sur internet du produit ailleurs « parce que bon, le cœur a ses raisons que le porte-monnaie ignore… » En même temps si tout le monde y compris Amazon payait ses impôts, ses taxes, il n’y aurait plus de déficits…

Non plus… Trop facile

Un coup de gueule polémique ? Pour pouvoir passer pour un rebelle en m’attaquant courageusement à un plus faible que moi qui ne pourra pas se défendre et qui ne saura jamais que je l’ai chargé comme un bourrin…

Ou en m’attaquant à une multinationale au cuir si épais qu’elle s’en foutra royalement… Oui… Mais sait-on jamais…

Non, je vais tacler du pauvre ! Du sans défense !

Coup de gueule sur les pauvres d’esprits qui martyrisent l’orthographe sur Facebook et le net en général ?

Hmmm, nan, ils risqueraient de le lire et en plus ils sont agressifs ces cons là. Quand on voit le déferlement de bons sentiments gluants, de haines rances, de douceurs sucrées à l’aspartame, d’exhibitions d’insignifiances à seule fin de récolter du « j’aime » qui encombrent l’écran, qui noient les quelques ilots de sensibilités délicates, les fragments de poésie véritable, d’informations pertinentes… Toute cette avalanche de petits chats dont on se fout, de « ben moi, j’ai bien dormi ! Bonjour tout le monde » dont on se contrefout, des partages de ce qui n’appartient pas à celui qui distribue…Tu parles… Un réseau social créé par un asocial, on aurait dû se méfier…

En plus, il faut que je pense à mon e-réputation et puis, est-ce de sa faute au marteau si celui qui ne sait pas s’en servir se tape sur les doigts ? En même temps, les zinzins un peu marteau qui construisent des marteaux exprès pour piquer les idées, les infos, le temps, l’orthographe, l’intelligence et la raison pour laisser libre cours à … Des marteaux piqueurs quoi…

Nan… Les jeux de mots, c’est bien mais point trop n’en faut !

Ou alors… en tant qu’artiste donc forcément de gôche tant qu’il s’agit des idées et pas des actes, je décide de m’attaquer aux Roms à la surprise générale !

Oui ! Ça c’est bon ! Les attaquer alors qu’on doit les défendre ! C’est ultra tendance/régressif/up to date/décalé ! Et en plus, c’est sans risque : soit les gens sont d’accord soit pas et là, suffira que je dise « mais c’est de l’humour ! Si on ne peut plus rire… » C’est parti pour la route du Rom.

C’est vrai qu’ils sont pénibles ces gens, ces Roms ! Y a qu’à voir comment ils sont sales à force de ne pas pouvoir se laver ! Comment ils squattent les trottoirs à force de ne pas pouvoir, de ne pas avoir le droit de se loger ou qu’on leur a « détruit leurs caravanes pour leur bien et qu’ils seront mieux dehors au grand air ». Sans parler qu’ils sont plus réguliers dans la rue et aux feux rouges à faire la manche que les poteaux électriques le long des rails.

Chanson du train : une vache, un poteau, un poteau, un poteau, une vache…

Chanson de la rue : Un rom, un parcmètre, un rom, un rom, un rom, un rom…

C’est quand même de leur faute, aux Roms, s’ils sont les seuls européens à ne pas avoir le droit de travailler en Europe. D’ailleurs, s’ils étaient victimesd’apartheid dans leur pays, c’est qu’ils l’avaient bien cherché, les Roms ! Et ce n’est quand même pas parce que la communauté européenne avait besoin de pays pauvres pour pouvoir faire du chantage au chômage et de la délocalisation sans aller trop loin qu’il fallait qu’ils viennent s’habiller avec nos chiffons. En plus, ils obligent les ferrailleurs, qui leur achètent bien gentiment leurs câbles, à ne pas poser de questions sur leur provenance et à les payer en liquide en dessous du prix habituel et normal ! Ça dégoûte !

Et puis, c’est quand même de leur faute aux Roms si le racisme et la connerie crasse des brutes mono neuronales en profitent pour sortir comme du pus d’un bouton pressé ; si l’opportunisme avide des puissants ravis de la qualité d’un tel bouc émissaire se repait de la chance de pouvoir parler d’autre chose que de leurs petites malfaisances. Et si même les braves gens qui ne voient pas qu’ils sont tous des victimes, eux et les Roms, qu’ils ont tant de points communs qu’ils s’acharnent à ne voir que les différences et qui sont tellement malheureux devant tant de malheur qu’ils se sentent impuissants et finissent par reprocher aux pauvres d’être un miroir qui leur montrerait leur avenir s’ils osaient se rebeller alors : « vite, rentrons se calfeutrer, s’anesthésier à coup de bière, de joints, de LOL… »

Ouais, un bon coup de gueule de bon goût contre les Roms parce que c’est de leur faute si cela explose… Oui mais non… Parce que l’ironie vire vite au sarcasme et les ricaneurs professionnels sont les mouches à merde de… Si tous les chemins mènent aux Roms, la question reste toujours : à qui profite le crime. Et ça, c’est moins drôle.

Non… Vite, un sujet !

Coup de gueule contre le cancer qui profite et prolifère honteusement parce qu’on ne s’attaque pas aux causes environnementales pour ne pas faire de peines aux pollueurs, à l’agro-industrie, à l’agro-alimentaire … bof

Contre les banques qui s’enrichissent en ruinant les autres, qui osent mettre en faillite les états et les appeler à l’aide quand elles le sont : couler parce qu’on s’est fait des trous dans les caisses, normal ! Les banques qui t’envoient des recommandés au moindre découvert et te prennent dix euros quand il t’en manque un… Oser râler sur celui qui te sauve, qui te nourrit c’est comme si les puces faisaient des manifs contre les chiens… Ouais non plus, j’ai un PEL…

Contre les hommes et femmes politiques qui dégoûtent de la politique pour pouvoir se la réserver à eux seuls d’autant plus qu’ils ne savent plus faire que cela… Qui n’osent pas critiquer les banques en conseil des ministres parce qu’ils aimeraient un poste au conseil d’administration… Oui mais c’est faire le jeu du Front National qui apparaît comme un médicament à ceux qui ne lisent pas la posologie et ne font pas attention aux contre-indications et aux effets secondaires alors que là tout est simple : « le front national nuit ! » et jour…

Encore la politique, moi, j’adore mais… un autre sujet, un pavé dans la mare aux mots, vite !

Le gaz de schiste, la surpêche et son copain le saumon norvégien qui achète des pleines pages de pub en ce moment, Fukushima et son avenir radieux, les footballeurs et leurs coupes de cheveux, leur coupe du monde, leur coupe fiscale…

Zut et rezut ! C’est de l’écrit et si les trois lecteurs qui vont lire passaient à côté de l’ironie ? En même temps, ils ne sont que trois… Oui, pourtant ce sont les minorités qui font bouger le monde alors…

UN coup de gueule ! Un seul ! Bien fort sans risque mais que cela ne se verrait pas…

Voyons…

Voyons voir…

Ecoutons entendre…

Ah mais si !

‘Videmment !

 Au terme de cette réflexion à laquelle vous venez d’assister en direct : le voici mon « coup de gueule » :

C’est contre Gabriel de la Mare aux mots et sa demande ! C’est honteux, bord dégueu, de faire ça à un jeune et pauvre écrivain sans défense qui aime tout le monde, trouve tout merveilleux et a depuis toujours sa carte au club des ravis de la crèche !

Bon, ça, c’est fait !

Maintenant le coup de cœur !

Fastoche.

Tant mieux, ce sera moins long !

Faut pas oublier que sur internet, tout le monde écrit mais personne ne lit. C’est comme au bistrot où ceux qui écoutent font semblant et sont juste en train d’attendre pour pouvoir parler…

 Zut, c’est reparti pour la grogne ! Halte là mon gaillard !

Un coup de cœur !

Un…

Quoi ?

UN seul ? Nan mais il est fou lui ? Un seul ? Mais pourquoi « un ». Pourquoi faire « un et « un » ? Alors que l’on est accablé par les nouvelles déprimantes renouvelées quotidiennement. Des nouvelles assénées sans remords et sans outils pour pouvoir comprendre le « pourquoi » et le « comment » par des journalistes qui n’ont plus le temps de bosser ou pas le courage parce que c’est fatiguant ou qui ne veulent pas déplaire aux propriétaires de leur journal/télé/ radio. Journal/télé/radio propriété de groupes du CAC40. Sauf Elise Lucet et son cash investigation, quelques émissions trop rares sur Arte ou à la radio noyées par le flot des gugusses qui accélèrent tout, qui hachent ou saucissonnent les émissions pour que l’on n’ait jamais le temps de rien surtout de réfléchir.

Un seul coup de cœur ? Alors il faudrait que je choisisse entre les couleurs de l’automne, regarder l’horizon au bout de l’océan, marcher en montagne et se retrouver nez à museau avec un bouquetin, déguster une noix de saint jacques, boire une gorgée de vin blanc du jura avec un copain, ou sécher une bière avec un autre, voir quelqu’un lire un livre que l’on a aimé et se dire qu’il a de la chance de le découvrir, aller au spectacle et frémir quand les lumières s’éteignent, marcher dans les feuilles en traînant les pieds, la dernière blague de mon fils cadet, la dernière attention délicate de mon fils aîné, la joie de partager leur vie et celle de leur mère et qu’ils partagent la mienne parce qu’ils sont la preuve que plus on partage, plus la vie est grande et belle, et ma meilleure moitié qui a relu ce laborieux papier pour me faire plaisir, la beauté de l’instant à l’IME où des enfants, des ados, des adultes lourdement handicapés ou moins lourdement (je ne peux pas dire « légèrement ») ou pas du tout ont écouté ensemble nos histoires à Grégory Allaert et moi et qu’ils nous ont applaudis même si certains ont raté leurs mains une fois sur deux, et que la veille dans la salle du spectacle, cela avait été bien aussi surtout après quand on a croisé deux petites spectatrices avec des sourires galactiques nichées contre leurs parents heureux, du goût de la pomme que je viens de manger, des larmes en écoutant une chanson bien chantée, du sourire quand j’ai senti le poids du deuil de mon père, de mon frère et de mon amie accumulé ces dernières années s’alléger soudain et enfin, de la vie qui est là même si un jour, elle n’y est plus et que c’est absurde, que ça fait mal à ceux qui restent et qui se retrouvent la main vide parce qu’ils ne peuvent plus tenir celles de ceux qui viennent de lâcher la leur mais que la mort c’est aussi une partie de la vie même si c’en est la fin… Et la première gelée ? Et le rouge-gorge du jardin qui fait son tour de propriétaire ? Et la légèreté du pas des femmes ? Et cette liste qui n’en finit plus et …

Mais ça va faire un coup de gueule ça : n’avoir droit qu’à un coup de cœur ! Non, monsieur Gabriel. Des coups de cœur, monsieur, j’en ai 70 à la minute ! Parce ça bat, ça tambourine, Gars Gabriel ! Ça vibre, ça vit !

Finalement, y en a eu un peu plus, je vous le mets quand même ?

Roubaix le 15 novembre 2013.

©Karine Tison

©Karine Tison

Pierre Delye est auteur et conteur. Il faut absolument aller le voir en spectacle (il sera, par exemple, le 14 décembre à Dammarie les Lys (77) à la médiathèque à 15h pour « Ptit bonhomme & cie » )

Bibliographie sélective :

You Might Also Like

Les bonheurs de la vie

Par 9 septembre 2013 Livres Jeunesse

Trois albums pour voir la vie différemment.

Une vie en bleuCe qu’il y a de plus beau dans la vie, c’est le bleu. Si on pouvait chasser le rouge avec tout ce qui pique, le jaune avec tout ce qui fait envie ou le noir des orages, s’il ne restait plus que du bleu nous serions totalement heureux… vraiment ?

Je vais me répéter mais tant pis, mais quel talent d’écriture elle a, Alice Brière-Haquet ! Une vie en bleu est encore un magnifique texte, extrêmement poétique. Ici elle aborde donc le désir qu’on a parfois d’avoir une vie sans aucune aspérité, que tout soit lisse, qu’on avance heureux sans encombre… mais est-ce vraiment l’idéal ? Pour mettre en image ce texte profond, Claire Garralon a mélangé dessin et collage. Elle a fait un travail très fin, qui colle parfaitement au texte. Un album  au texte admirablement bien ciselé (je le répète, je suis certain qu’on apprendra bientôt des textes d’Alice Brière-Haquet à l’école) et aux illustrations pleines de poésie, un petit bijou.
Ce qu’en a dit Enfantipages.

Vive l'anarchie !Ne plus être un mouton, réfléchir avant d’agir, ne pas obéir si on n’en comprend pas la raison, HURLER si on a envie… VIVE L’ANARCHIE !

Voilà un petit livre extrêmement jouissif ! Le but est ici de montrer aux enfants qu’ils peuvent penser différemment, qu’il ne faut pas forcément faire les choses parce qu’on nous oblige à les faire…. Et d’ailleurs pour qui il se prend ce livre ? Il donne lui-même des conseils ! Alors il propose même de le déchirer ! Vive l’anarchie ! est l’adaptation française d’un livre qui a énervé le Tea Party aux Etats-Unis (lire l’article de Rue89), A rule is to break (Une règle est faite pour être enfreinte). Un vilain livre d’anar dangereux qui fera peut-être de votre enfant un révolutionnaire !  Quelle horreur ! Bref un livre à se procurer de toute urgence !

Katsi Gardons le sourire !Tout commençait mal pour Katsi, il lui manquait une botte ! Puis c’est le vélo qui a un pneu crevé… Quand il se retrouve avec ses amis, ceux-ci veulent pique-niquer ! Katsi sent qu’il va devoir partager son repas, c’est hors de question ! Et ils ont beau plaisanter, il trouve toujours de quoi ronchonner ! Non décidément pour Katsi tout va mal, c’est une journée catastrophique ! Mais si Katsi avait pris ça d’une autre façon, à la rigolade par exemple, n’aurait-il pas passé une meilleure journée ?

Ici on nous parle d’optimisme, de voir les petits bonheurs de la vie plutôt que les choses négatives, de se rendre compte de la chance qu’on a. Katsi va se rendre compte que la bonne humeur change tout, y compris le regard sur les choses. Katsi est une nouvelle série qui propose de parler de philosophie en nous narrant des scènes du quotidien. L’histoire est complétée par une explication philosophique de l’histoire (le Katsi +). Dans la même collection, Trop c’est trop ! abordait le thème d’être aimé pour soi et non pour des raisons matérielles. Alors, gardons le sourire !
Ce qu’en a dit Les lectures de Liyah.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des livres d’Alice Brière-Haquet (Aliens mode d’emploi, Dis-moi l’oiseau, Le peintre des drapeaux, Paul, A quoi rêve un pissenlit ?, Perdu !), Claire Garralon (Dis-moi l’oiseau, Six souricettes découvrent les couleurs) et Elise Mansot (Aimata et le secret des tambours). Retrouvez aussi notre interview d’Alice Brière-Haquet.

Une vie en bleu
Texte d’Alice Brière-Haquet, illustré par Claire Garralon
Océan Jeunesse
11€, 165×185 mm, 32 pages, imprimé en Italie, 2013.
Vive l’anarchie !
de John Seven et Jana Christy
Graine2
12€, 157×236 mm, 40 pages, imprimé en Communauté Européenne, 2013.
Katsi, Gardons le sourire !
Texte de Martine Laffon, illustré par Elise Mansot
De La Martinière Jeunesse dans la collection Grandir et compagnie
8,50€, 175×200 mm, 24 pages, imprimé en France, 2013.


A part ça ?

ma belle gosseMaden a 17 ans, elle passe ses vacances sur l’Île de Ré avec son père, ses tantes et ses cousins. La jeune fille traîne aussi près de la prison, car c’est la qu’est emprisonné un homme avec qui elle entretient une correspondance. Shalimar Preuss filme l’adolescence, les moments de calmes, de mutisme et les éclats. Elle prend son temps pour nous montrer les moments de vie, les relations entre Maden et ses cousins ou entre Maden et son père. Car même s’il y a en arrière plan cette histoire de correspondance avec un prisonnier, on n’en saura pas grand chose… c’est un film sur l’adolescence et les rapports difficiles, un film qui nous montre une tranche de vie, celle de Maden, 17 ans, en vacances en famille. En film qui captivera certains tant sa réalisatrice filme avec beaucoup de délicatesse le quotidien mais qui exaspèrera d’autres qui attendront en vain qu’il se passe quelque chose.
Ma belle gosse de Shalimar Preuss avec Lou Aziosmanoff, Jocelyn Lagarrigue, Victor Laforge,… 1h20, Nour films.

Bande annonce :

 

Gabriel

You Might Also Like

Vas-y c’est solide !

Par 9 mai 2013 Livres Jeunesse

Une sélection de livres cartonnés. Certains ne s’adressent pas forcément aux tout-petits mais puisqu’ils sont solides autant les regrouper ici.

Bienvenue bébé !

On commence par les tout-petits-petits avec un coffret (qui s’ouvre en coulissant) de chez Hatier Jeunesse, Bienvenue bébé contient un oiseau en tissu/boîte à musique (il suffit de tirer pour lancer la Berceuse de Brahms) que personnellement je trouve magnifique. On peut l’accrocher dans un lit à barreau, par exemple. Il est accompagné d’un petit livre tout cartonné que là je trouve assez accessoire. Les illustrations sont jolies mais il fait un peu « léger ». En tout cas, même si je sors du cadre de la chronique littéraire, j’adore l’oiseau en tissu.

Collection Petit Nathan Emiri Hayashi

Chez Nathan viennent de sortir 5 jolis petits albums très cartonnés illustrés par Emiri Hayashi (que j’aime décidément beaucoup). Dans Coucou les animaux ! et Bonjour mon bébé ! des trous dans les pages invitent à voir la page suivante. Dans le premier on devra deviner ce que le renard a aperçu ou qui a peur du crocodile, notamment. L’enfant ne devinera pas réellement (vu la cible) mais ça donne une lecture ludique. Dans Bonjour mon bébé ! on voit également dans les trous des éléments de la page suivante, ici c’est donc l’univers du bébé (le biberon, la tétine, le lit,…). Dans les trois autres, On s’habille ?, On se cache ? et On fait du bruit ! on va toucher des matières… et faire du bruit ! On s’habille ? nous montre un petit loup qui met ses vêtements l’un après l’autre et chaque fois c’est l’occasion de toucher une matière différente. Des animaux se cachent sous des éléments en feutrine dans On se cache ? Il faudra baisser la tulipe pour découvrir la coccinelle, pousser le rocher pour découvrir l’ours ou soulever la feuille pour découvrir le petit écureuil. Des petites billes en plastique font du bruit dans On fait du bruit ! Surtout qu’il va falloir bouger le livre dans tous les sens pour lire cette petite histoire sur les sons. Cinq petits livres très colorés et surtout très esthétiques, que les enfants vont adorer manipuler… et que nous, nous allons adorer graphiquement !

Les animaux de bébé et La maman de Bébé

Alex Sanders et Pierrick Bisinski ont sorti deux gros livres pratiques pour les petites mains. Les animaux de bébé et La maman de bébé. Le premier est un imagier des animaux, rien de très original… sauf que les animaux sont pleins d’humour, on n’est pas ici dans la mièvrerie (Alex Sanders…), même les parents s’amusent devant la tronche de certains animaux. La maman de bébé c’est un imagier autour de la mère… le maquillage, le dentifrice et la brosse à dent, le soutien-gorge… la machine à laver… On regrettera (forcément) le sexisme de l’album mais on pourra s’amuser de quelques détails et trouver cet imagier plutôt original.

Chez moi

Chez moi de Xavier Deneux est une petite merveille, il faut dire que c’est un illustrateur qui fait toujours des livres Chez moi Deneuxmagnifiques. Ici on parle des maisons (château, tente, igloo, immeuble,…) et les pages sont en relief. La page de gauche montre l’habitation (et est en relief) et la page de droite montre son intérieur (et là c’est dans un creux), en fermant la page les deux s’emboîtent (j’espère que vous comprenez le principe). C’est très beau, très fin, très graphique. Je suis vraiment fan.

Le grand livre de tout

C’est un grand imagier un peu particulier que propose Malika Doray (qui propose toujours des choses originales d’ailleurs), Le grand livre de tout et même de petits poisLe grand livre de tout est un album qui s’ouvre dans les deux sens (de l’autre côté il s’appelle d’ailleurs Le grand livre du reste et même de frites !), les pages sont les mêmes mais grâce à un ingénieux système ce qui était caché dans un sens apparaît dans l’autre (moi et ma compagne ça nous a pris plusieurs minutes pour comprendre le pourquoi du comment !). Un immense serpent, un citron, des pinceaux, des tulipes,… c’est un album très graphique, très esthétique et vraiment original. J’aime décidément beaucoup le travail de Malika Doray.

Si petit et Si grand

On reste dans les albums graphiques avec deux albums signés Marjorie Béal et Laurie Cohen. Si grand et Si petit nous présentent un monde de plus en plus petit, pour le premier, et de plus en plus grand pour le second. Dans Si grand Si petitc’est un géant qui nous parle de son monde et on part de son immense taille pour arriver à une goutte d’eau (en passant par une maison, un lit, un vase,…). Dans Si petit c’est un minuscule oiseau enfermé dans une cage, la cage d’une chambre, la chambre d’une ville, une ville de France, la France dans le monde… on part donc du petit pour arriver à l’immense. J’aime beaucoup les illustrations de Marjorie Béal et ce sont deux très beaux albums, même si je regrette que la graduation soit parfois un petit peu hasardeuse (ou non tenue, au choix). Deux albums dans lesquels les enfants prendront conscience de la grande taille ou de la petite taille des choses.

l'anniversaire de Zozo

Oh c’est L’anniversaire de Zozo ! Coco, Lulu et Loulou viennent le fêter avec lui. On va ouvrir les cadeaux, jouer au ballon et à cache-cache avant de souffler les bougies. Avec sa collection Bébés Mimes, Armelle Modéré propose des livres qui vont nous permettre de jouer avec les enfants. Ici on va soulever des fenêtres, frapper des mains, souffler sur les bougies, faire bouger le ballon,… tout est fait pour faire participer l’enfant, le faire mimer (des indications sont là pour que les parents sachent quoi faire sur chaque page). Le genre de livre qui donne lieu à de beaux moments à partager entre parents et enfants.

Deux Mains deux petits chiens

On reste dans les mimes avec Deux mains, deux petits chiens de Nadja. Un chien qui court, deux chiens qui se bagarrent ou qui s’embrassent voilà ce que l’on va mimer avec nos mains. Sur la page de droite les chiens et sur celle de gauche des mains pour nous faire comprendre comment mimer, de quoi bien s’amuser !

Mon bébé et moi

Un enfant ça aime avoir un bébé, c’est le cas de cette petite fille. Il faut le promener, le nourrir, changer sa couche… tout faire comme les parents ! Ici c’est un livre avec des choses à tirer, à pousser, à tourner,… les enfants adorent ce genre d’ouvrages. Les interactions sont assez originales (on tire pour faire descendre le lait dans le biberon, on noue la couche de bébé,…). On parle ici aussi du fait d’avoir un petit frère ou une petite sœur (car la petite fille fait en fait comme sa maman, oui ici les papas ne s’occupent pas des bébés…). Au-delà du sexisme c’est un petit livre très sympathique avec des activités et des matières plutôt originales.

Papy

Un gros coup de cœur pour Papy de Jean Leroy et Matthieu Maudet. Deux enfants se disputent une balançoire… qui est le premier à l’avoir vue ? Heureusement Papy interviendra… heureusement ? Pas sûr ! Énormément d’humour ici, le genre d’humour un peu piquant comme j’aime. Et graphiquement c’est un album qui est beau ! Même si l’album est tout cartonné il plaira aux grands (même à ceux de 35 ans !).

Dis-moi l'oiseau

Quand la géniale Alice Brière-Haquet fait un livre pour les petits c’est aussi un régal, Dis-moi l'oiseau...Dis-moi l’oiseau est le dialogue entre un chat et un oiseau, un chat qui aimerait bien que l’oiseau s’approche un peu plus de lui… mais l’oiseau n’est pas dupe ! (quoique…). Le texte est extrêmement poétique (quand il s’agit de mots, Alice Brière-Haquet est une des meilleures orfèvres) et plein d’humour. Les illustrations de Claire Garralon sont très esthétiques. Un magnifique petit livre à l’humour piquant.

Papa Houetu et Maman Houtuva

Deux autres coups de cœur, Papa Houêtu ? et sa « suite » Maman Houtuva ? Ici le délirant Vincent Malone Maman Houvatus’amuse avec les expressions en les prenant au pied de la lettre. Quand papa est coincé dans un bouchon on ne voit que ses yeux qui sortent du bouchon de liège, quand il est coincé à la boîte ce sont des dizaines de boîtes de conserves avec la photo dudit papa, en pleine galère et le voilà a en train de ramer avec d’autres galériens. Maman, elle, essaye de joindre les deux bouts en tirant énergiquement sur deux cordes opposées, lance une machine en projetant une machine à laver ou poursuit une grand-mère qui court avec une boule en affirmant qu’elle essaye de récupérer mémé qui a perdu la boule. Bref c’est très drôle, on s’amuse autant que les enfants (voire plus). On rit aussi de l’impatience des enfants qui demandent, en boucle, où vont et où sont les parents. C’est aussi un bon moyen d’expliquer réellement les expressions à nos bambins. Côté illustrations c’est la géniale Soledad Bravi qui met en image les délires de Vincent Malone, deux livres hilarants et colorés !

Fais c'que je dis, fais pas c'que je fais

Toujours au Seuil, deux ouvrages cartonnés avec des grands volets : Fais c’que je dis, pas c’que je fais ! et C’est beurk, j’adore ! Les deux sont une suite de situations qui trouveront un pendant sous le volet. Dans le premier l’enfant C'est beurk j'adoreraconte qu’il n’a pas le droit de dire des gros mots mais quand son père bricole…, que ses parents lui demandent toujours d’arrêter de regarder la télé… mais qu’ils filent devant quand il est couché ou que sa mère dit à tout le monde qu’elle adore les bébés mais a affirmé avoir envie de jeter le sien par la fenêtre ! Le second énumère les situations que les enfants adorent… et pourtant : Aller au bain (mais ils refusent d’en sortir), manger sa soupe car il a plus faim (mais dévore un bol de mousse au chocolat), il a peur du noir dans son lit (mais se cache dans les placards),… On sourira en reconnaissant bien là nos enfants dans le second et nous même dans le premier !

On termine cette grande sélection par deux livres jeux, là aussi en pages cartonnées (mais qui ne s’adressent pas aux tout-petits).

Fête d’anniversaire chez la famille Pompom

C’est le génial Nicolas Gouny qui illustre Fête d’anniversaire chez la famille Pompom de Gwendoline Raisson. Ici grâce à des jeux (suivre un parcours, retrouver des éléments), on va apprendre les jours de la semaine. Chaque jour est représenté par une jolie planche et on suit la semaine de Madame et Monsieur Pompom et de leurs enfants, une semaine un peu particulière car c’est l’anniversaire de Jean-Gaston… et il est bien impatient de le fêter ! En fin d’ouvrage on parle des mois et des saisons et on peut même chanter une comptine (sur l’air de L’empereur, sa femme et Le petit Prince).

Quel bazar !

Quel bazar dans cette maison ! Tout est en vrac… On tourne la page et quelque chose a disparu… mais quoi ? Martine Quel bazar !Perrin avec ses illustrations très graphiques invite ici les enfants à un jeu de mémoire et d’observation. A chaque fois il faudra trouver l’objet en moins, heureusement un indice sera proposé grâce à un trou dans la page. En fin d’ouvrage on tente de se souvenir de la couleur de chaque objet. Un ouvrage très esthétique et vraiment ludique.

Quelques pas de plus…
D’autres livres pour les bébés sous le tag têtard (et deux livres-CD pour les bébés dimanche prochain)
Nous avons déjà chroniqué des livres de Virginie Desmoulins (Activités faciles pour les tout-petits et Bonjour Lapin), Emiri Hayashi (Regarde dans la neige et Regarde dans la mer), Alex Sanders (Les trois petits cochons, ), Pierrick Bisinski (Jojo l’hippopo sur son bateau et Jojo l’hippopo dans son avion), Xavier Deneux (Mes rêves, Bon appétit, Totam !, Regarde et Au dodo, les animaux !), Malika Doray (Le mariage, une histoire à colorier, Nous ce qu’on préfère, Près du grand érable, Dans le ventre des dames, des fois, il y a un bébé… et Quand ils ont su…), Laurie Cohen (Ma maison du bout du monde, Est-ce que vous m’aimerez encore… ?, Dans le ventre de maman et Ma voisine est une sorcière), Marjorie Béal (Ma maison du bout du monde et La fabrique extraordinaire), Armelle Modéré (Plouf ! et Coucou !), Nadja (Cinq petites sorcières, La robe couleur de tout, une histoire à colorier et L’amour c’est fou), Jean Leroy (Canaille n’aime pas la soupe), Matthieu Maudet (Bonjour facteur et Bonjour Docteur), Alice Brière Haquet (Le peintre des drapeaux, Paul, A quoi rêve un pissenlit ? et Perdu !), Claire Garralon (Six souricettes découvrent les couleurs), Vincent Malone (Quand Papa était petit y avait des dinosaures), Soledad Bravi (Trop facile, la science !, Fruits légumes et Louise Titi), Vincent Mathy (Petits ruisseaux) et Nicolas Gouny (Quand on sera grands, Le soleil sur la colline, Vacances à la ferme, Il était une fois… une grenouille, Il était une fois… un papillon, Paolo, La vérité sort toujours de la bouche des enfants,  Meuh non ! Y’a pas que les vaches qui pètent qui polluent la planète !, Jérôme, Amédée et les girafes). Plusieurs d’entre eux ont été nos invités d’un mercredi, retrouvez notre interview de Nadja, notre interview d’Alice Brière-Haquet et notre interview de Nicolas Gouny.

Bienvenue bébé
de Virginie Desmoulins
Hatier Jeunesse dans la collection Poussin câlin.
16,98€, 180x140x60 mm (coffret), 8 pages, imprimé en Chine, 2013.
Bonjour mon bébé !
de Christel Denolle, illustré par Emiri Hayashi
Nathan dans la collection Petit Nathan
9,95€, 175×177 mm, 8 pages, imprimé en Allemagne, 2013.
Coucou les animaux !
de Christel Denolle, illustré par Emiri Hayashi
Nathan dans la collection Petit Nathan
9,95€, 175×177 mm, 8 pages, imprimé en Allemagne, 2013.
On se cache ?
de Christel Denolle, illustré par Emiri Hayashi
Nathan dans la collection Petit Nathan
9,95€, 175×177 mm, 8 pages, imprimé à Singapour, 2013.
On s’habille ?
de Christel Denolle, illustré par Emiri Hayashi
Nathan dans la collection Petit Nathan
9,95€, 175×177 mm, 8 pages, imprimé en Singapour, 2013.
On fait du bruit !
de Christel Denolle, illustré par Emiri Hayashi
Nathan dans la collection Petit Nathan
9,95€, 175×177 mm, 8 pages, imprimé en Singapour, 2013.
La maman de bébé
d’Alex Sanders et Pierrick Bisinski
Gallimard jeunesse giboulées
15€, 147×157 mm, 58 pages, imprimé en Italie, 2013.
Les animaux de bébé
d’Alex Sanders et Pierrick Bisinski
Gallimard jeunesse giboulées
15€, 147×157 mm, 58 pages, imprimé en Italie, 2013.
Chez moi
de Xavier Deneux
Milan, dans la collection Les imagiers Gigognes
9,90€, 170×170 mm, 16 pages, imprimé en Chine, 2013.
Le grand livre de tout même de petits pois
de Malika Doray
L’école des loisirs dans la collection Loulou & Cie.
15€, 300×400 mm, 3 pages, imprimé en Malaisie, 2013.
Si grand
de Laurie Cohen, illustré par Marjorie Béal
Les p’tits bérêts dans la collection A p’tits pas
11,50€, 150×210 mm, 35 pages, imprimé en France, 2013.
Si petit
de Laurie Cohen, illustré par Marjorie Béal
Les p’tits bérêts dans la collection A p’tits pas
11,50€, 150×210 mm, 35 pages, imprimé en France, 2013.
L’anniversaire de Zozo
d’Armelle Modéré
Hatier Jeunesse dans la collection Bébés mimes
9,99€, 200×203 mm, 12 pages, imprimé à Hong Kong, 2013.
Deux mains deux petits chiens
de Nadja
L’école des loisirs dans la collection Loulou & Cie
8,50€, 170×170 mm, 10 pages, imprimé en Allemagne, 2013.
Mon bébé et moi
de Emma Dodd
Gallimard Jeunesse
13€, 235×237 mm, 14 pages, imprimé en Chine, 2013.
Papy
de Jean Leroy, illustré par Matthieu Maudet
L’école des loisirs dans la collection Loulou & Cie
10,70€, 190×190 mm, 28 pages, imprimé en Allemagne, 2013.
Dis-moi, l’oiseau…
d’Alice Brière-Haquet, illustré par Claire Garralon
Thierry Magnier dans la collection Tête de lard
6,60€, 120×120 mm, 24 pages, imprimé en Italie, 2013.
Papa, Houêtu ?
de Vincent Malone, illustré par Soledad Bravi
Seuil Jeunesse
12€, 150×150 mm, 52 pages, imprimé en Chine, 2005.
Maman  Houtuva ?
de Vincent Malone, illustré par Soledad Bravi
Seuil Jeunesse dans la collection L’ours qui pète
10€, 150×150 mm, 52 pages, imprimé en Chine, 2013.
C’est beurk, j’adore !
de Vincent Mathy
Seuil Jeunesse
9,90€, 190×190 mm, 18 pages, imprimé en Chine, 2013.
Fais c’que je dis, pas c’que je fais !
de David Merveille
Seuil Jeunesse
9,90€, 190×190 mm, 18 pages, imprimé en Chine, 2013.
Fête d’anniversaire chez la famille Pompom
de Gwendoline Raisson, illustré par Nicolas Gouny
Belin Jeunesse dans la collection Les ptits circuits
8,90€, 230×160 mm, 20 pages, imprimé en Chine, 2013.
Quel Bazar à la maison !
de Martine Perrin
Seuil Jeunesse
12€, 190×190 mm, 46 pages, imprimé en Chine, 2013.

A part ça ?

Envie de gagner de beaux albums de Princesse Camcam (comme vous le savez on adore son travail ici) ? ABC melody vous propose de répondre à une petite question : Citez trois régions visitées par Marie dans l’album Marie voyage en France. (Vous pouvez trouver des indices sur leur site et sur notre chronique). Dès que vous avez la réponse, envoyez un mail à laurie@abcmelody.com avec la réponse et vos coordonnées (vos nom, prénom et adresse postale). Le concours est ouvert jusqu’au 19 mai inclus.

Gabriel

You Might Also Like

Défilé de couleurs, de mois, et de saisons

Par 29 janvier 2012 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous parle de deux livres parus aux éditions Circonflexe.

Pour le premier, il est encore temps d’en parler ! En effet, nous sommes encore un tout petit peu en Janvier, et l’année ne fait donc encore que commencer.
Justement, Au fil des saisons, de Jane Godwin et Anna Walker, nous propose de parcourir l’année, à raison d’un mois par double-page. J’ai d’abord été séduite par le graphisme de ces grandes illustrations. Il s’en dégage beaucoup de douceur, de vie, et de mouvement, avec des traits simples et des couleurs tendres. L’aquarelle est beaucoup utilisée, et c’est vraiment très agréable. On suit une famille de cinq personnes au fil de l’an et l’on retrouve plein de moments simples mais très heureux du quotidien : jeux dans la neige, cabane dans les arbres, préparation d’un gâteau, vacances sur le sable, carnaval à l’école, roulades dans les feuilles d’automne…
Pas de véritable histoire, mais quelques phrases qui riment pour chaque mois. Cette poésie apporte une petite touche de magie supplémentaire à ces petits bonheurs journaliers…
Alors que vos enfants se laissent bercer Au fil des saisons ! Vous avez même le droit de les accompagner !

Après avoir passé en revue les mois de l’année, attelons-nous aux couleurs, avec Six souricettes découvrent les couleurs, de Claire Garralon.

Six souricettes, six soeurs, entreprennent de décorer la cabane en bois du jardin, de lui donner quelques couleurs ! C’est l’occasion pour les six petites artistes de découvrir le rouge, le jaune, le bleu…mais aussi tous les mélanges possibles ! Elles s’en donnent à coeur joie, ça s’active en tous sens, et au hasard de leurs expériences, on découvre tout ce que ces trois couleurs primaires peuvent donner.
Vous me direz qu’un livre sur les couleurs n’a rien de bien original. Sauf que là, c’est plein de vie et d’énergie, court, et adapté aux petits tant au niveau du texte, que des illustrations (qui font d’ailleurs penser aux dessins d’enfants). Parfois, surprise ! On retrouve les souris vues de dessus, de profil, de dos…
C’est peut-être un détail, mais j’aime cette idée de réussir à varier les illustrations en utilisant seulement quelques éléments (ici, des souris toutes simples et des pots de peinture, pour les choses les plus importantes).
Alors sortez de quoi protéger la table, les couleurs vont valser !

Au fil des saisons, Jane Godwin et Anna Walker
Circonflexe
Public : A leur lire/Lecteurs débutants

Six souricettes découvrent les couleurs, Claire Garralon
Circonflexe
Public : A leur lire/Lecteurs débutants

—————————————————————————————————————————–

A part ça ?

Un peu d’art insolite et poétique ? Ces jardins miniatures disséminés sur le sol londonien…Pour continuer à cultiver les petits plaisirs de la vie, et mettre un peu de gaieté au quotidien !

Marianne

You Might Also Like

Secured By miniOrange