La mare aux mots
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Collection Bisous de famille

A l’heure où retentit la sonnerie…

Par 13 septembre 2014 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on s’intéresse à ce qu’il se passe en fin de journée, après l’école !

L'heure des mamansL’heure des mamans, c’est ce moment qui marque la fin de la journée et le retour à la maison. Mais le petit raton-laveur, héros de cette histoire, ne comprend vraiment pas pourquoi on l’appelle comme ça : lui, ce n’est jamais sa maman qui vient le chercher ! Le lundi, c’est la baby-sitter, le mardi c’est Papi, le mercredi Tonton, et Mamie et Papa terminent la semaine. Sa maman, il en profite le week-end, parce qu’en semaine, elle travaille tard le soir. Et il aimerait vraiment que la maîtresse en tienne compte !
Quelle bonne idée de s’intéresser à cette fameuse expression, qui pour beaucoup d’enfants aujourd’hui ne correspond pas à la réalité ! C’est également l’occasion de combattre une fois de plus un cliché sexiste (à ce sujet, retrouvez la chronique de Gabriel parue hier) : papa au travail et maman qui ne s’occupe que des enfants, ce n’est pas systématique ! Les situations sont multiples et chacun devrait trouver son compte dans cette histoire pleine d’humour et de tendresse. Yaël Hassan nous présente tous ces adultes de la sortie d’école avec des mots simples mais bien choisis, et Sophie Rastégar les croque avec malice ! Les illustrations fourmillent de détails et de clins d’œil au quotidien des jeunes lecteurs !
Un album simple et bien pensé, qui s’ancre dans la vie des enfants !
Vous pouvez feuilleter quelques pages sur le site des éditions Utopique.

cover MaitresseEt la maîtresse alors ? Que fait-elle une fois les portes de l’école refermées ? Tous les enfants se sont sans doute déjà posé cette question. Et bien figurez-vous que je connais maintenant quelques secrets : elle reste à l’école ! Elle se couche sous son bureau, mange avec ses collègues dans la cantine, joue dans la cour au clair de lune, échange des dessins avec ses collègues et organise même quelques fêtes !
En tout cas, c’est ce que nous raconte Carole Fives dans Est-ce que la maîtresse dort à l’école ?, un album original, qui tente de lever le voile sur une grande question d’enfance, avec humour et tendresse ! Les illustrations d’Anne Isabelle Le Touzé contribuent grandement au côté décalé de cette histoire, en mettant en scène l’enseignante dans les lieux familiers des enfants.
Malicieux et indiscret, voici un album pour lever le secret !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué un autre livre de Yaël Hassan (Défi d’enfer).

L’heure des mamans
Texte de Yaël Hassan, illustré par Sophie Rastégar
Utopique dans la collection Bisous de famille
15,50 €, 320 x 220 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-certifé, 2014
Est-ce que la maîtresse dort à l’école ?
Texte de Carole Fives, illustré par Anne Isabelle Le Touzé
Pastel
13 €, 300 x 220 mm, 32 pages, imprimé en Belgique, 2014

À part ça ?

Pejac est un artiste espagnol qui a notamment créé des décors muraux très poétiques dans Paris.

Marianne

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Une paire de pères

Par 22 juillet 2014 Livres Jeunesse

Deux histoires de famille, touchantes et émouvantes…

les jours noisetteSon père est sculpteur de nuages, inventeur de gros mots, mais aussi et surtout roi des fantômes… Et son eau de toilette sent la noisette… Il l’aime, mais d’un amour contradictoire, qui se transforme parfois en colère. Les jours noisette sont des jours à part, des jours entre parenthèses… Mais je ne vous dirai pas pourquoi. Emmanuel Bourdier arrive à garder le suspense jusqu’à la dernière page, avec un texte très fort, sensible et poétique et les illustrations de Zaü, dans un camaïeu de gris illustre avec beaucoup de puissance cette très belle histoire sur une relation père-fils particulière, sans oublier la place de la mère ! Un coup de cœur !
Vous pouvez feuilleter cet album sur le site des éditions Utopique.

un papa pour titouBrigitte élève seule son poussin Titou. Lui ne s’en plaint pas et est heureux avec sa maman. Mais elle aimerait trouver un compagnon, et un père pour Titou ! Louis l’asticot, Bouclette, Tom le cheval, Monsieur Oisanis le hibou, aucun ne convient ! Trouvera-t-elle son bonheur ?
On suit avec plaisir ce tendre duo dans cette quête d’amour. Mais avec Un papa pour Titou ?, Natacha de Bradké nous fait sourire également, toujours avec des mots tendres : Brigitte et Titou forment un duo plein de force. Les illustrations de Luciana Monaji sont très jolies, délicates et colorées, et complètent parfaitement cette jolie histoire dans laquelle se reconnaîtront sans doute bien des familles… Toutefois, on peut trouver que cette idée de besoin absolu d’un père et d’une mère présents au quotidien pour être heureux est un peu réductrice ! Il y a beaucoup d’autres manières de vivre la famille, c’est certain !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres de Zaü (Moi, Stevenson, l’aventure de ma vie) et Natacha de Bradké (Viens danser !).

Les jours noisette
Texte d’Emmanuel Bourdier, illustré par Zaü
Utopique dans la collection Bisous de famille
15,50 €, 220 x 320 mm, 40 pages, imprimé en France, 2014
Un papa pour Titou ?
Texte de Natacha de Bradké, illustré par Luciana Monaji
L’école des loisirs
12,20 €, 213 x 270 mm, 28 pages, imprimé en France, 2014

A part ça ?

Bovey Lee découpe finement du papier ! Moi qui peine à découper droit avec des ciseaux, je ne peux être qu’admirative…

Marianne

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Parler de sujets graves

Par 26 octobre 2013 Livres Jeunesse

Deux époques, deux sujets graves, deux albums pour en parler avec les enfants, même grands. Deux coups de cœur !

Je suis un papillonUn papillon éphémère ne vit qu’une journée. Il estime avoir de la chance puisqu’il va la passer avec les Hoffmann qui sont tous réunis au jardin pour un repas familial. Il y a notamment Clara, avec ses deux nœuds dans les cheveux. Des enfants qui courent, des saucisses grillées, un air d’accordéon, une sieste dans la chaise longue,… Le temps s’écoule paisiblement, et chacun profite de cette belle journée. Et soudain, l’ambiance change radicalement… Des hommes en costume beige, brassard rouge et cheveux rasés, font irruption dans le jardin. La musique cesse, tout le monde baisse la tête et le papillon assiste à de violentes scènes : le mobilier vole, les coups aussi… Seule la petite Clara réussira à désarmer, avec sa candeur, ces hommes violents.

Alors que l’histoire démarre de la manière la plus paisible qu’il soit et que l’on s’attend à un délicieux récit de repas de famille, plein de détails savoureux qui nous plongent complètement dans l’ambiance, la rupture est brutale. Aussi brutale que la détermination de ces soldats nazis qui viennent semer la terreur, affoler tout le monde, et dessiner une étoile sur le portail bleu… Racontée du point de vue d’un papillon, pour apporter à la fois recul, légèreté et gravité (oui, c’est possible de mélanger les deux), cette histoire m’a beaucoup émue. Vincent Cuvellier choisit ses mots avec justesse, il n’en dit ni trop ni trop peu pour que chacun se figure à son niveau les événements. C’est fort ! Les illustrations de Sandrine Martin sont quant à elles parfaitement adaptées à l’ambiance, à la fois simples, vivantes et détaillées. C’est un album original, qui s’intéresse à un sujet difficile abordé sous un angle différent et qui fait monter les larmes aux yeux.

paris-paradisMoussa part pour Paris-Paradis, capitale de la France ainsi surnommée pour l’eldorado qu’elle représente pour le jeune homme et ses compagnons de galère. Il devra pour cela traverser des villages, parcourir des pistes et des déserts. Plusieurs véhicules pour rejoindre la côte, puis le paiement de l’accès à la pirogue avec toutes ses économies et enfin, la traversée, si dangereuse, avec les vagues, les enfants qui pleurent, et les passagers qui ne savent pas nager. A l’approche des côtes françaises, ils sont remorqués, puis Moussa rencontre Chloé…

Malheureusement très tristement d’actualité, Paris-Paradis deuxième partie (le premier tome racontait la prise de décision du jeune garçon de quitter l’Afrique, mais on lit sans problème les albums de manière indépendante), raconte l’épopée de ces centaines de personnes qui chaque jour tentent d’arriver en France, dans des conditions souvent très difficiles. Rien n’est épargné : l’épuisement, la trahison de certaines rencontres qu’il croit d’abord bienfaisantes, la fragilité de la pirogue, la peur des autorités, et les premiers pas sur le sol français… Didier Jean et Zad, comme à leur habitude, savent traiter des sujets les plus graves, avec émotion et justesse, mais sans pathos. Le texte est très poétique, très fort, et les illustrations de Bénédicte Nemo simplement magnifiques. On ressent la force de Moussa, mais aussi la force des éléments, et la dureté de l’épreuve. C’est beau, ça me donne envie de lire rapidement le premier tome en attendant de découvrir un jour le troisième, qui est prévu.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres ouvrages de Vincent Cuvellier (Les socquettes blanches, La fille verte, La première fois que je suis née, Émile veut une chauve-souris, Émile fait la fête, Émile est invisible, Émile veut un plâtre, Emile se déguise), et de Didier Jean et Zad (Parle-moi Papa, Comme deux confettis, Gaufrette et Nougat jouent au papa et à la maman et Les Artichauts).

Je suis un papillon
Texte de Vincent Cuvellier, illustré par Sandrine Martin
Gallimard Jeunesse Giboulées
12,50 €, 215 x 255 mm, 24 pages, lieu d’impression non précisé, 2013
Paris-Paradis, deuxième partie
Texte de Didier Jean et Zad, illustré par Bénédicte Nemo
2 Vives Voix dans la collection Bisous de famille
15,50 €, 220 x 320 mm, 40 pages, imprimé en France sur papier issu de forêts durablement gérées, à l’aide d’encres végétales, 2013

A part ça ?

Mercredi dernier Gabriel a présenté sa première chronique radio dans l’émission Écoute ! il y a un éléphant dans le jardin, sur Aligre FM. Retrouvez bientôt l’émission en intégralité en suivant ce lien, et écoutez dès à présent la chronique grâce à l’onglet dédié sur le blog.

Marianne

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Difficile à dire, plus facile à lire

Par 15 octobre 2013 Livres Jeunesse

Parfois, les enfants ressentent des choses sur lesquelles ils ont du mal à mettre des mots… Ces albums proposent de les aider !
Parle-moi PapaUn soir, une petite boule de couleur sombre frappe à la porte. Une petite boule qui appartient à Papa, entrée au moment où il a perdu son travail et qui le rend triste, silencieux, solitaire et soucieux. Il ne parle plus, reste sur sa chaise, dit toujours que tout va bien, sort parfois dans la nuit,… Tout cela est bien inquiétant pour un enfant, à qui on n’explique pas toujours tout. Alors il interroge encore et encore en attendant que le sourire revienne sur le visage de son père qui pourra alors se débarrasser définitivement de la boule noire et reprendre vie.

Parle-moi Papa est un vrai coup de cœur ! La boule noire est en réalité la « boule d’angoisse », expression souvent employée mais pas forcément claire pour les enfants. Avec cet album délicatement illustré par Didier Jean et Zad, Christos aborde des thèmes difficiles et pas toujours simples à appréhender pour les plus jeunes : la perte d’un emploi et ses conséquences sur l’humeur, le moral et la structure familiale. L’enfant ne comprend pas pourquoi son père est si différent et aimerait pouvoir l’aider. Malheureusement, on lui répond toujours que « ça va s’arranger » et il se sent drôlement impuissant, voire coupable de ce mal-être. Tout dire au risque de déstabiliser ? Ne rien dire de peur de mal dire ? Le silence semble pesant, inquiétant et déstabilisant, presque plus que la vérité… Un thème original qui peut concerner de nombreuses familles, traité avec justesse, sensibilité et émotion, mais avec des mots et des situations simples, c’est l’équation parfaite de cet album !

jérémy dessine un monstreAutre sentiment : la solitude. Jérémy n’a aucun ami, et passe ses journées à dessiner dans sa chambre, sans jamais rejoindre les enfants du quartier pour jouer avec eux. Un jour, il dessine un monstre. Un monstre qui prend vie, qui est très exigeant, et qui ne le quitte plus, même la nuit. Alors Jérémy décide d’inviter cette créature à aller voir du pays, et finalement lui aussi finit par mettre le nez dehors !

Deuxième coup de cœur (il y a des jours comme ça) pour cet album pour enfants plein de sensibilité ! Jérémy est un peu enfermé dans sa bulle, dans son monde dessins et de couleurs. Un jour, cette passion devient un peu trop envahissante et le pousse à se tourner vers le monde extérieur. Avec fantaisie (un dessin qui prend vie, ça n’est pas banal) et poésie, Peter McCarty donne corps à une sensation, à un sentiment, pas toujours évident à aborder avec les enfants. Les illustrations sont magnifiques, à la fois simples, claires et tendres. C’est une réussite !
Le même vu par Les lectures de Liyah.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres de Didier Jean et Zad : Comme deux confettis, Gaufrette et Nougat jouent au Papa et à la Maman et  Les Artichauts.

Parle-moi Papa
Texte de Christos, illustré par Didier Jean et Zad
2 vives voix dans la collection Bisous de famille
15,50 €, 220 x 320 mm, 40 pages, imprimé en France sur papier issu de forêts durablement gérées, à l’encre végétale, 2013
Jérémy dessine un monstre
de Peter McCarty
Kaléidoscope
12,80 €, 256 x 256 mm, 40 pages, imprimé en Italie, 2013

A part ça ?

Artips propose de vous faire découvrir chaque jour du lundi au jeudi une anecdote sur l’histoire de l’art.

Marianne

 

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Etre parents, ou faire semblant

Par 13 juillet 2013 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous présente trois albums très très différents, qui ont tous les trois pour thème la parentalité.

comme deux confettis

« Quand je n’étais pas née, Maman ne s’appelait pas Maman. Et c’est pareil pour Papa… Lui non plus ne s’appelait pas Papa. » Voilà comment commence ce très très bel album. Il et Elle ne se connaissaient pas et avaient autant de chance de se rencontrer que deux confettis au milieu d’un carnaval. Puis, à la faveur d’un ascenseur en panne, Ils ont fini par faire connaissance. Longue discussion, pique-nique improvisé et passion commune pour la tarte au citron, le temps a fait son affaire. Quelques rires, un passage au tutoiement, et enfin, embrassades, caresses et désir d’enfant… Elle tombe enceinte, Ils discutent prénoms, et un jour l’enfant a envie de savoir à quoi ressemble ses parents. C’est la naissance et la rencontre du trio : elle s’appelle Maman, et il s’appelle Papa.

J’ai essayé de vous retranscrire là toute la poésie de ce magnifique texte de Didier Jean et Zad, mais je suis moins forte qu’eux pour décrire avec force et simplicité des sentiments si complexes que ceux liés à la rencontre amoureuse, puis à la naissance. Déjà, j’ai beaucoup aimé cette métaphore des confettis, petites pastilles de couleur qui se rencontrent par hasard, en fonction du vent. Puis toute cette tendresse qui met en avant de petits détails simples, qui ont finalement leur importance dans une histoire. Et les illustrations de Sandrine Kao servent magnifiquement ce texte : les regards, les rondeurs, les couleurs, tout respire l’amour et l’harmonie (je m’enflamme un peu et dit comme ça ça peut paraître mièvre mais ce n’est absolument pas le cas, et c’est là aussi la force de cet album). A la fin, on retrouve une présentation de la diversité des familles d’aujourd’hui (recomposée, monoparentale, homoparentale, adoptive, d’accueil, et même sans enfants), et une double-page à compléter par quelques photos et renseignements personnels. Un livre pour les enfants et les adultes, et pourquoi pas en cadeau de naissance pour la naissance d’un premier enfant !

raconte-moi quand j'étais néEnsuite, on retrouve Lapingouin, ce petit personnage mi-pingouin mi-lapin. Je vous avais déjà dit tout le bien que je pense de cette série d’albums pour enfants, et je vous présente aujourd’hui le dernier sorti. Dans Raconte-moi quand j’étais né, Lapingouin se pose plein de questions sur sa naissance.

Comment fait-on les bébés ? Comment grandissent-ils dans le ventre de la maman ? Qu’est-ce qu’ils entendent, qu’est-ce qu’ils perçoivent du monde extérieur ? Et surtout, comment ça se passe le jour de la naissance ? Le départ, l’émotion qui fait parfois faire n’importe quoi (Papa Pingouin a failli partir à la maternité sans Maman Lapin), les premiers moments après la naissance, les visites à la maternité,… Carole-Anne Boisseau et Galaxie Vujanic ont pensé à tout. Alors certes, c’est extrêmement romancé, et le monde onirique et fantaisiste de Lapingouin n’a pas grand-chose à voir avec le nôtre, mais il est très facile de transposer plein de choses et ce texte plein de tendresse contient par mal de réponses aux questions des enfants. Les illustrations de Masami Mizusawa sont toujours aussi douces et originales, et fourmillent de petits détails délicats. En voici une manière originale de parler de la naissance avec les enfants !

gaufrette et nougat jouent au papa et à la mamanEt puis en grandissant, ce sont les enfants qui jouent à imiter les parents. Gaufrette et Nougat jouent au papa et à la maman, et ce n’est pas triste ! Nougat décrète d’emblée que Gaufrette restera à s’occuper de la maison pendant qu’il ira travailler mais la petite souris ne l’entend pas de cette oreille et décide que c’est à son tour d’aller jouer à travailler. Pendant ce temps-là son ami le chat prépare une délicieuse crème à la gadoue à base de terre, d’eau et de cailloux. Quand il a fini, Gaufrette n’est pas rentré du travail. Alors, il s’occupe de leur bébé (une poupée) et veut même lui donner la tétée. Gaufrette se moque de lui, mais le jeune chat a plus d’un tour dans son sac !

Encore une fois, l’écriture de Didier Jean et Zad fait mouche. Avec des mots et surtout des situations qui parleront aux plus jeunes, ils traitent d’un sujet important et qui nous tient à cœur : la lutte contre les idées sexistes. Et le plus fort est sans doute le fait que le message passe discrètement. Tout semble naturel pour ces enfants et le sujet principal du livre semble être avant tout le plaisir qu’ont ces enfants à s’inventer des histoires avec des bouts de cartons, trois cailloux et une poupée, et pas le fait que la souris aille travailler et le chat reste à s’occuper de la maison. Il se trouve que la souris est obligée de rouspéter pour avoir le droit de jouer ce rôle ce jour-là, mais comme deux enfants se chamaillent dans ce type de jeu au moment de la distribution des rôles. Mais finalement, on s’interroge quand même : qu’est-ce que ça veut dire être papa ? Et être maman ? Est-ce vraiment différent ? Pour ne rien gâcher, Sophie Collin signe de très belles illustrations colorées, douces et pleines de tendresse ! Un album à la fois simple et fort, comme on les aime !

Quelques pas de plus…
Retrouvez d’autres chroniques de livres de Didier Jean et Zad (Les Artichauts), Sandrine Kao (Le banc, Les larmes de Lisette, et Des crêpes à l’eau), Sophie Collin (Le secret de Lili, La folle journée de Marie-Belle) et d’autres aventures de Lapingouin (Aujourd’hui y’a école ?, Même pas peur des monstres).

Comme deux confettis
Texte de Didier Jean et Zad. Illustrations de Sandrine Kao.
2 vives voix dans la collection Bisous de famille
15,50 €, 220 x 320 mm, 40 pages, imprimé en France (papier issu de forêts durablement gérées et encres végétales), 2013
Raconte-moi quand j’étais né…
Textes de Carole-Anne Boisseau et Galaxie Vujanic. Illustrations de Masami Mizusawa.
HC Editions dans la collection Lapingouin
12,50 €, 267 x 220 mm, 24 pages, imprimé en Espagne, 2013
Gaufrette et Nougat jouent au papa et à la maman
Textes de Didier Jean et Zad. Illustrations de Sophie Collin.
2 vives voix dans la collection Gaufrette et Nougat
9,50 €, 200 x 200 mm, 32 pages, imprimé en France (papier issu de forêts durablement gérées et encres végétales), 2013

Marianne

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