La mare aux mots
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Collection Neuf

Un album à l’air marin et un roman tout en pudeur

Par 29 avril 2019 Livres Jeunesse

D’ici, je vois la mer est un bel album dépaysant et qui nous emmène dans un village de mineurs sur une côte canadienne. La Vie en rouge nous fait partager le quotidien d’une écolière en proie à la peur de s’exprimer devant les autres. Deux ouvrages empreints de délicatesse.

D’ici, je vois la mer
Texte de Joanne Schwartz (traduit de l’anglais – Canada par Michèle Moreau), illustré par Sydney Smith
Didier Jeunesse
16 €, 280×210 mm, 52 pages, imprimé en France chez un imprimeur écoresponsable, 2019.
La Vie en rouge
Texte d’Anne Cortey, illustré par Vincent Bourgeau
L’École des loisirs dans la collection Neuf
9,50 €, 210×140 mm, 74 pages, imprimé en France, 2019.

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Quelques pas de danse et deux grands départs

Par 1 avril 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on découvre deux jeunes filles dont la vie va prendre un nouveau départ. La première part pour Paris afin d’y vivre sa passion, tandis que l’autre, sans s’éloigner de chez elle, va vivre de grands bouleversements.

Danse avec les choux
d’Anaïs Sautier
L’école des loisirs, dans la collection Neuf
8,50 €, 125×190 mm, 144 pages, imprimé en France, 2016.
Ma fugue chez moi
de Coline Pierré
Le Rouergue, dans la collection DoAdo
10,20 €, 140×205 mm, 115 pages, imprimé en France, 2016.

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Mystères en bande

Par 27 septembre 2014 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous présente deux romans pleins de vie et de mystères !

Le club de la pluie et le pensionnat des mystèresRose Dupin entre à l’internat des Pierres-Noires. Elle se lie d’amitié avec Nadget et Ambroise et tous les trois forment une bande de copains bien sympathique, le Club de la Pluie. Un jour de pluie, ils voient tomber de la tour de l’école des petits papiers, comme des appels au secours… Une enquête mystérieuse débute alors pour le trio, qui va tenter de résoudre L’énigme de la tour !
Mais ce n’est pas tout ! Dans une deuxième aventure, ils vont avoir affaire au Voleur de Saint-Malo
Une bande d’enfants attachants, un chien qui les suit partout, des rencontres farfelues, et des mystères inquiétants,… Tous les ingrédients du bon roman d’aventures pour enfants sont réunis, et on trouve à ce petit groupe de détectives en herbe des airs de Club des Cinq. J’ai beaucoup aimé, mais en même temps, avec Malika Ferdjoukh (dont je suis une grande admiratrice) aux commandes, je ne suis pas étonnée ! Le texte est simple pour les jeunes lecteurs autonomes, mais plein de rebondissements, de bons dialogues et d’aventure. Quelques savoureuses illustrations de Cati Baur (qui a déjà collaboré avec Malika Ferdjoukh pour l’adaptation en bande dessinée de Quatre sœurs) ponctuent le récit, et arrivé au bout des deux enquêtes proposées dans Le club de la pluie au pensionnat des mystères (racontées chacune par un personnage différent), on en redemande !
Un coup de cœur inquiétant et amusant !

les filoutinnenLiisa (les deux i ne sont pas une faute de frappe mais  une particularité de ce prénom finlandais !) est sur la route des vacances avec ses parents et sa sœur, et cela ne la réjouit guère. Elle sent qu’elle va grandement s’ennuyer et elle n’a pas trop le cœur à la fête ! Mais les vacances vont prendre une toute autre tournure puisqu’elle va être kidnappée involontairement par Les Filouttinen, une famille de bandits un peu particuliers, qui au départ cherchent surtout à dérober bonbons, toiles de tente, et autres objets du quotidien ! Elle va vivre un été de course-poursuites et de braquages dans cette famille loufoque mais attachante, et elle nous emmène avec elle !
Qu’il est décapant ce roman ! On sourit et on se passionne pour cette folle aventure déjantée au cœur de la Finlande ! C’est toujours joyeux, à l’image de tous ces personnages, qui sous des airs de bandits sont très attachants ! Siri Kolu nous embarque avec eux dans ce grand voyage et c’est bien agréable !
Un roman pour s’évader du quotidien, et s’imaginer des vacances folles !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres de Malika Ferdjoukh (La bobine d’Alfred, Un été à Montréal, Quatre sœurs, 1. Enid (BD), Quatre sœurs, 2. Hortense (BD), L’assassin de Papa, Sombres Citrouilles, Les quatre sœurs, 4 saisons (BD), Aggie change de vie et Quatre sœurs (BD)).

Le club de la pluie au pensionnat des mystères
Texte de Malika Ferdjoukh, illustré par Cati Baur
L’école des loisirs dans la collection Neuf
8,50 €, 125 x 190 mm, 82 pages, imprimé en France, 2014
Les Filouttinen
de Siri Kolu (traduit par Alexandre André)
Didier Jeunesse
14,20 €, 148 x 216 mm, 101 pages, imprimé en France, 2013

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Des romans qui nous emmènent de l’autre côté de l’Atlantique

Par 19 mai 2014 Livres Jeunesse

Deux romans, un qui se passe aux États-Unis dans les années 60, l’autre de nos jours au Québec.

La bobine d'AlfredHarry Bonnet, né à la fin des années 40, a été élevé par son père, sa mère étant décédée en le mettant au monde. Grand cinéphile, ce père file au cinéma dès qu’il a fini son travail de cuistot. C’est le cinéma qui va changer leur vie. Alors que la grande actrice Lina Lamont vient dîner dans le restaurant où il travaille, Monsieur Bonnet refuse de lui servir une demi-portion comme le lui demande habituellement son patron. Il est renvoyé sur-le-champ. Mais la grande star, qui a vu ce qui s’est passé en cuisine, lui propose de venir travailler pour elle… à Hollywood ! Le jeune homme de 16 ans suit donc son père dans cette nouvelle vie et va même l’accompagner sur un tournage de film du grand Alfred Hitchcock réalisé dans le plus grand secret. Là, Harry va être pris dans un engrenage digne du grand Hitch.

Malika Ferdjoukh est une grande cinéphile, elle nous entraîne dans une histoire où se côtoient vrais acteurs (Steve MacQueen, Jane Russell…) et personnages de films (Lina Lamont, le personnage de Chantons sous la pluie). Un bel hommage au cinéma où l’on pourra s’amuser à chercher les références cinématographiques dans les noms de personnes ou de lieux, les phrases empruntées à des titres de films… Et elles sont nombreuses ! Bien entendu, ce n’est pas qu’un hommage au cinéma et à Hitchcock (et sans saisir les références, on peut évidemment tout suivre), c’est un roman plein de suspense comme Malika Ferdjoukh sait le faire (Sombre Citrouilles, L’assassin de Papa…). Un roman captivant pour les amoureux du septième art… et les autres !

Un été à MontréalCharlie et Max attendent l’été avec impatience. Chaque année, c’est une nouvelle aventure qui les attend. Être poursuivis par des taureaux enragés dans le sud de la France… ils l’ont fait ! Essuyer un ouragan au bord de l’océan : aussi ! Ils se sont même déjà retrouvés face à des alligators dans des marécages ! Parfois, Charlie aimerait juste des vacances normales… Cette année, il ne va pas être déçu ! Suite à un manque de contrats cette année, les parents des deux garçons leur annoncent qu’ils vont devoir travailler tout l’été. Les enfants passeront donc les vacances à la maison, ou comme dit leur père, à Balconville ! Un été à Montréal… Charlie va tenter de gagner de l’argent en recherchant des chats perdus pour toucher les récompenses (quitte à ramener les mauvais chats), camper dans le jardin en se prenant pour Robinson Crusoé (sauf que lui n’avait peut-être pas rencontré de mouffette !), garder le poisson d’une amie (mais tout se ne passera pas comme prévu), s’occuper de Max (qui a l’idée saugrenue de voler des brioches), promener les chiens d’une vieille dame (qui perd un peu la tête), subir un orage d’une rare violence, rencontrer un motard au grand cœur et se perdre dans le quartier asiatique à la recherche de Bruce Lee. Parfois, c’est à côté de chez soi qu’on vit les plus folles aventures !

J’ai pris énormément de plaisir à lire les aventures de Charlie et Max. C’est extrêmement drôle, et l’on ne s’ennuie jamais ! Un été à Montréal, c’est un roman plein d’humour qui nous rappelle l’importance des rencontres multigénérationnelles et que l’aventure est au coin de la rue, un roman qui nous dit aussi l’importance d’apprendre par soi-même (c’est mieux que dans les livres), de se méfier des apparences. Chaque chapitre est une aventure différente où l’on recroise parfois des personnages des autres aventures (dont la délicieuse Flor, jeune fille d’origine espagnole qui ne laisse pas Charlie indifférent). Un roman d’aventures moderne, plein de vie, captivant.
Attention ce roman sort le 28 mai.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Malika Ferdjoukh (Quatre sœurs, 1. Enid (BD), Quatre sœurs, 2. Hortense (BD), L’assassin de papa, Sombres citrouilles, Les quatre sœurs, 4 saisons (BD), Aggie change de vie et Quatre Sœurs (BD)).

La bobine d’Alfred
Texte de Malika Ferdjoukh
École des loisirs dans la collection Médium
14 €, 148×218 mm, 173 pages, imprimé en France, 2013.
Un été à Montréal
Texte de David Hommel (traduit par Lori Saint-Martin et Paul Gagné), illustré par Marie-Louise Gay
École des loisirs dans la collection Neuf
10 €, 125×190 mm, 190 pages, imprimé en France, 2014.

À part ça ?

Gros succès de librairie, Le passeur de Lois Lowry a été adapté en film.

Gabriel

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Une maison vivante et un garçon qui grandit : touchant !

Par 11 janvier 2014 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous présente deux romans courts, à la fois drôles et tendres !

histoires de la maison qui voulait déménager Une maison qui veut voyager, une cheminée qui attend désespérément l’arrivée du Père Noël alors que ce n’est pas du tout la saison, la révolte d’un paillasson qui en a marre qu’on le piétine et qui préférerait être une couverture, un grenier qui accueille une collection de gros mots, une télé qui avale les personnes qui la regardent, un arbre qui toutes les nuits s’enfuit du jardin dans lequel il est enraciné,… Voici un aperçu des Histoires de la maison qui voulait déménager ! Et pour déménager, ça déménage, ça c’est sûr !

J’ai vraiment eu un coup de cœur pour ce recueil de courts récits d’Hervé Walbecq qui mêle humour et poésie avec beaucoup de finesse. L’environnement quotidien prend vie, et les plus inertes des objets deviennent doués de pensée et de mouvements. Je pense que ça parlera très bien aux enfants, qui ont eux-même une certaine faculté à imaginer vivants les objets les plus courants. Chaque histoire est indépendante, mais elles s’articulent très bien entre elles et permettent aux plus jeunes de fractionner leur lecture. On lit tout d’une traite ou on picore, on lit dans l’ordre ou dans le désordre, et on retrouve même quelques illustrations très simples de l’auteur pour donner encore un peu plus de vie à l’ensemble ! C’est surréaliste, loufoque par moments, et toujours délicieux ! Quel bonheur de voir tout ce qui nous entoure avec un œil nouveau !

les mémoires d'adalbertAdalbert a un drôle de prénom, hérité de son grand-père Albert et de son arrière-grand-mère Ada. Il est né prématurément et reste plutôt chétif. Tout le monde passe son temps à lui casser les pieds, en le trouvant trop maigre, trop rouge, pas assez fort, et surtout pas assez âgé pour décider. Dur dur d’avoir onze ans et d’être encore considéré comme un bébé ! Mais Adalbert a décidé de ne plus se laisser faire ! Il compte bien prendre de l’assurance, et nous raconte son quotidien.

Angela Nanetti nous livre vraiment le journal intime du jeune héros, qui entre doucement dans l’adolescence mais a un peu de mal à quitter réellement l’enfance, quoiqu’il en dise. En racontant son quotidien, il aborde avec humour des questions quotidiennes : les changements de son corps, les premières émotions amoureuses, les relations familiales ou amicales pas toujours simples, et on sent que progressivement, il se détache de sa famille pour penser par lui-même. Ce qui donne parfois lieu à des passages qui m’ont fait un peu (beaucoup) grincer des dents, notamment quand le jeune garçon évoque la manière dont son père considère les femmes médecins (en gros, un discours très machiste), ou quand il parle de « devenir un homme », forcément fort, costaud, et pas trouillard. Au départ, j’ai ouvert des grands yeux, mais on comprend très rapidement qu’il reprend à son compte des choses entendues chez lui ou dans la cour de récré sans y adhérer : il est simplement gêné de se déshabiller devant le médecin scolaire lors de la visite médicale, et ne pense pas un mot du discours de son père, avec lequel il cherche plutôt à prendre de la distance. Et avec les copains, il essaie d’abord de rentrer dans le moule, avant de comprendre qu’il y a d’autres manières de voir les choses que celles transmises par la famille, ou les amis costauds. C’est un témoignage sur la vie des grands enfants qui deviennent doucement de jeunes adolescents un peu coincés entre deux univers, qui apprennent doucement à penser par eux-même. Touchant et drôle, voici un court roman dans l’air du temps !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué une histoire de maison aussi vivante que ses habitants : La maison qui ne voulait pas de Pauline Croze et Anne-Marie Hugot.

Histoires de la maison qui voulait déménager
d’Hervé Walbecq
L’école des loisirs dans la collection Neuf
9,50 €, 125 x 190 mm, 141 pages, imprimé en France, 2013
Les mémoires d’Adalbert
d’Angela Nanetti (traduit par Nathalie Sinagra Decorvet)
La joie de lire dans la collection Hibouk
6,90 €, 130 x 185 mm, 80 pages, imprimé en Pologne, 2013

A part ça ?

Peter Callesen manie les ciseaux avec brio ! Venez admirer ses œuvres de papier.

Marianne

 

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