La mare aux mots
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Contes africains

Des contes superbes

Par 7 novembre 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous présente trois magnifiques contes.

Corbeau noir Cygne blanc
Texte d’Isabelle Genlis, illustré par Qu Lan
Picquier Jeunesse
21,50 €, 255×325 mm, 70 pages, imprimé en Chine, 2016.
Le coffre enchanté
Texte de Jean-François Chabas, illustré par David Sala
Casterman dans la collection Les albums Casterman
15,90 €, 240×2340 mm, 32 pages, imprimé en Roumanie, 2016.
Tooksipa et le tabouret d’or
Texte d’Abbadan, illustré par Helder Da Silva
Glénat Jeunesse dans la collection Ethno-Contes
14,99 €, 240×320 mm, 48 pages, imprimé en Italie, 2016.

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Pour écouter sur la route des vacances

Par 13 octobre 2014 CD non musical, Livres Jeunesse

À la fin de la semaine, c’est (déjà) les vacances ! Certains d’entre vous vont peut-être prendre la route et vous savez qu’on aime vous donner des conseils de CD à mettre dans l’autoradio (ou à écouter au casque dans le train, c’est mieux que de regarder un écran). Une petite sélection des derniers livres-CD écoutés avec mes filles.

OnLa voiture de Groucho commence par les plus jeunes avec un livre cartonné raconté par Olivier Saladin, La voiture de Groucho.
Alors qu’il s’apprête à partir à l’anniversaire d’Alice, Groucho n’arrive pas à ouvrir sa voiture ! Mais que se passe-t-il ? Visiblement, elle est fermée à clef… Mais où sont donc les clefs ? Groucho décide de passer par le coffre, mais ce petit personnage un peu distrait n’est pas au bout de ses peines…
Voilà une histoire drôle, vivante et colorée ! On rit grâce au texte plein d’humour de Michèle Moreau, mais surtout grâce à Olivier Saladin et à sa façon de nous le raconter ! C’est un pur bonheur ! Pour vous en rendre compte, allez absolument écouter des extraits sur le site de Didier Jeunesse (ici), vous allez craquer tout comme nous. À la suite de l’histoire, Gibus interprète Dans ma belle auto.
Gros coup de cœur pour La voiture de Groucho, un livre-CD plein d’humour aux illustrations pleines de pep’s de Nathalie Choux.
Extraits (du livre et du CD) en ligne.

LesIris et Lou petits vont aussi aimer la suite d’Iris a trois ans (que nous avions chroniqué ici), une jolie histoire racontée et chantée par la douce Coralie Clément (qui vient d’ailleurs de sortir aussi un album pour adultes, La belle affaire). Ici, Iris invite sa meilleure amie, Lou, à la maison. Un très joli moment de complicité en perspective… mais aussi quelques disputes. Une bien jolie histoire musicale toute douce sur l’amitié.

DorothéeLe magicien d'Oz aime s’évader de son quotidien. Orpheline, elle vit chez son oncle et sa tante qui ont bien trop de travail pour s’occuper d’elle. Heureusement, elle a son chien Toto. Un jour où un cyclone passe sur sa maison, celle-ci est arrachée du sol et Dorothée se réveille dans un pays aux couleurs chatoyantes. Elle va y rencontrer des personnages étranges dont un lion peureux, un épouvantail sans cervelle, un bûcheron en fer blanc sans cœur et un mystérieux magicien…
Pour les fans du chef d’œuvre de Victor Flemming avec Judy Garland, dont je fais partie, c’est extrêmement difficile d’entendre une autre version de l’histoire (ici, le parallèle entre la vraie vie et le monde d’Oz n’existe pas dans l’entourage de Dorothée, mais dans ses jouets, les Muchkins qui avaient été rebaptisés Microsiens dans la VF s’appellent ici les Machkinkins à prononcer à la française…). D’autant qu’ici, le récit est accompagné des chansons du film ! Ce qui est à la fois une très bonne idée (les chansons sont géniales) et qui est un peu casse-gueule (on compare forcément au film et surtout les chansons sont en anglais donc ne sont pas forcément parlantes pour les enfants). Côté illustration au moins, pas d’ambiguïté ! Les très belles planches à la peinture à l’huile d’Olivier Desvaux s’éloignent radicalement du film !
C’est quand même un magnifique ouvrage, comme toujours chez Didier Jeunesse, peut-être à réserver à ceux qui ne connaissent pas le film, donc, mais qui seront peut-être décontenancés par les chansons en anglais.
Extraits (du livre et du CD) en ligne.

EtPierre et le loup puisqu’on est dans les classiques, connaissez-vous la version de Pierre et le loup racontée par Bernard Giraudeau ? C’est une version des plus classiques, mais l’ouvrage est magnifiquement illustré par Olivier Tallec alors forcément on est fan ! On se régale en feuilletant ce grand album qui met en valeur les grandes illustrations d’un de nos illustrateurs préférés. Et l’histoire de Pierre et le Loup reste un incontournable à posséder chez soi, autant en avoir une belle version !

Unle ventre de l'arbre Papa Hyène et un Papa Lièvre étaient amis. Ils étaient pourtant bien différents, autant le premier était stupide, autant le second était intelligent. Tous les deux partirent chercher de la nourriture pour leurs enfants, chacun de leur côté pour multiplier les chances…
Un Papa Hyène rencontra un jour un arbre qui parlait… mais qui n’aimait pas qu’on le dise !
Petit Jean rencontra un jour Dieu qui lui proposa de lui exaucer un vœu, un seul… pas évident de trouver le bon vœu !
Si comme moi vous aimez les contes d’Afrique, vous allez adorer écouter Hassane Kassi Kouyaté vous raconter ces trois histoires venues d’Afrique de l’Ouest ! Ces trois contes issus de la tradition orale sont un régal ! On rit des aventures de ce pauvre Papa Hyène qui n’est pas très futé ou de ce Petit Jean qui est bien plus malin qu’il en a l’air. Musicalement aussi c’est un pur bonheur : flûte peule, chora et percussions accompagnent le conteur. Et pour couronner le tout, de très belles illustrations de Joëlle Jolivet !
On adore s’évader et voyager grâce aux contes du monde, ces trois-là nous ont enchantés !
Extraits (du livre et du CD) en ligne.

Quelques pas de plus…
Toutes les histoires sur CD que nous avons chroniquées sont regroupées ici.

La voiture de Groucho
Texte de Michèle Moreau, raconté par Olivier Saladin, illustré par Nathalie Choux, musique d’Antoine Delecroix, chanson de Gibus,
Didier Jeunesse dans la collection écoute & devine
13,10 €, 190×190 mm, 30 pages, durée du CD : 9 min. env., imprimé en Malaisie, 2014.
Iris & Lou
Texte de Coralie Clément, raconté et chanté par Coralie Clément et Gesa Hansen, illustré par Gesa Hansen
Naïve
12 €, 160×160 mm, 32 pages, durée du CD : 7 min. env., lieu d’impression non indiqué, 2014.
Le magicien d’Oz
Texte de Jean-Pierre Kerloc’h d’après L. Frank Baum, dit par Natalie Dessay, illustré par Olivier Desvaux, avec les musiques d’Herbert Stohart
Didier Jeunesse dans la collection Contes et Opéras
23,80 €, 265×265 mm, 60 pages, durée du CD : 51 min., imprimé en Italie chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Pierre et le loup
Auteur non crédité, texte lu par Bernard Giraudeau, illustré par Olivier Tallec, musique de Serge Prokofiev jouée par l’Orchestre national de France
Gallimard Jeunesse dans la collection Musique
22,50 €, 265×295 mm, 31 pages, durée du CD : 25 min. env., imprimé en Italie, 2009.
Le ventre de l’arbre et autres contes d’Afrique de l’Ouest
Texte écrits et racontés par Hassane Kassi Kouyaté, illustrés par Joëlle Jolivet
Didier Jeunesse dans la collection Contes et Voix du monde
16 €, 220×216 mm, 38 pages, durée du CD : 25 min. env., imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.

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Un voyage autour du monde grâce aux contes

Par 28 avril 2014 Livres Jeunesse

Inde, Groenland, Corée, Maghreb et Afrique de l’Ouest, aujourd’hui on va voyager grâce à de superbes contes (avec en bonus dans le À part ça ? un DVD pour continuer le voyage).

rajaDepuis des générations, dans la famille de Raja on est magicien. Quand son père l’appelle pour qu’il vienne prouver au monde qu’il est un magicien lui aussi, qu’il n’est pas la honte de la famille, le jeune garçon préférerait aller amuser la belle Devika. Même si lui ne s’amuse pas à répéter des tours, il accepte. Le soir même le voilà qui déclame une formule magique et devient invisible. Il s’amuse à faire des farces et vient poser un baiser sur le nez de Devika, mais au matin personne ne le croit, nul n’a été témoin du prodige, forcément ! Alors le lendemain soir Raja recommence, cette fois-ci il fait disparaître des objets, mais ce coup-ci on croit que c’est un voleur qui les a dérobés et non Raja qui a utilisé sa magie. Il décide de s’acheter une tortue et de partir faire le tour du monde sur son dos, jurant de revenir avant que son père ne soit vieux. Autour de lui, on se moque. Devika, elle, ne rit pas et s’enferme dans sa tour pour cacher ses larmes.

Raja est un grand album absolument magnifique, une petite merveille. Superbe histoire d’amour au pays des magiciens indiens sublimée par les illustrations d’Aurélia Fronty. Le genre de conte que les parents prennent autant de plaisir à lire que les enfants (d’ailleurs, c’est typiquement le genre de livre qu’achètent aussi les adultes sans enfants). Un grand conte (mon résumé ne raconte même pas le premier tiers) pour tous ceux qui aiment les beaux livres et les belles illustrations.
Plusieurs illustrations intérieures sur le billet de ce blog.

L'orphelinUn petit orphelin vivait dans un village du Groenland. Sans famille, il vivait dehors, dormait avec les chiens qui étaient les seuls à l’accepter parmi eux. Parfois, il profitait d’un morceau de viande jeté à ses compagnons de misère. Même les enfants du village lui menaient la vie dure, quand il s’approchait, ils le jetaient à terre et le battaient. Ainsi était la vie de ce pauvre orphelin. Son seul refuge était la montagne où il allait fuir la méchanceté des hommes. Sa vie commença à changer le jour où, sous les conseils d’une vieille femme qui avait eu pitié de lui, il alla crier au ciel de l’aider.

Là encore, je ne vous raconte que la première partie de ce superbe conte signé par Anouk Grinberg. Grosse surprise, en ce qui me concerne, car je ne connaissais que la comédienne (que j’aime beaucoup) et je découvre donc avec L’orphelin l’auteur et l’illustratrice. Et quel talent ! Elle nous raconte donc ce conte du Groenland avec énormément de délicatesse, tant dans le texte que dans les illustrations. Une histoire dure parfois (mais la plupart des enfants aiment les histoires tristes, c’est nous, les parents, qui souvent reculons), mais forte. Un album magnifique sur la différence, le rejet, la fragilité. Le genre d’album qui marque profondément le lecteur, le genre d’ouvrage qu’on garde longtemps dans sa bibliothèque et dans sa tête.
Retrouvez le conte et une partie des illustrations sur le blog d’Anouk Grinberg.

L.01EJDN000928.N001_PriYonHee_C_FRPrincesse Yong Hee avait pour amie la Lune. Un soir alors que la princesse célébrait son amie, le Dragon des Mers bondit des eaux et dévora l’astre. Pour la première fois, Princesse Yong Hee quitta son château et partit pour sauver la lune. Pour cela, il lui faudrait l’aide de la Terre, du Vent et de la Nuit.

Là encore, mais quelle merveille ! (oui, je sais, cette chronique sera douloureuse pour votre portefeuille). Tant le superbe conte d’Agnès Bertron-Martin que les sublimes illustrations d’Aurélia Fronty (oui, encore elle). Ici, il est donc question d’une princesse qui part affronter un dragon, aidée par les éléments. On parle donc d’amitié, de surmonter ses peurs, d’oser se battre contre les plus forts. Un livre magnifique.

Le petit oiseau au grain de bléUn petit oiseau, fort intelligent, s’accrocha un grain de blé autour du cou puis alla narguer le pacha en chantant sous ses fenêtres qu’il avait quelque chose que lui n’avait pas. Imaginez la colère du puissant homme qui demanda à ses serviteurs de voler à l’oiseau son grain de blé. Sauf que le chant recommença et cette fois si l’oiseau persiflait que le pacha était si jaloux de lui qu’il lui avait volé ce qu’il n’avait pas.

On quitte l’Asie pour le Maghreb avec ce très bon conte, plein d’humour dont le texte est signé Michel Piquemal et les illustrations Peggy Nille. Une histoire parfois cruelle, surprenante et drôle. On parle ici de la fierté, de l’intelligence des plus faibles face aux puissants. Peggy Nille nous surprend une fois encore avec de très belles illustrations assez éloignées de son univers habituel. Un conte absolument délicieux aux couleurs chaudes du Maghreb.
Le même vu par Enfantipages.

Les deux caillouxAu milieu de la brousse, dans un marigot, se disputaient deux pierres. On entendait sans cesse leurs insultes. Un génie fatigué d’entendre les noms d’oiseaux que s’échangeaient les deux pierres, sortit du marigot et leur offrit des jambes pour leur permettre de voir le monde. Voilà donc nos cailloux qui marchent, qui marchent, qui marchent… et qui pour la première fois se sentent fatigués, affamés. Mais que manger quand on est une pierre ? Grâce à une idée du petit caillou les voilà bientôt avec neuf perdrix (six tuées par le petit et trois par le grand). Jaloux, le gros caillou proposa de manger d’abord la chasse du petit puis ils partageront plus tard sa chasse à lui. Sauf que quand la faim se fit à nouveau sentir, il ne voulait évidemment plus partager.

Là encore, ce n’est que le tout début de ce grand conte qui nous vient d’Afrique de l’Ouest. La suite sera un enchaînement de situations que les cailloux n’avaient même pas imaginé. Leur dispute fera même couler une rivière de sang. Un très beau conte étiologique (vous savez, ces contes qui nous explique la création d’un élément, d’un phénomène naturel…) plein d’humour pour expliquer pourquoi les cailloux sont devenus muets avec de grandes et belles illustrations signées Cécile Gambini. Là encore un magnifique album.
Quelques illustrations intérieures sur le site de Didier Jeunesse.

Quelques pas de plus…
D’autres chroniques sur des contes du Monde ? Ici par exemple ou ou encore .
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Carl Norac (Bazar Circus et Petites histoires pour rêver dans sa poche), Aurélia Fronty (Comptines de rose & de safran, Le roi de la montagne en hiver, Un jour grand-père m’a donné un ruisseau et Une si belle entente), Agnès Bertron-Martin (Mes cinq premières histoires à la petite école), Michel Piquemal (Mamouchka et le coussin aux nuages et L’étoile de Noël), Peggy Nille (Le voleur de lune, Le Petit Chaperon Rouge, Les amoureux du ciel, Le nom du diable et Contes d’un autre genre), Françoise Diep (Le loup et la soupe aux pois) et Cécile Gambini (Mes premières berceuses et Chez Mémé). Retrouvez aussi notre interview de Peggy Nille.

Raja
Texte de Carl Norac, illustré par Aurélia Fronty
Didier Jeunesse
17,30 €, 280×370 mm, 42 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2009.
L’orphelin
d’Anouk Grinberg
Cèdre Lune
14 €, 265×200 mm, 40 pages, imprimé en Italie, 2014.
Princesse Yong Hee et la perle de la nuit
Texte d’Agnès Bertron-Martin, illustré par Aurélia Fronty
Père Castor
13,50 €, 266×287 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2014.
Le petit oiseau au grain de blé
Texte de Michel Piquemal, illustré par Peggy Nille
Bulle de savon
13 €, 190×190 mm, 32 pages, imprimé en Union Européenne, 2014.
Les deux cailloux
Texte de Françoise Diep, illustré par Cécile Gambini
Didier Jeunesse dans la collection Contes du monde
14,20 €, 240×310 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.

À part ça ?

Sur le chemin de l'écoleComme le disait Nelson Mandela, « L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde », sauf qu’on n’a pas le même accès à l’éducation suivant là où l’on se trouve. Pour aller à l’école, Jackson, un Kenyan de 11 ans, et sa petite sœur doivent marcher quinze kilomètres (soit deux heures), en portant chacun un bidon d’eau et un morceau de bois et en évitant les éléphants. Zahira, jeune Marocaine de 12 ans, a un trajet de quatre heures pour parvenir à son internat. Au programme chemins caillouteux et recherche de voitures compatissantes. Pour Carlos, Argentin de 11 ans, et sa petite sœur, c’est une heure trente de cheval chaque matin. Quant à Samuel, Indien de 13 ans en fauteuil roulant, il lui être poussé par ses frères pendant une heure et demie avant d’arriver à l’école. Quatre enfants du monde dont on suit le chemin pour arriver en classe. Un film absolument passionnant, magnifique pour se rappeler l’importance de l’école et comment certains bravent les dangers et marchent des heures quand parfois, ici, certains traînent des pieds. Un film très fort qui vient de sortir en DVD et Blu-ray. Le film y est disponible en VF ou en VO (personnellement, j’ai déjà du mal avec les doublages sur les films, alors sur un documentaire c’est absolument impossible ! J’ai préféré lire le peu de dialogues à ma fille et le regarder dans les langues d’origine), on y retrouve aussi trois jolis bonus sur l’un des personnages du film (sa venue en France, la projection du film à Paris en sa présence et la projection du film dans son école). À voir absolument (et vu le prix, pourquoi se gêner ?).

Bande annonce :

Sur le chemin de l’école, un film de Pascal PlissonThe Walt Disney Company France. Autour de 9 € pour le DVD et de 13 € pour le Blu-Ray.

Gabriel

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D’autres contes

Par 3 février 2014 Livres Jeunesse

On aime vous parler des contes connus, il y a sans arrêt de nouvelles versions d’histoires qu’on nous a lues enfants et que nos parents (et les parents de nos parents) ont écouté également quand ils étaient petits. Mais on aime aussi les autres contes, ceux que l’on ne connaît pas parce qu’ils sont peu connus, venus d’ailleurs ou tout simplement récents. Aujourd’hui, je vais vous présenter un conte venu de Chine, un conte inuit, un conte tunisien, mais je commence par un conte récent.

Le fils du géantParce qu’il était tout petit, un roi et une reine avaient décidé d’abandonner leur enfant. Ils l’avaient déposé dans un dé à coudre d’or qu’ils avaient confié à la rivière. C’est ainsi que, sur son embarcation, l’enfant fut trouvé par deux géants qui décidèrent de l’élever. Ils lui donnèrent tout ce dont il avait besoin et grâce à ça, l’enfant grandit, devint un jeune homme robuste. Un jour, le roi et la reine, surpris par un terrible orage, vinrent dans la grotte des deux géants… et reconnurent le dé en or…

Avec une construction de conte classique, c’est une magnifique histoire que nous raconte Gaël Aymon, auteur que nous aimons décidément beaucoup. On nous parle donc ici d’un enfant différent abandonné par ses géniteurs. Un enfant qui aura le choix, une fois adulte, de vivre avec ses vrais parents une vie de prince, ou de rester avec ceux qui l’ont recueilli puis élevé pour continuer à être simple pêcheur. La fin est absolument magnifique… mais bien entendu je vous laisse la découvrir. Les illustrations de Lucie Rioland sont superbes et mettent parfaitement en image la belle histoire de Gaël Aymon, elles font juste regretter que l’album ne soit pas plus grand. Un magnifique conte, de ceux qui restent, avec même en arrière-plan une histoire d’homoparentalité.

Grand-tante tigreAlors que leur mère s’est absentée, A-king, dix ans, et A-Yu, sept ans, entendent frapper à la porte de leur maison. Leur mère les a bien mises en garde, il ne faut pas ouvrir ! Seulement, la personne qui frappe à la porte prétend justement être leur mère alors les filles décident d’ouvrir… et se rendent vite compte que ce n’est pas elle. La vieille dame qui leur fait face leur dit être une grand’tante venue veiller sur elles… Seulement les petites filles ont quelques doutes…

Ici encore, c’est un conte comme on a l’habitude d’en lire, mais qu’on ne connaît pas. Les contes venus de Chine sont souvent plus cruels, plus durs (ce qui ne dérange pas les enfants) que nos versions édulcorées du petit chaperon rouge ou de Cendrillon (merci Perrault…). Ici, un enfant sera croqué (il y a même un morceau de doigt), la Grand-Tante Tigre ne s’en sortira pas. C’est, comme souvent, un très bel album que nous proposent les éditions HongFei, tant dans l’histoire que dans les illustrations et, on n’en parle pas assez souvent, mais aussi dans la maquette (je trouve toujours la mise en page des albums HongFei particulièrement soignée). Un très beau conte pour ceux qui aiment les histoires qui font un peu peur.

Il était une (mini) fois,
Des histoires fortes, des récits venus d’ailleurs
merveilleusement écrits,
par des conteurs d’aujourd’hui…
Il était une (mini) fois,

Des classiques à découvrir dans leur version d’origine
ou écourtée avec un grand respect…
Voilà le principe d’une toute nouvelle collection de chez Didier Jeunesse. Des petits livres (à prix mini), parfaits pour les tout jeunes lecteurs (mais on peut aussi les lires à ceux qui sont un peu plus jeunes). Huit titres sont déjà sortis, je vous en présente deux aujourd’hui.

Le premier amour de grand corbeauPour les Inuit, le grand créateur c’est un corbeau. Un oiseau capable de se transformer en homme. Quand il eut fini de créer le monde, il y descendit pour contempler son œuvre. C’est là qu’il rencontra une énorme baleine, et à l’intérieur du corps de la baleine, une jeune femme qui dansait et dont les mouvements faisaient bouger le cétacé. Le grand corbeau était tombé amoureux de la jeune fille et voulait l’emporter avec lui…

J’aime beaucoup les contes inuit, j’avais d’ailleurs chroniqué un magnifique recueil de contes de cette peuplade. Là encore, on retrouve cet univers particulier, un conte comme on en voit peu chez nous. On nous parle du premier amour du monde, des premières larmes du monde et du premier chant du monde. Muriel Bloch fait partie de ces auteurs qui sont tout simplement passionnants, captivants, dont le style est un délice à lire. On sent ses mots bien choisis. C’est d’ailleurs une chose commune aux conteurs et donc quelque chose qu’on retrouve dans cette collection… c’est encore le cas avec le conte suivant.

Aïcha et l'ogreParce qu’il devait partir en voyage quarante-quatre jours et quarante-quatre nuits, un homme enferma sa fille derrière une haute muraille fermée par un grand portail qui comportait sept serrures différentes. Aïcha, c’était le nom de la jeune fille, resta donc, là, seule avec son chat à s’amuser, sans personne pour la commander. Seulement un jour, le chat fit tomber la boîte d’allumettes dans le puits et Aïcha ne pouvait plus se faire à manger… elle dû sortir en faisant un trou dans la palissade, et rencontra un ogre. Celui-ci accepta de la laisser partir si elle lui donnait son doigt à sucer quand il viendrait chez elle…

Là encore, grâce à la conteuse Praline Gay-Para, on prend beaucoup de plaisir à lire, à voix haute, cette histoire de petite fille qui paye sa désobéissance. Ici, c’est un conte tunisien et là encore c’est assez différent de nos contes traditionnels. Tout comme le précédent, c’est un conte qui était déjà sorti chez Didier jeunesse (dans une version illustrée et même une version livre-disque pour celui-ci) et qu’on retrouve ici, donc, en format poche contenant uniquement le texte. Une collection à suivre de près !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Gaël Aymon (L’anniversaire à l’envers, Les souliers écarlatesLa princesse Rose-Praline, Une place dans la cour, Contes d’un autre genre et Giga Boy), Muriel Bloch (Le vieux Cric CracPetites sagesses du soir et Le Schmat doudou) et Praline Gay-Para (Petit beignet rond et doré, L’ogresse et les sept chevreaux et Au loup !). Retrouvez aussi notre interview de Gaël Aymon.

Le fils des géants
Texte de Gaël Aymon, illustré par Lucie Rioland
Talents Hauts
13,80€, 230×200 mm, 24 pages, imprimé en Italie, 2013.
Grand’Tante Tigre
Texte de Blanche Chiu, illustré par Minji Lee-Diebold
HongFei dans la collection Contes de Chine
15,20€, 225×279 mm, 28 pages, imprimé à Taïwan, 2013.
Le premier amour de grand corbeau
Texte de Muriel Bloch
Didier Jeunesse dans la collection Il était une (mini) fois
3€, 115×165 mm, 28 pages, imprimé en France, chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Aïcha et l’Ogre
Texte de Praline Gay-Para
Didier Jeunesse dans la collection Il était une (mini) fois
3€, 115×165 mm, 28 pages, imprimé en France, chez un imprimeur éco-responsable, 2014.

À part ça ?

La Revue des livres pour enfants 274Connaissez-vous La revue des livres pour enfants, éditée par le Centre national de la littérature pour la jeunesse de la BNF ? C’est Véronique Soulé de l’émission Écoute, il y a un éléphant dans le jardin qui m’a fait découvrir cette super revue, qui paraît six fois dans l’année. Dans le numéro 274 on va trouver, comme à chaque fois, une sélection d’albums, de romans, de documentaires, de CD… pour enfants et adolescents. On trouvera, par exemple, dans ce numéro des critiques de livres que nous avons chroniqués comme Réveillés les premiers de Komako Sakaï, Issun Böshi d’Icinori, Pépito Super-Héros de Yann Walker et Magali Le Huche, Un jour j’irai chercher mon prince en skate de Jo Witek, Jonah de Taï-Marc Le Thanh… Mais ce ne sont que quelques exemples, car ici on parle de très nombreux ouvrages… et on en parle bien ! Le cahier critique de plus de cinquante pages est suivi d’informations sur les revues pour enfants, les livres sur la littérature jeunesse… puis c’est un dossier de plus de cinquante pages sur les littératures de l’imaginaire qu’on nous propose. De La Belle et la Bête à Hunger Games en passant par les manga ou Harry Potter, un dossier très complet qui nous propose aussi des interviews (Michel Honaker et Johan Helliot). Enfin, on nous propose un article sur le livre d’art, une analyse d’Éclats de lune de Pierre Cornuel et l’actualité des bibliothèques. La revue des livres pour enfants c’est vraiment un guide pour tous les amoureux de la littérature jeunesse. Ils y trouveront des conseils de lecture et des tas d’informations. Vous pouvez en savoir plus sur cette super revue ici (vous trouverez même dans la colonne de droite les liens pour vous abonner ou pour commander ce numéro ou les anciens).

Gabriel

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Un tour du monde grâce aux contes

Par 25 novembre 2013 Livres Jeunesse

Ça vous dit un tour du monde ? Amérique, Afrique, Chine, Japon, Russie… Les contes nous font décidément voyager !

On commence par la Chine.

La legende du serpent blancDeux sœurs-serpents vivaient dans la montagne. Baï était blanche comme les nuages d’hiver et Quing bleue comme le ciel d’été. Elles pouvaient, en regardant un oiseau ou un poisson, en prendre la forme. Elles entendirent parler d’un endroit merveilleux qu’on appelait Le pays du lac de l’Ouest, on disait même que c’était le plus bel endroit sur la Terre. Elles décidèrent de partir y vivre sous l’apparence de deux jeunes filles. Là, elles rencontrèrent le beau Xuxian, dont Baï tomba amoureuse tout de suite. Ils se marièrent… mais l’amour du jeune homme allait-il rester aussi fort le jour où il apprendrait que la jeune fille était en fait un serpent ?

La légende du serpent blanc est un magnifique conte, une légende très ancienne, bien connue des Chinois, qui n’avait jamais été adaptée en France. C’est sous la jolie plume d’Alexandre Zouaghi et les superbes illustrations de Wang Yi que nous la découvrons… et quelle merveille ! C’est un album assez complexe, très riche (donc plutôt pour les jeunes lecteurs, l’éditeur le conseille à partir de 9 ans) dans lequel on parle de la force des sentiments, de l’amour. Des petits bijoux comme savent nous offrir les éditions HongFei.
Des extraits en ligne.

la langue des oiseauxUn homme qui sauva une fourmi de la noyade (contre l’avis général) et qui en fut récompensé, un docteur qui aida un loup qui le paya en or, les négociations entre le roi Chu et le roi des cerfs et un homme qui parlait la langue des oiseaux, quatre magnifiques histoires.

La langue des oiseaux est le premier recueil de contes que sortent les éditions HongFei et c’est une très bonne idée ! Quatre très belles courtes histoires dans lesquelles les hommes ont raison d’écouter les animaux. Ces jolis contes sont réunis dans un petit livre, illustré par Clémence Pollet. Le genre de recueil qu’on adore avoir dans sa bibliothèque, ouvrir de temps en temps. On regrettera juste qu’il n’en contienne que quatre, les amis de HongFei : on en veut plus ! Un très beau recueil de contes venus de Chine pour se rappeler, grâce à de belles histoires, l’importance des animaux.
Des extraits en ligne.

On continue la route par le Japon.

Issun boshiUn couple de paysans se désolait de ne pas avoir d’enfant. Ils auraient tant aimé en avoir un, même tout petit. Ils furent écoutés, car bientôt un enfant naquit, mais il était minuscule, ils décidèrent dont de l’appeler Issun Bôshi « celui qui n’est pas plus grand que le pouce d’un enfant ». Le temps passa, l’enfant ne grandit pas. À quinze ans il décida de partir vivre sa vie. Sa mère lui donna un bol de riz et son père une aiguille. Ainsi commença le périple d’Issun Bôshi. Des aventures qui allaient lui faire rencontrer un ogre puis une princesse… mais je ne vous en dis pas plus !

Là aussi, quel magnifique album ! Tant l’histoire que les illustrations. Ce conte japonais nous fait bien sûr penser aux histoires de Poucette et de Tom Pouce, deux classiques de notre littérature. Ici aussi, ce tout petit personnage va vivre de folles aventures et va devoir faire preuve d’ingéniosité. Les illustrations sont absolument magnifiques et le grand livre, tout en longueur les mettent parfaitement en valeur. Un très bel ouvrage.
Des extraits en ligne.
Le même vu par Enfantipages.

On remonte en Russie.

Contes de RussieUne petite fille rusée qui sut s’évader après avoir été kidnappée par un ours, une vache qui aida la petite Févronia maltraitée par ses beaux-parents, un enfant qui sauva son père grâce à son respect des animaux, un renard qui profitait de la naïveté d’un ours, un enfant qui osa défier un tigre ou encore la terrible Baba Yaga… bienvenue dans les contes russes !

Douze très beaux contes venus de Sibérie, du Caucase ou de Russie. Des contes qui nous rappellent parfois des histoires que l’on connaît (les contes voyagent autant qu’ils nous font voyager). Ici, on n’est pas frustré par la longueur des histoires, on a vraiment l’impression de lire douze petits livres entiers dans ce recueil. Il est joliment illustré par Sébastien Pelon. Un très bel ouvrage pour un voyage au pays du froid !
Des extraits en ligne.

Baba YagaUne petite fille qui n’avait plus de maman vit un jour son père se remarier avec une méchante femme. De sa mère, elle gardait une poupée de chiffon, qu’elle lui avait fabriquée. Un jour, la marâtre ordonna à l’enfant d’aller voir sa sœur pour lui demander du fil blanc et une aiguille pour lui coudre une chemise. La poupée prévint l’enfant du danger, elle lui conseilla d’aller voir sa marraine. Celle-ci lui apprit que la femme qu’elle devait aller voir n’était autre que la terrible Baba Yaga, elle lui donna donc des conseils pour lui échapper.

On retrouve donc l’horrible Baba Yaga dans une histoire adaptée par Claude Clément qui s’est inspirée du conte russe. Une histoire qui fait un peu peur, on tremble pour cette petite fille que la sorcière pense manger. L’album est très grand ce qui permet de mettre en valeur les très belles illustrations de Paul Echegoyen. Un très bel ouvrage sorti au Seuil.
Le même vu par Œil d’ailleurs et par Les lecteurs de Liyah.

Fini le froid, on part pour l’Afrique.

contes d'afriqueUn chat qui avait décidé de ne plus manger de viande, une goutte de miel qui avait provoqué une guerre, un devin mis à mal par une mouche, un jeune homme qui apprit qu’il valait mieux placer son espérance dans les bêtes plutôt que dans les hommes, un roi qui avait décidé de faire tuer tous les vieux de son village… et bien des histoires encore !

Ce sont 26 contes d’Afrique qu’a réuni Jean Jacques Fdida dans le recueil sorti chez Didier Jeunesse, Contes d’Afrique. Des contes fabuleux et pleins de sens dans lesquels on rappelle l’importance de la sagesse (tout en louant la naïveté d’autres), de la générosité, des animaux. Les contes sont vraiment délicieux, le genre d’histoires qu’on prend beaucoup de plaisir à lire, on se régale ! D’autant que l’ouvrage est illustré par le talentueux Rémi Courgeon. En plus des contes on trouvera de temps en temps des pages de devinettes. Un très bon et bel ouvrage.
Des extraits en ligne.
Le même vu par A l’ombre du saule.

Princesses d'AfriqueUne princesse tanzanienne qui sauva son père transformé en lion par un sorcier, une teinturière mauritanienne qui déjoua les pièges d’une ennemie, une jeune ghanéenne qui se battait comme les hommes et redevenait séduisante quand la guerre était finie et quatre autres princesses d’Afrique.

Que j’aime les princesses de Christine Palluy ! Après Princesses de tous les pays etPrincesses de la cour de Versailles aux palais de Vienne,voici donc les Princesses d’Afrique. Six histoires qu’elle a créées (après s’être beaucoup documentée sur les peuples et les régions dont elle parle) et une inspirée d’une légende africaine. De très beaux contes qui, chaque fois, nous présentent des femmes battantes. Christine Palluy nous donne une autre image de la princesse que celle qu’on voit souvent (le genre nunuche qui attend tranquillement le prince charmant en filant la laine). Ce que j’aime aussi, c’est que ces contes sont dans un livre dans lequel on ne s’attend pas forcément à ce genre de choses (ce n’est pas un livre militant, ce n’est pas un livre de chez Talents Hauts) et d’ailleurs ce n’est pas le genre de livres à message qui veut absolument faire passer quelque chose (ce qui est toujours un peu pénible, attention je ne parle pas des livres de chez Talents Hauts en disant ça, pas d’interprétations !). Christine Palluy a une vraie plume et elle s’entoure ici de très bons illustrateurs. Lito n’a pas toujours une bonne image chez les snobinards qui sont légion dans la littérature jeunesse (le salon de Montreuil qui s’ouvre dans quelques jours est l’occasion de dénoncer ce snobisme puant tellement répandu), ce livre leur donne une fois de plus tort de ne regarder la littérature jeunesse qu’avec des œillères. Un très bel ouvrage, vraiment.
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On continue le voyage en Amérique.

Les quatre voeuxVeeho avait entendu parler d’un homme qui ne manquait jamais de nourriture, il voulut en savoir plus et alla le rencontrer. L’homme lui offrit à manger et lui proposa même de l’héberger pour la nuit. Veeho, lui, cherchait ce qui le rendait si riche. Il aperçut un sac étrange, il décida de le voler. Il n’aurait peut-être pas dû… Glooskap vivait sur une île perdue, il envoya un lapin dire aux hommes que ceux qui trouveraient son île verraient leurs plus grands souhaits se réaliser. Quatre hommes partirent donc à la recherche de Glooskap et réussirent à le trouver. L’homme leur exauça leurs vœux, mais à une condition… que trois d’entre eux n’arrivèrent pas à tenir.

Les quatre vœux, sorti dans la collection Contes & Classiques du Monde chez Magnard rassemble deux très beaux contes indiens. Il est question ici d’hommes qui accomplissent une action qu’ils n’auraient pas dû faire. On connaît peu les contes indiens et c’est un régal de découvrir ces deux-là, c’est complètement dépaysant. C’est Sandrine Bonini qui les met en image et ses grandes illustrations sont très belles et accompagnent parfaitement le texte, elles nous font aussi voyager. Un très bel album.

Et si l’on refaisait un tour du monde rapidement ?

Fees de legendesUne fée qui couvrit une jeune fille généreuse d’or (puis sa sœur, qui voulait profiter de l’aubaine, de poix), une autre qui devait n’être jamais vue de son amoureux le samedi sous peine de perdre sa forme humaine, la Dame du Lac qui apprit la magie de Merlin pour mieux pouvoir l’emprisonner, la fée Babouchka qui refusa d’aider les rois mages et qui s’en mordit les doigts au point d’apporter chaque Noël des cadeaux aux enfants…

Dix fées sont réunies dans Fées de légende de Christine Pompéi illustré par Anja Klauss. Des contes allemand, poitevin, breton, britannique, italien, hongrois, slave, russe, chinois et vietnamien. C’est un grand livre, très beau comme les aiment généralement les enfants. Le genre de recueil qu’on aime offrir. On fera ici de beaux voyages tout au long de ces belles histoires. On regrettera juste que ces contes soient à ce point résumés (effet amplifié quand on les connaît), mais ça peut-être une première approche. Autre bémol, les contes tiennent sur deux pages, on tourne donc la page à la moitié du conte et généralement l’illustration montre la fin de l’histoire. L’enfant sait donc à mi-parcours comment ça va finir… dommage ! Mais c’est tout de même un très joli livre sorti chez De la Martinière Jeunesse.

Quelques pas de plus…
D’autres contes du monde par exemple ici ou .

On a déjà chroniqué des livres de Alexandre Zouaghi (L’auberge des ânes), Wang Yi (Princesse corbeau, Yexian et le soulier d’or et Petit poisson peut voler), Chun-Liang Yeh (Le calligrapheLe goût de la pêche, L’auberge des ânes, Pi, Po, Pierrot, Yexian et le soulier d’or, Le duc aime le dragon et L’autre bout du monde), Clémence Pollet (Mon coffret pour découvrir la ferme et L’auberge des ânes ), Sébastien Pelon (Pourquoi les éléphants aiment-ils tant leur trompe), Jean-Jacques Fdida (Cendrillon ou La Belle au soulier d’or, La barbe bleue ou Conte de l’Oiseau d’Ourdi, Le Petit Chaperon rouge ou La Petite Fille aux habits de fer-blanc et La belle au bois dormant ou Songe de la vive ensommeillé), Rémi Courgeon (Pieds nus, Toujours debout, Pas de ciel sans oiseaux et Elvis Presley), Christine Palluy (Princesses de la cour de Versailles aux palais de Vienne et Princesses de tous les pays), Sandrine Bonini (Le zoo des légumes et Petits contes des 1001 nuits), Christine Pompéi (Mes premiers contes) et Anja Klauss (La belle au bois dormant). Retrouvez aussi nos interviews de Chun-Liang Yeh et de Rémi Courgeon.

La légende du serpent blanc
Texte d’Alexandre Zouaghi, illustré par Wang Yi
HongFei
16,50€, 230×326 mm, 49 pages, imprimé à Taïwan, 2013.
La langue des oiseaux et autres contes du palais
Textes de Chun-Liang Yeh, illustré par Clémence Pollet
HongFei
12,50€, 167×227 mm, 46 pages, imprimé à Taïwan, 2013.
Issun Bôshi, l’enfant qui n’était pas plus haut qu’un pouce
d’Icinori
Actes Sud Junior
16,90€, 226×357 mm, 40 pages, imprimé au Portugal, 2013.
Contes de Russie
Textes de Robert Giraud, illustré par Sébastien Pelon
Père Castor
13,50€, 226×248 mm, 61 pages, imprimé en France, 2013.
Baba Yaga
Texte de Claude Clément, illustré par Paul Echegoyen
Seuil Jeunesse
18€, 268×387 mm, 32 pages, imprimé en Italie, 2013.
Contes d’Afrique
Textes de Jean-Jacques Fdida, illustré par Rémi Courgeon
Didier Jeunesse
18€, 195×240 mm, 125 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.
Princesses d’Afrique
Textes de Christine Palluy, illustré par un collectif
Lito dans la collection Histoires pour rêver
18€, 250×238 mm, 72 pages, imprimé en UE, 2013.
Les quatre voeux
Textes de Richard Erdoes et Alfonso Ortiz (traduits par Alain Deschamps), illustrés par Sandrine Bonini
Magnard Jeunesse dans la collection Contes Classiques Monde
16,20€, 329×328 mm, 45 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responable, 2013.
Fées de légende
Textes de Christine Pompéi, illustrés par Anja Klauss
De la Martinière Jeunesse
12,90€, 236×337 mm, 44 pages, lieu d’impression non indiqué , 2013.

À part ça ?

Un concours très sympa pour les classes maternelles autour du très bon Boucle d’ours sur le blog de Didier Jeunesse.

Gabriel

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