La mare aux mots
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Contes Japonais

Des BD et encore des BD

Par 24 mars 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose une sélection de BD lues récemment… et y’a du coup de cœur !

Hilda – T5 – La forêt de pierres
de Luke Pearson (traduit par Basile Béguerie)
Casterman dans la série Hilda
16 €, 220×300 mm, 80 pages, lieu d’impression non indiqué, 2017.
Kushi – T1 – Le lac sacré
Scénario de Patrick Marty, dessins de Golo Zhao
Les éditions Fei dans la série Kushi
9,50 €, 180×130 mm, 93 pages, lieu d’impression non indiqué, 2017.
Rose – T1 – Double vie
Scénario d’Émilie Alibert et Denis Lapière, dessins de Valérie Vernay
Dupuis dans la série Rose
12 €, 212×292 mm, 48 pages, imprimé en Belgique chez un imprimeur éco-responsable, 2017.
La différence invisible
Scénario de Julie Dachez, dessins de Mademoiselle Caroline
Delcourt dans la collection Mirages
22,95 €, 200×265 mm, 196 pages, imprimé en France, 2016.
Contes Arabes en bandes dessinées
Collectif
Petit à petit dans la collection Contes traditionnels en BD
14,90 €, 190×260 mm, 96 pages, imprimé en Italie, 2017.
Contes Asiatiques en bandes dessinées
Collectif
Petit à petit dans la collection Contes traditionnels en BD
14,90 €, 190×260 mm, 96 pages, imprimé en Italie, 2017.
Nowam – t1 – Par amour de l’art
de Téhem
BD Kids dans la collection Les héros Je Bouquine
9,95 €, 160×203 mm, 64 pages, imprimé en France, 2017.
Les Super Super – T4 – Capes sur le monde
Scénarios de Laurence Gillot, dessins de Lucie Durbiano
BD Kids dans la collection Les héros Astrapi
9,95 €, 160×203 mm, 64 pages, imprimé en France, 2017.
Ariol – T12 – Le coq sportif
Scénario d’Emmanuel Guibert, dessins de Marc Boutavant
BD Kids dans la collection Les héros J’aime lire
11,50 €, 160×203 mm, 128pages, imprimé en France, 2017.
Anatole Latuile – T10 – Sauve qui peut !
Scénarios d’Anne Didier et Olivier Muller, dessins de Clément Devaux
BD Kids dans la collection Les héros J’aime lire
9,95 €, 160×203 mm, 64 pages, imprimé en France, 2017.

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Trois albums parfaits pour la valise

Par 21 juillet 2014 Livres Jeunesse

Vous n’êtes peut-être pas encore partis en vacances cet été et ça approche. Vous le savez, c’est toujours un souci le moment où il faut choisir les livres qu’on prend avec nous. Les albums c’est lourd, il n’en faut pas trop… Heureusement, certains éditeurs ressortent des albums en format poche et ceux-là on peut en prendre beaucoup (et ils ne sont pas très chers). Il y a peu, je vous ai parlé de deux albums d’Alice Brière-Haquet à glisser dans sa valise, voici une autre sélection d’albums souples (qui ne sont pas signés par Alice Brière-Haquet, après tout il y a d’autres auteurs).

Saviez-vousLe Chat Bonheur qu’au Japon, une légende raconte qu’une grue apporta un trésor à son maître ? Echigoya pensait donc qu’en étant toujours bon avec son chat, le jour où il serait ruiné celui-ci lui apporterait de l’argent. Aussi, il dilapidait la fortune dont il avait hérité et ne travaillait plus. Le jour où il fut ruiné, son chat lui apporta vraiment une pièce d’or, mais il ne se passa pas ce qu’Echigoya pensait…
Le chat bonheur est un magnifique conte, tant par le texte que par les illustrations. Une belle histoire au temps du Japon féodal. On y apprend qu’on n’a rien sans rien, que tout demande sacrifice, mais on y parle aussi d’amitié.
Un album pour les jeunes lecteurs (le texte est assez long et pas si simple), amoureux de belles histoires.

SachaJe hais les vacances et Jacqueline sont très en colère lorsqu’ils se réveillent après une petite sieste dans la voiture qui les mène sur le lieu de leurs vacances. Profitant de leur sommeil, leurs parents ont abandonné leur chien sur la route. Ça ne va pas se passer comme ça, les enfants vont tout faire pour tenter de retrouver leur compagnon.
Je hais les vacances ! (phrase que répète sans arrêt Sacha) est un album sous forme de BD, vraiment très drôle. On y évoque donc l’abandon des animaux… mais aussi l’humour (piquant) de certains parents !
Une petite BD estivale vraiment amusante.

BeaucoupAchile et la riviere plus poétique, onirique, Achile et la rivière dont le texte est signé par Olivier Adam et les illustrations par Ilya Green. L’histoire d’un petit garçon qui vit dans une famille qui ne connaît pas le calme, l’un joue de la trompette, pendant que d’autres se battent, le père écoute du rock à fond, et il y a les animaux, les appareils allumés… Alors Achile fuit près de la rivière où il rencontre une grenouille aux cheveux longs qui parle.
Achile et la rivière c’est un très joli album, doux et poétique, sur l’imagination des enfants, la rêverie. L’histoire d’un petit garçon qui fuit la réalité en allant dans des mondes imaginaires.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Qu Lan (Le rossignol et l’empereur de Chine), Mathis (Du bruit sous le lit), Olivier Adam (Ni vu ni connu) et Ilya Green (Bulle et Bob au jardin, Nos beaux doudous, Bulle et Bob à l’école, Mon arbre, Marre du rose, Bulle et Bob préparent Noël, Les plus belles berceuses jazz, Bulle et Bob à la plage, Peter Pan et Wendy, Bulle et Bob dans la cuisine et Le masque).

Le chat bonheur
de Qu Lan
Père Castor dans la collection Les p’tits albums Père Castor
5,50 €, 170×210 mm, 32 pages, imprimé en France, 2014 (première édition : 2011).
Je hais les vacances
de Mathis
Actes Sud Junior dans la collection Encore une fois…
4,95 €, 150×191 mm, 48 pages, imprimé au Portugal, 2014 (première édition : 2006).
Achile et la rivière
Texte d’Olivier Adam, illustré par Ilya Green
Actes Sud Junior dans la collection Encore une fois…
4,95 €, 150×190 mm, 40 pages, imprimé au Portugal, 2014 (première édition : 2011).

À part ça ?

On avait adoré Dalaka et Yemaya il y a quelques temps (lire ici), la même équipe cherche des souscripteurs pour sortir Nola, un disque sur le Nouvelle Orléans. Plus d’informations ici.

Gabriel

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Un tour du monde grâce aux contes

Par 25 novembre 2013 Livres Jeunesse

Ça vous dit un tour du monde ? Amérique, Afrique, Chine, Japon, Russie… Les contes nous font décidément voyager !

On commence par la Chine.

La legende du serpent blancDeux sœurs-serpents vivaient dans la montagne. Baï était blanche comme les nuages d’hiver et Quing bleue comme le ciel d’été. Elles pouvaient, en regardant un oiseau ou un poisson, en prendre la forme. Elles entendirent parler d’un endroit merveilleux qu’on appelait Le pays du lac de l’Ouest, on disait même que c’était le plus bel endroit sur la Terre. Elles décidèrent de partir y vivre sous l’apparence de deux jeunes filles. Là, elles rencontrèrent le beau Xuxian, dont Baï tomba amoureuse tout de suite. Ils se marièrent… mais l’amour du jeune homme allait-il rester aussi fort le jour où il apprendrait que la jeune fille était en fait un serpent ?

La légende du serpent blanc est un magnifique conte, une légende très ancienne, bien connue des Chinois, qui n’avait jamais été adaptée en France. C’est sous la jolie plume d’Alexandre Zouaghi et les superbes illustrations de Wang Yi que nous la découvrons… et quelle merveille ! C’est un album assez complexe, très riche (donc plutôt pour les jeunes lecteurs, l’éditeur le conseille à partir de 9 ans) dans lequel on parle de la force des sentiments, de l’amour. Des petits bijoux comme savent nous offrir les éditions HongFei.
Des extraits en ligne.

la langue des oiseauxUn homme qui sauva une fourmi de la noyade (contre l’avis général) et qui en fut récompensé, un docteur qui aida un loup qui le paya en or, les négociations entre le roi Chu et le roi des cerfs et un homme qui parlait la langue des oiseaux, quatre magnifiques histoires.

La langue des oiseaux est le premier recueil de contes que sortent les éditions HongFei et c’est une très bonne idée ! Quatre très belles courtes histoires dans lesquelles les hommes ont raison d’écouter les animaux. Ces jolis contes sont réunis dans un petit livre, illustré par Clémence Pollet. Le genre de recueil qu’on adore avoir dans sa bibliothèque, ouvrir de temps en temps. On regrettera juste qu’il n’en contienne que quatre, les amis de HongFei : on en veut plus ! Un très beau recueil de contes venus de Chine pour se rappeler, grâce à de belles histoires, l’importance des animaux.
Des extraits en ligne.

On continue la route par le Japon.

Issun boshiUn couple de paysans se désolait de ne pas avoir d’enfant. Ils auraient tant aimé en avoir un, même tout petit. Ils furent écoutés, car bientôt un enfant naquit, mais il était minuscule, ils décidèrent dont de l’appeler Issun Bôshi « celui qui n’est pas plus grand que le pouce d’un enfant ». Le temps passa, l’enfant ne grandit pas. À quinze ans il décida de partir vivre sa vie. Sa mère lui donna un bol de riz et son père une aiguille. Ainsi commença le périple d’Issun Bôshi. Des aventures qui allaient lui faire rencontrer un ogre puis une princesse… mais je ne vous en dis pas plus !

Là aussi, quel magnifique album ! Tant l’histoire que les illustrations. Ce conte japonais nous fait bien sûr penser aux histoires de Poucette et de Tom Pouce, deux classiques de notre littérature. Ici aussi, ce tout petit personnage va vivre de folles aventures et va devoir faire preuve d’ingéniosité. Les illustrations sont absolument magnifiques et le grand livre, tout en longueur les mettent parfaitement en valeur. Un très bel ouvrage.
Des extraits en ligne.
Le même vu par Enfantipages.

On remonte en Russie.

Contes de RussieUne petite fille rusée qui sut s’évader après avoir été kidnappée par un ours, une vache qui aida la petite Févronia maltraitée par ses beaux-parents, un enfant qui sauva son père grâce à son respect des animaux, un renard qui profitait de la naïveté d’un ours, un enfant qui osa défier un tigre ou encore la terrible Baba Yaga… bienvenue dans les contes russes !

Douze très beaux contes venus de Sibérie, du Caucase ou de Russie. Des contes qui nous rappellent parfois des histoires que l’on connaît (les contes voyagent autant qu’ils nous font voyager). Ici, on n’est pas frustré par la longueur des histoires, on a vraiment l’impression de lire douze petits livres entiers dans ce recueil. Il est joliment illustré par Sébastien Pelon. Un très bel ouvrage pour un voyage au pays du froid !
Des extraits en ligne.

Baba YagaUne petite fille qui n’avait plus de maman vit un jour son père se remarier avec une méchante femme. De sa mère, elle gardait une poupée de chiffon, qu’elle lui avait fabriquée. Un jour, la marâtre ordonna à l’enfant d’aller voir sa sœur pour lui demander du fil blanc et une aiguille pour lui coudre une chemise. La poupée prévint l’enfant du danger, elle lui conseilla d’aller voir sa marraine. Celle-ci lui apprit que la femme qu’elle devait aller voir n’était autre que la terrible Baba Yaga, elle lui donna donc des conseils pour lui échapper.

On retrouve donc l’horrible Baba Yaga dans une histoire adaptée par Claude Clément qui s’est inspirée du conte russe. Une histoire qui fait un peu peur, on tremble pour cette petite fille que la sorcière pense manger. L’album est très grand ce qui permet de mettre en valeur les très belles illustrations de Paul Echegoyen. Un très bel ouvrage sorti au Seuil.
Le même vu par Œil d’ailleurs et par Les lecteurs de Liyah.

Fini le froid, on part pour l’Afrique.

contes d'afriqueUn chat qui avait décidé de ne plus manger de viande, une goutte de miel qui avait provoqué une guerre, un devin mis à mal par une mouche, un jeune homme qui apprit qu’il valait mieux placer son espérance dans les bêtes plutôt que dans les hommes, un roi qui avait décidé de faire tuer tous les vieux de son village… et bien des histoires encore !

Ce sont 26 contes d’Afrique qu’a réuni Jean Jacques Fdida dans le recueil sorti chez Didier Jeunesse, Contes d’Afrique. Des contes fabuleux et pleins de sens dans lesquels on rappelle l’importance de la sagesse (tout en louant la naïveté d’autres), de la générosité, des animaux. Les contes sont vraiment délicieux, le genre d’histoires qu’on prend beaucoup de plaisir à lire, on se régale ! D’autant que l’ouvrage est illustré par le talentueux Rémi Courgeon. En plus des contes on trouvera de temps en temps des pages de devinettes. Un très bon et bel ouvrage.
Des extraits en ligne.
Le même vu par A l’ombre du saule.

Princesses d'AfriqueUne princesse tanzanienne qui sauva son père transformé en lion par un sorcier, une teinturière mauritanienne qui déjoua les pièges d’une ennemie, une jeune ghanéenne qui se battait comme les hommes et redevenait séduisante quand la guerre était finie et quatre autres princesses d’Afrique.

Que j’aime les princesses de Christine Palluy ! Après Princesses de tous les pays etPrincesses de la cour de Versailles aux palais de Vienne,voici donc les Princesses d’Afrique. Six histoires qu’elle a créées (après s’être beaucoup documentée sur les peuples et les régions dont elle parle) et une inspirée d’une légende africaine. De très beaux contes qui, chaque fois, nous présentent des femmes battantes. Christine Palluy nous donne une autre image de la princesse que celle qu’on voit souvent (le genre nunuche qui attend tranquillement le prince charmant en filant la laine). Ce que j’aime aussi, c’est que ces contes sont dans un livre dans lequel on ne s’attend pas forcément à ce genre de choses (ce n’est pas un livre militant, ce n’est pas un livre de chez Talents Hauts) et d’ailleurs ce n’est pas le genre de livres à message qui veut absolument faire passer quelque chose (ce qui est toujours un peu pénible, attention je ne parle pas des livres de chez Talents Hauts en disant ça, pas d’interprétations !). Christine Palluy a une vraie plume et elle s’entoure ici de très bons illustrateurs. Lito n’a pas toujours une bonne image chez les snobinards qui sont légion dans la littérature jeunesse (le salon de Montreuil qui s’ouvre dans quelques jours est l’occasion de dénoncer ce snobisme puant tellement répandu), ce livre leur donne une fois de plus tort de ne regarder la littérature jeunesse qu’avec des œillères. Un très bel ouvrage, vraiment.
Des extraits en ligne.

On continue le voyage en Amérique.

Les quatre voeuxVeeho avait entendu parler d’un homme qui ne manquait jamais de nourriture, il voulut en savoir plus et alla le rencontrer. L’homme lui offrit à manger et lui proposa même de l’héberger pour la nuit. Veeho, lui, cherchait ce qui le rendait si riche. Il aperçut un sac étrange, il décida de le voler. Il n’aurait peut-être pas dû… Glooskap vivait sur une île perdue, il envoya un lapin dire aux hommes que ceux qui trouveraient son île verraient leurs plus grands souhaits se réaliser. Quatre hommes partirent donc à la recherche de Glooskap et réussirent à le trouver. L’homme leur exauça leurs vœux, mais à une condition… que trois d’entre eux n’arrivèrent pas à tenir.

Les quatre vœux, sorti dans la collection Contes & Classiques du Monde chez Magnard rassemble deux très beaux contes indiens. Il est question ici d’hommes qui accomplissent une action qu’ils n’auraient pas dû faire. On connaît peu les contes indiens et c’est un régal de découvrir ces deux-là, c’est complètement dépaysant. C’est Sandrine Bonini qui les met en image et ses grandes illustrations sont très belles et accompagnent parfaitement le texte, elles nous font aussi voyager. Un très bel album.

Et si l’on refaisait un tour du monde rapidement ?

Fees de legendesUne fée qui couvrit une jeune fille généreuse d’or (puis sa sœur, qui voulait profiter de l’aubaine, de poix), une autre qui devait n’être jamais vue de son amoureux le samedi sous peine de perdre sa forme humaine, la Dame du Lac qui apprit la magie de Merlin pour mieux pouvoir l’emprisonner, la fée Babouchka qui refusa d’aider les rois mages et qui s’en mordit les doigts au point d’apporter chaque Noël des cadeaux aux enfants…

Dix fées sont réunies dans Fées de légende de Christine Pompéi illustré par Anja Klauss. Des contes allemand, poitevin, breton, britannique, italien, hongrois, slave, russe, chinois et vietnamien. C’est un grand livre, très beau comme les aiment généralement les enfants. Le genre de recueil qu’on aime offrir. On fera ici de beaux voyages tout au long de ces belles histoires. On regrettera juste que ces contes soient à ce point résumés (effet amplifié quand on les connaît), mais ça peut-être une première approche. Autre bémol, les contes tiennent sur deux pages, on tourne donc la page à la moitié du conte et généralement l’illustration montre la fin de l’histoire. L’enfant sait donc à mi-parcours comment ça va finir… dommage ! Mais c’est tout de même un très joli livre sorti chez De la Martinière Jeunesse.

Quelques pas de plus…
D’autres contes du monde par exemple ici ou .

On a déjà chroniqué des livres de Alexandre Zouaghi (L’auberge des ânes), Wang Yi (Princesse corbeau, Yexian et le soulier d’or et Petit poisson peut voler), Chun-Liang Yeh (Le calligrapheLe goût de la pêche, L’auberge des ânes, Pi, Po, Pierrot, Yexian et le soulier d’or, Le duc aime le dragon et L’autre bout du monde), Clémence Pollet (Mon coffret pour découvrir la ferme et L’auberge des ânes ), Sébastien Pelon (Pourquoi les éléphants aiment-ils tant leur trompe), Jean-Jacques Fdida (Cendrillon ou La Belle au soulier d’or, La barbe bleue ou Conte de l’Oiseau d’Ourdi, Le Petit Chaperon rouge ou La Petite Fille aux habits de fer-blanc et La belle au bois dormant ou Songe de la vive ensommeillé), Rémi Courgeon (Pieds nus, Toujours debout, Pas de ciel sans oiseaux et Elvis Presley), Christine Palluy (Princesses de la cour de Versailles aux palais de Vienne et Princesses de tous les pays), Sandrine Bonini (Le zoo des légumes et Petits contes des 1001 nuits), Christine Pompéi (Mes premiers contes) et Anja Klauss (La belle au bois dormant). Retrouvez aussi nos interviews de Chun-Liang Yeh et de Rémi Courgeon.

La légende du serpent blanc
Texte d’Alexandre Zouaghi, illustré par Wang Yi
HongFei
16,50€, 230×326 mm, 49 pages, imprimé à Taïwan, 2013.
La langue des oiseaux et autres contes du palais
Textes de Chun-Liang Yeh, illustré par Clémence Pollet
HongFei
12,50€, 167×227 mm, 46 pages, imprimé à Taïwan, 2013.
Issun Bôshi, l’enfant qui n’était pas plus haut qu’un pouce
d’Icinori
Actes Sud Junior
16,90€, 226×357 mm, 40 pages, imprimé au Portugal, 2013.
Contes de Russie
Textes de Robert Giraud, illustré par Sébastien Pelon
Père Castor
13,50€, 226×248 mm, 61 pages, imprimé en France, 2013.
Baba Yaga
Texte de Claude Clément, illustré par Paul Echegoyen
Seuil Jeunesse
18€, 268×387 mm, 32 pages, imprimé en Italie, 2013.
Contes d’Afrique
Textes de Jean-Jacques Fdida, illustré par Rémi Courgeon
Didier Jeunesse
18€, 195×240 mm, 125 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.
Princesses d’Afrique
Textes de Christine Palluy, illustré par un collectif
Lito dans la collection Histoires pour rêver
18€, 250×238 mm, 72 pages, imprimé en UE, 2013.
Les quatre voeux
Textes de Richard Erdoes et Alfonso Ortiz (traduits par Alain Deschamps), illustrés par Sandrine Bonini
Magnard Jeunesse dans la collection Contes Classiques Monde
16,20€, 329×328 mm, 45 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responable, 2013.
Fées de légende
Textes de Christine Pompéi, illustrés par Anja Klauss
De la Martinière Jeunesse
12,90€, 236×337 mm, 44 pages, lieu d’impression non indiqué , 2013.

À part ça ?

Un concours très sympa pour les classes maternelles autour du très bon Boucle d’ours sur le blog de Didier Jeunesse.

Gabriel

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Une place pour moi ?

Par 24 février 2013 Livres Jeunesse

Cinq livres qui parlent de personnages qui ont du mal à trouver leur place.

Rita la féroce fée rousseLes fées s’occupent des enfants, ça vous le saviez j’en suis sûr ! Mais saviez-vous que les fées blondes s’occupent des filles et les fées brunes des garçons ? Pas sûr ! (au moins cette chronique vous aura appris quelque chose !). Mais que ce passa-t-il alors quand Rita, une fée rousse naquit… On ne sait pas quoi en faire, pensez-donc ! On la laisse de côté, elle est inutile. Et quand personne ne s’occupe de vous comme ça, c’est pas drôle et au bout d’un moment ça rend méchant… mais si Rita avait elle aussi son utilité ?

Je découvre avec Rita, la féroce fée rousse, les éditions Clochette et c’est une très bonne surprise. Au départ, comme beaucoup je pense, je me suis dit « tiens Maureen Dor… la nana de la télé là ? » Et en fait il suffit qu’on laisse de côté ses préjugés (datés en plus) et on découvre qu’elle a du talent, que ce n’est pas juste une « nana de la télé » qui s’est dit Rita le féroce fée rousse« tiens si je faisais un livre pour enfants » (c’est d’ailleurs pas son premier). Avec sa voix qui pétille de malice (c’est un livre-CD), elle nous raconte donc l’histoire de cette petite fée née différente et qui va trouver sa place malgré le fait que les autres ne veulent pas d’elle. Au-delà du sujet sur la rousseur (qui est quand même un vrai sujet, vu tout ce qui continue de courir sur les roux et rousses…) on parle bien-sûr de la différence en général, de se faire accepter avec ses différences. On évoque aussi des aînés qui ont peur d’être moins aimés quand un bébé arrive. Le CD est un vrai bonheur, Maureen Dor est drôle, pétillante, et les enfants sont captivés par sa voix (et les parents ne la trouvent pas agaçante, c’est tellement rare les histoires pour enfants sur CD pas agaçantes pour les parents qu’il faut le signaler !). Des tas de bonus très sympa, une chanson d’abord, drôle et entrainante, ensuite la même chanson mais sans la voix pour que les enfants puissent la reprendre et enfin l’histoire est reracontée avec des trous pour jouer avec les enfants et voir s’ils ont bien suivi. Ah et le petit plus, il y a une clochette pour indiquer quand tourner la page ! Ce petit truc qui existait déjà quand nous étions petits est devenu assez rare… et c’est bien dommage. J’ai été séduit, ma fille a été conquise !
Vous pouvez d’ailleurs découvrir en ce moment ce livre-CD en ligne : http://www.editions-clochette.fr/une-histoire/sample-page

MomotaroMomotarō a été trouvé, bébé, au bord d’une rivière, il a été élevé par les gens du village. Il grandit et devient même le plus fort du village mais seulement voilà… Momotarō est fainéant, le roi des fainéant ! Les villageois trouvent qu’il n’est pas utile, il doit partir ! Pas utile Momotarō, vraiment ?

C’est en partant d’une légende japonaise que le talentueux Frédéric Laurent a fait ce petit livre très graphique avec le système de frise qu’il a utilisé également dans Monstres en Momotaroville (dont je vous parlais récemment). Si on dépliait tout le livre on aurait toute l’histoire de Momotarō dans une seule et même bande (et c’est peut-être dommage que le livre ne propose pas des doubles pages qui auraient permis de mettre en valeur cette frise). Même si je reste très fan du travail de Frédéric Laurent, je trouve que le texte aurait mérité d’être développé ici, que l’histoire aurait mérité d’être plus longue à lire (on a parfois l’impression de lire un résumé). Toutefois il signe là encore un très bel ouvrage, un bien bel objet artistique.

Monsieur OiseauMonsieur Oiseau non plus n’est pas à sa place. D’accord il est un oiseau, il est donc logique qu’il fasse comme ses congénères… Mais lui n’aime pas chanter à la chorale, il n’a pas envie de construire un nid… il aimerait être autre chose… Oui mais quoi ? Il tente d’abord d’être un coussin… mais une vache s’assoit sur lui, s’il était un hérisson on n’aurait pas envie de s’assoir sur lui ! Oui mais les hérissons hibernent l’hiver et lui n’a pas envie de dormir ! Et s’il était un bonhomme de neige ? Sauf que quand vient l’été il va fondre… Monsieur Oiseau se demande quoi être… et si c’était être lui le mieux ?

Autant, pour être franc, je n’ai pas trop accroché sur les illustrations de Monsieur Oiseau veut changer de peau, autant j’ai aimé cette histoire proche du conte philosophique. On parle donc ici de ces moments où l’on voudrait être autre chose, de ce fameux « l’herbe est toujours plus verte à côté ». Monsieur Oiseau va comprendre que la situation des autres n’est pas plus enviable que la sienne, que chacun a ses problèmes et finalement il vaut mieux être soi même. Bien sûr ses voyages, ses expériences, lui seront utiles, l’aideront à grandir. On parle aussi, ici, d’amour car c’est ce que trouvera Monsieur Oiseau au bout du chemin, et qui le fera se sentir bien.

FirminFirmin tombe, sans arrêt il glisse. Il a tout essayé, rien à faire, ce petit pingouin se retrouve Firmintoujours le nez dans la neige. Alors Firmin est triste, pourquoi il n’arrive pas à être un pingouin normal, qui tient debout ? Et si en fait c’était utile aussi les pingouins maladroits ?

Firmin est un tout petit livre signé Ingrid Chabbert et illustré par Gwenaëlle Doumont. Le joli texte est plein d’humour et de tendresse, deux qualificatifs qui s’appliquent également parfaitement aux illustrations. On parle ici de l’importance de ceux qui semblent décalés, pas aux normes et on en parle bien !

Le prince KangorKangor était un prince timide, au désespoir de ses parents. Il était maladroit et lorsqu’il s’entraînait au combat il avait peur de blesser ses adversaires… Que faire d’un tel fils qui était pourtant appelé à régner un jour… Kangor, lui-même, souffrait d’être différent. Pourtant un jour, après avoir entendu un homme parler de sa fille enlevée par les loups, le prince décida de partir sauver la jeune fille.

Ici aussi il est question de différence et de vouloir changer sa vie. Kangor souffre de sa timidité, il aimerait être courageux. Il va d’ailleurs réussir à aller au-delà de ses peurs et découvrir qu’il n’est pas aussi peureux qu’il le croit, et qu’il a un don qu’il ne soupçonnait pas. C’est également parce qu’il est plus sensible que les autres qu’il va vouloir sauver la jeune fille. On peut aussi voir ici un texte sur l’agoraphobie, Kangor se cache, ne parle à personne et va décider de sortir, d’affronter les gens. Comme toujours avec Catherine Leblanc c’est très bien écrit, elle sait manier les mots, faire de belles phrases, faire passer des émotions.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué…
– d’autres livres de Frédéric Laurent : Monstres en ville, Les deux poissons et Fipopus et Gropopus.

– d’autres livres d’Ingrid ChabbertUn accordéon sinon rien, La vérité sort toujours de la bouche des enfants, La mémoire aux oiseaux, L’oiseau, Les écharpes de Mamie Berthe, Tonnerre de catch, La fête des deux mamans, Raconte-moi la révolution, Les yeux du parapluie, Sur les quais et Le bateau de Malo. (retrouvez aussi notre interview d’Ingrid Chabbert)
– d’autres livres de Catherine Leblanc : Ce crime, Ma couleur, Au lit, Ludo !, Le goût d’être un loup, Les petites personnes, Au revoir, bonjour, Lulu et Moussu, Ah ! Si j’étais président ! et Comment ratatiner les monstres ? (Nous avons également interviewé Catherine Leblanc)

Rita, la féroce fée rousse
de Maureen Dor, illustré par Olivier Nomblot
Éditions Clochette dans la collection Les Zygomots
14,95€, 214×212 mm, 25 pages, imprimé en Belgique, 2011.
Momotarō
de Frédéric Laurent
Balivernes éditions dans la collection Petites sornettes
9€, 175×178 mm, 20 pages, imprimé en Espagne, 2012.
Monsieur Oiseau veut changer de peau
de Piret Raud traduit de l’estonien par Marie-Agathe Le Gueut
Éditions Le pommier dans la collection Les bouts d’choux explorent le monde
13€, 207×257 mm, 38 pages, imprimé en France, 2012.
Firmin
d’Ingrid Chabbert, illustré par Gwenaëlle Doumont
Gargantua Jeunesse
4,90€, 120×160 mm, 30 pages, imprimé en Bretagne sur papier recyclé, 2011.
Le prince Kangor
de Catherine Leblanc, illustré par Pascale Breysse
Lire c’est partir
0,80€, 220×190 mm, 32 pages, imprimé en France, 2009.

A part ça ?

Quand une émission qu’on adore reçoit quelqu’un qu’on adore ça donne une super émission. L’émission Ecoute ! Il y a un éléphant dans le jardin ! reçoit Nathalie Colombier de DéclicKids et elle est tout simplement passionnante à écouter. Que vous vous intéressiez déjà au numérique ou pas, je suis certain que ça va vous captiver. L’émission est en ligne, à écouter d’urgence !

Gabriel

 

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Un superbe album sur un légende fondatrice du Japon

Par 17 septembre 2012 Livres Jeunesse

Illustration de Claire Degans extraite de Sakuya, la princesse des fleurs de cerisiers © Chan-ok, 2012

Sakuya et Iwanaga étaient deux sœurs, filles du dieu des montagnes. Sakuya était rayonnante, Iwanaga ne souriait jamais. Un jour alors qu’elle rêvait sous un cerisier en fleur, Sakuya rencontra Ninigi. Tout de suite ce fut le coup de foudre entre les deux jeunes gens. Seulement Iwanaga refusa que ça se passe ainsi, elle fit tout pour que leur père refuse la main de sa fille… mais leur amour était si fort que ça ne fut pas suffisant. Iwanaga ne voulut pas se laisser faire et jeta un sort aux jeunes amoureux…

Illustration de Claire Degans extraite de Sakuya, la princesse des fleurs de cerisiers © Chan-ok, 2012

Superbe texte de Céline Lavignette-Ammoun magnifiquement illustré par Claire Degans, Sakuya, la princesse des fleurs de cerisiers est un album d’une beauté renversante. L’histoire (très belle mais très triste) est une légende fondatrice du Japon et a le charme de ces contes asiatiques anciens. Chaque illustration est absolument merveilleuse. Tout comme Sakuya et Ninigi qui tombent éperdument amoureux dès qu’ils se voient, on tombe amoureux de ce livre dès qu’on l’ouvre. Je suis certain que nombre d’entre vous, si vous avez le malheur de l’ouvrir dans une librairie, ne le reposerez pas ! Un album pour les amoureux des contes, de l’Asie et des belles illustrations.

Quelques pas de plus…
Nous avions déjà chroniqué deux livres de Céline Lavignette-Ammoun : Les étoiles amoureuses et Le jardin du secret.

Sakuya, la princesse des fleurs de cerisiers
de Céline Lavignette-Ammoun, illustré par Claire Degans
Chan-Ok
13,25€, 260×280 mm, 32 pages, imprimé en France

A part ça ?

Si vous habitez à Paris, le week-end prochain vous pouvez découvrir des extraits de spectacles de la saison culturelle à venir. C’est gratuit. Plus d’info ici.

Gabriel

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