La mare aux mots
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Delphine Jacquot

De très beaux albums

Par 21 décembre 2017 Livres Jeunesse

Pour ma dernière chronique de l’année, je vous propose des merveilles. Noël est tout proche, j’ai sélectionné de beaux albums. Cette chronique arrive un peu tard (mais la grande majorité d’entre eux étaient dans le webzine), mais elle vous donnera peut-être des idées de cadeaux de dernière minute ou tout simplement parce que finalement, Noël ce n’est pas forcément toujours le 25 décembre !

La Mésaventure
d’Iwona Chmielewska (traduit par Lydia Waleryszak)
Format
16,90 €, 218×275 mm, 60 pages, imprimé en Pologne, 2016.
Lignes
de Suzy Lee
Les Grandes Personnes
14 €, 215×280 mm, 40 pages, imprimé en Chine, 2017.
Promenons-nous dans les mois
d’IK & SK
Père Castor
15 €, 190×255 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2017.
Giselle
de Charlotte Gastaut, d’après Théophile Gautier et Jules-Henri Vernoy de Saint-Georges
Amaterra
24,50 €, 298×330 mm,44 pages, imprimé en Chine, 2017.
Le prince Sauvage et la renarde
Texte de Jean-Philippe Arrou-Vignod, illustré par Jean-Claude Götting
Gallimard Jeunesse
16 €, 270×333 mm, 48 pages, imprimé en Espagne, 2017.
Mes petites roues
de Sébastien Pelon
Père Castor
14 €, 300×260 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2017.
Le nez de Cyrano
Texte de Géraldine Maincent, d’après Edmond Rostant, illustré par Thomas Baas
Père Castor
14 €, 210×340 mm, 32 pages, imprimé au Portugal, 2017.
Princesse Souris
Texte de France Quatromme, illustré par Violaine Costa
Circonflexe dans la collection Albums Circonflexe
15 €, 265×340 mm, 32 pages, imprimé en Pologne, 2017.
Pleine Neige
d’Antoine Guilloppé
Gautier-Languereau
19,95 €, 298×325 mm, 40 pages, imprimé en Chine, 2017.
Petit jardin de poésie
Textes de Robert Louis Stevenson (traduits par Christian Demilly), illustrés par Ilya Green
Grasset Jeunesse dans la collection La Collection
19,90 €, 242×312 mm, 32 pages, imprimé en Espagne, 2017.
La patience du héron
Texte d’Érik L’Homme, illustré par Lorène Bihorel
Gallimard Jeunesse
15,90 €, 290×200 mm, 48 pages, imprimé en Italie chez un imprimeur éco-responsable, 2017.
La Princesse aux mille et une perles
Texte de Ghislaine Roman, illustré par Bertrand Dubois
De La Martinière Jeunesse
16 €, 273×385 mm, 32 pages, imprimé au Portugal, 2017.
Björn et le vaste monde
de Delphine Perret
Les fourmis rouges
12,50 €, 210×150 mm, 64 pages, imprimé en Italie, 2017.
Les Belles
Textes de Fabienne Morel et Gilles Bizouerne, illustré par Charlotte Gastaut, Delphine Jacquot et Peggy Nille
Syros dans la collection le tour du monde d’un conte
21,90 €, 180×229 mm, 286 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2017.
Contes de Grimm
Textes des frères Grimm, illustrés par Arthur Rackham
BNF éditions
29 €, 220×270 mm, 192 pages, imprimé en Belgique, 2017.
Le secret du nom et autres contes
Textes de Muriel Bloch, illustrés par Margaux Othats
Gallimard Jeunesse Giboulées
18 €, 205×265 mm, 128 pages, imprimé en Italie chez un imprimeur éco-responsable, 2017.

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Les invité.e.s du mercredi : Marie Lafrance et Delphine Jacquot

Par 25 janvier 2017 Les invités du mercredi

Aujourd’hui, on a eu envie d’en savoir plus sur Marie Lafrance, illustratrice dont on suit le travail depuis quelque temps et qui vient de sortir un magnifique album aux éditions de la Bagnole. Ensuite, nous partons en vacances avec l’auteure-illustratrice Delphine Jacquot ! Nous vous souhaitons un bon mercredi !


L’interview du mercredi : Marie Lafrance

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre dernier album, DEUX garçons et UN secret sorti aux éditions de la Bagnole, une magnifique histoire dans laquelle on peut voir de l’homosexualité ?
En fait pour moi ce livre parle beaucoup plus des préjugés, du regard de l’autre sur une différence perçue, que d’homosexualité. Les deux garçons jouent à un jeu, qui devient rapidement un enjeu de société et divise leurs familles et leurs amis. L’auteur donne des pistes, en douceur, pour l’ouverture, la tolérance, et franchement à regarder l’état du monde on gagnerait tous à ce que ces notions soient enseignées à un très jeune âge !
Deux petits garçons qui s’amusent à se marier c’est l’essence même de l’enfance, dans toute son innocence. Cette fraîcheur, c’est souvent les adultes qui viennent la souiller, avec leurs œillères et leurs préjugés.
Cet album est subtilement subversif, car il dit aux enfants : vos parents peuvent se tromper, ils ne sont pas nécessairement parfaits, ils ont parfois des défauts, mais on peut les aimer quand même et tracer soi-même son chemin. C’est toute la pertinence de la littérature jeunesse, pour moi, d’enseigner aux enfants à penser par eux-mêmes !

Quelles techniques d’illustration avez-vous utilisées pour cet album ?
J’ai tout dessiné à la mine de plomb, je colore ensuite digitalement. Je me sers de ce que je trouve pour les textures, je « scanne » du bois, des tissus, des expériences sur papier avec différents médiums. Avant de développer cette technique je me suis battue des années avec de l’acrylique et des pinceaux, pour lesquels je n’étais pas très douée finalement ! Ma technique actuelle m’a fait revenir avec bonheur vers le dessin, qui m’est beaucoup plus naturel.

Vous utilisez des techniques différentes suivant les projets ?
Depuis quelques années je me sers uniquement de cette technique mais je la développe au gré des projets et j’ai l’impression d’en apprendre tous les jours les multiples possibilités. Actuellement je travaille de plus en plus le dessin, et le « lâcher prise », je travaille sans trop réfléchir, et quelquefois ça m’amène où je n’aurais jamais pensé aller.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?
J’ai d’abord surtout fait de l’Illustration éditoriale, pour des magazines et des journaux, j’ai aussi travaillé avec plaisir pour des agences de publicité, je n’étais pas particulièrement attirée par l’édition jeunesse, on peut dire que je suis tombée dedans quand ma fille était petite ! J’y ai découvert un univers, une liberté et un très grand plaisir, je crois que ça me va assez bien finalement.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
J’étais une enfant très angoissée, seule la lecture me calmait, je lisais donc énormément, et tout ce qui me tombait sous la main ! J’ai lu la Comtesse de Ségur, la bibliothèque rose, Tintin, les Club des Cinq, et sans transition, à la faveur de la bibliothèque familiale bien garnie, les classiques, Dumas, puis Zola, Victor Hugo, Stendhal, Simone de Beauvoir, Simenon, Dostoïevsky, souvent bien avant de pouvoir comprendre ce que je lisais, j’ai donc relu plus tard.

Quelques mots sur vos projets ?
Je travaille actuellement à un album sur une géante qui a vraiment existé et voyagé avec le cirque Barnum dans la deuxième moitié du 19e siècle, c’est du bonbon.
Et j’ai plusieurs débuts d’histoire que j’aimerais écrire moi-même.

Bibliographie (francophone) :

  • Deux garçons et un secret, illustration d’un texte d’Andrée Poulin, éditions de la Bagnole (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Mes comptines à chanter, illustration de chansons classiques, Seuil Jeunesse (2015).
  • Le petit ours gris de la Mauricie, illustration de chansons de Félix Leclerc, La Montagne Secrète (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Le petit gilet beige, illustration d’un texte d’Ingrid Chabbert, Des ronds dans l’O (2013).
  • Le nouveau voyage de Monsieur Caca, illustration d’un texte d’Angèle Delaunois, Les 400 coups (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Contes du Vietnam, illustration d’un texte de Chon Tanh Phan, Milan Jeunesse (2010).
  • Contes et Sagesses d’Afrique, illustration d’un texte de Souleymane Mbodj, Milan Jeunesse (2009).
  • Petits contes méchants, illustration d’un texte de Gudule, Milan Jeunesse (2008).
  • Le sorcier amoureux, illustration d’un texte de Mireille Levert, Dominique et compagnie (2007).
  • Le petit chien de laine, illustration d’un texte de Lionel Daunais, La Montagne Secrète (2005).
  • Émilie pleine de jouets, illustration d’un texte de Gilles Tibo, Dominique et compagnie (2003).
  • Le grand voyage de Monsieur Caca, illustration d’un texte d’Angèle Delaunois, Les 400 coups (2002).
  • Chansons drôles, chansons Folles, illustration de chansons d’Henriette Major (2000).

Le site de Marie Lafrance : http://www.marielafrance.net.


En vacances avec… Delphine Jacquot

Régulièrement, je pars en vacances avec un.e artiste (je sais vous m’enviez). Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à la.le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet.te artiste va donc profiter de ce voyage pour me faire découvrir des choses. On emporte ce qu’elle.il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… 5 de chaque ! 5 albums jeunesse, 5 romans, 5 DVD, 5 CD, sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il.elle veut me présenter et c’est elle.lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci, c’est avec Delphine Jacquot que je pars ! Allez en route !

5 albums jeunesse :

  • Les aventures d’Archibald le koala de Paul Cox
  • Love de Gian Berto Vanni et Lowell A. Siff
  • Romance de Blexbolex
  • Les aventures de la famille Mellops de Tomi Ungerer
  • Martha était là d’Atak

5 romans :

  • Le mur invisible de Marlen Haushofer
  • La femme changée en renard de David Garnett
  • La fin des temps de Haruki Murakami
  • Le dernier des fous de Timothy Findley
  • Le mystérieux docteur Cornélius de Gustave Le Rouge

5 BD :

  • Tintin de Hergé
  • Commissaire Toumi d’Anouk Ricard
  • Jane, le renard et moi d’Isabelle Arsenault et Fanny Britt
  • Peggy Lee de Fanny Michaëlis
  • La révolte d’Hop-Frog de David B. et Christophe Blain

5 DVD :

  • La Mort aux trousses d’Alfred Hitchcock
  • Winnipeg mon amour de Guy Maddin
  • Les ailes du désir de Wim Wenders
  • Apocalypse Now de Francis Ford Coppola
  • Interstellar de Christopher Nolan

 5 CD :

  • Clair de lune de Debussy
  • Solo piano de Philip Glass
  • Tender Prey de Nick Cave
  • Éthiopiques-volume 4 de Mulatu Astatke
  • Play Captain Calypso’s hoodoo party de Wild Billy Childish and the Blackhands

5 artistes :

  • Glen Baxter
  • Henry Darger
  • Charles Fréger
  • Marcel Dzama
  • Philippe Ramette

5 lieux :

  • Binic, mon port d’attache
  • le Muséum d’histoire naturelle de Florence
  • la brocante Place du Jeu de Balle à Bruxelles
  • le Palais de Pena (par temps de brume) à Sintra, au Portugal
  • les backwaters au Kerala, en Inde

Delphine Jacquot est auteure et illustratrice.

Bibliographie sélective :

  • Réclamez des contes, texte et illustrations, Les Fourmis Rouges (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Casse-Noisette, illustration d’un texte de Pierre Coran, Didier Jeunesse (2015).
  • Un éléphant à New York, illustration d’un texte de Benoît Broyart, Didier Jeunesse (2015).
  • Le fil de soie, illustration d’un texte de Cécile Roumiguière, Thierry Magnier (2013).
  • Cendrillon ou la belle au soulier d’or, illustration d’un texte de Jean-Jacques Fdida, Didier Jeunesse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Les aventures improbables de Peter et Herman, texte et illustrations, Les Fourmis Rouges (2013).
  • Le livre secret des anges, illustration d’un texte de Mario Urbanet, Glénat (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • La belle au bois dormant ou le Songe de la vive ensommeillée, illustration d’un texte de Jean-Jacques Fdida, Didier Jeunesse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Monsieur Chopin ou le voyage de la note bleue, illustration d’un texte de Carl Norac, Didier Jeunesse (2010).
  • Comptines de miel et de pistache, Didier Jeunesse (2009).

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Réclamez des histoires!

Par 15 novembre 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui on se replonge dans les contes de notre enfance avec le superbe album Réclamez des contes de Delphine Jacquot et on fait la connaissance d’un drôle de lion « Chichi poilu » qui a un peu de mal à assumer son surnom…

Réclamez des contes
De Delphine Jacquot
Les fourmis rouges
18,50 €, 254×348 mm, 40 pages, imprimé en France, 2016.
Chichi Poilu
Texte de Lenia Major, illustré par Caroline Ayrault
Maison Eliza
14,50 €, 246×276 mm, 36 pages, imprimé en France, 2016.

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Vous aimez les contes ?

Par 28 octobre 2013 Livres Jeunesse

J'aime pas les contesAgathe, elle n’aime pas les contes ! C’est quoi ces histoires de mouton qui ne sait pas bêler ou d’animal qui ne veut plus être un animal ? Son chat à elle c’est pas un chat de conte, il ne fait que des trucs de chat ! Et puis elle, elle ne veut pas être une fille de conte qui n’est intéressée que par le maquillage, les belles robes et la vaisselle et pas le vélo ou les jeux de ballon ! A-t-on déjà vu dans les contes un prince qui aime un prince ? A-t-on déjà vu dans la vie un chat mort qui redevient vivant ? NON ! Alors…

Beaucoup d’humour dans J’aime pas les contes d’Hélène Lanscotte et Amandine Laprun… mais pas uniquement. Bien sûr, on rit des remarques de cette petite fille espiègle, mais ses réflexions sont parfois pleines de bon sens, une vraie critique de la littérature jeunesse (souvent très sexiste) et de la façon dont on s’adresse aux enfants (souvent comme s’ils étaient complètement idiots). Derrière ce texte plein d’humour et cette critique des contes, il y a aussi l’histoire du chat d’Agathe, un chat très présent dans ses réflexions et dans les illustrations, un chat qui est mort et qui ne reviendra pas, alors que s’il avait été un chat de conte, quelqu’un l’aurait sorti de terre pour qu’il soit à nouveau vivant. On comprend aussi que l’énervement de la petite fille, son rejet des contes, naît de cette souffrance, de cette confrontation avec la dureté de la réalité, la vie n’est pas un conte… Un album très réussi, plein d’humour… mais pas que drôle dans lequel on s’amusera à retrouver les références aux contes connus.
Plus d’illustrations sur le site de l’illustratrice.

Et vous, vous aimez les contes ? Alors voici une sélection d’albums sortis récemment.

La Belle aux bois dormantAurora était née de l’amour d’un roi et d’une reine. Ils l’avaient tant voulu cet enfant, qu’ils lui choisirent sept fées pour marraines. Chacune se pencha sur le berceau d’Aurora pour lui offrir les plus belles qualités. Malheureusement, une fée qui n’avait pas été conviée arriva, et de colère elle jeta un sort à l’enfant, avant son quinzième anniversaire elle allait se piquer le doigt et mourir. Une fée qui n’avait pas encore offert son cadeau à Aurora put atténuer le sort et transformer la mort en long sommeil.

Il y a quand même grande chance que cette histoire vous dise quelque chose ! La belle au bois dormant est parmi les contes les plus connus des enfants (et de leurs parents). C’est une magnifique version que vient de sortir L’élan vert. Les illustrations d’Anja Klauss sont somptueuses, l’histoire de Bernard Villiot est très proche de la version de Perrault (même si celui-ci n’est pas cité dans l’ouvrage), l’album est grand. Un très bel album pour une histoire qui enchante génération après génération.
Plus d’extraits sur le site de l’illustratrice.

Blanche-Neige Un roi et une reine s’aimaient tendrement et souhaitaient un enfant. Un jour, la reine se piqua le doigt à sa fenêtre et une goutte de sang tomba dans la neige. La reine souhaita avoir un enfant dont les lèvres seraient rouges comme cette goutte de sang, sa peau blanche comme la neige et ses cheveux noirs comme l’ébène du bois de la fenêtre. L’enfant naquit… mais la reine mourût. Le roi se remaria avec une femme méchante qui enviait la beauté de l’enfant, elle décida même de la faire tuer, mais Blanche-Neige, car tel était son nom, s’enfuit dans la forêt et trouva refuge chez sept nains qui l’employèrent comme boniche.

Bon OK… je crois que je l’ai déjà dit, mais je n’aime pas Blanche-Neige… Je n’aime pas ce personnage qui est cruche au possible. Elle se fait avoir par la reine par trois fois avec la même technique, on a beau lui dire de n’ouvrir à personne, elle a beau être passée à côté de la mort par deux fois en mettant un corset que lui a offert une vieille femme, puis mis un peigne empoisonné dans ses cheveux, toujours offert par une vieille femme… quand le lendemain, à nouveau, une veille femme lui propose une pomme, elle la mange ! Avouez que quand même… Ensuite
“Si tu veux bien tenir notre maison, faire la cuisine, le ménage, coudre et tricoter, tu peux rester avec nous et nous prendrons soin de toi.”
“J’en serai enchantée”, répondit Blanche-Neige et le marché fut conclu. Toute la journée, les sept nains allaient extraire l’or de la montagne. Quand ils rentraient, ils trouvaient leur repas sur la table, leurs vêtements propres et raccommodés, et la maison étincelante comme un sou neuf.
Aheum… bref autant certains contes ne vieillissent pas, autant Blanche-Neige… je ne peux pas ! En dehors de ça c’est une très belle version sortie dans la collection Lutin poche chez L’école des loisirs, avec de belles illustrations à la peinture signées Angela Barrett (qui rendent le conte un peu moins mièvre, mais n’arrive pas à le sauver !).

CendrillonUn veuf, père d’une jeune fille, s’était remarié avec une femme méchante. Cette femme avait elle-même deux filles et celles-ci prenaient leur demi-sœur pour leur souffre-douleur et leur bonne. Le jour où le fils du roi donna un bal, Cendrillon, comme l’avait nommée ses bourreaux, voulut y aller. Mais forcément quand on n’a que des guenilles comme vêtements… Heureusement que Cendrillon avait une fée comme marraine !

Là aussi, inutile que je vous raconte l’histoire, vous connaissez forcément Cendrillon (non ?) ! C’est une très jolie version qui vient de sortir en Lutin Poche chez L’école des loisirs avec de magnifiques illustrations à la peinture signées Elsa Oriol. Une très jolie version à petit prix pour un bien joli conte intemporel.
D’autres illustrations sur le site de l’illustratrice.
Le même vu par Un petit bout de bib(liothèque).

cendrillon ou la belle au soulier d'orUn homme vivait heureux avec son épouse et sa fille… jusqu’à ce que sa femme meurt. Il se remaria avec la voisine, une horrible femme déjà mère d’une enfant. Quand la fille de l’homme menait la vache au champ, celle de la femme se prélassait. Cette fainéante alla même jusqu’à surnommer sa demi-sœur des pires noms, Cendouillon, Cendrasse, Cucendron et même Cendrillon…

Que j’aime cette collection ! Dans Les contes d’avant Perrault, Jean-Jacques Fdida nous raconte les premières versions des contes, quand ce n’étaient encore que des contes de traditions orales, avant que Perrault ne les édulcore. Ici, la demi-sœur de Cendrillon se coupe les orteils et le talon pour entrer dans le soulier, la marâtre et sa fille meurent (alors que dans la version de Perrault tout le monde est pardonné et Cendrillon présente même des princes à ses demi-sœurs pour qu’elles se marient avec !). Les histoires de cette collection sont passionnantes et particulièrement bien écrites, ce sont des livres que j’achèterais même si je n’avais pas ce blog et même si je n’avais pas d’enfant. De petits livres dont l’édition est particulièrement soignée. De petites merveilles.
Des extraits des illustrations sur le site de Didier Jeunesse.

Le Chat bottéAprès que leur père soit mort, trois hommes eurent comme héritage un moulin, un âne et un chat. Le premier prit le moulin, le deuxième l’âne, imaginez la peine du troisième de se contenter du chat ! Ce n’est pas avec un chat qu’il gagnerait sa vie, qu’il allait devenir riche ! Il se trompait…

Un peu moins connu que les autres contes (d’après moi), Milan vient de sortir une version du Chat botté avec le texte original de Charles Perrault. Le vieux français du texte est vraiment en contraste avec les illustrations modernes signées Raphaël Gauthey. J’avoue avoir du mal, personnellement, à lire des textes dans un français aussi littéraire à des enfants, mais c’est vraiment un bien bel album. Sa grande taille met bien en valeur les illustrations. C’est également une édition très soignée avec un beau papier épais. Une très belle histoire qui prouve qu’on peut réussir sans richesse, mais avec de l’astuce.
Plus d’illustrations sur le site de l’illustrateur.
Le même vu par Sous le feuillage.

Le petit chaperon rougeUne jeune fille, qui à cause d’un mauvais sort, dormit 100 ans (jusqu’à ce qu’un prince la réveille, mais on vous a parlé d’elle plus haut), trois petits cochons qui se construisirent l’un une maison de paille, l’autre une maison de bois et le dernier une maison de brique (la dernière étant plus résistante face à un loup), une petite fille vêtue d’un chaperon rouge qui allait voir Boucle d'Orsa grand-mère et rencontra le loup en chemin et une autre qui se réfugia dans une maison appartenant à des ours et qui goûta leur soupe et dormit dans leurs lits.

Dans une toute nouvelle collection, Mon théâtre de contes, Les Trois petits cochonsviennent donc de sortir La Belle au bois dormant, Les trois petits cochons, Le petit chaperon rouge et Boucle d’or et les trois ours. Chaque livre propose cinq décors en découpe (chaque fois qu’on tourne la page, on découvre une scène à travers une découpe, un peu comme un décor de théâtre, pour mieux comprendre voir sur le site de Peggy Nille). C’est une belle façon de redécouvrir (voire même de découvrir, il faut bien une première fois) ces classiques. La belle au bois dormantLe choix des illustrateurs est assez varié et je serai tenté de dire qu’il y en a pour tous les goûts (personnellement, j’adore le Petit chaperon rouge de Peggy Nille, je suis moins touché par les illustrations de La Belle au bois dormant). Les textes sont vraiment adaptés pour les jeunes enfants (l’éditeur dit « 2/3 ans », mais pour cet âge les textes sont, d’après moi, un peu longs, par contre ils seront émerveillés par les images et le côté décor découpé). Une très très jolie collection.

Le petit théâtre d'ombre Les fables de La FontainePuisqu’on parle de théâtre, on peut aller encore plus loin avec la collection Le petit théâtre d’ombres de chez Gallimard jeunesse giboulées. Je vous avais déjà parlé de Cendrillon dans cette collection, là c’est un coffret qui vient de sortir contenant Les fables de La Fontaine et une recharge Le Petit chaperon Rouge. Ici, on propose à l’enfant de créer un spectacle en ombres chinoises et tout est fourni pour le réaliser : une scène, une lampe dynamo (donc sans piles), des figurines, des décors et un livre qui va aider l’enfant à réaliser son spectacle : textes des histoires (ici donc cinq fables de La Fontaine et Le petit chaperon rouge), un carnet de mise en scène (expliquant l’installation, les personnages, comment distribuer les rôles…) et l’histoire sous forme de pièce de théâtre pour pouvoir la jouer. L’idée de cette collection est vraiment très bonne et les illustrations sont toujours très belles. Les livrets expliquent bien aux enfants comment monter leur spectacle. Seul bémol, je l’avais déjà remarqué avec Cendrillon, c’est encore le cas ici, il y a quand même un petit souci d’édition ! C’est très fragile, pas toujours bien collé, les livrets pas super bien reliés, la lampe de Cendrillon nous avait lâchés assez vite (alors qu’elle est censée être utilisable longtemps)… c’est un peu dommage qu’un aussi bel objet souffre de soucis de qualité, car vraiment c’est une collection magnifique.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des livres de Bernard Villiot (La mouffle), Anja Klauss (Princesses de tous les pays), Elsa Oriol (Le pipi de Barnabé), Jean-Jacques Fdida (La barbe bleue ou Conte de l’Oiseau d’Ourdi, Le Petit Chaperon rouge ou La Petite Fille aux habits de fer-blanc et La belle au bois dormant ou Songe de la vive ensommeillé), Delphine Jacquot (Le livre secret des anges et La belle au bois dormant ou Songe de la vive ensommeillée), Anne-Sophie Baumann (Cherchons les petites bêtes ! Découvertes et activités au jardin, Au trot petit poney ! et Bonjour docteur !), Peggy Nille (Les amoureux du ciel, (Mes créations du monde entier, Le nom du diable, Contes d’un autre genre, et Mes créations du monde-Europe), Elise Mansot (Katsi, Gardons le sourire ! et Aimata et le secret des tambours) et de nombreux livres d’après Perrault (Le petit chaperon rougeLe chat botté et Le petit Poucet dans la collection Les contes en chanson chez Larousse, Peau d’âne illustré par Charlotte Gastaut, Le petit chaperon rouge dans une version « herbier » et une version sans texte et Cendrillon en petit théâtre d’ombre).
Si vous cherchez nos autres chroniques de contes de ce type vous les trouverez grâce à ce tag Contes classiques.

J’aime pas les contes
Texte d’Hélène Lanscotte, illustré par Amandine Laprun
Albin Michel Jeunesse dans la collection Zéphyr
10€, 220×170 mm, 38 pages, imprimé en Italie, 2013.
La belle au bois dormant
Texte de Bernard Villiot, illustré par Anja Klauss
L’élan vert
13,90€, 242×307 mm, 26 pages, imprimé en Chine, 2013.
Blanche-Neige
Texte de Joséphine Poole (traduit par Isabel Finkenstaedt), illustré par Angela Barrett
L’école des loisirs dans la collection Lutin Poche
5,60€, 190×150 mm, 36 pages, imprimé en France, 2013.
Cendrillon
d’après Charles Perrault, illustré par Elsa Oriol
L’école des loisirs dans la collection Lutin poche
5,60€, 150×190 mm, 36 pages, imprimé en France, 2013.
Cendrillon ou La Belle au soulier d’or
Texte de Jean-Jacques Fdida, illustré par Delphine Jacquot
Didier Jeunesse dans la collection Contes du temps d’avant Perrault
14,20€, 136×197 mm, 48 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.
Le chat beauté
Texte de Charles Perrault, illustré par Raphaël Gauthey
Milan dans la collection Albums classiques
16,90€, 260×315 mm, 40 pages, imprimé en Italie, 2013.
Le Petit Chaperon Rouge
Texte d’Anne-Sophie Baumann, illustré par Peggy Nille
Hatier Jeunesse dans la collection Mon théâtre de contes
9,99€, 195×205 mm, 10 pages, imprimé en Chine, 2013.
Boucle d’or et les trois ours
Texte d’Anne-Sophie Baumann, illustré par Sarah Andreacchio
Hatier Jeunesse dans la collection Mon théâtre de contes
9,99€, 195×205 mm, 10 pages, imprimé en Chine, 2013.
Les trois petits cochons
Texte d’Anne-Sophie Baumann, illustré par Elise Mansot
Hatier Jeunesse dans la collection Mon théâtre de contes
9,99€, 195×205 mm, 10 pages, imprimé en Chine, 2013.
La Belle au bois dormant
Texte d’Anne-Sophie Baumann, illustré par Frédéric Rébéna
Hatier Jeunesse dans la collection Mon théâtre de contes
9,99€, 195×205 mm, 10 pages, imprimé en Chine, 2013.
Les fables de La Fontaine + Le petit chaperon rouge
Illustrés par Stéphane Blanquet et Volker Theinhardt
Gallimard Jeunesse Giboulées dans la collection Le petit théâtre d’ombre
19,90€, 210×255 mm, 2×44 pages, imprimé en Chine, 2013.

A part ça ?

On est dans les 10 finalistes de la catégorie Culture Généraliste des Golden Blog Awards et c’est UNIQUEMENT grâce à vous, MERCI !

Gabriel

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Des anges et des danseuses

Par 15 avril 2013 Livres Jeunesse

Aujourd’hui deux très beaux livres, l’un sur les anges, l’autre sur l’Opéra de Paris et la danse.

Le Livre Secret Des AngesRaphaël qui aida un peuple d’Amérique du Sud à protéger ses récoltes d’une invasion de sauterelle, Michel qui voulut faire comprendre à un homme que la paix était préférable à la guerre, Sieb et Iblis qui combattirent l’un pour corrompre un jeune seigneur persan, l’autre pour l’en empêcher, Zébulon qui voulut prendre l’âme d’un bûcheron et Ezequiel qui LIVRE SECRET DES ANGES[BD].indd.pdfaccompagna la fin de vie d’un vieil homme, cinq contes (et un poème) dans lesquels nous sont présentés 7 anges et archanges.

Le livre est très beau : grandes illustrations de Delphine Jacquot façon enluminures, couverture dorée mais surtout les textes de Mario Urbanet sont magnifiques. Avant chaque histoire il nous présente l’ange (ou les anges) dont il sera question dans le conte dans une sorte de fiche signalétique. On trouve ici un conte amérindien, un conte congolais et un conte espagnol mais aussi un conte d’après Zadig de Voltaire et un conte adapté d’un sermon. Des histoires très belles, pleines de sens, qui nous permettent de nous évader et de mieux connaître la mythologie des anges.

Je danse à l'OpéraTalia est une jeune danseuse de l’Opéra de Paris, avec elle nous allons découvrir l’histoire de ce bâtiment, ce qui s’y passe,  la vie des danseuses qui y travaillent, l’histoire de la danse et d’autres choses encore.je danse à l'Opéra

Parigramme fait toujours de beaux livres qui nous permettent de mieux connaître Paris. Ici on parle donc de l’Opéra de Paris mais pas exclusivement. On va voir quelle est la vie des petites danseuses qui apprennent ici arabesques et attitudes, où elles mangent, où elles dorment, où elles apprennent les matières générales,… Le livre est une mine d’informations sur tout ce qui concerne la danse (de haut niveau tout de même). Il est illustré par la géniale Princesse Camcam et la beauté de ses grandes illustrations rend ce livre merveilleux. Un très beau livre pour les amoureuses de la danse (l’auteur ayant choisi le parti-pris de tout nous montrer à travers les yeux d’une petite fille, parti pris intéressant mais malheureusement, du coup, les garçons sont juste évoqués).

Quelques pas de plus…
D’autres livres sur la danse que nous avons chroniqués : Petites danseuses, Lilichou, l’atelier des ballerines, Tonnerre de catch, Danse, Prosper, danse ! et Philo mène la danse.
Nous avons aussi chroniqué des livres de Princesse Camcam (L’album de famille, Marie de Paris, Marie voyage en France, Drôles de marchés ! et La fille aux cheveux d’encre ), un livre de Mario Urbanet (Qui dit noir dit blanc) et un livre illustré par Delphine Jacquot (La belle au bois dormant ou Songe de la vive ensommeillée).

Le livre secret des anges
de Mario Urbanet, illustré par Delphine Jacquot
P’tit Glénat
14,50€, 225×323 mm, 48 pages, imprimé en Espagne, 2013.
Je danse à l’Opéra
d’Isabelle Calabre, illustré par Princesse Camcam
Parigramme
14€, 251×252 mm, 54 pages, imprimé en France chez un imprimeur responsable, 2012.

A part ça ?

Cram cram !Le nouveau Cram Cram ! est sorti et comme chaque fois c’est un régal ! Pour ceux qui ne connaissent pas encore ce magazine des jeunes aventurières et aventuriers, c’est un super bon magazine alternatif qui, à chaque numéro, nous présente des lieux et leurs habitants. Cette fois-ci direction le Sri Lanka ! Au programme: reportage, rencontre avec le semnopithèque blanchâtre et même une grande histoire (un conte sur un jeune garçon des rues qui deviendra le prince d’un étrange royaume… entre rêve et réalité) et des blagues sri lankaises. Ensuite retour en France avec, comme à chaque numéro, Le jouet de grand-père Daniel, cette fois-ci il nous parle du tire-boulette et nous explique comment le fabriquer. Enfin des astuces recyclage pour fabriquer des tampons, un circuit à bille ou une maison de papier ! Sans oublier la recette (des chips de pomme au four) ! Encore un très bon numéro d’une des (de la ?) meilleures revues pour enfants.
Le site de Cram Cram ! : http://www.cramcram.fr
Leur page internet : https://www.facebook.com/MagazineCramCram

Gabriel

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