La mare aux mots
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Divorce

Secrets de famille

Par 26 octobre 2018 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose deux BD qui nous parlent de familles qui vivent un grand chamboulement. À travers ces deux albums, on parlera d’adoption et de séparation.

Babybox
de Jung
Noctambule
18,95 €, 200×280 mm, 156 pages, imprimé en Italie, 2018.
Les petites cartes secrètes
Scénario d’Anaïs Vachez, illustré par Cyrielle
Delcourt dans la collection Une case en moins
17,95 €, 198×263 mm, 192 pages, imprimé en France, 2018.

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Séparations [article en libre accès]

Par 17 août 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, deux albums sur le divorce. L’un comme l’autre aborde le sujet de manière originale et intelligente. Dans le premier, la vie dans deux maisons différentes est illustrée par un système de rabats et, dans le second, l’orage qui précède la séparation laisse place à la paix…

Quand les parents décident de divorcer, la famille se divise tout à coup dans deux maisons. Une semaine chez maman, une semaine chez papa, des jouets chez maman, des jouets chez papa… Deux lieux de vie différents ! On décore ses deux chambres, on fait des activités avec chacun des parents et la vie suit tranquillement son cours.
Cet album est réellement utile parce qu’il en existe malheureusement trop peu sur la garde alternée, surtout pour les très jeunes lecteurs et lectrices. Tout est fait ici de manière intelligente et ludique. Les rabats permettent d’observer comment se passe la vie chez maman, puis chez papa et/ou inversement. L’album pourrait presque servir de guide rassurant aux enfants de parents divorcés, pour leur montrer que la vie va suivre son cours normalement et que le fait d’habiter dans deux lieux différents ne doit surtout pas les inquiéter. Bon, on passera sur les quelques clichés sexistes, la mère vit dans la maison avec une porte rose et fait un gâteau pour l’anniversaire (le père emmène l’enfant au bowling, lui). Mais au moins, l’album a le mérite d’exister et compte tenu de la rareté des livres sur ce thème et pour ce lectorat, cela reste tout de même très positif.
Un bon outil pour présenter et aborder la question de la garde alternée pour les tout-petits.

À la maison, c’est comme un début d’orage. Papa commence à gronder, maman à pleurer et depuis sa chambre, le jeune enfant entend tout et se sent triste. Au début, on ne lui explique rien, mais il voit bien que l’ambiance à la maison se détériore dangereusement. Au fil des années, l’orage finit par carrément exploser. C’est d’abord l’incompréhension totale. Pourquoi est-ce qu’il faut partir de la maison ? Pourquoi est-ce que la vie, c’est désormais papa OU maman plutôt que papa ET maman ? Mais le temps passe et, chacun de leur côté, les parents ont chassé les nuages. Dans les deux maisons, la météo est revenue au beau fixe. Finalement, cette grosse tempête a remis les choses en ordre et tout le monde est bien plus heureux comme ça, chacun dans sa maison.
Cette histoire est réellement touchante. Le ton est très juste, dénué de pathos. C’est un bel album, aussi bien dans les illustrations que dans le texte. Ici, le thème tourne plutôt autour de la dégradation des rapports entre les parents et sur la façon dont le divorce a permis à tout le monde de retrouver une vie paisible et agréable. Dans cet album, le divorce est abordé comme un retour à l’équilibre, ce que je trouve très intéressant. L’autre bon point très positif, c’est que les personnages sont vraiment peu genrés. Déjà, il est très compliqué de savoir si le personnage principal est un petit garçon ou une petite fille et du côté des parents, le papa pleure, la maman hurle et inversement.
À lire d’urgence, à mettre dans toutes les bibliothèques et dans toutes les écoles.

Retrouvez les autres albums que nous avons chroniqués sur le thème du divorce ici !

Chez papa et maman, mes deux maisons
de Melanie Walsh
Gallimard Jeunesse
13,50 €, 255 x 275 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2015.
La Séparation
de Pascale Francotte
Alice Jeunesse dans la collection Histoires comme ça
11,40 €, 240 x 170 mm, 40 pages, imprimé à Malte, 2014.

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Adolescents et jeunes enfants…

Par 15 juin 2013 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous présente deux romans qui mettent en scène des adolescents et de jeunes enfants, unis malgré eux…
William, mon petit princeLes parents de Victoria sont divorcés. Elle part rejoindre son père à New-York, non sans avoir écouté les mille recommandations de sa mère. Dans le train, elle voyage avec une femme et son petit garçon de deux ans. Victoria les observe, d’autant plus que l’enfant semble sale, a des bleus sur les bras, et que sa mère n’a pas l’air d’en prendre grand soin. Tellement peu qu’arrivés à New-York, l’enfant se retrouve abandonné dans les toilettes. Victoria veut le faire sortir, mais le train redémarre déjà… La voilà prise au piège, avec cet enfant qui ne sent pas la rose et réclame de l’attention. Le sentant en danger, elle lui promet de ne pas l’abandonner et de le ramener en lieu sûr. L’adolescente se retrouve donc responsable de cette petite vie, alors que partout dans le pays, une alerte pour kidnapping est lancée… Ce n’est que le début de folles aventures pour cette adolescente courageuse et responsable et cet enfant naïf et attachant. Aura-t-elle les épaules assez solides ? Et surtout, pourra-t-elle tenir sa promesse ? Leurs deux destins sont liés pour un moment…

Stacy DeKeyser signe un roman plein d’action et de vie, qui malgré un scénario de départ plutôt invraisemblable réussit à nous embarquer dans un monde très réaliste. Finalement, de péripéties en péripéties, on se dit que c’est une histoire qui n’est pas complètement détachée de la réalité… Les personnages sont attachants, le rythme enlevé et dynamique, et même le petit garçon, qui ne parle pourtant que par onomatopées tient une vraie place dans le roman. Page après page, l’histoire défile, aussi vite que les trains qui emmènent nos deux héros… C’est tout à fait le genre d’aventure dont je raffolais quand j’étais adolescente, et j’étais bien heureuse de retrouver ce plaisir !

le bon antoinePour Antoine, l’amitié, c’est extrêmement important. Il est même prêt à se dénoncer à la place de Thomas, son meilleur copain, pour un tag sur le mur du collège. Il écope donc d’une semaine de travaux d’intérêt général, qui promettent des réveils douloureux, et de longs moments passés à nettoyer la cour de récré… Rien de folichon, jusqu’à ce qu’il croise Félicité, alias Bébé. Charmé, et toujours aussi prêt à rendre service, Antoine accepte donc de garder Chouchou, son bébé, parce qu’elle doit se rendre à un rendez-vous important pour le travail. Ce n’est pas une mince affaire, mais ses amis, et surtout Thomas sont prêts à l’aider : pour une fois que c’est lui qui a besoin de leurs services…

Marie Desplechin est décidément très forte pour nous plonger dans de folles aventures (j’avais lu et adoré Verte, quand j’étais enfant). Là, elle nous raconte le quotidien d’Antoine qui est bon et généreux, c’est vrai, mais loin d’être niais ! Oui, l’optimisme, la débrouillardise, et la camaraderie peuvent être mises à l’honneur sans être traité de « bonne poire »… Et ça fait du bien de se le dire, par les temps qui courent ! Au-delà de ce personnage haut en couleur, on découvre aussi les questions difficiles liées au statut de mère adolescente, mais ce n’est jamais lourd ou plombant : l’humour et les situations cocasses permettent toujours de donner un nouveau souffle à l’histoire ! Ça fait du bien, tout simplement !

Quelques pas de plus…
Retrouvez Le bon Antoine chroniqué par Enfantipages.

William, mon petit prince
de Stacy DeKeyser traduit par Sidonie Van den Dries
Bayard Jeunesse dans la collection Estampille
12,50 €, 137 x 192 mm, 316 pages, imprimé en Espagne, 2013
Le bon Antoine
de Marie Desplechin
Gallimard Jeunesse
12,50 €, 142 x 205 mm,229 pages, imprimé en France, 2013

A part ça ?

GEORGES

 

Le nouveau numéro du magazine Georges, Lettre, est sorti ! L’occasion d’en apprendre plus sur le facteur Cheval ou le code Morse, de décrypter des télégrammes, de se lancer dans la confection d’un sirop de fraises, ou de démasquer les auteurs de lettres anonymes… Ludique, esthétique et original, je suis une nouvelle fois conquise !

Marianne

 

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L’un a peur d’être mis en foyer et l’autre se demande de quelle couleur il est

Par 8 février 2013 Livres Jeunesse

Deux très beaux romans dont un très très gros coup de cœur.

Papa YagaCaillou a un drôle de prénom (à cause d’une tradition familiale), une mère qui travaille deux fois (et donc qu’il ne voit pas trop), un père qui n’est plus là et des sociales qui viennent les voir sans arrêt sa mère et lui à cause de ce qui s’est passé l’été dernier… Caillou a peur qu’elles le placent en foyer alors il apprend des réponses par cœur, celles que répondraient un petit garçon normal, il dit qu’il aime le foot (alors qu’il préfère jouer au ping pong avec des assiettes sur la table du salon) et que plus tard il veut être pilote de course (alors qu’en vrai c’est écrivain de mode d’emploi). Dans la vie de Caillou y’a un seul ami, mais un vrai, Karim. Et puis y’a Yaga la vieille indienne qui a planté un beau jour son tipi sur le parking de la cité.

Il y a des gens qui vous étonneront toujours… Muriel Zürcher m’a transporté avec sa série dystopique, Le tourneur de page, ses albums m’avaient enchanté et là son roman Papa Yaga m’a subjugué… et le mot est faible ! Je n’ai pas pu le lâcher de la première à la dernière ligne, je l’ai lu d’une traite (heureusement qu’il n’est pas gros). On parle ici de tellement de choses…. Des mères qui élèvent seule leur enfant, de la précarité, de la vie en cité, des SDF, des dealers, de l’amitié,… et tout ça avec tellement d’humour ! J’ai beaucoup souri, j’ai même ri parfois, j’ai eu les yeux humides, j’ai trouvé ce roman émouvant, touchant, drôle… Quelle plume, mes amis, quelle plume ! Caillou raconte son quotidien à sa façon, avec énormément de dérision. Ses chaussures 3 tailles au-dessus pour qu’elles durent plus longtemps, ses répliques qu’il tient de séries télé, son amour pour le chanteur de slam de la cité, sa collection de chaussettes de laine qu’il affiche au mur,… et puis surtout sa rencontre avec Yaga, indienne ou SDF on s’en fiche des mots, elle est une sorte de sage, quelqu’un qui compte dans la vie de Caillou tout comme ce livre va compter pour les enfants qui vont le lire. En tout cas c’est un livre que je vais retenir, conseiller… et que j’ai même envie de relire !

Ma CouleurFathi a un papa noir, une maman blanche et lui il est… ah oui tiens il est de quelle couleur ? Il aimerait bien le savoir, alors tous les gens que Fathi croisent doivent répondre à cette question qui le turlupine. Son père dit qu’il est noir comme lui, sa mère qu’il est presque blanc, à l’école on lui dit qu’il est couleur de crotte, sauf Volia qui pense qu’il est couleur chocolat, sa grand-mère lui dit qu’il est couleur café au lait, son oncle la couleur du coca, sa cousine du thé mal infusé,… personne n’est d’accord pour Fathi tout se brouille… Qui est-il vraiment ? Pourquoi ne voit-il aucun enfant comme lui dans les livres ? Et maintenant que ses parents sont séparés, que les blancs sont d’un côté et les noirs de l’autre, où trouver sa place ?

Ma Couleur

© Sophie Charpin

Catherine Leblanc a une vraie plume, une vraie belle plume. Elle décrit ici les questionnements de ce petit garçon métis, fils de divorcé, entre deux familles, entre deux cultures, entre deux couleurs. Un enfant qui se cherche, qui questionne les autres pour savoir qui il est, à quoi il ressemble. Catherine Leblanc joue avec les mots avec beaucoup de poésie, comme par exemple quand Fathi dit « Les couleurs sont fâchées, c’est toujours moins beau. Le blanc se dispute avec le noir. Tout est raté. C’est gris bouillé ». C’est un petit roman très émouvant, écrit avec énormément de justesse et de sensibilité. Les illustrations très douces de Sophie Charpin rendent ce livre encore plus beau, plus poétique. On évoque donc la quête identitaire, le divorce mais aussi les origines et la nationalité (Fathi dit à sa cousine noire qu’elle n’est même pas française), la différence, l’acceptation de l’autre. Un très beau roman.

Quelques pas de plus…
D’autres livres de Muriel Zürcher que nous avons chroniqués : Krok Mais, Le tourneur de page, Tome 2 : Vers l’inconnu, Le tourneur de page, Tome 1 : Passage en Outre-Monde et La perle volée (retrouvez aussi notre interview de Muriel Zürcher).
D’autres livres de Catherine Leblanc que nous avons chroniqués : Au lit, Ludo !, Le goût d’être un loup, Les petites personnes, Au revoir, bonjour, Lulu et Moussu, Ah ! Si j’étais président ! et Comment ratatiner les monstres ? (Retrouvez également notre interview de Catherine Leblanc).

Papa Yaga
de Muriel Zürcher
Oskar éditeur
8,95€, 130×210 mm, 90 pages, imprimé en Europe, 2011.
Ma couleur
de Catherine Leblanc, illustré par Sophie Charpin
Balivernes dans la collection Coquecigrues
7,50€, 130,180 mm, 155 pages, imprimé en Italie, 2007

A part ça ?

Si vous êtes à Paris le 23 février, une petite info qui peut vous intéresser. A l’espace Beaujon dans le VIIIème arrondissement aura lieu la 6ème édition des quartiers de lecture. Au programme contes, spectacles, goûters,… Plus d’informations ici.

Gabriel

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Envie de vous poiler ?

Par 25 janvier 2013 Livres Jeunesse

J’avais envie de vous parler de deux livres qui, il faut bien le dire, m’ont bien fait ricaner (et moi j’adore ricaner). Deux livres que j’ai lu à voix haute en stoppant parfois ma lecture tellement je trouvais ça drôle. Deux livres plein d’humour donc, mais avec un vrai fond en arrière plan, par deux belles plumes.

Ma grand-mère m'a mordu« Le mois dernier ma grand-mère m’a mordu » affirme Marcus (dès les premiers mots du livre) et pourtant personne ne le croit ! Pire on se moque de lui ! Une grand-mère ça ne mord pas, soit disant… Ben tiens… Et pourtant les traces de dents sont bel et bien là ! Son histoire est simple : sa grand-mère voulait regarder Des chiffres et des lettres mais Marcus refusait de changer de chaîne alors pour lui prendre la télécommande… elle l’a mordu ! Franchement y’a de quoi prendre sa carte au VMV (Victimes des Mémés Violentes, club créé par la voisine pince-sans-rire de Marcus dont la grand-mère crache et insulte tout le monde)

Ma grand-mère m’a mordu d’Audren est extrêmement drôle. Je découvre petit à petit le grain de folie d’Audren et je commence à être fan. Ici on parle donc des adultes qui ne croient pas les enfants (le père de Marcus tente tout pour lui faire dire l’inverse de sa version, de lui imposer sa propre version des faits à l’envoyer chez un psy !) et des vieux qui ne sont pas toujours aussi respectables qu’on le dit. Alors c’est certain il y a peu de chance que le livre obtienne le prix chronos (prix qui récompense un livre qui parle des relations entre les générations) mais qu’est-ce qu’on se marre, et qu’est-ce que ça fait du bien des livres qui vont à l’encontre de tout ce politiquement correct. Oui il faut croire les enfants quand ils disent quelque chose et non toutes les mamies ne sont pas d’adorables vieilles personnes généreuses et chaleureuses… y’en a qui mordent !

Un petit extrait qui montre à quel point le livre est à la fois poétique et drôle.

« Heureusement que Fleur vint à mon secours car, si personne ne m’avait soutenu dans cette affaire, je crois que j’aurai plongé dans la déprime. C’était la phrase qu’utilisait ma mère à chaque fois que quelqu’un l’aidait à sortir d’un problème. Je m’étais toujours demandé si la déprime était une rivière profonde et où elle pouvait couler. Je ne l’avais trouvée sur aucune carte. Peut-être qu’elle prenait sa source à côté de Strasbourg. En tout cas, Fleur m’évita certainement un plongeon risqué parce que ma mère disait aussi que ce n’était pas évident de sortir de la déprime. Et elle savait de quoi elle parlait : elle avait été championne de France de natation quand elle était au collège. »

Les lettres de mon petit frèreLes vacances au bord de la mer c’est pas toujours le top ! Surtout quand on a une maison juste au bord de la mer (là où il y a le plus de touristes) et que son grand-frère est privé de vacances en famille. Christophe a décidé de lui écrire chaque jour et de lui raconter ces vacances avec les algues qui puent devant la maison quand la mer se retire, ces gens qui montent sur le mur qui sépare la maison de la plage et qu’il faut chasser à coup de balais, son père qui a failli les noyer lors d’une balade en bateau et sa mère au bord de la dépression nerveuse. Et on n’oublie pas de glisser dans l’enveloppe les petits cadeaux (os de sèche, coquillage, étoile de mer,…) de la petite sœur.

Roman épistolaire pour les plus jeunes… et là encore on va rire ! Les situations décrites par Christophe sont parfois à la limite du burlesque (on pense au génial Liberté Oléron de Bruno Podalydès), les pétages de plombs de la mère (on la comprend avec ce mur à surveiller), la naïveté de la sœur, la folie du père, le chien qui ne fait pas ce qu’on lui demande (il est censé aboyer sur les gens qui montent sur le mur et il aboie sur les voitures qui passent !). Ce n’est pas que drôle, là encore, il y a un vrai fond (on parle de tolérance, d’acceptation des différences, d’amour).

Ces deux livres m’ont vraiment fait passer un très bon moment. Les enfants (jeunes lecteurs) vont adorer et les adultes aussi. Deux vraies perles d’humour et de poésie.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué un autre roman d’Audren, Les orphelines d’Abbey Road.

Ma grand-mère m’a mordu
d’Audren
L’école des loisirs dans la collection Neuf
6,50€, 125×190 mm, 55 pages, imprimé en France, 2013.
Les lettres de mon petit frère
de Chris Donner
L’école des loisirs dans la collection Neuf
5,60€, 125×190 mm, 79 pages, imprimé en France, 1991.

A part ça ?

Si vos enfants sont concernés par cette chronique c’est certainement qu’ils aiment lire et peut-être qu’ils ont entre 9 et 12 ans. Ils peuvent s’inscrire pour participer au jury du prix Gulli du roman 2013. S’ils sont sélectionnés ils recevront 6 romans et devront élire le meilleur d’entre eux. Pour s’inscrire c’est ici : http://www.gulli.fr/Encyclopedie-et-dictionnaire/Actu/Prix-gulli-du-roman-2013

Gabriel

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