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Editions du Jasmin

Des livres jeunesse LGBTQ+ [CHRONIQUE EN ACCÈS LIBRE]

Par 29 juin 2018 Livres Jeunesse

Demain, à Paris, aura lieu la marche des fiertés, l’occasion une nouvelle fois pour nous de mettre un coup de projecteur sur des livres qui mettent en avant des personnages homosexuels (que ça soit les héro·ïne·s des histoires ou leurs parents), bisexuels ou transgenres. Pour rappel, nous avons déjà fait deux chroniques sur le sujet ici et , nous avons un tableau pinterest regroupant les livres chroniqués et nous préparons un dossier très complet… mais en attendant ce dossier voici donc quelques livres avec des personnages LGBTQ+ ! Pour cette chronique, exceptionnellement, je serai parfois obligé de vous révéler la fin, car c’est parfois dans les dénouements que l’on comprend le rapport avec le thème de la chronique… j’espère que vous ne m’en voudrez pas !

Des albums…

Camille aime Baptiste. Avant Baptiste, d’autres ont fait battre son cœur, mais aujourd’hui c’est Baptiste et ça, ça change tout ! Camille pense à lui sans arrêt, lui écrit des poèmes et rougit en les lui donnant… ce qui fait aussi rougir Baptiste… car Baptiste aussi aime Camille. Au fait, Camille est un garçon, et alors, qu’est-ce que ça change ?
Très beau texte d’une autrice dont on aime beaucoup la plume, Cathy Ytak. Un texte extrêmement délicat, poétique, sensible. Et les illustrations de Daniela Tieni l’accompagnent à merveille. L’autrice joue avec la surprise (nos visions hétérocentrées penseront d’abord que Camille est une fille). On est loin ici des clichés et, contrairement à la plupart des livres sur le sujet, rien n’arrive de négatif aux deux héros de l’histoire. À noter que ici, et c’est tellement exceptionnel qu’il faut le signaler, on parle de bisexualité car les héros ont aussi été amoureux de filles.
Un très bel album sur deux garçons qui sont amoureux, avec un texte très poétique et des illustrations qui le sont tout autant.

TA TAAA !!! AVIS À LA POPULATION ! C’est le grand jour, aujourd’hui le prince Jean-Georges doit se marier, son père, le roi Grobull, l’a décidé ! Toutes les vaches du pays sont invitées à se présenter, afin que le prince choisisse son élue. Mais aucune ne lui plaît… Ce n’est pas grave, le roi convoque les truies, après tout il ne veut qu’une chose que son fils soit HEU-REUX ! Le prince sait avec qui il veut se marier… mais comment le dire à son père… Pourtant si celui-ci veut à ce point qu’il soit heureux, il devrait accepter…
Beaucoup d’humour et de magnifiques illustrations en volume (la marque de fabrique de Christian Voltz) dans cet album où le prince se mariera finalement avec son ami le bélier. Ici non plus il n’est pas question de harcèlement, d’amours tristes… mais juste d’oser le dire à son père (qui finalement ne le prendra pas si mal, le tout c’est que son fils soit heureux, non ?)
Un album plein d’humour, avec un texte dont la lecture à voix haute est un régal, pour rappeler que dans la vie, le plus important c’est d’être HEU-REUX !


À noter aussi la réédition (avec quelques micro-changements et un format plus petit) de BOUM BOUM et autres petits et GRANDS bruits de la vie de Catherine Latteux et Mam’zelle Roüge aux éditions Pourpenser. On avait chroniqué ici ce joli album (à l’époque où il est sorti chez Frimousse) où l’on croise un jeune garçon amoureux d’un autre jeune garçon.

Des BD…

Dans la vie de Bichon, il y a un nouvel instituteur (le fameux remplaçant super beau de l’année dernière), sa copine Agnès (qui cache un secret) et toujours le beau Jean-Marc (qui vit quelques moments pas très drôles), mais en ce moment y’a plus trop sa grande amie Myriam (qui n’a plus le droit de jouer avec Bichon, sa mère le lui interdit). Ce qui préoccupe notre jeune héros, c’est les lettres d’amour qu’il vient de recevoir. Qui est amoureux·euse de lui ? Et quels sont les secrets qui semblent ronger tout son entourage ?
Quel bonheur toujours de retrouver Bichon, le fan de princesse Ploum qui craque sur le beau Jean-Marc. David Gilson a créé un héros gay qui plaît énormément aux enfants ! Ses aventures sont pleines d’humour (et d’amour). Dans cet album, on parle comme toujours des stéréotypes de genre, mais ici on parle beaucoup des choses que l’on cache alors qu’on devrait tout simplement vivre en étant soi-même. La toute dernière planche nous fait un peu peur… Est-ce le dernier tome ? On n’espère pas !
Une BD pleine d’humour avec un jeune héros gay.

Végétaline est une princesse qui vit en haut d’une grande tour et souffre d’une maladie étrange. Codette a fui son pays en guerre avec ses parents. Lors d’une soirée chez Végétaline (où celle-ci est alitée comme d’habitude) et suite à un pari, Codette s’introduit dans la chambre de Végétaline pour l’embrasser… Sauf que ce baiser va déclencher chez les jeunes filles des choses auxquelles elles ne s’attendaient pas…
Bienvenue dans l’univers barré de Lisa Mandel, ici l’on croise des animaux transgéniques, des inventeurs fous qui aiment visiblement se déguiser en Bioman, des filles possédées par d’étranges phénomènes… Et au milieu de tout ça, une belle histoire d’amour entre deux filles. Ici, ça fait partie de l’histoire, personne ne s’étonne ou se choque de l’amour des deux filles… et ça fait du bien !
Une super BD avec des héroïnes amoureuses.

Un beau jour, Yaichi voit débarquer le mari de son frère, mort quelque temps plus tôt. Pour ce Japonais qui élève seul sa fille, l’arrivée que cet homosexuel canadien n’est pas une chose qui le réjouit, ses premières paroles sont d’ailleurs assez violentes. Pourtant très vite, entre les deux hommes les relations vont se pacifier, notamment grâce à la petite Kana et sa naïveté d’enfant.
Le mari de mon frère est un manga (qui se lit dans le sens japonais) mettant donc en scène un homme plutôt homophobe et le mari de son frère. Le héros de l’histoire va s’interroger au contact de son beau-frère sur sa vision des homosexuels et se rendre compte que certaines idées reçues sont idiotes. On parle aussi du deuil (d’autant plus difficile pour le jeune veuf, car son beau frère est le frère jumeau de son ancien mari et la ressemblance le trouble énormément). Le manga est entrecoupé de deux « petits cours de culture gay » plutôt amusants. À noter que l’auteur est artiste érotique gay et ça se sent dans la façon dont il dessine les corps masculins (mais rassurez-vous si certain·e·s prendront du plaisir à voir ces corps sublimés, les plus jeunes enfants ne verront rien d’érotique dans ces planches).
La cohabitation difficile (dans un premier temps), entre un Japonais pas très homophile, son beau-frère homosexuel et une petite fille pleine de vie.

Des romans pour les plus jeunes…

Il y a un nouveau à l’école, il s’appelle Camille. Les moqueries commencent déjà dès l’annonce de son prénom « Camille c’est un prénom de fille ! », mais le jeune garçon ne se vexe pas, il explique calmement que ça fonctionne pour les deux genres. Si Camille ne s’énerve jamais, c’est qu’il a une règle d’or : ne pas faire à autrui ce que l’on ne veut pas qu’on nous fasse. Mais pour certains de l’école, c’est encore un sujet de moquerie voire pire…
Camille a un secret que l’on découvrira à la fin du roman, il vit avec ses deux pères. On pourra peut-être regretter que l’explication de l’étrangeté de l’enfant soit qu’il soit élevé par deux hommes (même si au final, Camille est un enfant bien plus philosophe et plus réfléchi que ses camarades), mais voilà là un très beau petit roman accessible vraiment aux lecteurs et lectrices débutant·e·s (sur ce sujet, ce n’est pas si fréquent). On parle donc ici d’homoparentalité, mais aussi de tolérance, de harcèlement scolaire, d’entraide, des secrets entre ami·e·…
Un petit roman très bien écrit sur un jeune garçon qui grandit dans une famille homoparentale et sur les regards extérieurs sur cette famille-là.

L'amoureux de papa Son père et sa mère sont séparé·e·s, mais l’entente entre les deux est bonne. Donc tout se passe bien pour Amandine, mais un jour son père a une annonce à lui faire, il veut lui présenter quelqu’un qui compte beaucoup pour lui. Mais quand Amandine voit arriver son instituteur et que son père lui annonce que c’est son amoureux, son monde bascule.
Là aussi un petit regret (disons-le d’emblée pour passer vite à autre chose et ne pas se focaliser dessus), la mère parle de l’homosexualité de son ex-compagnon alors qu’il aurait peut-être été plus judicieux de parler ici de bisexualité (sexualité désespérément oubliée dans la littérature jeunesse où les choses doivent être ou noires ou blanches, visiblement), mais là encore c’est un joli petit roman, parfait pour les jeunes lecteurs et lectrices (texte court, simple, richement illustré). Ce qui est intéressant ici, en dehors du fait que là encore ça s’adresse aux plus jeunes et que ce n’est pas si courant, c’est le rejet de l’héroïne, les choses ne peuvent pas se passer ainsi, ce qui rend l’histoire totalement réaliste (pas d’angélisme). Le nouveau couple va vivre des moments difficiles, jusqu’à décider de rompre par amour pour la petite fille (mais rassurez-vous, les choses ne se finiront pas aussi mal).
Un roman qui sonne juste sur une petite fille pas contente que le nouvel amoureux de son père soit un garçon, qui plus est son instituteur !

Il a eu 16 ans et il écrit à son père. Il lui écrit qu’il est heureux qu’il y ait Ludovic dans sa vie, Ludovic qui a été là dès la mort de sa mère, à s’occuper de lui, comme un père, justement. Alors aujourd’hui il écrit à son père pour lui dire qu’il faut stopper les mensonges, qu’il sait que Ludovic et lui s’aiment, mais qu’il faut qu’ils le fassent au grand jour, qu’ils doivent se marier maintenant que cela est possible !
C’est une belle déclaration d’amour qu’on trouve dans Mariez-vous ! d’Alain Germain en quatre lettres (deux à son père, une à Ludovic et la dernière à son amoureuse à lui). Une déclaration d’amour d’un fils à son père et à l’homme qui, dans l’ombre, était l’amoureux de son père et s’est occupé de lui. Une invitation à vivre un amour au grand jour, à ne plus vivre caché. En fin d’ouvrage, on trouvera le texte de la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe.
Un roman court, mais fort, avec quatre belles lettres d’amour. Un bel hommage aux familles homoparentales.

Son oncle Mika il l’aime tellement. Toujours le mot pour rire, toujours attentif, attentionné. Alors Jérémie, sept ans, ne comprend pas pourquoi d’un coup il est sorti de sa vie, pourquoi il ne le voit plus. Il a bien surpris des paroles entre ses parents et ses grands-parents. Mais il ne les comprend pas. Que s’est-il passé ? Est-il mort ?
Gwladys Constant propose un très beau roman sur l’intolérance. Car ici l’oncle Mika a été rayé de la famille (avec interdiction de revoir son neveu) parce qu’il est homosexuel. Le texte est très joliment écrit et l’on se met à la place de cet enfant qui ne comprend pas, dans un premier temps, où est passé son oncle, et dans un second temps ce qu’il y a de mal à aimer les garçons… Rassurez-vous, il y aura quelqu’un qui saura apporter du bonheur à l’enfant (mais qui, comme dans la vraie vie, ne fera pas de miracles, la famille restera aussi bête et homophobe, malheureusement).
Un très joli roman, très bien écrit, sur la bêtise de l’homophobie dans une famille.

C’était en colonie de vacances, une fille avait fait battre son cœur. Il y avait eu les nuits où les duvets se rapprochaient, les confidences, la petite flamme dans les yeux devant la scène de baiser au cinéma. Et il y avait eu la dernière nuit de la colo, mais ça, c’est un secret…
Fallait-il mettre C’est notre secret dans cette chronique thématique, c’est un débat et je vous laisserai juger ! Car ici il n’est pas dit que la personne qui nous raconte cette histoire est une fille… mais il ne nous est pas dit que c’est un garçon non plus ! Raphaële Frier, en plus d’avoir une très belle plume, est très maline. Elle a écrit tout ce roman dans lequel on ne connaîtra jamais le genre du héros ou de l’héroïne. On pourra donc s’imaginer qu’il s’agit là d’une petite fille amoureuse d’une autre petite fille… moi c’est en tout cas ce que j’y ai vu.
Un très très beau petit roman, où l’on pourra voir une histoire d’amour entre deux filles… ou pas !

Des romans pour les plus grands…

Nous sommes en août 1947, le jeune Harvey Milk, 17 ans, vient de se faire arrêter par la police alors qu’il était juste en train de lire en bronzant dans un parc. Les rafles d’homosexuels sont de plus en plus fréquentes et Harvey a peur qu’on prévienne sa famille, sa mère ne sait pas que son fils aime les garçons. Quelques années plus tard, il deviendra pourtant l’un des plus célèbres défenseurs des droits des homosexuel·le·s, incitant ses semblables à annoncer leur homosexualité partout afin de faire avancer les choses.
Sorti dans la très bonne collection Ceux qui ont dit non, Harvey Milk, non à l’homophobie est bâti comme un roman. On rencontre ici cet homme, incarné au cinéma par Sean Penn dans le très beau film de Gus Van Sant, de sa jeunesse à sa mort (rappelons qu’il a été assassiné froidement par un homophobe). Le livre est un beau rappel des luttes passées et de celles qui sont encore à venir, d’ailleurs après l’histoire, l’ouvrage nous propose neuf pages sur l’homophobie, les victimes homosexuelles des camps nazis, les combats en France…
Un très beau roman pour rappeler qui était Harvey Milk ou pour rappeler combien la lutte contre l’homophobie reste une chose importante aujourd’hui.

Cent fois on le lui a dit. Cent fois. Qu’un garçon ne doit pas pleurer, qu’un garçon doit se battre pour se défendre, utiliser ses poings. Pourtant il n’y arrive pas. Il continue de pleurer quand on le frappe et ne réplique pas. Il encaisse. Il encaisse les « sale pédé », les autres qui tentent des records de side-kiks sur lui, la terre qu’on lui fait manger et les regards de son père qui font mal.
Une claque, voilà ce qu’est À copier 100 fois, une claque. Un roman court qui se lit d’une traite et dont on sort totalement secoué·e. Un roman extrêmement fort, écrit par une très belle plume (j’avoue que je n’avais jamais rien lu d’Antoine Dole avant ce roman), qui nous fait un nœud dans l’estomac. La relation entre le père et le fils, le harcèlement extrêmement violent dont est victime le jeune héros de 13 ans, ici tout fait mal. Voilà un livre qu’on devrait faire lire en classe…
Il paraît que les garçons ne doivent pas pleurer, je peux vous dire que moi j’ai versé des larmes en refermant celui-ci.

Nina a 15 ans, l’âge où les vacances avec les parents peuvent être de vraies galères… mais on n’a pas le choix. Pour Nina, ce voyage à Barcelone c’est quand même l’occasion de revoir le beau Jesus, un garçon qu’elle a embrassé sur la bouche la dernière fois qu’il et elle se sont vu·e·s… Mais les choses ne se passent pas comme prévu, Jesus est venu avec sa cousine et est plutôt distant, et Nina trouve un sac qui va lui faire faire de belles rencontres, de celles qui changent une vie.
C’est un très joli roman que nous propose Hélène Couturier aux éditions Syros. On y parle de la relation entre une mère et sa fille, entre une ado et sa petite sœur (un peu trop parfaite), des histoires d’amour des parents, des amours de vacances, mais aussi de transidentité. Car on trouvera ici un personnage transgenre que je trouve particulièrement intéressant (bien que le passage sur l’explication de la transidentité me semble un peu didactique). Toutefois, je trouvais intéressant de demander à quelqu’un qui, contrairement à moi, connait bien le sujet de la transidentité, d’avoir son regard sur ce roman. J’ai donc demandé à R (@libre__R sur twitter) son avis, le voici : « J’ai commencé à lire en ayant hâte de rencontrer ce personnage trans que je savais présent dans ce livre. J’ai donc vite déchanté en comprenant où menait l’intrigue : la transidentité comme révélation type « plot twist » vers la fin du roman. Ce personnage est un outil scénaristique pour les protagonistes, et il en devient inaccessible et peu crédible (surtout les propos et dialogues de personnages censés « savoir mieux »). Les questionnements et la réflexion de l’héroïne vont de naïfs à très pertinents, ce qui est cool ! Mais du coup c’était très étrange (et blessant) de voir que le personnage était mégenré jusqu’au bout. » Personnellement, j’ajouterai quand même que d’introduire un personnage transgenre dans ce genre de roman très grand public ne peut pas faire de mal et peut-être renseigner des gens qui connaissent peu le sujet (et on le sait, les haines viennent souvent du fait de ne pas connaître).
Un roman intéressant avec un personnage transgenre, mais qui décevra peut-être ceux et celles qui le liront en voulant lire un roman sur la transidentité.

Simon a 16 ans, il est homosexuel, mais personne ne le sait. Enfin, il y a Blue… Blue c’est un garçon de son lycée, mais il ne sait pas qui il est, ils échangent par mail suite à un message sur le blog du lycée. Et, même s’il ne connaît pas sa vraie identité, Simon craque sur Blue. Mais un jour, un camarade de Simon vient le voir pour lui dire qu’il a lu les mails…
Coup de cœur pour ce roman qui pourtant n’est pas de la grande littérature (on est proche de la lecture de plage, disons les choses), mais ici le suspense est très fort (mais qui est Blue ???), c’est bourré de scènes qui font du bien, c’est drôle, émouvant… Et puis, je dois l’avouer, j’ai versé quelques larmes au moment de la rencontre entre nos deux héros… C’est un roman que je n’arrivais pas à fermer (vous connaissez, le genre qu’on continue sur la route en sortant du métro pour en profiter encore quelques minutes) et j’ai été triste de quitter les héros… mais j’ai appris depuis l’existence d’une suite (Leah à contretemps) et je me réjouis d’avance de retrouver Simon. À noter que le livre sorti tout d’abord sous le joli titre Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens s’appelle désormais Love, Simon… comme l’adaptation qui vient de sortir au cinéma et que la jolie couverture a laissé place à l’affiche du film (ah les lois du marketing…).
Un roman extrêmement charmant, qui parle du coming out, des émois amoureux et de la découverte des codes du milieu homosexuel.

Ça change tout !
Texte de Cathy Ytak, illustré par Daniela Tieni
L’atelier du poisson soluble
16 €, 200×263 mm, 32 pages, imprimé en Espagne chez un imprimeur éco-responsable, 2017.
HEU-REUX !
de Christian Voltz
Rouergue
13,50 €, 230×210 mm, 40 pages, imprimé au Portugal, 2016.
BOUM BOUM et autres petits et GRANDS bruits de la vie
Texte de Catherine Latteux, illustré par Mam’zelle Roüge
Pourpenser
10,50 €, 160×240 mm, 32 pages, imprimé en France, 2018.
Bichon – T3 – L’année des secrets
de David Gilson
Glénat dans la collection Tchô ! La collec
10,50 €, 215×295 mm, 48 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2017.
Princesse aime princesse
de Lisa Mandel
Gallimard dans la collection Bayou
16,75 €, 175×245 mm, 124 pages, imprimé en Espagne, 2008.
Le mari de mon frère – T1
de Gengorah Tagame (traduit par Bruno Pham)
Éditions Akata dans la collection L
7,95 €, 130×180 mm, 180 pages, imprimé en Italie, 2016.
La règle d’or
d’Isabelle Minière
Éditions du Jasmin
8 €, 130×190 mm, 64 pages, imprimé en France, 2013.
L’amoureux de papa
Texte d’Ingrid Chabbert, illustré par Lauranne Quentric
Kilowatt dans la collection Les kapoches
7,30 €, 140×180 mm, 41 pages, imprimé en U.E., 2017.
Mariez-vous !
d’Alain Germain
Oskar Éditeur dans la collection Court-Mé-trage
6 €, 115×170 mm, 49 pages, imprimé en Europe, 2013.
L’oncle Mika
de Gwladys Constant
Oskar Éditeur dans la collection Court-Mé-trage
6 €, 115×170 mm, 48 pages, imprimé en Europe, 2014.
C’est notre secret
de Raphaële Frier
Thierry Magnier dans la collection Petite poche
3,90 €, 105×150 mm, 48 pages, imprimé en République Tchèque, 2018.
Harvey Milk – Non à l’homophobie
de Safia Amor
Actes Sud Junior dans la collection Ceux qui ont dit non
8 €, 112×177 mm, 96 pages, imprimé en France, 2014.
À copier 100 fois
d’Antoine Dole
Sarbacane dans la collection Mini-romans
6 €, 110×175 mm, 56 pages, imprimé en Bulgarie, 2015.
Trans Barcelona Express
d’Hélène Couturier
Syros dans la collection Hors-Série
15,95 €, 150×220 mm, 224 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2018.
Love, Simon (ou Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens)
de Becky Albertalli (traduit par Mathilde Tamae-Bouhon)
Hachette Roman
17 €, 135×215 mm, 320 pages, imprimé en Espagne chez un imprimeur éco-responsable, 2015.

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Il n’y a pas que les livres dans la vie : Et hop, en cuisine !

Par 22 octobre 2016 Loisirs Créatifs et Cahiers d'activités

Je l’ai déjà dit de nombreuses fois ici, cuisiner avec les enfants est une activité que je trouve des plus intéressantes. On partage une activité en famille, on peut déguster le résultat tous ensemble, les enfants sont fiers de manger ce qu’ils ont fait (et l’on peut les faire manger des choses qu’ils n’auraient pas mangées sinon)… Bon et puis quand on est gourmand, fabriquer quelque chose qui se mange c’est toujours mieux qu’une gare en carton de six mètres sur huit dont on ne saura plus quoi faire ! Alors aujourd’hui, deux bons livres de recettes testées !

Je cuisine bio avec les enfants
de Marie Chioca
Terre vivante dans la collection Facile & bio
14 €, 209×209 mm, 156 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
Voyage gourmand autour du monde en assiette volante
Texte de Tata Framboise, illustré par Denitza Mineva
Éditions du Jasmin
16 €, t225x285 mm, 54 pages, imprimé en UE, 2016.

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Si tu réfléchis…

Par 17 avril 2015 Livres Jeunesse

Des girafes et des hommesImaginez. Imaginez que tous les animaux de la Terre aient disparu, tous à part les girafes. Imaginez un monde peuplé de girafes. Sa grande taille ne lui permettrait plus de voir les autres animaux, ses oreilles de les entendre… elles seraient seules. Quelle tristesse. Imaginez maintenant un monde sans hommes et femmes à la peau blanche, à la peau noire, à la peau jaune… Que des hommes gris, uniquement des gris. Plus de gros ni de maigre, plus de grands ni de nains, que des gens identiques, avec la même voix, les mêmes vêtements, la même coiffure. Imaginez ce monde-là.
C’est une belle ode à la diversité que nous propose François David. Il rappelle, à travers ce conte philosophique, l’importance des différences, la tristesse que serait un monde sans nos singularités. J’avoue avoir été moins touché par les illustrations, mais tout ça n’est qu’une histoire de goût (et la littérature jeunesse, elle-même, serait tellement triste si toutes les illustrations se ressemblaient, non ?).
Un album à l’humour subtil pour nous rappeler l’importance d’être différents.
Le même vu par Enfantipages.

Les autresSur Terre, il y a des gens blancs, il y a aussi des gens noirs et des gens jaunes, il y a des corpulences diverses, des différences d’âges et même de richesse. Nous sommes tous différents et en même temps nous sommes les mêmes, fait de chair et d’os. Nous rêvons tous, nous espérons tous avoir une belle vie. L’amour nous donne à tous des ailes. Et nous avons besoin des autres.
Ici aussi, Orianne Lallemand rend hommage à la diversité. Elle rappelle, elle aussi, l’importance de ne pas être tous identiques, mais en même temps elle rappelle également que nous sommes tous faits de la même chose. Son texte est à la fois simple et poétique, parfaitement en adéquation avec les illustrations de Servane Havette.
Un album poétique et délicat pour se rappeler l’importance des autres.
Le même vu par Les lectures de Liyah.

Les Lunettes du bonheurQu’est-ce que le bonheur ? À la question posée par un adulte, l’enfant répond que c’est recevoir des cadeaux, quand il fait beau, quand il reçoit la visite de sa grand-mère, quand c’est les vacances ou son anniversaire. Mais alors, les jours où le temps est gris, où l’on ne voit pas sa grand-mère, les jours sans vacances et sans anniversaire, les jours sans cadeau… on ne peut pas être heureux ? Parfois, il suffit de voir la vie d’une certaine façon et le bonheur se trouve facilement.
Des lunettes pour voir le bonheur ? Vous l’aurez compris, ici il s’agit surtout d’ouvrir les yeux et de mieux regarder autour de soi. Le bonheur se trouve partout pour celui qui sait regarder. Et si vraiment il n’apparaît pas, avec les yeux fermés on peut l’imaginer !
Un texte plein de poésie et de philosophie pour se rappeler que le bonheur est en chacun de nous.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres ouvrages de François David (La planète Avril, Charlie, L’homme, Un rêve sans fin, Georges Brassens, à la lèvre un doux chantVole vole vole, et Les bêtes curieuses) d’Orianne Lallemand (Au secours ! Un fantôme, Let’s go to school with Jenny and Jack !Let’s play with colours with Jenny and Jack !, La Princesse Optipois, Le loup qui changeait de couleurLe loup qui fêtait son anniversaire, Sur les remparts de Saint-MaloLe loup qui n’aimait pas NoëlLes chaussettes de GaspardAu secours ! Un ogre gloutonP’tit loup rentre à l’écoleAu secours ! Une sorcière au nez crochuAu secours ! Un loup tout poilu et Pestouille et Jolicoeur). Retrouvez également notre interview de François David.

Des girafes et des hommes
Texte de François David, illustré par Lisa Nanni
Océan Éditions dans la collection Océan Jeunesse
15 €, 205×230 mm, 36 pages, imprimé en Espagne, 2015.
Les autres
Texte d’Orianne Lallemand, illustré par Servane Havette
Éditions du Jasmin
12,50 €, 220×220 mm, 32 pages, imprimé en France, 2015.
Les lunettes du bonheur
Texte de Denitza Mineva
Éditions du Jasmin dans la collection La cabane sur le chien
12,90 €, 220×200 mm, 32 pages, imprimé en France, 2014.

À part ça ?

Un super blog découvert grâce à Fille d’album, Mi-Kids, Mi-raisins : http://mikidsmiraisin.tumblr.com.

Gabriel

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À taaaaaable !

Par 3 avril 2015 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un de mes sujets préférés : la nourriture !

ManneleQui était cette vieille femme qui vivait à l’écart et qui intriguait tant les gens ? Une ogresse pour certains, une sorcière pour d’autres. Il y en a même qui pensait qu’elle était une divinité hindo-brahmanique ! Chaque samedi, elle venait au village, toujours pour acheter la même chose, mais chacun se tenait à l’écart. Pourtant un samedi, elle ne vint pas et l’épicier demanda à son fils de lui porter ce qu’elle achetait habituellement.
Un conte qui fait un peu peur, magnifiquement illustré par Clotilde Perrin. On parle des préjugés et des rumeurs, de la peur, des légendes. On parle aussi de l’amitié intergénérationnelle et de la gourmandise (car, tant pis je raconte la fin, si la vieille dame mange bien des enfants… ils sont en brioche !).
Une belle histoire magnifiquement illustrée qui est suivie par la recette des Mannele, les bonshommes en brioche qui nous viennent d’Alsace.

la nuit du kougelhopfDans une nuit glaciale, trois hommes avancent montés sur des chevaux. La route a été longue, les chevaux sont fatigués. Ils croisent enfin un village, ils savent qu’ils vont pouvoir enfin se reposer. Sauf qu’au village, personne ne leur ouvre. Ici, on n’aime pas les étrangers surtout que l’un des hommes a la peau noire, le laisser entrer porterait malheur à la maison. Pourtant un enfant, ravi de recevoir trois princes, va ouvrir sa porte. Avec son père, Hans Kougel ils vont accueillir ces hommes qui vont leur offrir un étrange pain.
C’est une des versions de la légende du kougelhopf que nous raconte Lionel Larchevêque dans cette très belle histoire (superbement illustrée par Julie Faulques). On nous raconte donc la création de cette pâtisserie venue d’Alsace (en fin d’ouvrage on va trouver la recette et une partie documentaire)

Albert au pays du MunsterAlbert va passer ses vacances chez son oncle et sa tante dans les Vosges. Il va y rencontrer Tino, une jeune fille intrépide qui sent très fort des pieds… Mais si l’odeur ne venait pas de la jeune fille ? Forcément quand on parle du munster, on parle d’odeur ! Sorti dans la même collection que les deux ouvrages précédents, il est donc ici question du célèbre fromage vosgien. En fin d’ouvrage, un documentaire et une recette qui met l’eau à la bouche.

KIKI fait des crêpesKiki a une crêpe party avec ses copains, en plus, c’est lui qui s’occupe des crêpes ! Enfin… heureusement que sa maman est là pour l’aider à faire la pâte et lui montrer comment faire ! Sauf que Kiki, qui fait ses crêpes à la poêle, a un souci… Quand il les fait sauter, elles ne retombent jamais !
On connaît bien maintenant Kiki, le héros de Vincent Malone et Jean-Louis Cornalba. Kiki et ses allitérations en [k] et son humour ravageur. Kiki fait des crêpes garde la même recette que les précédents, et comme c’est une recette qu’on aime on ne s’en lasse pas !
Vive Kiki !
Le même vu par Des livres, etc.

Gâteau !Un coup de fil qui annonce un gâteau, forcément on fonce ! Sauf que les deux chats héros de cette histoire n’ont pas de chance… Le vélo est dégonflé, la voiture ne démarre pas, le bus est déjà passé, visiblement il n’y a pas de train… Vont-ils trouver une solution ?
Un album sans texte avec de très jolies illustrations sorti chez une maison qui connaît bien les livres sur la nourriture : La palissade ! Entre la BD et l’album jeunesse, voilà une histoire pleine d’humour avec deux héros très expressifs !

Le goût de la vanilleUn petit moineau gourmand s’envole. Il va suivre des sacs de riz et embarquer sur un cargo. Et voilà notre moineau dans un pays qu’il ne connaît pas et qui va découvrir des saveurs qu’il ne connaît pas.
Le goût de la vanille de Bob Graham est un album aussi doux que la vanille (un peu trop à mon goût, d’ailleurs). L’histoire d’un oiseau et d’une petite fille qui vont goûter pour la première fois de la vanille. On parle donc de la découverte des saveurs nouvelles, on parle aussi du voyage, de la nourriture qui traverse les océans.
Un album plein de douceur.
Le même vu par Sous le feuillage.

Et GloupsAu fond de l’océan, un zooplancton s’étire quand soudain… une crevette qui passe par là l’avale ! La crevette se sent bien, elle se repose sur le sable, mais soudain… un éperlan la gobe ! L’éperlan a bien mangé, il est ravi, mais soudain…
Vous l’aurez compris, on parle ici de la chaîne alimentaire. Sauf que l’album est plein de surprises, les choses ne se passent pas toujours comme on les imagine ! On soulève des volets, on découvre qui vient de prendre son repas. C’est drôle, ludique et en même temps pédagogique (on apprend qui mange quoi).
Un petit album plein d’humour et de suspense.

Lou p'tit loup et les abeillesLou P’tit Loup adore le miel. Sauf que qui dit miel, dit abeille ! Et les abeilles, ça pique… Pourtant, aidé par son ami Nounours, ils vont tenter de se déguiser pour ne pas se faire repérer des abeilles… Encore faut-il aller à la bonne adresse !
On commence à connaître le nouveau héros d’Antoon Krings (auteur des Drôles de petites bêtes), Loup p’tit loup. Un héros tendre qui plaît beaucoup aux enfants qui aiment les histoires pleines de douceur. Dans cette histoire, on apprend que c’est un sacré gourmand. Grâce à l’amitié et l’entraide, il va assouvir son envie de se régaler.
Le nouvel épisode d’une série aux belles illustrations à la peinture.
Le même vu par Enfantipages.

La pizzaEt maintenant une pizza, ça vous dit ? D’accord, mais avant, vous savez, vous, comment a été créée la pizza ? Et bien grâce à Raphaël Fejtö vous allez le savoir !
Entre l’album et le documentaire, ce petit livre sur l’invention de la pizza est drôle, bien conçu et vraiment adapté aux plus jeunes. On a vraiment l’impression de lire une histoire… tout en apprenant l’Histoire d’un plat que les enfants connaissent bien !
La pizza est un des titres de la collection Les p’tites inventions et il donne bien envie de connaître les autres ouvrages de la série !

Pour finir cette chronique, je vous propose de passer aux fourneaux !

Cuisine marocaine des petits chefsEt l’on commence par le très beau livre de cuisine marocaine sorti aux Éditions du Jasmin. Salade de laitue à l’orange, briwattes aux légumes, tajine aux légumes du soleil, yaourt aux fruits secs, thé à la menthe… ici, les recettes sont simples, à la portée des enfants (même si l’aide des parents est vivement conseillée). Chaque recette est complétée par une petite info et l’on trouve même des petits détails pratiques et des informations sur les épices.
Un album de cuisine aux belles illustrations, sorti en partenariat avec l’Institut du monde arabe.

Coffret copcakes pour les enfantsUn petit cupcake ? Les éditions Usborne nous proposent un coffret avec un livre de recettes, des caissettes en papier (beaucoup) et des piques de décoration (20). Les recettes sont simples, bien expliquées (étape par étape) et l’on va pouvoir tester plus de vingt recettes de cupcakes. On y trouve aussi des conseils, des idées et des informations sur les allergies ! Par contre, le coffret (et son contenu) étant fabriqué en Chine nous n’avons pas osé utiliser les caissettes (qui sentaient extrêmement fort les produits chimiques).
Un coffret avec lequel on va s’amuser à créer de jolis cupcakes… et l’on va surtout se régaler !

Quelques pas de plus…
Un tableau pinterest regroupe les livres de cuisine pour enfant que nous avons chroniqués.
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Lionel Larchevêque (La princesse qui n’aimait pas les princes, Arsène veut grandir et Mamythologie), de Clotilde Perrin (Le bonhomme et l’oiseau et L’ogre bouquiniste), de Julie Faulques (L’histoire de vraie de Kiki la tortue géante et  L’histoire vraie de Ralfone l’orang-outan), de Vincent Malone (Histoires avant de bien dormir, Mon ami le zombie, Kiki est kaki, Kiki a un kiki, Kiki en Amérique, La grande petite bibliothèque de Rose et Émile, Kiki kiffe l’écolePapa Houêtu, Maman HoutuvaKiki fout le camp, Kiki King de la banquise, Kiki fait caca et Quand papa était petit il y avait des dinosaures), de Jean-Louis Cornalba (Histoires avant de bien dormir, Kiki est kaki, Kiki a un kiki, Kiki en Amérique, Kiki kiffe l’école, Kiki fout le camp, Kiki King de la banquise et Kiki fait caca), de Terkel Risbjerg (Crocs), de Corinne Boutry (Le monde imaginaire de Martin et Anatole et le chêne centenaire), de Laurent Richard (Ca…caca…catastrophe !, Au lit Ludo, Au revoir, bonjour !, Le seul roi, c’est moi, Tao, le petit samouraï, La malédiction de la sorcière, Plus vite !, et On a volé la recette de la galette des rois !), d’Antoon Krings (Lou P’tit Loup et la bergère et L’herbier des drôles de petites bêtes) et de Raphaël Fejtö (À quoi tu sers ?).  Retrouvez aussi notre interview de Lionel Larchevèque.

Mannele
Texte de Lionel Larchevêque, illustré par Clotilde Perrin
Le thé aux histoires dans la collection Parfum d’Alsace et de Lorraine
13,90 €, 238×205 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
La nuit du kougelhopf
Texte de Lionel Larchevêque, illustré par Julie Faulques
Le thé aux histoires dans la collection Parfum d’Alsace et de Lorraine
13,90 €, 238×205 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Albert au pays du munster
Texte d’Amandine Meyer, illustré par Thomas Gosselin
Le thé aux histoires dans la collection Parfum d’Alsace et de Lorraine
13,90 €, 238×205 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Kiki fait des crêpes
Texte de Vincent Malone, illustré par Jean-Louis Cornalba
Seuil Jeunesse dans la collection L’ours qui pète
6,90 €, 160×160 mm, 32 pages, imprimé en France, 2015.
Gâteau !
de Terkel Risbjerg
La Palissade
10,50 €, 157×164 mm, 30 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Le goût de la vanille
de Bob Graham (traduit par Michèle Moreau)
Didier Jeunesse
13,90 €, 207×300 mm, 40 pages, imprimé en Chine, 2015.
Et gloups !
Texte de Corinne Boutry, illustré par Laurent Richard
Beluga
11 €, 155×220 mm, 28 pages (+ rabats), imprimé en Italie, 2014.
Lou P’tit Loup et les abeilles
d’Antoon Krings
Gallimard Jeunesse Giboulées dans la série Lou P’tit Loup
6,20 €, 195×195 mm, 28 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
La pizza
de Raphaël Fejtö
Playbac dans la collection Les p’tites inventions
6,90 €, 150×200 mm, 32 pages, imprimé en Slovénie chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Coffret cupcakes pour les enfants
de Fiona Patchett et Abigail Wheatley (traduit par Nathalie Chaput, Véronique Dreyfus, Claire Lefebvre, Christine Sherman et Caroline Slama).
Usborne
14,95 €, 192×244 mm, 64 pages, imprimé en Chine, 2015.
Cuisine marocaine des petits chefs
d’Amal Harizia
Éditions du Jasmin
13,50 €, 220×220 mm, 32 pages, imprimé en Belgique, 2015.

À part ça ?

Cuisiner pour ses enfantsOn termine avec un ouvrage qui ne s’adresse pas directement aux enfants, mais qui les concerne quand même ! Cuisiner pour ses enfants pour qu’ils finissent toujours leurs assiettes, sorti chez Larousse est un petit livre (format poche) qui propose une centaine de recettes qui risquent de plaire aux difficiles ! Pizza au chèvre et aux pommes de terre, spaghettis à la sauce et au basilic, gâteau d’anniversaire au chocolat, mais aussi petites soupes à la tomate et à la carotte, gnocchis au mascarpone et aux tomates ou encore salade de semoule tricolore. On va manger de tout, en se régalant ! Et comme toujours avec les petits livres de cuisine Larousse la maquette est claire et belle (avec de belles photos), les recettes sont faciles et le livre est à petit prix (moins de 6 € !). Bref, on adore !
Cuisiner pour ses enfants pour qu’ils finissent toujours leur assiette, auteur non crédité, Larousse (dans la collection Tous à Table !), 5,95 €.

Gabriel

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Une meneuse de bête, un iroquois blanc et un poète guerrier

Par 10 mai 2013 Livres Jeunesse

XIVème siècle en France, XVIIème au Québec et XVIIème au Japon, aujourd’hui on voyage dans le temps et dans le monde.

La meneuse de bêteYsane est née en 1374  dans une famille riche, seulement sa mère l’a eue sans être mariée. Hors de question pour son grand-père de garder cet enfant, il demande à son intendant de le porter dans la forêt de le tuer. L’homme n’y arrivera pas et le déposera dans un trou, espérant que les loups feront le sale travail qu’il n’a su faire. Ysane sera finalement élevée avec un jeune loup par une femme qu’on pense sorcière. Les années passent et Ysane a maintenant quinze ans, à la mort de sa mère adoptive elle doit fuir, le village supporte mal de cohabiter avec cette jeune fille qui a grandi avec un loup, les villageois la soupçonnent même d’être une meneuse de bêtes (sorte de sorcière qui a le don de faire accomplir aux animaux de terribles choses). Ysane va donc partir sur les chemins avec Loup, se faire des amis en route comme Gabriel mais surtout des ennemis. Mais si elle veut découvrir qui elle est, elle devra parcourir ce chemin semé d’embûches…

Absolument captivant ! Anne Ferrier est décidément un grand auteur, son roman La meneuse de bêtes est vraiment prenant, il est difficile de le lâcher avant la dernière ligne. On est transporté ici au XIVème siècle et on va découvrir les mœurs de l’époque (et même rencontrer quelques célébrités), c’est un roman historique parfaitement documenté, un thriller où l’on ne s’ennuie jamais. On y parle d’amour, de croyances, de la quête des origines, des différences d’origine sociale et surtout de la peur, peur de ce qui est différent, de ce que l’on ne connaît pas. J’ai vraiment été emporté dans son histoire et la fin laisse présager une suite, j’ai hâte !

L'iroquois blanc

Guillaume, 15 ans, ne voit pas sa vie se poursuivre telle qu’elle commence, il est l’employé d’un patron qui le bat. Il décide de s’engager auprès des missionnaires et d’aider à construire un pays en pleine mutation de l’autre côté de l’océan Atlantique : le Québec. Lors de la traversée il rencontre Jean, un garçon de son âge. Ensemble ils vont connaître la vie des indiens, leurs rituels, leur alimentation et même parfois leur cruauté. La vie de Guillaume va être complètement bouleversée le jour où il sera enlevé par les Iroquois.

Ce roman qui se passe au XVIIème siècle nous raconte donc l’histoire du Québec, comment les français se sont appropriés les terres, l’évangélisation, les pillages, les massacres,… Même si ça reste une fiction (avec quelques maladresses), l’auteur s’est vraiment documenté sur le sujet et nous raconte les choses telles qu’elles se sont passées, mêlant à ses personnages fictifs des personnes ayant vraiment existé. C’est un roman d’aventure en plus d’être un roman historique et une très belle histoire d’amitié mais également une histoire pour ne pas oublier la barbarie et les massacres.
Retrouvez le dossier pédagogique du livre.

Kinsaku, le poète guerrier
Kinsaku ne veut pas se battre, son père le regarde et attend de lui qu’il le fasse. Face à son ennemi, katana en main, Kinsaku a des mots qui lui viennent en tête, pas des mouvements. Les mots il ne les dit pas, Kinsaku ne parle jamais mais un jour il décide de les écrire. Contrairement à ce qu’on avait choisi pour lui, il deviendra poète et non guerrier.

C’est avec des mots très poétiques, des phrases très bien ciselées que Calouan nous raconte un passage fictif (c’est le principe de la collection dont j’avais déjà parlé ici) de l’enfance de Bashô, poète japonais du XVIIème siècle, grand maître du haïku. On parle donc ici de l’enfance d’un personnage de l’histoire mais au-delà de ça on parle de la différence (et même du harcèlement dont sont victimes certains enfants « différents »). Un très joli petit (une quarantaine de pages, écrit gros) roman.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué plusieurs livres d’Anne Ferrier (La malédiction Shakespeare, Le chien des ténèbres, Merlin, l’enfance d’un enchanteur, Arthur, l’enfance d’un roi, Morgane, L’enfance d’une magicienne et Petit pot de colle) et nous l’avons même interviewée : notre interview d’Anne Ferrier.

La meneuse de bêtes
d’Anne Ferrier
Oskar éditeur dans la collection Les compagnons au loup
12,95€, 130×210 mm, 210 pages, imprimé en Europe, 2012.
L’Iroquois Blanc
de Jean-Pierre Tusseau
Éditions du Jasmin
14€, 150×220 mm, 144 pages, imprimé en Tchéquie, 2012.
Kinsaku, le poète guerrier
de Calouan
Zoom éditions dans la collection Héros d’ailleurs
8,90€, 120×170 mm, 48 pages, imprimé en UE, 2013.

A part ça ?

Cette semaine A l’ombre du grand arbre fête son premier anniversaire. Des billets communs, des concours,… pour l’occasion j’ai participé au billet sur les livres qui parlent des arbres.

Gabriel

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