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Éditions Pour penser (Pour penser à l’endroit)

Des livres jeunesse LGBTQ+ [CHRONIQUE EN ACCÈS LIBRE]

Par 29 juin 2018 Livres Jeunesse

Demain, à Paris, aura lieu la marche des fiertés, l’occasion une nouvelle fois pour nous de mettre un coup de projecteur sur des livres qui mettent en avant des personnages homosexuels (que ça soit les héro·ïne·s des histoires ou leurs parents), bisexuels ou transgenres. Pour rappel, nous avons déjà fait deux chroniques sur le sujet ici et , nous avons un tableau pinterest regroupant les livres chroniqués et nous préparons un dossier très complet… mais en attendant ce dossier voici donc quelques livres avec des personnages LGBTQ+ ! Pour cette chronique, exceptionnellement, je serai parfois obligé de vous révéler la fin, car c’est parfois dans les dénouements que l’on comprend le rapport avec le thème de la chronique… j’espère que vous ne m’en voudrez pas !

Des albums…

Camille aime Baptiste. Avant Baptiste, d’autres ont fait battre son cœur, mais aujourd’hui c’est Baptiste et ça, ça change tout ! Camille pense à lui sans arrêt, lui écrit des poèmes et rougit en les lui donnant… ce qui fait aussi rougir Baptiste… car Baptiste aussi aime Camille. Au fait, Camille est un garçon, et alors, qu’est-ce que ça change ?
Très beau texte d’une autrice dont on aime beaucoup la plume, Cathy Ytak. Un texte extrêmement délicat, poétique, sensible. Et les illustrations de Daniela Tieni l’accompagnent à merveille. L’autrice joue avec la surprise (nos visions hétérocentrées penseront d’abord que Camille est une fille). On est loin ici des clichés et, contrairement à la plupart des livres sur le sujet, rien n’arrive de négatif aux deux héros de l’histoire. À noter que ici, et c’est tellement exceptionnel qu’il faut le signaler, on parle de bisexualité car les héros ont aussi été amoureux de filles.
Un très bel album sur deux garçons qui sont amoureux, avec un texte très poétique et des illustrations qui le sont tout autant.

TA TAAA !!! AVIS À LA POPULATION ! C’est le grand jour, aujourd’hui le prince Jean-Georges doit se marier, son père, le roi Grobull, l’a décidé ! Toutes les vaches du pays sont invitées à se présenter, afin que le prince choisisse son élue. Mais aucune ne lui plaît… Ce n’est pas grave, le roi convoque les truies, après tout il ne veut qu’une chose que son fils soit HEU-REUX ! Le prince sait avec qui il veut se marier… mais comment le dire à son père… Pourtant si celui-ci veut à ce point qu’il soit heureux, il devrait accepter…
Beaucoup d’humour et de magnifiques illustrations en volume (la marque de fabrique de Christian Voltz) dans cet album où le prince se mariera finalement avec son ami le bélier. Ici non plus il n’est pas question de harcèlement, d’amours tristes… mais juste d’oser le dire à son père (qui finalement ne le prendra pas si mal, le tout c’est que son fils soit heureux, non ?)
Un album plein d’humour, avec un texte dont la lecture à voix haute est un régal, pour rappeler que dans la vie, le plus important c’est d’être HEU-REUX !


À noter aussi la réédition (avec quelques micro-changements et un format plus petit) de BOUM BOUM et autres petits et GRANDS bruits de la vie de Catherine Latteux et Mam’zelle Roüge aux éditions Pourpenser. On avait chroniqué ici ce joli album (à l’époque où il est sorti chez Frimousse) où l’on croise un jeune garçon amoureux d’un autre jeune garçon.

Des BD…

Dans la vie de Bichon, il y a un nouvel instituteur (le fameux remplaçant super beau de l’année dernière), sa copine Agnès (qui cache un secret) et toujours le beau Jean-Marc (qui vit quelques moments pas très drôles), mais en ce moment y’a plus trop sa grande amie Myriam (qui n’a plus le droit de jouer avec Bichon, sa mère le lui interdit). Ce qui préoccupe notre jeune héros, c’est les lettres d’amour qu’il vient de recevoir. Qui est amoureux·euse de lui ? Et quels sont les secrets qui semblent ronger tout son entourage ?
Quel bonheur toujours de retrouver Bichon, le fan de princesse Ploum qui craque sur le beau Jean-Marc. David Gilson a créé un héros gay qui plaît énormément aux enfants ! Ses aventures sont pleines d’humour (et d’amour). Dans cet album, on parle comme toujours des stéréotypes de genre, mais ici on parle beaucoup des choses que l’on cache alors qu’on devrait tout simplement vivre en étant soi-même. La toute dernière planche nous fait un peu peur… Est-ce le dernier tome ? On n’espère pas !
Une BD pleine d’humour avec un jeune héros gay.

Végétaline est une princesse qui vit en haut d’une grande tour et souffre d’une maladie étrange. Codette a fui son pays en guerre avec ses parents. Lors d’une soirée chez Végétaline (où celle-ci est alitée comme d’habitude) et suite à un pari, Codette s’introduit dans la chambre de Végétaline pour l’embrasser… Sauf que ce baiser va déclencher chez les jeunes filles des choses auxquelles elles ne s’attendaient pas…
Bienvenue dans l’univers barré de Lisa Mandel, ici l’on croise des animaux transgéniques, des inventeurs fous qui aiment visiblement se déguiser en Bioman, des filles possédées par d’étranges phénomènes… Et au milieu de tout ça, une belle histoire d’amour entre deux filles. Ici, ça fait partie de l’histoire, personne ne s’étonne ou se choque de l’amour des deux filles… et ça fait du bien !
Une super BD avec des héroïnes amoureuses.

Un beau jour, Yaichi voit débarquer le mari de son frère, mort quelque temps plus tôt. Pour ce Japonais qui élève seul sa fille, l’arrivée que cet homosexuel canadien n’est pas une chose qui le réjouit, ses premières paroles sont d’ailleurs assez violentes. Pourtant très vite, entre les deux hommes les relations vont se pacifier, notamment grâce à la petite Kana et sa naïveté d’enfant.
Le mari de mon frère est un manga (qui se lit dans le sens japonais) mettant donc en scène un homme plutôt homophobe et le mari de son frère. Le héros de l’histoire va s’interroger au contact de son beau-frère sur sa vision des homosexuels et se rendre compte que certaines idées reçues sont idiotes. On parle aussi du deuil (d’autant plus difficile pour le jeune veuf, car son beau frère est le frère jumeau de son ancien mari et la ressemblance le trouble énormément). Le manga est entrecoupé de deux « petits cours de culture gay » plutôt amusants. À noter que l’auteur est artiste érotique gay et ça se sent dans la façon dont il dessine les corps masculins (mais rassurez-vous si certain·e·s prendront du plaisir à voir ces corps sublimés, les plus jeunes enfants ne verront rien d’érotique dans ces planches).
La cohabitation difficile (dans un premier temps), entre un Japonais pas très homophile, son beau-frère homosexuel et une petite fille pleine de vie.

Des romans pour les plus jeunes…

Il y a un nouveau à l’école, il s’appelle Camille. Les moqueries commencent déjà dès l’annonce de son prénom « Camille c’est un prénom de fille ! », mais le jeune garçon ne se vexe pas, il explique calmement que ça fonctionne pour les deux genres. Si Camille ne s’énerve jamais, c’est qu’il a une règle d’or : ne pas faire à autrui ce que l’on ne veut pas qu’on nous fasse. Mais pour certains de l’école, c’est encore un sujet de moquerie voire pire…
Camille a un secret que l’on découvrira à la fin du roman, il vit avec ses deux pères. On pourra peut-être regretter que l’explication de l’étrangeté de l’enfant soit qu’il soit élevé par deux hommes (même si au final, Camille est un enfant bien plus philosophe et plus réfléchi que ses camarades), mais voilà là un très beau petit roman accessible vraiment aux lecteurs et lectrices débutant·e·s (sur ce sujet, ce n’est pas si fréquent). On parle donc ici d’homoparentalité, mais aussi de tolérance, de harcèlement scolaire, d’entraide, des secrets entre ami·e·…
Un petit roman très bien écrit sur un jeune garçon qui grandit dans une famille homoparentale et sur les regards extérieurs sur cette famille-là.

L'amoureux de papa Son père et sa mère sont séparé·e·s, mais l’entente entre les deux est bonne. Donc tout se passe bien pour Amandine, mais un jour son père a une annonce à lui faire, il veut lui présenter quelqu’un qui compte beaucoup pour lui. Mais quand Amandine voit arriver son instituteur et que son père lui annonce que c’est son amoureux, son monde bascule.
Là aussi un petit regret (disons-le d’emblée pour passer vite à autre chose et ne pas se focaliser dessus), la mère parle de l’homosexualité de son ex-compagnon alors qu’il aurait peut-être été plus judicieux de parler ici de bisexualité (sexualité désespérément oubliée dans la littérature jeunesse où les choses doivent être ou noires ou blanches, visiblement), mais là encore c’est un joli petit roman, parfait pour les jeunes lecteurs et lectrices (texte court, simple, richement illustré). Ce qui est intéressant ici, en dehors du fait que là encore ça s’adresse aux plus jeunes et que ce n’est pas si courant, c’est le rejet de l’héroïne, les choses ne peuvent pas se passer ainsi, ce qui rend l’histoire totalement réaliste (pas d’angélisme). Le nouveau couple va vivre des moments difficiles, jusqu’à décider de rompre par amour pour la petite fille (mais rassurez-vous, les choses ne se finiront pas aussi mal).
Un roman qui sonne juste sur une petite fille pas contente que le nouvel amoureux de son père soit un garçon, qui plus est son instituteur !

Il a eu 16 ans et il écrit à son père. Il lui écrit qu’il est heureux qu’il y ait Ludovic dans sa vie, Ludovic qui a été là dès la mort de sa mère, à s’occuper de lui, comme un père, justement. Alors aujourd’hui il écrit à son père pour lui dire qu’il faut stopper les mensonges, qu’il sait que Ludovic et lui s’aiment, mais qu’il faut qu’ils le fassent au grand jour, qu’ils doivent se marier maintenant que cela est possible !
C’est une belle déclaration d’amour qu’on trouve dans Mariez-vous ! d’Alain Germain en quatre lettres (deux à son père, une à Ludovic et la dernière à son amoureuse à lui). Une déclaration d’amour d’un fils à son père et à l’homme qui, dans l’ombre, était l’amoureux de son père et s’est occupé de lui. Une invitation à vivre un amour au grand jour, à ne plus vivre caché. En fin d’ouvrage, on trouvera le texte de la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe.
Un roman court, mais fort, avec quatre belles lettres d’amour. Un bel hommage aux familles homoparentales.

Son oncle Mika il l’aime tellement. Toujours le mot pour rire, toujours attentif, attentionné. Alors Jérémie, sept ans, ne comprend pas pourquoi d’un coup il est sorti de sa vie, pourquoi il ne le voit plus. Il a bien surpris des paroles entre ses parents et ses grands-parents. Mais il ne les comprend pas. Que s’est-il passé ? Est-il mort ?
Gwladys Constant propose un très beau roman sur l’intolérance. Car ici l’oncle Mika a été rayé de la famille (avec interdiction de revoir son neveu) parce qu’il est homosexuel. Le texte est très joliment écrit et l’on se met à la place de cet enfant qui ne comprend pas, dans un premier temps, où est passé son oncle, et dans un second temps ce qu’il y a de mal à aimer les garçons… Rassurez-vous, il y aura quelqu’un qui saura apporter du bonheur à l’enfant (mais qui, comme dans la vraie vie, ne fera pas de miracles, la famille restera aussi bête et homophobe, malheureusement).
Un très joli roman, très bien écrit, sur la bêtise de l’homophobie dans une famille.

C’était en colonie de vacances, une fille avait fait battre son cœur. Il y avait eu les nuits où les duvets se rapprochaient, les confidences, la petite flamme dans les yeux devant la scène de baiser au cinéma. Et il y avait eu la dernière nuit de la colo, mais ça, c’est un secret…
Fallait-il mettre C’est notre secret dans cette chronique thématique, c’est un débat et je vous laisserai juger ! Car ici il n’est pas dit que la personne qui nous raconte cette histoire est une fille… mais il ne nous est pas dit que c’est un garçon non plus ! Raphaële Frier, en plus d’avoir une très belle plume, est très maline. Elle a écrit tout ce roman dans lequel on ne connaîtra jamais le genre du héros ou de l’héroïne. On pourra donc s’imaginer qu’il s’agit là d’une petite fille amoureuse d’une autre petite fille… moi c’est en tout cas ce que j’y ai vu.
Un très très beau petit roman, où l’on pourra voir une histoire d’amour entre deux filles… ou pas !

Des romans pour les plus grands…

Nous sommes en août 1947, le jeune Harvey Milk, 17 ans, vient de se faire arrêter par la police alors qu’il était juste en train de lire en bronzant dans un parc. Les rafles d’homosexuels sont de plus en plus fréquentes et Harvey a peur qu’on prévienne sa famille, sa mère ne sait pas que son fils aime les garçons. Quelques années plus tard, il deviendra pourtant l’un des plus célèbres défenseurs des droits des homosexuel·le·s, incitant ses semblables à annoncer leur homosexualité partout afin de faire avancer les choses.
Sorti dans la très bonne collection Ceux qui ont dit non, Harvey Milk, non à l’homophobie est bâti comme un roman. On rencontre ici cet homme, incarné au cinéma par Sean Penn dans le très beau film de Gus Van Sant, de sa jeunesse à sa mort (rappelons qu’il a été assassiné froidement par un homophobe). Le livre est un beau rappel des luttes passées et de celles qui sont encore à venir, d’ailleurs après l’histoire, l’ouvrage nous propose neuf pages sur l’homophobie, les victimes homosexuelles des camps nazis, les combats en France…
Un très beau roman pour rappeler qui était Harvey Milk ou pour rappeler combien la lutte contre l’homophobie reste une chose importante aujourd’hui.

Cent fois on le lui a dit. Cent fois. Qu’un garçon ne doit pas pleurer, qu’un garçon doit se battre pour se défendre, utiliser ses poings. Pourtant il n’y arrive pas. Il continue de pleurer quand on le frappe et ne réplique pas. Il encaisse. Il encaisse les « sale pédé », les autres qui tentent des records de side-kiks sur lui, la terre qu’on lui fait manger et les regards de son père qui font mal.
Une claque, voilà ce qu’est À copier 100 fois, une claque. Un roman court qui se lit d’une traite et dont on sort totalement secoué·e. Un roman extrêmement fort, écrit par une très belle plume (j’avoue que je n’avais jamais rien lu d’Antoine Dole avant ce roman), qui nous fait un nœud dans l’estomac. La relation entre le père et le fils, le harcèlement extrêmement violent dont est victime le jeune héros de 13 ans, ici tout fait mal. Voilà un livre qu’on devrait faire lire en classe…
Il paraît que les garçons ne doivent pas pleurer, je peux vous dire que moi j’ai versé des larmes en refermant celui-ci.

Nina a 15 ans, l’âge où les vacances avec les parents peuvent être de vraies galères… mais on n’a pas le choix. Pour Nina, ce voyage à Barcelone c’est quand même l’occasion de revoir le beau Jesus, un garçon qu’elle a embrassé sur la bouche la dernière fois qu’il et elle se sont vu·e·s… Mais les choses ne se passent pas comme prévu, Jesus est venu avec sa cousine et est plutôt distant, et Nina trouve un sac qui va lui faire faire de belles rencontres, de celles qui changent une vie.
C’est un très joli roman que nous propose Hélène Couturier aux éditions Syros. On y parle de la relation entre une mère et sa fille, entre une ado et sa petite sœur (un peu trop parfaite), des histoires d’amour des parents, des amours de vacances, mais aussi de transidentité. Car on trouvera ici un personnage transgenre que je trouve particulièrement intéressant (bien que le passage sur l’explication de la transidentité me semble un peu didactique). Toutefois, je trouvais intéressant de demander à quelqu’un qui, contrairement à moi, connait bien le sujet de la transidentité, d’avoir son regard sur ce roman. J’ai donc demandé à R (@libre__R sur twitter) son avis, le voici : « J’ai commencé à lire en ayant hâte de rencontrer ce personnage trans que je savais présent dans ce livre. J’ai donc vite déchanté en comprenant où menait l’intrigue : la transidentité comme révélation type « plot twist » vers la fin du roman. Ce personnage est un outil scénaristique pour les protagonistes, et il en devient inaccessible et peu crédible (surtout les propos et dialogues de personnages censés « savoir mieux »). Les questionnements et la réflexion de l’héroïne vont de naïfs à très pertinents, ce qui est cool ! Mais du coup c’était très étrange (et blessant) de voir que le personnage était mégenré jusqu’au bout. » Personnellement, j’ajouterai quand même que d’introduire un personnage transgenre dans ce genre de roman très grand public ne peut pas faire de mal et peut-être renseigner des gens qui connaissent peu le sujet (et on le sait, les haines viennent souvent du fait de ne pas connaître).
Un roman intéressant avec un personnage transgenre, mais qui décevra peut-être ceux et celles qui le liront en voulant lire un roman sur la transidentité.

Simon a 16 ans, il est homosexuel, mais personne ne le sait. Enfin, il y a Blue… Blue c’est un garçon de son lycée, mais il ne sait pas qui il est, ils échangent par mail suite à un message sur le blog du lycée. Et, même s’il ne connaît pas sa vraie identité, Simon craque sur Blue. Mais un jour, un camarade de Simon vient le voir pour lui dire qu’il a lu les mails…
Coup de cœur pour ce roman qui pourtant n’est pas de la grande littérature (on est proche de la lecture de plage, disons les choses), mais ici le suspense est très fort (mais qui est Blue ???), c’est bourré de scènes qui font du bien, c’est drôle, émouvant… Et puis, je dois l’avouer, j’ai versé quelques larmes au moment de la rencontre entre nos deux héros… C’est un roman que je n’arrivais pas à fermer (vous connaissez, le genre qu’on continue sur la route en sortant du métro pour en profiter encore quelques minutes) et j’ai été triste de quitter les héros… mais j’ai appris depuis l’existence d’une suite (Leah à contretemps) et je me réjouis d’avance de retrouver Simon. À noter que le livre sorti tout d’abord sous le joli titre Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens s’appelle désormais Love, Simon… comme l’adaptation qui vient de sortir au cinéma et que la jolie couverture a laissé place à l’affiche du film (ah les lois du marketing…).
Un roman extrêmement charmant, qui parle du coming out, des émois amoureux et de la découverte des codes du milieu homosexuel.

Ça change tout !
Texte de Cathy Ytak, illustré par Daniela Tieni
L’atelier du poisson soluble
16 €, 200×263 mm, 32 pages, imprimé en Espagne chez un imprimeur éco-responsable, 2017.
HEU-REUX !
de Christian Voltz
Rouergue
13,50 €, 230×210 mm, 40 pages, imprimé au Portugal, 2016.
BOUM BOUM et autres petits et GRANDS bruits de la vie
Texte de Catherine Latteux, illustré par Mam’zelle Roüge
Pourpenser
10,50 €, 160×240 mm, 32 pages, imprimé en France, 2018.
Bichon – T3 – L’année des secrets
de David Gilson
Glénat dans la collection Tchô ! La collec
10,50 €, 215×295 mm, 48 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2017.
Princesse aime princesse
de Lisa Mandel
Gallimard dans la collection Bayou
16,75 €, 175×245 mm, 124 pages, imprimé en Espagne, 2008.
Le mari de mon frère – T1
de Gengorah Tagame (traduit par Bruno Pham)
Éditions Akata dans la collection L
7,95 €, 130×180 mm, 180 pages, imprimé en Italie, 2016.
La règle d’or
d’Isabelle Minière
Éditions du Jasmin
8 €, 130×190 mm, 64 pages, imprimé en France, 2013.
L’amoureux de papa
Texte d’Ingrid Chabbert, illustré par Lauranne Quentric
Kilowatt dans la collection Les kapoches
7,30 €, 140×180 mm, 41 pages, imprimé en U.E., 2017.
Mariez-vous !
d’Alain Germain
Oskar Éditeur dans la collection Court-Mé-trage
6 €, 115×170 mm, 49 pages, imprimé en Europe, 2013.
L’oncle Mika
de Gwladys Constant
Oskar Éditeur dans la collection Court-Mé-trage
6 €, 115×170 mm, 48 pages, imprimé en Europe, 2014.
C’est notre secret
de Raphaële Frier
Thierry Magnier dans la collection Petite poche
3,90 €, 105×150 mm, 48 pages, imprimé en République Tchèque, 2018.
Harvey Milk – Non à l’homophobie
de Safia Amor
Actes Sud Junior dans la collection Ceux qui ont dit non
8 €, 112×177 mm, 96 pages, imprimé en France, 2014.
À copier 100 fois
d’Antoine Dole
Sarbacane dans la collection Mini-romans
6 €, 110×175 mm, 56 pages, imprimé en Bulgarie, 2015.
Trans Barcelona Express
d’Hélène Couturier
Syros dans la collection Hors-Série
15,95 €, 150×220 mm, 224 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2018.
Love, Simon (ou Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens)
de Becky Albertalli (traduit par Mathilde Tamae-Bouhon)
Hachette Roman
17 €, 135×215 mm, 320 pages, imprimé en Espagne chez un imprimeur éco-responsable, 2015.

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Petites pousses deviendront grandes

Par 13 août 2015 Livres Jeunesse

Ouf !Un gland est tombé, il lui faudra beaucoup de chance pour faire un beau chêne, mais ouf il n’en manque pas !
Ghislaine Roman et Tom Schamp signent un album étonnant et surprenant. J’entendais Claude Ponti dire l’autre jour sur France Culture qu’il n’avait jamais aimé lire des livres qui étaient finis en cinq minutes et dont on ne tirait plus rien après, il adorerait donc les illustrations de Tom Schamp ! C’est non seulement très beau (mais, ça, forcément, c’est subjectif et ça dépendra des goûts de chacun), mais c’est également très riche. On se perd dans les grandes planches comme on se perdrait dans une forêt. L’éditeur a d’ailleurs la bonne idée de partager avec nous le « making of » de l’album. Le texte de Ghislaine Roman est poétique, avec des phrases simples elle fait passer énormément de choses.
Un grand et bel album pour rappeler que tout ne tient parfois qu’à quelques heureux hasards.
Le même vu par Chez Gaëlle la libraire.

Le jardin partagéDans une ville, il y avait un jardin, le jardin de Papy Jean. Depuis qu’il est à la retraite, il passe beaucoup de temps à planter, à faire pousser. Papy Jean vit seul, mais dans son jardin il ne l’est jamais. Il y a Zaïna, qui l’aide à repiquer les fraises (elle les aime tellement), il y a Soraya qui apporte des gâteaux et les partage avec ses voisines qui lui apprennent le français, il y a le jeune et costaud Kévin sans qui Papy Jean n’arriverait pas… et bien d’autres encore. Le jardin de Papy Jean, c’est un jardin partagé.
On parle de partage, d’entraide, de vivre en communauté dans Le jardin partagé de Sandrine-Marie Simon et Philippe Gaufreteau sorti chez Pour Penser. Il viendra un moment où Papy Jean ne pourra plus travailler la terre, mais il laissera bien plus qu’un jardin…
Un album plein de tendresse pour se rappeler l’importance de vivre ensemble, de la solidarité.

LE GRAND LIVRE DE JARDINAGEEt si maintenant on passait aux travaux pratiques ? Caroline Pellissier, Virginie Aladjidi et Élisa Géhin proposent aux enfants de se mettre au jardinage dans un grand livre coloré. Saison après saison, on va semer des salades, manger des fleurs ou encore buter des pommes de terre (au printemps), semer des haricots verts, planter des fraisiers ou observer le jardin la nuit (l’été), ramasser les feuilles d’automne, récolter les pommes de terre et réaliser son propre compost (en automne) et aider les oiseaux, faire pousser un noyau d’avocat ou fabriquer des décorations de Noël (en hiver). Les activités sont très diverses, toujours claires et bien présentées. C’est un livre très beau, très graphique de par sa maquette et ses illustrations. Allez, on s’y met ?
Un livre sur le jardinage beau à regarder et qui donne plein de bonnes idées.
Le même vu par Les livres d’Oscar et par La soupe de l’espace.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Ghislaine Roman (La poupée de Ting-Ting et Contes d’un roi pas si sage), de Caroline Pellissier (Ma première crèche et Cendrillon, Le petit chaperon rouge, Les trois petits cochons et Blanche Neige), de Virginie Aladjidi (Ma première crèche, Une si belle ententeChut c’est une surprise ! et Cendrillon, Le petit chaperon rouge, Les trois petits cochons et Blanche Neige) et d’Élisa Géhin (Le doudou-qui-parle).

Ouf !
Texte de Ghislaine Roman, illustré par Tom Schamp
Milan
13,90 €, 235×380 mm, 36 pages, imprimé en Roumanie, 2015.
Le jardin partagé
Texte de Sandrine-Marie Simon, illustré par Philippe Gaufreteau
Pour penser
7€, 200×200 mm, 24 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Le Grand livre de jardinage des enfants
Texte de Caroline Pellissier et Virginie Aladjidi, illustré par Élisa Géhin
Thierry Magnier
21,50€, 255×320 mm, 96 pages, imprimé au Portugal, 2015.

Gabriel

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La liberté et un couvre-chef

Par 21 août 2014 Livres Jeunesse

L'oiseau, l'enfant et le chatUne petite fille pleure, un oiseau mort dans les mains. Le chat approche, la petite fille le chasse, pour elle il est la cause de la mort de l’oiseau. Mais l’oiseau n’est pas mort, lui explique le chat, il est juste endormi. Elle décide d’en prendre grand soin, de l’enfermer ainsi il ne lui arrivera rien. L’oiseau sera-t-il vraiment heureux de cette façon ?
Voilà un très joli album mais quelques petites choses m’ont dérangé. Évacuons-les de suite afin de ne rester que sur le positif. La ressemblance des illustrations avec celles de Manon Gautier, Agnès Domergue et un peu Cécile Hudrisier tout d’abord (le récit, lui, me fait penser au poème de Prévert, Le chat et l’oiseau, mais ce n’est pas la même histoire) et surtout la phrase « Elle lui mouille le bec et lui réchauffe les plumes, mais pas comme le ferait un docteur ni une maman, comme un animal sur deux pattes qui en apprivoise un autre ». Bien entendu si l’on parle de s’occuper d’un malade c’est forcément une maman, un papa n’y arrivera pas (et qu’on ne me dise pas que c’est parce que c’est une petite fille, docteur est lui au masculin…) ! Mais disons-nous que ces ressemblances sont des hommages et que cette phrase est une maladresse, car l’album est vraiment beau et intéressant (sinon je n’en parlerai pas). C’est vraiment un bel album pour parler de la liberté. La petite fille a décidé de surprotéger l’oiseau quitte à l’enfermer, à ne pas le laisser vivre sa vie. L’ennemi, le chat, sera celui qui fera comprendre à l’enfant la nécessité de le laisser repartir. Et tant pis s’il lui arrive quelque chose, il aura vécu une plus belle vie qu’en cage, non ?
C’est un album extrêmement riche qui peut amener à des tas de réflexions. On peut y voir un parallèle avec ces parents qui surprotègent leurs enfants ou avec les animaux qu’on garde en prison dans les zoos, soi-disant pour leur bien. On peut y voir tellement d’autres choses encore.
Malgré quelques bémols personnels, voilà un bien bel album sur la liberté.

QuelCelui qui voulait voir le monde est cet objet que ces personnages portent sur la tête ? À quoi sert-il et à qui appartient-il ? Il est à la fois l’ami des bergers et des révolutionnaires, des stars de cinéma l’ont porté, parfois même on doit le lancer le plus loin possible. L’avez-vous reconnu ?
Celui qui voulait voir le monde est un très joli petit album, un ouvrage assez particulier. Sous forme d’une sorte de devinette (dont la réponse n’est donnée qu’en dernière page, en retournant le livre), on parle donc (je vous préviens je donne la réponse) du béret. Ce couvre-chef qui donne son nom à la maison d’édition qui sort cet ouvrage, Les p’tits bérets. L’idée peut paraître saugrenue, et c’est pourtant une vraie réussite (surtout grâce aux très belles illustrations d’Izou).

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Baptistine Mésange (La fabrique extraordinaire) et Stéphane Millerou (Tache d’encre et Fais tes contes).

L’oiseau, l’enfant et le chat
de Baptistine Mésange
Éditions pour Penser dans la collection Contes et histoires pour penser à l’endroit
7 €, 200×200 mm, 24 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Celui qui voulait voir le monde
Texte de Stéphane Millerou, illustré par Izou
Les p’tits bérets
10,90 €, 156×171 mm, 20 pages, imprimé en Italie, 2014.

À part ça ?

Qu’elle donne envie la bande annonce de Jonas, le requin mécanique, le prochain Bertrand Santini !

Gabriel

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Combien de temps…

Par 31 juillet 2014 Livres Jeunesse

Combien de temps…
Combien de temps encore
Des années, des jours, des heures, combien ?
Quand j’y pense, mon cœur bat si fort…
Mon pays c’est la vie.
Combien de temps…
Combien ?
Serge ReggianiLe temps qui reste

Le temps est un drôle de bonhommeLe temps est un drôle de bonhomme. La couleur de son manteau change selon les saisons. Il avance, sans se retourner, sans s’arrêter, sans revenir en arrière. On a beau lui courir après, jamais on ne le rattrapera. Le temps change, le temps évolue, ce n’est jamais le même temps, on ne sera plus jamais au temps d’avant. Et même si l’on a l’impression que parfois il prend son temps, il avance toujours, toujours, toujours…
Le Temps est un drôle de bonhomme de Laurence Pérouème et Alexandra Luchie est un album très poétique, tant dans le texte que dans les illustrations. On y parle donc du temps, du cours de la vie, des saisons. Le petit garçon du livre se demande pourquoi parfois le temps semble si long, pourquoi il met tant de temps à grandir. Sa grand-mère, elle, trouve qu’il est passé bien vite.
Un bien bel album.
Des extraits sur le site Petites Madeleines.

UnLe vieux vieux monsieur vieux-vieux monsieur vivait au 33e étage d’un gratte-ciel dépourvu d’ascenseur. Il ne sortait jamais de chez lui, mais de là-haut il regardait les gens d’en bas. Ces derniers en l’apercevant le trouvaient bien mystérieux, ils s’imaginaient la peine que ce vieux-vieux monsieur devait avoir de vivre seul tout là-haut. Ils se trompaient ! Il était heureux, sur son immense terrasse ou dans son grand appartement, il vivait au rythme des saisons et collectionnait les bonnes nouvelles qu’il découpait dans les journaux. Par contre, lui, voyait qu’en bas, plus le temps passait et plus les gens avaient grise mine, ils souriaient de moins en moins… il décida d’y remédier.
Coralie Saudo nous raconte une bien belle histoire, celle d’un vieil homme que tout le monde pense triste et qui pourtant va aider ses concitoyens à aller mieux. Il y a plein de choses dans cet album-là, on y parle du temps qui passe, de la morosité ambiante, de l’importance d’aider les gens, des petits bonheurs.
Une bien belle histoire pour se rappeler l’importance de ces gens qui font de petites actions sans contrepartie pour rendre nos vies bien plus jolies.
Des extraits sur le site de Coralie Saudo.

AppuieLa météo des animaux vite sur le bouton rouge de la télévision et voilà que démarre la météo des animaux ! Chez le lapin, il y a du vent, il préfère rester dans son terrier. Chez la grenouille, il pleut, elle adore ça ! Chez Achille le crocodile, il y a un grand soleil, il en profite pour aller se baigner. Chez Justin le pingouin, tout est blanc !
On termine donc avec un album plein de tendresse et d’humour qui nous parle de la météo à travers les animaux. Juliette Parachini-Deny et Séverine Duchesne ont imaginé un livre plein de malice où les enfants devront participer : appuyer sur le bouton rouge de la télé pour l’allumer, essuyer les lunettes de l’escargot qui est resté sous la pluie ou souffler sur les nuages pour les faire partir.
Un album doux, poétique… et interactif !
Extraits sur le blog de Séverine Duchesne.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Laurence Pérouème (Où es-tu, Lulu ?), Coralie Saudo (Ca… caca… catastrophe !, Un pour tous, tous poussin, Et si je mangeais ma soupe ?, Au pied de ma lettre, Habille-toi, Zaza !, Ma classe de A à Z, Le petit pot de Zaza, Jour de grève chez les marmottes, Tout seul !, Tous ensemble !, S’échapper d’une île, 101 moutons au chomâge, Manolo, un boudeur de petit fantôme et Manolo, un cochon de petit fantôme), Juliette Parachini-Deny (Dans mes rêves, Mes deux papas, Monsieur le Chien) et Séverine Duchesne (Je t’aime mon frère, Zizi, Zézette, mode d’emploi, Ça alors !). Retrouvez aussi nos interviews de Coralie Saudo et Séverine Duchesne.

Le Temps est un drôle de bonhomme
Texte de Laurence Pérouème, illustré par Alexandra Luchie
Naïve
15 €, 185×265 mm, 24 pages, imprimé en Belgique, 2014.
Le vieux-vieux monsieur du 33e étage
Texte de Coralie Saudo, illustré par Raphaëlle Michaud
Pour Penser dans la collection Contes et histoires pour penser à l’endroit
7 €, 200×200 mm, 24 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
La météo des animaux
Texte de Juliette Parachini-Deny, illustré par Séverine Duchesne
Les P’tits Bérets dans la collection La tête sur l’oreiller
12,90 €, 211×207 mm, 30 pages, imprimé en Italie, 2014.

À part ça ?

Picoti 298Le nouveau numéro de Picoti est sorti ! Vous ne connaissez pas Picoti, la revue pour les 9 mois/3 ans (d’après l’éditeur) du groupe Milan ? C’est un mensuel avec des petites histoires et même un cahier pour les parents. Dans ce nouveau numéro on va jouer au pirate avec Guili, préparer la valise des vacances avec Samuel, camper avec Bonhomme, voyager dans les airs (et même détacher un avion en papier cartonné prédécoupé), faire du camping avec Pikou et jouer avec Miffy à un ça se peut ou ça se peut pas ? sur les moyens de transports. Côté parents, ce numéro spécial voyage nous propose des conseils pour partir à l’aventure avec les enfants et nous propose des témoignages de parents qui sont partis avec de jeunes enfants sur le continent américain ou dans un ashram en Inde. On retrouve aussi des conseils de lecture. Encore un très chouette numéro de cette revue pour les petits avec la présence, entre autre, de Nathalie Choux et de Soledad Bravi !
Plus d’informations.
Picoti n°298, 5,95 € chez les marchands de journaux.

Gabriel

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La naissance vue de façon poétique

Par 17 juin 2013 Livres Jeunesse

Puisque ma fille Suzanne est née ce week-end… c’est le moment idéal pour vous parler de deux livres très poétiques sur ce sujet.

Le visiteurAu départ il y a une forme étrange couverte de cercles, une forme sombre d’où se détache un être bizarre. Cet être évolue et va s’enfuir dans une forme colorée comme couverte de tentacules,  puis elle découvre d’autres endroits étranges, parfois habités, parfois déroutants. Le début d’un long voyage.

Le visiteur est un livre sans texte aux illustrations très particulières, avec une ambiance très spéciale. Un livre qui peut laisser perplexe, interrogatif mais qui ne laisse pas indifférent. Qu’est-ce qu’il raconte ? Quel est ce personnage ? Où sommes-nous ? Le visiteurPour être franc je ne suis pas certain que j’aurai compris que ça parlait « de l’arrivée au monde et de la rencontre avec l’autre » sans le dossier de presse… Mais j’ai été happé par cette œuvre surprenante et étrange, poétique et esthétique signée Iching Hung.
Découvrez plus d’extraits sur le site de HongFei et même une interview de l’artiste qui explique son œuvre.

Dis-moi d'où je viens...Où était-on avant de naître ? C’est ce que demande ce petit garçon à sa mère. Celle-ci lui explique qu’elle était dans l’air, dans son cœur et bien ailleurs encore.

Le texte de Katia Belsito est extrêmement doux et poétique, tout comme le sont ses illustrations. LesDis-moi d'où je viens... enfants posent souvent cette question « mais j’étais où avant d’être né », ici ce sont de très belles réponses que fait la mère Entre mes cheveux et entre mes doigts ou Dans un bouquet de fleurs, dans le chant d’un coq au lever du jour mais aussi dans mes convictions, dans mes incertitudes… car c’est de là aussi que viennent nos enfants, non ?
Feuilletez le livre sur le site de Pour penser à l’endroit.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué un ouvrage de Katia Belsito (Qui a éteint le soleil ?) et beaucoup de livres sur la naissance (vous pouvez les retrouver sur notre fiche thématique).

Le visiteur
d’Iching Hung
HongFei
13,90€, 180×240 mm, 60 pages, imprimé à Taïwan, 2013.
Dis-moi d’où je viens…
de Katia Belsito
Pour penser à l’endroit dans la collection Contes pour penser à l’endroit
7€, 200×200 mm, 16 pages, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2013

A part ça ?

Comment ça « à part ça ? » ? Ben à part ça ma petite fille est née, ça ne vous suffit pas ?!

Gabriel

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