La mare aux mots
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Églantine Ceulemans

Les invité·e·s du mercredi : Églantine Ceulemans et Gaëlle Farre (librairie Maupetit)

Par 22 mai 2019 Les invités du mercredi

Anaïs vous a parlé la semaine dernière de Coiffeur pour monstres et je me suis rendu compte que nous n’avions jamais interviewé son illustratrice, Églantine Ceulemans (alors qu’on aime beaucoup son travail), cette erreur est corrigée ! Ensuite, c’est à nouveau une libraire qui est l’invité de la rubrique Ce livre-là. Cette fois, c’est Gaëlle Farre de la librairie Maupetit à Marseille. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Églantine Ceulemans

Vous venez d’illustrer Coiffeur pour monstres, sorti chez Père Castor, pouvez-vous nous parler de cet album ?
Coiffeur pour Monstres est un album à partir de 4 ans écrit par Alexandre Lacroix aux éditions Flammarion. C’est l’histoire d’Oscar qui, ayant besoin d’une bonne coupe de cheveux se retrouve à aider un coiffeur pas tout à fait ordinaire…
C’est mon éditrice et amie Anne-Claire Monnier chez Flammarion qui m’a proposé Coiffeur pour Monstres, elle a été la première à me faire confiance avec l’album des Trois petits Chats d’Anne Fronsacq, et quand elle m’a proposé Coiffeur pour Monstres, en plus d’avoir vraiment aimé l’histoire, j’avais envie de me donner à fond, cela faisait longtemps que je n’avais pas fait d’album et je voulais vraiment être à la hauteur de sa confiance et aussi du texte.
Je me suis donc un peu (beaucoup) mise la pression mais tout en m’amusant énormément. Le merveilleux texte d’Alexandre a joué pour beaucoup dans cette équation. Anne-Claire n’a malheureusement pas pu me suivre durant toute la réalisation, mais David Laforgue, qui a repris les rênes a su me cadrer et me rassurer à chaque étape, ça a été un travail qui m’a demandé beaucoup d’investissement, mais j’en suis ravie.

Vous avez dû vous régaler à créer ces montres, comment avez-vous travaillé sur ces illustrations ?
Oui, c’était super ! Alexandre (l’auteur) s’est amusé à faire allusion à tous types de monstres, issus de la mythologie, mais aussi des histoires populaires, des animaux qui font peur, etc. On m’a laissé un immense champ libre, je me suis vraiment lâchée.
J’aime faire rire, j’ai donc cherché à pousser les caractéristiques de chacun des monstres, en cherchant à les tourner en ridicule, pour faire sourire les enfants et aussi ne pas complètement les effrayer (un détail à ne pas négliger tout de même !).
Il y a par exemple une grosse araignée qui tricote, le monstre de Frankenstein qui prend un bain de pieds ou encore une tête coupée à moustache rousse qui semble pas du tout ennuyée de sa situation…

Suivant les projets, vous utilisez plusieurs techniques d’illustrations
Oui, je varie souvent, mais j’ai tout de même mes techniques préférées. Je travaille principalement en technique traditionnelle, c’est-à-dire avec de la peinture et pas sur l’ordinateur. Mais je bidouille beaucoup sur Photoshop après coup ! J’aime bien le contact avec le papier, la matière que crée la peinture et aussi les variations de la couleur en technique traditionnelle.
Je travaille habituellement avec une encre qui s’appelle la Colorex, qui est très pigmentée et donne des couleurs très vives, elle est idéale pour les premières lectures notamment, comme il y a beaucoup de blanc de papier pour faciliter l’apprentissage, le peu de couleurs utilisées permet de bien faire ressortir l’illustration.
Mais pour Coiffeur pour Monstres, je suis revenue à l’aquarelle, qui a plus de matière et dont les couleurs sont plus profondes et avec de belles transparences, je trouvais que ça faisait un bon écho à l’histoire d’Alexandre dont l’ambiance n’était pas toujours rassurante, mais en restant légère et très drôle.

Où trouvez-vous l’inspiration ?
Un peu partout ! J’aime beaucoup m’attarder sur les détails, les motifs sur le débardeur de mon voisin de métro, cette jolie lumière qui rebondit sur un coin de la table, les ongles violets d’une dame flippante qui avait mal mis son rouge à lèvres. Toutes ces choses, je les mets dans une petite boîte dans mon cerveau, que j’ouvre dès que j’ai besoin d’idées pour mes dessins.
Après, j’ai aussi été très inspirée par beaucoup d’illustrateurs, comme Babette Cole, Quentin Blake, Posy Simmonds, Benjamin Chaud, Sempé, etc. Tous ont en commun l’humour et les petits détails dans le dessin et c’est vraiment ce que j’essaye de faire dans mes illustrations. J’ai besoin de rire et de pouvoir passer des heures à m’imaginer vivre dans les dessins.

Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?
Je suis née en Belgique, il y a très longtemps pour les enfants, mais pas si longtemps pour les adultes. Je suis arrivée en France à l’âge 10 ans et je n’en suis plus repartie depuis. J’ai vécu dans de nombreuses villes mais c’est à Lyon que je suis restée le plus longtemps. J’ai commencé des études de comptabilité après le bac et je me suis vite rendu compte que c’était pas fait pour moi…
On m’a parlé de l’école d’art Émile Cohl, j’ai postulé et j’ai été prise.
Je dois avouer qu’au tout départ, c’est ce hasard qui m’a propulsée dans le monde de l’illustration, j’avais toujours dessiné, mais n’avais jamais pensé à en faire une profession. Je me suis vraiment épanouie à partir de ce moment-là et j’ai jamais regretté d’avoir pris cette direction.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
Comme j’ai vécu en Belgique toute mon enfance, en Flandre, je lisais beaucoup en néerlandais, langue que je ne pratique plus aujourd’hui, ce qui fait que je ne reviens que rarement à mes lectures d’enfant et en ai peu de souvenirs. J’ai néanmoins plusieurs livres (parfois traduits) en français qui me sont extrêmement précieux aujourd’hui.
Notamment Le gentil Facteur du couple Alberg, que j’ai dû lire 1000 fois, ou encore J’ai un problème avec ma mère de Babette Cole, qui me fait mourir de rire encore aujourd’hui. J’ai aussi découvert Le petit Nicolas quand j’apprenais à écrire le français (je ne savais écrire que le néerlandais à 10 ans) et ça a été merveilleux d’avoir cette lecture durant mon apprentissage.
Les romans de Marie-Aude Murail n’avaient pas de secret pour moi ado, je pourrais vous dire encore aujourd’hui où ils se trouvaient dans la bibliothèque de la petite ville où je vivais à cette époque.

Quels sont vos prochains livres que l’on va découvrir ?
Je travaille sur plusieurs projets actuellement, vous pourrez me trouver à la rentrée chez Bayard avec La voleuse de Noël d’Anne-Laure Bondoux dans la collection J’aime lire, ou encore chez Magnard pour notre dernier Lasco de la grotte avec l’autrice Sandrine Beau. Il y aura aussi des choses chez Little Urban… je m’en réjouis d’avance, même si je ne peux pas encore en parler !
Pour les anglophones, j’illustre actuellement la plupart des Jane Austen pour Hachette UK (très bien réécrits pour le public pré-ado), c’est un vrai plaisir à faire.

Bibliographie sélective :

  • Coiffeur pour monstres, illustration d’un texte d’Alexandre Lacroix, Père Castor (2019), que nous avons chroniqué ici.
  • Série Lasco de la grotte, illustration de textes de Sandrine Beau, Magnard (2017-2019).
  • Kidnapping à la confiture, illustration d’un texte de Marie Lenne-Fouquet, Sarbacane (2019).
  • Comment devenir une vraie sorcière ?, illustration d’un texte d’Anne-Marie Desplat-Duc, Scrinéo (2018).
  • Ma maison a le hoquet, illustration d’un texte de Myriam Dahman, Magnard (2016).
  • Monsieur Tilali, illustration d’un texte de Sabine du Faÿ, L’Élan vert (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Le loup et les sept chevreaux, illustration d’un texte de Magdalena, Castor Poche (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Le petit et les arbres poussaient, illustration d’un texte de Loïc Clément, Les p’tit bérets (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • L’univers ce qu’on ne sait pas encore, illustration d’un texte d’Anna Alter et Hubert Reeves, Le Pommier (2013), que nous avons chroniqué ici.

Le site d’Églantine Ceulemans : http://eglantineceulemans.com.

 


Ce livre-là… Gaëlle Farre (librairie Maupetit)

Ce livre-là… Un livre qui touche particulièrement, qui marque, qu’on conseille souvent ou tout simplement le premier qui nous vient à l’esprit quand on pense « un livre jeunesse ». Voilà la question qu’on avait envie de poser à des personnes qui ne sont pas auteur·trice, éditeur·trice… des libraires, des bibliothécaires, des enseignant·e·s ou tout simplement des gens que l’on aime mais qui sont sans lien avec la littérature jeunesse. Cette fois, c’est la libraire Gaëlle Farre de la librairie Maupetit à Marseille notre invitée.

De l’indicible lien qui unit une mère à son enfant

Ce livre-là s’ouvre sur une phrase de Tove Jansson – la maman de Moumine le troll : « Une méduse, c’est un corps transparent avec un cœur de fleur. » et c’est un bon présage.
Ce livre-là, c’est Mère Méduse et depuis sa parution en 2014, chaque lecture de cet album m’a tour à tour enthousiasmée, émue, aidée ou rassurée.

Au cœur de ce livre-là, il y a une maman qui aime passionnément Irisée, son enfant, si bien qu’elle pourrait l’étouffer et l’empêcher de vivre. Mais par amour pour sa fille, Mère Méduse va réussir à faire un pas de côté et lui permettre d’évoluer par elle-même.
Ce livre-là ne s’épuise pas à la première lecture. On peut le lire, le relire et y découvrir des espaces à chaque fois différents. (C’est un critère de bon livre que de supporter de multiples lectures !)
Proposer Mère Méduse à la librairie a fait naître au fil des ans plusieurs moments émotionnants qui se sont clos par des yeux mouillés et des mercis délicats.
Ce livre-là est à conseiller aux petits comme aux grands et il leur fera vivre des choses différentes – voilà un autre critère de bon livre que de contenir plusieurs niveaux de lecture !

Dans ce livre-là, il est question de maternité bien sûr – notons d’ailleurs que Kitty Crowther montre l’accouchement dans ses images. La mention me semble utile car étonnamment, ça n’est si pas fréquent. Mère Méduse parle donc du lien immense qui existe entre une maman et son enfant mais pas seulement. Il y est question d’amour tout court et aussi de liberté, de confiance en soi et du respect de l’autre. Il y a au sein de Mère Méduse un choix, un renoncement nécessaire à faire mais qui permet un si bel avancement.
Kitty Crowther ne dit pas tout, ne dit pas trop, car elle a une grande confiance dans l’intelligence de ses lecteurs. François Ruy-Vidal disait « Il n’y a pas de littérature pour enfants, il y a la littérature. » et ce livre-là en est une preuve.
Pour résumer, Mère Méduse fait grandir les cœurs, les tout neufs comme les moins jeunes.

La rubrique Ce livre-là est au singulier mais je vais me permettre de parler d’un autre livre car Mère Méduse me fait immanquablement penser à un autre titre, l’un des plus percutants que je connaisse, Julie capable.

Dans celui-ci, il est également question du lien très fort entre une mère et son enfant mais ici, l’une des deux est absente. La maman est morte. Julie se croit responsable de cela et s’empêche de vivre jusqu’à ce que lui soit délivré un message.
Les phrases qui suivent sont pour moi l’un des plus beaux moments de littérature qui soit :
Je sais combien tu aimais ta maman.
Je sais combien tu l’aimes encore aujourd’hui.
Tu ne pouvais pas l’aimer plus que cela.
(…)
Même si tu l’avais aimée autrement, elle serait morte.
Tu étais alors, comme aujourd’hui encore,
capable de beaucoup de choses.
Mais tu n’avais pas le pouvoir
de maintenir ta maman en vie.
Aucun enfant n’aurait pu le faire.

Julie Capable est un livre qui permet de mieux vivre.

En espérant vous avoir donné envie de découvrir ces livres, voici leurs références :
. Mère Méduse est écrit et illustré par Kitty Crowther, une artiste pour laquelle j’ai beaucoup de respect et d’admiration.
. Le texte de Julie Capable est signé Thierry Lenain. La version illustrée par Anne Brouillard chez Grasset jeunesse est parue en 2005 mais est malheureusement épuisée. Tout comme la réédition limitée à 999 exemplaires en 2012 chez Samoa et illustrée par Beatrice Alemagna, Olivier Balez, Barroux, bobi+bobi, Irène Bonacina, Laurent Corvaisier, Kitty Crowther, Rebecca Dautremer, Thierry Dedieu, Claude K. Dubois, Delphine Durand, Yann Fastier, Antoine Guilloppé, Emmanuelle Houdart, Joëlle Jolivet, Benjamin Lacombe, Régis Lejonc, Antonin Louchard, Henri Meunier, Benoit Morel, Gilles Rapaport et Rascal.
Une réédition chez D’eux éditions est prévue en 2020 et d’ici là, vous pourrez peut-être le trouver en bibliothèque et sinon, Thierry Lenain permet une lecture numérique en cliquant ici : https://www.calameo.com/read/000416779e826b9e63038


Gaëlle Farre est libraire à la librairie Maupetit, 142 La Canebière à Marseille. Retrouvez cette super librairie sur son site :
http://maupetitlibraire.fr.

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Monstrueuses tignasses et histoires en tout genre

Par 16 mai 2019 Livres Jeunesse

Aujourd’hui au programme : des monstres et des histoires ! Le premier livre nous emmène dans une ruelle sombre au milieu de créatures fantastiques, et le second nous apprend à laisser libre cours à notre créativité. C’est parti !

Coiffeur pour monstres
Texte d’Alexandre Lacroix, illustré par Églantine Ceulemans
Père Castor
13,50€, 240×300 mm, 32 pages, imprimé au Portugal, 2019.
La grande fabrique à idées
Texte de Philippe Brasseur, illustré par Thomas Baas
Casterman
16,95€, 165×312 mm, 92 pages, imprimé en Chine.

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Des histoires (extra)ordinaires

Par 25 octobre 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui on accompagne deux personnages rocambolesques au gré de leurs aventures : l’enfant aux cheveux d’or de Monsieur Tilali et la petite Mara, une drôle de commerçante dans La petite boutique des objets perdus

Monsieur Tilali
Texte de Sabine du Faÿ, illustré par Eglantine Ceulemans
L’Élan vert
12,70 €, 235×296 mm, 15 pages, imprimé en France, 2016.
La petite boutique des objets perdus
Texte d’Agnès de Lestrade, illustré par Sébastien Chebret
Alice Editions
12 €, 280×200 mm, 32 pages, imprimé en France, 2016.

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Quand on s’aventure dans la nature…

Par 6 août 2015 Livres Jeunesse

louveLouve était une louve rousse qui vivait au fond de la forêt. Amie des renards, elle en prenait soin avec tendresse. Ils partageaient ses repas, dansaient tous ensemble, la vie s’écoulait sereinement. Mais Louve était en réalité frappée d’une étrange malédiction : lorsqu’elle était émue, ses cheveux prenaient feu. Une seule solution : le ruisseau d’eau gelée pour calmer cet embrasement et anesthésier son cœur… Mais quelle tristesse ! Alors, lorsqu’elle fit la rencontre d’un homme-loup qui avec douceur réussit à dompter les flammes pour la sauver du maléfice, sa vie changea à tout jamais ! À eux les bavardages autour d’une tasse de thé de feuilles d’automne séchées, les crêpes sucrées, les balades en forêt…
Quel bel album ! Louve est une histoire sensible et délicate sur les émotions qui parfois nous submergent et nous envahissent. Fanny Ducassé nous plonge au cœur de la forêt, dans un monde onirique, notamment grâce à de superbes illustrations sombres et lumineuses à la fois (je vous assure que c’est possible!). Il me semble d’ailleurs qu’un si petit format ne leur rend pas tellement justice. Le texte est tendre et sensible, avec de petites touches d’humour et de jolis mots à lire et entendre ! Une magnifique histoire sur la sensibilité et les émotions, en pleine nature !
Le même vu par La soupe de l’espace, Le tiroir à histoires, Clarabel, Un petit bout de bib, Des livres, etc..
Des extraits sur le site de l’auteur et sur le site de l’éditeur.

la couleur du ventLou aime regarder pousser l’herbe.  C’est même son activité favorite. Un jour, absorbé dans son observation de la nature, il se pose de grandes questions très philosophiques. Pourquoi l’herbe pousse ?  D’où viennent les oiseaux ? Et l’eau de pluie ? Il quitte alors son village pour aller trouver des réponses. Il interroge les animaux, la forêt, la mer, la montagne, la ville… Mais tout cela reste obscur. Et si la solution était sous ses yeux ?
Conte philosophique et initiatique La couleur du vent est un album plein de poésie pour s’interroger sur le monde qui nous entoure et constater que parfois, les questions que se posent les enfants n’ont pas de réponse précise et évidente. Nastassja Imiolek signe un texte délicat accompagné de magnifiques illustrations, qui donne envie de prendre le temps, d’observer la nature, et de profiter de l’instant présent.
Des extraits sur le site de l’auteur.
Le même vu par Maman Baobab.

Le petit et les arbres poussaientEt si le Petit Poucet dissuadait ses parents de les emmener, lui et ses frères, se balader en forêt ? Après tout, les arbres qui y vivent sont peut-être dangereux. Certains croquent tout ce qui passe devant eux, d’autres se livrent à de dangereux combats de boxe, d’autres encore sont bien trop bruyants, trop tristes, trop sérieux… Non vraiment, ce ne serait pas raisonnable de partir en forêt ! Loïc Clément nous propose une version revisitée et pleine d’humour du conte classique du Petit Poucet. Le petit et les arbres poussaient est une histoire pleine d’humour ! Poucet est rusé, plein d’imagination et bien décidé à repousser le moment où lui et ses frères seront abandonnés au cœur de la forêt..! Les illustrations d’Églantine Ceulemans replacent le conte dans le monde d’aujourd’hui, avec des détails contemporains et humoristiques.
Un album pour sourire et se souvenir que la nature est vivante !
Des extraits sur le site de l’illustratrice et sur le site de l’éditeur.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres de Fanny Ducassé (De la tarte au citron, du thé et des étoiles), Loïc Clément (Le temps des mitaines) et Églantine Ceulemans (Le loup et ses sept chevreaux).

Louve
de Fanny Ducassé
Thierry Magnier
13,90 €, 195 x 195 mm, 40 pages, imprimé en Italie, 2014.
La couleur du vent
de Natassja Imiolek
Le baron perché
16 €, 218 x 220 mm, 32 pages, imprimé en France, 2014.
Le petit et les arbres poussaient
Texte de Loïc Clément, illustré par Églantine Ceulemans
11 €, 167 x 207 mm, 27 pages, imprimé en Italie, 2014.

À part ça ?

Vous aimez les illusions d’optique ? Savez-vous qu’un concours pour élire la plus impressionnante a lieu chaque année !

Marianne

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Quelques premières lectures

Par 26 juin 2015 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose quelques ouvrages pour les tout jeunes lecteurs.

Le parfum du voyageC’est avec ses animaux qu’il voyage. Un crocodile empaillé, un chien, un coq, une musaraigne et surtout des chats le suivent partout. Avec eux, il a visité le Vésuve ou encore les chutes du Niagara, il a vu les bulbes du Kremlin et eu le vertige en haut de la tour Eiffel. Avec eux, il a senti le parfum du voyage.
On commence par un très bel ouvrage, Le parfum du voyage d’Anne Bouin et Vincent Bourgeau. Texte poétique, belles illustrations, beau papier, couverture à rabats… C’est un livre première lecture particulièrement réussi !
Un joli petit roman pour voyager.

Oedipe et l'énigme SphinxLe sphinx, un monstre au corps de lion, à la tête de femme, aux ailes de vautour et à la queue de serpent, terrorisait la population. Créon promit que celui qui le vaincrait épouserait la reine et deviendrait roi. Œdipe se présenta.
Sorti dans la collection ma première mythologie chez Hatier Poche, Œdipe et l’énigme du Sphinx va réjouir les jeunes lecteurs passionnés d’Histoire ! Ceux qui aiment les histoires d’aventures, sans rien connaître de la mythologie, apprécieront également cette histoire pleine de suspense !
Œdipe et le Sphinx à portée des jeunes lecteurs.

Les contes du CP - Boucle d'or et les 3 oursIl y avait Papa Ours, Maman Ours et Bébé Ours. Ils vivaient dans la forêt dans une petite maison. Un jour qu’ils étaient partis se promener, une blondinette nommée Boucle d’or goûta leur soupe, testa leurs chaises et même leurs lits !
Pas besoin de vous raconter l’histoire de Boucle d’Or et les trois ours, grand classique ! Magdalena l’a adaptée ici pour les lecteurs en herbe pour la collection Les contes du CP (des contes classiques adaptés au niveau de lecture du CP). Les illustrations de Mélanie Allag sont superbes et pleines d’humour, ce qui ne gâche rien !
Après l’avoir tant écouté, vos enfants seront fiers de lire eux-mêmes un grand classique !

Les contes du CP - Le loup et les 7 chevreauxProfitant de l’absence de la chèvre, un loup fait tout pour entrer dans sa maison pour manger ses sept petits.
Sorti dans la même collection, Le loup et ses sept chevreaux reprend lui aussi un grand classique des contes. Écrit, comme le précédent, par Magdalena, c’est, ici, Églantine Ceulemans qui illustre avec des dessins proches de la BD.

Je commence à lire T9 - La Mauvaise humeurAujourd’hui, Émilie est de très mauvaise humeur ! Stéphane et Sidonie n’arrivent pas à lui redonner le sourire. Elle ne veut pas se lever, elle ronchonne et elle se met même à pleurer ! Ben alors, Émilie ?
On vous a déjà parlé de la collection Je commence à lire avec… émilie. Adaptations du dessin animé d’après le personnage de Domitille de Pressensé, ce sont des petits livres que les fans d’Émilie sont ravis de lire tout seuls. C’est très simple à déchiffrer, le texte et court et en fin d’ouvrage on trouve même quelques jeux en rapport avec la lecture.

Je commence à lire T10 - Les robotsAujourd’hui, Émilie et Sidonie jouent à être des robots. Stéphane les regarde amusé et décide de jouer avec elles. Il sera leur contrôleur ! Quand arrivent les cousins, les robots sont encore plus nombreux !
On retrouve là encore Émilie et ses ami-e-s dans une aventure pleine d’humour. En lisant l’histoire, les enfants vont adorer imiter les robots en détachant bien les syllabes.

Apprenti Chevalier Bonne chance pour leTournoiLe chevalier Bernard de Main-Matin-de-Bonheur se prépare pour un grand tournoi, le tournoi des trois nations. S’il veut gagner, il lui faut faire attention à tout… mais avec un écuyer comme Solal, un garçon très étourdi, ce n’est pas facile…
Beaucoup d’humour dans ce nouvel épisode de L’apprenti chevalier, la série de Christophe Nicolas, Rémi Chaurand et Bérengère Delaporte ! Solal est décidément impayable. Ici, les parents peuvent lire la narration et les enfants les dialogues dans les bulles, un bon moyen de lire en famille !

Que la vie est belle dans l'espaceTokiri le petit lièvre et Kouma la grande girafe regardent le ciel étoilé et ils rêvent. Ils rêvent d’aller se promener dans l’espace. Grâce à leur ami Marabout les voilà bientôt habillés comme des cosmonautes et un en rien de temps ils sont propulsés dans les airs ! Ils ne sont pas près d’oublier leur voyage !
Même principe que dans le précédent, on va aussi partager la lecture grâce aux bulles ! René Gouichoux et Mylène Rigaudie nous racontent une histoire pleine de rebondissements et d’humour, de quoi enchanter les jeunes lecteurs !

Quelques pas de plus…
D’autres idées de premières lectures ici ou .

Le parfum du voyage
Texte d’Anne Bouin, illustré par Vincent Bourgeau
Autrement
8,95 €, 140×220 mm, 40 pages, imprimé en Chine, 2014.
Œdipe et l’énigme du Sphinx
Texte d’Hélène Kérillis, illustré par Grégoire Vallancien
Hatier Jeunesse dans la collection Premières lectures
4,99 €, 142×190 mm, 47 pages, imprimé chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Boucle d’or et les trois ours
Texte de Magdalena, illustré par Mélanie Allag
Castor Poche dans la collection Les contes du CP
5,60 €, 150×195 mm, 32 pages, imprimé en France, 2015.
Le loup et les sept chevreaux
Texte de Magdalena, illustré par Églantine Ceulemans
Castor Poche dans la collection Les contes du CP
5,60 €, 150×195 mm, 32 pages, imprimé en France, 2015.
La mauvaise humeur d’Émilie
d’après Domitille de Pressensé
Casterman dans la collection Je commence à lire avec… émilie
4,95 €, 144×190 mm, 40 pages, imprimé en Chine, 2015.
Les robots
d’après Domitille de Pressensé
Casterman dans la collection Je commence à lire avec… émilie
4,95 €, 144×190 mm, 40 pages, imprimé en Chine, 2015.
Bonne chance pour le tournoi !
Texte de Christophe Nicolas et Rémi Chaurand, illustré par Bérengère Delaporte
Nathan dans la collection Premières lectures et dans la série L’apprenti chevalier
5,60 €, 140×185 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Dans l’espace !
Texte de René Gouichoux, illustré par Mylène Rigaudie
Nathan dans la collection Premières lectures et dans la série Que la vie est belle !
5,60 €, 140×185 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.

À part ça ?

10178015_1031628496848535_3056833699093020026_nON A BESOIN DE VOUS !
Au départ de la mare aux mots nous avions fait un sondage pour vous connaître, connaître vos envies, vos attentes. Seulement voilà, le blog aura bientôt quatre ans et l’on avait envie de le refaire !
Nous aimerions que vous répondiez SINCÈREMENT à « quelques » questions, ça nous aidera énormément ! Ce blog nous le faisons pour vous, il est important que nous connaissions vos attentes.
Comme c’est un peu pénible comme exercice, pour vous remercier 10 d’entre vous gagneront un ouvrage (voir photo) et les 10 suivants un badge La mare aux mots !

C’est ici que ça se passe : https://docs.google.com/…/1ICLmIl2zOGMJStssg3XvF4…/viewform…
Répondez sincèrement (sinon ça n’a aucun intérêt), aucune question n’est obligatoire (mais évitez de toutes les passer), il n’y a pas de bonnes et de mauvaises réponses (et nous cirer les pompes ne vous fera pas gagner plus facilement).

Merci à vous ! (vous avez jusqu’au 1er septembre).

Gabriel

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