La mare aux mots
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Ella Charbon

Du berger à la bergère : d’Ella Charbon à Claire Lebourg

Par 7 août 2019 Les invités du mercredi

Cet été encore, on vous propose à nouveau la rubrique du berger à la bergère tous les mercredis. Cette rubrique vous avait tellement plu les trois derniers étés, nous nous devions de la reprendre (il faut dire qu’à nous aussi elle plaît beaucoup) ! Donc tous les mercredis jusqu’à la rentrée, ce sont des auteur·trice·s et des illustrateur·trice·s qui posent trois questions à un·e auteur·trice ou un·e illustrateur·trice de leur choix. Puis c’est à l’interviewé·e d’en poser trois à son tour à son intervieweur·euse d’un jour. Après Fanny Joly et Catharina Valcks, Clémence Pollet et Sandrine Thommen, Marc Daniau et Natalie Fortier, Gaya Wisniewski à Gaëtan Dorémus, cette semaine c’est Ella Charbon qui a choisi de poser des questions à Claire Lebourg !

Ella Charbon : Les expressions de tes personnages sont irrésistibles, de quoi t’inspires-tu pour les capter avec autant de justesse ?
Claire Lebourg : Merci ! C’est toujours difficile de répondre à une question comme celle-ci, je ne sais pas exactement d’où vient l’inspiration, tout ce que je peux dire c’est que ces expressions sont très importantes pour moi, il m’arrive de recommencer un dessin uniquement parce que le regard ou le sourire de tel ou tel personnage ne me plaît pas ! Ça se joue parfois à rien, un trait d’encre un peu trop fin, trop court, trop épais… Trop de poils, pas assez de rose sur les joues, un sourcil trop bas, chaque détail participe à l’expression finale du personnage.

Ella Charbon : As-tu pensé à mettre en scène un petit héros humain ? 
Claire Lebourg : J’y ai déjà pensé mais je m’amuse tellement avec les animaux que ça ne s’est jamais fait. J’aime la fantaisie et l’humour qu’offre le monde animal. J’ai aussi l’impression qu’en tant que lecteur, il est parfois plus facile de se trouver des points communs avec un orang-outang ou un chien plutôt qu’avec un autre être humain.
Mais rien n’est exclu, il suffit d’inventer la bonne histoire.

Ella Charbon : Tes héros, as-tu du mal à les quitter une fois le livre terminé ?
Claire Lebourg : Même quand le livre est terminé, ils ne me quittent jamais vraiment. Et les enfants se les approprient en les dessinant à leur tour, en se racontant ce que pourrait être la suite de l’histoire… Pour moi, c’est le signe que le livre est réussi. On ne parle plus « du personnage du livre » mais de Nénette, de Mousse, de Pull. Ils continuent leur vie.

Claire Lebourg : Tu écris et illustres des livres pour les tout petits, ce qui me parait être l’exercice le plus difficile en littérature jeunesse. Comment procèdes-tu pour t’adresser à cette classe d’âge particulière ? Ton éditeur te conseille-t-il beaucoup ?
Ella Charbon : Le choix d’illustrer et d’écrire pour les tout petits s’est fait naturellement, sans réfléchir. J’ai commencé à dessiner des formes de couleurs très simples pour mon fils, Timothée, alors qu’il était tout bébé… Il a grandi, et moi, j’ai continué à m’adresser aux tout petits.
Je me sens à l’aise dans cet univers.
Je joue sur les couleurs très vives, les formes simples, les mouvements et les expressions des personnages pour rendre l’ensemble très vivant.
Les petits lecteurs sont particulièrement sensibles aux expressions, il faut qu’ils comprennent en regardant seulement le dessin, ce que ressentent ces personnages.
Je m’amuse aussi beaucoup avec le jeu des regards. Je crée ainsi une complicité entre les protagonistes, mais aussi avec le lecteur.
Je réalise beaucoup de projets avec Gwendoline [NDLR Raisson] et Jean [NDLR Leroy], on s’apporte mutuellement des idées, on essaie d’être toujours très attentifs à l’âge de nos petits lecteurs. Il nous arrive parfois de nous perdre un peu, et de nous adresser sans le vouloir à des plus grands. Notre éditeur, Grégoire Solotareff, peut alors nous en faire la remarque. On essaie de modifier, quand cela est possible.
C’est une vraie chance de travailler avec lui. Il nous laisse très libres sur les projets que nous proposons et ses conseils, ses remarques sont précieux.

Claire Lebourg : J’ai remarqué que tu accordais une grande attention au dessin des personnages, l’histoire est très souvent centrée sur eux et tu ne dessines quasiment aucun élément de contexte. Pour moi qui fais des dessins avec beaucoup de détails, cela me parait être un tour de force. Est-ce les histoires qui conditionnent ton dessin ou l’inverse (dans les livres dont tu es l’autrice et illustratrice) ? T’imposes-tu certaines contraintes graphiques ?
Ella Charbon : Pour moi justement, le tour de force est d’aller dans les détails. J’adore travailler sur fond blanc et en effet axer toute l’action sur les personnages et comme je le disais plus haut sur leurs expressions.
Les tout petits lecteurs à qui je m’adresse ne savent pas encore lire. Ils découvriront l’histoire avec un adulte, puis se l’approprieront, seuls, et ce, grâce aux dessins qui les guideront dans le récit.
Ces derniers temps, je tends à apporter plus de détails, comme dans On s’ennuie !, réalisé avec Jean qui sortira à l’automne chez loulou et Cie. J’ai mis pas mal de « bazar » sur le sol du salon de notre famille croco. Une partie de l’histoire se passant en extérieur, j’ai été amenée à dessiner un fond de verdure. Une nouveauté pour moi !
Dans un autre projet, À l’eau, Super !, réalisé cette fois avec Gwendoline, qui verra le jour au printemps 2020, toujours chez loulou et Cie, on trouvera aussi plus de détails, en marge de l’histoire principale.
Je dois avouer une chose, ça m’a plu de chercher et d’ajouter ces détails !
Pour ce qui est de la naissance d’un projet que j’illustre et j’écris, c’est très variable. Ça peut partir des illustrations, comme pour Caché-Trouvé, j’ai élaboré le projet à partir de photos déjà existantes.
Pour Mes petits moments choisis, les illustrations sont nées après le concept imaginé.
Quant à Zélie, viens t’habiller ! L’histoire est née de mon quotidien avec ma fille, les illustrations ont donc pris forme après la rédaction du texte.
Non, je n’ai pas l’impression de m’imposer des contraintes graphiques. On peut peut-être parler de contraintes quand on sort de sa zone de confort, comme par exemple pour ma part, passer d’un fond blanc à un fond de couleurs, ajouter des détails quand on est habitués à en mettre très peu…
Mais finalement, le projet prenant forme, les illustrations avançant, ce ne sont pas des contraintes, ça devient un vrai plaisir de faire les choses différemment.
Ça me bouscule, ça me permet d’aller ailleurs, d’évoluer.

Claire Lebourg : As-tu des projets sur lesquels tu rêverais de travailler, mais que tu gardes dans un coin de ta tête faute de trouver le temps ou l’énergie de t’y mettre (des projets différents de ce que tu as déjà fait, pas obligatoirement des livres) ?
Ella Charbon : Ah oui, j’ai un énorme rêve, monter sur scène et réaliser un spectacle de claquettes… euh, non, en fait pas du tout…
Tout simplement, ça me plairait, je crois, d’essayer d’écrire aussi pour un peu plus grands.
Trouver un nouveau projet autour de la photo me démange pas mal, j’ai quelques idées, mais rien de concret pour le moment.
Je reste autour du livre et des petits. Je m’y sens bien.
Et j’ai encore pas mal de choses à découvrir, à développer. Je prends le temps. On verra…

Bibliographie de Claire Lebourg :

  • Les trésors de Mousse, roman, texte et illustrations, l’école des loisirs (2019).
  • Pull, album, texte et illustrations, MeMo (2019).
  • Quelle horreur !, album, texte et illustrations, l’école des loisirs (2018), que nous avons chroniqué ici.
  • Bonnes vacances Mousse, roman, texte et illustrations, l’école des loisirs (2017).
  • La nuit d’anniversaire, album, texte et illustrations, l’école des loisirs (2016).
  • Une journée avec Mousse, roman, texte et illustrations, l’école des loisirs (2017).
  • La retraite de Nénette, album, texte et illustrations, autoédité (2014) puis l’école des loisirs (2017), que nous avons chroniqué ici et .

Son site : http://www.clairelebourg.com.

Bibliographie sélective d’Ella Charbon :

  • Zélie, viens t’habiller !, texte et illustrations, l’école des loisirs (2019).
  • Nous, on répare tout !, illustration d’un texte de Jean Leroy, l’école des loisirs (2018).
  • Mes petits moments choisis, texte et illustrations, l’école des loisirs (2018), que nous avons chroniqué ici.
  • Caché-Trouvé, texte et illustrations, l’école des loisirs (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Dodo, Super !, illustration d’un texte de Gwendoline Raisson, l’école des loisirs (2017).
  • La soupe aux frites, illustration d’un texte de Jean Leroy, l’école des loisirs (2017).
  • Un gâteau comment ?, illustration d’un texte de Gwendoline Raisson, l’école des loisirs (2017).
  • Raspoutine se déguise, illustration d’un texte de Jean Leroy, l’école des loisirs (2016).
  • La montagne, illustration d’un texte de Delphine Huguet, Milan (2016).
  • D’un côté… et de l’autre, illustration d’un texte de Gwendoline Raisson, l’école des loisirs (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Félix à Paris, illustration d’un texte de Géraldine Renault, Éditions Tourbillon (2014).
  • Debout, Super !, illustration d’un texte de Gwendoline Raisson, l’école des loisirs (2014).
  • Vite !, illustration d’un texte de Gwendoline Raisson, l’école des loisirs (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Le grand voyage d’un petit escargot, illustration d’un texte de Gwendoline Raisson, Circonflexe (2013).
  • De toutes les couleurs, illustration d’un texte de Gwendoline Raisson, Circonflexe (2012).
  • Des flots de bisous, texte et illustrations, Gautier-Languereau (2009).
  • Ani’gommettes, texte et illustrations, Gautier Languereau (2008).

Le site d’Ella Charbon : http://ellacharbon.ultra-book.com.

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Les invité·e·s du mercredi : Lucie Albon et Ella Charbon

Par 12 juin 2019 Les invités du mercredi

Aujourd’hui, nous recevons deux autrices-illustratrices de talent ! On commence avec Lucie Albon dont vous connaissez sûrement l’adorable souris Lili, puis on part découvrir les secrets de création d’Ella Charbon. Bon mercredi !


L’interview du mercredi : Lucie Albon

Quelques mots sur votre parcours ?
J’ai appris à lire et à écrire tard. Je me souviens encore de la maîtresse de CM2 qui disait : « tout le monde prend une feuille pour la dictée, SAUF LUCIE »
À l’époque, ce vide était largement comblé par le dessin, un mode d’expression que j’ai dû développer rapidement.
Après la 3 ème, les études ont pris un sens car elles ont commencé à m’intéresser.
F12, les Beaux Arts section BD et les Arts Décoratifs en illustration.

Comment se passe l’élaboration de vos albums ? En quoi le processus diffère-t’il pour les albums dont vous êtes l’illustratrice et ceux dont vous êtes également l’autrice ?
Je suis très souvent l’auteure de mes albums, mais j’aime aller vers des univers que je ne connais pas. Quand cela m’arrive, je trouve l’expérience enrichissante, elle oblige à faire des concessions. Je suis amenée ainsi à être plus juste dans la mise en images, car je ne pourrais pas revenir sur le texte pour commencer ou équilibrer le dialogue texte/images.

Vos techniques d’illustrations semblent très variées : comment les sélectionnez-vous ? Pourquoi, par exemple, avoir fait ce choix original de la peinture au doigt pour la série des Lili la souris ?
Pour réaliser mes premiers albums, je peignais sur mes mains et les photographiais un peu comme des marionnettes. Au bout de 7 tomes, 40 pellicules (car nous n’étions pas encore à l’ère du numérique) et un nombre considérable de crampes, je suis passée de la main à l’empreinte qu’elle laisse sur le papier. Beaucoup plus simple pour garder des originaux !
J’explore différentes techniques pour rester vigilante et amoureuse. Je n’aime pas m’ennuyer en travaillant, mais plutôt me laisser surprendre.

Y’a-t-il des auteur·trice·s et illustrateur·trice·s qui vous inspirent ?
Nous sommes constamment inspirés par ce qui nous touche, je n’ai pas de muse à proprement parler et j’aime beaucoup marcher dans la neige fraîche, quitte à me casser la figure 🙂

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
Petite, je ne regardais que l’image mais je me souviens avoir été émue par Léo et Max et les Maximonstres. Adolescente, les biographies d’hommes de science m’attiraient particulièrement.

Peut-on en savoir plus sur vos prochains projets ?
Il y en a toujours plusieurs mais tous ne voient pas le jour !
Le prochain projet ne sera pas un album de BD (pourtant déjà scénarisé mais pas encore découpé) mais peut-être que ce sera « Des insectes ». Projet d’empreintes qui est sur mon bureau depuis 2 ans. Encore plus probablement un album sur les jeux de miroirs pour les tout-petits.

Bibliographie sélective :

  • Coucou, tu me vois ?, texte et illustrations, L’élan Vert (2018).
  • Une vie de grenouille, texte illustrations, Blue Dot (2018)
  • Curieuse fourmi, texte et illustrations, Fleur de ville (2018), que nous avons chroniqué ici.
  • Lili, c’est l’heure !, texte et illustrations, L’élan Vert (2017).
  • Allez, les poulettes !, texte et illustrations, L’élan Vert (2016).
  • Les saisons de Lili, texte et illustrations, L’élan Vert, 2016.
  • Mes premières peintures aux doigts, texte et illustrations, L’élan Vert (2015).
  • Le papillon très pressé, texte et illustrations, Fleur de Ville (2015).
  • L’invention des parents, illustration d’un texte d’Agnès de Lestrade, Le Rouergue (2012).
  • Les fruits de Lili, texte et illustrations, L’élan Vert (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Les cerfs-volants, texte et illustrations, L’élan Vert (2012).


Quand je crée… Ella Charbon

Le processus de création est quelque chose d’étrange pour les gens qui ne sont pas créateur·trice·s eux-mêmes. Comment viennent les idées ? Et est-ce que les auteur·trice·s peuvent écrire dans le métro ? Les illustrateur·trice·s, dessiner dans leur salon devant la télé ? Peut-on créer avec des enfants qui courent à côté ? Faut-il de la musique ou du silence complet ? Régulièrement, nous demandons à des auteur·trice·s et/ou illustrateur·trice·s que nous aimons de nous parler de comment et où ils·elles créent. Cette semaine, c’est Ella Charbon qui nous parle de quand elle crée.

Je crée avec des dessins, des photos et depuis peu je m’autorise à créer aussi avec des mots en inventant mes propres histoires.
J’ai en fait la chance de pouvoir illustrer des histoires de Gwendoline et Jean, mais aussi maintenant, les miennes.
La création peut se faire dans des lieux et à des moments très différents.
Quand j’en suis à la découverte, la lecture du texte, je n’ai pas nécessairement besoin d’être à mon bureau. Tout support horizontal fera l’affaire : la table d’un café, la tablette d’un train, mes genoux…
J’imprime le texte et j’annote alors dans la marge les idées qui me viennent, les personnages que j’imagine pour cette histoire, leurs attitudes, leurs expressions, les différents cadrages…
Ensuite, je passe aux crayonnés. Bon, là, il me faut vraiment un bureau, le mien c’est l’idéal, mais je peux m’adapter. C’est à cette étape que je vais créer toutes les scènes avec beaucoup de précision. C’est nécessaire pour moi d’aller loin dans les détails, car si le projet est validé, je pourrai passer plus sereinement à la couleur.
Une fois les crayonnés terminés, une partie de ping-pong s’engage avec Gwendoline dans notre QG préféré, un salon de thé tout juste entre chez elle et chez moi. On va beaucoup échanger sur le texte, les dessins. Quand la partie s’engage avec Jean, alors notre QG préféré sera le net.
Si je réalise un projet, seule, les idées peuvent venir n’importe où, n’importe quand.
Ça peut être suite à une conversation, ça peut être au beau milieu de la nuit… dans ce cas, cette dernière sera très courte : les idées fusent, le projet peut alors prendre dans ma tête sa forme définitive et c’est au petit matin que je note ce qui m’est venu dans la nuit, en espérant ne pas avoir oublié la moitié de ce que j’avais pu imaginer.
Une fois les crayonnés validés par mon éditeur, j’attaque les couleurs. À ce stade, j’adore écouter des livres audio. J’ai une véritable obsession pour les enregistrements des livres de Roald Dahl, en particulier Coup de gigot et autres histoires à faire peur. J’ai dû l’écouter des centaines de fois, je ne m’en lasse pas, c’est comme retrouver des personnages familiers. C’est rassurant.
J’aime aussi piocher dans les fictions littéraires de France Culture ou dans certaines émissions comme Une vie-une œuvre, La compagnie des auteurs…
Cette ambiance sonore aide à me concentrer.
Mais la journée avance et une fois les enfants rentrés de l’école, je lâche tout: mon ordi, mes crayons, et je passe en mode maman. J’ai assez vite abandonné l’idée de travailler en leur présence. Ma concentration et leur excitation ne forment pas un bon duo.
Je réalise que c’est un métier où on peut ne jamais s’arrêter. On est toujours à l’affut d’une idée, c’est inconscient.
L’idée peut venir d’un mot, d’une peinture, d’un clip, d’une musique, en flânant dans la rue, en jouant avec mes enfants…
La création a aussi besoin d’une grande part de rêverie, c’est essentiel.
Et rêver, finalement, on peut le faire n’importe où, à tout moment…

Ella Charbon est autrice et illustratrice.

Bibliographie sélective :

  • Zélie, viens t’habiller !, texte et illustrations, l’école des loisirs (2019).
  • Nous, on répare tout !, illustration d’un texte de Jean Leroy, l’école des loisirs (2018).
  • Mes petits moments choisis, texte et illustrations, l’école des loisirs (2018), que nous avons chroniqué ici.
  • Caché-Trouvé, texte et illustrations, l’école des loisirs (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Dodo, Super !, illustration d’un texte de Gwendoline Raisson, l’école des loisirs (2017).
  • La soupe aux frites, illustration d’un texte de Jean Leroy, l’école des loisirs (2017).
  • Un gâteau comment ?, illustration d’un texte de Gwendoline Raisson, l’école des loisirs (2017).
  • Raspoutine se déguise, illustration d’un texte de Jean Leroy, l’école des loisirs (2016).
  • La montagne, illustration d’un texte de Delphine Huguet, Milan (2016).
  • D’un côté… et de l’autre, illustration d’un texte de Gwendoline Raisson, l’école des loisirs (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Félix à Paris, illustration d’un texte de Géraldine Renault, Éditions Tourbillon (2014).
  • Debout, Super !, illustration d’un texte de Gwendoline Raisson, l’école des loisirs (2014).
  • Vite !, illustration d’un texte de Gwendoline Raisson, l’école des loisirs (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Le grand voyage d’un petit escargot, illustration d’un texte de Gwendoline Raisson, Circonflexe (2013).
  • De toutes les couleurs, illustration d’un texte de Gwendoline Raisson, Circonflexe (2012).
  • Des flots de bisous, texte et illustrations, Gautier-Languereau (2009).
  • Ani’gommettes, texte et illustrations, Gautier Languereau (2008).

Le site d’Ella Charbon : http://ellacharbon.ultra-book.com.

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Aujourd’hui, un peu de douceur ! Le premier livre est un imagier plein de tendresse, et le second nous embarque sur la banquise, pour se rafraichir un peu pendant la canicule !

Caché-Trouvé
d’Ella Charbon
L’école des loisirs dans la collection Loulou & Cie
10,70 €, 199×201 mm, 34 pages, imprimé en Malaisie, 2017.
Tout doux
de Gaëtan Dorémus
Le Rouergue
15 €, 188×224 mm, 36 pages, imprimé en Italie, 2018.

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Mes petits moments choisis
d’Ella Charbon
L’école des loisirs dans la collection Loulou et Cie
10,50 €, 170×140 mm, 18 pages, imprimé en Malaisie, 2018.
Gogo et Golo sont sur un bateau
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C’est un entretien avec Ella Charbon que je vous propose aujourd’hui, c’est quelqu’un que j’aime beaucoup et je suis ravi qu’elle ait accepté de répondre à mes questions sur son travail et son parcours. Ensuite, c’est à une nouvelle question bête, notre nouvelle rubrique, que Marie-Thérèse Davidson et Mélanie Decourt (Nathan) ont bien voulu répondre : « Quelle est la différence entre une éditrice et une directrice de collection ? » Bon mercredi à vous.


L’interview du mercredi : Ella Charbon

Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?
Je me suis pas mal cherchée avant de devenir illustratrice.
J’ai coché la case étudiante en Droit, puis en Histoire de l’art à l’école du Louvre. Ensuite, je suis devenue assistante photo dans le milieu de la mode.
Puis, avec l’arrivée de mon premier fils, je me suis lancée dans l’illustration.
Ma mère était sculpteur, j’ai donc quand même pas mal baigné dans un milieu créatif, ça vous rattrape !

J’aimerais que vous nous parliez de Mes petits moments choisis qui vient de sortir à l’école des loisirs. Comment est né cet album ?
Un jour, j’ai vu un clip de Cassius, Go upsur internet, qui m’a beaucoup amusée. À l’écran deux vidéos qui n’ont rien à voir ensemble sont associées, chacune occupe la moitié de l’écran et ça fonctionne.
Ma fille avait alors 2 ans et demi et à cet âge on veut tout faire très vite et si possible en même temps.
A germé alors l’idée d’associer sur une même double deux moments importants pour les enfants, mais qui n’ont, au premier abord, aucun rapport entre eux. On les découvre alors séparément, en ouvrant un volet après l’autre et enfin on associe les deux moments en ouvrant les deux volets en même temps.

Son concept est totalement original, sur chaque double, grâce aux flaps, on a quatre illustrations différentes, comment avez-vous travaillé sur ce projet ?
J’ai fait beaucoup d’essais, de crayonnés afin de voir si ça marchait.
Je suis partie de l’idée de Goûter/Jardiner. J’adore les cactus et je me suis dit que ça pouvait être rigolo de le retrouver dans un cône de glace. C’est parti de là. J’ai commencé le pliage, réalisé une maquette papier, fait les dessins sur les flaps, à l’intérieur, ça fonctionnait.
Une fois, le mécanisme trouvé pour une double, c’était plus évident d’imaginer les autres moments.
J’ai alors décidé de couvrir la journée d’un enfant du petit déjeuner au coucher (en passant par le jeu, le déjeuner, la sieste, le goûter, le bain, l’histoire du soir). Il y a ainsi un fil conducteur.

Quelles techniques d’illustration utilisez-vous ?
Je réalise d’abord un crayonné très détaillé : les expressions, les attitudes, tout est prévu à cette étape.
Ensuite, je redessine sur l’ordinateur avec illustrator.

C’est votre deuxième projet solo, je crois, vous trouvez ça plaisant de travailler seule sur un album ou ça vous manque de partager avec quelqu’un ?
J’avais déjà réalisé deux projets seule (chez Gautier-Languereau), quand j’ai commencé l’illustration, il y a quelque temps déjà.
Et puis, j’ai eu la chance de rencontrer Gwendoline [Raisson, NDLR], avec qui j’ai fait plusieurs livres, et plus récemment Jean [Leroy, NDLR].
J’adore travailler avec eux, à deux.
Le projet évolue grâce aux échanges. Chacun donne ses idées. C’est un vrai travail d’équipe. C’est très riche.
Quand on a des doutes, on peut les partager. On n’est pas seul face à soi-même.
Ces derniers temps, est revenue l’envie de développer un projet solo, ça m’a pas mal obsédée, j’avais besoin de me prouver que je pouvais le faire. J’ai eu l’idée de Caché-Trouvé, paru l’été dernier à l’école des loisirs, collection Loulou et Cie. Je revenais à ma première passion, la photo, ça m’a sûrement aidé à passer le cap. Caché-Trouvé, ce sont mes premiers mots d’auteur (c’est un livre sur les contraires), comme des premiers pas. J’ai aussi eu la chance que le projet plaise à Grégoire Solotareff [éditeur de la collection Loulou & Cie, NDLR]. Ça m’a beaucoup touchée qu’il le prenne, ce projet me tenait tellement à cœur.
J’ai l’impression que ça m’a débloquée (en tout cas pour le moment), j’ai enchaîné avec Mes petits moments choisis.
Ça m’a un peu décomplexée, je peux maintenant m’autoriser à imaginer des choses, seule.
Mais c’est très important pour moi de faire des projets en duo. Tout se complète, se nourrit.
Donc, si je peux continuer à faire les deux, ça m’ira très bien.

Pour revenir sur Gwendoline Raisson, vous avez réalisé de nombreux livres ensemble, parlez-nous de votre collaboration
Ah Gwendoline, ma très chère Gwendoline !
C’est une amie commune (Hélène pour ne pas la citer) qui nous a mises en contact. Je démarrais en tant qu’illustratrice, je me posais pas mal de questions, Gwendoline avait déjà publié de nombreux livres. Elle a été très à l’écoute, très généreuse… L’idée de travailler ensemble est venue naturellement. Et naturellement aussi, on est devenues amies.
On s’est créé un bureau dans un espace coworking… euh non, en fait, on se retrouve dans un salon de thé se situant exactement entre chez elle et chez moi (on habite à côté). C’est donc là, entourées de pâtisseries, tartes salées, sucrées que nous échangeons sur nos projets.
Le projet peut démarrer d’un texte que Gwendoline m’envoie, d’une idée que je lui propose, de dessins… tout est possible.
Et bien sûr, on part de cette idée et au fil de la discussion on en développe d’autres, c’est trop bon.
Mais toutes les bonnes choses ayant une fin, au bout d’un moment chacune rentre chez soi.
Je travaille alors les crayonnés à partir de son texte, on en discute cette fois par mail, par téléphone, on se renvoie le projet avec nos remarques, une agréable partie de ping-pong s’installe et enfin, quand on est satisfaites, on se dit que là, on peut présenter le projet.
Et voilà.

Où trouvez-vous votre inspiration ?
Un peu partout. Mes enfants, des expos, un film, une image, un livre, des mots…

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’ado ?
Un livre qui me vient tout de suite à l’esprit, que j’ai gardé et que je lis encore à mes enfants : Drôle de zoo de Mc Hargue et Foreman. Partir d’une situation du quotidien et la transformer en quelque chose d’extraordinaire grâce à l’imaginaire enfantin. L’enfant arrive à ses fins par ses propres moyens, sa frustration l’amène à trouver une solution.
Les ombres des personnages humains deviennent des animaux aux yeux de l’enfant, j’adore ce côté « transformation ».
J’adore aussi Le grand livre vert, les illustrations de Maurice Sendak sont incroyables, à la fois drôles et élégantes.
Héloïse de Kay Thompson, le dessin est aussi étonnant, le livre impertinent.
Dans ces livres, l’enfant est plein de ressources, intelligent, vif, malin.
J’ai aussi été bercée par Roald Dahl, j’écoute d’ailleurs ses histoires audio en travaillant.
Sinon, ado, je dévorais la BD, je la dévore encore maintenant.

Y a-t-il des illustrateurs ou des illustratrices dont le travail vous touche ou vous inspire ?
Maurice Sendak, Quentin Blake, Anthony Browne (Anna et le gorille, les cadrages sont très proches de ceux de la photo)… et beaucoup beaucoup d’autres… j’adore quand on sent un grain de folie, une malice dans les expressions.
Des auteurs de BD : Richard Thompson (Cul de sac), Emmanuel Guibert (L’enfance d’Alan…), Anouk Ricard, Jiro Taniguchi…
Je vais m’arrêter là, la liste serait trop longue…

Sur quels projets travaillez-vous actuellement ?
À l’automne, va sortir dans la collection Loulou et Cie, éditions l’école des loisirs, Nous, on répare tout ! On y retrouvera les personnages de La soupe aux frites, avec bien évidemment Jean pour le texte. On travaille aussi sur une nouvelle histoire.
Gwendoline et moi avons quelques projets en préparation… Surprise…
Et dans le coin de ma tête et d’un carnet, des projets persos… À moi de les mettre en forme, toute seule, comme une grande.

Allez une dernière question (tirée de Mes petits moments choisis)… Faire la sieste ou s’évader ?
Haha, et pourquoi pas les deux? Faire la sieste pour mieux s’évader…

Bibliographie sélective :

  • Mes petits moments choisis, texte et illustrations, l’école des loisirs (2018).
  • Caché-Trouvé, texte et illustrations, l’école des loisirs (2017).
  • Dodo, Super !, illustration d’un texte de Gwendoline Raisson, l’école des loisirs (2017).
  • La soupe aux frites, illustration d’un texte de Jean Leroy, l’école des loisirs (2017).
  • Un gâteau comment ?, illustration d’un texte de Gwendoline Raisson, l’école des loisirs (2017).
  • Raspoutine se déguise, illustration d’un texte de Jean Leroy, l’école des loisirs (2016).
  • La montagne, illustration d’un texte de Delphine Huguet, Milan (2016).
  • D’un côté… et de l’autre, illustration d’un texte de Gwendoline Raisson, l’école des loisirs (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Félix à Paris, illustration d’un texte de Géraldine Renault, Éditions Tourbillon (2014).
  • Debout, Super !, illustration d’un texte de Gwendoline Raisson, l’école des loisirs (2014).
  • Vite !, illustration d’un texte de Gwendoline Raisson, l’école des loisirs (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Le grand voyage d’un petit escargot, illustration d’un texte de Gwendoline Raisson, Circonflexe (2013).
  • De toutes les couleurs, illustration d’un texte de Gwendoline Raisson, Circonflexe (2012).
  • Des flots de bisous, texte et illustrations, Gautier-Languereau (2009).
  • Ani’gommettes, texte et illustrations, Gautier Languereau (2008).

Le site d’Ella Charbon : http://ellacharbon.ultra-book.com.
Une vidéo pour aller plus loin : https://www.youtube.com/watch?v=sFWcoWj53xM.


Ma question est peut-être bête, mais…

Régulièrement, on osera poser une question qui peut sembler un peu bête (mais l’est-elle vraiment ?) à des auteur·trice·s, illustrateur·trice·s, éditeur·trice·s… Histoire de répondre à des questions que tout le monde se pose ou de tordre le cou à des idées reçues. Cette fois-ci, j’ai demandé à Marie-Thérèse Davidson (directrice de collection chez Nathan) et à Mélanie Decourt (éditrice chez Nathan) « Quelle est la différence entre une éditrice et une directrice de collection ? ». Je vous propose de lire leurs réponses. Si vous avez des questions bêtes, n’hésitez pas à nous les proposer !

Marie-Thérèse Davidson
NOTE LIMINAIRE 1 : de même qu’autrefois, on utilisait les noms de métier au masculin même pour désigner des femmes exerçant ce métier, ici j’ai choisi de suivre l’exemple de l’auteur de la question et d’utiliser la forme féminine des noms de métier – ce qui ne signifie absolument pas que je souhaite l’exclusion des hommes encore présents dans le domaine de l’écriture et de l’édition !!
NOTE LIMINAIRE 2 : tout ce qui suit correspond à et seulement à ma propre expérience de directrice de collection (Histoires Noires de la Mythologie et Histoires de la Bible) des éditions Nathan.
La directrice de collection n’intervient que s’il y a collection (et encore, pas toujours : une éditrice peut en être chargée). Une collection, c’est un ensemble d’ouvrages reconnaissables à leur présentation identique, souvent réunis par leur genre (poésie, BD…), leur thème (souvenirs d’enfance, mythologie…), etc.
La première différence – de taille ! – entre l’éditrice et la directrice que je suis est que je ne suis pas une salariée de l’entreprise mais une contractuelle, rémunérée en droits d’auteur – droits qui ne sont pas en rapport avec le temps consacré au travail, mais avec le succès de l’œuvre. Par ailleurs, la rédaction d’une partie documentaire qui venait compléter le roman mythologique était incluse dans mon travail de directrice. Puis ce travail de rédaction, nettement plus important que ce qui avait été prévu, a été reconnu comme excédant les exigences de mon rôle, et méritant donc une rémunération supplémentaire.
Par ailleurs, j’interviens davantage comme « experte » dans les domaines couverts par mes collections, Bible ou mythologie, et moins dans le travail « littéraire » sur le manuscrit. C’est-à-dire que mon rôle principal consiste à veiller à ce que les mythes (ou la Bible) ne soient pas « trahis »*, qu’il n’y ait pas d’anachronismes, etc.
Mais en dehors de cela, j’ai les mêmes tâches que l’éditrice (choix des sujets, contact avec les auteurs, relecture et commentaire des manuscrits) et le plus souvent, c’est moi qui sers de médiateur entre l’autrice et l’éditrice (que je ne remplace donc pas). De même, je suis consultée quand il s’agit de choisir le titre ou l’illustration de couverture, mais les décisions se prennent toujours à deux, trois (en incluant l’autrice), voire davantage (d’autres employés de Nathan). Enfin, je n’interviens pas du tout dans la mise en page et les étapes finales de la publication.
Bref, je n’ai pas tant l’impression de diriger que de participer à l’élaboration de « mes » deux collections !

* Il faudrait un plus long développement pour préciser ce que peut signifier trahir un mythe (!) ou ce qu’est un anachronisme dans un récit notoirement fictif…
Marie-Thérèse Davidson est directrice de collection (Histoires noires de la mythologie) chez Nathan.

Mélanie Decourt:
L’éditrice, comme son nom l’indique, édite les livres : c’est-à-dire qu’elle permet à une œuvre d’être publiée sous forme de livre. Le travail sur le texte est le cœur de sa mission, mais elle ne se limite pas à cela.
La mission commence par le choix des manuscrits. L’équipe éditoriale choisit un projet selon de nombreux critères, à commencer par sa valeur littéraire et artistique (est-il bien écrit, bien illustré, bien raconté, bien construit ? a-t-il un style, un ton, une voix, un enjeu ? apportera-t-il quelque chose à ses lecteurs ?), l’adéquation à la ligne éditoriale de la maison d’édition ou de la collection (ce projet rentre-t-il dans la charte de la collection ? est-il en phase avec les valeurs de la maison ? fait-il doublon avec le catalogue ? ou au contraire apporte-t-il quelque chose de nouveau ? pourra-t-il être bien porté par nos équipes éditoriales et de diffusion ? sommes-nous la bonne maison pour le défendre ?), mais aussi le potentiel commercial, les risques éventuels, la notoriété de l’auteur, la qualité du sujet, etc. Dans le cas d’une collection, la directrice de collection intervient à ce stade pour donner son avis sur le texte et son potentiel.
Une fois le projet retenu, on entre dans la phase d’édition à proprement parler, à savoir la transformation du manuscrit en texte bon à publier. À cette étape, s’il y a une directrice de collection, c’est elle qui travaille avec l’auteur·trice. Plusieurs allers-retours sont nécessaires pour caler le texte : en passant du papier de verre gros grain (réécrire des chapitres entiers, revoir la structure narrative) au grain ultra fin (peaufiner le style, supprimer les répétitions).
Une fois le texte établi, l’éditrice le prépare pour la mise en page : chasse aux dernières fautes de grammaire, d’orthographe, de typographie.
Ensuite l’éditrice coordonne le travail de mise en page avec le ou la graphiste, l’illustrateur·trice, le relecteur ou la relectrice, jusqu’à ce que le texte soit bon pour l’impression.
C’est aussi elle qui s’occupe des choix de format et de papier avec l’équipe de fabrication.
Elle discute aussi des conditions de mise en vente du livre, en collaboration avec l’équipe marketing (date de sortie, prix, rayon, promotion, etc.)
C’est elle qui présente le projet à l’équipe de diffusion qui proposera l’ouvrage aux libraires.
On le voit son travail s’apparente à celui d’une chef d’orchestre : sans elle, rien ne fonctionne dans les temps (et dans le budget !).
L’éditrice est le plus souvent salariée d’une maison d’édition. (Certaines travaillent en freelance, auquel cas elles sont payées au forfait, sur facture.) Les auteur·trice·s ou directeur·trice·s de collection sont payé·e·s en droit d’auteur, proportionnel aux ventes du livre.
Mélanie Decourt est directrice éditoriale fictions découvertes chez Nathan.

 

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