La mare aux mots
Parcourir le tag

Elsa Fouquier

Les invité·e·s du mercredi : Elsa Fouquier, Olivier Belhomme et Florent Grandin

Par 6 décembre 2017 Les invités du mercredi

J’ai adoré Les habits, le dernier album d’Elsa Fouquier, j’ai donc voulu en savoir un peu plus sur elle. Elle a accepté de répondre à mes questions. Ensuite, c’est à une nouvelle question bête, notre nouvelle rubrique, qu’Olivier Belhomme (L’Atelier du Poisson Soluble) et Florent Grandin (Père Fouettard) ont bien voulu répondre : « Un éditeur, ça gagne beaucoup d’argent ? » Bon mercredi à vous.


L’interview du mercredi : Elsa Fouquier

Parlez-nous de votre parcours.
Passionnée de BD j’ai eu envie dès 14 ans de me diriger vers le dessin. Je me suis orientée au lycée vers un bac Arts plastiques, puis j’ai enchaîné avec l’école Émile Cohl, à Lyon. Là bas je me découvre une passion pour l’illustration !

Quelles techniques d’illustration utilisez-vous ?
Je dessine au crayon sur une feuille puis je scanne et passe au numérique. Je mets la couleur avec le logiciel Photoshop à l’aide d’une tablette graphique.
Ces jours-ci je reprends la peinture, la broderie, les pochoirs… J’ai très envie de renouer avec une mise en couleurs traditionnelle.

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre album Les habits que je trouve magnifique ?
Merci tout d’abord 🙂 Il s’agissait de faire des images simples et de rester dans des gammes de couleurs restreintes et assez « classes » tout en donnant du relief avec de la matière. Pour les touts petits, il faut être bien lisible et en même temps les intéresser avec des couleurs vives !
J’ai aimé représenter des enfants différents et je trouve la fabrication d’une grande qualité. Les mécanismes sont chouettes, solides et créent tout de suite une interaction avec les plus petits.

Comment choisissez-vous vos projets ?
Il y a une chose qui joue beaucoup dans le choix de mes projets, c’est le temps !
Il faut que mon planning soit raccord avec les dates de rendus prévues.
Bien sûr, la qualité du projet, et l’enthousiasme de l’éditeur/trice.
Si en plus c’est quelque chose de nouveau pour moi, ça me donne toujours très envie ! J’ai par exemple illustré un calendrier de l’avent l’année dernière.
Et puis bien sur l’aspect financier, que les droits d’auteurs soient corrects.

Où trouvez-vous votre inspiration ?
Mes sources d’inspirations sont d’abord mes souvenirs d’enfant, mes sensations et envies d’enfant. Et puis maintenant mes propres enfants m’inspirent au quotidien !
J’aime beaucoup aussi instagram qui mélange photographes, peintres, illustrateurs, danseurs, designeurs… Qui est un melting pot très inspirant. Parfois complexant 😉

Quelles étaient vos lectures d’enfant et d’adolescente ?
Je suis une grande lectrice, je l’étais encore plus enfant et adolescente. Enfant je garde un super souvenir de Max et les maximonstres, de Fantômette, des J’aime lire et des Mickey parade ! Puis il y a eu les Royaumes du Nord, le Seigneur des anneaux, Harry Potter… J’ai ensuite lu beaucoup de mangas comme Akira ou des BD comme les Donjon, de Trondheim et Sfar, qui me font toujours beaucoup rire.

Parlez-nous de vos prochains ouvrages
Après 10 ans de dessin, j’ai très envie de travailler l’écriture. Enfant je voulais être écrivaine ! J’ai envie de développer des projets qui me trottent dans la tête depuis longtemps, au texte comme au dessin.
En ce moment je mets en couleur un livre pour les tout-petits sur le thème d’un toboggan aquatique… que j’ai imaginé du début à la fin !

Bibliographie sélective :

  • La maternelle de Milo, illustration d’un texte de Pakita, Rageot (2017).
  • Cendrillon, loisirs créatif, Milan (2017).
  • Rock’n’roll baby, illustration de chansons, Gallimard Jeunesse (2017).
  • Mes berceuses jazz, illustration de chansons, Gallimard Jeunesse (2017).
  • Les habits, texte et illustrations, Gallimard Jeunesse (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Mes comptines des animaux, illustration de comptines, Gallimard Jeunesse (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Mes plus belles berceuses jazz et autres musiques douces pour les petits, illustration de chansons, Gallimard Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Mes berceuses, illustration de chansons, Gallimard Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Mes comptines vol.2, illustration de comptines, Gallimard Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Série Jenny and Jack, illustration d’un texte d’Orianne Lallemand et Tamara Page-Jones, Nathan (2014), que nous avons chroniqué ici et .
  • Mes comptines, illustration de chansons, Gallimard Jeunesse (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Mes chansonnettes, illustration de chansons, Gallimard Jeunesse (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Le pilate pour les petits, illustration d’un texte de Rida Ouerghi, Gallimard (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Les caprices de Mélisse, illustration d’un texte de Benoît Broyart, Milan (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Gym et comptines pour les petits, illustration de textes de Rida Ouerghi, Gallimard Jeunesse (2012), que nous avons chroniqué ici.


Ma question est peut-être bête, mais…

Régulièrement, on osera poser une question qui peut sembler un peu bête (mais l’est-elle vraiment ?) à des auteur·trice·s, illustrateur·trice·s, éditeur·trice·s… Histoire de répondre à des questions que tout le monde se pose ou de tordre le cou à des idées reçues. Cette fois-ci, j’ai demandé à Olivier Belhomme (L’atelier du Poisson Soluble) et Florent Grandin (Père Fouettard) « Un éditeur, ça gagne beaucoup d’argent ? ». Je vous propose de lire leurs réponses. Si vous avez des questions bêtes, n’hésitez pas à nous les proposer !

Olivier Belhomme :
Être ou ne pas être… riche ? telle est la question.
Dans l’édition comme dans beaucoup de métiers, on doit pouvoir devenir riche, très riche même. Si on fabrique des livres et qu’on les commercialise comme des lessives ou des soupes, en segmentant le marché et en visant les cœurs de cible comme nous l’ont appris nos professeurs, on doit pouvoir y parvenir.
Par contre, si on conçoit des ouvrages comme des œuvres d’art pouvant bousculer les conventions, dépasser les classifications, ce sera plus difficile mais pas impossible pour autant. Mais comme ce n’est pas l’objectif, peu importe finalement, non ?
En ces temps de surproduction qui réduit dramatiquement leur durée de vie, chaque nouveauté chassant la précédente de plus en plus rapidement, la question ne porte plus sur la richesse mais sur la survie. Peut-on encore prendre des risques éditoriaux si l’on ne laisse plus de temps pour la rencontre du lecteur avec le livre ?
Olivier Belhomme est éditeur chez L’atelier du poisson soluble.

Florent Grandin :
Il faudrait déjà s’entendre sur ce qu’est un éditeur. Si c’est la personne qui, au sein d’une maison d’édition de taille moyenne ou d’un grand groupe, est en charge de choisir les titres qui vont être publiés, dans mon cercle de connaissances et cela n’a aucune valeur statistique, les écarts sont grands : de 1300 € à 3000 € mensuel net. Il est vrai qu’au sein du monde du livre, le secteur jeunesse est loin d’être le plus généreux en termes de carrière et de salaires.
Je connais des dirigeantes et dirigeants de maisons indépendantes qui se rémunèrent moins que le salaire minimum ou même pas du tout certaines années. Si certains bénéficient de revenus annexes ou d’un patrimoine, d’autres vivent dans une précarité évidente.
Je suppose que cette image d’un éditeur qui gagne beaucoup d’argent renvoie plutôt à la maison d’édition. Sur le prix du livre, la part d’un éditeur oscille entre 40 et 45 %. Sur cette part, il doit rétribuer le ou les auteurs (de 4 à 12 % du prix du livre), l’imprimeur, la promotion. Il lui reste donc peu pour couvrir les frais généraux de sa structure, les salaires, dont le sien. C’est un tabou mais il y a plus de livres déficitaires que de livres bénéficiaires, la recherche et la publication de nouveaux auteurs, de nouveaux livres est un chantier aussi exaltant qu’il est peu rentable.
Évidemment la problématique n’est pas la même lorsque l’éditeur possède son outil de diffusion (l’équipe de représentants qui vendent ses livres) ou même de distribution, ce sont plus des logiques de groupes que d’éditeurs.
Quelques maisons d’édition dégagent des profits solides, elles bénéficient de situations de rente grâce aux marchés captifs qu’elles ont organisés avec des ventes aux collectivités ou des prescriptions scolaires, c’est un oligopole qui n’est évidemment pas ouvert ! Mais des groupes importants et historiques aussi peuvent s’avérer incroyablement déficitaires. On ne peut pas dire que l’édition soit un secteur propice à un retour sur investissement généreux.
L’idée qu’un éditeur « gagne beaucoup d’argent » n’est pas répandue dans le grand public ou chez les lecteurs. Quand on entend cette idée reçue, et je l’entends parfois, elle vient généralement des libraires ou des auteurs qui souhaitent, légitiment ou non, remettre en cause leur part dans le prix du livre. À mon humble avis le problème n’est pas tant dans la répartition que dans le prix du livre en lui-même. Il est trop faible pour rémunérer correctement les acteurs de la chaîne du livre et comme il augmente moins vite que l’inflation cet état de fait n’est pas en voie de s’améliorer.
Je suis cependant assez d’accord pour dire que certains éditeurs réduisent leurs risques ou augmentent leurs marges en grattant sur les droits sur vente revenant aux auteurs ou leurs avaloirs. Il n’y a aucune raison qu’un auteur jeunesse reçoive un pourcentage inférieur à un auteur pour adulte. Un illustrateur doit pouvoir bénéficier d’une avance correspondant à son investissement en temps et en matériel. C’est rageant de voir les auteurs jeunesse compter sur les animations scolaires pour vivre alors que c’est la vente de leurs livres qui devrait les rémunérer correctement. Je ne crois pas à la bonne volonté d’un acteur comme le SNE [NDLR : Syndicat national de l’édition], c’est à la loi de déterminer un pourcentage minimum de droits d’auteurs (10 % comme c’est le cas au Brésil).
Le prix public d’un livre jeunesse est toujours moindre. Un album à plus de 15 € est considéré comme cher. Un roman de la même pagination est vendu moins cher. Difficile de vivre avec une telle économie. Prix de fabrication élevé, prix de vente faible, marché écrasé par quelques best-sellers qui cachent la forêt des petites ventes.
Bien que le marché du livre soit stable, publier un album pour enfants est une entreprise risquée. L’impression est coûteuse, la promotion requiert des coûts de déplacements et des investissements en PLV [NDLR : Publicité sur le lieu de vente] et publicité importants. Heureusement, les bonnes ventes permettent de financer les jeunes auteurs ou les livres risqués, une sorte de mutualisation des risques.
Être éditeur est une aventure extraordinaire, son rôle de pivot en fait tout l’intérêt car il demande un savoir-faire, un goût et une implication dans des domaines très différents et parfois même antagonistes. Pour faire une réponse courte, à part quelques exceptions, nous ne choisissons pas ce métier pour gagner beaucoup d’argent et de fait, un éditeur ne gagne pas beaucoup d’argent.
Florent Grandin est éditeur chez Père Fouettard.

You Might Also Like

Les plus jeunes vont apprendre plein de choses

Par 3 novembre 2017 Livres Jeunesse

Des ouvrages à destination des très jeunes enfants qui leur font découvrir le monde qui les entoure.

Mon tout premier Larousse des comment ?
Texte de Sophie de Mullenheim, illustré par Camille Roy
Larousse dans la collection Mon tout premier Larousse
16,95 €, 258×226 mm, 28 pages, imprimé en Chine, 2017.
Mon tout premier Larousse des pourquoi ?
Texte de Sophie de Mullenheim, illustré par Jocelyn Millet
Larousse dans la collection Mon tout premier Larousse
16,95 €, 258×226 mm, 28 pages, imprimé en Chine, 2017.
À la maison
de Marjorie Béal
Magnard Jeunesse dans la collection Tourne et devine
9,95 €, 181×181 mm, 12 pages, imprimé en Chine, 2017.
Les habits
d’Elsa Fouquier
Gallimard Jeunesse dans la collection Mes premières découvertes
8,90 €, 175×175 mm, 10 pages, imprimé en Chine, 2017.

You Might Also Like

Comptines et chansons !

Par 12 août 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui on ouvre grand les oreilles pour découvrir deux livres de comptines et faire des bêtises avec le grand Henri Dès !

La famille tortue
Comptine illustrée par Marie Mahler
Didier Jeunesse dans la collection Pirouette
9,90 €, 190×190 mm, 24 pages, imprimé en Malaisie, 2016.
Mes comptines des animaux
Comptines illustrées par Elsa Fouquier
Gallimard Jeunesse musique dans la collection Mes petits imagiers sonores
10,10 €, 150×150 mm, 16 pages, imprimé en Chine, 2016.
Les Bêtises
Chansons d’Henri Dès, illustrées par Vincent Mathy
Les Éditions des Braques
18,30 €, 210×210 mm, 36 pages, imprimé en France, 2016.

You Might Also Like

Musiques pour les plus petits

Par 24 juillet 2015 Livres Jeunesse, Musique pour enfants

Je vous propose aujourd’hui une sélection de livres-CD et livres musicaux pour les plus petits. Tous les ouvrages présentés ici sont cartonnés et donc peuvent être mis dans les mains des tout-petits. Demain, je vous proposerai une sélection pour les plus grands.

Mes plus belles berceuses JazzGallimard Jeunesse, en collaboration avec TSF Jazz propose une sélection de berceuses jazz et autres musiques douces pour les petits. Dean Martin, Billie Holiday, Sarah Vaughan, Louis Amstrong, Ella Fitzgerald, Peggy Lee, Django Reinhardt, Frank Sinatra, Nina Simone, Bing Crosby… la sélection est absolument magnifique. Les parents se régalent tout autant (plus ?) que les enfants ! L’ouvrage, quant à lui, est illustré par Elsa Fouquier, Alexandra Huard, Clotilde Perrin et Charlotte Roederer et là aussi on se régale !
Cinquante-deux minutes de pur bonheur à partager en famille.
Le même vu par Chez Clarabel et Sous le feuillage.

Mes berceusesOn reste dans les berceuses, mais on retrouve des classiques : Dodo, l’enfant do, Toc, toc, toc, Passe la dormette, Un petit grain d’or, Le tour de la maison et Fais dodo, Colas mon p’tit frère. Mes berceuses est sorti dans la super collection Mes petits imagiers sonores chez Gallimard, une collection absolument indispensable. L’enfant appuie sur une pastille et la musique se déclenche (et le livre a un petit interrupteur caché parce que bon…). Les paroles sont proposées pour les parents qui voudraient chanter en même temps que la chanson et côté illustration c’est Elsa Fouquier qui accompagne avec beaucoup de douceur les chansons.
Encore un ouvrage très réussi d’une collection que les enfants adorent.
Le même vu par Chez Clarabel.

Mon petit BeethovenEt si l’on écoutait un peu Beethoven ? Même principe que la collection Mes petits imagiers de chez Gallimard, on va appuyer sur des pastilles pour écouter un extrait de La lettre à Élise, de La marche turque, du Concerto pour violon en ré majeur, de la Symphonie pastorale n° 6, du Menuet en sol majeur ou de l’Hymne à la joie. Côté illustration, ce sont les dessins de Séverine Cordier qui viennent rendre le livre gai et coloré. Ici, la pastille n’est pas évidente à trouver, c’est pour prendre le temps de découvrir le dessin et de jouer à chercher. Petit bémol en comparaison avec le livre précédent, le son est assez fort et ici pas d’interrupteur !
Un joli petit livre aux belles illustrations pour s’initier à la musique classique.

Comptines pour jouer dans l'eauEt si l’on jouait dans l’eau ? C’est ce que nous propose ce nouvel opus de la super collection Éveil Musical de Didier Jeunesse, Comptines pour jouer dans l’eau ! Chœurs d’enfants ou chanteur-euse-s adultes (on retrouve avec grand plaisir la pétillante Nathalie Tual), chansons traditionnelles ou créations, en français ou même en breton (magnifique version de Tri Martolod) les chansons sont variées, mais l’ensemble reste cohérent et s’écoute avec beaucoup de plaisir. Le très joli livre est illustré par la talentueuse Cécile Hudrisier. Seul un petit bémol, je trouve les pochettes CD de cette collection souvent très mal faites. Le CD est difficile à sortir (le plastique adhère au CD) et il faut faire très attention, en sortant le CD, à ce qu’il ne touche pas la colle de la fermeture… sinon il sera inécoutable.
Une super compilation pour célébrer l’eau !
Le même vu par Sous le feuillage,  et Maman baobab.
Des extraits sur le site de la maison d’édition.

Comptines pour chanter le Far WestMaintenant, on file au Far West ! Sorti dans la même collection que le précédent (et donc avec le même défaut au niveau de la pochette), Comptines pour chanter le Far West propose des chansons avec des cow-boys et des Indiens. On va danser au son du banjo ou chanter en canon. On trouve là encore des classiques comme She’ll be coming round the moutain (version en anglais de Il descend de la montagne à cheval) ou Nagawika et des chansons bien moins connues. Côté interprète, on retrouve encore avec joie Nathalie Tual, mais aussi Framix. Et c’est encore Cécile Hudrisier qui illustre.
Encore une très bonne compilation pour les petits cow-boys et les petit-e-s indien-ne-s.
Le même vu par Des livres, etc, Le tiroir à histoires, Butiner de livres en livres, Sous le feuillage et Chez Gaëlle la libraire.
Des extraits sur le site de la maison d’édition.

Mon imagier des chansons de la maternelleDans Mon imagier des chansons de la maternelle on va retrouver des chansons bien connues des plus jeunes : L’as-tu vu, l’as-tu vu ?, Maman les p’tits bateaux, Un petit poisson, un petit oiseau, Une chanson douce… Seize chansons qu’on adore chanter avec eux-elles. Elles sont ici interprétées par de jeunes enfants (parfois accompagnés d’un-e adulte) et j’avoue avoir été assez dérangé par les soucis de prononciation TRÈS marqués des enfants (« zé vu le loup, le renard de la belette », « Les petits j’enfants », « sa bousse est un bonbon »…) et disons-le clairement… le chant est parfois approximatif ! Après les pistes chantées, on trouve les pistes musicales pour pouvoir chanter nous aussi. C’est Charlotte Roederer qui illustre avec beaucoup de douceur. Côté pratique, la pochette du CD se détache pour pouvoir garder le CD et laisser le livre aux enfants sans risque.
Un livre-CD regroupant des grands classiques de la maternelle chantés par des enfants qui séduiront certainement plus les enfants que les parents.
Le même vu par Enfantipages et Chez Clarabel.

ComptinesVol2On reste avec les comptines et l’on retrouve la collection Mes petits imagiers sonores de chez Gallimard. Dans ce second tome de Mes comptines on retrouve Une souris verte, À la claire fontaine, Il était une bergère, Les petits poissons, Gentil coquelicot et La mère Michel. J’avoue avoir eu un peu de mal là aussi avec les interprétations approximatives des enfants, mais ces livres à pastilles ont comme intérêt que les enfants peuvent les écouter sans nous ! C’est là encore Elsa Fouquier qui illustre pour notre plus grand plaisir et celui des enfants !
Six comptines classiques regroupées dans un joli petit livre.
Le même vu par Chez Clarabel.

Mes premières comptines avec bébéMes premières comptines avec bébé propose de jouer. On se tient le menton sur l’air de La barbichette, on saute sur les genoux des parents en écoutant À cheval sur mon bidet, on bouge dans les bras au son de À la une, dans la lune, on montre les parties de son visage en écoutant Voici mon front ou Toc, toc qui est là et l’on se balance assis sur un adulte au son de Bateau sur l’eau. Comme dans le précédent livre Gründ je trouve le son un peu trop fort, mais les interprétations et les illustrations de Séverine Cordier sont vraiment sympas.
Un livre sonore regroupant des petites comptines à jouer.
Le même vu par Livres et merveilles et Sous le feuillage.

En route avec les comptinesEncore un livre sorti chez Gründ et illustré par Séverine Cordier, En route avec les comptines ! Ici, on va prendre l’autobus (Les roues de l’autobus), le bateau (Maman les p’tits bateaux), le camion de pompier (Au feu, les pompiers !), la poussette (Ma poussette), la voiture (Une petite automobile) et même le taxi (Ixatnu siofnnut i avaiy). Même défaut que les précédents, mais on se réjouit une nouvelle fois d’écouter ces chansons incontournables !
Un livre à puce sur la thématique des transports.
Le même vu par Livres et merveilles et Sous le feuillage.

petites comptines de la familleOn termine avec Petites comptines de la famille, un album sorti chez Milan. Ici, on nous propose une sorte de petit clavier avec des pastilles illustrées et il faudra appuyer sur la pastille dont le dessin correspond à la page sur laquelle on est. On va écouter Ah, vous dirai-je, maman, Bonjour ma cousine, J’aime papa, j’aime maman, C’est demain dimanche, Petit papa, Mon père m’a donné un mari et La famille tortue. Les interprétations sont très sympas et les illustrations de Julie Mercier pleines de couleurs et de pep’s. Une fois que l’on connaît le livre, plus besoin de tourner les pages pour écouter les musiques, l’enfant choisit la chanson qu’il veut écouter en reconnaissant le petit symbole sur la pastille
Un livre musical au concept original.

Quelques pas de plus…
Retrouvez, regroupés dans un tableau Pinterest, tous les CD et livres-CD musicaux que nous avons chroniqués ici.


À part ça ?

Vendredi Sein ce sont des textes, des textes extrêmement forts que j’avais eu la chance de lire il y a quelque temps, son auteure m’ayant fait l’amitié de me les envoyer. On y raconte un cancer du sein. On y raconte le deuil d’un sein, le choix d’une perruque, la réaction des enfants, leurs mots drôles, leurs mots lourds. Ce sont des textes bouleversants, mais pourtant drôles… parfois. Parce qu’il faut rire des pires moments dans la vie, quand on peut. Son auteure a décidé de les publier sur Facebook… C’est gratuit, vous n’avez qu’à cliquer, vous n’avez qu’à lire et vous n’avez qu’à partager. Vous n’avez qu’à. Vous n’allez pas le regretter. C’est ici.

Gabriel

You Might Also Like

Aventures et musique en anglais !

Par 27 juin 2015 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose une nouvelle sélection d’ouvrages destinés à se familiariser avec la langue anglaise, à tout âge !

let's play with the animalsJenny et Jack, son ami perroquet aimeraient jouer à cache-cache avec les animaux de la forêt. Mais tout le monde a disparu… Où sont donc passés le lapin, le cheval, le chat, le poisson, le cochon et l’oiseau ? Heureusement que Jenny a des pouvoirs magiques et qu’avec sa baguette et son balai elle va réussir à retrouver la trace de ses amis.
Tous les ans, un grand jeu est organisé dans la forêt. Tous les jeunes sorciers y participent et le vainqueur remportera un cadeau magique de la part du vieux sage. De multiples épreuves attendent les concurrents. Ils devront notamment savoir compter jusqu’à 10… Heureusement, Jenny maîtrise parfaitement la question ! Aidée de Jack, elle se démène pour gagner cette grande course !
let's count togetherOn retrouve Jenny et Jack avec plaisir dans ces deux nouvelles aventures bilingues. Les histoires d’Orianne Lallemand et Tamara Page-Jones sont racontées en français, mais les paroles de certains personnages apparaissent dans des bulles, en anglais ! Une version audio est disponible sur le site de l’éditeur, pour accompagner la découverte du livre et entendre la bonne prononciation des mots anglais. Avec Let’s count together et Let’s play with the animals, les deux derniers albums de la collection, on retrouve un texte drôle et rythmé avec des personnages attachants et de vraies péripéties, une construction faite pour se familiariser doucement avec la langue de Shakespeare et les notions les plus simples, et de jolies illustrations colorées d’Elsa Fouquier. Un bon moyen de joindre l’utile à l’agréable !
Les mêmes vus par Maman Baobab et Les lectures de Liyah.

VIVE LES COULEURSTwiki et Twini, deux kiwis (les animaux évidemment, pas les fruits), entreprennent de se mettre à la peinture ! Ils découvrent donc la magie des couleurs, mais surtout la séance artistique ne se passe pas tout à fait comme prévu… Les deux compères ne sont pas des plus adroits et les catastrophes s’enchaînent ! Termineront-ils leur œuvre ?
Accompagnées d’un CD pour joindre la version audio à la découverte du livre (et découvrir la chanson des kiwis), les aventures de Twiki et Twini, héros en pâte à modeler issus d’une série d’animation diffusée à la télévision, permettent au lecteur de découvrir une histoire bilingue, avec des passages tantôt en français, tantôt en anglais. Isabelle Duval mélange les deux langues avec finesse dans une histoire pleine d’humour !
Le même vu par Maman Baobab.

chante et découvre l'anglais 2Et si l’on chantait ? Quoi de mieux pour découvrir une langue que de passer par la musique, pour appréhender les intonations et les accents ?
C’est ce que nous propose Chante et Découvre l’anglais Volume 2. À travers une douzaine de chansons originales abordant tour à tour les émotions, les saisons, les aliments, les animaux, l’anniversaire, les nombres ou les villes anglaises, Stéphane Husar nous fait découvrir la musique de la langue anglaise sur des airs pop, jazz, rock… Le livre qui accompagne le CD fournit les paroles des chansons et leur traduction française ainsi qu’un imagier pour chaque thème, qui aide à comprendre les textes et permet d’enrichir son vocabulaire.
Un support ludique pour apprendre en s’amusant, dès le plus jeune âge !
Le même vu par Maman Baobab.

scooby-doo the chocolate phantomScooby-doo, le célèbre chien marron et toute sa bande visitent la foire du chocolat. Mais un fantôme s’introduit dans l’espace d’exposition, détruit tout et menace l’événement ! Les enfants doivent intervenir au plus vite pour arrêter ce malheur !
Sous la forme d’une bande dessinée entièrement présentée en anglais et accompagnée de nombreuses notes en français dans la marge pour aider à la compréhension, The chocolate phantom est une enquête pleine d’humour et de suspense qui permet au lecteur de lire entièrement dans une langue étrangère. Les nombreuses illustrations propres au format de la bande dessinée facilitent encore la compréhension et permettent une lecture autonome ! À la fin de l’ouvrage, on trouve différents jeux. Une très bonne idée bien réalisée, pour entrer complètement dans la langue anglaise, sans filet, ou presque !

MY LOVE MON VAMPIREAlicia est une jeune vampire de 480 ans, rien que ça ! Elle est donc en âge de tuer pour se nourrir. Mais la jeune créature n’est pas comme les autres. Elle ressent des sentiments humains qui l’empêchent d’accomplir son destin de tueuse. Bastien, jeune lycéen l’aperçoit un jour. Il est très intrigué… Il découvrira bientôt quelques secrets de famille troublants qui le plongeront encore un peu plus dans le doute…
My love mon vampire est une histoire bilingue pour les lecteurs aguerris qui se sentent prêts à lire un chapitre entier en anglais, en alternance avec un chapitre en français. N’étant moi-même pas très à l’aise avec l’anglais, j’ai d’abord été un peu effrayée. Puis on prend le rythme, et grâce aux chapitres en français, on retrouve les éventuels éléments incompris dans le passage précédent. Même si je ne suis pas une grande amatrice des histoires de vampire, j’ai trouvé l’histoire de Manu Causse bien ficelée et pleine de suspense. Un support ludique et attractif pour amener les ados à lire en anglais, en douceur !
Le même vu par Butiner de livres en livres.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres d’Orianne Lallemand (
Au secours ! Un fantôme, Let’s go to school with Jenny and Jack !Let’s play with colours with Jenny and Jack !, La Princesse Optipois, Le loup qui changeait de couleurLe loup qui fêtait son anniversaire, Sur les remparts de Saint-MaloLe loup qui n’aimait pas Noël, Le doudou d’Ernestin, Les chaussettes de GaspardAu secours ! Un ogre gloutonP’tit loup rentre à l’écoleAu secours ! Une sorcière au nez crochuAu secours ! Un loup tout poilu et Pestouille et Jolicoeur), Tamara Page-Jones (Let’s go to school with Jenny and Jack ! et Let’s play with colours with Jenny and Jack !), Stéphane Husar (Cat and Mouse : Come to my house !, Cat and Mouse : Feelings, Hello, I am Lily ! from New-York City, Hello, I am Charlie ! from London et J‘apprends l’anglais avec Cat and Mouse, Eat Good Food) et Elsa Fouquier (Mes comptines, Le pilates pour les petits, Les caprices de Mélisse et Gym et comptines pour les petits).

Let’s play with the animals with Jenny and Jack
Texte d’Orianne Lallemand et Tamara Page-Jones, illustré par Elsa Fouquier
Nathan dans la collection Mes premiers bilingues
7,50 €, 173  x 220 mm, 29 pages, imprimé en France, 2014.
Let’s count together with Jenny and Jack
Texte d’Orianne Lallemand et Tamara Page-Jones, illustré par Elsa Fouquier
Nathan dans la collection Mes premiers bilingues
7,50 €, 173 x 220 mm, 29 pages, imprimé en France, 2014.
Twiki et Twini : vive les couleurs !
Texte d’Isabelle Duval
ABC Melody
8,50 €, 170 x 190 mm, 40 pages, imprimé en Chine, 2014.
Chante et découvre l’anglais en musique, volume 2
Texte de Stéphane Husar, illustré par Loïc Méhée et Tom Viguier
ABC Melody
16 €, 150 x 220 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2014.
Scooby-doo The chocolate phantom
Texte de Claude Nimmo
Larousse dans la collection Harrap’s school
6 €, 155 x 195 mm, 63 pages, imprimé en Espagne, 2015.
My love, mon vampire
Texte de Manu Causse, illustré par Marie-Pierre Odoux
Talents Hauts dans la collection Dual
7,60 €, 120 x 190 mm, 96 pages, imprimé en France, 2013.

À part ça ?

palmierLe nouveau numéro de Georges est sorti ! Dans Palmier, vous découvrirez l’interview d’une garde-forestière, une histoire sur les îles Canaries, la recette des palmiers sucrés, un bricolage en papier à réaliser, un document sur le film Georges de la Jungle, et tant d’autres choses encore ! Comme d’habitude, le contenu est original, riche et varié, et les illustrations magnifiques ! Un air de vacances flotte dans l’air !
Magazine Georges, numéro Palmier, 9,90 €.

Marianne

You Might Also Like

Secured By miniOrange