La mare aux mots
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Enlèvement

Un tigre curieux, un explorateur courageux et deux enfants en errance

Par 10 juin 2019 Livres Jeunesse

Quand un humain et un animal s’allient contre des chasseurs, c’est une expédition singulière que nous suivons dans la jungle. Quand une jeune fille force le destin en provoquant une rencontre avec un petit garçon, c’est une cavale émouvante qui commence.

William, la longue-vue et le tigre
de Charlotte Lemaire
Biscoto
14 €, 300×230 mm, 26 pages, imprimé en Lettonie, 2019.
Sans un mot
de Romuald Giulivo
L’école des loisirs dans la collection Médium +
12 €, 148×218 mm, 88 pages, imprimé en France, 2019.

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Un garçon-poisson et des aventures à foison

Par 22 décembre 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, deux romans très différents ! Le premier nous présente un jeune garçon plein d’angoisses entrainé dans une enquête policière, et le second nous embarque dans une aventure complètement rocambolesque entièrement en vers !

L’histoire du garçon qui voulait vivre dans un bocal
de Lisa Thompson (traduit par Juliette Lê)
Pocket Jeunesse
16,90€, 141×225 mm, 318 pages, imprimé en Espagne, 2017.
Voyage à Zorgamazoo
de Robert Paul Weston (traduit par Rosalind Elland-Goldsmith)
Seuil Jeunesse
13,90€, 141×206 mm, 270 pages, imprimé en France, 2017.

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Des héroïnes de roman qui se battent

Par 12 novembre 2012 Livres Jeunesse

Deux romans très prenants.

Pélagie est dans une cave, attachée à un lit… sans savoir pourquoi, ni par qui. Angst voit sa mémoire s’enfuir, il vit dans un brouillard permanent. Arturo livre des pizzas, il a quitté l’école trop tôt, il se dit qu’il ne sera jamais personne, qu’il restera un paumé. Ces trois personnages vont voir leurs destins se lier à un moment donné.

J’ai adoré Seuls en enfer ! d’Hubert Ben Kemoun. Un roman « young adult » comme on dit maintenant (comprenez un roman pour adulte que des ados peuvent lire, en gros). L’histoire est très prenante, captivante. Difficile de poser le livre tellement le récit est haletant. Il faut dire qu’Hubert Ben Kemoun a une vraie plume, il nous entraîne dans le destin de ces gens brisés qui chacun vivent un enfer. Malgré les scènes parfois un peu dures (mais ce n’est pas non plus un livre violent), ce n’est jamais malsain, jamais gratuit (parfois l’auteur désamorce une scène qui pourrait être violente avec un peu d’humour). L’issue de l’histoire nous scie, on ne s’attend pas, d’après moi, à la chute. Un très très bon roman si vous aimez les histoires avec du suspense, les livres qui vous accrochent et qui vous restent en tête ensuite.

Lian est une jeune chinoise de 16 ans. Elle vit à Hong-Kong, apprend le violon, fait des études brillantes dans une grande école privée. On pourrait dire que Lian est une jeune fille qui mène le même genre de vie que beaucoup d’enfants de familles aisées . Sauf que Lian a un secret, elle est Kimiko sur internet, elle combat, avec un petit groupe d’amis (dont elle ne connait pas la vraie identité) les injustices de ce monde et notamment les multinationales qui exploitent les gens et polluent la planète.

Ce roman me faisait envie et en même temps j’avais peur d’un côté déjà vu, un peu cliché et en fait j’ai tout simplement adoré, je l’ai dévoré en quelques jours. C’est prenant, il y a un très bon suspense (même si personnellement j’ai régulièrement deviné les choses avant qu’elles n’arrivent) et on est vraiment pris dans cette histoire un brin engagée. Au-delà du thriller captivant, le livre peut aussi faire réfléchir les ados sur le monde qu’ils souhaitent, les faire réfléchir sur la façon dont agissent certaines multinationales. Ici on parle en effet de délocalisation et d’exploitation de peuples à bas prix, d’utilisation de matières nocives mais moins chères, de corruption,… le roman ne manque pas de rebondissement et on ne s’ennuie à aucun moment, le suspense commence dès le premier chapitre avec la découverte d’un corps échoué sur une plage. Dans la nuit de Hong-Kong est le premier tome de cette nouvelle série, Nom de code Komiko et je suis très pressé de lire la suite !

Comme on le voit de plus en plus, Nom de code Komiko a une bande annonce :

Quelques pas de plus…
D’autres jeunes filles dans des romans pour ado : Nina Volkovitch, Candy ou encore Louise de Plan B pour l’été.
Un autre livre d’Hubert Ben Kemoun que nous avons chroniqué, le très beau L’épouvantail qui voulait voyager.

Seuls en Enfer !
de Hubert Ben Kemoun
Flammarion, dans la collection [TRIBAL]
10,50€, 137×210 mm, 180 pages, imprimé en Italie
Nom de code Komiko T1 : Dans la nuit de Hong Kong
de Naomi Paul (traduit de l’anglais par Marie Hermet)
Flammarion
13€, 1367×210 mm, 346 pages, imprimé en Italie

A part ça ?

Vendredi prochain c’est la fête de la lecture. Pour l’occasion grâce à Gallimard et Le parisien, votre libraire vous offre un Petit Motordu. Plus d’informations ici.

Gabriel

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Poux et plumes

Par 29 octobre 2012 Livres Jeunesse

David, Elise, Anne-Laure, Florian et Gonzague, quatre jeunes parisiens des beaux quartiers, quatre jeunes qui vont déraper. Il suffit de presque rien, un micro évènement va les faire tomber dans quelque chose qu’ils n’avaient pas prévus, chacun va être entraîné par le groupe mais jusqu’où ?

Mon résumé est (comme souvent je sais) très incomplet, je ne savais pas de quoi parlait le livre avant de le lire (je ne lis presque jamais les quatrièmes de couv’) et je n’ai pas regretté, j’ai été pris dans l’escalade du récit (ou dans la chute des personnages, au choix). Donc je ne vous en dis pas plus mais s’il vous faut savoir de quoi parle précisément le livre vous trouverez des résumés un peu partout.

Ce livre est un coup de poing dans l’estomac, on en reste sans voix. Je l’ai lu d’une traite dans mon lit et j’ai eu du mal à trouver le sommeil, puis il a habité mes rêves (à mon réveil je n’avais d’ailleurs qu’une envie, interviewer l’auteur, interview que je vous proposerai très bientôt). C’est un roman qui marque, qui ne laisse pas indifférent. On y parle de racisme, de préjugés. On tremble en se demandant quel sera le dénouement, on a envie de parler à ces jeunes en disant « ne fais pas ça » quand on s’aperçoit dans quel engrenage ils ont mis le doigt, vers où ils vont. Clémentine Beauvais a une façon d’écrire qui scotche, une vraie plume. Ses mots claquent, cognent là où il faut. On est happé par son texte et on ne s’en remet pas vraiment. Un roman (à se procurer de toute urgence) en partenariat avec Amnesty International, d’une auteur à suivre de très près !
à partir de 14 ans d’après l’éditeur

Lisa est une jeune fille de presque 13 ans. Elle est heureuse : cet été elle part aux États-Unis en vacances… sauf qu’il y a un souci et que finalement ça sera dans la maison de sa grand-mère en pleine campagne française ! Ces vacances vont être de celles qui changent une vie (premiers amours, premières règles… et des plumes qui poussent sur la tête !)

J’ai été dérouté et à la fois séduit par ce roman. Tout est « normal » dans le récit si on excepte le fait que Lisa a des plumes qui lui poussent sur la tête, une sorte de côté fantastique au milieu d’un récit tout ce qu’il y a de plus normal. Lorsque ces plumes sont apparues dans le roman j’ai eu un peu peur, j’ai trouvé que c’était un peu ridicule, j’ai failli arrêter… et en fait… En fait on est vite happé par l’histoire de la jeune fille, par son histoire d’amour avec ce garçon étrange, par sa grand-mère et les femmes qui l’entourent. Lisa doit cacher ses plumes aux yeux des autres et surtout de celui dont elle est amoureuse (quelle serait sa réaction !). On parle ici d’accepter l’autre tel qu’il est, malgré ses différences. On parle surtout de l’amour, celui qui marque. Alice de Poncheville a une très belle écriture, qui nous emmène loin avec elle (jusqu’à accepter des choses qui nous semblent saugrenues). Le roman est beau, émouvant, envoûtant parfois. Après je pense que c’est à chacun de voir ce que représente pour lui cette histoire de plumes…

Quelques pas de plus…
Clémentine Beauvais a répondu à notre question « Peut-on tout écrire dans un livre pour enfants ? », sa réponse est ici.

La pouilleuse
de Clémentine Beauvais
Sarbacane
8,50€, 120×180 mm, 112 pages, imprimé en Bulgarie
Mon amérique
d’Alice de Poncheville
L’école des loisirs dans la collection Médium
8,50€, 125×190 mm, 166 pages, imprimé en France

A part ça ?

Le livre Fenêtre sur les déchets et recyclage d’Alex Frith et Peter Allen (que nous avions chroniqué ici) est lauréat du Prix de la petite Salamandre 2012. Félicitations aux éditions Usborne !

Gabriel

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