La mare aux mots
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Famille recomposée

Histoires de familles

Par 27 mars 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on s’intéresse aux familles, à toutes les familles ! Le premier livre nous les présente dans toute leur diversité, et le second nous fait découvrir celle d’une fillette et de ses deux papas.

Les papas de Violette
Texte d’Émilie Chazerand, illustré par Gaëlle Soupard
Gautier-Languereau
10,50 €, 208×238 mm, 35 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2017.
Familles
Texte de Patricia Hegarty (traduit par Anne-Judith Descombey), illustré par Ryan Wheatcroft
Flammarion
13,50 €, 280×260 mm, 24 pages, imprimé en Chine, 2017.

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De l’importance du foyer

Par 23 mars 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, le foyer est au centre de deux albums. Il prend d’abord forme à travers une famille recomposée, puis devient galerie à travers une espèce d’imagier des maisons.

Ma famille 3 + 1 = 7
Texte de Isha Bottin, illustré par Gaspard Talmasse
Les éditions de la bagnole
13,90 €, 237×315 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2017.
Les Maisons des autres enfants
Texte de Luca Tortolini, illustré par Claudia Palmarucci
Cambourakis
16 €, 240×320 mm, 48 pages, imprimé en Lettonie, 2016.

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Et si l’on parlait d’homoparentalité et d’homosexualité aux enfants ? (2)

Par 17 mai 2015 Livres Jeunesse
Cette chronique est dédiée à la petite Adèle.

La chronique que j’avais écrite il y a maintenant presque trois ans (Et si l’on parlait d’homoparentalité et d’homosexualité aux enfants) continue d’être LA chronique la plus lue de ce blog. Relayée par un grand nombre de sites, de forums et même d’organismes. En cette journée internationale contre l’homophobie, j’avais envie d’ajouter quelques albums à la liste. Nous ferons d’ici quelques semaines une chronique romans. Tous les livres (albums et romans) que nous avons chroniqués sur l’homosexualité et l’homoparentalité sont regroupés dans un tableau Pinterest. Ces albums sont vraiment importants, car ils permettent aux enfants qui grandissent dans des familles homoparentales de voir qu’ils ne sont pas les seuls et ils banalisent ces situations auprès des autres enfants. La peur et la haine naissent souvent de choses qu’on ne connaît pas, qu’on ne comprend pas, ces livres peuvent aussi faire qu’il y aura moins d’homophobie demain.

Boum ! Boum !Timothée aime Fleur. Son cœur fait BOUM ! BOUM ! quand il pense à elle. Sa bouche dit YOUPI ! YOUPI ! quand elle est d’accord de sortir. Puis il y a le klaxon de la bicyclette, le bruit des papilles quand ils se régalent d’une pomme d’amour, le choc des verres qu’ils tapent pour trinquer… l’amour entre Timothée et Fleur fait beaucoup de bruit ! Mais il y a un autre bruit, il y a celui des pleurs de José qui est amoureux de Timothée.
« Et tant pis si un jour cet amour fait GRAND bruit autour de lui ! », ainsi se termine BOUM ! BOUM ! et autres petits (grands) bruits de la vie. Le cœur de José fait le même bruit que celui de Timothée, il aime de la même façon. Et comme le dit le docteur, ce n’est pas grave. Ici, il y a un garçon qui aime un autre garçon et au fond quelle importance ?
Un très bel album, très doux, sur les bruits de l’amour.

Renard & renardRenard et Renard vivent ensemble. L’un est plutôt peureux, l’autre rêve d’aventure. Quand le second décide de partir vivre sa vie, le premier préfère rester. Mais très vite, le renard courageux rentrera retrouver son foyer.
À aucun moment, il n’est dit qu’il s’agit ici d’homosexualité. Pourtant ce sont bien deux garçons qui vivent ensemble, qui se sentent seuls l’un sans l’autre, qui sont pressés de se retrouver (et la phrase « ils vécurent longtemps ensemble en paix » nous rappelle le « ils vécurent heureux » des contes de fées). Chacun pourra donc y voir l’histoire qu’il a envie d’y voir.
Renard & Renard est une belle histoire d’amour, entre deux renards.

Papa c'est quoi un homme haut sekçuelLe papa de Tinig a plein de surnoms. Uranien pour certains (alors qu’il ne vient pas d’Uranus), Socratique, Zèbre… il a même entendu pédale ou tapette ! C’est bizarre tous ces surnoms… Tinig décide d’en parler avec lui.
Pas toujours facile d’avoir un papa homo, c’est ce que nous rappelle avec beaucoup de tendresse et de finesse Papa, c’est quoi un homme haut sekçuel ?. L’enfant s’étonne d’entendre tant de choses sur son père et ne les comprend pas. Son père saura lui expliquer que tout ça ne fait que désigner une situation qui est, pour l’enfant, tout à fait naturelle, son père aime les hommes. Ici pas de couple (généralement quand on parle d’homoparentalité, le parent est en couple avec quelqu’un du même sexe) et pas non plus de maman. C’est un papa seul avec son enfant. Les illustrations d’Anna Boulanger sont magnifiques.
Un très bel album pour parler de l’homophobie.

Les trois prochains livres ne parlent pas que d’homoparentalité, mais ils l’abordent. Ils parlent de la diversité des familles.

Ma Super FamilleDans certaines familles, tout est simple. Dans celle de Timothée, 6 ans, c’est un peu compliqué. Déjà, ses parents ne vivent pas ensemble. Ensuite, il a un demi-frère et une demi-sœur (alors qu’elle mange comme quatre), une cousine qui vient de l’autre bout du monde, des tantes plus jeunes que lui (suite à un grand-père remarié), un grand-père inconnu, une grand-mère qui vit avec son amoureuse… quand je vous disais que c’était pas simple !
Avec l’humour qu’on leur connaît (lire absolument leurs géniales BD), Gwendoline Raisson et Magali Le Huche croquent avec justesse les familles d’aujourd’hui. Le papa de Timothée a été élevé par deux mamans, et alors ?
Un très bon album à flap, pour se rappeler que les familles ce n’est pas forcément juste un papa, une maman, un garçon, une fille et un chien.

CAMILLE VEUT NOUVELLE FAMILLECamille en a marre, ras le bol, elle veut une nouvelle famille. Elle part de chez elle pour trouver qui pourra l’accueillir ! Peut-être Yann qui vit avec ses parents adoptifs ou Dorine qui vit seule avec sa mère et pourquoi pas Baptiste qui vit avec ses deux papas ?
Ici aussi, on rend hommage à toutes les familles (on parle aussi de « couple mixte », de parents souvent absents et de familles nombreuses) en rappelant que « quand on s’aime, toutes les familles sont idéales ».
Un album tendre et drôle.

Un air de familleDes familles, il y en a vraiment des différentes. Des familles nombreuses, des familles monoparentales, des familles homoparentales, des familles qui accueillent parfois un enfant supplémentaire, des familles recomposées, des parents qui ont des origines différentes… Il y a des papas un peu trop énervés, des fils uniques, des jumelles, des grands-mères qui vivent à la maison, des demi-sœurs, des enfants en fauteuil roulant…
Béatrice Boutignon (l’auteure du célèbre Tango a deux papas et pourquoi pas ?) s’intéresse à tous les types de familles. Autour des étapes de la journée et de la vie (repas, vacances, après-midi au musée, heure du coucher, sur le chemin de l’école…), des familles nous sont présentées en quelques mots. Les situations sont totalement diverses, rien ne semble avoir été oublié. Par contre, pas d’histoire ici, juste cinquante petits portraits, ce qui peut lasser en lisant l’album. C’est plutôt un album où l’on viendra piocher, ou qui sera un très bon support pour un travail en classe.
Les familles sont variées, elles sont toutes ici représentées !

à nos amoursOn termine… par un petit carnet à remplir ! à nos amours parle de l’amour et ses mystères, un bon support pour discuter entre parents et enfants. On pose des questions (à quel âge peut-on tomber amoureux, qu’est-ce que ça fait…), on se demande comment on ferait comprendre ses sentiments à l’autre, on écrit des histoires d’amour… C’est un ouvrage vraiment original ! Dans un passage, on parle des garçons qui aiment les garçons et des filles qui aiment les filles… ça méritait d’être signalé !
Extraits sur le site de l’éditeur.

Quelques pas de plus…
Nous avions donc chroniqué de nombreux livres sur l’homosexualité et l’homoparentalité ici mais nous en chroniquons aussi régulièrement, ils sont tous regroupés dans un tableau pinterest (en cliquant sur la couv’ vous arrivez sur la chronique). Je vous conseille aussi le très bon dossier de NVL, qui m’a aidé à préparer cette chronique.

BOUM ! BOUM ! Et autres petits (grands) bruits de la vie
Texte de Catherine Lafaye-Latteux, illustré par Mam’zelle Roüge
Éditions Frimousse dans la collection Les pieds poètes
20 €, 236×350 mm, 32 pages, imprimé en Malaisie, 2011.
Renard & renard
Texte de Max Bolliger (traduit par Lilo Neis et Anne Salem-Marin), illustré par Klaus Ensikat
La joie de lire
16,75 €, 287×217 mm, 36 pages, imprimé en Chine, 2002.
Papa, c’est quoi un homme haut sèkçuel
d’Anne Boulanger
Zoom éditions
17 €, 285×185 mm, 68 pages, lieu d’impression non indiqué, 2007.
Ma SUPER famille
Texte de Gwendoline Raisson, illustré par Magali Le Huche
Les éditions du Père Castor
15,50 €, 280×320 mm, 48 pages, imprimé en Malaisie, 2009.
Camille veut une nouvelle famille
Texte de Yann Walcker, illustré par Mylène Rigaudie
Auzou dans la collection Mes p’tits albums
5,95 €, 214×217 mm, 31 pages, lieu d’impression non indiqué, 2013.
Un air de famille
de Béatrice Boutignon
Le Baron Perché
16 €, 255×190 mm, 48 pages, imprimé en France, 2013.
à nos amours, cahier d’activités
Auteur non crédité
Minus
5 €, 105×150 mm, 52 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.

À part ça ?

On ne peut pas parler d’homophobie sans parler du Refuge. Une association qui aide les jeunes homos chassés de chez eux, une belle association à défendre absolument. Envoyer des dons ici.

Gabriel

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Fortes têtes !

Par 26 juillet 2013 Livres Jeunesse

Des romans pour jeunes lecteurs qui aiment les héros qui ont du caractère.

pas de pitié pour les basketsDes baskets Dolmen ?! Non mais elle plaisante la mère de Joseph ? Elle le sait pourtant qu’il voulait les dernières Mike Air (celles avec le coussinet d’air dans la semelle pour courir plus facilement et les lacets bicolores). Au lieu de ça il se retrouve avec des chaussures à scratch (genre chaussures de bébé qui ne sait pas faire ses lacets), la HONTE ! A l’école ça ne loupe pas, c’est moquerie et compagnie… Il va devoir ruser drôlement pour se débarrasser de ces chaussures neuves… ou y prendre goût !

Je ne connaissais Joy Sorman que par sa voix (j’adorais son émission La jeunesse, tu l’aimes ou tu la quittes), je n’avais jamais rien lu d’elle. J’ai adoré le ton de Pas de pitié pour les baskets, petit roman (qui ressort ici en « poche ») plein d’humour sur le consumérisme (qui n’a jamais eu un pas de pitie pour les basketsado qui réclame un vêtement ou un accessoire 10 fois plus cher que celui qu’on lui a acheté n’a jamais eu d’ado !). Joseph est tout simplement irrésistible, il faut dire qu’il est mis en image par le génial Olivier Tallec. Il a su croquer particulièrement bien l’attitude des jeunes ados à cheveux un peu trop longs et dos voûtés. Un petit roman illustré très réussis que les parents vont adorer voler à leurs enfants.

Kevin et extraterrestresLa vie de Kévin, dix ans, a changé lorsqu’un vaisseau spatial (en forme de vieil autobus) s’est écrasé dans un arbre à côté de chez lui. Jusque-là tout était banal, un père dans la banque, une mère qui travaille à l’école, un chien qui ne fait rien et une vie de Justicier fantôme… normal ! Mais alors qu’il combattait le mal, un grand BOUM et le voilà face à face avec Cassius (un grand monstre jaune), Napo (un petit bonhomme rouge) et Albert (un petit bonhomme bleu). Forcément la suite allait être mouvementée… Entre un anniversaire où Albert débarque, Cassius qui se fait passer pour un cuisinier à la cantine et des vaches qui s’endorment subitement… Kévin ne va pas s’ennuyer !

Kévin et les extraterrestresOn retrouve Olivier Tallec aux dessins de ce roman illustré d’une centaine de pages (entre BD et roman) signé Laurent Rivelaygue. Énormément d’humour ici, de l’humour décalé comme on aime : un gag récurent avec Cassius qui veut toujours manger Rufus, le chien de Kévin, un vélo-aimant à jambon (baissez la tête quand ils passent), un père qui pour réparer une table brûlée par une casserole met un dessous de plat de la forme de la tâche,… C’est entre surréalisme et petites scènes du quotidien qu’on connaît tous, c’est extrêmement  bien écrit, bref une petite merveille ! Bienvenue dans l’univers extraordinaire de Kévin, le justicier fantôme !

Tout le monde peut se tromperC’était pourtant clair, un homme qui observait une femme dans le magasin (et ils ne jouaient pas à cache-cache puisqu’elle ne comptait pas !) forcément il lui voulait du mal… il fallait l’en empêcher ! Heureusement Rose-Lou est là ! Et ça ne va pas se passer comme ça ! Sauf que parfois les choses ne sont pas ce qu’elles ont l’air d’être !

On est, ici aussi, dans un petit album entre le roman et la BD. Rose-Lou est un personnage absolument irrésistible, une petite fille sautillante (elle adore faire du trampoline), gaffeuse, qui n’a pas sa langue dans sa poche… bref le genre de personnage que les enfants adorent ! Ici aussi c’est très drôle, Rose-Lou a des sorties assez exceptionnelles (comme sur la pilosité de sa mère), on rit autant que les enfants (mais on sent que Pakita l’a vraiment écrit POUR les enfants). C’est Laurent Audouin qui donne ses traits à Rose-Lou et ses illustrations aussi sont vraiment drôles, loin de toute mièvrerie, bref je suis fan !

Ma demi-soeur que j'aime en entierRevoilà Rose-Lou ! Et ce coup-ci elle nous présente sa demi-sœur, Valentine, qui est géniale à ses yeux. Déjà parce qu’elle est supralookée, ensuite parce qu’elle peut se permettre de dire « non » aux parents (d’ailleurs elle ne dit que ça) enfin parce qu’elle a un portable. Sauf que les grandes sœurs, qu’elles soient demies ou entières, elles traitent souvent les petites de bébé, alors Rose-Lou va faire un truc extraordinaire pour que Valentine l’aime plus que tout… mais tout ne va pas se passer comme prévu.

Le deuxième carnet (les histoires de Rose-Lou sont chaque fois des carnets qu’elle remplit, ce qui donne le livre qu’on a entre les mains) est aussi bon que le premier ! J’adore le ton de ce personnage, on pense aux carnets de Manon D mais ici on s’adresse aux plus jeunes. J’ai découvert Pakita avec Pakita la princesse magique sur lequel j’avais quelques réserves très personnelles, jamais je n’aurai cru avoir un tel coup de cœur sur un de ses ouvrages. En fait je vous parlais il y a peu de la collection Les histoires douces que j’ai aussi adoré, je me rends compte que Pakita a le don de savoir exactement s’adapter à son lectorat, que ce soit pour les tout-petits, les « maternelles » ou les plus grands, elle sait exactement comment leur parler, ne pas les prendre pour des idiots et rester dans la qualité (ses ouvrages pour les tout-petits sont largement au-dessus de ce qui sort pour cet âge). Pakita est un nom à retenir absolument et Rose-Lou une collection à découvrir de toute urgence !

cucu la praline se dechaineAngèle Chambar (dite Cucu la praline mais évitez de le faire devant elle), 8 ans, n’est pas du genre qui se laisse faire par ses frères (les ignobles Victor et Jean-Maxime dit Mad Max ou JM). Elle est plutôt du genre à se fabriquer une robe elle-même, quand sa mère lui refuse de lui acheter celle qu’elle veut (et au final oublie de réviser sa dictée et sera bien embêtée pour faire signer sa copie avec un gros zéro à ses parents). Pourtant on ne peut pas dire que ses frères soient tendres avec elle, ils l’abandonnent même en pleine campagne en vélo pendant les vacances ! Et puis dans la vie de Cucu il y a aussi Kévin Truffe, celui qui la fait craquer au point qu’elle décide de l’accompagner au chant lors d’un de ses récitals de violon.

Coup de cœur là aussi ! J’ai lu par morceaux ce roman pour les enfants à partir de 8 ans (d’après l’éditeur) à ma fille de 5 qui a tout simplement adoré, qui a beaucoup rit aux aventures de ce personnage au caractère bien trempé (mais qui se ramolli quand elle est en présence de son amoureux). Les parents sont particulièrement bien croqués. C’est extrêmement bien écrit, un style parfait pour les enfants et les illustrations de Ronan Badel donnent encore plus d’énergie et de pep’s à ce petit roman qui n’en manque pas. Cucu la praline c’est une série et je pense qu’on va se jeter sur les autres ! Un roman vraiment très drôle (et tendre en même temps) à lire aux enfants qui ne lisent pas encore (genre 5-6 ans), pour les jeunes lecteurs et même au-delà !

Petite princesseLa petite princesse part camper, et qu’on n’essaye pas de l’aider, elle a décidé de tout faire toute seule ! Elle n’a donc pas besoin d’aide… quoique…

La petite princesse veut une fête ! OK ce n’est pas son anniversaire mais ce n’est pas une fête d’anniversaire, d’accord ce n’est pas Noël mais ça tombe bien elle ne veut pas une fête de Noël ! Alors tout le monde aide la petite princesse… mais il ne faut pas oublier les invitations !

Quand on parle de fortes têtes on pense forcément au personnage de Tony Ross. Les enfants aiment ce personnage un poil crispant (c’est quand même une sacré capricieuse !) et même si je suis moins fan que pour les livres précédent, je lui trouve quand même des intérêts (sinon je ne vous en parlerai pas). Deux petits livres à lire aux grands qui ne savent pas encore lire ou pour ceux qui commencent tout juste à lire des petites histoires.

Quelques pas de plus…
Retrouvez nos autres chroniques pour les jeunes lecteurs grâce au picto Grenouille.
Nous avons déjà chroniqué des livres d’Olivier Tallec (Joyeux Noël Rita et Machin, Mon cœur en miettesLe slip de bain, ou les pires vacances de ma vie et La croûte), Pakita (Vroum Vroum c’est parti !, Pablo le pirate chasse au trésor !, Vive la chasse au trésor, Le club des grands inventeurs, Je m’occupe toute seule, Emma ou Léa, qui est qui ?, Ambre a peur du noirJulie nous fait la cuisine et Pakita la princesse magique), Ronan Badel (Emile se déguise, Bob le loup, Émile veut une chauve-souris, Émile est invisible, Émile fait la fête, Émile veut un plâtre, La mémé de ma mémé, Tout ce qu’une maman ne dira jamais et Le pépé de mon pépé) et Tony Ross (Ce n’est pas moi !).

Pas de pitié pour les baskets
Texte de Joy Sorman, illustré parOlivier Tallec
Actes Sud Junior dans la collection Encore une fois
4,95€, 150×190 mm, 36 pages, imprimé au Portugal, 2013.
Kevin et les extraterrestres, Restons Calmes !
Texte de Laurent Rivelaygue, illustré parOlivier Tallec
Père Castor
10€, 225×158 mm, 83 pages, imprimé en France, 2013.
Tout le monde peut se tromper même moi !
Texte de Pakita, illustré par Laurent Audouin
Nathan dans la série Rose-Lou
7,90€, 151×186 mm, 71 pages, imprimé en Espagne chez un éditeur éco-responsable, 2013.
Ma demi-soeur que j’aime en entier
Texte de Pakita, illustré par Laurent Audouin
Nathan dans la série Rose-Lou
7,90€, 151×186 mm, 80 pages, imprimé en Espagne chez un éditeur éco-responsable, 2013.
Cucu la praline se déchaîne
Texte de Fanny Joly, illustré par Ronan Badel
Gallimard Jeunesse dans la collection Folio Cadet
5,90€, 122×180 mm, 108 pages, imprimé en France, 2013.
Je veux une fête !
de Tony Ross (traduit par Anne de Bouchony)
Gallimard dans la collection Folio Cadet premières lectures
4,90€,142×190 mm, 32 pages, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2013.
Je veux le faire toute seule !
de Tony Ross (traduit par Anne de Bouchony)
Gallimard dans la collection Folio Cadet premières lectures
4,90€,142×190 mm, 32 pages, imprimé en France, 2013.

Gabriel

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Jeunes filles d’aujourd’hui

Par 25 décembre 2012 Livres Jeunesse

Victoria et Manon, deux jeunes filles à l’imaginaire développé.

Victoria ReveDepuis longtemps, Victoria rêvait de dangers, de poursuivants armés, d’amis qui se battraient pour elle à l’épée, de rivières à traverser à la nage traquée par des ours. Oui, des ours. Elle voulait une maison sur pilotis, un bonnet en fourrure, des chevaux sauvages, des missions en Sibérie ou dans l’espace. Elle voulait des parents otages des Pygmées qu’il serait impossible de libérer. Elle rêvait d’un chien qui lui arriverait au menton et la protégerait des lions venus boire dans le lac où elle se laverait une fois par mois, maximum.
Victoria voulait une vie d’aventures, une vie folle, une vie plus grande qu’elle.
Et l’on disait tout autour d’elle : «Victoria rêve.»

Victoria rêve… Elle rêve de vivre de grandes aventures, que sa vie soit en danger, qu’elle doive combattre des créatures féroces… Victoria aimerait tant échapper à son quotidien, sa petite ville dans laquelle rien ne se passe (Chaise-sur-le-Pont. La ville la plus calme du monde occidental), sa famille banale, sa sœur qui passe son temps à se plaindre de tout, sa maison qui ressemble comme deux goûtes d’eau à celle des voisins… alors souvent son esprit s’évade… Elle part dans des mondes imaginaires (même si Victoria avait toujours parfaitement fait la différence entre son imaginaire et la vraie vie. C’était même la conscience de cette différence qui lui faisait trouver la réalité si plate) Mais ce jour-là c’est bien réel, le petit Jo l’agrippe dans la rue en lui demandant si c’est elle qui cache les trois cheyennes… Une grande aventure peut commencer… Une aventure dans laquelle on croisera des indiens, une fille considérée comme une star parce qu’elle est passée dans un télé-crochet, des horloges qui disparaissent, des gens dont la plus grande fantaisie est d’avoir fait un jour un pas de tango dans la cuisine,…

Je ne connaissais Timothée de Fombelle que de nom. Je ne sais pas pourquoi mais j’avais un apriori négatif (parfois on a des aprioris idiots comme ça… on ne sait même plus d’où ça vient…) le plaisir n’en a été que meilleur… car j’ai eu un gros coup de cœur pour ce très très beau roman sur l’imaginaire. On parle ici de la précarité (le père de Victoria a perdu son emploi et cache sa situation à sa famille, l’immeuble où vit Jo va être détruit), d’amour, de la relation parent/enfant et surtout des rêves… Victoria imagine tant de choses à partir d’éléments de son triste quotidien, elle vit de très grandes aventures dans le monde réel. Timothée de Fombelle a une très belle plume, le texte est magnifiquement ciselé, j’avais envie de citer presque toutes les phrases du livres dans ma chronique tellement les mots sont toujours bien choisis. Et puis cet humour fin et délicat… Un roman d’une grande douceur,vraiment poétique, fin, tendre, émouvant…  Un roman à côté duquel il ne faut pas passer.

Victoria Reve CDLe livre existe également en version CD. La lecture est faite par l’auteur lui-même et l’écouter est un très beau moment d’évasion (c’est la première fois que j’avais les larmes aux yeux en faisant ma vaisselle !). Timothée de Fombelle sait nous captiver, nous entraîner dans sa belle histoire.

Pensées de Manon D.  Sur moi-même Manon est une jeune de fille de son époque, elle a 12 ans, un téléphone portable, un compte twitter, des parents divorcés, un nain de jardin (Robert ou Bobby pour les intimes). Elle a décidé de nous raconter ses joies, ses peines, ses amis, ses amours (ses emmerdes), sa vie au collège,… Manon est aussi créatrice de romans-photos. Entrez dans son univers.

Quel bonheur ! On rit beaucoup aux aventures de Manon, Sophie Dieuaide raconte le quotidien d’une ado avec beaucoup d’humour et d’ironie (avec même un petit côté grinçant). C’est absolument pas mièvre (on se moque d’ailleurs ici des Kimberly et des Brandon, ces stars du collège). C’est vraiment le genre de livre qu’on lit avec un petit sourire en coin. Le livre en plus est très sympa, sorte de carnet avec un élastique pour le refermer, comme si c’était vraiment le carnet de Manon. En plus du texte « tapé » on retrouve plein d’annotations manuelles, des photos, des dessins, des post-it (ah ce grand moment des échanges de post-it entre Manon et sa mère) et même, en fin d’ouvrage, un bêtisier et des scènes coupées ! (du fameux roman-photo). On parle ici des familles recomposées, des grands-mères et de leurs robes à fleurs, des amours d’été, des copines envahissantes, des enfants (moment hilarant où Manon explique sa théorie sur le fait que plus les adolescents font des bêtises et plus les parents sont content… et sa théorie tient la route, je vous laisse la découvrir),… J’ai passé un très très bon moment à la lecture de Pensées de Manon D. sur moi-même et quelques autres sujets, vraiment.

La vie revée ou presque de Manon DAttention la piquante Manon est de retour ! Un petit résumé de la saison 1 pour commencer au cas où (le 2ème se lit très bien sans avoir lu le premier mais j’ai des doutes que vous ne veuillez pas lire les deux après avoir découvert ces livres) et c’est parti pour la saison 2. On retrouve la mère (dépressive et envahissante), le père (remarié), le petit frère (qui est en fait un demi mais Marion n’aime pas ce mot), la fille de la nouvelle compagne de son père (insupportable), la mère de la nouvelle compagne de son père (mais si suivez un peu, surtout qu’elle, elle est adorable) et bien-sûr Robert (le nain de jardin) et Brandon, Pamela et Kimberly (les héros du roman-photo). Dans cette saison il y a aussi des nouveaux : l’amoureux qu’on ne nomme pas (de peur que la mère de Manon tombe sur le carnet) et Einstein (si si il intervient beaucoup). Manon va parcourir les forums, nous raconter qui est Gilles Le Muisit (l’inventeur des « demis »), apprendre la guitare, chercher à caser sa mère,… bref on ne va pas s’ennuyer !

Quel bonheur de retrouver Manon et ses remarques cinglantes, son humour ravageur et sa vitalité ! Même format que le précédent avec toujours cet élastique, même formule avec les annotations, les collages,… et surtout on prend autant de plaisir ! C’est piquant comme j’aime, vos ados vont adorer Manon (et je suis certain que vous allez leur emprunter en douce, autant eux rient de reconnaître les adultes qui les entourent, autant on rit, nous, de reconnaître les ados… et la vision qu’ils ont de nous). Ces deux romans très graphiques sont vraiment très réussis, un vrai bonheur !

En complément du deuxième tome, une version animée est en vente sur l’iBookstore. Le premier volet des aventures de Manon au format ePub, enrichi d’animations vendue 9,99€ sur les libraires connectés

Quelques pas de plus…
A l’ombre du grand arbre on est nombreux à avoir craqué sur Victoria rêve ! Maman Baobab, Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait LIVREsse ( pour le livre et ici pour le CD) et Méli-Mélo de livres.
Bouma et Delivrer des livres ont quant à elles chroniqué Pensées de Manon D. sur moi-même et quelques autres sujets.

Victoria Rêve
de Timothée de Fombelle
Gallimard Jeunesse
13,50€ (CD 12,90€), 121×204 mm, 128 pages (CD 1h15), imprimé en France, 2012.
Pensées de Manon D. sur moi-même et quelques autres sujets
de Sophie Dieuaide
Casterman
15€, 151×210 mm, 236 pages, imprimé en Chine, 2012
La vie rêvée ou presque de Manon D.
de Sophie Dieuaide
Casterman
15€, 151×210 mm, 230 pages, lieu d’impression non indiqué, 2012.

A part ça ?

Un vélo écolo qui coûte 9€ de fabrication ça vous semble impossible ? Et pourtant…

Gabriel

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