La mare aux mots
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Françoise Rogier

Des plumes et des poils

Par 17 avril 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on célèbre les animaux, connus ou inconnus, héros de contes ou du quotidien grâce à deux très beaux albums Rose cochon et Rita la poule veut un bébé

Rose cochon
Texte de Clémence Sabbagh, illustré par Françoise Rogier
À pas de loups
15 €, 230×300 mm, 40 pages, imprimé en France, 2017.
Rita la poule veut un bébé
de May Angeli
Les éditions des éléphants
14 €, 217×249 mm, 32 pages, imprimé en France, 2017.

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Contes et légendes

Par 10 mars 2015 Livres Jeunesse

L'ours et les trolls de la montagneUn berger, bien embêté par son ours apprivoisé devenu trop imposant, décide de l’offrir au roi et de l’emmener jusqu’à son palais le jour de Noël. Pris dans une tempête de neige, il demande abri à une famille qui vit dans une petite cabane isolée. À l’intérieur, le repas de Noël est bien alléchant, mais la famille prévient le berger : ils vont tous devoir quitter la maison avant les 12 coups de minuit, car bientôt, les affreux trolls de la montagne vont débarquer et tout manger, comme chaque année. Cachés dans la maison, le petit berger et son ours attendent ses affreuses créatures, bien décidés à leur donner une bonne leçon.
Ce petit album souple est vraiment adorable ! Les personnages sont très attachants et les illustrations aux couleurs vives sont très agréables à regarder : on en voudrait plus ! Pour une amoureuse de la Suède comme moi, c’était un plaisir de retrouver ce petit conte amusant et des motifs très scandinaves dans les dessins. On a envie de le lire encore et encore, blotti au coin du feu, découvrant à chaque lecture de nouveaux détails dans les illustrations.
Le même vu par Enfantipages.

Le sourire de la nuitAlors que la fête bat son plein dans un petit village enneigé, un couple d’étrangers avance pieds nus et demande l’aide des habitants dans une langue que ceux-ci ne comprennent pas… et ne cherchent pas à comprendre. Ici, on n’aime pas trop les étrangers, surtout ceux qui gâchent la fête avec leur air désespéré et leur bébé prêt à naître. Tandis qu’ils s’apprêtent à repartir, une vieille dame les arrête et leur offre l’hospitalité. Il était temps car bientôt, le bébé se manifeste : la naissance est proche. Tout le village se précipite alors dans la bergerie. Et c’est là que les miracles commencent à arriver : les généreux sont récompensés, les malveillants sont pardonnés, et une communion pleine d’amour et de magie englobe le village et ses habitants.
C’est un très joli conte que nous offre Roxane Marie Galliez, un texte qui en dit plus qu’il n’en a l’air, une réflexion sur la générosité et sur la peur infondée de l’autre et de l’étranger. Un petit rappel, bien utile, que l’on gagne toujours à être bon et ouvert.
Pour ne rien gâcher, les illustrations d’Éric Puybaret sont magnifiques, bien mises en valeur par l’album grand format et le papier mat : il se dégage une telle douceur des couleurs et des dessins qu’on a envie de s’y blottir. Oui, tout à fait, j’ai eu envie de me blottir dans le livre ! Inutile de vous dire donc c’est un livre parfait à lire avant de s’endormir, une bouillotte sur les pieds et la couette tirée jusqu’au menton !
Le même vu par Sous le feuillage et Les Lectures de Liyah.

Les Contes de A à ZDifficile de résumer l’histoire de cet album, car en fait, il y a des tas d’histoires… en suspend ! Les Contes de A à Z est un abécédaire, avec, sur chaque page, une lettrine, une grande illustration et un petit texte. Le principe paraît simple et on imagine que chaque lettre fait référence au titre d’un conte ou à un personnage. Alors on lit la première page : la lettre A est un extrait du conte Peau d’Âne. Tiens, l’auteur triche un peu, non ? Soit, on continue. Seconde page : on passe à un autre conte, une autre histoire, qu’on semble prendre au milieu, alors même qu’on a eu droit qu’à un tout petit bout du conte de Peau d’Âne… Et là, apparaît à nos yeux toute l’ingéniosité de cet abécédaire !
Ici, les textes importent peu finalement, ce sont des extraits de quelques lignes tirés des contes de Perrault, Grimm, Jacobs. Ce qui compte surtout, ce sont les illustrations, grandes, foisonnantes et… pleines de détails ! La page du C par exemple : le récit parle de Cendrillon (les mots Cendrillon, Carrosse, Citrouille, Cheval se distinguent dans le texte) et au centre du dessin, Cendrillon part dans son Carrosse. Puis notre regard s’attarde sur tout ce qui entoure Cendrillon… Oh, les 3 petits Cochons se construisent une maison ! Et là, le petit Chaperon rouge s’enfonce dans la forêt avec son panier, tandis que le Chat botté discute avec une souris…
En fait, cet album est une invitation à jouer avec l’enfant, propice à de nombreuses mécaniques : repérer tous les mots qui commencent par la lettre en question, retrouver les contes cités, imaginer une histoire dans laquelle se rencontrent les personnes de plusieurs récits… D’autres idées ?

Maritchka et MarieÀ l’orée d’une forêt enchantée vivent Maritchka et son père. Quand celui-ci se remarie, sa nouvelle femme et sa fille Marie viennent vivre avec eux dans la petite maison en bois, et tous sont heureux. Mais bientôt, la marâtre devient méchante avec Maritchka, qui doit s’occuper de toutes les corvées de la maison. Un jour, elle exige de son mari qu’il abandonne sa fille dans la forêt. S’enfonçant dans les bois, Maritchka est recueillie par une vieille dame. Devinant une grande gentillesse chez la petite fille, la magicienne l’emmène près d’une rivière enchantée et lui dit d’attraper dans les flots ce qui vient à elle : Maritchka attrape un coffret plein de bijoux. Les cheveux couverts d’or, la petite fille retourne chez elle et offre son trésor à ses parents. Jalouse, la belle-mère demande à son mari d’abandonner Marie au même endroit, dans l’espoir que celle-ci revienne à son tour couverte d’or. Mais Marie, trop choyée et privilégiée par sa maman, est loin d’avoir en elle la gentillesse de Maritchka…
Inspiré d’un conte traditionnel bulgare, spécialité de la jeune maison d’édition Élitchka, Maritchka et Marie suit un schéma très classique, avec un message moral sur le bien et le mal. Ça n’est pas un album révolutionnaire, mais il est très agréable à lire et à regarder, notamment grâce aux illustrations d’Elisabeth K. Hamon, et pour qui aime les contes et leur univers magique, c’est parfait ! Le début est certes un peu rude (la perte de la mère, l’arrivée de la méchante marâtre, l’abandon par le père dans la forêt), mais rassurez-vous, tout se termine bien, même pour Marie !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres de Nathalie Ragondet (La Bretagne et ses contes, ses visites, ses recettes…), de Roxane Marie Galliez (Le petit théâtre de Casse-Noisette, J’ai laissé mon âme au vent), d’Éric Puybaret (J’ai laissé mon âme au vent), de Françoise Rogier (C’est pour mieux te manger).

L’ours et les trolls de la montagne
Texte d’Albena Ivanovich-Lair, illustré par Nathalie Ragondet
Père Castor, dans la collection Les Classiques du Père Castor
4,75€, 180 x 210 mm, 24 pages, imprimé en France, 2014.
Le sourire de la nuit
Texte de Roxane Marie Galliez, illustré par Éric Puybaret
De La Marinière Jeunesse
14,50€, 245 x 345 mm, 32 pages, imprimé en France, 2014.
Les Contes de A à Z
De Françoise Rogier
À pas de loups
16€, 235 x 335 mm, 36 pages, imprimé en Belgique, 2014.
Maritchka et Marie
Texte d’Eli, illustré par Elisabeth K. Hamon
Élitchka
16,50€, 245 x 280 mm, 44 pages, imprimé en Bulgarie, 2014.

À part ça ?

Les après-midis des enfants, aux Forum des Images, vous connaissez ?

Marie

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Le loup va vous surprendre…

Par 8 janvier 2013 Livres Jeunesse

c'est pour mieux te mangerVous connaissez peut-être mon goût pour les réécritures de contes classiques. Mais là, C’est pour mieux te manger est un album pour enfants vraiment surprenant (paru à L’atelier du poisson soluble que j’aime déjà beaucoup habituellement). Il y a déjà eu plusieurs adaptations du célèbre conte de Perrault, Le Petit Chaperon Rouge. Mais comme celle-là, jamais ! L’histoire de départ ne change pas : le petit chaperon rouge est chargé de porter à sa grand-mère une galette et un pot de saindoux. En chemin, il rencontre un loup. Ce dernier croquerait bien l’enfant et sa grand-mère et ruse pour arriver en premier à la chaumière. Normalement, il mange la grand-mère, puis prend ses vêtements, et guette le petit chaperon rouge pour terminer son festin. Ici, jusqu’au bout, on croit que l’histoire est inchangée… Et pourtant ! La chute est vraiment surprenante, drôle et tendre ! Je ne sais pas si je dois vous en dire plus, mais sachez que ce loup n’est vraiment pas si féroce finalement…

La force de cette adaptation réside dans le génie de Françoise Rogier qui s’est chargé à la fois du texte et des illustrations. Le texte est très classique au départ et ressemble beaucoup à l’histoire originale. Du coup, on ne se doute de rien. Quant aux illustrations, réalisées principalement avec le principe de la carte à gratter (ce qui donne du relief aux poils du loup, à l’écorce des arbres, et aux scènes importantes du livre) dans des tons de rouge, blanc et noir exclusivement, elles sont vraiment bien pensées : le petit chaperon rouge n’est montré de face qu’à la fin de l’album, et du coup, on est très surpris ! En plus, au départ l’atmosphère des illustrations est un peu inquiétante, le loup a vraiment de grandes dents et un air méchant, et ferait même un peu peur. Mais c’est pour que la chute n’en soit que plus drôle ! Je trouve que l’auteur réalise là une sacrée prouesse : continuer à nous surprendre avec ce conte pourtant déjà tant adapté ! Nul doute qu’une fois l’effet de surprise passé, les petits redemanderont encore et encore cette histoire pour le plaisir de connaître la chute et d’anticiper !

Quelques pas de plus…
Quelques chroniques de livres dont a parlé et qui ont pour point de départ l’histoire du Petit Chaperon Rouge : Un dîner entre amis ? de Valérie Weishar Giuliani, Chaperon rouge d’Adolfo Serra, Le petit poisson rouge d’Éric Battut,…

C’est pour mieux te manger !
de Françoise Rogier
L’atelier du poisson soluble
15 €, 163×243 mm, 32 pages, imprimé à Beta (Barcelone)-imprimerie verte certifiée. 2012.

A part ça ?
Le feu d’artifice du nouvel an à Melbourne c’est classique, mais à l’envers, un peu moins !

Marianne

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