La mare aux mots
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Fred Bernard

Deux beaux contes

Par 25 janvier 2018 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous emmène découvrir deux très beaux albums avec 100 % d’héroïnes féminines dedans ! Dans le premier, trois sœurs avides d’aventures essayent de débusquer le mystérieux Quetzalcoatl et dans le second, deux orphelines se lient d’amitié et sont littéralement fascinées par un anneau d’or aux grands pouvoirs.

Quetzalcoatl
Texte de Taï-Marc Le Thanh, illustré par Éric Puybaret
Gautier-Languereau
14 €, 240 x 305 mm, 40 pages, imprimé en France, 2017.
La Malédiction de l’anneau d’or
Texte de Fred Bernard, illustré par François Roca
Albin Michel Jeunesse
19 €, 285 x 355 mm, 48 pages, imprimé en Italie, 2017.

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Du berger à la bergère : de Loïc Clément à Fred Bernard

Par 13 juillet 2016 Les invités du mercredi

Cet été, on vous propose encore une nouvelle rubrique pour nos invité.e.s du mercredi. Après les questions sur les métiers et les questions des enfants, on a proposé cet été à des auteur.e.s et des illustrateurs.trices de poser trois questions à un auteur.e ou une illustrateur.trice de leur choix. Puis à l’interviewé.e d’en poser une à son tour à son intervieweur.euse d’un jour. Après Jean-Luc Englebert et Benjamin Chaud, cette semaine c’est à Fred Bernard que Loïc Clément a choisi de poser des questions.

Loïc Clément : Tu as un pied dans l’album jeunesse et un pied dans la bande dessinée, est-ce parce que certaines envies d’histoire te paraissent plus appropriées pour l’un ou l’autre de ces média ? Quelles différences vois-tu entre ces deux mondes connexes mais si différents ?
Fred BernardFred Bernard : D’abord je prends exactement le même plaisir à écrire et à dessiner, c’est ce qui m’a naturellement amené vers la BD, pour le format « roman graphique » aussi. Ensuite après le succès de Jésus Betz, on me demandait que des histoires, les éditeurs avaient complètement zappé que j’étais d’abord dessinateur. De plus, je commençais à accumuler des frustrations car avec Jeanne Picquigny ou L’Homme-Bonsaï, je sentais que je tenais des personnages forts. Je rêvais aussi de faire évoluer un personnage dans le temps, d’où les aventures de Jeanne Picquigny. Je n’avais jamais fait ça avec mon ami François Roca… Mais pour aller plus loin avec ces « héros », je devais creuser leur intériorité, leurs questionnements d’adultes, leur sexualité, leur violence potentielle, des questions temporelles aussi, qui dépassent un enfant. Passer une frontière donc…
Ces deux mondes s’ignorent souverainement en général. J’ai le sentiment qu’il y a souvent plus d’écart entre BD et jeunesse, qu’entre littérature et cinéma, bizarrement. Je suis reparti de zéro à 33 ans en arrivant dans la BD. Seuls quelques auteurs curieux de tout, comme Émile Bravo, s’intéressent aux deux domaines. Je ne connais aucun auteur jeunesse ne lisant que de la jeunesse. En revanche, nombre d’auteurs de BD, ne lisent que de la BD. C’est sans doute là, une grosse différence.

Loïc Clément :  tu as produit des textes forts, magnifiques mais peu vendeurs (a priori) comme Jésus Betz. Penses-tu qu’il est plus difficile aujourd’hui de proposer ce genre de projets aux éditeurs ?
Fred Bernard : Jésus Betz a surtout eu un succès d’estime, c’est vrai. Les ventes sont venues avec le longJesus Beltz terme et c’est une chance ! C’était déjà très difficile de proposer ce genre d’histoire en jeunesse il y a 15 ans, alors aujourd’hui, on oublie !  C’est comme refaire Apocalypse Now en 2016… (je plaisante !) Mais nous avions une sorte de « deal » avec Jacques Binsztok au Seuil Jeunesse… Il sentait des « choses » et il est joueur. Il nous avait dit : « Allez-y, les gars ! Surprenez-moi, lâchez-vous à fond ! Et on verra ce que ça donne ! » Il était presque déçu quand le livre a été le coup de cœur de Noël du quotidien La Croix. Au fond, je crois qu’il espérait une petite polémique… Qui espérerait ça en jeunesse de nos jours ? Il faut un âne comme Copé et un livre comme Tous à poil… (je plaisante encore !)  Mais c’est grâce à l’accueil de Jésus Betz qu’on a ajouté des maillons à la chaîne et qu’on a pu faire L’Indien de la tour Eiffel ou L’Homme-Bonsaï chez Albin Michel jeunesse. Ou plus tard La Fille du samouraï… Mais plus personne ne nous a demandé de nous lâcher, alors je me lâche en BD dès que je peux…
C’est aussi Jacques Binsztok qui m’a laissé faire ma première aventure de Jeanne Picquigny en BD : La Tendresse des crocodiles. Je lui dois beaucoup…

Loïc Clément : Est-ce que lorsqu’on travaille aussi longtemps avec quelqu’un, je pense bien sûr à François Roca, on est comme un vieux couple (engueulades et habitudes comprises) ?
On a dû s’engueuler deux fois ou trois en 25 ans d’amitié, et 20 ans de collaboration. Mais on est un vieux couple, ça c’est sûr ! On se connaît par cœur. C’est pour ça qu’à chaque nouveau livre ensemble, on essaie de se surprendre l’un l’autre… Et puis on se fait régulièrement des infidélités, c’est peut-être ça aussi le secret ?

Fred Bernard : Est-ce tu aimes autant écrire pour la jeunesse et la BD ? Pourquoi ce choix ?
Loïc ClémentLoïc Clément : Lorsque j’ai commencé à écrire, j’avais en tête un idéal créatif assez simple : alterner les projets de bande dessinée et d’albums illustrés (deux passions). La bande dessinée me demande un travail de longue haleine tandis que certaines fulgurances d’écriture pour les albums jeunesse peuvent me permettre de faire naître un projet en peu de temps. L’idéal me semblait donc de jouer sur les deux tableaux. Pourtant, ce « plan de carrière » a rapidement volé en éclat lorsque je me suis rendu compte que les textes pour albums illustrés jeunesse qui me tenaient à cœur et parlaient de thèmes difficiles (le deuil, la dépression, la solitude, la mort…) se voyaient au choix :
– refusés par les éditeurs car peu vendeurs
– acceptés mais sous couvert d’extrêmes réécritures jusqu’à édulcoration…
En plus, je me suis rendu compte assez vite que si en BD, l’usage répandu est plutôt d’approcher un éditeur conjointement avec son dessinateur, en édition jeunesse ils n’aiment pas trop ça… Les mariages arrangés d’auteurs et dessinateurs qui ne se sont jamais rencontrés sont un peu la norme. Or, j’ai besoin d’écrire en collant aux envies et à l’univers d’un dessinateur donc cela constituait une difficulté supplémentaire pour moi.
Et de toute façon à la fin, ces projets étaient (très) mal rémunérés ! Bref… Le bilan c’est qu’après avoir signé deux albums jeunesse fort légers, et m’être épanoui dans le même temps dans les scénarios de BD, j’ai décidé de ne plus écrire d’albums illustrés. Et puisque les thématiques que j’abordais semblaient trop sombres et peu vendeuses aux éditeurs jeunesse mais qu’elles intéressaient les éditeurs BDs, j’ai adapté mes projets et je les ai réécrit pour ce médium. Deux d’entre eux sortiront ainsi chez Delcourt début 2017 dans un format assez original puisque hybride entre la BD classique et l’album illustré.
Et tandis que je pensais avoir trouvé ma voie en tant que scénariste de bande dessinée, une rencontre a changé la donne et me voilà avec un premier roman jeunesse à venir l’année prochaine (mais j’ai pas le droit d’en parler).
Ainsi pour répondre à ta question, Fred, je pourrais résumer ça par : tout dépend de la rencontre. Écrire un roman, une BD, un album illustré c’est un peu comme être glacier/boulanger/pâtissier… ce sont des métiers connexes mais en même temps différents, et je crois que j’aime tout ça à la fois. Pourtant sans la rencontre avec un éditeur, sans partager une vision commune, ça ne fera pas une belle friandise à la fin.
J’ai certes une prédilection pour la bande dessinée puisque ça fait partie de mon ADN, que je suis fasciné par sa grammaire et ses codes et qu’en plus je m’y sens globalement libre, mais j’aime écrire sous toutes formes possibles quand je suis au diapason avec l’éditeur.

Bibliographie sélective de Fred Bernard :

  • La paresse du panda, scénario et illustrations, Casterman (2016).
  • Anya et le tigre blanc, texte illustré par François Roca, Albin Michel Jeunesse (2015).
  • Le grand match, texte illustré par Jean-François Martin, Albin Michel Jeunesse (2015).
  • Monsieur Moisange, texte illustré par Gwendal Le Bec, Albin Michel Jeunesse (2015).
  • On nous a coupé les ailes, texte illustré par Émile Bravo, Albin Michel jeunesse (2014).
  • Rose et l’automate, texte illustré par François Roca, Albin Michel Jeunesse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • L’histoire de vraie de Kiki la tortue géante, texte illustré par Julia Faulques, Nathan (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • L’histoire vraie de Ralfone l’orang-outan, texte illustré par Julia Faulques, Nathan (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • La fille du samouraï, texte illustré par François Roca, Albin Michel Jeunesse (2012).
  • L’inconnu au ballon, illustration d’un texte de Jean-Baptiste Cabaud, Le Baron Perché (2010).
  • L’homme bonsaï, scénario et illustrations, Delcourt (2009).
  • Jésus Betz, texte illustré par François Roca, Seuil Jeunesse (2002), que nous avons chroniqué ici.

Bibliographie de Loïc Clément :

  • Le temps des mitaines, tome 2  – Cœur de renard, scénario illustré par Anne Montel, Didier Jeunesse (2016).
  • Les Jours sucrés, scénario illustré par Anne Montel, Dargaud (2016).
  • Mille milliards de trucs (et de moutons), texte illustré par Anne Montel, Belin Jeunesse (2014).
  • Le petit et les arbres poussaient, texte illustré par Églantine Ceulemans, Les p’tits bérêts (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Le temps des mitaines, scénario illustré par Anne Montel, Didier Jeunesse (2014), que nous avons chroniqué ici.
  •  Shä & Salomé. Jours de pluie, texte illustré par Anne Montel, Jean-Claude Gawsewitch (2011).

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Petits livres, grandes histoires

Par 5 février 2015 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose des petits albums (donc à petit prix) avec des textes assez longs, donc des albums qui s’adressent plutôt, d’après moi, aux « grands » de 7-12 ans.

ce qu'il y avait sur limageJabbar était un vendeur itinérant. Il achetait ses marchandises quand la caravane arrivait puis partait dans les villages isolés revendre ce qu’il avait acheté. Cette fois-là, c’étaient des images que Jabbar avait acquises et parmi elles l’image d’une mystérieuse femme…
Ce qu’il y avait sur l’image… de Philippe Lechermeier est un magnifique conte oriental. Une histoire d’amour, un récit d’aventures. Le très beau texte est accompagné par les superbes illustrations de Charlotte Gastaut avec des planches pleine page (même si le petit format de l’album ne leur rend pas justice).
Un magnifique conte oriental magnifiquement illustré, un album pour s’évader.
Des extraits sur le blog Intemporel.

Les amants papillonsSon père l’avait décidé, Naoko quitterait le foyer et partirait étudier les bonnes manières. La jeune fille refuse d’obéir et décide de se déguiser en garçon pour apprendre la littérature. Sauf que Naoko rencontre le beau Kamo…
J’avais déjà lu cette histoire (dans une version assez différente), ici c’est Benjamin Lacombe qui raconte et illustre ce conte classique chinois, Les Amants Papillons, une belle histoire d’amour (qui ne plaira pas aux fervents défenseurs de La Manif pour tous…). Là aussi, très belles illustrations pleine page.
Un conte tragique, mais beau. Une belle histoire d’amour venue de Chine.
Le même vu par Les lectures de Liyah et par Œil d’ailleurs.

Monsieur PanMonsieur Pan était persuadé qu’il allait mourir. Chaque geste, pensait-il, pouvait lui être fatal. Aussi, quand il apprit que sa sœur était mourante, il se dit que lui aussi et n’alla pas à son chevet. Sa sœur mourut quelques jours plus tard, Monsieur Pan non, c’est donc lui qui eut en charge les enfants de sa sœur.
Monsieur Pan est signé Kressman Taylor (l’auteur d’Inconnu à cette adresse) et nous parle de la peur de vieillir et de mourir et des choses qui arrivent dans notre vie et la bouleverse. Ce très beau conte est illustré avec beaucoup de talent (comme d’habitude) par Princesse Camcam.
Une belle histoire sur la peur de mourir et sur les tours que nous joue la vie.
Le même vu par Chez Clarabel, Sous le feuillage et Enfantipages.

Jesus BeltzJésus Betz était né sans jambes et sans bras, sa mère ne savait que faire d’un tel enfant. Pourtant son destin allait être exceptionnel.
C’est un album assez étrange que nous proposent Fred Bernard et François Roca (qui aiment ces ambiances bizarres). Jésus Betz n’aura pas toujours une vie heureuse, loin de là, il va même vivre des choses assez tragiques… heureusement, tout ça se terminera bien. J’avoue avoir surtout été séduit par les illustrations de François Roca dont le travail est toujours extraordinaire.
Une sorte de Freaks (le chef d’œuvre de Todd Browning), et son univers étrange, version album pour enfants.
Le même vu par Chez Clarabel et Les lectures de Liyah.

charles prisonnier du cyclopeUne petite info pour finir, Charles le prisonnier du cyclope, le très bel album d’Alex Cousseau et Philippe-Henri Turin, vient aussi de ressortir en petit format. On vous avait déjà parlé de cette belle série (ici ou encore ) et si vous ne l’aviez pas encore, maintenant vous n’avez plus  aucune excuse !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqués plusieurs livres de Charlotte Gastaut (Le petit sapin, Les cygnes sauvages, Boucle d’Or & les 3 ours, Peau d’âne, PoucetteMon amie est princesse et Mais que fait la police ? ), de Princesse Camcam (Suivez le guide, promenade au jardin, Une rencontre, Le jardin de Clara, Je danse à l’Opéra, L’album de famille, Marie de Paris, Marie voyage en France, Drôles de marchés ! et La fille aux cheveux d’encre), de Fred Bernard (Rose et l’automate de l’opéra, L’histoire de vraie de Kiki la tortue géante et L’histoire vraie de Ralfone l’orang-outan), de François Roca (Le papa de Simon, Rose et l’automate de l’opéra et Les mille et une nuits), d’Alex Cousseau (Charles apprenti dragon, Les mammouths, les ogres, les extraterrestres et ma petite soeur, Les Frères Moustaches et Charles à l’école des dragons) et de Philippe-Henri Turin (Charles apprenti dragon et Charles à l’école des dragons). Retrouvez aussi notre interview de Princesse Camcam.

Ce qu’il y avait sur l’image…
Texte de Philippe Lechermeier, illustré par Charlotte Gastaut
Actes Sud Junior dans la collection Encore une fois…
4,95 €, 150×192 mm, 40 pages, imprimé au Portugal, 2014 (première édition 2005).
Les amants papillons
de Benjamin Lacombe
Seuil Jeunesse dans la collection Seuil’issime
5,90 €, 150×190 mm, 40 pages, imprimé en France, 2015 (première édition 2007).
Monsieur Pan
Texte de Kressmann Taylor, illustré par Princesse Camcam
Autrement dans la collection Fil Rouge
5,20 €, 160×190 mm, 36 pages, imprimé en Chine, 2014 (première édition 2008).
Jésus Betz
Texte de Fred Bernard, illustré par François Roca
Seuil Jeunesse dans la collection Seuil’issime
5,90 €, 150×190 mm, 40 pages, imprimé en France, 2015 (première édition 2002).
Charles prisonnier du cyclope
Texte d’Alex Cousseau, illustré par Philippe-Henri Turin
Seuil Jeunesse dans la collection Seuil’issime
5,90 €, 150×190 mm, 32 pages, imprimé en France, 2015 (première édition 2012).

À part ça ?

«Ce n’est pas facile d’entrer dans une librairie en demandant un livre sur le terrorisme.», une interview de Carl Norac et Vanessa Hié sur le blog des librairies sorcières.

Gabriel

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Vous dansez ?

Par 7 avril 2014 Livres Jeunesse

Tourne, tourne, tourne
Ça va tourner les p’tits jupons
Chauffe, chauffe, chauffe
Ça va chauffer les p’tits chaussons
Danse, danse, danse
Ça va danser dans les foyers
Danse danse danse, Henri Dès.

Aujourd’hui, on va parler de danse ! Que ce soit chez nous en écoutant de la musique ou carrément à l’opéra, aujourd’hui on va bouger en rythme, avec grâce… ou pas ! Et l’on commence par des livres pour les petits.

Coco DanseAttention le spectacle va commencer ! Tout le monde est bien installé ? L’éléphant s’avance, fait quelques pointes pendant que la souris chante. La chanson continue, les autres animaux rejoignent la scène avec grâce. Mais tout à coup, les paroles de la chanson prennent une tournure à laquelle on ne s’attendait pas… et c’est la cata !

The show must go on ! Peu importe ce qu’il se passe, le spectacle doit continuer (d’ailleurs, le public est ravi !). Avec beaucoup d’humour, Dorothée de Monfreid nous fait assister à un drôle de spectacle. Parle-t-on ici aussi de jalousie ? Un bien joli petit album cartonné sur le spectacle et la danse.
Le même vu par Des livres, etc.

Viens danser !Souris est triste… Il lui faut de la musique, une musique gaie. Elle allume sa radio et voilà que l’envie de danser est irrésistible. Elle bouge en rythme, se déhanche et elle est bientôt rejointe par la Tortue. Toutes les deux dansent maintenant quand arrive Loup puis Crocodile, Hippopotame, Éléphant, Chimpanzé et Ours. Ça danse dans tous les sens ! Mais tout à coup… la musique s’arrête ! Que va-t-on faire ?

On danse dans Viens danser ! de Natacha de Bradké et Émilie Philipot ! Au son des onomatopées, tout comme les héros de l’histoire on est dans le rythme, on a envie de bouger. Ici, en plus de parler de danse, on évoque le bonheur d’avoir des amis, de partager, de ne pas être seul. Un très chouette album coloré et cartonné pour les tout-petits.
Le même vu par Enfantipages.

ma poupée ballerinePour son cinquième anniversaire, sa mère lui avait fabriqué une poupée avec une étoile sur le nombril. La petite fille aimait habiller sa poupée en danseuse. Avec son tutu, elle lui ressemblait vraiment. Mais un jour, alors qu’elle l’a amené à son cours de danse, la poupée tombe du sac… les chaudes larmes n’y firent rien, la poupée restait introuvable.

Ma poupée ballerine est un bel album sur l’amitié entre un enfant et sa poupée. La danse n’est pas ici le sujet, mais elle est en arrière-plan. Les illustrations de Junko Shibuya tout en tissus brodés sont très particulières, on accroche… ou pas ! Une très jolie histoire sur une petite danseuse et sa poupée en tutu.
Le même vu par Enfantipages et Maman Baobab.

EntrechatsMacha est le genre de petite fille qui adore s’amuser avec ses camarades. Ses jeux préférés ? Monter aux arbres, chat perché, le foot et se bagarrer ! Alors forcément quand les petites filles passent à côté d’elle, elles rigolent… C’est quoi cette fille qui joue à des jeux de garçons (sic). Macha en a assez ! Elle voudrait avoir des amies et décide de s’inscrire à la danse. Comme le dit Mlle Petitpas, son professeur, il va falloir beaucoup travailler !

Le début m’a un peu dérangé, le côté « jeux de filles »/« jeux de garçons »… et la fin m’a surpris (un retournement de situation des plus plaisants). Même si l’histoire manque un peu de crédibilité (la petite fille qui aime la bagarre et le foot et qui a d’un coup envie de faire de la danse… et devient la meilleure élève en peu de temps…), voilà un album plein d’humour avec des illustrations qui font un peu BD, un album qui déconstruit (un peu maladroitement) les stéréotypes sexués.

Moussy & le fantôme de l'opéraMoussy va passer le concours d’entrée à l’Opéra seulement voilà, la souris n’est pas aussi menue que les sœurs Fluettes et l’on se moque d’elle, la qualifiant de grassouillette. Moussy décide de se priver quand vient l’heure du repas, seulement passer un concours le ventre vide… ce n’est pas l’idéal.

On vous a parlé régulièrement de Moussy la souris petit rat, le personnage créé par Nathalie Infante dont les aventures se lisent généralement dans des livres à dérouler (on ouvre des pans au fur et à mesure de l’histoire et quand on arrive à la fin on a déplié une grande image). On ne pouvait pas vous parler d’ouvrages sur la danse sans vous reparler de Moussy et c’était l’occasion de vous présenter ceux qu’on n’avait pas encore chroniqués. Donc ici, on parle de surpoids, de la « norme », des moqueries et surtout de s’assumer. Une histoire tout en rimes et aux couleurs qui pétillent.

La souris petit ratMoussy a été sélectionnée, elle va participer à un spectacle et elle va même avoir un bel habit cousu sur mesure. Seulement, voilà… quand Moussy vient le chercher, un fantôme se manifeste et la prévient qu’il ne la laissera pas en paix si elle touche à ce costume…

Autre aventure de la petite souris de Nathalie Infante, donc, avec ici une histoire de fantôme… qui n’est peut-être pas ce qu’on croit ! On parle ici de la peur, de la jalousie, de la compétition. Et c’est ici aussi un livre à dérouler avec un texte en rimes et plein d’humour (et de suspense !). Moussy c’est vraiment un héros qu’affectionnent les enfants.

Un crocodile dans le ventreCerise aime danser. En tutu et chaussons, elle fait des pointes et des entrechats. Plus tard, elle sera petit rat ! Seulement, depuis que son papa est parti, Cerise est triste, chaque nuit elle se relève en cachette pour manger ce qu’elle trouve dans les placards. Bientôt, elle ne rentre plus dans ses vêtements de danse. Maman se fâche, une danseuse, ça doit être mince ! Peu de temps plus tard, Cerise est même renvoyée du cours de danse…

Ici, on parle du diktat de la minceur que les danseuses connaissent bien. Cerise est bien triste de ne plus être dans les normes… mais très vite, elle apprendra qu’il n’y a pas qu’une forme de danse et que tout le monde n’a pas les mêmes exigences. Même s’il y a quand même quelques maladresses (en gros, parce qu’elle a des rondeurs elle est faite pour la danse africaine, un cours de danse exige rarement de ses danseuses d’être filiformes… surtout un cours de danse où les danseuses ne sont pas en chignon…), c’est un album pour s’aider à s’accepter et trouver sa voie.

Pieds de cochonsUn vieux loup maigre et miteux découvrait un nouveau quartier de la ville quand il tomba sur une affiche : Le lac des truies, les ballets de Bayonne, chorégraphie : Jean Bon d’York ! Le texte était déjà alléchant, mais la photo encore plus : des petits cochons merveilleusement juteux étaient représentés. Il lui fallait entrer, et bondir sur la scène pour dévorer les petits danseurs… sauf que…

Pieds de cochons de James Marshall et Maurice Sendak a quand même pris un sacré coup de vieux ! Tant dans les illustrations que dans la mise en page, mais quelle histoire originale ! Le loup va se laisser surprendre par la beauté de la danse et oublier pourquoi il est là. C’est aussi ça l’art, ça nous cueille, nous transporte, nous fait oublier le reste.

Rose et automateIl avait été abandonné depuis longtemps, si longtemps qu’il ne sait plus depuis quand. Il avait fallu un petit rat pour le sortir. Elle lui avait souri, l’avait caressé, dépoussiéré, ça l’avait tant ému. Puis elle lui a même parlé, cherché le reste de son corps (car il n’y avait qu’une tête) et avec l’aide du vieux machiniste elle l’a entièrement remonté. Quand il a été enfin complet, il s’est mis à danser, la petite fille n’avait plus qu’une envie… danser avec lui !

Mais qu’elles sont belles les planches de François Roca ! La grande taille de l’album les met parfaitement en valeur et l’on admire le travail de l’illustrateur à chaque page. Son acolyte (ils ont signé plusieurs albums ensemble), Fred Bernard a écrit un texte extrêmement poétique, l’histoire d’un vieil automate retrouvé par une jeune danseuse, et surtout l’histoire de celle-ci qui va se battre pour réhabiliter l’automate. On parle aussi ici du plaisir de danser. C’est extrêmement beau, le genre d’album dont on ne se sépare pas.

On quitte les albums pour passer aux documentaires.

JOSEPHINE Baker la danse libéréeAu milieu des années 20, une jeune fille danse devant un public médusé, elle est à moitié nue et elle a conquis le public européen. Ce n’était pas gagné pour la jeune Joséphine que tout le monde appelle Tumpie. Née dans une famille pauvre, elle a commencé à travailler à huit ans comme femme de ménage. Elle a tout fait pour quitter cette misère et vivre de sa passion : la danse.

Joséphine Baker, la danse libérée est un petit livre sorti dans la collection Des graines et des guides dont on vous a déjà parlé ici. Une super collection qui, chaque fois, nous présente un homme ou une femme qui a marqué l’histoire, la culture. Construits comme de courts romans, légèrement illustrés, c’est chaque fois une lecture passionnante. Ici donc on va mieux connaître la vie de cette danseuse qui a marqué la France des années 20 et dont la générosité reste célèbre. On regrette juste parfois que l’auteur n’ait pas plus détaillé certaines choses, certaines périodes, passant trop vite à la suite. Encore un livre très intéressant de la collection Des graines et des guides chez À dos d’âne.

Les arts de la danseLes arts de la danse de Carole Laffon sorti chez Mango jeunesse est un documentaire dont la couverture matelassée avec sa belle photo attire. Les photos intérieures sont un peu moins sympa… Elles semblent parfois datées et ne sont pas toujours en adéquation avec le texte (par exemple, pour accompagner un texte sur le fait de danser pieds nus à partir de trois ans… on voit des enfants en chaussures !). Ici, on parle des différentes danses, de quand commencer, des vêtements, des cours… le livre aborde vraiment tout des premiers pas aux professionnels. Mais c’est un peu fouillis… En fin d’ouvrage, on trouve des quizz sur l’art de la danse et un vocabulaire technique. Un documentaire à destination des plus jeunes pour une première approche, qui aurait mérité des photos plus adaptées et un classement plus réfléchis.

La danse racontée aux enfantsNous (j’ai demandé son avis sur ces trois documentaires à ma compagne qui a fait de la danse pendant plusieurs années) avons été plus enthousiastes sur La danse racontée aux enfants de Christine Beigel sorti chez De la Martinière jeunesse. Déjà, ici les photos sont superbes, les thématiques claires et la mise en page attrayante. L’Histoire de la danse, les différentes danses, les costumes, les décors, la danse au cinéma… les thèmes sont un peu les mêmes que dans l’ouvrage précédent, mais ici on parle moins des cours de danse, c’est plus un livre sur l’art de la danse que sur son apprentissage. Mais voilà un livre extrêmement réussi visuellement qui donne donc envie de s’y plonger, un livre original qui traite de sujets qu’on ne trouve pas souvent dans les livres pour enfants. Mais ça reste quand même un ouvrage qui s’adresse aux plus grands par rapport à Les arts de la danse.
Le même vu par Enfantipages.

Copains de la danseOn termine par un classique : la collection Copains et son tome sur la danse : Copains de la danse. Ici, c’est extrêmement complet. Plus de 250 pages pour explorer la danse, son Histoire, les différentes danses, les vêtements… mais ici on va aussi voir la fabrication d’un chausson de danse ou savoir qui a inventé les pointes, voir la différence entre le vaudeville et le music-hall, s’essayer au smurf et apprendre à se faire un cataplasme à l’argile. On est proche ici de l’encyclopédie ! Copains de la danse est un livre extrêmement complet, richement illustré (avec des dessins pleins de modernité et des photos très bien choisies). LE livre pour tout savoir sur la danse.

Quelques pas de plus…
D’autres livres qui parlent de danse que l’on a chroniqués : Jeu de piste à LondresL’ours qui danseLes ailes de la sylphideIsadora DuncanFlamingo, La catcheuse et le danseur, Moussy, danseuse de balai, Je danse à l’Opéra, Petites danseuses, Lilichou l’atelier ballerines, Tonnerre de catch, Danse, Prosper, danse ! et Philo mène la danse.

Coco danse
de Dorothée de Monfreid
L’école des loisirs dans la collection Loulou & Cie
10,70 €, 205×205 mm, 24 pages, imprimé en Malaisie, 2009.
Viens danser !
de Natacha de Bradké et Émilie Philipot
L’école des loisirs
11,20 €, 191×220 mm, 28 pages, imprimé en Malaisie, 2011.
Ma poupée ballerine
de Junko Shibuya
Autrement
12,50 €, 170×230 mm, 40 pages, imprimé en Chine, 2013.
Entrechats
Texte de Rosine & Claire Wortemann
p’titGlénat dans la collection Vitamine
11 €, 306×215 mm, 24 pages, imprimé en Espagne, 2013.
Moussy & Le fantôme de l’opéra
de Nathalie Infante
Les Éditions Marie-Louise dans la collection Roll Story
6€, 160×120 mm, 18 pages, imprimé en France, 2010.
Moussy la souris petit rat
de Nathalie Infante
Les Éditions Marie-Louise dans la collection Roll Story
6€, 160×120 mm, 18 pages, imprimé en France, 2009.
Un crocodile dans le ventre
Texte d’Anne Ferrier, illustré par Roseline d’Oreye
Pastel
11,20 €, 180×250 mm, 35 pages, imprimé en Belgique, 2008.
Pieds de cochons
Texte de James Marshall, illustré par Maurice Sendak
L’école des loisirs
13,70 €, 200×230 mm, 30 pages, imprimé en France, 2001.
Rose et l’automate de l’opéra
Texte de Fred Bernard, illustré par François Roca
Albin Michel Jeunesse
19 €, 290×365 mm, 32 pages, imprimé en Italie, 2013.
Joséphine Baker la danse libérée
Texte de Marianne Stjepanovic, illustré par Pauline Sciot
Éditions À dos d’Âne dans la collection Des graines et des guides
7,50 €, 105×150 mm, 50 pages, imprimé en Italie, 2013.
Les arts de la danse
Textes de Caroline Laffon
Mango dans la collection Qui sommes nous ?
13,50 €, 255×310 mm, 59 pages, imprimé en Chine, 2012.
La danse racontée aux enfants
Textes de Christine Beigel
De la Martinière Jeunesse
14,50 €, 291×262 mm, 70 pages, imprimé en France, 2012.
Copains de la danse
Textes d’Agnès Izrine, illustrés par Sophie Lebot, Jérôme Brasseur et Claude Cachin
Milan dans la collection Copain
14,95 €, 195×255 mm, 254 pages, imprimé en Chine, 2013.

À part ça ?

l'age heureuxAnnées 60, Delphine, petit rat à l’Opéra de Paris, a été choisie pour interpréter un grand rôle dans Galatée. Certains ne comprennent pas pourquoi c’est elle et non pas la très sage et très talentueuse Julie. Mais le maître n’en démord pas, ça sera elle. Un soir, Delphine et ses amies réussissent à monter sur les toits de l’Opéra, ce qui est formellement interdit. Julie en profite pour les enfermer à l’extérieur afin qu’elles se fassent avoir et punir. C’est grâce à une amie que j’ai connu L’âge Heureux, une série de 1966 qui existe en DVD. Quatre épisodes de 50 minutes en noir et blanc dans lesquels on suit donc de jeunes danseuses de l’Opéra de Paris. On est plongé dans les années 60 avec ses rites, sa mode, sa vie quotidienne mais aussi, donc, dans la vie des petits rats de l’Opéra de Paris. L’intrigue principale rend le tout passionnant. Une série à découvrir de toutes urgences, que vous aimiez la danse ou pas.
Une vidéo composée d’extraits.
L’âge heureux de Philippe Agostini, d’après un roman d’Odette Joyeux, autour de 20€.

Gabriel

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Respectons la nature et les animaux

Par 5 septembre 2013 Livres Jeunesse

Aujourd’hui on va parler de la beauté de la nature et des animaux. Il est important d’apprendre aux enfants dès le plus jeune âge à respecter les bêtes (j’en encore ai vu un viser les canards avec des graviers au parc l’autre jour sous l’œil amusé des parents… fin de la parenthèse) et la nature. Une petite sélection sur le sujet.

Et je commence par un petit bijou.

Bonolon le gardien de la forêtBonolon c’est le gardien de la forêt, un géant un peu effrayant mais qui exauce les vœux. Il suffit que des larmes touchent un arbre sacré et Bonolon apparaît. Un prince très peureux qui ne se sentait pas capable d’affronter la Montagne Sacrée, une vieille dame responsable d’un orphelinat très malade, un castor chassé d’une forêt, un pommier magique qui ne donne pas de pommes et des habitants qui meurent tous les uns après les autres ; Bonolon va arranger tout ça !

Sorti chez Nobi Nobi !, Bonolon, le gardien de la forêt regroupe cinq superbes histoires. Les illustrations sont magnifiques. Ici on parle de la nature, celle qui n’est plus la même quand on chasse un animal, celle qui sauve, celle qui guérit. Alors bien-sûr ce n’est pas un album expressément sur ce sujet mais la nature est au cœur de chaque histoire, Bonolon est une sorte d’esprit de la forêt qui aide les hommes. À la fin de l’ouvrage de petits textes nous expliquent ce que sont le camphrier, le chêne, l’érable,… Cinq magnifiques contes réunis dans un bien bel ouvrage.
Bonolon chroniqué par Yana, Laël et par Liyah.

Mauvaise HerbeAlors qu’elle se promène dans la nature avec sa mère, Mathilde découvre les bluets, les coquelicots ou encore la camomille… toutes ces fleurs appelées « mauvaises herbes ». Ces plantes n’ont pourtant pas que des inconvénients !

Une très jolie histoire autour des mauvaises herbes. On parle de l’utilité des choses dans la nature, du désastre que sont les désherbants et autres produits chimiques. Avec une petite histoire toute simple, Séverine Dalla fait passer beaucoup de choses sans que ça fasse leçon de morale ou cours de biologie. On apprend tout en lisant une belle histoire. On sent que l’auteur connaît la nature et l’aime vraiment (car ici, contrairement à dans Crocolou aime la nature, on ne cueille pas les fleurs et, accessoirement, on ne tue pas les animaux). L’histoire est complétée par une petite partie documentaire et des jeux. Un très joli petit livre.
Des extraits en ligne.

Cours Petit HerissonLouison, le petit hérisson, est en colère contre sa maman il décide de s’enfuir ! Seulement dehors il y a plein de dangers pour les petits hérissons ! Entre les voitures, les chiens, les rapaces, la pollution… Louison sera bien content de retrouver le petit jardin naturel où il vit avec sa maman et ses frères et sœurs !

Ici Séverine Dalla nous parle des hérissons, ces petits animaux adorables qu’on voit, hélas, de moins en moins. Elle nous explique à quel point ils sont importants. En fin d’ouvrage, comme dans le précédent on trouve une partie documentaire (avec notamment ce qu’il faut faire et ne pas faire pour les hérissons) et des jeux. Une belle histoire avec de jolies illustrations.
Des extraits en ligne.

Kiki la tortue géanteEn 2009, Kiki est morte à l’âge de 146 ans. Elle pesait alors 250 kilos ! Kiki c’est une tortue géante des Seychelles arrivée à Paris, au Jardin des Plantes, en 1923. C’est là aussi qu’il mourut après avoir vu défiler les années et les visiteurs.

Ralfone l'orang outanRalfone et Ralfina sont deux petits orangs-outans qui ont été trouvées dans un avion qui venait de Bornéo, certainement victimes de trafiquants. Seule solution trouvée, appeler le zoo du Jardin des Plantes. C’est là qu’elles sont restées le temps de reprendre des forces et d’apprendre certaines choses. Puis on a pu relâcher Ralfone dans son pays de départ quant à Ralfina, elle a fini dans un zoo…

J’avoue être complètement hermétique aux zoos, je boycotte tout endroit avec des animaux en captivité. J’aime trop les animaux pour les voir enfermés, arrachés à leur terre natale. J’ai donc eu un peu de mal avec l’histoire de Kiki qui a passé sa vie dans un climat qui n’était pas le sien, emprisonnée au Jardin des Plantes. J’ai préféré l’histoire de Ralfone qui elle a eu la chance de retrouver son vrai lieu d’habitat naturel (même si dans la même histoire Ralfina termine dans un zoo…). Bref malgré le fait que ça soit très bien écrit, avec une petite partie documentaire et même si les illustrations de Julia Faulques sont très belles, je préfère les animaux dans la nature.
Kiki et Ralphone vus par Enfantipages et Fantasia.

Abeille, miel et pain d'épicesUne abeille passe au-dessus d’enfants qui discutent du métier qu’ils feront plus tard. Elle, ce n’est pas un seul métier qu’elle fait, mais plusieurs se dit-elle (nettoyeuse, nourrice, cirière,…). Cette petite histoire (joliment illustrée par Steffie Brocoli) est suivie d’un documentaire en rien rébarbatif sur ces insectes, leurs vies, ce qu’elles produisent… et les causes de leur disparition… On trouve aussi la recette du pain d’épices et des petits jeux (labyrinthes, dessins, jeux d’observation,…) pour le côté ludique. Cet ouvrage est issu de la nouvelle collection basée sur les ateliers de la Villette (à Paris), dont je vous ai déjà parlé ici. Un très joli livre sur les abeilles qui nous apprend plein de choses sans jamais nous ennuyer.

Après plusieurs livres entre l’album et le documentaire, en voici un (très beau) entre documentaire et livre d’activités.

Cherchons les petites betesCherchons les petites bêtes ! Découvertes et activités au jardin est un magnifique ouvrage de près de 140 pages sur les animaux qui peuplent la nature, comment les observer, comment les attirer, comment les reconnaître… Découpé en sept parties (Où et quand trouver les petites bêtes, Les insectes, Les araignées, les mille-pattes et les crustacés, Les escargots, les limaces et les vers de terre, Les grenouilles, les crapauds, les lézards et les serpents, Les oiseaux et Les mammifères), voici un livre complet et vraiment beau (richement illustré de belles photos). Un ouvrage qui ne s’adresse pas qu’aux petits campagnards car on y parle aussi de faire venir des petites bêtes dans ses jardinières ou de les observer au parc. C’est un livre passionnant, extrêmement complet, bourré d’info, d’idées, d’activités,… toujours dans le respect de la nature et des bêtes (les animaux sont toujours relâchés après observation, jamais tués). Un vrai coup de cœur.

On termine cette sélection avec trois revues qu’on adore et dont on vous parle régulièrement (elles sont déjà sorties depuis quelques semaines, j’ai pris du retard cet été, mais elles devraient encore être trouvables ne serait-ce que sur le site des magazines).

La Hulotte 99Dans son dernier numéro La hulotte s’intéresse au martin-pêcheur. Et c’est grâce à une pie qu’on va tout savoir ! Tel un paparazzi pour la presse people, elle a observé l’animal jour après jour et va nous livrer son quotidien ! On saura TOUT ! De sa façon de pêcher, à celle de défendre son territoire. On va aussi apprendre comment il communique, où il habite et bien-sûr, presse people oblige, on nous dira tout sur ses conquêtes et sa vie de famille ! La hulotte c’est un petit magazine en noir et blanc avec un seul thème à chaque fois (un animal) et dont chaque numéro est ultra complet, passionnant, toujours traité avec humour. De longs textes richement illustré, on est plus proche du livre documentaire que de la revue (ici pas de rubriques par exemple), et on garde chaque numéro précieusement, en se constituant une belle collection !
Tous les renseignements sur La hulotte, où la trouver, comment s’abonner, se procurer ce numéro, etc sur leur site : http://www.lahulotte.fr

La petite salamandre 89On continue avec une autre revue dont on est fan, La petite salamandre. Ici ça correspond un peu plus à l’idée qu’on se fait d’une revue avec rubriques, jeux, poster, BD,… tout en étant, comme La hulotte, sans pub ! Dans ce numéro on en saura plus sur la vesse-de-loup, on va apprendre à différencier le mulot sylvestre de la souris domestique, et surtout on va, grâce à un joli dossier, connaître le tichodrome échelette (un étonnant oiseau-papillon). Au programme de ce numéro on va également fabriquer un avion-ticho en papier et les habituels jeux, BD, petite histoire, courrier des lecteurs, concours, sélection de livres (dont Cherchons les petites bêtes dont je vous parlais plus haut !).
Tous les renseignements sur cette super revue sur leur site : http://news.petitesalamandre.net

cram cram 21On termine avec notre chouchou, et même si ce n’est pas une revue sur la nature expressément, on en parle quand même beaucoup ! Dans chaque numéro de Cram Cram ! on voyage grâce à une famille et dans celui-ci ce sera au Niger ! Grâce à de superbes photos on va partager la vie de la famille Jourdain-Castillo, leur rencontre avec des crocodiles, leurs voyages en pirogue, leur visite du musée national de Niamey ou encore leur rencontre avec les habitants d’une île du Niger. Ensuite on en saura plus sur le lamantin, on lire une belle histoire d’un homme qui devint roi grâce à une aiguille, on apprendra à fabriquer un appeau avec Grand-Père Daniel et dans la boîte à idée on va cette fois-ci faire des décors sur T-shirt, des piñatas surprises (et rafraîchissants), des cocktails, un totem en carton et des beignets africains ! Encore un super numéro sans pub pour une revue qui continue de beaucoup nous plaire.
Tout savoir sur Cram Cram ! : http://www.cramcram.fr

Quelques pas de plus…
On a déjà parlé de l’amour des bêtes et de la nature et d’écologie dans plusieurs chroniques notamment et ici.

Bonolon, le gardien de la forêt
Texte de Seibou kitahara (traduit par Fédoua Lamodière), illustré par Go Nagayama
Nobi Nobi !
16,50€, 182×257 mm, 144 pages, imprimé en République Tchèque, 2013.
Mauvaise Herbe
de Séverine Dalla
Vert Pomme
9,60€, 160×210 mm, 32 pages, imprimé en Bretagne chez un éditeur éco-responsable, 2012.
Cours, petit hérisson !
de Séverine Dalla
Vert Pomme
9,60€, 160×210 mm, 32 pages, imprimé en Bretagne chez un éditeur éco-responsable, 2012.
L’histoire de vraie de Kiki la tortue géante
Texte de Fred Bernard, illustré par Julie Faulques
Nathan
10€, 222×272 mm, 24 pages, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2013
L’histoire vraie de Ralfone l’orang-outan
Texte de Fred Bernard, illustré par Julie Faulques
Nathan
10€, 222×272 mm, 24 pages, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2013
Abeilles, miel et pain d’épices
Texte de Sandrine Le Guen, illustré par Steffie Brocoli
Actes Sud Junior dans la collection Ateliers Villette
9,90€, 181×233 mm, 48 pages, imprimé en Belgique, 2013.
Cherchons les petites bêtes ! Découvertes et activités au jardin
Texte d’Anne-Sophie Baumann, illustré et réalisé par Clémentine Sourdais
Actes Sud Junior
13,90€, 172×196 mm, 138 pages, imprimé en France, 2013 (première édition 2009).


A part ça ?

On reste dans la nature… mais au niveau des applications ! DéclicKids a chroniqué Bitumia, la planète aux voitures édité par un éditeur que l’on connait bien : Gulf Stream. Leur chronique est là : http://www.declickids.fr/bitumia-la-planete-aux-voitures-un-livre-enrichi-par-gulf-stream-editions-ipad. Bonne lecture !

Gabriel

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