La mare aux mots
Parcourir le tag

Frédéric Kessler

C’est la famille !

Par 6 mars 2015 Livres Jeunesse

Et si l’on parlait de la famille ?

Coeur élastiqueUne famille, ça commence souvent par de l’amour. Deux êtres s’aiment, un enfant naît. Un enfant dont le prénom a été choisi avec amour. Un enfant qui sera parfois le portrait de ses parents… parfois totalement différent. Qu’il soit l’aîné ou l’un des suivants, il sera aimé tout autant… un cœur c’est élastique !
On parle des parents, des enfants, des grands-parents, des cousins et des cousines… dans Cœur élastique d’Anne-Claire Lévêque et Arianna Tamburini. On parle de la famille et du bonheur qu’elle procure. Alors bien sûr ici tout est positif, la famille c’est que de l’amour et des bons moments. C’est forcément un papa et une maman, des grands-parents encore en vie, des tonnes de cousins et plus tard « les petits devenus grands, ont à leur tour, des enfants ». Même si l’on peut regretter cette version très caricaturale de la famille, Cœur élastique reste un album plein de poésie (notamment grâce aux belles illustrations d’Arianna Tamburini) et de douceur.
Cœur élastique, pour rappeler que l’amour ne se divise pas.
Des extraits sur le site de l’éditeur et le même vu par Les lectures de Liyah.

9782246787259-X_0Un futur bébé et un futur grand frère s’écrivent. L’un, dans le ventre de sa mère, s’interroge sur le monde et dit sa hâte de rencontrer son aîné. L’autre, raconte sa vie pas toujours rose et explique qu’il se passe très bien de lui. L’un aime celui qu’il va rencontrer, espère qu’il sera son guide. L’autre a déjà peur de ne plus être le centre du monde.
Lettres à mon cher petit frère qui n’est pas encore né est un album épistolaire plein d’humour et de tendresse. Avec beaucoup d’originalité, Frédéric Kessler parle de la crainte des aîné-e-s en voyant arriver les petits frères et les petites sœurs et de la fascination qu’éprouvent ces dernier-e-s pour leurs aîné-e-s. Bien entendu, la rencontre sera belle, le grand finalement pas si mécontent. Le texte est illustré par des dessins aux allures rétro.
Un très bel album sur l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur.

SOEURS MODE D EMPLOIUne sœur, ce n’est pas évident à comprendre, heureusement voici un guide pour vous aider ! Vous y apprendrez qu’une petite sœur c’est souvent bruyant et que ça mord parfois. Vous saurez comment les bloquer pour pouvoir les chatouiller (et où les parquer quand y’en a marre). Vous allez apprendre que ça fait beaucoup de bêtises… mais qu’au fond ce n’est pas si nul.
Sorti en Angleterre sous le titre A Guide to Sisters, voici que sort en France Sœurs mode d’emploi traduit par Aliyah et la pétillante Susie Morgenstern. C’est drôle et tendre, piquant et poétique. On parle autant des agacements que des moments de complicité. Les illustrations ont également ce côté tendresse sans mièvrerie.
Un super guide pour comprendre les sœurs et savoir comment s’en servir.
Le même vu par Enfantipages.

Raconte encore grand-mère !Depuis que son grand-père est parti, sa grand-mère habite avec eux. Parfois, elle entend ses parents dire que sa grand-mère ne sourit plus, qu’elle est devenue vieille, elle, elle sait que c’est faux. Elle la voit rire et faire des farces comme quand par exemple elle fait semblant de ne plus la reconnaître. Elle écoute ses histoires en sachant que même le jour où elle ne sera plus là, elle sera encore dans sa tête.
Raconte encore grand-mère ! est un très bel album sur les grands-parents, sur la relation entre eux et leurs petits-enfants, sur la transmission. L’histoire n’a rien d’original, elle nous a même été racontée très souvent, mais les mots de Marido Viale nous touchent et les illustrations de Xavière Broncard sont superbes.
Un album qui nous donne envie de demander encore et encore à nos grands-mères de nous raconter des histoires, leur histoire.
À noter : le livre existe aussi en arabe.
Des extraits sur le site de l’éditeur.

RéunisSon papa ne rentre pas très souvent à la maison. Il construit de grands immeubles, loin. Une fois par an il est avec eux, au moment du Nouvel An… et c’est aujourd’hui.
C’est encore un très bel album que nous proposent les éditions HongFei. Un album extrêmement poétique et plein de tendresse sur la relation entre une petite fille et son père qu’elle ne voit pas souvent. L’histoire se passe en Chine, mais elle pourrait se passer en France, le papa pourrait être tout simplement marin, militaire ou prisonnier. On parle ici aussi de la transmission, du bonheur d’être ensemble, de l’amour, de la famille. On parle aussi du Nouvel An chinois et des traditions qui l’accompagnent.
Un album plein de tendresse sur la joie d’être réunis.
À noter : l’album original a été désigné « meilleur album » par un prestigieux prix chinois.
Des extraits sur le site de l’éditeur.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres d’Anne-Claire Lévêque (La pluie et le beau temps et Le p’tit déjeuner), d’Arianna Tamburini (Mon alphabet zinzin des animaux du zoo, Marguerite, la vache jongleuse, Alain, le lapin magicien, Hector l’éléphant funambule et Ernesto le coq acrobate) et Frédéric Kessler (Le doudou-qui-parle et L’album de famille). Retrouvez aussi notre interview d’Arianna Tamburini.

Cœur élastique
Texte d’Anne-Claire Lévêque, illustré par Arianna Tamburini
Les Éditions du Ricochet dans la collection Les canoës du ricochet
11 €, 225×225 mm, 30 pages, imprimé en Pologne, 2014.
Lettres à mon cher petit frère qui n’est pas encore né
Texte de Frédéric Kessler, illustré par Alain Pilon
Grasset Jeunesse
13,90 €, 210×175 mm, 32 pages, imprimé en Espagne, 2015.
Sœurs mode d’emploi
de Paula Metcalf et Suzanne Barton (traduit par Aliyah et Susie Morgenstern)
De la Martinière Jeunesse
12,90 €, 240×275 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2014.
Raconte encore grand-mère !
Texte de Marido Viale, illustré par Xavière Broncard
Samir
11 €, 190×260 mm, 36 pages, imprimé au Liban, 2014.
Réunis
Texte de Yu Liqiong (traduit par Chun-Liang Yeh), illustré par Zhu Chengliang
HongFei dans la collection Vent d’Asie
14,50 €, 258×290 mm, 35 pages, imprimé en République Tchèque, 2015.

À part ça ?

Les 10 Bienfaits de la Lecture : Pourquoi Vous Devriez Lire Tous les Jours.

Gabriel

You Might Also Like

Doudous

Par 17 octobre 2013 Livres Jeunesse

Et si on reparlait de doudous ?

Nos beaux doudousSon doudou il l’a eu dès la naissance et à partir de là il ne l’a plus quitté. Son nom ? Doudou tout simplement. Et puis Doudou s’est mis à grossir, à grandir, à prendre de plus en plus de place, inquiétant même les parents du petit garçon. Doudou prenait tellement de place que la maison était devenue trop petite pour lui… alors il lui fallut partir… Mais le petit garçon refusa que son doudou s’en aille seul et il le suivît, c’est comme ça qu’il rencontra Laura et son doudou, qui prenait autant de place que le sien. Mais forcément à deux on a moins besoin de doudous !

Stéphane Servant a écrit un texte absolument magnifique sur les doudous, la place qu’ils prennent auprès des enfants, à quel point ils sont la bouée dont ils ont besoin quand le monde devient trop difficile, comment ces lapins, ours, ou simples morceaux de tissus les rassurent… et il parle aussi du moment où l’enfant n’en a plus besoin, où le doudou redevient une simple peluche (mais plus importante que les autres). Stéphane Servant évoque aussi l’amitié, avoir un ami donne forcément confiance en soi, on se sent moins seul et le doudou devient secondaire. Bref, c’est un superbe texte qui décrit des choses que l’on connaît bien avec extrêmement de poésie. Les mots sont mis en image par Ilya Green qui rend l’histoire encore plus poétique, onirique. Un magnifique album sur la place des doudous dans la vie des enfants.
Le même vu par à l’ombre du saule.
Plus d’extraits sur le site de Didier Jeunesse.

Le doudou qui parleC’est l’heure de dormir pour Léa… sauf qu’elle a envie de poser des questions à son doudou qui parle, pas de dormir ! Pourquoi c’est LUI son doudou ? C’est une histoire d’odeur ? De douceur ? D’état ? (oui, les doudous sont rarement en bon état !)… c’est certainement pour tout ça… et d’autres choses encore !

Le doudou qui parle est un album plein de douceur sur les doudous, le choix de ceux-ci. Qu’est-ce qui spécifie un doudou. Beaucoup d’humour ici, mais également de tendresse (même si les illustrations d’Elise Géhin sont moins douces que celles d’Ilya Green, c’est un tout autre style). Un petit album pour se rappeler ce qui fait un bon doudou, ressorti à petit prix dans la collection Encore une fois chez Actes Sud Junior.
Plus d’extraits sur le site d’Actes Sud Junior.

Quelques pas de plus…
D’autres livres sur les doudous : Canaille a oublié son doudou, Trois petits riens, Le lapin en peluche, Le nouveau doudou, Quelle chance !, Pattes rouge, Le machin, Le doudou de la maîtresse, Le schmat doudou, Guili Lapin, un conte moral, Pendant que tu dors, émilie et le doudou, Barri cherche son doudou… et même un sujet sur le forum !
Nous avons déjà chroniqué des albums de Stéphane Servant (Boucle d’ours, Le machin, Le crafougna et Le masque.), Ilya Green (Bulle et Bob à l’école, Mon arbre, Marre du rose, Bulle et Bob préparent Noël, Les plus belles berceuses jazz, Bulle et Bob à la plage, Peter Pan et Wendy, Bulle et Bob dans la cuisine et Le masque) et Frédéric Kessler (L’album de famille).

Nos beaux doudous
Texte de Stéphane Servant, illustré par Ilya Green
Didier Jeunesse
12,90€, 236×267 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.
Le doudou-qui-parle
Texte de Frédéric Kessler, illustré par Élisa Géhin
Actes Sud Junior dans la collection Encore une fois…
4,95€, 150×189 mm, 32 pages, imprimé au Portugal, 2013 (première édition 2010)

À part ça ?

Les enfants et la lecture, un sujet très intéressant sur le site de France Info.

Gabriel

You Might Also Like

Le plein d’émotion

Par 18 février 2013 Livres Jeunesse

Aujourd’hui deux livres coup de cœur, deux livres inclassables qui font ressentir énormément d’émotion.

l'album de familleLà sur la page de droite c’est sa grand-mère enfant et ici ses parents avant leur rencontre. L'album de familleLà lui bébé et là sa petite sœur bien plus tard. En tournant les pages on suit l’histoire d’une famille.

Cet album est absolument superbe. Les illustrations de Princesse Camcam (qui sont en fait des vitrines en 3D prises en photo) sont vraiment magnifiques, délicates, poétiques, avec un charme un peu ancien… bref je trouve ça à tomber par terre ! Le papier légèrement glacé avec les photos carrément vernies, le ruban rouge marque page, la couverture avec le médaillon légèrement en relief, l’écriture manuelle… l’objet lui-même est un petit bijou. On a vraiment l’impression de feuilleter un album de famille. Le petit garçon nous présente donc ses ancêtres, ses parents, puis nous montre sa vie jusqu’à L'album de familleaujourd’hui (une dizaine d’années je pense). On assiste donc à des évènements comme la naissance d’une petite sœur ou la mort du grand-père et on découvre son amour pour Géraldine, qui est dans sa classe. Le texte est fin, beau et poétique à l’image des illustrations. On imagine bien un enfant commenter les photos comme ici, avec cette façon qu’ont les enfants de répéter ce que leur ont dit les adultes en déformant parfois un peu, leur façon décalée de comprendre les choses. Il faut aussi parler de l’humour de l’album, un humour par petites touches délicates, qui ne vient jamais enlever le côté poétique de l’objet. Bref, vous l’aurez compris, un vrai coup de cœur.

Je t'aime tellement que...Je t’aime tellement que…  j’ai les chaussures qui vont toutes seules

Je t'aime tellement queIl y a des livres impossibles à résumer et difficiles à raconter, des livres qui se vivent, se ressentent, se lisent avec émotion, le poil dressé sur les avant-bras et la voix chevrotante. Je t’aime tellement que… en fait partie. Ici pas vraiment d’histoire, juste une suite de phrases qui commencent bien souvent par Je t’aime tellement que…

« Dans le creux de mon oreille, tu as déposé Je t’aime tellement qu’on a de l’eau de mer au robinet . »

« Où que je sois, tu as dit encore Je t’aime tellement que j’ai mal au ventre »

Les illustrations d’Anne Herbauts faites de collages, peinture, dessin,… sont à l’image du Je t'aime tellement quetexte, surprenantes, pleines de poésie. Je pense que c’est un album qui peut laisser indifférent totalement ou tout l’inverse. A vous de voir dans quelle catégorie vous vous situez. Moi c’est un album que je trouve renversant.

Je ne mets jamais les quatrièmes de couv’ ou autre mais là je ne peux m’empêcher de citer le dossier de presse à propos de ce livre, car je trouve beau ce qui est dit, et je trouve que ça parle bien du livre.

Un livre, parce que aimer, c’est impossible à dire, à écrire, à peindre. Alors j’ai écrit, peint, relié les lointains. Dans ce livre singulier, la couleur s’invite progressivement, comme si l’auteur devait apprivoiser un trop plein d’émotions. Au fil des pages, l’ouvrage explose d’images et de mots d’amour, on est à la fois dans le trop plein et la crainte du manque. Un livre léger et dense, aérien et profond. Entre l’incantation et la comptine, l’opéra et la chanson, une œuvre où le grandiose côtoie l’imperceptible.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des livres de Princesse Camcam : Marie de Paris, Marie voyage en France, Drôles de marchés ! et La fille aux cheveux d’encre et un livre d’Anne Herbauts : De quelle couleur est le vent.

L’album de famille
de Frédéric Kessler, illustré par Princesse Camcam
Autrement
14,95, 227×247 mm, 70 pages, imprimé en Chine, 2012.
Je t’aime tellement que…
d’Anne Herbauts
Casterman dans la collection Les albums Casterman
18,50€, 258×346 mm, 52 pages, imprimé en Chine, 2013.

A part ça ?

Je participe à ma dernière lecture commune pour A l’ombre du grand arbre, Victoria Rêve de Timothée de Fombelle c’est aujourd’hui sur le blog.

Gabriel

You Might Also Like

Secured By miniOrange