La mare aux mots
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Gabriel Gay

Des bolosses et des sorcières

Par 15 octobre 2018 Livres Jeunesse

Aujourd’hui on plonge dans deux univers différents mais tout aussi hilarants ! Direction le collège de Félix Thomassin le « bolosse » grâce à Mon chien parle le bolosse de Dominique Souton, puis l’immeuble de la petite sorcière Verte, dans la génialissime adaptation de Pome de Marie Desplechin par Magali le Huche !

Mon chien parle le bolosse
Texte de Dominique Souton, illustré par Gabriel Gay
L’école des loisirs
13 €, 150×218 mm, 112 pages, imprimé en France, 2018.
Pome
Scénario de Marie Desplechin, dessins de Magali le Huche
Rue de Sèvres
14 €, 218×284 mm, 89 pages, imprimé en France, 2018.

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Sur la route…

Par 3 décembre 2013 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose trois livres où il sera question de route, de voiture et de circulation !

Plus vite.inddOn commence avec un objet pour les plus jeunes ! Plus vite ! est à la fois un livre cartonné et un circuit pour jouer. En effet, il est présenté sous forme d’accordéon qui une fois déplié fait presque 1 m 50 de long. Ce petit chien aux oreilles bleues utilise tout un tas de moyens de transport, de la trottinette à la fusée en passant par le bateau, l’avion, le tracteur, la pelleteuse et bien d’autres. Il les compare entre eux, se demande lequel est le plus rapide…pour aller rejoindre une amie et jouer avec elle ! Je ne m’attendais pas à cette petite chute après cet inventaire qui permet de découvrir tous ces engins et véhicules, et  c’était une bonne surprise.

L’objet est beau avec son carton rigide et lisse, imprimé sur les deux faces, qui offre donc une grande piste dessinée pour y faire rouler petites voitures et autres jouets. Le texte de Catherine Blanc est très simple mais parfaitement adapté, et les illustrations de Laurent Richard sont réussies, avec des formes rondes et de belles couleurs. Un livre-objet original qui prolonge le plaisir au-delà de la lecture !

la route d'arnoldOn continue avec La route d’Arnold. Arnold Beldent aime par-dessus tout jouer aux petites voitures avec son papa, et surtout construire avec lui la route la plus longue possible. Mais aujourd’hui, son père n’est pas disponible immédiatement. Il demande alors à sa mère, qui accepte avec plaisir mais est très vite interrompue par le téléphone. Quant à sa sœur, elle a bien sûr une chorégraphie HYPER importante à répéter, et n’a pas envie de perdre son temps avec son petit frère… Arnold est très en colère, à la fois vexé, énervé, et triste. Du coup, il se réfugie tout seul dans sa chambre, et ne se rend même pas compte que tout en grommelant, il construit sa route… Et il est finalement très fier de la présenter à sa copine Adèle !

On a tous été un peu ce Arnold un jour ! Un jour où on réclamait de l’attention, où on avait envie de jouer avec quelqu’un et que personne n’était disponible. On trouve alors des ressources en soi et on peut même retirer une certaine fierté d’avoir réussi tout seul… Dans cette histoire, les relations familiales sont bien campées (c’est un détail, mais les tâches sont réparties entre les parents sans que ce soit mentionné dans l’histoire : on le constate dans l’illustration, c’est normal, rien de plus et ça fait plaisir) et cette famille de crocodiles a tout d’une famille humaine. Le texte est bien pensé, traitant à la fois de la solitude, de la colère, et des pouvoirs de l’imagination, et les illustrations sont réussies, très expressives et joliment colorées ! Et c’est Pauline Saladin qui mène cette danse !

rouge et vertEt enfin, Rouge et Vert nous propose une rencontre insolite avec les personnages des feux pour piétons. Le rouge, stoïque, et le vert, qui marche d’un bon pas. Ceux que l’on croise tous les jours, que l’on observe et que l’on suit pour savoir si c’est ou non le moment de se lancer. Ils interviennent à tour de rôle, et participent à la bonne marche de la ville. Mais un jour, une dispute éclate entre eux. Vert en a marre que Rouge soit si rigide, si à cheval sur les règles… Ils s’écharpent, et le feu clignote de manière anarchique. Et là commence une longue série d’accidents et une course à travers la ville pour Vert qui sème la zizanie…

Gabriel Gay nous propose une histoire originale, bien pensée. C’est vrai que ces deux personnages sont très présents au quotidien, et ce n’est pas pour rien ! Un grain de sable, et tout dérape… On se balade également dans la ville, avec les pigeons, sous les voitures, ou sur les toits. Les illustrations sont un peu sombres à mon goût mais ça colle bien avec l’idée des feux éteints finalement. On ne regardera plus jamais le feu piéton de la même manière !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres de Catherine Leblanc (Soleil, Ce crime, Ma couleur, Au lit Ludo !, Le goût d’être un loup, Les petites personnes, Au revoir, bonjour, Lulu et Moussu, Le prince Kangor, et Mon gros dico des monstres à ratatiner. Retrouvez également son interview), Laurent Richard (Au lit Ludo !, Au revoir, bonjour, Le seul roi, c’est moi, Tao le petit samouraï et La malédiction de la sorcière) et Gabriel Gay (Entrée, plat, dessert).

Plus vite ! Mes véhicules
Texte de Catherine Leblanc, illustré par Laurent Richard
L’élan vert
10,50 €, 186 x 200 mm, 16 pages, imprimé en Chine, 2013
La route d’Arnold
de Pauline Saladin
L’école des loisirs
12,20 €, 214 x 306 mm, 30 pages, imprimé en France, 2013
ROUGE et VERT
de Gabriel Gay
L’école des loisirs
12,50 €, 205 x 227 mm, 30 pages, imprimé en France, 2013

A part ça ?

Comme chaque début de mois, nous vous donnons aujourd’hui nos coups de cœur du mois précédent. En Novembre, c’était donc, pour Gabriel La poulette et ses trois maisonnettes de Fabienne Morel, Debora Di Gilio et Nathalie Choux (Syros), La légende de serpent blanc d’Alexandre Zouaghi et Wang Yi (HongFei) et Le voyage d’Anoki d’Antoine Guilloppé (Gautier Languerau). Et pour moi : Monsieur le loup de Christine Beigel et Eric Gasté (L’élan vert), La mer et lui d’Henri Meunier et Régis Lejonc (Notari), et enfin Joyeuse Neige de Martine Laffon et Chloé du Colombier (Ricochet).
Retrouvez nos coups de cœur des mois précédents sur le blog, sur Facebook (ici pour les albums et pour les romans) et sur Pinterest (ici pour les albums et pour les romans).

Marianne

 

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Petits frissons pour jeunes lecteurs

Par 21 juin 2013 Livres Jeunesse

Une petite sélection de livres pour jeunes lecteurs sortis ou ressortis il y a peu avec des histoires qui font frémir !

Le tamanoir hantéLes habitants de la forêt de Forêveuse tremblent… des bruits terrifiants les empêchent de dormir chaque nuit depuis quelques temps. Les animaux se réunissent… il faut agir ! Ils sont tous là : Mésangélique, Pivert-de-rage, Sourigolote, Furétourdit, Hermine-de-rien, Hibouché, chacalcoolique… et ils vont tout faire pour trouver d’où viennent ces bruits (mais ils ont quand même un peu peur…).

Le tamanoir hanté est un petit roman très drôle d’Alice de Poncheville. Elle joue magnifiquement avec les mots et on sourit en découvrant Hibouché qui passe son temps à faire répéter, Corbeau-Parleur qui embobine les gens avec ses discours ou Blaireau-de-cologne qui ne sent pas la rose. Mais au-delà des jeux de mots c’est une histoire très drôle qu’elle nous raconte, drôle et pleine de suspense ! On a même envie d’une suite, de retrouver ces héros hilarants. Un petit roman qui plaira aux jeunes lecteurs qui aiment jouer avec les mots.

c'est dur d'être un vampireLou est un vampire… mais ça ne l’amuse pas ! Au grand désespoir de ses parents il déteste le sang. Lou aimerait aller à l’école, se faire des amis (autres que ses chauves-souris !). Un jour il découvre qu’il peut sortir au soleil, contrairement à ce qu’on lui avait dit et c’est le début d’une nouvelle vie !

A travers cette histoire de vampire c’est de la différence dont on nous parle, Lou aimerait juste être comme les autres. On parle aussi des parents qui surprotègent leurs enfants et les forcent à être ceux qu’eux veulent, des enfants qui rêvent de s’échapper. Un roman pour les jeunes lecteurs qui aiment les histoires un peu macabres (enfin ici c’est très léger !)

Betty le terreurA Wax city il n’y a plus aucun méchant, tous ont fui face au Sherif Harry Star qui fait régner l’ordre. Tous ? Non pas vraiment il en reste une, Betty, 7 ans qui découpe les robes de la couturière, met de la poudre à éternuer dans la bible du prêtre et manie comme personne le lance-pierre. Seulement voilà, Betty est la fille du Shérif… Mais un jour cette terreur que les habitants redoutent va leur être bien utile !

Un petit roman plein de pep’s et d’humour sur le genre de pestouille qu’on adore. Une Betty avec un vrai caractère qui va terroriser les méchants. Pour les tout jeunes lecteurs (des textes très courts et beaucoup d’illustrations)

Les bétises magiques de Lucie Caboche Lucie Caboche en est une autre de pestouille, et jamais avare de bêtises. Avec son ami Max, ils essayent des potions magiques et autres sortilèges sauf que chaque fois c’est la catastrophe. Lucie se retrouve transformée en bébé, son chien en cerbère ou la voilà qui déclame du Oldelouf en classe.

Beaucoup d’humour et d’énergie ici aussi avec les aventures de Lucie Caboche. Max et elle sont deux enfants comme on en connaît plein, qui tentent des trucs qui se transforment toujours en bêtises (sauf que là ce sont des sorciers, imaginez la cata !). Un petit recueil de trois histoires qui va beaucoup amuser les jeunes lecteurs !

Entrée, plat, dessert C’est la première fois que Martin, dix ans, et Louis, sept ans, restent seuls à la maison. Alors les parents ne vont pas loin, juste au resto en face, on pourra les voir de la fenêtre et ils ont leur téléphone. Et puis tout a été prévu, le repas est dans le réfrigérateur (des plats japonais comme ils aiment). Seulement voilà… finalement la terrasse n’est pas sortie et les parents doivent manger à l’intérieur, donc on ne les voit plus et dans le resto il n’y a pas de réseau… et quelqu’un frappe à la porte ! La soirée ne va pas être aussi tranquille que prévue !

Un joli roman sur une première soirée « seuls à la maison » ou forcément l’appartement ne semble plus être le même et le moindre imprévu devient quelque chose de terrifiant. Je dois admettre, par contre, que j’ai trouvé plusieurs choses « datées » pour un roman sorti en 2013 (y’a-t-il, par exemple, encore des enfants qui disent « les clous » pour parler des passages piétons ?), mais les enfants se reconnaîtront en Louis et Martin, entre deux âges, grands mais encore un peu enfants. Un roman plein de tendresse sur un monde qui devient différent quand on est seuls.

Manon et la caverne aux brigandsToute seule à la maison c’est aussi le cas de Manon, elle est malade et sa maman travaille. Il faut s’occuper alors la voilà qui fouille dans le tiroir secret de sa mère et tombe sur une photo… dans laquelle elle se trouve projetée. C’est le début d’une grande aventure où elle sera enlevée par des brigands et rencontrera une souris.

Un très joli petit roman sur l’imagination des enfants, les voyages qu’ils peuvent faire sans quitter leur chambre. On pense bien sûr à Alice aux pays des merveilles et autres histoires du même genre. Manon s’ennuie et rencontre des personnages terrifiants et d’autres rassurants, bien-sûr quand sa mère rentrera tout sera revenu à la normale… a-t-elle vraiment été enlevée ? A-t-elle rencontré une souris danseuse à l’opéra ? Le roman est très joliment illustré par Xu Hua Ling.

Ma mère est partoutAlors qu’il est en classe, Joseph entend un son étrange… d’où peut-il bien venir ? Il cherche et se rend compte que ça vient de son cartable ! Après l’avoir ouvert il doit se rendre à l’évidence… c’est sa mère qui est dans son cartable ! Comment a-t-elle fait pour se rendre aussi petite ? Et a-t-on vraiment envie d’avoir une mère qui nous suit partout ? Car oui ça ne fait que commencer…

Plein d’humour sur cette situation cauchemardesque, une mère capable de rapetisser (ou même de faire 5 mètres) pour vous suivre PARTOUT ! Les enfants qui ont une mère envahissante (et infantilisante) se reconnaîtront à coup sûr en Joseph et frissonneront à l’idée de vivre la même chose. Nathalie Kuperman, que je ne connaissais pas, à une très belle plume et les illustrations d’Aurélie Guillerey sont superbes ! Un roman plein d’humour sur les mères pot de colle.

Trois histoires pour frémir Un monstre (qu’on pensait être un ami déguisé), une poupée vivante et un chien bien étrange, trois histoires pour se faire peur !

Les livres précédents étaient plutôt bon enfant, Trois histoires pour frémir est un peu plus flippant ! On pense à la quatrième dimension ou à ce genre d’ambiance avec cette poupée qui se met à pleurer quand elle est seule avec une petite fille, ou avec ce chien apparu étrangement qui disparaît d’un coup. On imagine bien les raconter le soir au coin du feu en camp d’été pour faire peur au copain. Alors pas d’horreur, pas de sang mais juste des situations étranges… et bien inquiétantes !

Quelques pas de plus…
Retrouvez notre dernière chronique de livres pour jeunes lecteurs et bien d’autre avec le tag Code public grenouille.
Nous avons déjà chroniqué des livres d’Alice de Poncheville (Mon amérique), Aurélie Guillerey (Le mystère des graines à bébé), Brian Karas (La soupe surprise) et Yann Coridian (Mon idiot de beau-père).

Le tamanoir hanté
Texte d’Alice de Poncheville, illustré par Charles Castella
L’école des loisirs dans la collection Mouche
8,50€, 125×190 mm, 84 pages, imprimé en France, 2013.
C’est dur d’être un vampire
Texte de Pascale Wrzecz, illustré par Boiry
Bayard Poche dans la collection J’aime lire
5,20€, 135×185 mm, 48 pages, imprimé en France, 2013 (première édition 1994)
Betty la terreur
Texte de Yann Bernabot, illustré par Jérôme Anfré
Bayard Poche dans la collection Mes premiers J’aime lire
5,50€, 145×190 mm, 24 pages, imprimé en France, 2013.
Les bêtises magiques de Lucie Caboche
Texte d’Arnaud Alméras, illustré par Jacques Azam
Bayard Poche dans la collection Mes premiers J’aime lire
5,50€, 145×190 mm, 30 pages, imprimé en France, 2013 (première édition 2009)
Entrée, plat, dessert
Texte de Yann Coridian, illustré par Gabriel Gay
L’école des loisirs dans la collection Mouche
8€, 125×190 mm, 60 pages, imprimé en France, 2013.
Manon et la caverne aux brigands
Texte de Viviane Koenig et Annie Moser, illustré par Xu Hua Ling
Oskar éditeur
8,95€, 146×210 mm, 54 pages, imprimé en Europe, 2012.
Ma mère est partout
Texte de Nathalie Kuperman, illustré par Aurélie Guillerey
L’école des loisirs dans la collection Mouche
9€, 125×190 mm, 94 pages, imprimé en France, 2013.
Trois histoires pour frémir
Texte de Jane O’connor (traduit par Pascale Jusforges), illustré par Brian Karas
Folio cadet dans la collection Premières lectures.
5,50€, 142×190 mm, 46 pages, imprimé en France, 2013 (première édition 1992)

A part ça ?

J’ai découvert une super émission, 1001 Schnagalaf sur Radio Zinzine. Une femme et des enfants discutent littérature jeunesse. C’est pas super « pro » et c’est tant mieux, ça fait du bien d’entendre ces enfants qui n’ont pas leur langue dans leur poche et disent vraiment ce qu’ils pensent. Bref je suis fan ! Vous pouvez les écouter ici.

Gabriel

 

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