La mare aux mots
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Gaëlle Duhazé

Les invité·e·s du mercredi : Marine Schneider, Samuel Ribeyron et Gaëlle Duhazé

Par 6 février 2019 Les invités du mercredi

Cette semaine, je vous propose de faire connaissance avec l’autrice-illustratrice du très beau Hiro – Hiver et Marshmallows, Marine Schneider. Ensuite, j’ai posé une question bête, « Est-ce que dessiner ça s’apprend », à Samuel Ribeyron et Gaëlle Duhazé qui ont accepté de me répondre. Bon mercredi à vous.


L’interview du mercredi : Marine Schneider

Je voudrais commencer cette interview par vous dire tout simplement que j’ai vraiment beaucoup aimé Hiro – Hiver et Marshmallows, tant au niveau du texte que des illustrations. Comment est née cette histoire ?
J’avais depuis longtemps l’idée et l’envie de faire un album avec un ours. Je ne me souviens plus exactement comment l’histoire est née, je sais qu’elle m’est venue assez naturellement : il y aurait un ours, et un Émile, et ce serait l’hiver, tout simplement car j’adore dessiner des paysages enneigés. L’idée de l’ours qui ne veut pas hiberner est assez courante en littérature jeunesse, mais j’avais envie d’y ajouter cette dimension de curiosité qui pousse Hiro à sortir de son terrier, même si elle n’est pas du genre à enfreindre les règles. La soif de découvrir ce qui se passe lorsque les ours hibernent, et le doux plaisir de se faire un petit peu peur… Je pense avoir aussi été inspirée par mes propres expériences, notamment lorsque je vivais au Colorado, un État truffé d’ours. Il n’était pas rare d’en croiser, ce que je trouvais génial et terrifiant à la fois.

Je dois vous avouer qu’en voyant l’album il était évident pour moi que vous n’étiez pas francophone, je vous imaginais scandinave. Pas à cause de la neige, mais de votre style graphique. Quelles sont vos influences graphiques, si vous en avez ?
Dans mon cœur, je viens du Nord. Je suis née en Belgique mais les pays nordiques m’ont toujours attiré. J’aime les vastes paysages scandinaves, les ciels d’été, pouvoir marcher des heures sans ne croiser personne. J’aimerais habiter dans une petite cabane au sommet d’une montagne, entourée de beaux sapins bleu-vert. Puisque j’habite pour le moment dans un appartement à Bruxelles, j’imagine cette cabane dans mes dessins. Lorsque j’ai fait mon Erasmus à Bergen, en Norvège, j’ai découvert énormément d’artistes scandinaves que je me suis immédiatement mise à adorer : Jockum Nordström, Mamma Andersson, Tove Jansson (la maman des Moomins), Joanna Hellgren, Mari Kanstad Johnsen,… Il y en a tellement ! Je suis très inspirée par l’art inuit, qui est tout simplement sublime. À part ça, je suis influencée par la nature des pays du Nord et par la culture des pays lointains comme le Japon ou la Corée (qui regorgent aussi d’artistes incroyables !).

Qu’est-ce qui est né en premier, le texte ou les illustrations ?
Les deux sont nés simultanément. Le texte a influencé les dessins, et inversement. C’est la première fois que je travaille comme ça et je trouve que ça donne une très grande liberté. Jusqu’à la toute fin, tout peut encore changer !

Sur la couverture on imagine que le titre est « Hiro » et le sous-titre « hivers et marshmallows »… ce qui nous laisse espérer d’autres aventures d’Hiro !
Oh mais c’est une idée géniale ! J’avoue n’y avoir même pas pensé…

Parlez-nous de votre parcours
J’ai toujours voulu faire des livres pour enfants, et cette ambition s’est confirmée lors de mes études d’illustration à LUCA, à Gand. Lors de mes études, j’ai fait un Erasmus en Norvège, où j’y ai rencontré Svein Størksen, l’éditeur de Magikon, une excellente maison d’édition. Il m’a proposé d’illustrer un livre d’une autrice norvégienne, Elisabeth Helland Larsen, et c’est comme ça que tout a commencé !

J’ai vu qu’en 2019 vous alliez illustrer des albums, cette fois vous ne serez pas autrice, pouvez-vous nous parler de ces projets ?
Versant Sud va publier, en avril, trois albums que j’ai illustrés et qui sont écrits par la Norvégienne Elisabeth Helland Larsen, à l’origine parus chez Magikon Forlag. Je suis également en train de travailler sur un album écrit par Victoire de Changy, qui devrait sortir à la rentrée, et dont le personnage principal est… un ours ! Je vais aussi illustrer un livre CD à paraître au Label dans la forêt pour les fêtes de fin d’année, et puis j’ai plusieurs projets de livre tout-carton, inspirés par mon fils de six mois !

Bibliographie :

  • Hiro – Hiver et marshmallows, texte et illustrations, Versant Sud (2018), que nous avons chroniqué ici.


Ma question est peut-être bête, mais…

Régulièrement, on osera poser une question qui peut sembler un peu bête (mais l’est-elle vraiment ?) à des auteur·trice·s, illustrateur·trice·s, éditeur·trice·s… Histoire de répondre à des questions que tout le monde se pose ou de tordre le cou à des idées reçues. Cette fois-ci, j’ai demandé à Samuel Ribeyron et Gaëlle Duhazé « Est-ce que dessiner ça s’apprend ». Je vous propose de lire leurs réponses. Si vous avez des questions bêtes, n’hésitez pas à nous les proposer !

Samuel Ribeyron (auteur-illustrateur) :
« Dessiner ça s’apprend ? »
Pour moi qui ai étudié en école d’art, j’aurais tendance à dire oui, dessiner ça s’apprend. La pratique quotidienne du dessin, fait que l’on s’améliore, on apprend au contact de professionnels des techniques, des astuces, des notions comme la perspective, la couleur, les volumes, l’anatomie. Ensuite, l’apprentissage du dessin est surtout un travail de l’œil, du regard, de la curiosité des formes. Aiguiser son regard est le premier outil du dessinateur. Voir une forme, et ne pas déceler uniquement son contour qui pourrait la définir, mais voir le plein qu’elle représente, les ombres, les lumières, son histoire, son volume et le vide qu’il y a entre cette forme et ce qui l’entoure. Tout dessinateur a un appareil photo interne avec lequel il va se composer des banques d’images. Voir un camion sur l’autoroute et le passer au scanner du dessinateur pour en assimiler sa forme, sa couleur, le nombre de roues, le logo sur le container, le nom du conducteur… pour ensuite mieux le dessiner.
J’ai appris le dessin, d’une manière très académique, à « l’italienne ». J’ai fait des plâtres de Jésus, du modèle vivant, j’ai appris où se trouvait le sterno-cléido-mastoïdien en cours d’anatomie, j’ai dessiné des escaliers en colimaçon avec plein de points de fuite… j’ai souffert !!
Et depuis je ne cesse d’essayer de désapprendre ce que j’ai appris. En dessinant une maison, j’essaye d’oublier la position de la ligne d’horizon et des deux points de fuite pour la rendre plus vivante, et trouver un dessin plus spontané. Aujourd’hui j’apprends encore quotidiennement en prenant des risques. En me confrontant à une technique que je ne maitrîse pas, ou en m’imposant une gamme colorée restreinte. Le résultat, parfois un peu bancal, me stimule en me donnant toujours l’envie d’apprendre à dessiner.

Gaëlle Duhazé (autrice-illustratrice) :
Est-ce que dessiner, ça s’apprend ?
Oui, dessiner, ça s’apprend.
Tu me poses la question parce que je suis autodidacte : je n’ai en effet pas fait d’école d’art, mais attention, je ne suis pas devenue illustratrice par hasard ! J’ai beaucoup travaillé et j’avais au préalable des bases qui m’ont permis ensuite d’être en mesure de progresser et d’apprendre par moi-même.

On dit souvent que bien dessiner, c’est un don : et non, c’est surtout beaucoup de travail de répétition et d’entraînement… C’est comme jouer d’un instrument de musique. On ne penserait pas qu’il soit possible de bien jouer de la guitare ou du trombone dès la première fois : le dessin, c’est pareil. Il faut faire ses gammes et apprivoiser ses outils. Savoir tracer des formes, les organiser dans l’espace de la feuille, avoir un beau trait, ce n’est pas inné. Tous les petits enfants dessinent : quand on est enfant, on a du temps, on ne se dit pas systématiquement que tout ce qu’on fait est moche, on découvre, on a du plaisir à faire. Et puis la majorité d’enfants arrête de dessiner en grandissant, parce qu’ils n’ont plus de temps pour ça, parce qu’ils trouvent que ce qu’ils font est moche… Beaucoup de dessinateurs pro racontent qu’ils n’ont justement jamais arrêté de dessiner. Ça fait que quand ils commencent à voir leurs dessins publiés, ils ont des années et des années de pratique derrière eux ! Tout ça pour dire qu’il faut beaucoup de temps pour faire un dessinateur…

Je reviens à mon propre cas : moi, comme la majorité des gens, j’ai arrêté de dessiner vers 11 ans, pour recommencer un peu plus tard, vers 16 ans, parce que j’aimais toujours ça. J’ai fréquenté pendant mes années de lycée un cours de dessin très classique : je faisais des études documentaires de légumes, de bustes en plâtre, de drapés. On passait des heures et des heures à copier des natures mortes. Comment on fait pour reproduite une forme, en cherchant des repères dans l’espace, pour les proportions, en cherchant les pentes avec son crayon, en étudiant les ombres et les lumières, en cherchant à reproduire le plus fidèlement la couleur des poireaux… Je ne faisais que ça, comme dessin, rien de personnel. Ça peut sembler aride et pas très intéressant, mais c’est vraiment ce qui m’a appris à regarder. Et savoir regarder, c’est le préalable indispensable à un dessin vivant, intéressant, car c’est comme ça qu’on peut puiser de la matière dans tout ce qui nous entoure, comprendre les formes, saisir ce qui fait leur beauté, leur puissance, leur singularité. Le travail de l’œil est similaire au travail de l’oreille en musique. C’est donc ce travail de croquis et de copie de nature morte qui m’a permis d’aiguiser mon œil. Plus tard, lorsque j’étais à la fac, j’ai fait beaucoup de modèle vivant : c’est l’étude du corps humain, d’après modèle. On dessinait essentiellement des poses très rapides, qui nous forçaient à comprendre le mouvement du corps et la forme dans sa globalité, et à bien relier l’œil et la main.
C’est grâce à ça que j’ai pu, plus tard, vers 24-25 ans, acquérir le savoir-faire que j’utilise dans mes albums (en travaillant beaucoup, j’insiste !). Sans tout ce préalable, je pense que je n’aurais pas été en mesure d’acquérir un niveau pro, parce qu’il m’aurait manqué la base. Et je le répète, combien de dessins juste sans intérêt avant d’arriver à quelque chose de satisfaisant !

Bref, le dessin ça s’apprend, et c’est long, il faut aimer ça pour avoir la pugnacité nécessaire.
Et puis, il y a aussi la question de la sensibilité, de ce qu’on met de soi dans le dessin  : on peut être très bon techniquement, être très habile à force d’entraînement, et ne pas réussir à faire passer d’émotion, alors que certains dessins d’enfants, sans technique ni savoir-faire, sont incroyables de justesse. Mais ça, c’est une autre histoire !

Bibliographie sélective de Samuel Ribeyron :

  • Dix ans tout juste, collectif, HongFei Cultures (2017).
  • La bête de mon jardin, illustration d’un texte de Gauthier David, Seuil Jeunesse (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • La papote, illustration d’un texte de Yannick Jaulin, Didier Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • La moufle, illustration d’un texte de Christine Palluy, Milan (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Ce n’est pas très compliqué, texte et illustrations, HongFei Cultures (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Super Beige, le retour, illustration d’un texte de Pierre-Luc Granjon, Le vengeur Masqué (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Le grand papa et sa toute petite fille, illustration d’un texte de Cathy Hors, Milan (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Super Beige, texte et illustrations, Le vengeur Masqué (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Beau voyage, livre-DVD, texte, illustrations et réalisation, éditions-coRRidor (2010), que nous avons chroniqué ici.
  • Salade de fruits, texte et illustrations, HongFei Cultures (2010), que nous avons chroniqué ici.
  • Pi, Po, Pierrot, illustration d’un texte de Chun Liang Yeh, HongFei Cultures (2010), que nous avons chroniqué ici.
  • Yllavu, illustration d’un texte de Gambhiro Bhikkhu, HongFei Cultures (2008, puis 2015), que nous avons chroniqué ici et .
  • 38 perroquets, illustration d’un texte de Grigori Oster, Points de suspension (2006), que nous avons chroniqué ici.
  • Comptines anglaises et américaines, Didier jeunesse (2005), que nous avons chroniqué ici.
  • Les deux maisons, illustration d’un texte de Didier Kowarsky, Didier jeunesse (2004), que nous avons chroniqué ici.

Retrouvez Samuel Ribeyron sur son site : http://www.samuelribeyron.com.

Bibliographie sélective de Gaëlle Duhazé :

  • Le grand voyage de Rickie Raccoon, texte et illustrations, HongFei Cultures (à sortir le 21 février).
  • Série Les petits mots rigolos de Pipelette & Momo, illustration de textes de Fanny Joly, Playbac (2019).
  • Mes comptines d’Afrique, illustration d’un texte de Souleymane Mbodj, Milan (2018).
  • Série Amélie Maléfice, illustrations de textes d’Arnaud Alméras, Nathan (2018).
  • Cité Babel, illustration de textes de Pascale Hédelin, Les éditions des éléphants (2016).
  • Chaton pâle et les insupportables petits messieurs, texte et illustrations, HongFei Cultures (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Drôle d’école !, illustration d’un texte d’Anne Rivière, Nathan (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Mes poupées à décorer, loisir créatif, Le vengeur masqué (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Série Fériel, illustrations de textes d’Eric Sanvoisin, Nathan (2011-2013).
  • Mûres mûres, illustration d’un texte de Chun-Liang Yeh, HongFei Cultures (2008).

 Retrouvez Gaëlle Duhazé sur son site : http://perditacorleone.ultra-book.com.

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À deux, c’est beaucoup mieux !

Par 20 octobre 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose deux albums qui nous parlent de solitude et du rapport à l’autre.

Mizu et Yoko. Tout seul
Texte de Laurie Cohen, illustré par Marjorie Béal
Maison Eliza
13,50 €, 120 x 190 mm, 48 pages, imprimé en France sur du papier issu de forêts européennes gérées durablement, 2016.
Chaton pâle et les insupportables petits messieurs
de Gaëlle Duhazé
HongFei
14,50 €, 260 x 180 mm, 48 pages, imprimé en République tchèque, 2016.

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L’école et l’amour des livres, des romans premières lectures

Par 7 août 2015 Livres Jeunesse

Je ne veux pas lire !Le moment préféré de la journée de Lili, c’est quand elle est assise sur les genoux de son père et qu’elle écoute l’histoire qu’il lui lit. Donc imaginez sa tête le jour où on lui dit que bientôt elle lira toute seule. Pour elle, c’est hors de question ! Elle refuse d’apprendre à lire, elle ne veut pas sacrifier ce bon moment.
Quitterie Simon et Hervé Le Goff racontent avec humour et tendresse le refus d’apprendre à lire d’une amoureuse d’histoires. Bien entendu, elle se rendra vite compte qu’il y a aussi des tas d’avantages à lire soi-même… et surtout à lire aux autres ! Et puis, même si le livre n’en parle pas, on rappelle qu’on peut continuer de lire des histoires aux enfants qui savent lire.
Un petit roman premières lectures sur le bonheur de lire et de se faire lire des histoires.

une bibliothécaire en voyageUne bibliothécaire se sentait bien seule au milieu de ses livres. Personne n’entrait plus ici. Les livres n’étaient plus ouverts, ils jaunissaient. Notre bibliothécaire décida donc de les emmener en voyage pour leur offrir un bon bol d’air frais. Mais en chemin…
Une bibliothèque en voyage est une véritable publicité pour les bibliothèques hors les murs ! Alors que plus personne ne rentrait dans la bibliothèque, les personnages croisés vont être ravis de trouver un livre qui leur convient. On pense aux camionnettes qui parcourent les villages pour vendre ou prêter des livres (coucou Liliroulotte).
Une belle ode à la lecture et au fait de partager des livres.
Le même vu par Chez Clarabel et Enfantipages.

Drôle d'école !Aujourd’hui, c’est la rentrée des classes et comme c’est Papa qui accompagne Nina à l’école il se trompe d’établissement (ben oui, c’est un père…). Et cette école est vraiment très étrange et les cours qui y sont donnés encore plus. La cantine, n’en parlons pas ! Mais qu’est-ce que c’est que cette école ?
Même si, encore une fois, j’en ai ras le bol des pères qui font n’importe quoi dans les histoires (ben oui, seule une femme sait s’occuper correctement des enfants, voyons), Drôle d’école ! est un petit roman plein d’humour. Comme souvent dans les premières lectures chez Nathan, on lit à deux voix : les parents lisent le texte, les enfants les dialogues dans les bulles.
Un premier jour dans une école très bizarre !
Le même vu par Les lectures de Liyah.

Baron l'école des Super'nimauxDans la maison, Baron, un petit chat, s’ennuie. Il part se promener dans la forêt, il y rencontre des copains avec qui il décide de créer une école où chacun apprendra ce qu’il sait aux autres afin de s’entraider, l’école des Super’nimaux !
Baron, l’école des Super’nimaux est entre la BD et le roman première lecture. De grandes illustrations, parfois des cases, un texte relativement court coupé en chapitres, c’est parfait pour les jeunes lecteur-trice-s, surtout pour ceux et celles qui ne sont pas forcément attirés par les romans peu illustrés. On y parle d’entraide, de partager les connaissances, d’accepter les autres tel-le-s qu’ils/elles sont.
Une école dans laquelle on aimerait être élève !

Tu es trop bavard, Léonard !Et bla bla bla et bla bla bla, Léonard est du genre bavard. Ça commence dès le matin et à l’école on n’en peut plus. À tel point que ses copains et copines préfèrent se mettre des crottes de chèvre dans les oreilles plutôt que de l’entendre encore. Mais un jour…
Tu es trop bavard, Léonard ! est sur le même principe que Drôle d’école ! (les parents lisent la narration et les enfants lisent les dialogues dans les bulles). On s’amuse beaucoup avec ce petit singe qui est un vrai moulin à paroles. Malheureusement, comme souvent dans les histoires, il lui faudra faire un exploit pour se faire accepter.
Un roman premières lectures plein d’humour.
Le même vu par Les mercredi de Julie, Les lectures de Liyah et Maman Baobab.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres ouvrages de Quitterie Simon (Le renard perché), d’Hervé Le Goff (Comptines de l’ogre et de la sorcière, Le livre vert du printemps, Le livre vert de l’été, Le canari qui faisait pipi au nid, L’épouvantail qui voulait voyager et Plus de bisous !), de Pascal Brissy (Mais quelle idée ?, Le petit bonhomme de pain d’épice et La véritable histoire de Patam, champion de la savane), de Fred Benaglia (Le grand départ pour la petite école et L’énooorme bobo de rien de tout), d’Ingrid Chabbert (Le voleur de trompette, EdmondDans l’enfer d’ÉcomondeLe livre de mamanY’a un monstre à côtéLes chaussettes qui puentIndira l’indépendante, FirminUn accordéon sinon rienLa vérité sort toujours de la bouche des enfants, La mémoire aux oiseauxL’oiseauLes écharpes de Mamie BertheTonnerre de catchLa fête des deux mamansRaconte-moi la révolutionLes yeux du parapluieSur les quais et Le bateau de Malo) et d’Agnès de Lestrade (Tout au bord, Mon cher petit cœur, Le voyage de Mamily, Pourquoi les chiens n’aiment-ils pas les chats ?, Les cocottes à histoires, Bon anniversaire, Gaston !, Les pendules de Dana et Les baisers de Cornélius). Retrouvez aussi notre interview d’Ingrid Chabbert.

Je ne veux pas lire !
Texte de Quitterie Simon, illustré par Hervé Le Goff
Milan Jeunesse dans la collection Milan Poche Benjamin
5,20 €, 132×180 mm, 23 pages, imprimé en France, 2014.
Une bibliothèque en voyage
Texte de Pascal Brissy, illustré par Frédéric Benaglia
Nathan dans la collection Premiers romans
5,70 €, 145×192 mm, 29 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Drôle d’école !
Texte d’Anne Rivière, illustré par Gaëlle Duhazé
Nathan dans la collection Premières lectures
5,60 €, 144x189mm, 29 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Baron, l’école des Super’nimaux
Texte d’Ingrid Chabbert, illustré par Ashel
Les petites bulles éditions dans la collection Premières lectures
8,90 €, 148×190 mm, 60 pages, imprimé en Italie, 2014.
Tu es trop bavard, Léonard !
Texte d’Agnès de Lestrade, illustré par Sylvie Bessard
Nathan dans la collection Premières lectures
5,60 €, 147×192 mm, 30 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.

Gabriel

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On ne va pas s’ennuyer pendant les vacances !

Par 19 décembre 2014 Loisirs Créatifs et Cahiers d'activités

C’est presque une tradition chez La mare aux mots, avant les vacances il faut une chronique loisirs créatifs ! Car pendant ce genre de période, il faut occuper les enfants ! (et demain, on continuera un peu sur le thème puisqu’on parlera cuisine !)

Mes poupées à décorerOn commence par habiller des poupées grâce à une maison d’édition qu’on aime beaucoup : Le vengeur masqué. Quatre silhouettes cartonnées sont fournies, on peut les colorier… ou pas ! Et des tas de vêtements sont proposés ! On pourra les habiller à la mode des saisons de l’année et là aussi on peut colorier ! La petite mallette propose aussi des socles pour mettre les poupées debout (et pourquoi ne pas en faire de la déco) et un livret pour nous donner des idées. Les vêtements s’accrochent grâce à des encoches (mais ne sont pas toujours faciles à « encocher ») et donc on peut changer les poupées. Tout se range dans la boîte qui se referme grâce à un bouton pression et elle se transporte facilement avec sa poignée. Ludique et pratique, donc, mais aussi esthétique grâce aux jolies illustrations de Gaëlle Duhazé !

 Inès La StylisteC’est un peu le même principe avec Inès La Styliste et Manon La Princesse, deux coffrets sortis chez Hugo Jeunesse et illustrés par Vivi La Blonde, sauf qu’ici la poupée est en plastique souple et les vêtements sont des autocollants repositionnables. Ici, on pourra habiller les deux jeunes filles suivant l’aventure qui nous est contée dans les livres qui les accompagnent. Ici aussi, tout se remet ensuite dans le petit coffret. Même si j’avoue trouver Mes poupées à décorer plus ludique, plus pratique et plus esthétique, je sens que le côté « histoire » des personnages va plaire et qu’il y aura des fans de ces deux coffrets-là.

Festive animal kit On décore un peu ? Festive animal kit de chez Mibo propose des animaux à découper pour faire des guirlandes, des déco à poser ou à mettre dans le sapin ou pourquoi pas décorer des cadeaux ! Même si le thème est un peu Noël, c’est tellement joli qu’on peut les laisser toute l’année ! Le principe est très simple, les formes sont prédécoupées, on les détache et l’on peut soit les poser sur des supports (fournis) soit passer un fil dans un trou prédécoupé. Petit plus (pas si petit d’ailleurs), ici c’est du papier recyclé et des encres végétales… bref on adore ! La maison va être super jolie grâce aux animaux très graphiques de ce joli pack.

Tout en carton !Maintenant, on va travailler un peu avec les enfants, et l’on va même recycler ! Grâce à Delphine Doreau (qu’on aime décidément beaucoup), on va créer des maisons de poupées, des fusées pour les jouets et même de vraies cabanes en carton ! On a chaque fois la liste de matériel nécessaire, les patrons et vraiment tout est expliqué clairement, longuement, avec détails. C’est richement illustré et le résultat a l’air franchement superbe (mais mon honnêteté habituelle me force à vous dire que par manque de temps je n’ai pas encore pu tester).
Encore un super livre d’activités proposé par un auteur qui ne manque pas d’idées géniales pour occuper les enfants !

bracelets du mondePour terminer, on fait des bracelets ? Dans le coffret Bracelets du monde, on va trouver du fil, des perles, des sequins, des boutons… et un livret pour nous donner pleins de conseils pour utiliser tout ça ! On va pouvoir suivre les modèles pour fabriquer des bracelets shambala (Tibet), Kumihimo (Japon), tahitien, indien… et pourquoi pas en offrir à Noël ? (c’est tellement plus sympa d’offrir des cadeaux faits main) Dans le livret on trouve des conseils sur les couleurs, la mode, les accessoires… seul bémol, tout est au féminin ! (erreur que le dossier ne presse n’a pas fait d’ailleurs !) Mais bon ne boudons pas notre plaisir et filles comme garçons, tous autour de la table pour un super atelier bracelets !

Quelques pas de plus…
Une sélection de cahiers d’activités et de loisirs créatifs regroupés dans un tableau pinterest.

Mes poupées à décorer
Illustrations de Gaëlle Duhazé, texte de Sophie Amen
Le vengeur masqué
16,50 €, 225×180 mm,12 pages, imprimé en Malaisie, 2014.
Inès la styliste
Texte de Marion Besnard, illustré par Vivilablonde
Hugo Jeunesse dans la collection Habille ta poupée
14,95 €, 150×210 mm, 48 pages, imprimé en Chine, 2014.
Manon la princesse
Texte de Marion Besnard, illustré par Vivilablonde
Hugo Jeunesse dans la collection Habille ta poupée
14,95 €, 150×210 mm, 48 pages, imprimé en Chine, 2014.
Festive Animal Kit
Illustrations de Madeleine Rogers
Mibo / Coq en pâte
Autour de 12 €, imprimé en UK sur papier recyclé, 2014.
Tout en carton !
de Delphine Doreau
Eyrolles Jeunesse
13,90 €, 195×260 mm, 60 pages, imprimé en Chine, 2014.
Bracelets du monde
de Karine Thiboult, illustré par Lili La Baleine
2 coqs d’or dans la collection Mon petit coffret
10,95 €, 130×180 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2014.

À part ça ?

Un à part ça spécial presse ça vous tente ? Surtout qu’offrir un abonnement c’est un super cadeau de Noël (car il dure toute l’année !). Quatre revues/journal 100 % SANS PUB !

Revues décembre 2014On commence avec mon magazine préféré, Cram Cram ! Le magazine jeunesse qui voyage nous amène cette fois au Chili ! Comme d’habitude, c’est grâce à une famille qui a fait le voyage qu’on découvre le pays, les habitants, la faune et la flore locale… Les photos sont superbes et l’on fait un beau voyage sans quitter sa chambre ! On retrouve les rubriques habituelles : blagues, animaux du mois (le lama), de grandes histoires (Le cavalier, le renard et l’œuf de jument et La princesse qui allait jouer aux échecs au bout du monde, toutes deux illustrées par Lucie Riolland), le jouet de grand-père Daniel (une famille hérisson qu’on va fabriquer avec des cardères), du loisir créatif et une recette ! Encore un super numéro, pour cette super revue !
Plus d’infos : http://www.cramcram.fr.

Une autre revue qu’on adore, La petite salamandre ! La revue des enfants curieux de nature. Au programme : rencontre avec le rougegorge, apprendre à différencier une châtaigne et un marron d’inde, un dossier sur le bouquetin (avec de magnifiques photos comme d’habitude) et puis des jeux, des BDs, des loisirs créatifs, une recette, des astuces, le courrier des lecteurs, des conseils lectures, un poster… Il y a de quoi lire ! Les amoureux de la nature se régalent !
Plus d’infos : http://www.petitesalamandre.net.

La Hulotte est de retour ! Le journal le plus lu dans les terriers s’intéresse cette fois-ci à la mulette perlière (ou moule perlière ou moule d’eau douce). Et comme d’habitude avec cette revue (plus proche du livre finalement) on va TOUT savoir ! C’est chaque fois un dossier hyper complet, très documenté. Et c’est tellement bourré d’humour, de clin d’œil qu’on ne s’ennuie pas une seconde ! La Hulotte c’est une super revue, disponible uniquement par abonnement, qui est capable de nous intéresser à des animaux qui ne nous attireraient pas vraiment au départ. Un magazine qui existe depuis plus de quarante ans et dont on garde tous les numéros précieusement !
Plus d’infos : http://www.lahulotte.fr.

On termine avec Biscoto, le journal plus fort que costaud ! Cette fois-ci ce journal qui met la banane est un spécial Le poil de la bête ! BD, nouvelles, jeux, poster, blagues… bref le programme habituel (de qualité) de ce journal original. Les fans de BD l’adorent, ça change totalement de ce qu’on trouve en presse jeunesse… on est fan ! Et si ça nous aide à reprendre du poil de la bête…
Plus d’infos : http://biscotojournal.com.

Gabriel

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