La mare aux mots
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Gaétan Dorémus

Tout en douceur

Par 2 août 2018 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, un peu de douceur ! Le premier livre est un imagier plein de tendresse, et le second nous embarque sur la banquise, pour se rafraichir un peu pendant la canicule !

Caché-Trouvé
d’Ella Charbon
L’école des loisirs dans la collection Loulou & Cie
10,70 €, 199×201 mm, 34 pages, imprimé en Malaisie, 2017.
Tout doux
de Gaëtan Dorémus
Le Rouergue
15 €, 188×224 mm, 36 pages, imprimé en Italie, 2018.

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Les invité·e·s du mercredi : Anne-Hélène Dubray et Gaëtan Dorémus

Par 23 mai 2018 Les invités du mercredi

Aujourd’hui, on rencontre Anne-Hélène Dubray qui nous parle de ses beaux albums riches en détails. Ensuite, on découvre où et comment Gaëtan Dorémus dessine et crée.


L’interview du mercredi : Anne-Hélène Dubray

Quelles ont été les inspirations pour votre très bel album La Montagne ?
Pour La Montagne, j’avais envie de travailler sur de grandes images foisonnantes et de grandes scènes avec plein de personnages. Je me suis pas mal tournée vers la peinture pour voir le traitement de l’espace et de la couleur, les 36 vues du mont Fuji en particulier, à cause de la montagne bien sûr et des différentes atmosphères colorées. J’ai beaucoup regardé les miniatures persanes ou indiennes (j’avais vu de très belles fresques en Inde avec de grandes scènes de batailles où se mêlaient animaux et humains).
Il y a eu une grande phase de recherche sur la végétation, les animaux de chaque ère, l’histoire des villes, et une foule de petits détails (ce que mangeaient les hommes préhistoriques et comment on s’habillait en Mésopotamie) pour ensuite laisser place à une interprétation plus imaginaire.
C’est un livre qui a commencé avec des images, le texte est venu après pour souligner et animer certaines petites scènes et guider le regard du lecteur tout en l’amusant.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?
Mes études ne m’ont pas directement amenée à l’illustration. Après les Beaux-Arts j’ai d’abord été graphiste dans l’édition. Puis j’ai repris des études en littérature tout en donnant des cours d’arts plastiques. J’ai alors commencé la gravure et réalisé avec cette technique un premier livre illustré, Daphné (Esperluète). Puis j’ai rencontré Chloé Marquaire et Guillaume Griffon de l’Agrume pour un premier projet jeunesse. J’ai ainsi continué l’illustration et l’écriture, puis travaillé petit à petit pour d’autres domaines de l’illustration comme la presse, l’édition adulte ou la communication.

Vous illustrez pour la presse, pour l’édition, vous faites également un peu de microédition, est-ce que ce sont trois manières de travailler différentes ?
Pour la presse ou une commande en édition, on est amené à travailler sur des sujets qu’on ne connaît pas, j’aime beaucoup ça, il y a de la découverte et des contraintes très stimulantes. Pour mes projets personnels d’auteure, c’est un travail dans le temps, avec parfois beaucoup de recherches documentaires et graphiques, il faut apprendre à faire avec la liberté, c’est une chance, mais ça suscite des moments de doutes aussi. En micro édition, il faut porter le projet matériellement, on va jusqu’à produire un objet, on apprend plein de choses. Ces différentes pratiques s’alimentent les unes les autres.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
Mes parents s’intéressaient assez aux livres pour enfants et j’ai de bons souvenirs de lecture, avec un gout prononcé pour le loufoque, je pense à 333 fois fou de Salisbury Kent, La Maison hantée, Si les chiens et les chats étaient des dinosaures. Mais aussi à des livres poétiques comme L’œuf et la poule de Iela Mari. Ensuite j’ai adoré lire Roald Dahl. Puis j’ai eu une grande passion pour Picsou magazine, je dessinais très bien Donald sous toutes les coutures.
Adolescente, c’était la BD, les romans policiers et Boris Vian. J’aimerais beaucoup travailler sur une histoire policière d’ailleurs.

Auriez-vous quelques coups de cœur à nous faire partager ?
J’ai lu dernièrement Santa Fruta, de Delphine Perret et Sébastien Mourrain, qui est vraiment drôle et touchant ; et Le tunnel de Mari Kanstad Johnsen, j’adore son travail. Sinon, j’essaie d’avoir toujours un livre de Blex Bolex à portée de main, Les Saisons ou un tout petit livre sans paroles La longue vue, son art de la narration m’émerveille.

Travaillez-vous sur un projet particulier en ce moment ? Pouvez-vous nous en parler ?
Je travaille sur un nouveau livre jeunesse avec l’Agrume, c’est un abécédaire, avec des textes vivants et amusants je l’espère. Il sortira à l’automne prochain.

Bibliographie :

  • La Montagne, L’Agrume (2017) que nous avons chroniqué ici.
  • Les Farceurs, L’Agrume (2016).
  • Daphné, Esperluète (2014).

Son site : http://annehelenedubray.fr


Quand je crée… Gaëtan Dorémus

Le processus de création est quelque chose d’étrange pour les gens qui ne sont pas créateur·trice·s eux-mêmes. Comment viennent les idées ? Et est-ce que les auteur·trice·s peuvent écrire dans le métro ? Les illustrateur·trice·s, dessiner dans leur salon devant la télé ? Peut-on créer avec des enfants qui courent à côté ? Faut-il de la musique ou du silence complet ? Régulièrement, nous demandons à des auteur·trice·s et/ou illustrateur·trice·s que nous aimons de nous parler de comment et où ils·elles créent. Cette semaine, c’est Gaëtan Dorémus qui nous parle de quand il crée.

Boulot
Je ne suis pas un artiste maudit qui erre sur les chemins de France à la recherche de l’inspiration, puis partirais m’isoler dans ma grotte pour « créer »… C’est mon activité, ma passion, mon travail. Comme un vrai travail. Je ne travaille pas la nuit ou n’importe quand : j’aspire à une vie sociale en dehors de mon activité d’illustrateur, et je me cale sur la vie autour de moi.

Train
Je réalise mes livres dans mon atelier, qui n’est pas une pièce de ma maison. J’ai besoin de trajets pour passer de ma vie professionnelle à mes autres vies, j’ai besoin de trajet pour que mes idées infusent et cheminent en moi. C’est pour cela que l’endroit où vraiment j’arrive à un maximum de concentration pour dérouler le fil d’une nouvelle histoire, c’est… le train. Ça se déplace, c’est calme, on est avec soi, son petit carnet, ses pensées, ses éventuelles notes précédentes. Mais ensuite tout se passe à l’atelier : ça bouge moins qu’un train, ce qui est nécessaire pour dessiner.

Radio
Je regarde/relis mes carnets ferroviaires pour développer mes projets de bouquins. J’écoute beaucoup de radio et de musique lorsque je dessine, pas lorsque je travaille sur le texte ou la narration. Le son d’une radio avec des gens qui parlent m’aide à lâcher prise je pense dans mon dessin, me permet d’évacuer la pointe d’angoisse du ratage de dessin, du mal fait, du dessin coincé. Mon éveil culturel, ma conscience politique se sont particulièrement nourris grâce à mes journées de travail, la radio allumée. En ce moment, je me délecte de Métronomique sur France Culture. Souvent en bas de mes dessins ou sur des post-its apparaissent des noms d’émissions, de musiciens, de livres à lire, de phrases entendues, d’idées-flash qui n’auront peut-être pas de suites immédiates. J’écoute des albums de musique, jamais des playlists aléatoires, j’aime à être immergé dans une ambiance sonore. Un disque c’est environ 45 minutes, ça structure mon travail, souvent je change de tâche lorsque je change de disque, ou je réponds à un mail ou deux pendant 5 minutes avant de lancer un autre album de musique.

Gaëtan Dorémus est auteur et illustrateur.

Bibliographie sélective :

  • Les Goûters méga chouettes de Machinette, texte et illustrations, Albin Michel Jeunesse (2018).
  • Tout doux, texte et illustrations, Rouergue (2018).
  • ICI, texte et illustrations, La Ville Brûle (2017).
  • Dans les dents !, illustration d’un texte de Denis Baronnet, Actes Sud Junior (2017).
  • Minute papillon !, texte et illustrations, Rouergue (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Série Till, illustrations de texte de Philippe Lechermeier, Les fourmis rouges (2015-2016).
  • Les Oreilles, texte et illustrations, Albin michel jeunesse (2016).
  • La Maman de la maman de mon papa, texte et illustrations, Les fourmis rouges (2016).
  • Mon bébé croco, texte et illustrations, Albin Michel Jeunesse (2015).
  • Le miel des trois compères, illustration d’un texte de Richard Marnier, Le rouergue (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Vacarme, texte et illustrations, Notari (2014).
  • Mon ami, texte et illustrations, Rouergue (2012).
  • Tonio, texte et illustrations, Rouergue (2012).
  • Ping Pong, texte et illustrations, Seuil jeunesse (2010).

Son site : https://gaetandoremus.com

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Bon appétit !

Par 7 mars 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on s’intéresse au sort d’une drôle de petite chenille un poil mythomane avec Minute papillon ! et l’on plonge au cœur de la chaîne alimentaire grâce au superbe D’une petite mouche bleue

Minute papillon !
de Gaëtan Dorémus
Le Rouergue
13,90 €, 196×277 mm, 32 pages, imprimé en France, 2017.
D’une petite mouche bleue
de Mathias Friman
Les fourmis rouges
14 €, 247×177 mm, 32 pages, imprimé en France, 2017.

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Des ours et leurs amis

Par 26 janvier 2015 Livres Jeunesse

les musiciens de la nouvellebreme_couvertureDans la forêt lointaine, on n’entend pas que le coucou ! De la musique s’élève, c’est Franky le Caribou qui chante… et ça énerve les autres caribous ! Il arrive la même chose à Max le Castor, qui adore taper avec ses baguettes de bois, à Dexter, le raton laveur, qui passe son temps à souffler dans les roseaux et à Charlie, le grizzli, qui a des rythmes qui lui dansent dans la tête. Alors ces quatre-là fuient leurs congénères et partent pour La Nouvelle-Brème, la ville qui aime les musiciens… sauf qu’en route ils vont se rencontrer !
Ce qui marque toujours, quand on lit un album de Pierre Delye, génial conteur, c’est à quel point le texte est rythmé, alors forcément un texte rempli de musique, on s’en donne à cœur joie en le lisant à voix haute ! L’auteur joue avec les mots, les sonorités et l’on se régale ! C’est drôle, fin, ça parle d’accepter nos différences, de vivre ensemble. Les illustrations de Cécile Hudrisier sont un mélange de collages et de dessins et comme d’habitude c’est magnifique !
Un bien bel hommage à la musique.

Le miel des trois compèresIl était une fois un renard, un loup et un ours qui se promenaient en forêt… Il était une fois trois nigauds perdus en pleine forêt… Il était une fois trois crapules qui rôdaient dans une sombre forêt… et quatorze autres histoires où il est question de miel…
Dix-sept histoires, donc, assez courtes avec chaque fois nos trois héros et du miel. Tantôt prêts à tout pour avoir le miel qu’ils viennent de trouver, tantôt prêt à le partager, tantôt ne le voyant même pas ! L’ensemble donne un album poétique et plein d’humour. Une sorte d’exercice à la Queneau. Les illustrations de Gaëtan Dorémus sont somptueuses.
Dix-sept petites histoires pour un album très original.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres ouvrages de Pierre Delye (La drôle de maladie de P’tit Bonhomme, Ferme ton bec !, Les aventures de p’tit Bonhomme, La petite poule rousse, Mais il est où ce gros matou ? et La grosse faim de P’tit Bonhomme), Cécile Hudrissier (L’oiseau et la pièce d’or, Les aventures de p’tit Bonhomme, Comptines pour mon bébé, Le gâteau de Ouistiti, La moufle, Comptines pour compterComptines pour chanter les couleursLa petite poule rousse, Mais il est où ce gros matou ?, La grosse faim de P’tit Bonhomme, Il était une fois… Contes en haïku, Les plus belles chansons anglaises et américaines, P’tit biscuit ou L’histoire du bonhomme de pain d’épices qui ne voulut pas finir en miette, Comptines pour chanter en anglais, Le fil rouge, Chansons pour chanter Noël et Comptines pour chanter la ferme), de Richard Marnier (On ne sait jamais… et Est-ce la lune ?) et Gaëtan Dorémus (60 nouvelles expériences faciles et amusantes). Retrouvez aussi notre interview de Cécile Hudrisier.

Les Musiciens de la Nouvelle-Brême
Texte de Pierre Delye, illustré par Cécile Hudrisier
Didier Jeunesse
12,50 €, 250×250 mm,36 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-reponsable, 2010.
Le miel des trois compères
Texte de Richard Marnier, illustré par Gaëtan Dorémus
Le rouergue
13,50 €, 160×240 mm,40 pages, imprimé en Belgique, 2014.

À part ça ?

À l’occasion des 20 ans de Mon Quotidien, François Hollande a été le rédacteur en chef d’un numéro spécial ! Vous pouvez télécharger gratuitement ce numéro.

Gabriel

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Pour mieux comprendre on va essayer !

Par 12 avril 2013 Loisirs Créatifs et Cahiers d'activités

Les enfants adorent tester, faire des expériences, voir d’eux même les choses. Aujourd’hui deux nouveaux livres d’expériences et un gros livre pour apprendre la mécanique en expérimentant.

Trop facile la scienceTrop facile, la science ! C’est vrai ça, une carte postale et un verre d’eau, deux pots de yaourt, une pointe et du fil ou un œuf et une carafe et hop, on démontre quelque chose !

Un livre avec 13 expériences à tester, toujours très simples, aux pages agrémentées Trop facile, la science !d’humour et des jolies illustrations de Soledad Bravi. Chaque fois l’expérience est expliquée par une suite de dessins et le tout est complété par un petit texte « comment ça marche ? ». Fabriquer un ballon à réaction, voir que l’eau est élastique ou jouer aux enfants qui fuient les requins avec un verre d’eau, du poivre et du liquide vaisselle, des expériences vraiment sympa. Un livre très bien fait, plein d’humour, jamais rébarbatif… les enfants vont adorer !

60 Nouvelles ExperiencesEnvie d’aller plus loin ? En voici 60 autres (quoique quelques-unes sont en commun dans les deux ouvrages) ! Dans la collection Croq’science (nous en avions déjà parlé ici), 60 nouvelles expériences faciles et amusantes ! va cartonner auprès des enfants férus de sciences (et des autres, car personnellement, je l’ai déjà dit ici, je n’aime pas la science mais j’adore expérimenter des trucs !) ! Même principe ici, plusieurs dessins pour expliquer l’expérience et le pourquoi du comment. Les expériences sont classées par catégories : Les défis, Expériences avec le corps, Expériences avec les plantes, Expériences pour découvrir l’espace, Expériences pour construire, Expériences avec les sons et Expériences avec l’air. Ultra complet, très riche, vraiment bien fait et bien expliqué, ce n’est pas une surprise quand on apprend que son auteur est une des conceptrices de la Cité des enfants (à la cité des Sciences et de l’Industrie).

On termine par un kit pour apprendre les principes simples de la mécanique !

Comment ça marche ? Machines et enginsUne planche de carton épais avec des trous, des vis en plastique et des engrenages et nous voilà en train d’expérimenter le principe de la poulie, de la crémaillère ou du cliquet ! (rassurez-vous je n’aurais pas su non plus de quoi je parlais si je n’avais pas lu ce livre !). C’est extrêmement bien expliqué et on a tout ce qui faut pour passer à la pratique, que demander de plus ? Ah si vous en voulez encore plus ? Alors en bas du livre des repères chronologique pour nous apprendre l’histoire de la mécanique des outils de pierre (3 millions d’années avant JC) aux arbres à cames (dans les années 1880) en passant par la fermeture éclair à zip (années 1890) ou l’essuie-glace (1903). Si vos enfants aiment expérimenter pour comprendre, ils vont adorer Comment ça marche : machines et engins.

Quelques pas de plus…
Encore plus d’expériences ? Nous avons chroniqué 50 activités scientifiques, La sciences en s’amusant et 60 expériences faciles et amusantes.

Trop facile, la science !
de Claire Laurens, illustration Soledad Bravi
Actes Sud Junior
8,50€, 180×180 mm, 32 pages, imprimé en France, 2013.
60 nouvelles expériences faciles et
amusantes
de Delphine Grinberg, Laure Cassus, Isabelle Chavigny, Isabelle Pellegrini et Karine Eyre, illustré par Rémi Saillard, Vincent Mathy, Didier Balicevic, Gaëtan Dorémus, Jérôme Ruillier, Aurélie Guillerey et Dankerleroux.
Nathan dans la collection Croq’Sciences
10€, 200×250 mm, 128 pages, imprimé en Frrance, 2013.
Comment ça marche ? Machines et engins
de Nick Arnold (traduit par Bruno Porlier), illustré par Allan Sanders
Gallimard Jeunesse
18,90€, 270x240x33 mm, 22 pages, imprimé en Chine, 2012.

A part ça ?

Un fils, sa mère et un téléphone ça donne Avec Maman, un blog qui me fait beaucoup rire.

Gabriel

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