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Geneviève Godbout

Les invités du mercredi : Geneviève Godbout, Marie Sellier et Armande Oswald (+ concours)

Par 25 septembre 2013 Les invités du mercredi

Connaissez-vous Geneviève Godbout ? J’ai craqué sur ses illustrations pour Joseph Fipps il y a quelques mois et je suis à nouveau tombé sous le charme de son travail sur le conte libanais Une petite fille… à croquer !. J’ai eu envie de poser des questions à cette illustratrice québécoise. À la suite de cette interview, grâce aux éditions La pastèque, vous pourrez tenter de gagner le magnifique Joseph Fipps, bande de chanceux ! Ensuite, pour la rubrique Parlez moi de, j’ai voulu revenir sur un superbe album, extrêmement troublant, Le secret de grand-mère. Son auteur, Marie Sellier, et son illustratrice, Armande Oswald, on accepté de m’en parler. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Geneviève Godbout

Geneviève GodboutQuel a été votre parcours ?
J’ai toujours aimé dessiner. C’était mon passe-temps favori et une sorte de recueillement. J’ai voulu faire mes études dans le domaine et c’est le monde de l’animation qui m’a charmé. J’ai d’abord suivi un cursus de 3 ans en animation traditionnelle au Cégep du Vieux-Montréal au Canada (je viens de là), pour ensuite entrer directement en troisième année à Gobelins à Paris.
À la fin de mes études, je suis déménagée à Londres où j’ai travaillé pour divers studios en tant que freelance. J’ai ensuite appliqué à Disney Consumer Products en tant que character artist. J’y suis restée 6 ans. C’était une belle expérience en dessin, mais aussi en compréhension de la commercialisation des objets dérivés. Entre temps, j’illustrais quelques albums jeunesse. J’ai eu la piqûre ! C’est d’ailleurs pourquoi j’ai décidé de me lancer en tant qu’illustratrice à temps plein cet automne.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
Enfant, j’adorais les albums de Richard Scarry. Tous les petits détails et les personnages mignons me fascinaient.Joseph Fipps
Adolescente, je ne lisais plus vraiment. À présent, je collectionne les albums illustrés (j’adore me perdre en librairie) et je lis les classiques de la littérature française, anglaise et russe.

Quelle technique utilisez-vous ?
Je fais généralement mes croquis sur Photoshop à l’aide de ma Cintiq. Ensuite je les imprime et j’utilise la légère transparence du papier pour refaire mon dessin original. J’utilise les pastels Sennelier et les crayons de couleurs Faber Castell Polychromos pour la couleur.
Une fois l’illustration scannée, c’est dans la boîte!

Parlez-nous de Joseph Fipps, comment avez-vous travaillé sur ce projet ?
Nadine Robert, l’auteur, m’avait contacté quelques années auparavant pour me parler de ce projet. Au départ c’était une petite Une petite fille… à croquer !fille qui s’appelait Nanouche. J’avais fait quelques tests, mais les maisons d’éditions n’ont pas accroché. De fil en aiguille, Nanouche est devenue Joseph… et Nadine et moi avons soumis l’idée d’album à La Pastèque. Nous souhaitions être publiées par eux et heureusement ils ont dit oui!

Quels sont vos projets ?
J’en ai plusieurs! Je travaille présentement sur un autre projet d’album pour La Pastèque. Je travaille aussi sur un livre pour Chronicle Books aux États-Unis et un autre pour Tundra au Canada (mes premiers pour le marché anglophone). Bref, je me tiens bien occupée!

Bibliographie :

  • Une petite fille… à croquer !, illustration d’un texte de Christine FrassetoPère Castor (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Joseph Fipps, illustration d’un texte de Nadine Robert, La Pastèque (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • La longue marche des doudous, illustration d’un texte de Claire Clément, Milan (2012).
  • Où s’est caché le sommeil ?, illustration d’un texte de Pierrette Dubé, 400 coups (2012).

Retrouvez Geneviève Godbout sur son blog : http://rose-a-petits-pois.blogspot.fr.

Comme je vous le disais avant cette interview, grâce aux éditions La Pastèque, je vais faire un chanceux parmi vous ! L’un de vous va gagner Joseph Fipps, un très bel album sur la colère des enfants et les fameuses phrases auxquelles ont a droit dans ces cas-là. Dites-moi, en commentaire, une des pires phrases que vous ont dit vos enfants ou que vous avez dit à vos parents quand vous étiez enfant (ce que vous avez dit à votre belle-mère au sujet de son cadeau de Noël ne compte pas) et l’un de vous, celui qui sera tiré au sort, gagnera ce très beau livre. Bien entendu si vous n’avez pas d’anecdote vous pouvez dire que vous voulez participer quand même, que vos enfants sont des anges et que vous-même vous avez été parfait avec vos parents. Vous avez jusqu’à lundi 20h… bonne chance à tous !


Parlez moi de… Le secret de grand-mère

Une fois par mois on revient sur un livre qu’on a aimé avec son auteur, éventuellement son illustrateur et son éditeur. L’occasion d’en savoir un peu plus sur un livre qui nous a plu. Cette semaine c’est Le secret de grand-mère (chroniqué ici), le livre de Marie Sellier et Armande Oswald sur lequel j’ai eu envie de revenir.

Marie SellierMarie Sellier (auteur) :
Le secret de grand-mère, c’est un souvenir d’enfance. Un souvenir en forme de bottines lacées, noires, déformées.
Ces bottines, c’étaient celles de ma très vieille arrière-grand-mère, que j’appelais mère-grand, comme la grand-mère du Petit Chaperon rouge. Ces bottines, je ne pouvais pas les voir, elles me terrorisaient. Oui vraiment, le mot n’est pas trop fort.
J’avais beaucoup d’affection pour mère-grand, mais, à cause de ces bottines, je redoutais ces visites du jeudi après-midi que m’imposait ma grand-mère. Je me demandais toujours si mère-grand allait nous ouvrir la porte, si j’allais la voir debout. Parce que lorsqu’elle était debout, appuyée sur ses cannes anglaises, je voyais ces affreuses bottines asymétriques qui enserraient ces pieds qui ne pouvaient plus la porter, et qui évoquaient un drame mystérieux qui avait un lien, je le sentais bien, avec la tristesse et la raideur de grand-mère lorsqu’elle rendait visite à sa mère. Oui, je sentais bien qu’elle n’était plus la même, qu’elle devenait inquiète et fragile. Je n’aimais pas ça. C’est déroutant pour une enfant de voir sa grand-mère se comporter en petite fille en faute. Ce n’était pas l’image que j’avais d’elle en temps normal. C’était une bonne grand-mère, attentive et très pédagogue. Plutôt sûre d’elle. Elle aimait transmettre. Elle m’a appris à coudre un bouton et à faire un ourlet ; elle m’a appris le point de tige, de chaînette et de bourdon, et aussi à tricoter, à réussir le gâteau roulé, les meringues ou la confiture de marrons. Une éducation très féminine en somme, à défaut d’être féministe ! Mais bon, ce qu’elle m’a transmis dans ce temps-là me sert toujours et le reste, finalement, j’ai pu l’acquérir par ailleurs.

bc

Le secret de grand-mère, texte de Marie Sellier, illustré par Armande Oswald, Seuil Jeunesse, 14€, 236×238 mm, 44 pages, imprimé en France, 2013 (chroniqué ici).

Ce souvenir, j’ai tourné autour pendant des années. Très tôt, je l’ai relaté dans un de mes petits carnets, et puis un jour j’ai écrit ce texte. Je l’ai écrit pour des jeunes en rupture d’école, des jeunes dont on pourrait dire qu’ils étaient à côté de leurs pompes, pas très bien dans leurs baskets, et que je faisais précisément travailler sur le thème de… la chaussure. A l’époque – c’était il y a sept ans, je crois –, je ne pensais pas du tout à en faire un album. En fait, ce n’est pas moi qui en ai eu l’idée, mais une amie, Catherine Louis qui est illustratrice et avec laquelle j’ai imaginé plusieurs livres dont La naissance du dragon, Le petit Chaperon chinois et Mô et le maître du temps qui va sortir le mois prochain. Elle m’a présenté Armande Oswald, qui est peintre et suisse comme elle, et dont j’ai tout de suite beaucoup aimé les gouaches très lumineuses où le décor prend toute la place, comme dans les tableaux de Vuillard. Catherine m’a suggéré de lui demander d’illustrer ce texte que je lui avais fait lire et qui l’avait touchée.
Voilà comment ça s’est fait, sans éditeur, juste une association entre deux personnes qui avaient envie de travailler ensemble. Nous y avons pris beaucoup de plaisir, Armande et moi. Elle qui est artiste depuis longtemps, et dont l’œuvre a fait l’objet d’un nombre impressionnant d’expositions, c’était la première fois qu’elle illustrait un livre. Je dois dire qu’elle m’a bluffée par son sens aigu, presque inné, des subtilités du rapport texte-image. Peut-être parce que son père, Marcel North, était, entre autres, illustrateur.
Mais tout le monde sait que pour qu’un livre existe, le plaisir ne suffit pas : il faut aussi avoir un éditeur ! Et ne pas êtrepressé. Il y a trois ans, mon amie Elisabeth Brami, qui était, depuis peu, éditrice free-lance chez JBZ – la nouvelle maison d’édition de Jacques Binsztok – a décidé de l’éditer. Elle était très enthousiaste mais, pour des raisons indépendantes de sa volonté, le livre n’a pas pu se faire. Et finalement, c’est le Seuil jeunesse qui a choisi de le mettre au monde, par l’intermédiaire de Béatrice Decroix… encore une amie. Ce sont donc trois fées marraines qui se sont penchées sur le berceau de ce Secret de grand-mère pour qu’il s’incarne enfin, et même quatre en comptant Laurence Carrion, mon éditrice au Seuil, qui lui a prodigué soins et attention jusqu’à la fin. Maintenant, il lui reste à mener sa vie de livre et à partir dans le vaste monde à la rencontre de ses lecteurs. Si ceux-ci se sentent concernés par l’histoire de la jeune Marie et de ses deux aïeules, s’ils se l’approprient, alors ils lui conféreront la dimension universelle à laquelle elle prétend.
Nous avons chroniqué plusieurs livres de Marie Sellier (10 tableaux et un ballon rouge, Le fils de Picasso et Dragons & Dragon), depuis Le secret de Grand-Mère elle a sorti Cœur de pierre (sur Camille Claudel et Rodin) chez Nathan. Vous pouvez la retrouver sur son site : http://minisites-charte.fr/sites/marie-sellier

Armande OswaldArmande Oswalde (illustratrice) :
« Illustrer un livre ? Pour enfants ?
mais je suis peintre, j’ai touché à plusieurs facettes de ce métier mais je n’ai jamais fais ça ! »
Voici qu’elle a été ma première réaction lorsque j’ai reçu le récit de Marie Sellier qui me proposait de l’illustrer. Catherine Louis, une amie illustratrice avec qui elle collabore, lui avait parlé de moi.
Cependant, Le secret de grand-mère m’avait touché. Il s’agissait d’un souvenir d’enfance de l’auteur. C’était intime, vrai, sincère et c’était la première fois que je lisais une histoire parlant du malaise ressenti par un enfant devant la vieillesse, la fragilité, le handicap. J’y ai reconnu un trouble que j’avais éprouvé moi aussi étant petite.
Après quelques conversations téléphoniques encourageantes avec Marie Sellier, je me suis immergée avec gourmandise dans l’aventure. J’ai pris plaisir à imaginer l’intérieur désuet et chargé de souvenirs dans lequel se déroule l’histoire, les objets insignifiants qui prennent de l’importance aux yeux de la fillette. J’ai cherché dans mes images à montrer ce que les mots ne peuvent exprimer.
Marie Sellier et moi ne nous connaissions pas du tout, elle à Paris et moi en Suisse. Nos échanges se faisaient par mails et par téléphone. J’envoyais mes projets, Marie les commentait presque immédiatement me faisant rebondir et stimulant mon imaginaire.
Je garde un très bon souvenir de cette période de complicité dont le point culminant fut de découvrir que le portrait que j’avais fait de la petite Marie du récit ressemblait furieusement à celui de Marie Sellier enfant. Même expression, mêmes cheveux auburns, mêmes couettes. Une coïncidence qui nous ravi.
Le secret de grand-mère est le premier album de la peintre Armande Oswald, vous pouvez retrouver son travail sur son site : http://www.armandeoswald.com.

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Et si on voyageait avec des contes du monde ?

Par 19 août 2013 Livres Jeunesse

Aujourd’hui je vous propose un des plus beaux voyages, celui que l’on fait avec les histoires. Nous partirons de Chine, une escale en Islande, une autre au Liban puis au Pérou, un séjour en Corse puis on reviendra au point de départ, en Chine. Bon voyage !

TurandotLe prince Calaf fut chassé de son pays et se réfugia à Pékin. Là il entendit parler de Turandot, la fille du souverain. Elle était tellement belle que les peintres n’arrivaient pas à reproduire sa beauté. En la voyant, les hommes en tombaient tous amoureux, sauf qu’elle refusait de se marier et pour que cela n’arrive pas elle avait décidé que dès qu’on lui demandait sa main on devait répondre à trois énigmes. Si le prétendant n’y répondait pas sa tête serait tranchée. Calaf, qui ne reculait devant rien, voulu voir cette princesse et forcément il en tombât amoureux, il lui demanda donc sa main…

Vous savez (si vous suivez ce blog) à quel point j’aime les éditions HongFei et que j’aime beaucoup Thierry Dedieu. Ce livre-là est une pure merveille, il surpasse même, pour moi, tout ce qu’a sorti HongFei depuis que je les connais. Il est encore plus beau que les autres albums de Thierry Dedieu. Tant au niveau de l’histoire (tirée du conte qui est à l’origine de l’opéra de Puccini du même nom) que des illustrations que de l’objet lui-même, ce livre-là… est une pure merveille ! Tout comme Calaf tombe fou amoureux de Turandot je suis tombé fou amoureux de ce livre et je sens que je n’ai pas fini de l’offrir ! Un album à vous procurer de toutes urgences ! (à partir de 8 ans d’après l’éditeur, je le précise pour que vous ne l’achetiez pas pour des petits).
Extraits du texte et des illustrations (et même interview de Dedieu) sur le site de HongFei.

Les Elfes d´IslandeUne femme qui aide une elfe à accoucher, un homme qui fait l’erreur de couper de l’herbe sur une colline où c’est défendu, une reine qui se cache chez des humains,… bienvenue dans les merveilleux contes d’Islande.

Malgré ses défauts (quelques fautes d’orthographe ou des erreurs grammaticales), Les elfes d’Islande, contes populaires pour enfants est un très joli livre sur les légendes de cette très belle île. C’est un endroit qui me tient à cœur depuis que j’y suis allé il y a quelques années. J’ai rarement vu un endroit aussi habité par les légendes, les croyances,… les elfes y sont très présents (je peux même témoigner qu’ils y vivent, j’ai vu leur maison !) et c’est une très bonne idée de la part des éditions Eponymes que de sortir une version française de ces contes. Les illustrations sont très colorées et certaines planches sont vraiment très magnifiques. Un très joli livre de contes islandais.
Des extraits sur le site d’Eponymes.
(et pour aller plus loin, une superbe émission sur les elfes d’Islande)

Une petite fille… à croquer !Wardé était une enfant adorable, des plus jolies. Imaginez donc à quel point Mal’Ghoula, l’ogresse, avait envie de la dévorer ! Elle se rendit donc chez elle, pendant que ses parents n’y étaient pas pour enlever la petite… sauf que Wardé n’était pas que jolie, elle était aussi très rusée.

Une petite fille… à croquer est un magnifique conte libanais qui nous fait voyager avec ses évocations de sirop de rose ou de fleur d’oranger, ses abricots et ses pois chiches (étant fou de cuisine libanaise, j’avais l’eau à la bouche chaque fois que le conte parlait de nourriture). L’ogresse devra tenter plusieurs fois d’attraper la petite fille, mais y arrivera-t-elle ? Un conte plein d’humour et de malice, qui nous change de nos contes traditionnels tout en en étant pas si éloigné. Les illustrations sont signées Geneviève Godebout (que j’ai découvert avec Joseph Fipps) et c’est un régal. Un joli conte sorti dans la collection à petit prix du Père Castor.

Le Singe et l'épi de maïsQuelle est cette chose étrange que trouve un jour un petit singe ? Une forme allongée avec des petits grains, jamais il n’a vu ça ! Il le goûte… mais quel délice ! Il se dépêche de le cacher pour revenir le manger plus tard. Seulement voilà, quand il revient il n’y a plus rien ! C’est le vieux palmier qui l’a caché, l’air de rien. Comme il ne veut pas le rendre, le singe va chercher le feu pour le brûler… mais le feu refuse de venir, le singe court donc chercher l’eau pour éteindre le feu… sauf que l’eau est toute aussi têtue ! Vous l’aurez compris ce n’est que le début d’un enchaînement qui attend le petit singe !

Le singe et l’épi de maïs est un très beau conte étiologique (on nous raconte ici comment a été découvert le maïs et pourquoi il est mangé autant par les hommes que les animaux) péruvien que nous raconte Nadia Gypteau en jouant avec la langue, les sons. Les illustrations signées Guillaume Plantevin ajoutent de l’humour au conte tout en étant vraiment esthétiques. Sorti ici aussi dans la collection à petit prix du Père Castor c’est un très bel album pour les enfants, une très jolie histoire qui va aussi les amuser.

Legendes de CorseUne bergère (nommée Corsa) qui découvrit une île merveilleuse grâce aux escapades d’un de ses taureaux, un homme qui se jouât de la mort pendant 150 ans, un simplet qui perdra la tête, comment les corses volèrent la recette du brocciu au Maggu (une sorte d’ogre) et neuf autres contes corses.

Dans la très jolie collection Contes et Légendes, Nathan sort un tome sur les Légendes de Corse. Ici on s’adresse plutôt aux bons lecteurs (ou aux parents qui souhaiteraient lire des histoires aux enfants), le livre étant présenté comme un roman. Cette collection est vraiment merveilleuse car elle nous permet de lire des contes du monde, souvent très beaux. Ici on va donc découvrir l’Île de Beauté à travers ses légendes. C’est passionnant, captivant, envoûtant. Francette Orsoni a une très belle plume, elle nous entraîne avec elle dans ses merveilleuses histoires.

Le souhait de Hu JieParce qu’elle souhaitait un enfant plus que tout, Hu Jie alla crier sur la montagne espérant que les dieux exauceraient son désir. Seulement ceux-ci, agacés, lui répondirent qu’ils ne lui offriraient ce cadeau que le jour où elle accomplirait des prodiges… Hu Jie était peinée car elle n’avait aucun don particulier…

Un très beau conte sur l’espoir et la persévérance mais aussi sur l’art, sur le fait qu’en chacun de nous se cache un artiste. Les illustrations à l’aquarelle de Yuanfen Xiao nous font voyager en Chine (accentué par le fait que le livre est bilingue et que les idéogrammes chinois ont toujours pour nous un côté mystérieux). Un conte qui nous rappelle qu’avec un peu de magie… tout arrive, et que cette magie est en nous.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué plusieurs livres de Dedieu (Poisson Chat, Un mur sur une poule, j’ai adopté un crocodile, Dragons de poussière et Le maître des estampes), un livre de Geneviève Godbout (joseph Fipps) et un livre de Guillaume Plantevin (L’œil du pigeon).
D’autres contes du monde avec le tag contes du monde.

Turandot, princesse de Chine
de Dedieu
HongFei
21,90€, 220×380 mm, 72 pages, imprimé à Taïwan, 2013.
Les Elfes d’Islande, Contes populaires pour enfants
Texte d’Anna Kristín Ásbjörnsdóttir, illustré par Florence Helga Thibault
Éponymes Jeunesse
12€, 245×205 mm, 36 pages, imprimé en CEE, 2013.
Une petite fille… à croquer !
Texte de Christine Frasseto, illustré par Geneviève Godbout
Père Castor dans la collection Les classiques du Père Castor
4,40€, 210×180 mm, 24 pages, imprimé en France, 2013.
Le singe et l’épi de maïs
Texte de Nadia Gypteau, illustré par Guillaume Plantevin
Père Castor dans la collection Les classiques du Père Castor
4,40€, 210×180 mm, 24 pages, imprimé en France, 2013.
Légendes de Corse
Texte de Francette Orsoni, illustré par Benoît Springer
Nathan dans la collection Contes et Légendes
7,90€, 146×194 mm, 138 pages, imprimé en Espagne, 2013.
Le souhait de Hu Jie
Texte de Jocelyne Marque, illustré par Yuanfen Xiao
Eponymes Jeunesse

12€, 217×305 mm, 36 pages, imprimé en CEE, 2013.

Gabriel

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Puisque c’est comme ça je m’en vais !

Par 13 juin 2013 Livres Jeunesse

S’en aller juste pour dire tu vois je l’ai fait
S’en aller pour toujours à jamais
Pour vivre seul ou mieux accompagné
S’en aller (Jérôme Van Der Hole)

Joseph FippsJoseph Fipps a cinq ans. Sa mère le traite souvent de grippon, lui c’est un griffon qu’il voudrait être, ce bel animal mythique mi lion, mi aigle. Alors qu’il vient de faire une énième bêtise, Joseph se fait encore gronder. Pendant que sa mère crie il aimerait s’envoler loin d’ici, tel un griffon et bientôt les mots sortent tout seuls de sa bouche et il lance à sa mère qu’elle est méchante et qu’il voudrait une autre mère… Et si ça arrivait vraiment et que cette nouvelle mère était une maman morse ?

Ce qui frappe tout d’abord dans l’album Joseph Fipps c’est la beauté de l’objet : beau livre au papier épais, superbes illustrations pleines pages (parfois plusieurs pages de suite sans texte), le genre de livre que l’on feuillette avec bonheur, JOSEPH FIPPSpour le plaisir des yeux. Il pourrait même ne pas y avoir de texte… mais il est là et il est très beau ce texte. Qui n’a pas eu le droit à la fameuse phrase « t’es plus mon père/ma mère » ? Et si ça arrivait vraiment ? Un très beau livre poétique et plein d’humour aux illustrations très douces sur la colère, les mots qu’on ne pense pas forcément et l’imagination débordante des enfants. Je ne connaissais pas cette maison d’édition (La Pastèque), je vais la suivre de près !

S’en aller c’est aussi quelquefois revenir
Quand on a vu qu’ailleurs c’était pire
Sans l’aller point de retour sans retrouvailles point d’amour
S’en aller (Jérôme Van Der Hole)

GROS-GRISGros gris était de très mauvaise humeur, autour de chez lui c’était la cacophonie, un barouf d’enfer ! Des oiseaux qui sifflent,  des cigales qui chantent, des grenouilles qui coassent… imaginez le boucan ! Alors c’est décidé Gros Gris part pour la ville, là-bas au moins il sera tranquille ! Ah bon ?

Je connaissais Éléonore Thuillier illustratrice… voici un livre écrit par elle ! Et sincèrement c’est un très bon texte, plein d’humour et de références (aux fables de La Fontaine). On connaît le proverbe, l’herbe est toujours plus verte dans leGROS GRIS champs d’à côté mais forcément quand notre chat arrive dans la pollution de la ville, seul et sans ami il a vite envie de retrouver le bon air de sa campagne et ses camarades qui lui semblaient si bruyants et lui manquent désormais. Eléonore Thuillier a une très bonne plume, il faut qu’elle l’utilise plus souvent !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué plusieurs livres d’Éléonore Thuillier (La jungle en haleine, Adam est fort, Le grand lapin blanc, Mon papa est un zarzouilleur et Jour de piscine) et un livre de Prisca Le Tandé (Pourquoi les loups ont-ils de si grandes dents ?). Retrouvez aussi notre interview d’Éléonore Thuillier.

Joseph Fipps
Texte de Nadine Robert, illustré par Geneviève Godbout
La Pastèque dans la collection Pamplemousse
15,60€, 191×241 mm, 64 pages, imprimé à Singapour, 2013.
Gros Gris
Texte d’Éléonore Thuillier, illustré par Prisca Le Tandé
Les p’tits bérets dans la collection La tête sur l’oreiller
12,90€, 212×206 mm, 26 pages, imprimé en  France, 2012.


A part ça ?

Marie-Hélène Place, l’auteur des Balthazar, était l’invitée de Jusqu’à la lune et retour le mois dernier, une émission à réécouter ici.

Gabriel

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