La mare aux mots
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Gilles Bachelet

La nuit, l’amour et les plantes vertes

Par 26 février 2018 Livres Jeunesse, Médias

Aujourd’hui, on démarre avec un numéro de Biscoto spécial nuit, on rencontre ensuite deux gants en caoutchouc qui vont vivre une merveilleuse histoire d’amour et on termine avec le petit Bruno, qui rêve d’offrir une plante à un·e inconnu·e.

Une histoire d’amour
de Gilles Bachelet
Seuil Jeunesse
15 €, 285 x 285 mm, 32 pages, imprimé en France, 2017.
Bruno, le jour où j’ai offert une plante à un inconnu
Texte de Catharina Valckx, illustré par Nicolas Hubesch
l’école des loisirs
13,50 €, 232 x 187 mm, 72 pages, imprimé en France, 2017.

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Les invité·e·s du mercredi : Nathalie Paulhiac et Gilles Bachelet

Par 8 novembre 2017 Les invités du mercredi

Aujourd’hui, c’est avec l’autrice-illustratrice Nathalie Paulhiac qu’on a rendez-vous. J’aime beaucoup son travail en général et son dernier album, De l’autre côté, m’a particulièrement séduit, j’avais envie de lui poser quelques questions. Ensuite, on file, telles des petites souris, dans l’atelier de Gilles Bachelet pour voir comment il crée. Bon mercredi à vous.


L’interview du mercredi : Nathalie Paulhiac

Parlez-nous de votre parcours.
Après avoir passé un BAC littéraire/arts plastiques, j’ai commencé des études artistiques à Paris. J’ai fait une école d’arts appliqués (école Boule) d’où je suis sortie avec un diplôme en expression visuelle-espace de communication (plus clairement cela consistait à créer des stands, des présentoirs commerciaux, des scénographies…) et puis je me suis envolée pour le Québec en échange « Socrates » l’équivalent d’Erasmus). Là j’étudiais le graphisme à l’UQAM (Université du Québec à Montréal) et j’avais choisi comme option « illustration ». Ce fut pour moi une révélation : je savais enfin ce que je voulais faire dans la vie !
De retour en France, je cherche une école pour suivre des cours dans ce domaine ; en France, la priorité étant donnée aux personnes sortant du BAC, pas mal de portes se sont fermées à moi. J’appréciais beaucoup le travail d’Anne Herbauts et en m’intéressant à son parcours j’ai vu qu’elle avait suivi l’enseignement de l’Académie Royale des Beaux Arts de Bruxelles ; alors me voilà partie à Bruxelles… Ceci était en 2002, et en 2017 je vis et travaille toujours là.

Pouvez-vous nous parler de De l’autre côté qui vient de sortir aux éditions Cépages ?
C’est une belle rencontre ! Souvent les mamans papotent à la sortie de l’école de leurs enfants ; et en « papotant » avec l’une d’entre elle, nous nous sommes rendues compte qu’une écrivait pour les enfants et que l’autre dessinait. Il n’y avait plus qu’à se mettre ensemble sur un projet.
J’ai donc lancé une phrase à Maylis et celle-ci à poursuivi l’histoire qui est devenue celle de Iris et Noé, les personnages de De l’autre côté.
Il fallait ensuite trouver un éditeur (chose difficile…). Nous avons envoyé le projet à beaucoup (beaucoup, beaucoup) de maisons d’édition et Bénédicte Petitot nous a répondu. Elle a monté sa maison Cépages en 2013 et produit des albums de qualité, attentive au texte, aux illustrations, à la qualité d’impression… bref elle aime son métier et ça se voit.

J’aimerai que vous nous disiez quelques mots sur un album plus ancien, Qui suis-je ? sorti chez Winioux.
Encore une belle rencontre avec Raphaëlle et Marion les deux éditrices de Winioux ; Qui suis-je ? était un projet que j’avais créé durant mes études aux Beaux-Arts ; dans mes recherches d’éditeurs (partie difficile du métier d’illustrateur mais nécessaire…) je suis tombée sur cette maison d’édition et elles ont aimé ce projet qui rentrait dans leur ligne éditoriale. Nous avons un peu modifié le projet de base mais dans l’ensemble il reste fidèle à ce que j’avais imaginé : ce livre parle des émotions qui nous animent ; je le présente dans les écoles en maternelle, il permet d’expliquer simplement aux enfants nos changements d’humeur qui arrivent à tout le monde et cela permet de dédramatiser les colères, les caprices…

Quelles techniques d’illustration utilisez-vous ?
Je pratique une technique mixte : je fais les fonds à l’écoline en mouillant au préalable mon papier car j’aime bien me laisser surprendre par des taches non prévues. Sinon j’utilise beaucoup de papiers que je récolte à droite et à gauche (j’ai une collection de papiers dans mon atelier, des vieilles pochettes, des emballages de papier cadeaux, les emballages du boucher ou du fromager…) et pour les personnages j’utilise un papier un peu jauni par le temps.
Je dessine tout sur ces différents papiers (au crayon gris, crayons de couleurs, feutres) et ensuite je pratique ce que j’appelle ma « technique en pièces détachées » ; je réunis tous ces petits morceaux de dessins sur mon ordinateur où je fais la mise en page en utilisant Photoshop.

Où trouvez-vous votre inspiration ?
Partout, dans la rue ça peut être un visage, un vêtement qui me plaît, une affiche…
Je suis aussi très attentive aux associations de couleurs que je peux remarquer dans des pages de magazines par exemple.
Côté illustrateurs j’aime beaucoup le travail de Beatrice Alemagna, Géraldine Alibeu, Marc Boutavant, Magali Le Huche, Kitty Crowther.

Quelles étaient vos lectures d’enfant et d’adolescente ?
Les malheurs de Sophie, les Tom Tom et Nana dans les J’aime lire, Tintin, Caroline, Charlie et la chocolaterie.

Parlez-nous de vos prochains ouvrages
Je travaille en ce moment sur un nouvel album jeunesse également écrit par Maylis Daufresne (auteur de De l’autre côté) ; celui-ci paraîtra au printemps prochain aux éditions du Jasmin. C’est une histoire faite de chaleur, de rencontres et de transmission…

Bibliographie

  • De l’autre côté, illustration d’un texte de Maylis Daufresne, Éditions Cépages (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • S’aimer, collectif, À pas de loup (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Le mur, illustration d’un texte d’Anne Loyer, À pas de loup (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Ugo, tu rêves ?, illustration d’un texte de Pierre Coran, À pas de loup (2016).
  • Qui suis-je ?, texte et illustrations, Winioux (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Oh les taches !, loisirs créatifs, Casterman (2010).


Quand je crée… Gilles Bachelet

Le processus de création est quelque chose d’étrange pour les gens qui ne sont pas créateur·trice·s eux-mêmes. Comment viennent les idées ? Et est-ce que les auteur·trice·s peuvent écrire dans le métro ? Les illustrateur·trice·s dessiner dans leur salon devant la télé ? Peut-on créer avec des enfants qui courent à côté ? Faut-il de la musique ou du silence complet ? Régulièrement, nous demandons à des auteur·trice·s et/ou illustrateur·trice·s que nous aimons de nous parler de comment et où ils·elles créent. Cette semaine, c’est Gilles Bachelet qui nous parle de quand il crée.

Le plus dur, c’est de s’y mettre… Procrastination et surtout trac, après toutes ces années encore, de me confronter avec la feuille blanche. Passer du constat « il faudrait que je travaille » à la mise en pratique de la chose peut prendre chez moi très longtemps… Comme je suis par ailleurs enseignant dans une école d’art et que je fais pas mal de salons et de rencontres scolaires, c’est surtout durant les mois d’été que je me consacre vraiment à mes albums. Le reste du temps, ce sont plutôt des petits travaux ponctuels, des recherches d’idées ou des bêtises sur facebook. Une fois la machine enclenchée, et sur cette période limitée, j’arrive à m’astreindre à des horaires assez rigoureux. Huit à dix heures par jour sept jours sur sept, trois mois d’affilée…
À partir du moment où j’ai trouvé l’idée générale d’un album, les premiers crayonnés se font plutôt facilement et sans douleur. À ce stade là, je travaille dans des carnets. Je construis un chemin de fer plus ou moins définitif et trouve généralement les éléments de texte en même temps que les images sans passer par une étape spécifique d’écriture.  C’est seulement après, au moment tristement nommé de « l’exécution », que les choses se gâtent… Comment passer d’un croquis spontané mais plein de fautes ou d’imprécisions à une illustration finalisée sans perdre en route la fraîcheur et le dynamisme du trait ? La technique d’aquarelle que j’utilise ne permet pas trop d’hésitations, de repentirs et de coups de gomme intempestifs… Je travaille donc d’abord sur des calques, souvent plusieurs successivement, jusqu’à l’obtention d’un dessin suffisamment juste et précis, tout en essayant de ne pas trop figer le trait… Ensuite seulement, je reporte le dessin sur le papier définitif. L’encrage et la couleur me posent moins de problèmes… Mon moment préféré est le passage des grandes surfaces d’aquarelle… Je ne me suis jamais lassé de ce matériau que j’utilise depuis 40 ans… l’étape de finition qui suit est plus longue et plus fastidieuse… J’ai souvent quatre ou cinq planches en cours à des niveaux de finalisation divers.

À l’époque où je vivais surtout de l’illustration en freelance pour la presse et la publicité, je travaillais beaucoup de nuit avec la radio allumée en permanence. Un jour, totalement démoralisé de travailler seul et coupé du monde (je n’étais pas encore enseignant, les réseaux sociaux n’existaient pas et, faisant peu de livres, je n’étais pas invité sur les salons), j’ai demandé à mon éditeur de l’époque, Patrick Couratin, si je pouvais venir m’installer quelques jours dans ses bureaux. C’était, en plus d’une maison d’édition, un studio de création graphique qui faisait essentiellement de l’affiche de spectacle. Je squattais un bureau dans une grande pièce où nous étions toujours trois ou quatre à travailler. Beaucoup de monde y passait et j’ai adoré travailler dans cette agitation. Venu là pour quelques jours, j’y suis resté sept ans, jusqu’à la mort de Patrick… J’y ai perdu l’habitude de travailler en musique. Revenu par la suite dans mon atelier, je n’en ai pas vraiment éprouvé le besoin et je continue à travailler sans fond sonore le plus souvent. Parfois, dans des phases d’exécution un peu fastidieuses, j’écoute des livres audio.

Pendant ces périodes d’été un peu intensives, j’ai tendance, de plus en plus, à m’entourer de petits rituels… Nettoyage quotidien du plan de travail, douche et rasage de près même si je sais que je ne mettrai pas le nez dehors de la journée, début et fin du travail à des heures précises, disposition des crayons et des pinceaux, toutes choses qui ne sont pas du tout dans ma nature plutôt bordélique… Enfin, chose peu avouable, j’ai une superstition un peu particulière : depuis une vingtaine d’année je collectionne les totottes trouvées dans la rue… Ce sont un peu mes trèfles à quatre feuilles de citadin… Ainsi, pour moi, la réussite d’un album est directement liée au nombre de totottes trouvées pendant la réalisation de celui-ci…

Gilles Bachelet est auteur et illustrateur.

Bibliographie :

  • Une histoire d’amour, Seuil Jeunesse (2017).
  • Une histoire qui…, Seuil Jeunesse (2016).
  • La paix, les colombes !, avec Clothilde Delacroix, Hélium (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Les Coulisses du Livre Jeunesse, L’atelier du poisson soluble (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Le Chevalier de ventre à terre, Seuil Jeunesse (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Madame Le Lapin Blanc, Seuil Jeunesse (2012).
  • Des nouvelles de mon chat, Seuil Jeunesse (2009).
  • Il n’y a pas d’autruches dans les contes de fées, Seuil Jeunesse (2008), que nous avons chroniqué ici.
  • Quand mon chat était petit, Seuil Jeunesse (2007).
  • Hôtel des voyageurs, Seuil Jeunesse (2005).
  • Champignon Bonaparte, Seuil Jeunesse (2005).
  • Mon chat le plus bête du monde, Seuil Jeunesse (2004).
  • Le singe à Buffon, Seuil Jeunesse (2002).

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Le blog revient donc aujourd’hui. Il n’y a pas eu de chroniques ici depuis le 21 août. Alors bien sûr il y a eu le webzine, mais c’était un peu différent. Donc retour aujourd’hui avec cinq albums coup de cœur, j’avais envie de revenir avec du très bon, de très beaux ouvrages. Les cinq meilleurs albums que j’ai lu ces derniers mois.

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Les invité-e-s du mercredi : Charles Dutertre, Alex Cousseau et Gilles Bachelet ( + concours)

Par 6 mai 2015 Les invités du mercredi

C’est encore un bien beau mercredi que nous vous proposons ! Tout d’abord, nous avons rendez-vous avec l’illustrateur Charles Dutertre et l’auteur Alex Cousseau pour une interview commune. À la suite de cette interview, vous pourrez tenter de gagner leur dernier album commun, Louison Mignon cherche son chiot. Ensuite, c’est Gilles Bachelet qui a accepté de jouer le jeu du En vacances avec. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Charles Dutertre et Alex Cousseau

Cousseau DutertreParlez-nous, chacun, de votre parcours ?
Charles :
Après un bac scientifique, j’ai fait mes études aux Beaux Arts de Cherbourg puis de Rennes. J’ai commencé par travailler pour le journal « Dimanche Ouest-France », ensuite j’ai illustré beaucoup de documentaires, puis des albums jeunesse et des bandes dessinées.
Alex : Moi j’ai fait des études de cinéma, quelques boulots manuels, avant de proposer des histoires à Pomme d’Api, Abricot, puis à l’École des loisirs. Même si j’ai toujours écrit, ce sont les hasards des rencontres qui m’ont conduit à en faire un métier.

Le voyage extraordinaire de Petit PierreCharles, quelles techniques d’illustration utilisez-vous ?
Charles :
J’aime bien changer de technique en fonction du projet, de l’histoire, de l’époque. Pour moi c’est un jeu et aussi un plaisir de trouver de nouveaux styles graphiques. J’ai toujours un temps d’expérimentations et de recherches.

Alex et Charles, quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescent ?
Charles :
J’avais très peu de livres, mais mes parents avaient fait le bon choix ! Je retiens surtout Les trois brigands de Tomi Ungerer et L’enfant et la rivière de Henri Bosco, illustré par Georges Lemoine. Plus tard, je lisais Pif Magazine. Et vers douze ans, le choc, ça a été pour moi de découvrir qu’on pouvait raconter des histoires du quotidien (par exemple la série Lucien de Franck Margerin).
Alex : Enfant j’ai adoré la série Ranelot et Bufolet d’Arnold Lobel (j’ai encore mes exemplaires, rapiécés avec du scotch !). Quelques romans de la bibliothèque verte plus tard (la série Alfred Hitchcock présente, par exemple) j’ai découvert la poésie (pas forcément un auteur en particulier, surtout des anthologies thématiques). Puis au collège, j’ai lu beaucoup de bandes dessinées (surtout les classiques, Tintin, Astérix, Lucky Luke, ou encore La patrouille des castors, Blueberry…). Enfin, en troisième, j’ai été marqué par la lecture de Boris Vian, puis en seconde, par plusieurs auteurs américains (Steinbeck, Brautigan, entre autres).

les freres moustachesVous avez sorti plusieurs albums ensemble. Parlez-nous du superbe Les frères Moustaches.
Charles :
Le point de départ, c’est la lecture d’un article sur la vraie histoire des frères Moustaches et leur troupe de théâtre. J’y ai vu tout de suite un potentiel graphique, j’avais envie de m’inspirer des miniatures perses.
Alex : Quand Charles m’a raconté l’histoire des frères Moustaches, ce que j’ai trouvé intéressant, c’est leur façon d’aborder le jeu. Dans la réalité, j’imagine qu’ils pensent d’abord à s’amuser, à jouer avec les mots et les formes, et c’est sur ce terrain de jeu que naissent leurs propos et qu’intervient leur résistance. Tout en douceur. Je me retrouve assez bien dans cette façon de faire.

Louison Mignon cherche son chiotPouvez-vous nous dire aussi quelques mots sur Louison Mignon cherche son chiot, le dernier album que vous avez sorti ensemble et que nous avons adoré.
Charles :
Louison Mignon est née dans mes carnets. J’ai trois enfants, deux garçons et une fille. Elle s’appelle Louison et son surnom est Louison Mignon. À force de l’entendre, j’ai fini par trouver que son nom sonnait comme celui d’un personnage d’album. Ma fille est pleine d’énergie, et pour le traduire graphiquement, j’ai changé d’outil, de la plume je suis passé au pinceau. J’ai rempli des carnets de croquis avec ce personnage, et je les ai montrés à Alex.
Alex : Là encore, c’est le jeu qui prime. Même si a priori le propos est moins sérieux que dans Les frères Moustaches. On avait envie de faire une série. Une sorte de remake de Game of Thrones (c’est pourquoi le chiot va grandir, tout comme les dragons… il sera bientôt aussi gros qu’un poney !). On a déjà scénarisé la première saison, avec cinq épisodes. Le deuxième sort à l’automne, Louison Mignon contre le bandit aux feuilles mortes.

charles prisonnier du cyclopeAlex, aurons-nous prochainement des nouvelles de Charles le dragon ?
Alex :
Oui, toujours à l’automne paraîtra Charles amoureux d’une princesse, une troisième aventure du dragon. Philippe (Philippe-Henri Turin, NDLR) est en train de terminer les images.

Quels sont vos projets ensemble ou séparés ?
Alex :
En plus de la série Louison Mignon, on a un projet d’album avec une histoire de rencontre entre un aviateur et un indien. Et puis notre premier album, Le roi qui n’a rien, est épuisé, et on a très envie de lui donner une autre vie. On y réfléchit…
Charles : On a aussi très envie de travailler sur une bande dessinée. On en parle depuis longtemps, et c’est dans l’échange que naissent les idées. Par ailleurs, j’ai illustré un album qui sort ce mois-ci, Les roues roses dans la tête, sur un texte de Susie Morgenstern, au Seuil.
Alex : Moi je viens de terminer l’écriture d’un gros roman dans la lignée des Trois vies d’Antoine Anacharsis (paru au Rouergue dans la collection DoAdo), une histoire qui se déroule au dix-neuvième siècle entre l’île de Pâques et l’Amérique du Sud, et où on croisera Butch Cassidy. La sortie est prévue pour début 2016…

Bibliographie ensemble :

  • Louison Mignon cherche son chiotRouergue (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Les frères Moustaches, Rouergue (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Le roi qui n’a rien, Gallimard Jeunesse Giboulées (2010).

Bibliographie sélective d’Alex Cousseau :

  • Le roi des fous / La licorne invisible, avec Valie Le Gall, Rouergue (2015).
  • Une indienne dans la nuit, avec Valie Le Gall, Rouergue (2014).
  • En compagnie des ours : Douze histoires en attendant le printemps, Rouergue (2014).
  • Charles apprenti dragon, illustré par Philippe-Henri Turin, Seuil Jeunesse (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Mon frère est un cheval / Mon cheval s’appelle Orage, avec Anne-Lise Boutin, Rouergue (2012).
  • Charles prisonnier du cyclope, illustré par Philippe-Henri Turin, Seuil Jeunesse (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Charles à l’école des dragons, illustré par Philippe-Henri Turin, Seuil Jeunesse (2010), que nous avons chroniqué ici.
  • Les mammouths, les ogres, les extraterrestres et ma petite sœur, illustré par Nathalie Choux, Sarbacane (2008), que nous avons chroniqué ici.
  • Dans moi, illustré par Kitty Crowther, MeMo (2007).

Bibliographie sélective de Charles Dutertre :

  • Des roues roses dans la tête, illustration d’un texte de Susie Morgenstern, Seuil Jeunesse (2015).
  • Tam-Tam dans la brousse, illustration d’un texte de Gibus, Didier Jeunesse (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Le loup et les sept petits biquets, illustration d’un texte d’Anne-Sophie Baumann, Hatier (2014).
  • Super chanteuse et petit pirate, illustration d’un texte de Julie Bonnie, Rouergue (2013).
  • Le voyage extraordinaire de Petit Pierre, illustration d’un texte de Jo Hoestlandt, Nathan (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Philomène et les ogres, illustration d’un texte d’Arnaud Delalande, Gallimard Jeunesse Giboulées (2011).
  • La marmite pleine d’or, illustration d’un texte de Jean-Louis Le Craver, Didier Jeunesse (2011)
  • Dans ma ville, illustration d’un texte de Sophie Amen, Le Vengeur Masqué (2011).
  • La première fois que je suis née, illustration d’un texte de Vincent Cuvellier, Gallimard Jeunesse (2010), que nous avons chroniqué ici.

Le site d’Alex Cousseauhttps://alexcousseau.wordpress.com.
le site de Charles Dutertre : http://www.charles-dutertre.fr.

Concours : Grâce au Rouergue je vais pouvoir offrir à l’un de vous un exemplaire de Louison Mignon cherche son chiot. Pour participer, dites-moi, en commentaire à cet article, quel duo auteur-e/illustrateur-trice vous aimez particulièrement, que vous trouvez indissociable. Je tirerai au sort parmi vos réponses, vous avez jusqu’à mardi 20 h ! Bonne chance à tous !


En vacances avec… Gilles Bachelet

Régulièrement, je pars en vacances avec un artiste (je sais vous m’enviez). Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet artiste va donc profiter de ce voyage pour me faire découvrir des choses. On emporte ce qu’il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… 5 de chaque ! 5 albums jeunesse, 5 romans, 5 DVD, 5 CD, sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il veut me présenter et c’est lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci, c’est Gilles Bachelet qui s’y colle, merci à lui !
Allez en route !

5 albums jeunesse

  • les oiseauxPatatras de Philippe Corentin
  • Pas de baisers pour maman de Tomi Ungerer
  • Cuisine de nuit de Maurice Sendak
  • Pinocchio de Roberto Innocenti
  • Les oiseaux de Germano Zullo et Albertine

5 romans

  • Vies et opinions de Tristram Shandy de Laurence SterneVies et opinions de Tristram Shandy de Laurence Sterne
  • Water music de T.C. Boyle
  • Une vie de chien de Günter Grass
  • La trilogie Gormenghast de Mervyn Peake
  • L’auteur et moi d’Éric Chevillard

5 DVD

  • HellzapoppinHellzapoppin de H.C. Potter
  • Kagemusha Kurosawa
  • Les vacances de Monsieur Hulot de Jacques Tati
  • No country for old men des frères Coen
  • Roma de Federico Fellini

5 CD

  • Troubadour de J.J. CaleTutu de Miles Davis
  • Paradise and lunch de Ry Cooder
  • Troubadour de J.J. Cale
  • La petite messe solennelle de Rossini
  • Tziganskaïa and other rare recordings de Matelo Ferré

5 BD

  • Le génie des alpagesBlotch le roi de Paris et Blotch face à son destin de Blutch
  • Krazy Kat de George Herriman
  • La révolte des ratés de Guido Buzelli
  • Coco Bill de Jacovitti
  • Le génie des alpages de F’murr

5 artistes

  • Hokusaï
  • Brueghel l’Ancien
  • Goya
  • Topor
  • Reiser

5 destinations

  • l’opéra Garnier
  • Le Cirque D’hiver
  • Les fêtes foraines et les marchés
  • Le jardin-salon de thé de la grande mosquée de Paris
  • Un coin à champignons… Quelque part…

Gilles bacheletGilles Bachelet est auteur et illustrateur.

Bibliographie :

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