La mare aux mots
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Guillaume Long

Des BD

Par 28 juin 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose une nouvelle sélection de BD.

Les cahiers d’Esther, Histoire de mes 10 ans
de Riad Sattouf
Allary éditions
16,90 €, 210×245 mm, 54 pages, imprimé en France, 2016.
Le facteur de l’espace
de Guillaume Perreault
La Pastèque
18 €, 192×242 mm, 146 pages, imprimé en Asie, 2016.
Je reviendrai vous voir
de George Morikawa (traduit par Tetsuya Yano), d’après l’œuvre de Nobumi
Akata
6,95 €, 115×175 mm, 168 pages, imprimé en Italie, 2015.
La cantoche – Tome 1 – Premier service
de Nob
BD Kids
9,95 €, 160×203 mm, 64 pages, imprimé en France, 2015.
Tétine man vous salue bien (T. 4)
Scénario de Christophe Nicolas, dessins par Guillaume Long
Didier Jeunesse dans la série Tétine Man
11,10 €, 163×240 mm, 48 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
La petite famille
Scénario de Loïc Dauvillier, dessins de Marc Lizano
Les éditions de la Gouttière
19 €, 203×268 mm, 102 pages, imprimé en France, 2013.
Fantasio se marie
de Benoît Feroumont
Dupuis dans la collection Le Spirou de
14,50 €, 240×320 mm, 68 pages, imprimé en Belgique chez un imprimeur éco-responsable, 2016.

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Bandes dessinées

Par 12 mai 2014 Livres Jeunesse

24 ! J’ai lu 24 BD pour cette chronique, alors forcément ça faisait beaucoup… J’ai décidé de couper en deux et donc vous aurez une partie aujourd’hui, et la seconde partie demain. Aujourd’hui, on va s’intéresser aux plus jeunes (même si j’ai eu beaucoup de mal à voir où couper !). Et parce que 24 ce n’est pas assez, c’est une chronique croisée avec Maman Baobab ! Sur son blog, vous trouverez également aujourd’hui et demain une sélection de BD, dont certaines, en commun. Si vous aimez la BD, vous avez de quoi faire, si vous n’aimez pas… je suis sûr que certaines vont vous donner envie !

On commence par des séries.

Lili PirouliLili Pirouli est une petite fille de sept ans. Quand elle ne menace pas de faire grève sur le chemin de l’école tellement son sac est lourd, elle organise des manifs pour moins de devoirs ! C’est aussi une petite fille qui attend les menaces de sa mère avant de se brosser les dents, qui tente des techniques improbables pour avoir des cadeaux, qui sait très bien comment se faire élire déléguée de classe, qui vit des histoires d’amour compliquées, qui s’interroge sur l’époque où ses parents étaient petits (qui lui semble tellement reculée) et qui a du mal à lâcher sa console… bref, Lili Pirouli est une petite fille de sept ans…

Un tout nouveau personnage… qu’on adore déjà ! Un héros bien piquant comme on aime, le genre de petite fille qui ne mâche pas ses mots et ne se laisse pas faire. On la retrouve donc ici dans huit petites histoires dans lesquelles on reconnaît bien là nos charmants enfants et ils vont, forcément, se reconnaître aussi. Une super BD pour les jeunes lecteurs (et même avant) dont on attend la suite avec impatience.
(À partir de 5 ans d’après l’éditeur)
Des extraits sur le site de Des ronds dans l’O et le même vu par Maman Baobab, Enfantipages, et Butiner de livres en livres.

Entre ciel et TerrePetite Huit vient de perdre sa maman, il ne lui reste plus que sa grand-mère et autour d’elle tout le monde dit qu’elle porte malheur, qu’il ne faut pas l’approcher. Pourtant Ming, son voisin, lui, va aider la petite fille qui doit porter de lourds seaux d’eau, se moquant de ce que racontent les gens. Une amitié naît. Mais le soir, Petite Huit regarde le ciel et pense à sa maman, est-elle devenue une étoile ? Elle aimerait tant la retrouver…

Difficile de résumer Entre ciel et Terre (le résumé de la quatrième de couv’ donne d’ailleurs, dès la première phrase, ce qu’il se passe à un tiers du livre !). Ici, il sera donc question de petite orpheline, d’amitié, mais aussi de créatures fabuleuses, d’êtres étranges. Entre ciel et terre est une grosse BD chinoise de plus de 200 pages. Entièrement en noir et blanc, imprimée sur un beau papier, c’est un magnifique ouvrage. Mon manque de connaissance sur la BD asiatique me fait dire que ça fait penser à Miyazaki avec ses situations surréalistes, ses êtres fantastiques, sa poésie. Comme dans les dessins animés du célèbre réalisateur japonais, j’avoue m’être un peu perdu… Beaucoup de personnages et des situations trop étranges pour moi (mais je ne suis pas un bon exemple, je ne comprends rien à Star Wars non plus pour les mêmes raisons). Ici aussi, c’est un premier volume et c’est un superbe ouvrage pour les amateurs de BD asiatique.
(À partir de 12 ans d’après l’éditeur)
Des extraits sur le site de Cambourakis.

CHI UNE VIE DE CHAT T10[MAN].indd.pdfLa petite chatte Chi est heureuse chez les Yamada qui l’ont recueillie, tellement heureuse qu’elle a réussi à convaincre un jeune chat sauvage de venir vivre avec eux. Seulement lui préfère la liberté. Lors de ses sorties Chi joue de plus en plus avec des petits chats de son âge qui lui ressemblent beaucoup, et pendant ce temps, pour la première fois, Monsieur Yamada voit une affiche sur laquelle il découvre que Chi est recherchée…

Ici, ce n’est plus un premier tome, loin de là ! Dans ce dixième tome de Chi, une vie de chat on sent que Chi est de plus en plus proche de retrouver sa mère. Ses souvenirs sont de plus en plus présents, elle joue avec ses frères et ses sœurs, les Yamada savent maintenant qu’elle est recherchée. Elle se rend aussi compte dans ce nouveau tome qu’elle est un chat, pas un humain, qu’elle vient d’une autre famille que celle des Yamada. Un manga qu’on adore et dont on vous a souvent parlé et que l’on est chaque fois ravi de retrouver. Une série qui cartonne autant avec les parents qu’avec les enfants (même auprès de ceux qui ne savent pas encore lire).
Le même vu par Les lectures de Liyah.

Pan Pan Panda 2Le printemps est arrivé à la résidence Kanda, là où vivent le panda Panettone (appelé Pan’Pan) et Praline, la petite fille. Il y a aussi Rose, qui est amoureuse de Pan’Pan, Paprika (appelée Rika) et son mauvais caractère et plein d’autres personnages. Cette petite bande va fêter la St Valentin et le White Day, pique-niquer sous les cerisiers en fleurs, jardiner et Pan’Pan va peut-être même estiver !

On reste donc en Asie avec ce manga dont on vous avait déjà parlé (ici). Pan’Pan Panda, comme le dit le sous-titre, c’est Une vie en douceur. Un manga très doux, dont le héros est un Panda qui semble toujours heureux. De très belles illustrations, tout en couleur, qui plaisent beaucoup aux jeunes lecteurs. C’est le deuxième tome de cette nouvelle série et l’on attend la suite avec impatience.
Le même vu par Maman Baobab, Bricabook et des extraits sur le site de Nobi Nobi !.

ZITA 2Depuis qu’elle a sauvé Scriptorius, Zita est devenue une légende vivante. Partout où elle passe, les gens se pressent pour prendre des photos, lui demander un autographe. Zita, elle, aimerait juste rentrer sur sa planète. Alors que des Lomponiens viennent lui demander de venir sauver leur planète menacée par des cœurs stellaires, un Imita-tor (prototype à holographie) prend son apparence et sa place. Ses compagnons n’y voient que du feu et la vraie Zita qui doit voler un vaisseau pour les rejoindre et les avertir devient l’ennemie publique n° 1.

Voici donc le deuxième tome de Zita, la fille de l’espace. J’avais adoré le premier j’ai été tout aussi séduit par la suite. Une grande aventure fantastique accessible aux plus jeunes (mais les grands ne s’ennuient pas non plus) avec pour héroïne une jeune terrienne qui, en attendant de pouvoir rentrer sur Terre, doit se battre avec des extraterrestres menaçants. C’est plein d’humour, de pep’s. On ne s’ennuie pas une minute à la lecture des 220 pages. Le tome 3 sort à l’automne, on l’attend avec impatience !
Le même vu par Mes premières lectures.

Tétine ManNom : Tétine man. Âge : 4 ans. Particularité : personne ne l’a jamais vu sans sa tétine. ATTENTION il est recommandé de ne pas tenter de la lui enlever… sinon tant pis pour vous. Sa grand-mère pensait qu’en lui mettant des bougies devant la bouche il serait obligé de s’en séparer, un parent d’élève ne supportait pas de le voir avec ce truc dans la bouche lors de la représentation de la chorale… mais comme les autres ils ont dû abandonner…

Les six premiers tomes de Tétine Man regroupés dans une très belle BD, voilà une très bonne idée ! Tétine man c’est une BD parfaite pour les jeunes lecteurs (et même avant), pleine d’humour. Comme s’ils parlaient d’un super héros avec des pouvoirs, Christophe Nicolas et Guillaume Long nous montrent les aventures de ce petit garçon qui refuse de lâcher sa tétine, et surtout de la peur qu’il déclenche chez les autres. Un héros comme on les aime, un ton qui va plaire autant aux enfants, qu’aux parents, une super BD !
Pour les 3-6 ans d’après l’éditeur.
À l’ombre du grand arbre avait discuté de Tétine man avec Christophe Nicolas (et vous pouvez y retrouver plusieurs extraits).

boule a zero petit coeurC’est l’anniversaire de Zita, alias Boule à zéro. Pourquoi ce nom ? Parce qu’à cause des traitements elle n’a plus un seul cheveu sur le crâne. La petite Marocaine décide d’inviter tous ses amis de l’hôpital La Gaufre (c’est comme ça qu’elle appelle l’hôpital Le Goff). Il y aura donc 90 % coton (la dame qui ne parle que de la matière de son jogging), Wilfrite (qui est chez les grands brûlés), Puzzle (qui a les os en morceaux) et plein d’autres patients, mais aussi le personnel soignant et surtout le beau Pierrot. Ça va être une belle fête, et elle sera encore plus belle si la mère de Boule à zéro vient, pour une fois.

Rire avec la maladie, ce n’est vraiment pas une chose facile… Ernst et Zidrou y arrivent avec beaucoup de justesse. Alors que Boule à Zéro tombe souvent et qu’il faut la réanimer, on passe plus de temps à sourire des surnoms que donne la petite fille aux autres patients ou de ses facéties qu’à avoir la larme à l’œil. On y parle donc maladie, séjour à l’hôpital, handicap, mais aussi des divers problèmes sociaux que connaissent les familles d’enfants hospitalisés (difficulté d’adapter ses horaires de travail, changement de vie…). Une BD très drôle et très touchante pour voir autrement la vie des enfants qui vivent à l’hôpital.
Le même vu par bdzoom (avec des extraits).

Yakari 38Yakari est un jeune indien qui a pour particularité de parler aux animaux. Il est toujours accompagné dans ses aventures de Petit Tonnerre, son cheval qu’il a été le seul à pouvoir approcher. Son animal totem, Grand Aigle, veille sur lui et l’aide régulièrement. Alors qu’il se promène sur Petit Tonerre, il voit un étrange objet poussé par le vent. Il le rapporte à Celui-qui-sait qui lui explique que cet objet sert à éloigner les cauchemars. Yakari va donc s’en servir. Après une nuit agitée, il voit apparaître Nanabozo le lapin magicien qui le propose de l’amener sur l’île de son rêve. Une nouvelle aventure pour Yakari !

Qui ne connaît pas Yakari ? Le petit indien a fêté ses quarante ans cette année ! Je le lisais moi-même quand j’étais petit et j’ai relu il y a peu la quasi-totalité de la série… ça n’a pas pris une ride ! J’ai pris énormément de plaisir à lire les aventures de cet enfant proche de la nature et des animaux. Ma fille de six ans les a découverts et a également adoré. Dans cette nouvelle aventure, Yakari va aller plus loin qu’il n’est jamais allé : sur une île proche de la côte pacifique du Canada. Une grande aventure pour retrouver un héros qu’on aime beaucoup (et qui vous donnera envie de vous replonger, j’en suis sûr, dans la série !).
Des extraits sur le site de l’éditeur.
Le même vu par Maman Baobab

On quitte les séries pour les trois dernières BD.

Le génie de la boîte de raviolisDans la vie d’Armand, il y a des raviolis. C’est lui qui tamponne les boîtes à l’usine et quand il rentre chez lui ce sont des raviolis qu’il mange. Seulement un soir, alors qu’il ouvre une boîte, un génie en sort ! Armand a le droit à deux vœux (non, pas trois !)… il faut bien réfléchir !

Édité pour la première fois en 2002, Le génie de la boîte de ravioli ressort après son adaptation en court métrage plusieurs fois primé (vous pouvez le voir ici). Superbe BD, ode aux plaisirs simples que la vie nous offre, pleine d’humour, Le génie de la boîte de ravioli de Germano Zullo et Albertine est parfaitement adaptée pour les jeunes lecteurs (et même avant). Une très jolie BD sortie chez La joie de Lire.
(À partir de 6 ans d’après l’éditeur)
Le même vu par Maman Baobab et des extraits sur le site de l’illustratrice.

Moussa & David Moussa est un petit garçon arabe, il vit dans un camp de réfugiés. David est un petit garçon juif, il vit dans une belle maison et a sa propre chambre. Moussa et David vivent en Palestine. À Moussa on dit de se méfier des juifs, à David des Arabes. Il n’y avait aucune chance que ces deux petits garçons se rencontrent… s’ils n’avaient pas eu la même passion : le football.

Moussa et David, deux enfants d’un même pays est une BD extrêmement graphique, où chaque dessin est fort en symboliques, de par la taille des personnages, des décors de leurs vêtements, des éléments de l’arrière-plan… Par exemple quand on dit que David ne peut pas connaître les autres enfants palestiniens, ceux-ci n’ont pas de visage ou quand on évoque le football pour réunir ces deux communautés le ballon a la forme d’une colombe. Ce sont des exemples parmi tant d’autres, car CHAQUE dessin est rempli de ce genre de clin d’œil. C’est donc graphiquement TRÈS riche… sauf que moi ça ne m’a pas parlé du tout… J’imagine bien le travail énorme pour un tel album, mais personnellement ce genre d’illustration ne m’a pas séduit. Alors c’est complètement subjectif et je vous invite à vous faire votre propre opinion. Ici, on parle donc de la Palestine, de l’endoctrinement dès l’enfance, on doit détester l’autre, forcément. Le football est-il la meilleure façon de réunir tout le monde ? La tâche sera ardue ! Il faudra savoir où jouer, qui arbitrera… et si l’autre cachait des bombes dans ses crampons ? Une BD sur un espoir de rapprochement entre deux peuples en guerre.
Le même vu par Chroniques Rebelles (avec des extraits).


Le petit Maurice dans la tourmenteEn France, pendant la Seconde Guerre mondiale, le petit Maurice vit avec ses parents. Étant juif, il doit porter en permanence une étoile jaune sur ses vêtements et supporter les regards que cela déclenche. Il vit dans la peur, la terreur. En juillet 1942, la police française vient chercher Maurice et sa famille à 5 heures du matin. Ils doivent rassembler quelques affaires en cinq minutes puis ils sont amenés avec d’autres juifs. On propose aux parents de laisser les enfants de moins de 16 ans partir. Contrairement à beaucoup d’autres, la mère de Maurice accepte. Maurice ne verra plus jamais ses parents. Avec sa sœur, ils doivent maintenant se débrouiller seuls pour survivre.

Le petit Maurice dans la tourmente, 1940-1944 Quatre ans parmi les sous-hommes raconte donc quatre ans de la vie d’un jeune juif pendant la guerre 39-45. Les ennemis ne sont pas que les Allemands, mais aussi (surtout) les Français et la police française. Ce sont les concitoyens du petit Maurice qui dénoncent les juifs qui ne sont pas dans le bon wagon, les gardiennes d’immeubles qui pillent les appartements dont les occupants ont été déportés… Une BD historique forte (mais ici pas d’images trop violentes, on s’adresse à des enfants) pour rappeler que pendant la guerre il n’y a pas les bons d’un côté et les méchants de l’autre, qu’il faut se rappeler qu’autour de nous sommeillent de potentiels salauds.
Une bande annonce montrant des extraits de l’album.

Quelques pas de plus…
Retrouvez les autres BD que nous avons chroniquées sur un album Pinterest.
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Nancy Guilbert (Sous la pluie… et Aliénor et le trésor dérobé), Armelle Modéré (L’anniversaire de Zozo, Plouf ! et Coucou !), Konami Kanata (Chi c’est mon prénom et les Chi 1,2,3,4, 5, 6, 7, 8 et 9), Sato Horokura (Pan’pan panda, tome 1), Ben Hatke (Zita, la fille de l’espace T.1), Christophe Nicolas (Henri ne veut pas aller au centre de loisirs et La fabuleuse méthode de lecture du professeur Tagada), Guillaume Long (La fabuleuse méthode de lecture du professeur TagadaPlâtatras ! et Contes d’ailleurs et d’autre part), Germano Zullo et Albertine (Dada et A la montagne).

Lili Pirouli, Tous avec moi !
Texte de Nancy Guilbert, illustré par Armelle Modéré
Des ronds dans l’O dans la collection Lili Pirouli
11,90 €, 170×240 mm, 34 pages, imprimé en Belgique, 2014.
Entre ciel et Terre
de Golo Zhao (traduit par Hervé Denès et Jia Chunjuan)
Cambourakis dans la collection Bande dessinée
15,50 €, 160×220 mm, 192 pages, imprimé en Lettonie, 2014.
Chi, une vie de chat, tome 10
de Konami Kanata (traduit par Kayo Chassaigne et Élodie Lepelletier)
Glénat Kids dans la série Chi
10,75€, 130×180 mm, 145 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.
Pan’pan panda, tome 2
de Sato Horokura (traduit par Arnaud Delage)
Nobi Nobi !, dans la collection Manga
9,45€, 131×179 mm, 110 pages, imprimé en France, 2014.
Zita, la fille de l’espace T.2
de Ben Hatke (traduit par Basile Béguerie)
Rue de Sèvres dans la série Zita, la fille de l’espace
11,50€, 150×215 mm, 223 pages, imprimé en France, 2014.
Tétine Man
Texte de Christophe Nicolas, illustré par Guillaume Long
Didier Jeunesse dans la collection Tétine Man
10,90 €, 160×217 mm, 96 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Boule à Zéro
Scénario de Zidrou, illustré par Ernst
L’école des loisirs dans la collection Mille bulles
6 €, 170×235 mm, 46 pages, imprimé en France, 2014 (première éditions Bamboo 2012)
Yakari et la tueuse des mers
Scénario de Job, illustré par Derib
Le Lombard dans la collection Yakari
10,60 €, 222×295 mm, 48 pages, imprimé en Belgique chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Le génie de la boite de raviolis
Texte de Germano Zullo, illustré par Albertine
La joie de lire dans la collection Somnambule
10 €, 192×250 mm, 36 pages, imprimé en Chine, 2014 (première édition 2002).
Moussa et David, deux enfants d’un même pays
Texte de Maurice Rajsfus, illustré par Jacques Demiguel
Tartamudo dans la collection Tebeos
10,20 €, 210×300 mm, 51 pages, imprimé en France, 2007.
Le petit Maurice dans la tourmente
Texte de Maurice Rajsfus, illustré par Mario et Michel D’Agostini
Tartamudo dans la collection Tebeos
14,20 €, 185×262 mm, 51 pages, imprimé en France, 2010.

À part ça ?

48h BDDéjà, vous signaler, l’occasion est parfaite, que vendredi et samedi prochains (16 et 17 mai) ce sont les 48hDB. Au total, 100 000 BD (Casterman, Dargaud, Dupuis, Fluide Glacial, Grand Angle, Jungle, Le Lombard et Urban Comics) seront offertes sans contrepartie et sans obligation d’achat dans les librairies partenaires de l’évènement. Il y aura aussi divers évènements, dont des dédicaces. Liste des librairies partenaires et des animations sur le site (sur lequel il y aura aussi des BD en format numérique offertes) : http://www.48hbd.com.

Silence Action Biscoto 16Ensuite, puisqu’on parle de BD… on en profite pour vous reparler de Biscoto dont le numéro 16 sort cette semaine. Le journal plus fort que costaud vous propose un spécial cinéma appelé Silence… action !. Au programme, des BD sur le cinéma, l’explication de l’expression « arrête ton cinéma » par Vincent Malone et de « Silence » et « Action » par Louise Arhex, des infos sur le 7e art, des conseils culturels, des histoires drôles, des jeux… et bien sûr la suite du feuilleton Les yeux de la tête et de la BD Fanfan & Titi. Biscoto c’est un mensuel BD sous forme de journal à destination des enfants qui a un ton décalé et qui est vraiment intéressant graphiquement parlant. On aime vraiment beaucoup Biscoto et l’on vous invite à le découvrir sur son site (où l’on peut même s’abonner) : http://biscotojournal.com.
Biscoto c’est 3,50€ le numéro et l’abonnement (pour la France) est à 35 € (11 numéros).

Gabriel

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A lire et à compter

Par 15 septembre 2013 Livres Jeunesse

Aujourd’hui on parle de lire et de compter, ça vous dit ? un, deux, trois… c’est parti !

La fabuleuse méthode de lecture du professeur TagadaOn commence par la lecture et par La fabuleuse méthode de lecture du professeur Tagada, pour lequel on a eu un coup de cœur ma fille et moi. Dans la première leçon puisque l’enfant ne sait pas encore lire il va profiter d’un adulte pour lui lire des mots aussi simples que bébé, bobo, mémé ou popo (mais pour être certain qu’il sait bien lire il va aussi lire plénipotentiaire et hexakosioihexekontahexaphobie). Dans la deuxième leçon on va voir toutes les lettres, dans la troisième on s’intéressera particulièrement aux voyelles, et aux consonnes dans la quatrième. Bref en dix leçons on va savoir lire des syllabes simples.

Voilà un album plein d’humour, les parents s’amusent ici autant que les enfants. Par exemple on trouve une liste des choses que l’enfant pourra faire quand il saura lire qui contient par exemple choisir le programme télé (et donc ne pas regarder forcément ce que veulent les parents), trouver les toilettes dans les lieux publics ou choisir ce qu’il veut manger au restaurant (avant il se faisait avoir, là il peut voir ce qu’il y a réellement sur la carte). C’est extrêmement original, très moderne, vraiment très drôle tout en étant bien fait. Le côté humour fait passer complètement le côté éducatif et les enfants en redemandent. Un vrai coup de cœur pour le Professeur Tagada et sa fabuleuse méthode.

LHISTOIRE DU LION QUI NE SAVAIT PAS COMPTERPas facile de plaire à la lionne quand on est un lion qui ne sait pas compter ! Surtout que la concurrence est rude et qu’arrive un lion qui, lui, connaît bien l’arithmétique ! Allez il faut donc s’y mettre et voilà notre lion qui va demander aux animaux de lui apprendre à compter !

Après L’histoire du lion qui ne savait pas écrire (que la plupart d’entre vous devez connaître), voici donc celle du lion qui ne savait pas compter. Martin Baltscheit joue avec les sons, les sonorités, son texte est extrêmement agréable à lire, il chante (vu que c’est une traduction, on se dit que Géraldine Elschner a fait un beau boulot !). On suit avec délice les aventures de ce lion, mis en image par Colonel Moutarde. Ses illustrations sont pleines de couleurs, c’est vivant, moderne ! Un très bel album sur l’innumérisme.

Le Jardin De ClaraDans le jardin de Clara il y a un papillon jaune citron, deux coccinelles toutes belles et trois grenouilles en vadrouille. Il y a des tas d’autres animaux qu’elle aime observer.

Le principe est connu, on compte ici avec Clara, mais rarement un album à compter n’a été aussi poétique, aussi tendre, tant dans le texte de Sandra Nelson que dans les très belles illustrations de Princesse Camcam. Avec Le jardin de Clara, on apprend à compter jusqu’à 10 et on observe la nature, les animaux. Une joli flânerie dans la nature, un bien bel album.

Comptines pour compterC’est bien connu, En France, tout finit par des chansons ! Finissons donc par un très bon album-CD sorti chez Didier Jeunesse (pléonasme !), Comptines pour compter. On va se familiariser avec les chiffres en chanson. Grâce à la géniale Natalie Tual on va se régaler en comptant jusqu’à 5, avec Framix on va compter les kilomètres à pieds ou les cheveux sur la tête à Mathieu, avec Fremo on va compter les points des coccinelles, mais on va aussi compter les oies, les moutons, les squelettes et les nouzilles (si si) ! Et pour finir on va aussi s’exercer à énumérer jusqu’à 5  en anglais. C’est comme toujours dans cette collection : rythmé et entrainant, plein de malice, jamais rébarbatif. C’est très joliment illustré par Cécile Hudrisier et, étant tout cartonné, on peut le laisser entre les mains des tout-petits. Encore une belle réussite !

Quelques pas de plus…
D’autres chroniques sur l’apprentissage de la lecture : Mon gros cahier pour apprendre à lire et à écrire,
Balthazar découvre la lecture, Grafi s’amuse, Lire et jouer sur la route des couleurs, Au pied de la lettre, Balthazar et les lettres à toucher, Les chiffres à toucher de Balthazar,
Nous avons déjà chroniqué des livres de Guillaume Long (Plâtatras ! et Contes d’ailleurs et d’autre part), de Colonel Moutarde (Défi d’enfer et Grenadine et Mentalo), de Princesse Camcam (Je danse à l’Opéra, L’album de famille, Marie de Paris, Marie voyage en France, Drôles de marchés ! et La fille aux cheveux d’encre ) et de Cécile Hudrisier (Comptines pour chanter les couleursLa petite poule rousse, Mais il est où ce gros matou ?, La grosse faim de P’tit Bonhomme, Il était une fois… Contes en haïku, Les plus belles chansons anglaises et américaines, P’tit biscuit ou L’histoire du bonhomme de pain d’épices qui ne voulut pas finir en miette, Comptines pour chanter en anglais, Le fil rouge, Chansons pour chanter Noël et Comptines pour chanter la ferme). Retrouvez aussi nos interview de Princesse Camcam et de Cécile Hudrisier.

La fabuleuse méthode de lecture du professeur Tagada
Texte de Christophe Nicolas, illustré par Guillaume Long
Didier Jeunesse
11,10€, 163×240 mm, 48 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.
L’histoire du lion qui ne savait pas compter
Texte de Martin Baltscheit (traduit par Géraldine Elschner), illustré par Colonel Moutarde
p’titGlénat dans la collection Vitamine
11€, 263×198 mm, 40 pages, imprimé en Espagne chez un imprimeur éco-responsable, 2013.
Le jardin de Clara
Texte de Sandra Nelson, illustré par Princesse Camcam
Père Castor
10,50€, 195×240 mm, 24 pages, imprimé en France, 2013.
Comptines pour compter
de Collectif, illustré par Cécile Hudrisier
Didier Jeunesse dans la collection Éveil musical
12,90€, 160×160 mm, 28 pages, imprimé en Chine, 2013.

A part ça ?

On continue sur le même sujet en numérique sur Déclickids.

Gabriel

You Might Also Like

A l’hôpital

Par 22 janvier 2013 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose une sélection thématique de livres jeunesse qui traitent de l’hôpital. Pour en parler, anticiper ou dédramatiser, que l’enfant soit ou non le premier concerné.

l'hôpitalCommençons avec un petit documentaire pour les plus jeunes, paru dans la très bonne collection « La petite imagerie » chez Fleurus, et sobrement appelé L’hôpital. Très clair, simple, il aborde beaucoup de situations en lien avec une hospitalisation : les raisons pour lesquelles on doit aller à l’hôpital, les urgences, les différents examens, le déroulement d’une opération, le séjour… Hélène Grimault et Emilie Beaumont expliquent tout cela avec des mots compris par les enfants, tandis que les illustrations de Marie-Anne Didierjean sont à la fois réalistes, détaillées, et toutes douces (sur de belles pages résistantes, épaisses et glacées). Un indispensable !

Bonjour docteur !Un autre documentaire, Bonjour docteur de la collection Mondo Mino. Cette fois, c’est beaucoup plus général, puisqu’on découvre le monde médical dans son ensemble (pédiatre, ophtalmo, dentiste,…). Mais finalement, bon nombre de situations abordées peuvent très bien se retrouver à l’hôpital : accident, pompiers, radios, maternité… Cette fois, l’album est ludique puisqu’on y trouve des photos, des autocollants repositionnables, des scènes à compléter. C’est vraiment bien fait, détaillé et fourni et les illustrations de Gaëtan Evrard sont bien pensées : on retrouve certains personnages d’une page à l’autre (la petite fille de la cour de récré avait la varicelle, le bébé de la maternité dort un peu plus loin dans sa chambre,…). Anne-Sophie Baumann emploie des termes précis mais simples. De quoi s’approprier ces situations parfois un peu anxiogènes.

Passons maintenant à des albums qui mettent vraiment en scène un personnage qui se retrouve hospitalisé.

Tom à l'hôpitalTom à l’hôpital est une des aventures du petit lapin à qui il arrive tout un tas d’histoires bien connues des plus jeunes (déménagement, anniversaire, école, plage, deuil,…). Cette fois-ci, il a très mal au ventre. Tellement qu’il ne peut réciter sa poésie. Alors sa maman vient le chercher et appelle le médecin. Celui-ci est formel : c’est sans doute l’appendicite, il faut aller à l’hôpital. Tom prépare son petit sac avec ses jouets préférés, et c’est le moment de partir. La rencontre avec l’infirmière, la prise de sang, l’anesthésiste, le chirurgien, la soirée un peu particulière, le réveil aux aurores pour partir au bloc, le personnel habillé tout en vert… Il y en a des choses à raconter quand on vit une aventure comme celle-ci !

Marie-Aline Bawin signe un très bel album pour enfants. L’histoire est vraiment racontée du point de vue de Tom et ça devrait parler aux enfants : beaucoup de petits détails qui peuvent paraître insignifiants aux adultes sont mentionnés et aucune étape n’est oubliée. En effet, plus que l’opération en elle-même, c’est souvent tout le reste qui peut angoisser les petits patients. En plus, les illustrations de Christophe le Masne sont vraiment belles, douces, fines et réalistes (même si les personnages sont des animaux, les enfants n’auront aucun mal à s’identifier).

Camille va à l'hôpitalDans la même veine des petits héros du quotidien, on retrouve Camille, cette petite fille à couettes toujours accompagnée de son nounours. Dans Camille va à l’hôpital, elle a la gastro-entérite et doit rester hospitalisée quelques jours. Elle n’est pas très rassurée, mais Nounours et un de ses parents peut rester avec elle.

Là encore, je trouve que l’histoire de Nancy Delvaux est très réaliste et que les scènes sont vraiment bien croquées : Camille est en sous-vêtements sur la table d’examens, on voit sa perfusion sur son poignet, les parents se relaient auprès d’elle, son papa lui refait ses couettes sur le bord du lit et on aperçoit la petite trousse de toilette,… Aline de Pétigny n’a rien oublié dans ses illustrations.Tout cela peut paraître insignifiant mais je suis persuadée que ce réalisme tout simple peut rassurer. Finalement, à l’hôpital, c’est différent mais beaucoup de choses ne changent pas. Autre intérêt de cet album pour enfants : on y évoque le passage des clowns dans les chambres des enfants pour les divertir et alléger un peu le quotidien. Mais là encore, Camille a d’abord un peu peur, et met un petit moment avant de se détendre et de se laisser aller à sourire. C’est très bien observé !

Passons à deux albums beaucoup plus poétiques. Un peu moins proches du quotidien mais intéressants pour évoquer des situations un peu plus difficiles.

YolaYola est vraiment un magnifique album pour enfants de Jeanne Ashbé. Yola est une toute petite fille. On nous présente sa famille, son entourage, son quotidien, heureux et simple. Mais une nuit, elle fait un mauvais rêve et ressent une violente douleur à la tête. Elle a de la fièvre. Ses parents la baignent, la bercent mais rien ne la soulage. Elle hurle même de douleur. Puis elle vomit et finalement ses parents l’emmènent à l’hôpital. Là-bas, une grande chambre blanche, des ombres vertes, des voix inconnues, le froid du coton sur le bras, et toujours cette douleur. Heureusement, Maman est toujours auprès d’elle. Plus tard, c’est Papa qui restera près d’elle, qui fera le pitre pour la distraire pendant que Maman dessine dans la purée pour arracher un sourire. Finalement, Yola va vivre un moment dans cette chambre pour combattre une vilaine maladie et le quotidien s’organise. Visite du médecin chargé de réduire les douleurs, courrier, cadeaux, jeux, goûter… Toute la famille essaie de profiter de moments simples et heureux. Mais tout n’est pas toujours facile…

Cette fois, beaucoup de choses sont sous-entendues, suggérées avec poésie. Mais en filigrane, le texte aborde vraiment plein d’éléments intéressants : la douleur, l’inconnu, la maladie, la colère, les moments d’abattements, mais aussi la sortie de l’hôpital et les retrouvailles avec un quotidien bien plus paisible. Les mots sont beaux, et les larmes n’étaient pas loin par moments. Les plus jeunes y verront une belle histoire, et les plus grands décoderont d’autres messages…

Un jour n'est pas l'autreUn jour n’est pas l’autre évoque encore d’autres aspects de l’hospitalisation. Tom est en long séjour parce qu’il est gravement malade. Il est connu dans le service pour sa bonne humeur et a une amie Lila, elle aussi hospitalisée. Quand il sera guéri et qu’il sortira, il aura un chien, Balthazar. Le même qu’il dessine tous les jours depuis qu’il est arrivé ici. Mais quand ce moment arrivera-t-il ? Il voit tous les jours le médecin mais il aimerait que celui-ci le soigne plus rapidement. Petit à petit, il va comprendre que s’il a besoin de ce grand monsieur barbu, l’inverse est vrai aussi. Sans envie, sans bonne humeur, sans espoir, ce n’est que plus difficile. L’équipe soignante s’occupe de la partie médicale, et mais il faut aussi que Tom garde le moral.

Là encore, les mots de Pili Mandelbaum sont bien choisis. L’ensemble est très poétique et les dialogues entre le docteur et le petit patient sont intéressants. Les illustrations sont pâles, légères et donnent à l’ensemble un aspect un peu ancien. Les expressions des personnages en disent long sur leurs sentiments et l’idée de s’intéresser à la relation entre les enfants et les médecins est très bonne. C’est un album certainement moins grand public que les précédents, mais finalement, sans être concerné, on peut aimer cette belle histoire qui parle de sujets graves.

platatrasPour terminer cette sélection très éclectique, je vous propose Plâtatras, une BD pour adolescents de Guillaume Long. On va suivre les folles aventures d’un jeune garçon qui a fait une mauvaise chute et va devoir être opéré d’une double fracture de la jambe. Le tout raconté du point de vue du jeune homme à l’imagination fertile. L’opération est une vraie mission : il entend qu’on parle de glue, de scie, et l’affaire prend une drôle de tournure. Et finalement, même quand on est un super-héros, on a peur des piqûres, de la perfusion et on élabore des plans d’évasion avec son voisin de chambre. Et tous ces bruits étranges, ces lumières, ces bonhommes déguisés, ce n’est quand même pas hyper rassurant…

Une BD enlevée, un peu déjantée et très rythmée qui ferait un bon cadeau pour un ado casse-cou hospitalisé. Histoire de le rassurer, de le faire rire, et de lui faire discrètement comprendre qu’il a le droit d’avoir la trouille lui aussi, même à son âge…

Quelques pas de plus…
Retrouvez d’autres chroniques :
– des livres dont l’action se passe tout ou en partie à l’hôpital : Les enquêtes d’Anatole Bristol : le gang des farceurs de Sophie Laroche et Le petit homme dans l’ascenseur de Lenia Major.
– d’autres livres d’Emilie Beaumont : Enfants du Monde, Le cirque, Les couleurs
– des livres d’Anne-Sophie Baumann : La Mare, Engins et machines animées.
– un autre livre illustré par Guillaume Long : Contes d’ailleurs et d’autre part de Pierre Gripari
– un autre livre de Jeanne Ashbé : Et après, il y aura…

L’hôpital
d’Hélène Grimault et Emilie Beaumont illustré par Marie-Anne Didierjean
Fleurus dans la collection La petite imagerie
5,50 €, 170 x 205 mm, 22 pages, imprimé en Italie, 2010.
Bonjour Docteur                                                              
d’Anne-Sophie Baumann illustré par Gaëtan Evrard
Tourbillon dans la collection Mondo Mino
13,10 €, 188 x 218 mm, 30 pages, imprimé en Malaisie, 2004
Tom à l’hôpital
de Marie-Aline Bawin illustré par Christophe Le Masne
Mango Jeunesse
8 €, 237 x 210 mm, 24 pages, imprimé en Italie, 2002
Camille va à l’hôpital
de Nancy Delvaux illustré par Aline de Pétigny
Hemma
4,95 €, 210 x 210 mm, 24 pages, imprimé en Belgique, 2009
Yola
de Jeanne Ashbé
L’école des loisirs dans la collection Pastel
13 €, 245 x 215 mm, 42 pages, imprimé en Italie, 2001
Un jour n’est pas l’autre
de Pili Mandelbaum
L’école des loisirs dans la collection Pastel
11,20 €, 235 x 287 mm, 23 pages, imprimé en Belgique, 1991.
Plâtatras !
de Guillaume Long
La Joie de lire dans la collection Somnambule
9,80 €, 215 x 285 mm, 36 pages, imprimé en Chine, 2009.

A part ça ?

Guillaume Long, l’auteur de Plâtatras (entre autres) tient un blog de cuisine dessiné que je lis depuis longtemps et dans lequel je pioche souvent des idées : A boire et à manger.

Marianne

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Un oncle hors norme et des contes absurdes

Par 13 septembre 2012 Livres Jeunesse

La grand-mère de Guillaume est morte. Il faut s’y faire, c’est un fait, il ne la reverra plus. Les parents de Guillaume ont décidé pour lui. Il est trop petit, il ne peut pas aller à l’enterrement, ce n’est pas fait pour les enfants  (« Je me suis demandé pour qui étaient faits les enterrements si les petits-fils des grands-mères n’y allaient pas »). Donc pendant que ses parents vont en Bretagne pour « les funérailles » Guillaume va séjourner chez l’oncle Patrick qu’il ne connaît pas très bien… Il est bizarre cet oncle qui vit seul, qui a des photos de lui avec ses copains à Mikonos et qui est vraiment tête en l’air…

J’ai adoré ce petit roman. Un petit bijou, un vrai bonheur. Guillaume Le Touze a écrit une histoire à la fois tendre et drôle, avec de très beaux moments comme celui ou Guillaume compare ses adieux ratés avec sa grand-mère aux départs précipités à la gare, lorsqu’on arrive à la dernière minute, qu’on monte dans le train qui part et que finalement on n’a pas le temps de se dire au revoir. Le personnage de l’oncle homo n’est pas caricatural (même si le coup de Mikonos c’était peut-être pas indispensable). On nous fait comprendre par petites touches qu’il est gay sans jamais tomber dans un truc un peu lourd. Guillaume le comprend-il d’ailleurs ? et les lecteurs ? Un très joli roman pour les jeunes lecteurs (la collection Neuf de L’école des loisirs s’adresse aux 9-12 ans) sur l’enfance, la mort, le sentiment d’abandon.

Après Les contes de la folie Méricourt et Contes de la rue Broca, l’intégrale, un autre recueil d’histoires signées Pierre Gripari ressort chez Grasset-Jeunesse, Contes d’ailleurs et d’autre part.

On retrouve ici le grain de folie de Pierre Gripari. 8 histoires : une demoiselle scarabée qui cherche l’amour (et si l’homme idéal était quelqu’un qui fait des boulettes de caca ?), une paille, une braise et un haricot qui vont se rencontrer sur le sol d’une femme qui ne ramasse jamais ce qui tombe et vont partir parcourir le monde, une femme tellement contrariante qu’elle fera fuir même le diable, un fantôme qui prend la forme de ce qui fait le plus peur aux habitants de l’appartement qu’il hante et va se transformer en bagada (si si en bagada !), un village qui va petit à petit, morceaux par morceaux, fuir au bord de la mer pour faire le bonheur d’un petit garçon, une princesse qui va parcourir le monde pour sauver ses frères, Monsieur Pierre (qu’on commence à connaître) qui va faire un trou dans le monde en renversant malencontreusement une bouteille d’eau qui rend invisible et un cithariste qui va vivre une grande aventure dans les fonds marins.

J’ai toujours autant de plaisir à lire les histoires écrites par Pierre Gripari et ma fille a toujours autant de plaisir à les écouter. C’est toujours aussi drôle, farfelu, original. Il avait vraiment un style bien à lui et Grasset a une très bonne idée de rééditer ces histoires. Contes d’ailleurs et d’autre part est une des dernières publications de l’auteur (sorti en 1990, l’année de sa mort), ici illustré par Guillaume Long. Comme les autres livres de la même collection, l’objet est beau pour une édition de poche. Ce sont vraiment des livres à se procurer pour lire, relire et rerelire ! Des histoires qui marquent les enfants et que les adultes lisent avec délice.

Quelques pas de plus…
D’autres Pierre Gripari sur le blog : des contes, Contes de la rue Broca, l’intégrale et Les contes de la folie Méricourt, des pièces de théâtre, Sept farces pour écoliers et un roman, Histoire du prince Pipo, de Pipo le cheval et de la princesse Popi.

On m’a oublié
de Guillaume Le Touze
L’école des loisirs dans la collection Neuf
8,10€, 125×190 mm, 138 pages, imprimé en France
Contes d’ailleurs et d’autre part
de Pierre Gripari, illustré par Guillaume Long
Grasset-Jeunesse
9€, 130×180 mm, 187 pages, imprimé en Espagne

A part ça ?

Nos amis de la librairie Chantepages ont besoin de nous ! Ils participent à un concours, pour les aider allez ici et cliquez sur j’aime sur la page. Merci pour eux !

Gabriel

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