La mare aux mots
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Guillaume Perreault

Nuages et brouillard

Par 8 août 2019 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose d’évacuer le brouillard qui parfois obscurcit notre vue, et de suivre des nuages.

Malou
de Geneviève Godbout
La Pastèque
16 €, 203×305 mm, 32 pages, imprimé au Canada, 2019.
Le brouillard
Texte de Kyo Maclear (traduit de l’Américain par Mathieu Leroux), illustré par Kenard Pak
La Pastèque
15 €, 203×280 mm, 40 pages, imprimé en Asie, 2018.
Cumulus
de Guillaume Perreault
Les 400 coups
18 €, 172×238 mm, 80 pages, imprimé en Chine, 2019.
Si tu trouves un nuage
Texte de Michaël Escoffier, illustré par Kris Di Giacomo
Kaléidoscope
13 €, 218×306 mm, 28 pages, imprimé en Italie, 2018.

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Les invité·e·s du mercredi : Guillaume Perreault et Fabrice Parme

Par 19 septembre 2018 Les invités du mercredi

Aujourd’hui, je suis heureux de recevoir Guillaume Perreault, un auteur/illustrateur dont j’aime beaucoup le travail. Avec lui, nous revenons sur certains de ses titres, sur son parcours et sur son travail. Puis on part en vacances avec l’auteur de la géniale série Astrid Bromure, Fabrice Parme ! Bon mercredi à vous.


L’interview du mercredi : Guillaume Perreault

J’aimerais que vous nous disiez quelques mots sur votre dernier album, le très singulier Dans mon immeuble, il y a…
Dans mon immeuble était un petit projet bijou si on peut dire. Le format peu conventionnel du leporello m’intriguait et posait un beau défi de création et le texte simple et comique me parlait beaucoup. Pour bien couronner le tout, la collaboration s’est déroulée comme un charme et j’ai eu carte blanche au niveau créatif, bref le genre de projet idéal !
Le livre tombait à point aussi, je sortais d’un projet de longue haleine un peu exigeant. Je me suis donc permis de m’amuser et de me relâcher un peu avec ce titre. J’y ai caché plein d’éléments pour faire sourire petits et grands, la création a été fluide et tellement amusante. Je crois que le lecteur peut justement bien le voir et l’apprécier.
En parlant de détails, on tombe justement dans le sujet de l’album. Le jeune garçon qui nous fait découvrir son immeuble qui abrite toute sorte de gens et d’histoire. Le texte de Mélanie nous guide au travers des étages et nous dévoile la vie qui s’y trouve. J’aurais pu me contenter d’illustrer simplement ces moments, mais je me suis permis d’ajouter à la vie de cet immeuble et d’y ajouter des petits regards entre voisins, des objets insolites qui laissent place à l’imagination ou des liens entre les pièces et des secrets pour les fins observateurs.

Pouvez-vous nous parler aussi du génial Le facteur de l’espace, pour lequel vous avez reçu une pépite au Salon de Montreuil ?
Le facteur de l’espace est l’accomplissement dont je suis le plus fier à ce jour. Évidemment j’adore tout projet dans lequel je m’implique, mais ce titre m’est tout particulièrement cher.
L’idée m’est venue en griffonnant des petits astronautes par hasard dans mon calepin et de fil en aiguille Bob le facteur est né. J’ai laissé ce petit croquis de côté, mais l’idée me restait toujours en tête et un jour entre deux séances de dédicaces en salon je me suis posé à un café et j’ai tout jeté l’histoire de ce facteur sur un bout de papier. C’est comme si l’histoire s’était écrite toute seule !
Avec cette histoire, je voulais explorer l’importance de sortir de sa zone de confort. D’essayer de nouvelles choses, de faire face au changement. Bob n’aime pas sortir de sa routine casanière, mais se rend vite compte que l’inconnu, quoiqu’il soit effrayant, apporte sa dose de découvertes et de belles rencontres. J’ai aussi voulu présenter le livre sous forme de bande dessinée pour les jeunes lecteurs. J’ai souvent l’impression qu’on ne touche que l’album chez les jeunes et la bande dessinée dans cette tranche d’âge touche souvent l’humour et le « strip » classique. C’est donc un hybride entre la mise en page et la structure d’un album classique et la bande dessinée. J’adore la flexibilité que je me suis créée !
Bob me ressemble un peu en fait. Je crois que c’est pour ça que le projet me tient à cœur autant. C’est aussi un projet que je chapeaute à 100 %, j’assure le texte, l’image et même la mise en page de A à Z, c’est en quelque sorte mon bébé.
Quand j’ai eu terminé la production de ce livre, je me suis rendu compte que Bob, notre facteur, devait vivre d’autres aventures. Ça ne peut pas se terminer ainsi ! Je me suis donc mis à la production du tome 2 et je peux aussi annoncer qu’on travaille actuellement à la production d’une série animée et d’un jeu vidéo du facteur ! Les aventures de Bob ne font que commencer !

Qu’est-ce qui vous inspire ?
Je suis un fan de cinéma, je dirais d’emblée que mes inspirations se trouvent du côté du grand écran. J’adore la structure et la lenteur des films de Kubrick, les personnages et les couleurs de Wes Anderson, la tension des frères Coen. Je parle souvent d’une illustration en terme cinématographique, comme si j’imaginais mes dessins à la manière d’une capture d’écran d’un film qui joue dans ma tête. J’adore regarder un film et me dire « wow ce plan est hyper original, comment est-ce que je pourrais l’adapter dans ma pratique ? ». Je termine souvent un film en créant des petits croquis de plan, scènes ou décor qui m’ont marqué. Ou parfois je dessine l’intérieur d’une maison par exemple et je me dis « tiens, comment Wes Anderson aurait décoré cet intérieur ? ». Il y a beaucoup de lien entre nos domaines respectifs, je crois.

Qui sont vos premiers lecteurs ?
J’ai mes personnes-ressources. J’alterne en fonction de mes angoisses du moment haha !

Quelles techniques d’illustrations utilisez-vous ?
Je varie beaucoup. Parfois à la main uniquement ; crayon de plomb simple, crayon de couleur. À d’autres moments je débute à la main, par exemple pour encrer et la couleur est mise à l’ordinateur. Je travaille aussi beaucoup à l’ordinateur directement. En Photoshop principalement. Mais pour les croquis, pour développer des personnages ou pour explorer ça reste à la main dans un petit calepin. Y’a rien qui bat le spontané d’un coup de crayon.

Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?
J’ai étudié en design graphique et j’y ai travaillé pendant quelques années. Je dessine depuis que je suis tout jeune et c’est ce qui m’a poussé vers ce choix de carrière. En agence, j’étais le graphiste spécialiste en illustration, c’était impossible pour moi de travailler à partir de photo ou autre chose, non merci ! J’ai eu mon premier contrat d’illustration pour un roman jeunesse grâce à une amie qui m’a référé et le reste a fait boule de neige. Je suis devenu travailleur autonome et j’ai accepté plusieurs contrats d’illustrations pour éventuellement sauter dans le monde de l’édition. J’ai écrit Cumulus, il y a quelques années, comme un défi personnel. Je n’aurais jamais cru avoir un talent en écriture (surtout à voir mes notes à l’école !), mais finalement j’ai eu la piqûre. Je collabore beaucoup avec d’autres auteurs afin de donner la vie à leurs histoires, mais je vise à prioriser ma carrière d’auteur/illustrateur à partir de maintenant.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescent ?
Rien d’extravagant. Les mêmes classiques que tous ; Tintin, Astérix, Les tuniques bleues… J’avoue avoir été un grand fan de jeux vidéo dans ma jeunesse. Je crois que la plupart de mon temps se passait dans ces univers fantastiques plutôt que dans les livres ou la réalité ! Mais bon, j’ai tout de même réussi à être auteur non ?

Quelques mots sur les prochaines histoires que vous nous proposerez ?
Comme j’ai mentionné, la série de dessin animé du facteur m’occupe énormément ! C’est un projet très embryonnaire pour le moment, mais je suis si fier et stimulé, c’est un rêve d’enfant qui se réalise.
Sinon j’ai quelques projets sur la table, mais c’est trop tôt pour en parler. Quelque chose de plus adulte, en bande dessinée.

Bibliographie jeunesse (sélective) :

  • Dans mon immeuble, il y a…, illustration d’un texte de Mélanie Perreault, Les 400 coups (2018), que nous avons chroniqué ici.
  • Petite histoire pour effrayer les ogres, illustration d’un texte de Pierrette Dubé, Les 400 coups (2017).
  • Même pas vrai, illustration d’un texte de Larry Tremblay, Les éditions de bagnole (2017).
  • Le facteur de l’espace, texte et illustrations, La Pastèque (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Le bedon de madame Loubidou, illustration d’un texte de Marie-Francine Hébert, Les 400 coups (2015).
  • Petit Poulet, illustration d’un texte de Maxime Lapointe, Les éditions de bagnole (2014).
  • Cumulus, texte et illustrations, Mécanique Générale (2014).
  • Grand vent, petit vent, illustration d’un texte de Rhéa Dufresne, les éditions de l’Isatis (2013).

Le site de Guillaume Perreault : http://www.guillaumeperreault.com.


En vacances avec… Fabrice Parme

Régulièrement, nous partons en vacances avec un·e artiste. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à la·le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet·te artiste va donc profiter de ce voyage pour nous faire découvrir des choses. On emporte ce qu’elle·il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… Des livres, de la musique, des films… sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il·elle veut me présenter et c’est elle·lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci, c’est avec Fabrice Parme que nous partons ! Allez, en route !

J’ai privilégié des œuvres, des auteurs et des artistes qui m’inspirent pour Astrid Bromure. Sinon, impossible de faire des sélections car il me faudrait remplir plusieurs annuaires !

5 albums jeunesse

  • I Can Fly de Mary Blair (1951)
  • Mad about Madeline de Ludwig Bemelmans (the complete tales- – 1953…)
  • Eloïse de Kay Thompson et Hilary Knight (1955)
  • This is London de Miroslav Sasek (1959)
  • Les Trois Brigands de Tomi Ungerer (1962)

5 romans pour la jeunesse

  • Alice Adventure’s in Wonderland de Lewis Carroll (1865)
  • The Strange Case of Dr. Jekyll and Mister Hyde de Robert Louis Stevenson (1886)
  • Le Petit Nicolas de René Goscinny et Jean-Jacques Sempé (1960)
  • The Canterville Ghost d’Oscar Wilde  (1887)
  • Matilda de Roald Dahl (1988)

5 romans pour la vieillesse

  • Dedalus / A Portrait of the Artis as a Young Man / Stephen Hero de James Joyce (1916-1944)
  • Tales of the Jazz Age de F. Scott Fitzgerald (1922)
  • Leave it to Psmith de P.G. Wodehouse (1923)
  • My Ten Years in a Quandary, and How They Grew,  de Robert Benchley (1936)
  • Laments for the Living de Dorothy Parker (1930)

5 films parmi 500

  • Modern Times de Charlie Chaplin (1936)
  • Some Like It Hot de Billy Wilder (1959)
  • My Fair Lady de George Cukor (1964)
  • The Great Gatsby de Jack Clayton (1974)
  • The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson (2014)

5 morceaux de musique plutôt « savante »

  • Brandenburg Concerto NO.2 in F Major BWV 1047: I. (Allegro) de Jean Sebastian Bach (1721)
  • Ragtime for Eleven Instruments d’Igor Stravinsky (1915)
  • Rhapsody in Blue de George Gershwin (1924)
  • It Don’t Mean a Thing de Duke Ellington / Irving Mills interprété par Ivie anderson (1932)
  • ‘S Wonderful de Ira et George Gerswin par Ella Fitzgerald et Nelson Riddle & His Orchestra (1946)

5 morceaux de musique plutôt « pop »

  • Eleanor Rigby de The Beatles (Paul McCartney) (1966)
  • Penny Lane de The Beatles (Paul McCartney) (1967)
  • See Emily Play de Pink Floyd (Syd Barrett) (1967)
  • Raspberry Beret de Prince and The Revolution (1985)
  • You’re a Cad de The Bird and The Bee (2009)

5 artistes parmi 555 (au moins)

  • Antoine Bourdelle (1861-1929)
  • Gustav Klimt (1862-1918)
  • Frank Lloyd Wright (1867-1959)
  • Charles Rennie Mackintosh (1868-1928)
  • Maurice Denis (1870-1943)

5 bandes dessinées américaines très difficiles à se procurer chez son libraire :

  • The Kind-der-Kids de Lyonel Feininger (publiées entre 1906-1907)
  • Bringing Up Father de George McManus (publiées entre 1913-1954)
  • Merely Margie, an Awfully Sweet Girl de John Held Jr. (publiées vers 1920)
  • Gasoline Alley de Frank King (publiées entre 1918-1959)
  • The Peanuts de Charles M. Schulz (publiées entre 1950-2000)

5 lieux
Immédiatement, je pense à Oxford (à cause d’Alice de Carroll).

  • Lieu 1 : The Covered Market Oxford avec ses plafonds en bois peints en rose et blanc.
  • Lieu 2 : La librairie du Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou à Paris. Astrid m’est apparue à l’esprit dans la librairie qui se tenait au rez-de-chaussée en 1985 pendant que je regardais des cartes postales.
  • Lieu 3 : rue et Villa Santos-Dumont dans le XVe arrondissement de Paris parce que la majeure partie des personnages d’Astrid Bromure y sont nés là à la fin des années 80.
  • Lieu 4 : Bloomsbury Square Garden à Londres parce que lorsque je pense à Londres, je pense d’abord à ce lieu précis.
  • Lieu 5 : Le Parc de la Pépinière à Nancy parce que c’est probablement le premier parc où je me sois promené puisque mes parents habitaient à 25 mètres.

Fabrice Parme est auteur et dessinateur.

Bibliographie  :

  • Série Astrid Bromure, scénario et dessin, Rue de Sèvres (2015-2018), que nous avons chroniqué ici.
  • Série Le Roi Catastrophe, dessin, scénario de Lewis Trondheim, Delcourt (2001-2015).
  • Série Famille Pirate, dessin, scénario co-écrit avec Aude Picault, Dargaud (2012-2014).
  • Jardins sucrés, dessin, scénario de Lewis Trondheim, Delcourt (2011).
  • Panique en Atlantique, Une aventure de Spirou et Fantasio par…, dessin, scénario de Lewis Trondheim, Dupuis (2010).
  • Série Les Enfants du Nil, dessin, scénario d’Alain Surget, Père Castor (2004-2009).
  • Garde à vous, les poux !, illustration d’un texte de Charlotte Moundlic, Père Castor (2007).
  • OVNI, dessin, scénario de Lewis Trondheim, Delcourt (2006).
  • Venezia, dessin, scénario de Lewis Trondheim, Delcourt (2001-2002).
  • Walter Polo, scénario et dessin, Zenda (1991).

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Aujourd’hui, je vous propose de rencontrer les habitant·e·s d’un immeuble puis je vous présenterai une maison qui doit laisser partir son occupante.

Dans mon immeuble, il y a…
de Mélanie Perreault et Guillaume Perreault
Les 400 coups dans la collection Hop là !
12 €, 127×179 mm, 2 pages, imprimé en Chine, 2018.
La maison de Célia
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Nathan dans la collection Album Nathan
11,50 €, 222×272 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2018.

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Le facteur de l’espace
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