La mare aux mots
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Haïku

Il n’y a pas que les livres dans la vie : et si l’on devenait écrivain ?

Par 10 septembre 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, dans notre rubrique Il n’y a pas que les livres dans la vie… ce sont un peu des livres, quand même… mais on n’y raconte pas d’histoires, on y apprend à en raconter !

J’écris des haïkus
Textes de Véronique Brindeau, illustré par Sandrine Thommen
Picquier Jeunesse
17 €, 200×260 mm, 92 pages, imprimé en Lituanie, 2016
Le livre du petit écrivain
Textes de Katie Daynes et Louie Stowell (traduits par Virginie Clauzel), illustré par un collectif
Usborne
9,95 €, 206×247 mm, 64 pages, imprimé en Chine, 2016.

 

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Une meneuse de bête, un iroquois blanc et un poète guerrier

Par 10 mai 2013 Livres Jeunesse

XIVème siècle en France, XVIIème au Québec et XVIIème au Japon, aujourd’hui on voyage dans le temps et dans le monde.

La meneuse de bêteYsane est née en 1374  dans une famille riche, seulement sa mère l’a eue sans être mariée. Hors de question pour son grand-père de garder cet enfant, il demande à son intendant de le porter dans la forêt de le tuer. L’homme n’y arrivera pas et le déposera dans un trou, espérant que les loups feront le sale travail qu’il n’a su faire. Ysane sera finalement élevée avec un jeune loup par une femme qu’on pense sorcière. Les années passent et Ysane a maintenant quinze ans, à la mort de sa mère adoptive elle doit fuir, le village supporte mal de cohabiter avec cette jeune fille qui a grandi avec un loup, les villageois la soupçonnent même d’être une meneuse de bêtes (sorte de sorcière qui a le don de faire accomplir aux animaux de terribles choses). Ysane va donc partir sur les chemins avec Loup, se faire des amis en route comme Gabriel mais surtout des ennemis. Mais si elle veut découvrir qui elle est, elle devra parcourir ce chemin semé d’embûches…

Absolument captivant ! Anne Ferrier est décidément un grand auteur, son roman La meneuse de bêtes est vraiment prenant, il est difficile de le lâcher avant la dernière ligne. On est transporté ici au XIVème siècle et on va découvrir les mœurs de l’époque (et même rencontrer quelques célébrités), c’est un roman historique parfaitement documenté, un thriller où l’on ne s’ennuie jamais. On y parle d’amour, de croyances, de la quête des origines, des différences d’origine sociale et surtout de la peur, peur de ce qui est différent, de ce que l’on ne connaît pas. J’ai vraiment été emporté dans son histoire et la fin laisse présager une suite, j’ai hâte !

L'iroquois blanc

Guillaume, 15 ans, ne voit pas sa vie se poursuivre telle qu’elle commence, il est l’employé d’un patron qui le bat. Il décide de s’engager auprès des missionnaires et d’aider à construire un pays en pleine mutation de l’autre côté de l’océan Atlantique : le Québec. Lors de la traversée il rencontre Jean, un garçon de son âge. Ensemble ils vont connaître la vie des indiens, leurs rituels, leur alimentation et même parfois leur cruauté. La vie de Guillaume va être complètement bouleversée le jour où il sera enlevé par les Iroquois.

Ce roman qui se passe au XVIIème siècle nous raconte donc l’histoire du Québec, comment les français se sont appropriés les terres, l’évangélisation, les pillages, les massacres,… Même si ça reste une fiction (avec quelques maladresses), l’auteur s’est vraiment documenté sur le sujet et nous raconte les choses telles qu’elles se sont passées, mêlant à ses personnages fictifs des personnes ayant vraiment existé. C’est un roman d’aventure en plus d’être un roman historique et une très belle histoire d’amitié mais également une histoire pour ne pas oublier la barbarie et les massacres.
Retrouvez le dossier pédagogique du livre.

Kinsaku, le poète guerrier
Kinsaku ne veut pas se battre, son père le regarde et attend de lui qu’il le fasse. Face à son ennemi, katana en main, Kinsaku a des mots qui lui viennent en tête, pas des mouvements. Les mots il ne les dit pas, Kinsaku ne parle jamais mais un jour il décide de les écrire. Contrairement à ce qu’on avait choisi pour lui, il deviendra poète et non guerrier.

C’est avec des mots très poétiques, des phrases très bien ciselées que Calouan nous raconte un passage fictif (c’est le principe de la collection dont j’avais déjà parlé ici) de l’enfance de Bashô, poète japonais du XVIIème siècle, grand maître du haïku. On parle donc ici de l’enfance d’un personnage de l’histoire mais au-delà de ça on parle de la différence (et même du harcèlement dont sont victimes certains enfants « différents »). Un très joli petit (une quarantaine de pages, écrit gros) roman.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué plusieurs livres d’Anne Ferrier (La malédiction Shakespeare, Le chien des ténèbres, Merlin, l’enfance d’un enchanteur, Arthur, l’enfance d’un roi, Morgane, L’enfance d’une magicienne et Petit pot de colle) et nous l’avons même interviewée : notre interview d’Anne Ferrier.

La meneuse de bêtes
d’Anne Ferrier
Oskar éditeur dans la collection Les compagnons au loup
12,95€, 130×210 mm, 210 pages, imprimé en Europe, 2012.
L’Iroquois Blanc
de Jean-Pierre Tusseau
Éditions du Jasmin
14€, 150×220 mm, 144 pages, imprimé en Tchéquie, 2012.
Kinsaku, le poète guerrier
de Calouan
Zoom éditions dans la collection Héros d’ailleurs
8,90€, 120×170 mm, 48 pages, imprimé en UE, 2013.

A part ça ?

Cette semaine A l’ombre du grand arbre fête son premier anniversaire. Des billets communs, des concours,… pour l’occasion j’ai participé au billet sur les livres qui parlent des arbres.

Gabriel

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A partir de contes…

Par 14 février 2013 Livres Jeunesse

Il était une fois... contes en haïkusIl était une fois… contes en haïku est un très beau livre, à tout point de vue : texte, illustrations, édition. Agnès Domergue évoque donc des contes avec très Il était une fois... contes en haïkupeu de mots, c’est toujours très bien trouvé, délicat et poétique. Vingt contes au total, qu’il faudra deviner (mais on est plus ici dans la poésie que dans le livre de jeux). Délicates c’est aussi le mot qui convient parfaitement aux illustrations de Cécile Hudrisier. Vous le savez j’aime énormément son travail et je trouve qu’elle sait toujours s’adapter au texte tout en gardant sa patte à elle, à la fois poétique et esthétique. Ici c’est donc avec une infinie poésie et énormément de délicatesse qu’elle illustre les haïku d’Agnès Domergue. L’objet, enfin, Pages de haikus_140x180_48p-bat-3petit carnet à la couverture épaisse et au dos toilé, beau papier, le genre de livre que j’aime humer, caresser. C’est vraiment un petit bijou, un livre qu’on déguste, qu’on savoure, par petits morceaux, qu’on pose et qu’on reprend plus tard. Le genre de livre qu’on garde à portée de main pour l’ouvrir régulièrement. Un livre qui plaira autant aux adultes, qu’aux enfants, un magnifique cadeau pour les amoureux des objets beaux, fins, délicats et poétiques.

Mon ballonIl est heureux le petit chaperon rouge, il a un ballon ! Un beau ballon rouge qui flotte. Il faut vraiment que sa grand-mère le voit ! Promenons-nous dans les bois… Oh mais voilà un lion qui passe à toute vitesse ! Pas grave, continuons notre chemin, Promenons-nous dans les bois tant que le loup n’y est pas… Et ce coup-ci le petit chaperon rouge est encore interrompue, cette fois par un éléphant… un éléphant qui cueille des fleurs ! Bon continuons, tant qu’on ne croise pas le loup…

Beaucoup d’humour dans cette relecture très originale du petit chaperon rouge (on peut y voir aussi de nouvelles aventures !). Des personnages saugrenus (une girafe qui veut passer incognito, un rhinocéros qui se cache, un crocodile qui cherche la mer,…) croisent la petite fille et le lecteur va de surprise en surprise, et qu’est-ce que ça fait du bien d’être surpris !  Les enfants rient beaucoup, et ont peur quand même un peu quand vient le loup… (oui oui il finit bien par venir vous pensez !). Le texte est parfaitement rythmé (et la chanson Promenons-nous dans les bois qui revient chaque fois participe au rythme de l’album), c’est beau, c’est drôle, c’est poétique, c’est touchant,… c’est du Mario Ramos !

Quelques pas de plus…
Retrouvez notre interview d’Agnès Domergue et ses livres que nous avons chroniqué : La symphonie des couleurs, Olala !, Mee, petite fille du matin calme, Poki, lire ?.
Nous avons aussi interviewé Cécile Hudrisier et chroniqué plusieurs de ses livres : Mais il est où ce gros matou ?, P’tit biscuit ou L’histoire du bonhomme de pain d’épices qui ne voulut pas finir en miette, La grosse faim de P’tit BonhommeComptines pour chanter en anglais,Le fil rouge, Chansons pour chanter Noël et Comptines pour chanter la ferme.
Un topic très intéressant sur notre forum sur Le petit chaperon rouge dans tous ses états.

Il était une fois… Contes en haïku
d’Agnès Domergue, illustré par Cécile Hudrisier
Éditions Thierry Magnier
11€, 144×187 mm, 48 pages, imprimé au Portugal, 2013
Mon ballon
de Mario Ramos
Pastel
12€, 205×267 mm, 32 pages, imprimé en Belgique, 2012.

A part ça ?

Vous aimez les concours, je le sais, et justement Agnès Domergue fait gagner sur son blog le livre que j’ai présenté aujourd’hui. Ça se passe ici !

Gabriel

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